Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bouquet
Que signifie "bouquet" ?
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- Assemblage de fleurs coupées et serrées les unes contre les autres.
- Avec Christine Conforti, elles ont transmis à leurs clients leur passion pour la création florale et les beaux bouquets ! — (Saint-Cloud magazine, no 402, janvier 2023, page 27)
- Il était allé lui cueillir un bouquet de coucous pour mettre au pied de la statue de la Vierge qui trônait sur un vieux confiturier reconverti en fourre-tout de laines et de tissus où elle puisait pour occuper ses doigts. — (Élise Fischer, Le Rêve de la Grenouille : une enfance lorraine, Paris : Presses de la Cité, 2011, chapitre 9)
- Il est aussitôt déchu de sa victoire. Et le 2e est déclaré officiellement vainqueur. […]. Le coureur auquel les organisateurs remettent le bouquet de la victoire se nomme Cino Cinelli. — (Christian Laborde, Le Tour de France : Abécédaire ébaubissant, Éditions du Rocher, 2019, p. 274)
- (Cuisine) Petit faisceau de plantes aromatiques culinaires.
- Piquez votre foie de veau de gros lard assaisonné; foncez une braisière de bardes de lard; mettez-y le foie avec des carottes, un bouquet garni, des oignons, […]. — (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de cuisine, Paris : Alphonse Lemerre, 1873, page 565)
- Ensemble d’arbres formant un bosquet.
- Et tout à coup, l’église, qui, en face de moi, montrait son toit gauchi et sa vieille tour d’ardoise, mal d’aplomb au-dessus d’un bouquet d’acacias et de marronniers roses, les cloches tintèrent. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- […] c’étaient de hautes falaises rocheuses, des cascades et de larges fleuves bouillonnants et désolés, des bouquets d’arbres et des fourrés de plus en plus rabougris. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 265-266 de l’édition de 1921)
- (En particulier) (Foresterie) Peuplement de moins de 50 ares.
- Toutefois, compte tenu du caractère plutôt héliophile des chênes, tant sessile que pédonculé, il se peut que la structure des peuplements s’organise naturellement en bouquets (notamment sur sol acide). — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
- (Par extension) Assemblage de choses liées ou qui tiennent naturellement l’une avec l’autre.
- Un bouquet de plumes, de cerises, etc.
- Mais la plus forte tête du salon jaune était à coup sûr le commandant Sicardot, le beau-père d’Aristide. Taillé en Hercule, le visage rouge brique, couturé et planté de bouquets de poil gris, il comptait parmi les plus glorieuses ganaches de la grande armée. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, page 93)
- Aujourd’hui, l’utilisation de la voiture est tellement satisfaisante qu’aucune offre de transport en commun, aussi performante soit-elle, n’entraînera nécessairement un report. Il est nécessaire de développer un bouquet de services de mobilité beaucoup plus divers. — (Laetitia Van Eeckhout, Quelles alternatives à la voiture individuelle, hors des villes ?, Le Monde. Mis en ligne le 9 novembre 2018)
- (Pyrotechnie) Paquet de différentes pièces d’artifice qui partent ensemble.
- Il la pénétrait bestialement, dans une hébétude sensuelle qui n’atteignait à la lucidité qu’à la minute où l’on voit, par une nuit d’été, la fusée d’un feu d’artifice fondre en un riche bouquet d’étoiles pâmées qui retombent au néant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 58)
- Le moindre événement prenait de l’importance, et nous sentions que Paris était bien à l’extrême bord de la civilisation, qu’il terminait le monde moderne comme un bouquet termine quelque feu d’artifice, qu’il vibrait « au point doré de périr », eût dit Paul Valéry. — (Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, Gallimard, 1939)
- Une à une les fusées partirent, les belles bleues, celles à trois étages et celles qui gardent un instant leurs fleurs éteintes. Puis le bouquet, la fontaine d’argent et la mitraillade finale. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 86)
- (Sens figuré) (Familier) Ce qu’il y a de mieux et qui a été réservé pour la fin dans un récit, une fête…
- Je réservais cela pour le bouquet.
- (Ironique) Désagrément qui vient s’ajouter à une série de mauvaises nouvelles.
- Et j’en passe. Le bouquet, c’est l’énumération de mes récentes tentatives d’extorsion de fonds. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 207)
- C’est le bouquet !
- (Cuisine, Œnologie) Sensation olfactive parvenant à la cavité nasale par l’arrière, depuis la gorge. Parfum qui distingue certaines qualités de vin.
- Dans son bouquet tertiaire apparaîtront des arômes suaves de kumquat confit, de fruit de la passion, d’épices douces et d’amande grillée, toujours sur le fond citronné ma foi assagi. — (Muriel Proust de la Gironière, 250 réponses aux questions d'un amateur de vin, Éditions du Gerfaut, 2007, page 210)
- (Vieilli) (Sens figuré) Petit texte en vers adressé à une personne le jour de son anniversaire.
- Envoyer un bouquet à une jeune personne.
- (Droit) Capital versé par l’acheteur dans le cadre d’une rente viagère.
- Le jeune couple ignorerait longtemps que, pour faire partir la vieille dame dans une maison de retraite, les Bioni lui avaient lâché un important bouquet par-dessous la table. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 171)
- Tout le bouquet de la rente viagère s’était fané dans cette prodigalité musicale. — (Pierre Magnan, L’arbre, Denoël, 1992)
- Variété d’artichaut, de couleur violette, récolté avant maturité.
- Le poivrade (ou bouquet), un petit violet dépourvu de foin parce que récolté avant maturité, se consomme entier, cru sous un nuage de de tapenade ou poêlé, par exemple. — (site arreau.biocoop.net, 6 septembre 2021)
- Recette d’artichaut barigoule, des artichauts « bouquet » cuisinés avec des lardons, 1 botte d’oignons nouveaux et du vin blanc. — (site www.potagercity.fr1)
- Les artichauts bouquet se prêtent à de nombreuses préparations culinaires : en salade, en gratin, farcis, en vinaigrette ou simplement cuits à l'eau. — (site lesjardinsdeden.com)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bouquet".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
tirer
?- Mouvoir vers soi, amener vers soi ou après soi.
- Il avait tiré la bague d’opale de son doigt. Elle chatoyait, dans la fin du jour, comme un reflet de beauté, de jeunesse, de plaisir ; […]. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, Plon-Nourrit & Cie, 86e éd., page 331)
- Je mis le moteur en mouvement, le fis tourner quelque minutes, puis je tirai sur la manette des gaz pour démarrer. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 62)
- Tirer quelqu’un par le bras, par l’habit.
- (Par extension) Exercer une traction, un effort pour amener à soi.
- Tirer fortement sur une corde pour amener un fardeau.
- Tirer sur une amarre.
- (Manège) (Sens figuré) Résister à l’action de la bride en parlant d’un cheval.
- Après une heure de course, le cavalier tira sur la bride de sa jument, et sauta à terre. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- Tendre, allonger.
- Tirer une courroie.
- Tirer un câble.
- (En particulier) Allonger en fils déliés divers métaux, afin de s’en servir ensuite pour divers usages.
- Tirer l’or, l’argent, etc.
- Ôter, faire sortir une chose d’une autre, extraire d’un lieu, soustraire.
- Tirer du fer d’une mine, du marbre d’une carrière, du sable du bord d’une rivière.
- Tirer de l’argent de sa bourse, de sa poche.
- Tirer une écharde du doigt.
- Tirer une épine du pied.
- Tirer une bague de son doigt.
- Tirer l’épée du fourreau.
- Tirer de l’eau d’un puits, du vin d’un tonneau.
- (Absolument) Tirer de l’eau, tirer du vin.
- Voler à la tire, en tirant le butin du vêtement ou du sac de la victime. Se disait aussi autrefois pour le vol d’un manteau : voir tire-laine.
- Un soir, il s’installa sur le Pont-Neuf et essaya de tirer le manteau du premier bourgeois qu’il vit passer. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) (Argot) Voler, dérober de quelque manière que ce soit.
- Il s’est fait tirer sa bagnole cette nuit.
- (Marine) S’enfoncer dans le liquide à une certaine profondeur, en parlant d’un objet flottant.
- Ce navire tire tant d’eau, tant de mètres d’eau.
- Choisir au sort, faire sortir au hasard de la boîte qui les contient des billets, des noms, des numéros.
- Le président de la cour a tiré au sort les noms de ceux qui doivent former le jury.
- Tirer les numéros gagnants d’une loterie.
