Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bouvière
Que signifie "bouvière" ?
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- (Vieilli) Femme qui s’occupe des bœufs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bouvière".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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caudataire
?- Officier ou serviteur qui porte la queue du manteau du Pape, d’un cardinal ou d’un prélat.
- N’est-il pas révoltant de voir des chevaliers de cet ordre, au service de prélats, sous le titre de caudataires, porter la queue de leurs soutanes, leur tenir la jatte à laver les mains ? etc. — (Comte de Sanois, Questions proposées à toutes les assemblées, par un membre de la noblesse de celle de Meaux, 13 mars 1789)
- C'était sur la dernière de ces marches que Julien était assis aux pieds de M. Chélan, à peu près comme un caudataire près de son cardinal, à la chapelle Sixtine, à Rome. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830)
- (Sens figuré) Homme obséquieux, qui flatte et sert quelquefois bassement ceux dont il peut espérer quelque faveur.
- Beaucoup d’hommes célèbres dans les Sciences, dans les Arts, dans les Lettres, ont à Paris un ou deux caudataires, un capitaine des gardes ou un chambellan qui vivent aux rayons de leur soleil, espèces d’aides-de-camp chargés des missions délicates, […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Le clerc trahissait honteusement son devoir quand, à l'heure des fascismes triomphants, il acceptait l'injuste parce qu'il était "un fait" ; mieux, se faisait le caudataire des philosophies les plus méprisantes de toute idéalité et le proclamait juste parce qu'il incarnait ce qu'était dans cet instant "la volonté de l'histoire". — (Julien Benda, La trahison des clercs, Grasset, Les cahiers rouges, 1975, Préface de JB à l'édition de 1946, page 114.)
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cafetière
?- (Cuisine) Appareil où l’on prépare l’infusion de café ; machine à café.
- Depuis qu’il était seul, Jean ne mangeait plus chez lui, et dans la cuisine il n’y avait qu’une cafetière métallique, enrobée dans du marc de café. Jean prenait beaucoup de café, et ne lavait jamais la cafetière. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, réédition Cercle du Bibliophile, 1944, page 300)
- Elle avait mis la bouilloire et la cafetière en route et elle glissait des tranches de pain dans le toaster. — (Bernard Minier, Glacé, XO Éditions, 2011, épilogue)
- Récipient où l’on verse cette infusion pour la servir.
- Il tenta de se servir un café mais cassa également la cafetière car il n’y connaissait rien […] — (Quentin Leclerc, La ville fond, Ogre (De l’), 2011)
- Commerçante qui vend du café tout fait, ainsi que d’autres boissons, chaudes ou froides (pour un homme, on dit : cafetier).
- Toute la vallée venait jadis y prendre modèle sur les turbans, les chapeaux à visière, les bonnets en fourrures chinoises de la belle cafetière, au luxe de laquelle contribuaient les gros bonnets de Soulanges. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, A. Houssiaux, 1855, page 452)
- Commerçante qui tient un café (pour un homme, on dit : cafetier).
- Après cela, il nous conta qu’étant entré dans un café en arrivant à La Haye, après s’y être suffisamment rafraîchi, il voulut payer l’hôtesse et que cette cafetière, qui est une grande et grosse Hollandaise, au lieu de prendre son argent, lui avait serré la main en fermant en même temps la sienne […] — (Anne-Marguerite Petit du Noyer, Mémoires, volume 5, Pierre Marteau, Cologne, 1711, page 87)
- (Familier) Tête.
- Son crâne porta sur la pierreAvec un beau bruit musicalProduisant en sa cafetièreUn bouleversement fatal — (Boris Vian, La Mauvaise Mémoire, 1958)
- Je rentre dans des rochers qui sont plantés au milieu du chemin, et en même temps quelqu’un saute sur le marchepied et me cogne sur la cafetière avec un truc qui me fait l’effet d’être le mot mexicain pour matraque. — (Peter Cheyney, traduit par de Michelle et Boris Vian, Les femmes s’en balancent, Gallimard, 1949, page 163)
- (Familier) Cafard, mouchard, délateur.
- Adam récrimine : « Sale cafard ! » Le mot court : cafard ! cafetière ! — (Léon Frapié, La Maternelle, Librairie universelle, 1904, page 59)
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canonnière
?- (Marine, Militaire) Petit bâtiment armé d’un ou de plusieurs canons.