- — Je suis allé une fois à Guérande pour tirer à la milice, et suis allé à Savenay pour me faire voir à des messieurs qui m’ont mesuré. Si j’avais eu un pouce de plus, j’étais soldat. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 77)
- (En particulier) Choisir au sort des cartes de tarot en vue d’établir une prédiction.
- Mais enfin, reprit tout à coup Léonora, comment et pourquoi cette funeste idée t’est-elle venue de tirer l’horoscope de ces deux êtres ? — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Faire venir certains produits d’un pays plus ou moins éloigné.
- Les blés que Rome tirait de l’Égypte, de la Sicile.
- Faire sortir une personne d’un endroit, l’éloigner de quelque chose.
- On ne l’a tiré de cette prison que pour le conduire dans une autre.
- On ne l’a tiré qu’à grand-peine de l’eau où il était tombé.
- On ne saurait le tirer de son cabinet, de ses livres.
- (Sens figuré) (Familier) On ne peut le tirer de là se dit en parlant d’un homme qui se tient attaché à une idée et qui répond toujours la même chose.
- (En particulier) Dégager, délivrer quelqu’un.
- C’était sa rencontre dans les bois de Meudon, avec cette jeune fille qu’il avait tirée des mains de Concini. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tirer quelqu’un de prison, de captivité.
- Tirer son ami d’un danger, d’un péril.
- Qui le tirera de cet embarras ?
- On l’a tiré de la misère.
- Il m’a tiré de peine.
- Tirez-moi de souci, d’inquiétude.
- Je l’ai tiré d’erreur.
- Se tirer d’affaire.
- Extraire.
- Tirer le suc des herbes, le suc des viandes.
- (Intransitif) Aspirer pour absorber la fumée d’une pipe, d’un cigare, etc.
- J’ai eu suffisamment de besogne après les poêles qui ne tiraient pas ; impossible de dégourdir la température à dix degrés, excepté au premier, chez Mme Galant. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l’hôpital, ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 31)
- (Vieilli) (Familier) Étendre, étirer, de manière à ne plus faire de plis.
- Tirer ses bas, ses chaussettes.
- Tirer la nappe.
- (Vieilli) (Familier) Ôter, en parlant des bottes, des chaussures, d'un chapeau, d'un vêtement.
- (Sens figuré) Recueillir, percevoir, obtenir, recevoir d’une source donnée.
- Maître Lureau, quand il louait cette chambre qui, effectivement, était la plus belle de l’auberge, en tirait quinze à vingt livres. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tirer du profit.
- Quel avantage tirez-vous de là ?
- Il tire dix mille francs de rente de sa terre.
- Il a tiré de cette affaire tout ce qu’on en pouvait tirer.
- Il a tiré de grands services de cet homme.
- Les leçons qu’on peut tirer de l’histoire.
- (Sens figuré) Extraire, puiser, emprunter.
- Il a tiré une infinité de belles sentences des anciens.
- C’est de tel auteur qu’il a tiré tout ce qu’il sait sur ce sujet.
- Les mots que nous avons tirés du latin.
- Mais si M. Caterna l’eût entendu, je pense qu’il ne m’aurait pas demandé d’en tirer le sujet d’une opérette turkestane.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Inférer, conclure.
- En combinant avec les observations si précises de M. Edwards celles de ses devanciers et de ses successeurs, nous pouvons en tirer une conclusion générale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 508)
- De cela je tire une conséquence.
- On tire de là un grand argument contre lui.
- La conclusion que vous voulez tirer de ce fait n’est pas juste.
- Tirer un bon, un mauvais augure, un fâcheux, un heureux présage de quelque chose.
- Tracer.
- Tirer une ligne sur du papier.
- Tirer un trait sur ce qu’on a écrit.
- Tirer une allée au cordeau.
- Tirer le plan d’une forteresse, d’une maison.
- (Commerce, Finance) Signer un effet de commerce.
- Tirer une lettre de change, tirer un chèque,
- Imprimer.
- Ici, voyez-vous, mon cher Nicolas, j'ai besoin de recourir aux formes solennelles d'un premier-pariste bien connu, et dont la prose sublime se tire à 217.830 exemplaires. — (Dr Maximin Legrand, « Feuilleton », dans L'union médicale, n° 117, du samedi 30 septembre 1865, page 627)
- (Sens figuré) — Un intérieur qui venait tout droit d’un grand magasin, un intérieur tiré à des milliers d’exemplaires, y compris les coussins du divan, avec chat noir découpé dans du velours ! — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- (Photographie) Réaliser une épreuve sur papier à partir d’une image originale sur film ou support informatique.
- Faire le récit de ce récit, ce sera en finir avec le flou du vécu, comme entreprendre de développer une pellicule photo conservée dans un placard depuis soixante ans et jamais tirée. — (Annie Ernaux, L'Autre fille, éditions NiL, 2011, page 14)
- Faire partir une arme de trait, une arme à feu, un feu d’artifice, une fusée.
- D’un autre côté, pour ne pas augmenter la furie déjà assez violente des naturels, nous ne tirions qu’en cas de nécessité absolue. — (Peter Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Il regarda le flingot, un Lefaucheux à deux coups, et constata, circonstance aggravante, que le coup de gauche avait été tiré. — (Louis Pergaud, Le Retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (En particulier) (Industrie minière) Faire exploser une charge pour abattre la roche.
- Chercher à atteindre avec une arme de trait, avec une arme à feu.
- […] il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes. Il voulait tirer dessus, et se disait en même temps que les tuer ainsi serait une action horrible. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 354 de l’édition de 1921)
- Au détour d'un amas de roches buissonneuses, je tire sur une gazelle. Un bellah arrête le dernier bourriquot du convoi pour emporter ce gibier — notre repas, ce soir. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 24)
- – Venez donc jeudi tirer le sanglier, cela vous reposera, dit-il. — (Louise de Vilmorin, Madame de, Gallimard, 1951, réédition Folio, page 25)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. […]. Puisque la chasse est fermée, il ne peut s’agir que de braconniers, à moins qu’un fraudeur, surpris par des gabelous ne leur ait tiré dessus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Intransitif) Faire usage d’une arme de trait ou d’une arme à feu, la faire partir.
- Tirer en l’air.
- Tirer à blanc, à la cible.
- Tirer de l’arc, de l’arbalète.
- Tirer au pistolet, à la carabine.
- Pas plus tard qu’avant-hier, M. Ludwig Roller, un ex-officier très brave, dont le domestique a été tué par hasard, lors des affaires du 3 avril, m’a offert de venir tirer le pistolet hors des limites de la division. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- — On sait généralement dans le monde comment je tire le pistolet, et cela refroidit ceux qui seraient disposés me chercher querelle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Sens figuré) (Familier) Offenser, attaquer, dire des choses offensantes.
- Tirer sur quelqu’un.
- Partir en parlant d’arme à feu.
- Dès que le canon eut commencé à tirer, les ennemis capitulèrent.
- Ribadier. — Vous pouvez parler sans crainte, monsieur, ma femme dort et quand elle est dans cet état, on pourrait tirer le canon à côté qu’elle ne l’entendrait pas ! — (Georges Feydeau, Le Système Ribadier, 1892, acte II, scène 3)
- (Escrime) Combattre, faire des armes.
- Tirer de tierce, de quarte.
- Tirer en tierce.
- Tirer à la muraille, au mur.
- S’en remettre à la décision du sort.
- On les fit tirer au sort.
- Ils tirèrent tous deux à la courte paille, au doigt mouillé.
- Tirer à qui fera, à qui commencera, à qui donnera les cartes.
- (Familier) Aller, s’acheminer.
- Tirons de ce côté.
- En tirant vers la droite.
- En tirant sur la gauche.
- (Sens figuré) Avoir quelque rapport ou quelque ressemblance.
- Leur vanité, leur patriotisme tirant sur le nationalisme, donnèrent lieu à beaucoup de critiques ; ils leur prêtaient le flanc. — (Sophie Basch et Robert A. Jouanny, Le Mirage grec : la Grèce moderne devant l’opinion française depuis la création de l’École d’Athènes jusqu’à la guerre civile grecque (1846-1946), Hatier, 1995, page 495)
- (En particulier) Être en ressemblance, en parlant des couleurs.
- Cette pierre tire sur le vert.
- Le plumage de cet oiseau tire sur le violet.
- Joueur de foot s’apprêtant à tirer. (40) (Familier) Effectuer.
- Vint l’heure du noble devoir patriotique. Fagerolle tira ses mois d’embastillement militaire sans trop de dommages, dans un régiment de marsouins, à Toulon. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
- — J’viens d’décarrer, Dussèche. J’ai tiré dix berges pour avoir refroidi ma belledoche. — (Stephen Coulter, La vie passionnée de Guy de Maupassant, Éditions Seghers, 1959, page 259)
- (Familier) Terminer
- Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
- (Jeux de boules) (Transitif ou intransitif) Lancer la boule avec l’intention de heurter violemment une ou (plus rarement) plusieurs cibles parmi les boules jouées et le but, afin de la ou les chasser.
- Tu la tires ou tu la pointes ? — (Marcel Pagnol, César, 1936)
- (Sports de balle) (Transitif ou intransitif) Lancer une balle en la frappant (avec son pied, sa main, etc., selon le sport).
- « Avec quel pied avez-vous tiré ? » « Avec celui-ci, mon fils, lui montre Ghiggia, surpris. Avec le droit.» - (sofoot.com: Le fantome du Maracanã)
- On s’en souvient, le gardien reste finalement droit et immobile, et l’avant-centre lui tire le ballon dans les mains… - (France culture. Le journal des idées.)
- (Par métonymie) (Construction) Installer des câbles.
- L’idée de cet article va être de vous partager des astuces, ou simplement des bonnes idées pour vous faciliter votre rénovation, lorsque vous avez des câbles RJ45 à tirer. — (Morgan, Rénovation : Astuces pour tirer vos câbles RJ45 !, 15 juillet 2018 → lire en ligne)
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, qui se montre impétueux, brillant, qui va plus vite que ne le voudrait son cavalier, qui a besoin d'être retenu au risque de s'épuiser et de ne pas garder un bon rythme sur le parcours.
- Produire une impression de tension.
- La peau de ma joue droite me « tirait ». J'y portai la main, pour la frictionner, mais ma paume y resta collée : en m'appuyant contre le pin quand les oiseaux bleus m'avaient fait peur, je l'avais enduite de résine. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 329)
- (Argot) (Vulgaire) Baiser, avoir des rapports sexuels
- (Argot) (Vulgaire) Branler, masturber
- (Boxe) Combattre, faire un match, boxer.
- — Et si j’ai compris, tu n’es pas sûr de tirer ?— Tirer ? Tu causes comme un boxeur, maintenant, père abbé ?— Tirer, boxer, c’est du pareil au même, non ?— Pour nous, les boxeurs, oui, c’est deux synonymes. — (Guy Boley, Quand Dieu boxait en amateur, 2018, page 121)
- (Fumisterie) Évacuer les fumées et les gaz chauds tout en attirant l’air frais nécessaire à la combustion.
- J’ai eu suffisamment de besogne après les poêles qui ne tiraient pas ; impossible de dégourdir la température à dix degrés, excepté au premier, chez Mme Galant. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- (Familier) (Électricité) Consommer, en parlant d’un ou plusieurs appareils électriques.
- Les appareils électriques monophasés vont « tirer » une certaine valeur de courant électrique sur la phase sur laquelle ils sont branchés. — (Guillaume, Déséquilibre de tension en triphasé, explications et solutions, 7 décembre 2020 → lire en ligne)
-
marcher
?- Déplacement par mouvements alternatifs des jambes ou des pattes ; démarche.
- Quel marcher !
- Mais la Grand’Gothe, survenant avec son marcher et son parler masculin, ne lui laissa pas le loisir de s’abandonner à sa douleur. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Spécifiquement) (Basket-ball) Faute d’un joueur qui fait plus de deux pas sans dribbler, sanctionnée par la récupération du ballon par l’équipe adverse.
- Sur une remise en jeu, le Marsupilami cale le ballon sous le bras et commence à marcher tranquillement comme à l'entraînement, pour signer l’un des marchers les plus fous de l’histoire de la NBA. Le pire étant que le numéro 0 et favori au titre de MVP cette saison s’étonne lui même de se faire sanctionner. — (Le Dauphiné, NBA : un marcher d'anthologie signé Russell Westbrook, ledauphine.com, 19/01/2017)
-
subsister
?- Exister encore, continuer d’être ; dans ce sens, ne peut se dire que des choses.
- Les pyramides d’Égypte subsistent depuis bien des siècles.
- La plupart des grands édifices des romains ne subsistent plus.
- Le Panthéon subsiste en son entier à Rome.
- Demeurer en force et en vigueur ; se dit particulièrement des lois, des traités qu’on invoque, des propositions qu’on avance, etc.
- Cette loi subsiste encore.
- On a révoqué cette ordonnance, elle ne subsiste plus.
- Tant que les traités subsisteront.
- Malgré vos objections, ma remarque subsiste.
- L’amitié ne peut subsister sans l’estime.
- Vivre et s’entretenir.
- Quant à ceux qui, dans ce monde de richards, n'ont pour subsister que leurs salaires, il enragent, ils maugréent; ils se considèrent comme des déshérités. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
confidentialité
?- Fait de réserver des informations à un petit nombre de personnes déterminées.
- Les banques suisses de plus petite taille sont confiantes qu'elles pourront en affaiblir les effets et continueront à en profiter en trouvant des moyens nouveaux et plus élaborés pour protéger la confidentialité de leurs clients. — (New York Times, cité et traduit par Le Monde, août 2009)
-
mer
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du meru.
-
commencer
?- Engager une action, entreprendre une tâche, donner à une chose un commencement d’existence.
- Georges poussa la porte, ouverte comme d’habitude. Il traversa à pas comptés le hall au carrelage glissant, trop bien astiqué, et commença de monter l'escalier. — (Laurent Adler, À fleur de peau, Paris : Éditions de Paris, 1956)
- Méthodique, ce connaisseur des métiers d'art, ne s’intéressait pas moins à l’architecture qu'au mobilier domestique, indissociable de celle-ci, et dont il avait commencé une étude inachevée. — (Ali Amahan & Catherine Cambazard-Amahan, « Hommage à Jacques Revault (1902-1986) », note de Pierre Pinon, dans Espace centré : figures de l'architecture domestique dans l'Orient méditerranéen, Éditions Parenthèses, 1987, page 127)
- Une anecdote locale plutôt symbolique raconte que le coq du clocher de l'église de Saint-Vincent, dont la construction fut commencée en 1934, aurait disparu dans de bien mystérieuses circonstances, qu'on attribue à l’archevêque O’Leary. — (Juliette Marthe Champagne, De la Bretagne aux plaines de l'Ouest canadien: lettres d'un défricheur franco-albertain, Alexandre Mahé (1880-1968), CELAT/Presses de l'Université Laval, 2003, page 201)
- Bien sûr vous avez commencé votre visite par la salle des fêtes, mais Patelin vaut vraiment le détour, puisque dans le genre, c'est le nec plus ultra des trous paumés. — (Jérôme Attal, Presque la mer, Hugo & Compagnie, 2014, chap. 7)
- Entrer dans un nouvel état, dans une nouvelle situation.
- […], l’hiver arriva plus tôt que d’habitude, vers le commencement de novembre. Il ne commença point par de la neige, mais par un froid sec et de grandes gelées. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Être au début d'une période de temps.
- Quoiqu'on en ait dit, non seulement il y avait des soldats dans Albert quand le bombardement commença, mais un état-major s'y trouvait. — (Maurice Thiéry, La Guerre en Picardie - 1914-1918, Paris : chez Bloud & Gay, 1920, p. 50)
- Les vacances commencent demain !
- (Impersonnel) — Ça commence à m’énerver. - Il commence à se faire tard.
- Être encore dans les premiers temps d'une période déterminée.
- Commencer l’année, commencer la journée, etc. - On ne fait que de commencer la campagne.
- Faire une première chose au début d'une période donnée.
- Ce prince a commencé son règne en rétablissant le bon ordre dans ses états.
- Donner, à quelqu’un, les premières leçons, les premiers commencements d'un art, d'une science.
- Ce maître de danse n’est bon qu’à commencer les enfants. - C’est cet écuyer qui l’a commencé. - Ce jeune homme a été bien commencé.
- (Absolument) — Ce jeune homme a mal commencé.
- (Manège) Donner les premières leçons de manège à un cheval.
- (Intransitif) Entrer dans son commencement.
- Les opérations cadastrales ont été commencées dans le département du Rhône en 1808, et ont été terminées en 1830. — (F.-A. Varnet, Géographie du département du Rhône, Lyon : chez tous les libraires (impr. Protat frères à Mâcon),, s.d. (entre 1894 & 1897), page 13)
- À 10 heures j’avais trouvé un calfat, un charpentier et un forgeron, et les réparations commençaient. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Impersonnel) - Il commence déjà à faire jour. - Il commençait à pleuvoir quand nous partîmes.