- En m’approchant du bord, je finis par distinguer dans cette vague lueur qui monte de l’eau la plus noire une canonnière arrêtée au pont de Bercy et s’efforçant de remonter le courant. — (Alphonse Daudet, Le concert de la Huitième, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 133)
- Quand je m'éveillai le lendemain, le Valdemar était mouillé dans la baie de Faxa, à quelques encablures de la terre, entre une canonnière danoise et l’aviso français le Dupleix. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 43)
- Mais, somme toute, les dirigeables n’étaient pas mieux fournis, en fait de cuirassement et d’armement, que la plus petite canonnière. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 290 de l’édition de 1921)
- (Militaire) (Vieilli) Embrasure pour tirer à couvert.
- (Par extension) (Vieilli) Ouverture dans un mur, au fond des écluses, pour l'écoulement des eaux.
- (Vieilli) (Désuet) Tente, en pyramide, qui n'a que le toit.
- (Vieilli) (Désuet) Jouet qui consistait en un bâton de sureau dont on avait ôté la moelle, avec lequel les enfants chassaient des boules à l'aide d'un piston.
- Le sautériau, pour passer le temps, avait coupé une branche de sureau et il était en train de fabriquer une canonnière ou plutôt, comme on dit chez nous, une arbute, quand il avisa de loin le gros seigneur. — (Charles Deulin, Manneken-Pis)
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dentaire
?- (Anatomie) Qui a rapport aux dents.
- Arcade dentaire.
- Greffe dentaire.
- École dentaire, école où l’on forme des dentistes.
- La faillite des cabinets dentaires low cost laisse 2 500 patients sur le bec. — (Jean-Michel Thénard, Les « sans-dents » montrent les crocs, Le Canard enchaîné, 12 avril 2017, page 4)
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braconnière
?- (Histoire, Militaire) Lames articulées qui, dans les armures à plates, défendent le ventre et le haut des cuisses.
- Le tout était ordinairement en toile légèrement matelassée et garnie de mailles sous le plastron, aux emplacements des rotules et des creux des genoux et à la braconnière. — (A. DEMMIN, Journal officiel de la République française du 27 février 1869, page 256, 5e col.)
- La braconnière ou jupe de plates [de lames de fer plat] n'apparaît que sur les derniers sceaux équestres (1515). — (A. MAURY, Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1874, page 910)
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bonbonnière
?- Boîte à bonbons.
- Dans une vitrine s’étale une collection rare de bonbonnières avec des médaillons, des incrustations, des ivoires sculptés, des camées aux ombres douces. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 137)
- Comme s’il sentait que ma cicatrice m’élançait, il resta à l’autre bout de la cuisine, reprit les cookies des mains d’Erica et les remit dans la bonbonnière. — (Kim Harrison, Sorcière blanche, cœur noir : Rachel Morgan, Volume 3, 2014)
- (Sens figuré) (Familier) Petite maison, petit appartement, arrangés avec beaucoup de propreté et de goût.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Familier) Petit studio de jeune fille aménagé avec un soin reflétant la féminité.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Rare) Vendeuse de bonbons.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonbonnière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
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rivière
?- (Hydrologie) Cours d’eau naturel qui se jette dans une autre rivière, dans un fleuve, dans un lac, dans la mer, ou se perd dans les sables. Son débit est en principe moins abondant que celui d’un fleuve mais plus que celui d’un ruisseau.
- La dérivation de la rivière de l’Ourcq , ordonnée par le Gouvernement , promet à notre capitale des avantages multipliés dont on ne peut se faire une juste idée que par l’usage. — (Louis-Charles François Petit-Radel, Notice historique comparée sur les aqueducs des anciens et la dérivation de la rivière d’Ourcq, Paris : chez Langlois, an XI, page 1)
- Mais nous sommes déjà dans les faubourgs. Les maisons s’espacent, se reculent, s’adossent à la rivière ou à la montagne. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Parallèlement à la rivière, afin de régulariser le cours de l'eau, les paysans ont d'abord creusé puis cimenté un canal de dérivation équipé de batardeaux, ouvrages permettant de régler le débit de l'eau. — (Michelle Jeanguyot & Nour Ahmadi, Grain de riz, grain de vie, CIRAD/Magellan & Cie, 2002, page 55)
- Quand la rivière déborde, elle inonde toute la plaine.
- Les bords, les berges, les rives, le lit, le cours, la source, l’embouchure de la rivière.
- Cette rivière passe par tel et tel endroit, s'écoule de tel à tel endroit.
- Cette rivière se jette dans une autre rivière en tel endroit.
- Cette rivière arrose tel pays.
- Abreuver des chevaux à la rivière.
- Se baigner dans la rivière.
- De l’eau de rivière.
- Carpe, poisson de rivière.
- Cette ville est sur telle rivière: elle est située sur les bords de telle rivière.
- Oiseaux de rivière: oiseaux qui fréquentent les rivières et qui se nourrissent de poissons et d’insectes aquatiques.
- (Géographie) Se dit spécialement d’un cours d’eau qui se jette dans un autre.
- La Seine est un fleuve, la Marne est une rivière.
- (Sports hippiques) Un des types d'obstacle figurant dans les courses de steeple-chase.
- (Vieilli) Rivage dans certaines expressions consacrées.
- La rivière de Gênes, du Ponant, du Levant.
- Veaux de rivière : veaux élevés en Normandie, dans les prairies voisines de la Seine.
- Vins de rivière : vins de Champagne qu’on récolte sur les bords de la Marne.
- (Poker) Tirage de la dernière carte du tableau.
- River : cinquième et dernière carte commune distribuée au tableau. Parfois appelée « la rivière » en français. — (Phil Garnier, Poker Texas Hold’em : Les secrets des pros pour gagner, Éditions Asap, 2008, ISBN 978-2-35355-137-8)
- (Bijouterie) Collier fait d'une chaîne avec un grand nombre des pierres précieuses.
- Une rivière de diamants.
- À propos, tu n’as pas vu [la rivière et l’aigrette que ton père m’a achetées à cette vente ? — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- (Héraldique) Meuble héraldique représentant le cours d’eau du même nom dans les armoiries. Bien qu’adoptant la forme des pièces (champagne, bande, pal, fasce…), ce meuble doit être blasonné comme courante en suivi du nom de la pièce dont elle adopte la disposition. Elle est généralement représentée ondée (il n’est pas nécessaire de le blasonner). De plus, pour bien la distinguer des autres pièces, on lui ajoute des traits pour représenter des vagues à sa surface. Elle est dite agitée quand les vagues sont d'un émail particulier. Elle peut apparaître en nombre sur l’écu.
- D'azur, à une rivière d'argent courante en fasce, accompagnée en chef de trois croisettes au pied fiché d'or et en pointe, de trois épis de blé, tigés et feuillés d'or, un posé en pal, celui à sénestre posé en barre et celui à dextre posé en bande, qui est de la commune de Belvèze du Tarn-et-Garonne → voir illustration « armoiries avec une rivière »
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naguère
?- (Désuet) Récemment ; il y a peu.
- A ce spectacle, tous les assistans attendris, émus, électrisés, quoique tous de différens cultes, volèrent dans les bras les uns des autres, et des larmes fraternelles coulèrent où naguère le fanatisme enflammoit tous les esprits et divisoit tous les cœurs. — (« Progrès de la tolérance », dans La Feuille villageoise, n° 32, du jeudi 3 mai 1792, Paris : Imprimerie Desenne, page 133)
- Le long de la route, notre conducteur nous dit avoir naguère rencontré un ours, le matin, dans la vallée d'Ossau. — (Michelet, Journal, 1835, page 191)
- (Désuet) Peu de temps auparavant ; auparavant.
- Pons réchauffé reprit forme humaine : la couleur vitale revint aux yeux, la chaleur extérieure rappela le mouvement dans les organes, Schmucke fit boire à Pons de l’eau de mélisse mêlée à du vin, l’esprit de la vie s’infusa dans ce corps, l’intelligence rayonna de nouveau sur ce front naguère insensible comme une pierre. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d’une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs de Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Il y a longtemps. Note : contrairement à l’étymologie qui implique un temps passé récent, l’usage moderne consacre le sens d’un temps antérieur, lointain, révolu.