-
éviter
?- Échapper, se soustraire à quelque chose de nuisible, de désagréable.
- Dans les sols légers et perméables la potasse sera fournie sous forme de kaïnite. Dans les sols argileux, il faut éviter de l'employer. — (René Lafon, La culture du blé dans l'arrondissement de Barbezieux avec une étude de sols de l'arrondissement, Barbezieux : Imprimerie Émile Venthenat, 1913, page 28)
- Je suivis une route en zigzags qui devaient me faire éviter tous les dangers. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et pourquoi ne serait-ce pas toi ? dit Godain tout bas à Catherine, il y aurait une pannerée d’écus à vendanger pour éviter le tapage, et du coup tu serais la maîtresse ici… — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- On verse sur le tas ou dans le composteur tous les déchets végétaux du jardin en évitant le branchage d'un trop gros diamètre. — (Alain Baraton, Mes trucs et astuces de jardinier, Éditions Flammarion, 2014)
- Évitez de « coincer » un pot dans un cache-pot étroit et profond, car l'eau d’arrosage risque de s’accumuler au fond sans que vous vous en rendiez compte. — (Odile Koenig, Encyclopédie visuelle des plantes d'intérieur, Éditions Artémis, 2005, page 47)
- (Par extension) — Les négociants en ânes qui vivaient hors de chez eux à longueur de temps et étaient absents huit à neuf mois dans l'année ne pouvaient éviter d'avoir une maîtresse quelque part. — (Liu Zhenyun , En un mot comme en mille, traduit du chinois par Isabelle Bijon & Wang Jiann-Yuh, Éditions Gallimard, 2013, chapitre 2)
- (Marine) (Intransitif) Tourner autour de son ancre au changement de vent ou de marée, en parlant d’un navire.
- Éviter au vent, à la marée.
- — C’est l’heure de la marée, me dit Vitalis, répondant sans que je l’eusse interrogé, à mon étonnement ; il y a des navires qui arrivent de la pleine mer, après de longs voyages : ce sont ceux dont la peinture est salie et qui sont comme rouillés ; il y en a d’autres qui quittent le port ; ceux que tu vois au milieu de la rivière, tourner sur eux-mêmes, évitent sur leurs ancres de manière à présenter leur proue au flot montant. — (Hector Malot, Sans famille, E. Dentu, Paris, 1887, page 99)
- Tous les grands navires de mouillage évitaient sur leurs ancres, tandis que s’entrechoquaient à notre droite les trains de couraux et de coutrillons, les grandes allèges de débarquement et une myriade de canots et de barques comme la nôtre. — (Bruno Poissonnier, Les Aventures extraordinaires de Gaye-Bordas, De Borée, Sayat, 2014, page 310)
-
envouté
?- Entièrement possédé, dominé, subjugué par une personne que l’on aime.
-
emporter
?- Porter hors d’un lieu.
- Une cage à serins était pendue au plafond ; les oiseaux avaient été emportés, mais la mangeoire était pleine de chenevis. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La viticulture auvergnate fut à son apogée vers le milieu du XIXe siècle […] Les bateaux qui descendaient l’Allier emportaient des vins d’Auvergne jusqu’à Paris. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Un matin du mois de Juin, il mousine un petit crachin froid. Un gros camion vient de quitter le Champ du Trou : il emporte nos meubles. — (Bernard Kuntz, Planète Rimbe, Éditions Edilivre, 2007, page 160)
- Je n’emporterai de ces lieux qu’un souvenir agréable.
- Le secret qu’il emporte avec lui dans la tombe.
- Entraîner, arracher, enlever ou emmener avec effort, avec rapidité ou avec violence.
- Il y a le nageur intrépide qui, sourd aux appels du maître baigneur, dépasse les limites du bain surveillé, gagne la pleine mer et est emporté par une lame de fond. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Son cheval prit le mors aux dents et l’emporta à travers les champs.
- Il eut le bras emporté par un obus.
- (Sens figuré) Causer la mort rapidement, en parlant d’une maladie.
- Trois ans après, Burrhus mourait de maladie ou empoisonné. Ceux qui crurent sa mort naturelle dirent qu'il avait été emporté par une esquinancie qui lui avait fait perdre tout d'un coup la respiration ; […]. — (U. Barrière, « BURRHUS (Africanus) », dans le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, tome 56 (4e du supplément), Paris : chez Garnier frères, 1845, p. 32)
- Détruire ; faire disparaître.
- Il ne retira de sa créance qu’un millier de francs, les frais emportèrent le reste.
- Le jus de citron emporte les taches d’encre, emporte la couleur des étoffes sur lesquelles il tombe.
- Les canons et les fusils, les torpilleurs et les cuirassés, la poudre et la dynamite, la fumée et le massacre emportent des milliards, des sommes plus que suffisantes à nourrir tout ce que l’Europe compte de faméliques et de va-nu-pieds. — (Laurent Tailhade, Discours pour la Paix, Lettre aux conscrits, L’Idée libre, 1928, pages 21-30)
- (En particulier) (Médecine) Guérir.
- Ce remède emporte la fièvre.
- (Sens figuré) Tirer l’âme de sa situation ordinaire, jeter dans quelque excès, en parlant des passions.
- Lui non plus n’aurait pas voulu choquer Jim par son manque de délicatesse, mais sa nature brutale subitement l’emportait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- La colère l’emporta bien loin.
- Se laisser emporter à sa vengeance.
- La douleur l’a emporté jusqu’à dire, jusqu’à faire…
- La jeunesse se laisse emporter aux plaisirs.
- (Sens figuré) Gagner ; obtenir.
- Il emporta l’avantage sur tous ses rivaux.
- Dans son art il emporte le prix.
- Il emporta la gloire d’avoir triomphé de l’ennemi.
- (Spécialement) Obtenir par une sorte de violence.
- Cet homme a tant de crédit qu’il emporte tout ce qu’il veut.
- Il emporta cette affaire à force de sollicitations.
- (Militaire) Conquérir, se rendre maître, en peu de temps.
- La veille même du combat de Zouafques, le prince Thomas avait emporté plusieurs redoutes à la faveur desquelles il rétablit aussitôt ses communications avec les assiégés […] — (Mémoires authentiques du duc de La Force, maréchal de France, et de ses deux fils, volume 1, Paris, 1843, page C)
- Entraîner par une suite nécessaire ; comprendre ; impliquer.
- Le droit de justice des seigneurs hauts justiciers était absolu. Il emportait la plénitude de la juridiction civile et criminelle, limitée seulement par les cas royaux. — (Alfred Franklin, La Vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Plon, Paris, 1899, page 9)
- Un soin particulier doit donc être apporté, dans la discussion des options, à la vérification de la conformité aux principes et règles supérieurs, qu’ils soient constitutionnels, internationaux ou européens, ainsi qu’aux conséquences indirectes que la modification législative envisagée est susceptible d’emporter sur d’autres pans du droit. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- (Pronominal) Se livrer à un excès d’orgueil, d’audace, et en général à un sentiment immodéré.
- Quand bien même seraient-ils cinq mille ! s’emporta le lieutenant qui, décidément, me surprenait par la hargne qu’il démontrait. On n’a point éprouvé deux jours d’emmouscaillement dans cette forêt du diable pour s’en retourner quinauds. — (Camille Bouchard, Un massacre magnifique, Éditions Hurtubise, 2010, page 236)
- (Pronominal) (Absolument) Se fâcher violemment, s’abandonner à la colère.
- Eh bien ! jurez, sacrez, emportez-vous, votre contraction peut vous faire encore plus de mal que la colère. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre septième)
- (Pronominal) Ne pouvoir être retenu par celui qui le monte ou qui le conduit, en parlant d’un cheval.
- Les chevaux s’emportèrent et la voiture versa.
- (Par analogie) La Girafe, excitée à fuir, se presse, s’emporte, et est bientôt hors de vue ; mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue […] — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- (Pronominal) (En particulier) (Sports hippiques) Se dit d'un cheval de trot qui se montre fautif dans ses allures et est par suite susceptible d'être disqualifié.
-
entrer
?- Aller de dehors vers dedans.
- Une porte latérale s'ouvrit, et nous entrâmes dans une pièce voûtée où, sur un long potager, bouillaient dix ragoûts. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états aux cinq derniers siècles, page 11, 1841)
- Dès qu’il fut descendu de voiture, celui-ci, contrairement à toutes ses habitudes, ne monta pas directement à sa chambre, il entra dans le salon et s’y promena, le visage à l’orage, très agité, très nerveux, s’impatientant de ce qu'on ne servît pas. — (Revue des deux mondes, 1890, volume 102, page 502)
- Il continua sa marche, pénétrant dans la vieille ville, et entra dans un petit restaurant qui servait de la socca, un plat traditionnel qu'il appréciait. — (Michael Genelin, Les jeunes filles et la mort, 2013)
- Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Comment Fagerolle était-il entré ? Il se souvint plus tard que Tacherot l'avait poussé en avant d'une bourrade. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 51)
- Passer par une ouverture.
- La porte de la rue céda. Trois matelots entrèrent en saluant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 180)
- Le carré n’entre pas dans le trou rond.
- Se mettre ; se placer ; s’engager dans quelque autre chose.
- Ce couteau n’entre pas facilement dans sa gaine. Les dents de la roue entrent dans ce pignon.
- (Sens figuré) Commencer d’intervenir à un moment donné.
- C’est alors qu’il entra en scène.
- (Par extension) Commencer à réaliser quelque chose.
- J’entre dans la phase de conception.
- (Sens figuré) Être admis quelque part, ou être reçu dans une compagnie, dans un corps, pour en faire partie.
- Entrer au collège. Entrer dans une administration. Entrer dans une association, dans un parti.
- (Sens figuré) Commencer à travailler comme employé.
- Pierre Laporte entre au Devoir en mars 1944. — (Jean-Charles Panneton, Pierre Laporte, Septentrion, 2012, page 57)
- (Sens figuré) Commencer à faire quelque chose; être au commencement de quelque chose.
- Entrer dans la politique. Entrer en guerre, en procès, en dispute. Entrer en conférence, en pourparlers, en négociation.
- Entrer en lutte, en concurrence avec quelqu’un. Entrer en jouissance, en possession. Entrer en colère, en fureur, en rage.
- (Rare) Tenir, être contenu dans quelque chose.
- Jamais tout cela n’entrera dans ma poche. Combien peut-il entrer de tonneaux dans cette cave ?
- (Sens figuré) Cette partie de la science n’entre pas dans le programme des études.
- (Impersonnellement) Être employé dans la composition ou à la confection d’une chose.
- Il entre telle substance dans ce remède. Il y entre du quinquina. Il entre tant de drap, tant d’étoffe dans cet habit, dans cet ameublement.
- (Sens figuré) (Sens moral) Se mêler, contribuer, ou concourir à quelque chose.
- Cela n’entre pour rien dans ma résolution. Il entre un peu d’animosité dans cette critique, d’aigreur dans ces observations.
- (Transitif) (Familier) Introduire.
- Entrer du tabac, du gibier en fraude.
-
spontanéité
?- Caractère de ce qui est spontané.
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Le Sapin (Abies pectinata) se rencontre aussi en Normandie ; sa spontanéité paraît certaine. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 86)
- Dans le passage de l’oral à l’écrit, la spécificité du messager s'efface derrière celle du message. Peut-être y perd-on en spontanéité, mais on y gagne en cohérence, celle précisément d'une forme littéraire. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol.46, n°46, page 120)
-
crever
?- S’ouvrir par un effort violent.
- Nous traversâmes un large guéret dont les mottes crevaient sous nos pas en poussière rouge ; […]. — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Ce sac crèvera, si vous l’emplissez tant.
- Ce tuyau est trop faible, il est à craindre qu’il ne crève.
- Le nuage est près de crever.
- L’orage crèvera bientôt.
- L’abcès, la tumeur n’est pas encore près de crever.
- Le pneu de sa bicyclette, de son auto a crevé.
- (Familier) Mourir.
- C’est un bien joli métier ; ceux qui le font, au bout d’un mois ou deux, attrapent la colique de plomb... Sur trois coliqués, il y en a un qui crève... Par exemple, faut être juste, les deux autres crèvent aussi... mais à leur aise... ils prennent leur temps... se gobergent et durent environ un an, dix-huit mois au plus. Après ça, le métier n’est pas si mal payé qu’un autre, et il y a des gens nés coiffés qui y résistent deux ou trois ans... Mais ceux-la sont les anciens, les centenaires des blanc-de-cérusiens. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, tome 2, 1888, page 277)
- D’écœurement, de dégoût et d’indigestion, Tintin vomit tripes et boyaux et faillit en crever pendant la nuit. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mais le plus drôle, c'était quand les deux mâles de la tribu Sauveterre, flanqués d’Eugénie, s’esclaffaient devant une toile du peintre placée contre le mur. C'était à crever de rire, à se rouler par terre. Feu roulant de lazzis ! blagues sans nom ! — (Pierre Dominique, « Les poux du lion », dans Les Œuvres Libres, n° 69, février 1927, Paris : chez Arthème Fayard et Cie, page 212)
- Que cela ne vaut plus la peine de lutter, que sa carrière est finie, qu'il aime autant crever tout de suite... Car il dit crever ! — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- …par anesthésie le poisson se retourne et flotte, le ventre en l’air. C’est ce qui arrive également aux poissons fatigués, sur le point de crever ou venant d’être pêchés. — (Paul Bougis, Atlas des poissons – Fascicule I : Poissons marins, Tome I., 1959)
- La fatigue physique et psychologique du personnel, le scandale des gens qui crèvent seuls, le système qui ne tient qu’à un fil. — (Richard Martineau, Couvre-feu: cessons de nous foutre des autres, Le Journal de Québec, 16 janvier 2021)
- Crever de faim, de soif, (Sens figuré) avoir une grande faim, une grande soif.
- Crever de chaleur, (Sens figuré) avoir excessivement chaud.
- — Car, en vérité, poursuivit-il en se croisant les jambes et en se couchant dans un fauteuil, je m’ennuie énormément. — Sitôt que je m’assieds, je crève d’ennui. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
-
accéder
?- Avoir accès (à un endroit, à quelque chose, à une situation).
- Avant, il était impossible d’accéder aux textes autrement qu'en ouvrant mécaniquement le papyrus. Là, avec la tomographie X en contraste de phase (XPCT), on arrive à reconstituer des lettres, un alphabet. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l'impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo n°1240 du 27 avril 2016, p.15)
- Il gardait en mémoire ces imposants pressoirs en bois dans leur cuvage, la macération du moût, son odeur âcre et vinaigrée, la cave humide à laquelle on accédait par un large escalier en pierre. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.5, 2018)
- Ce programme de construction permettra à de nombreuses familles d’accéder à la propriété.
- Accéder au pouvoir.
- (Vieilli) Entrer dans des engagements contractés déjà par d’autres.
- Les puissances du Nord ont accédé à ce traité, à cette convention.
- J’accède aux stipulations que mes cohéritiers ont consenties.
- Accepter, donner son aval.
- Accéder à une proposition, à une requête.
- Accéder à une prière, à un vœu.
-
soulager
?- Délivrer, débarrasser d’une partie de quelque fardeau.
- Il faut soulager ce mulet, sa charge est trop lourde.
- Diminuer, adoucir le travail, la peine, le mal, la douleur de quelqu’un.
- Enfin, une frotteuse de caractères d’imprimerie, qui était en proie à une colique saturnine des plus violentes, fut soulagée comme par enchantement par l'arrivée inespérée de ses règles. — (Louis Tanquerel des Planches, Traité des maladies de plomb ou saturnines, tome 1, Paris : chez Ferra, 1839, p. 223)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Base d'une sorte de médecine coranique, la graine de nigelle, elle aussi recommandée par un hadith (une parole rapportée) du Prophète et réputée soulager les maux les plus divers, se décline en poudre ou en huile essentielle. — (Bernadette Sauvaget, Halal est grand, dans Libération (journal), des 8 & 9 janvier 2011)
- (Pronominal) (Par euphémisme) Satisfaire un besoin naturel, faire ses besoins.
- Médor s’est soulagé sur la moquette.
- (Pronominal) Se procurer du soulagement.
- Il s’est soulagé par cet aveu.
-
société
?- (Nom collectif) (Droit des sociétés) Assemblage d’hommes qui sont unis par la nature ou par des lois ; commerce que les hommes réunis ont naturellement les uns avec les autres.
- Lorsqu’ils entreront en société et qu’ils feront entr’eux des conventions pour leur avantage réciproque, ils augmenteront beaucoup la jouissance de leur droit naturel. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- L’avenir est à ceux qui savent le prédire. Se réformer, c’est se conformer à l’évolution irrésistible et lente des sociétés en marche vers le but inconnu. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- L’individualisme libertaire, l’insoumission aux nécessités fondamentales d’une société la dissolvent. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Cette transformation générale de la société ne se fera pas par la prise du pouvoir d’État par une majorité de gauche ; elle suppose une myriade de luttes locales et globales. — (Jean-Paul Russier, Plutôt Proudhon que Marx, 2005)
- (Nom collectif) (Par extension) Classe dirigeante de cet assemblage.