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Naguère, la masse populaire, résignée à sa vie primitive, obscure, souvent sordide, n’avait point conscience d’être malheureuse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En rentrant dans le giron de la nation française, Bordeaux, naguère capitale continentale du royaume d'Angleterre, subissait un dommage considérable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Un des slogans des économies autarciques (on disait naguère économies fermées) est : Ne rien perdre. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
- Car les écrits modernes sont beaucoup plus nombreux que naguère, et on les trouve dans beaucoup plus de styles. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 100.)
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carrière
?- (Vieilli) Champ de courses : espace fermé de barrières et disposé pour toute sorte de courses, principalement pour les courses à cheval ou en char.
- Le bout de la carrière.
- Aller jusqu’au bout de la carrière.
- Parcourir la carrière.
- S’arrêter au milieu de la carrière.
- Pénétrer dans la carrière.
- Ouvrir la carrière.
- (Manège) L’étendue de terrain où l’on peut faire courir un cheval sans qu’il perde haleine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Le cours de la vie, le temps qu’on exerce un emploi ou une charge.
- Nous entrerons dans la carrièreQuand nos aînés n’y seront plus ;Nous y trouverons leur poussièreEt la trace de leurs vertus. — (La Marseillaise, paroles du septième couplet dit « des Enfants »)
- Dans le cours de ma carrière, j’ai abordé beaucoup de sujets qui ne semblaient guère devoir entrer dans la spécialité d’un écrivain socialiste. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne, page 106, 2e éd., 1844)
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- (Sens figuré) (Travail) Profession que l’on embrasse, études auxquelles on se livre ou entreprises où l’on s’engage.
- Un troisième ami de la maison, le principal du collège d’Arbois, M. Romanet, exerça une influence décisive sur la carrière de Louis Pasteur. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 14)
- Et je commence à haïr l’humanité. La haine, ce sera ma carrière à moi. Je vous servirai dans vos faiblesses et dans vos grandeurs. Vos amours ou votre politique, peu importe. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- […] il me fallut examiner sérieusement quelle carrière je voulais embrasser. Le sens de cette expression m’échappait totalement. Pour moi, une carrière était un grand trou taillé dans une colline. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 7)
- Cet enchevêtrement de rendez-vous, d'obligations, de réceptions, de vernissages ? Sa carrière en dépendait et c'était autant d'occasions de se faire remarquer. « Ma carrière… » Elle n'avait que ce mot à la bouche ! — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966)
- Pauvre Bill. En plus de la gêne occasionnée par la découverte que sa femme était une coureuse de jupons, il lui fallait limiter les dégâts sur sa propre carrière politique en campant sur une position ferme concernant les valeurs familiales. — (Richelle Mead, Succubus Nights, vol. 2, Succubus, traduit par Benoît Domis, Paris : Bragelonne/Milady, 2009, 2011, chap. 22)
- La carrière diplomatique (souvent écrit avec une initiale majuscule).
- Son fils Émile fit carrière dans la Carrière. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 111)
- (Poétique) Le mouvement périodique des astres.
- Le soleil commence, achève sa carrière.
- L’astre des nuits parcourt sa paisible carrière.
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cashmere
?- (Anglicisme) Variante de cachemire.
- Comme chaque fois que je nippais en milord, costume en cashmere, les pieds campés dans des Richelieu, j'avais une pensée pour le beau-père de mon ami P., un voyou de la vieille école, que je n'avais vu que trois fois dans ma vie, mais dont la ganache m'avait imposé le respect pour toujours. — (Jean Gab’1, Sur la tombe de ma mère, éd. Don Quichotte, 2013)
- Un poignard au manche effilé était planté entre ses deux épaules et une tache brune imbibait la laine moutarde de sa veste de cashmere. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
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bimillénaire
?- Qui a deux mille ans ou plus.
- Le christianisme est une religion bimillénaire.
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bipolaire
?- Qui a deux pôles.
- (Psychologie) Qualifie l’oscillation entre un état maniaque et un état déprimé caractéristique de la psychose maniacodépressive et opposé aux troubles unipolaires (dépressions réactionnelles, mélancolie…)
- Lucile était bipolaire et il semblerait que l’inceste figure parmi les facteurs déclenchants de la maladie. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Ceux qui comprennent le mieux la maladie bipolaire ne sont pas les psychiatres, mais les patients qui souffrent de cette condition, ce que souligne d'ailleurs l'essor des patients partenaires. — (Argument, volume XXI, no 2, printemps-été 2019, page 23)
- Le professeur Raoul Belzeaux, auparavant psychiatre aux hôpitaux universitaires de Marseille, ainsi que des chercheurs et médecins de la fondation FondaMental, ont constaté, à travers un test, que des biomarqueurs sanguins permettant d’affiner le diagnostic du trouble bipolaire. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 janvier 2023, page 15)
- (Politique) Qui a deux superpuissances. En particulier, dominé par les États-Unis et l’URSS entre 1945 et 1991.