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s’improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L’Invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, p. 240)
- Je suis entré ce soir au café « Sturm ». Les Berlinois de la Société ne fréquentent jamais ce dancing vulgaire où la jeunesse brune et les « sous-offs » de la garnison fraternisent. — (Xavier de Hauteclocque, La Tragédie brune, Nouvelle Revue Critique, 1934, page 77)
- (Nom collectif) (Par analogie) Assemblage naturel de certains animaux qui vivent réunis.
- Les abeilles, les fourmis vivent en société.
- Les sociétés animales.
- (Nom collectif) Réunion de plusieurs personnes associées pour quelque intérêt, pour quelque affaire et sous certaines conditions.
- Alexandre de Gavinard, le grand financier […] rédigeait […] le septième rapport qu’il devait présenter, le jour même, à la septième société de crédit dont il était l’inévitable président. Il s’agissait, comme bien vous pensez, de mettre dedans une quantité, incalculable d’actionnaires, et Alexandre de Gavinard —Gavinard, comme on l’appelait— se trouvait très en verve. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Autant dire que le départ des cinq sociétés industrielles nationalisables de leurs syndicats respectifs laisserait un trou de plusieurs millions de francs par an dans les caisses du patronat. — (Jean-Gabriel Fredet & Denis Pingaud, Les patrons face à la gauche, Éditions Ramsay, 1982, chap. 10)
- Les géants de l’acier ont détrôné les rois du pétrole en 2004 […] Les dix hommes d’affaires qui se sont le plus enrichis l’an dernier détiennent tous des parts dans les sociétés métallurgiques. — (Pascal Airault, Russie : les magnats de l’acier roulent sur l’or, Jeuneafrique.com, 14 février 2005)
- […], néanmoins l'émergence des premières sociétés à caractère compagnonnique se situe bien dans ce champ de l'histoire où le triptyque corporations-cathédrales-croisades contribue fondamentalement à forger la première identité compagnonnale. — (François Icher, Les compagnons ou l'amour de la belle ouvrage, 1995, Découvertes Gallimard n° 255, 2005, page 29)
- (Christianisme) Compagnie de gens qui s’assemblent pour vivre selon les règles d’un institut religieux.
- Rien n’irrite davantage les gens raisonnables, que des hommes qui ont renoncé au monde, et qui cherchent à le gouverner. Tel était, aux yeux des sages, le crime de la Société le moins pardonnable […] — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- […] au temps de la République cléricale, la Société de Saint-Vincent-de-Paul était une belle officine de surveillance sur les fonctionnaires de tout ordre et de tout grade […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VI, La Moralité de la violence, 1908, page 277)
- (Sciences) Groupement de spécialistes ou d’amateurs éclairés, pour conférer ensemble sur certaines sciences.
- […]; et le 27 novembre suivant il fut élu président aux termes des statuts qui venaient d'être votés. Ce mandat, renouvelé le 6 août 1866, fut rempli jusqu'au 2 août 1869, jour où la Société accorda à l'unanimité le titre de président d'honneur ad vitam à M. Th. Harou. — (Nécrologie , dans les Documents & rapports de la Société paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, Mons : chez Hector Manceaux, 1872, vol. 5, page 293)
- Dans nos Sociétés médicales, il y a des chefs d'emploi, des docteurs idémistes et des muets. La séance est intéressante si les muets sont intéressés. — (Lyon médical: organe officiel de la Société médicale des hôpitaux de Lyon et de la Société médico-chirurgicale des hôpitaux de Saint-Étienne, 1893, page 309)
- Réunions qui ont un objet politique.
- Sociétés populaires.
- Sociétés secrètes.
- Petit groupe de personnes entretenant des liens plus ou moins étroits.
- La lettre de cette sensible et vertueuse demoiselle fit verser des larmes à toute la famille. Sa mère lui répondit, au nom de la société, de rester ou de revenir, à son gré, [...]. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
- […] nous remontons au sommet du Hohneck par un sentier à nombreux zigzags, et bientôt toute la société réunie s’entasse pour déjeuner dans le restaurant en planches établi près de la table d’orientation du Club alpin. — (Bulletin de la Société d’histoire naturelle des Ardennes, 1907 (vol. 14-18), page 56)
- (En général) Compagnie que forment entre eux les habitants les plus distingués d’une ville.
- …il était admis, sans la moindre contestation, dans les sociétés de la haute ville, espèce de monde supérieur vers lequel un riche bourgeois de Genève aspirait toujours, mais où il n’y avait place que pour un petit nombre d’élus. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- …moi, ça me lève le cœur, des fois, cette ivrognerie de personnes de la société, vicieuses et sans aucune tenue. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Commerce ordinaire, habituel que l’on a avec certaines personnes.
- Si nous apprenions que cet homme […] a rapproché de lui une fille juive ; qu’il a erré dans cette société lubrique, et parcouru dans cette compagnie impure des lieux solitaires […] que pourrions-nous dire, si ce n’est que le noble chevalier était possédé par quelque démon malin ou influencé par quelque sortilège sinistre ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Petit groupe de personnes réuni autour de quelqu’un.
- — Tout de même, continua Léonard en riant, il y en a une de vous autres, les jolies filles, qui ne veut plus aller aux champs avec vous, parce qu’elle dit que vous attirez trop la société. C’est peut-être qu’elle voudrait garder la société pour elle seule. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- — Voici le premier sujet de ma troupe, dit Vitalis, c’est M. Joli-Cœur. Joli-Cœur, mon ami, saluez la société.Joli-Cœur porta sa main fermée à ses lèvres et nous envoya à tous un baiser. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Sports hippiques) Lot, ensemble des chevaux concurrents d'une course hippique.
- Il revoit ses ambitions à la baisse et aura son mot à dire en pareille société. — (Fiche d'Eclat du Buisson, geny.com)
-
refermer
?- Fermer de nouveau ; fermer ce qui était ouvert.
- – Vieux rapiat ! – s’écria Bert, au moment où le secrétaire refermait la porte en s’en allant. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 163 de l’édition de 1921)
- Elle tenta d’entraîner François et, comme celui-ci l'envoyait paître, elle l’abandonna, ouvrit la porte et la referma violemment. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 49)
- Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Elle ouvrit chaque lame, passa le doigt sur le fil et les referma lentement. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Lorsque Bishop revint et posa un gobelet fumant devant elle, Anise referma les mains dessus pour se réchauffer ; il faisait trente-cinq degrés à l'ombre, et pourtant elle tremblait de froid. — (Kay David, L’ombre du doute, traduit de l’anglais par B. Dufy, en recueil avec La machination de Harper Allen, éditions Harlequin (collection Black Rose), 2009, chapitre 12)
- (Pronominal) — Les gendarmes avaient enquêté, mais dans cette boue, la trace se referme comme sur de l'eau. Personne ne savait rien. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 19)
- (Chirurgie) Reprendre et unir les chairs de telle sorte qu’il n’y ait plus d’ouverture.
- Refermer une plaie,
- (Absolument) (Pronominal) Cicatriser.
- La plaie se referme.
-
conserver
?- Maintenir en bon état ; apporter le soin nécessaire pour empêcher qu’une chose ne se gâte ou ne dépérisse.
- Un nouveau réservoir d’eau claire de 200 litres conservera l’eau, mieux que des barils de chêne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cueillie avant sa complète maturité, la baie s’y conservera sans moisir, […], affinant la saveur de sa pulpe qui affriande merles et grives mieux que cenelles d’épine blanche, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les « chons » permettent de faire de bonnes quiches et les pots de saindoux de conserver des saucisses, des morceaux de volailles pour tout l’été. — (Annales de géographie: bulletin de la Société de géographie, vol.80, A. Colin, 1971, page 18)
- Le monastère avait donc conservé son église médiévale, qui faisait également office de paroissiale. — (Philippe Bonnet, Les constructions de l'ordre de Prémontré en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Genève : Droz, 1983, p.165)
- Les yaourts se font de préférence avec du lait de vache entier ou bio. […]. S'il s'agit de lait UHT, vous pourrez conserver vos yaourts faits maison pendant une semaine. — (Caroline Wietzel, Mes yaourts faits maison, Éditions First, 2014, page 5)
- (Simplement) Maintenir dans un certain état. — Note : Le complément est alors accompagné d’un adjectif qui exprime cet état.
- A. Comte avait fabriqué une caricature du catholicisme, dans laquelle il n’avait conservé que la défroque administrative, policière et hiérarchique de cette Église ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.194)
- Son ouïe, très fine ainsi que la conservent certains vieillards, lui laissa percevoir, […], le bruit particulier, sorte de grincement aigu […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toute la rue, pour peu qu’on regardât au-dessus des boutiques, conservait son aspect ancien. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ne pas perdre, empêcher qu’une personne ou qu’une chose ne périsse.
- Encore aujourd’hui, quand le vieux papa Eyssette (que Dieu me le conserve !) sent venir son accès de goutte, il s’étend péniblement sur sa chaise longue, et nous l’entendons dire : « Oh ! ces révolutionnaires !… » — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 9)
- Ceux-là le croiront qui admettent que Guibour, femme de Guillaume d'Orange, a pu entrer dans la légende sans le concours des moines de Gellone, lesquels conservaient son nom dans leur cartulaire; […]. — (Joseph Bédier, La légende de Raoul de Cambrai, 1926, dans Revue historique, Vol.97, Librairie G. Baillière, 1965, p.10)
- Il a conservé tous ses enfants. - Les secours de l’art n’ont pu le conserver à sa famille. - Tout ce qui contribue à conserver notre vie.
- Aucune partie de ce bel édifice ne put être conservée. - C’est un dépôt que je dois défendre et conserver au prix de mon sang.
- (Pour les choses morales) — L’histoire conserve la mémoire des grandes actions.
- (En particulier) Assurer sa longévité en prenant beaucoup de soin de sa santé.
- C’est un homme qui se conservera longtemps, qui sait se conserver, qui a soin de se conserver.
- Garder quelque chose, ne pas s’en défaire, ne pas y renoncer.
- L’eau de mer, solidifiée par la congélation, se libère du chlorure de sodium, mais conserve les sulfates ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- — Qu’adviendrons-nous demain ? se demandait à haute voix le vieux banquier dont le parler conservait les mauvaises tournures de ses origines plébéiennes. — (Camille Pascal, L'Été des quatre rois : Juillet-août 1830, Éditions Plon, 2018)
- À la paix, on ne conserva que tant de régiments. - Il a conservé ses anciens domestiques. - Il n’a conservé de ses livres, de ses meubles que ceux qui lui étaient absolument nécessaires.
- Je conserve cela pour vous. - Je vous conserve cela. - Ils ont toujours conservé cet usage. - Conservez-moi votre amitié, votre protection, vos bonnes grâces, etc.
- Je conserve encore un peu d’espoir. - Je conserverai toujours la mémoire de ce bienfait. - Ils conservent encore le souvenir de ce grand jour.
- Ne pas perdre ce qu’on a ; ne pas en être dépossédé ou privé.
- La profusion de détails gracieux ne nuit en rien à l'ensemble qui conserve toute sa majesté. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Le projet était hardi, mais le fait de l'entreprendre prouvait que le Danemark entendait conserver son hégémonie sur tout le Groenland. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Dans le même souci de protection du lignage, le père pouvait cependant, s’il se méfiait de ses enfants, les obliger à conserver le patrimoine pour leurs propres enfants : […]. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l’Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.205)
- Les seuls marchés qui aient conservé quelque importance sont ceux de Formerie, de Gournay et de Songeons. Le premier dépasse de beaucoup tous les autres, même celui de Gournay. — (Th Leroux & M. Lenglen, L'agriculture dans le département de l'Oise, J.B. Baillière, 1909, page 379)
- Conserver sa tranquillité. - Conserver son sang-froid, toute sa présence d’esprit. - Conserver le jugement. - Conserver son innocence, son honneur, sa réputation.
- (Absolument) — Ce n’est pas tout que d’acquérir, il faut savoir conserver.
- (Soutenu) Conserver l’écoute : rester en ligne (au téléphone) ; quelques fois utilisé de manière intransitive. Note : la locution verbale « conserver l’écoute » est principalement utilisée par les standardistes.
- Veuilez conserver l’écoute, je vais rechercher votre correspondant.
- Veuillez conserver, s’il vous plaît.
-
super
?- (Automobile) Supercarburant.
- Les huit cylindres en V cognaient, rugissaient, engloutissaient le super, bouffaient l’asphalte. — (Tito Topin, 55 de fièvre, Série noire, Gallimard, 1983, page 158)
- Le super sans plomb ne se trouve pas partout. Les voitures de location fonctionnent en général au super ou au sans-plomb, à l'exception des 4X4 (gasoil). Le litre de super et l'essence sans plomb coûte environ 9 DH […]. — (Le Petit Futé Marrakech 2008, p.339)
- Depuis le 1er janvier 2002, il n'y a plus, en principe, de rejets de plomb par les pots d'échappement car le super plombé a été remplacé par du super au phosphate. Cette évolution a eu des effets incontestables. — (Frédéric Denhez, Les nouvelles pollutions invisibles: Ces poisons qui nous entourent, Delachaux et Niestlé, 2011)
- (Agriculture) Superphosphate : Engrais phosphaté, à base de phosphate monocalcique.
- […]; pour P2O5 les doses sont de 40 à 60 kg/ha sous forme solide (200 à 250 kg de super 18) et 40 à 50 kg/ha sous forme liquide et doivent être fractionnées au cours de la saison […]. — (Roland Billard, Les carpes: biologie et élevage, Éditions Quae, 1995, page 190)
- Le superphosphate triple de la SIAPE (ou TSP, ou encore super 45) offre de multiples avantages pour la réception en sacs […]. — (Jeune Afrique, Société africaine de presse, 1982, page 42)
- - les superphosphates (solubilité 50 g/l à pH 7) dosent 25 % P2O5 et 20 % CaO pour le super concentré ou 45 % P2O5 et 18 % CaO pour le super triple ; […]. — (Alain Reynier, Manuel de viticulture, 11e éd., Lavoisier, 1989, page 327)
- Arachide - Fertilisation : 15 unités de P2O5 sous forme de 75 kg/ha de super simple. — (Marc Le Moigne, Didier Chavatte & Paul Memmi, Étude de l'évolution de l'emploi et des effets des facteurs de production dans les pays de l'Afrique de l'ouest, 1974, page 35)
- (France) (Familier) Supermarché.
- Où en étions-nous ? Ah oui ! Saint Temple, familièrement et affectueusement affublé du surnom candide de “super”. J'vais faire les courses au super ! Pour autant, on croirait résumer qu'il est super ; sans doute pourtant n'en a-t-il que le nom. De la nourriture momifiée, pasteurisée, odorisée, ozonisée, et bien entendu, conservatorisée. — (Souryami, Chroniques Rebelles, printemps 2010, page 8)
- Très souvent organisés en mini-boutiques, notamment dans les supers de centre-ville, ces stands traditionnels savent combiner offre de qualité, service professionnel et mise en scène d'exception. — (Jean-François Dhénin & Souhai Azmani, Gestion de la relation commerciale, Éditions Bréal, 2004, page 95)
- L’accroissement de la longueur des linéaires s'est accompagné d'une plus grande diversité des références: progression de 11% dans les hypers et de 9% dans les supers. — (Pierre Mora, Les vins de marque: avec 25 études de cas, Éditions Dunod, 2008, page 62)
-
placer
?- Situer ; mettre dans un lieu.
- Au commencement Dieu créa de rien le ciel, la terre, l’air, le feu, et l’eau ; il créa aussi les Anges et la lumière, puis il fit le soleil et les étoiles qu'il plaça dans le ciel. — (Bonnaire-Mansuy, Cosmogonie, ou De la formation de la terre et de l'origine des pétrifications, chap. 3, Paris : Librairie ecclésiastique de Rusand & Lyon : chez Rusand, 1824, p. 25)
- Le liquide qui s’écoule est recueilli dans des tonneaux, qu’on place dans les celliers où doit s’opérer la fermentation. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 138)
- Deux autres aides […] enlevèrent rapidement la camisole de Troppmann, lui placèrent les mains derrière le dos, les lièrent en croix et lui couvrirent le corps de courroies. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Au lit, ils enlevaient leurs lunettes d’abord et leurs râteliers ensuite dans un verre et plaçaient le tout en évidence. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, édition 1942, page 155)
- Le boiteux empoigna sa valise par terre, la plaça sur une chaise et souleva le couvercle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Un camion de transport, un grumier, chargé de billes de sapins et dérobé par l'auteur du larcin, avait été placé sur la place, devant le monument pour masquer ce dernier. — (Pierre Pellegrini, Monumental, Librinova, 2017)
- (Sens figuré) — Quoique la marquise se plaçât, pendant cette première visite, sur ce terrain neutre, elle sut y conserver une haute dignité de femme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1842, chapitre troisième)
- Positionner dans une série.