- Elle est exceptionnelle en tant que tragédie, avec ses morts et la sidération du monde. Mais elle n’est pas historique à l’instar, par exemple, de l’attentat de Sarajevo, de Pearl Harbour, des conférences de Yalta et de Potsdam, ou bien encore de la fin de l’URSS, en décembre 1991, qui a marqué la fin du monde bipolaire. — (Hubert Védrine, dans Patrice De Méritens, “Les terroristes ne peuvent pas renverser les sociétés”, Le Figaro, 2011-09-10)
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capsulaire
?- (Botanique) Qui forme capsule.
- Fruit capsulaire.
- (Anatomie) Dépendant de capsules.
- Ligaments capsulaires.
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colère
?- Réaction vive et parfois violente contre ce qui blesse un sentiment.
- Quand ils arrivèrent, sa colère, à laquelle il fallait un prétexte pour s’exhaler, tomba sur eux avec l’éclat de la foudre. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Or, depuis quelque temps, le curé de Melotte devenait inquiet, il s’attristait, s’aigrissait, se montait et se mettait dans de saintes colères. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Sortons ! fis-je irrité par toutes ces simagrées et littéralement pris d’une colère que je ne m’expliquais pas. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
- Mon fils est en prisonEt moi je sens en moiDans le tréfonds de moiMalgré moi, malgré moiPour la première foisMalgré moi, malgré moiEntre la chair et l’osS’installer la colère. — (Félix Leclerc, L’Alouette en colère, 1972)
- La colère est l’ennemie de l’intelligence. — (Marie-Ève Sévigny, Intimité et autres objets fragiles, Triptyque, 2012, page 32)
- Il dit cela, il fit cela en colère, tout en colère.
- Nabet vit rouge et sentit monter en lui une colère irrationnelle. Pourtant il se contint, l'angoisse était plus forte que son ressentiment. — (Bernadette Boissié-Dubus, Sous les pavés, la plage... est rouge, éd. Clair de Plume 34, 2015, page 40)
- Il faut que sa colère se passe.
- Il faut qu’il décharge sa colère, qu’il passe sa colère sur quelqu’un.
- (Sens figuré) La colère de Dieu, la colère du ciel, la colère céleste.
- (Sens figuré) La colère des flots.
- (Sens figuré) — Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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offert
?- Participe passé masculin singulier de offrir.
- C’est encore ce qui nous est offert sous cette image si belle et si forte de la régénération. — (Athanase Coquerel, Sermon d’adieu prêché dans l’église de l’oratoire le 26 février 1864, 1864)
- Son compère en attaque, Phil Foden, s’est lui aussi offert un triplé. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 3 octobre 2022, page 16)
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caloyère
?- Féminin singulier de caloyer.
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robert
?- (Argot) Sein.
- Gros lolos, énormes roberts, y’a du monde au balcon. — (Les VRP, Les nénés des nanas des nains, 1990)
- Sans doute elle avait enfilé un chandail direct sur sa peau… elle était sans soutien-gorge et ses roberts gardaient leur fermeté, leur hardiesse. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 246)
- Jo — Oh, c'est aux doudounes qu'elle est sensible. Marcel — Aux doudounes ? Mais qu’est-ce que c’est que ça les doudounes ? Jo — Les gaillards, les roberts, les nénés quoi. Il faut tout lui expliquer à ce mec-là, il entrave rien. — (Michaël Abécassis, Fric-Frac et Circonstances atténuantes, Éditions Publibook, 2003, page 50)
- (Argot) Œil.
- Tout en jetant de fréquents coups de roberts en bas, je compulse l'annuaire. — (San-Antonio, Bas les pattes !, Éditions Fleuve noir, 1954, chap. XVII)
- C’est pourtant pas que je sois intimidable, mais quand le Dabuche fait ces roberts-là, l’archevêque de Canterbury lui-même prendrait des vapeurs. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, pages 44-45)
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caractère
?- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
-
doctrinaire
?- (Histoire) Un des hommes d’opinion modérée, qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se piquaient de subordonner leurs principes politiques à un ensemble de doctrines rigoureuses.
- — Tu as tort de te rajeunir, lui disait son père. Si tu avais trente-six ans, ou du moins la mine revêche d’un doctrinaire, je pourrais te donner la position que je voudrais. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Il était chaussé de bottes à éperons, vêtu d’un pantalon gris, d’une redingote foncée ; le col de la chemise émergeait, très blanc, de la haute cravate noire à la doctrinaire. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 234)
- (Par extension) (Péjoratif) Celui ou celle qui se fait remarquer par un attachement systématique à ses opinions et l’affirmation autoritaire de celles-ci.
- Un doctrinaire auquel il n’avait guère manqué que cent cinquante voix sur cent cinquante-cinq votants pour être élu, se leva. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- C’est une querelle de clocher que les doctrinaires arrivent à susciter au sein du Club. — (Jacques de Cock, Les Cordeliers dans la Révolution française : II - Textes et documents, Fantasques éditions à Lyon, 2001, page 1009)
-
amentifère
?- (Botanique) Qui porte des chatons floraux.
- Ce sont les fameuses « amentifères », autrement dit « porteuses de chatons », constitutives de nos forêts médio-européennes. — (Rodolphe-Edouard Spichiger, Botanique systématique des plantes à fleurs, 2002)
-
délétère
?- (Médecine) Nuisible ou dangereux pour la santé, nocif, qui peut causer la mort.
- Il arrive donc que dans un milieu clos, et après un certain temps, tout l’oxygène de l’air est remplacé par l’acide carbonique, gaz essentiellement délétère. — (Jules Verne, De la Terre à la Lune, 1865)
- Le chagrin, l'alcool et les mille agents délétères au milieu desquels elle vivait avaient eu raison de sa robuste santé de petite nomade habituée à l'air pur de la plaine. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Nous voguions vers l’Afrique, la vraie, la grande; celle des insondables forêts, des miasmes délétères, des solitudes inviolées, vers les grands tyrans nègres vautrés aux croisements de fleuves qui n’en finissent plus. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, 1932, Gallimard (Folio #28 réédition 2019) page 141)
- L’odeur s'est accentuée. Pas franchement délétère, vaguement irritante seulement. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Sens figuré) Nuisible, qui cause du tort.
- Mais avant de quitter les quatre terrains sur lesquels s’appuie la haute propriété parisienne, ne faut-il pas, après les causes morales dites, déduire les causes physiques, et faire observer une peste, pour ainsi dire sous-jacente, qui constamment agit sur les visages du portier, du boutiquier, de l’ouvrier ; signaler une délétère influence dont la corruption égale celle des administrateurs parisiens qui la laissent complaisamment subsister ! — (Honoré de Balzac, La Fille aux yeux d’or, 1835)
- […] ; or, après trois décennies d’hégémonie idéologique néolibérale et de pari sur la main invisible du marché, les retombées délétères du capitalisme de casino et l’effilochage du lien social qu’il entraine semble redonner, […], une nouvelle actualité à ce souci. — (Alexis Lacroix, « Quand la justice sociale redevient une idée neuve », dans Marianne, no 665, du 16 janvier 2010)
- Et l’annulation de la relâche, doublée des tutorats, entre autres, pourrait aider à faire reculer cet autre virus délétère, celui de l’ignorance. — (Antoine Robitaille, Pourquoi il faut annuler la semaine de relâche, Le Journal de Québec, 12 janvier 2021)
- (Sens figuré) (Morale) Pernicieux, capable de corrompre.
- Ce sont des maximes délétères.
-
aiguière
?- Sorte de vase fort ouvert, qui a une anse et un bec, et dans lequel on met de l’eau pour le service ordinaire de la table et pour d’autres usages.
- Gillonne obéit et rentra, tenant d’une main la cassette, et de l’autre une aiguière de vermeil et du linge de fine toile de Hollande. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- À ce moment, le maître d’hôtel lui présenta le bassin d’argent, au-dessus duquel il penchait l’aiguière qui contenait l’eau parfumée. C’était un vase ciselé et une coupe à double fond que Miss Bell faisait passer, selon l’usage antique, à ses convives, après le repas.Mais Choulette ne tendit pas même le bout des doigts, sous prétexte de ne point faire le geste de Pilate, mais, en réalité, parce qu’il n’aimait pas à se laver les mains. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, pages 143-144)
- L’Hôtel-Dieu de Saint-Malo possède encore une belle aiguière en cuivre rapportée, dit-on, d'Amérique par Duguay-Trouin […] — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, éditions Honoré Champion, 1925, page 93)
- Le banquet fut long. Les batchas enfin versèrent l’eau des aiguières sur les mains des convives. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- De ce dernier, dont le poinçon fut insculpé en 1800 puis biffé en 1816, une aiguière et son bassin de vermeil, illustrent parfaitement la qualité de l’orfèvrerie parisienne durant la période impériale. — (Conseil des musées nationaux (France), Revue du Louvre: la revue des musées de France: Volume 56, Numéros 1 à 3, 2006)
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légère
?- Féminin singulier de léger.
- La vive et légère indigène, comme un chamois dans les roches alpestres, marchait d’un pied sûr au milieu des glaçons. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Le terrien ne peut, à la façon du chasseur amérindien, décabaner selon ses caprices et ceux du gibier, et dresser autour d’un piquet sa tente légère, car s’il est le gardien de sa maison, sa maison le garde. — (Cahiers de géographie de Québec, 1967, n° 22 à 24, page 215)
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camembert
?- (Fromage) Fromage français à base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, de couleur blanche et de forme ronde.
- les camemberts, d’un fumet de gibier trop faisandé. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- À Suresnes (à moins que ce ne soit à Asnières), la mère de Pomme annonçait à ses patrons que les camemberts ne tiendraient pas jusqu’au soir. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 58)
- La barbaque est accompagnée de légumes ou de pâtes, c'est comme on veut. Pour le frometon, à pile ou face, on se prend camembert ou bleu. — (Petit Futé Niort 2007, page 36)
- Le camembert fait partie de la famille des fromages à pâte molle, sous section croûte fleurie. On retrouve dans cette famille le coulommiers, le bric, le carré de l'Est, le chaource, le saint-marcellin et, en Normandie, le neufchâtel et le gournay. — (Gérard Roger-Gervais, L'esprit du camembert, Editions Cheminements, 2005, page 109)
- Peu de produits de grande consommation peuvent se décliner ainsi sur toute la gamme des revenus, du « clacos » hors d'âge qui fait le bonheur du clochard au camembert spécialement affiné et planché en cave par « votre fromager » qui, sur les plateaux de grands restaurants, se retient presque de sentir. — (Pierre Boisard, Le Camembert, mythe français, éd. Odile Jacob, 2007, page 289)
- […] cette fois où Georges, devant trente personnes, mit à la porte manu militari un représentant de chez Le Petit, invité par je ne sais qui, qui avait eu le malheur de défendre le camembert pasteurisé. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Statistiques) (Familier) Synonyme de diagramme circulaire, ce type de diagramme faisant penser à un camembert découpé en parts.
- les radsocs de l'époque, véritables précurseurs de la social-démocratie, situés à la droite de socialistes sur le demi-camembert électoral, passeraient aujourd'hui pour des gauchistes. — (Périco Légasse, Que la gauche redevienne cassoulet !, dans Marianne (magazine), n° 772 du 11 février 2012, page 82)
- (Jeux) Au Trivial Pursuit, pion associé à un joueur, et faisant penser à un tel diagramme.
- (Poste) Tampon de forme circulaire, imprégné d’encre d’oblitération, autrefois utilisé dans le service postal.
-
bathysphère
?- (Navigation) Submersible sphérique sans autonomie, descendu sous l’eau à l’aide d’un câble.
- L’appareil vide, auquel Beebe a donné le nom de bathysphère, pèse 2.265 kilos. — (Mercure de France, volume 226, page 421, 1931)
- bathysphère : Engin de plongée habité constitué d’une sphère très résistante suspendue par un câble, permettant d’effectuer des observations par grandes profondeurs. — (bathysphère, Dictionnaire hydrographique (S-32) de l’Organisation hydrographique internationale (OHI), 2010)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.