- Son génie l’a placé au premier rang des écrivains de son siècle.
- La croissance économique de la Mongolie en 2008 est estimée à 8,9 %, ce qui place ce pays au 12e rang mondial selon ce critère.
- (Absolument) Indiquer les places, dans une cérémonie, dans une assemblée, en parlant de celui qui est chargé de les donner.
- Il fut chargé de placer.
- (Commerce) Vendre pour le compte d’autrui.
- Ils plaçaient aussi des phonographes à bon marché et tiraient quelques profits de la vente des boîtes à musique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 44 de l’édition de 1921)
- (Sport) Lancer de manière qu’elle aille tomber où le joueur le veut, en parlant d’une balle.
- Il place bien la balle.
- Il place bien son coup.
- Un coup bien placé.
- On dit aussi, en termes d’escrime,
- Placer bien son coup.
- (Manège) Apprendre les bonnes positions.
- Placer un homme à cheval : Lui enseigner les premiers principes de l’équitation.
- Placer un cheval : Le mettre bien en main, de façon qu’il exécute avec aisance tous les mouvements que lui commande le cavalier.
- Trouver le moyen d’exprimer.
- Personne n’arrivait à placer un mot ni à proférer une consolation, toute la ville avait avalé sa langue dépassée par le triste sort du jeune homme. — (Lidya Kastoryano, Quand l’innocence avait un sens: Chronique d’une famille juive d’Istanbul d’entre les deux-guerres, Éditions Isis (Collection Les cahiers du Bosphore, n°9), 1993, page 143)
- Placer un propos, un mot, etc. : Le dire en un certain moment, en une certaine occasion et pour un certain effet.
- Il place à tort et à travers ses anecdotes.
- Attribuer avec discernement.
- Placer bien ses charités, ses aumônes : Faire ses charités, ses aumônes avec discernement.
- Placer bien son affection, son amitié, sa confiance : Donner son affection, son amitié, sa confiance à des personnes qui en sont dignes.
- Investir.
- Placer de l’argent : Le prêter à intérêt, lui faire rapporter un intérêt, l’employer d’une façon qui permette d’en tirer profit.
- Il a beaucoup d’argent et il ne trouve pas où le placer.
- Placer des marchandises : Se dit du fait de servir d’intermédiaire entre les producteurs ou fabricants et les marchands au détail ou les acheteurs.
- Trouver une situation à une personne, procurer un emploi.
- Et grand-père se mit à raconter d’une gaieté un peu fausse comment il avait été placé au lendemain de ses dix ans dans une métairie d’un hameau voisin de la Sabotterie ; « l’Ânerie ». — (Norbert Adam, Alfred Maizières, L’Harmattan, 2008)
- Amenée dans une des grandes villes de l'Est, la demoiselle est placée comme bonne, puis initiée à la prostitution. — (Régis Latouche, Une maison de tradition : le 52 ; Bruyères et la prostitution, 1800-1946, Journées d'études vosgiennes, 2005)
- Se placer : Entrer dans une maison pour quelque travail, pour quelque service rétribué.
- Il cherche à se placer.
- Mettre (quelqu’un) dans une situation administrative ou judiciaire particulière.
- Les trois mis en examen n’ont pas été placés en détention provisoire. — (Laurence Munier, Mort par overdose : trois interpellations, Vosges Matin, 13 mai 2016)
- (Usage du participe passé à sens passif) Être situé.
- Avoir le corps bien placé, la poitrine, les épaules bien placées : Les avoir dans la position où il convient.
- (Sens figuré) Avoir le cœur bien placé : Avoir de l’honneur, de la vertu, n’avoir que des sentiments d’honnête homme.
- C’est un homme qui serait bien placé partout : C’est un homme fait pour être admis dans les sociétés les plus fermées, c’est un homme qui se montrerait apte aux emplois les plus divers.
- (Courses) Qui a une place.
- Chevaux placés : ceux qui arrivent dans les premiers (en particulier dans les trois premiers, mais ce terme faisant partie du vocabulaire des paris, le sens peut dépendre de la règle précise appliquée).
- Être bien placé pour : Se dit d’une personne en situation de…
- Je suis très bien placé pour vous renseigner.
- (Jeux) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Placer un pari.
-
paraitrait
?- Troisième personne du singulier du conditionnel du verbe paraitre.
-
payer
?- Donner de l’argent pour un bien ou un service.
- Les ouvriers occupés à la fouille et à l'extraction des coquins bruts, travaillent à la tâche ; on les paye à raison de 33 centimes le mètre cube de minerai extrait. Les bons ouvriers gagnent 3 fr 50 par jour. — (Jean-Augustin Barral, Phosphate de chaux des Ardennes, dans le Journal d'agriculture pratique, 27e année, 1863, tome 2, 29 octobre, page 422)
- Ça payait l’essence et les sandwichs triangles. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 20a)
- Et pourtant les figuiers s'obstinent à pousser spontanément parmi les gravats et je me gorge, sans rien payer, de leurs fruits cramoisis. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme il avait payé son emplette avec une pièce de monnaie à l'effigie du duc Raymond de Toulouse, le doyen de Beaucaire le fit incarcérer, sous prétexte qu'il avait contrevenu à un édit royal interdisant l'emploi d'une monnaie autre que celle de Nimes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Si, d’aventure, il restait sur place, attendant une vacance à l'usine, il travaillait à la mine et était payé par pipe de minerai extraite. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
- Régler un impôt ou un droit.
- Ce marchand paie cent francs de patente.
- Ce propriétaire paie mille francs d’impositions.
- Acquitter une dette.
- Le Foirond a été refait et comment. J’ai payé les trois premières traites et j'ai laissé protester les autres, sous prétexte que le pinard tournait. Aujourd'hui je n’ai pas encore payé et je ne payerai point. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 15)
- […], et si monsieur Guignol ne me paye pas aujourd’hui même les cinq termes qu’il me doit je fais vendre ses meubles sur la place publique, […]. — (Laurent Mourguet, Le Déménagement de Guignol, Elardin, 1876)
- Satisfaire à quelque chose que l’on compare à une dette à l’égard d'autrui.
- L’amiral Tyler était venu payer ses respects, me dit-il, à l’Empereur ; mais on venait de lui répondre qu’il était malade. — (Emmanuel de Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène, Deuxième année, « Jeudi 11 janvier 1816 » ; Edito Service S.A., Genève, s.d., volume II, page 321.)
- Apaiser, satisfaire avec de l'argent.
- (Familier) Offrir.
- Payer à diner, à boire.
- Se payer un agréable voyage.
- (Sens figuré) Récompenser, reconnaître.
- […], ils obtenaient les profits moraux et matériels que procure la célébrité à tous les virtuoses, dans une société qui est habituée à payer cher ce qui l'amuse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 328)
- Rien ne peut payer une telle marque de dévouement.
- Je suis assez payé par le plaisir de vous avoir obligé.
- L’amitié ne se paie que par l’amitié.
- (Sens figuré) Dédommager.
- Ce moment de bonheur l’a payé de toutes ses peines.
- (Sens figuré) Punir.
- On l’a payé de son insolence.
- Il a été payé de tous ses crimes.
- (Sens figuré) Expier.
- Il a payé de sa tête un si grand crime.
- Vous paierez cette injure.
- (Sens figuré) Obtenir, acquérir quelque chose par un sacrifice.
- Et c’est de nouveau un intellectuel, attaché, par son métier et par ses convictions, à défendre la diversité d’opinion et de religion, qui le paie de sa vie. — (Le Monde, Enseignant décapité à Conflans-Sainte-Honorine : face à la terreur, défendre la liberté d’expression, Le Monde. Mis en ligne le 17 octobre 2020)
- Il a payé son imprudence de sa liberté, de sa vie, de son sang.
-
vesprée
?- (Désuet) Orthographe désuète de vêprée.
- Mignonne, allons voir si la roseQui se matin avoit décloseSa robe de pourpre au Soleil,A point perdu ceste vespréeLes plis de sa robe pourprée,Et son teint au vostre pareil. — (Pierre de Ronsard, À ma maîtresse, dans Odes, 1550-1552)
-
déterminer
?- Fixer les limites de, délimiter précisément.
- Obtenir la connaissance (d'une information), trouver la valeur (d'une donnée), par la recherche, la réflexion, le calcul.
- Sur l'itinéraire Bilma-Agadem, les altitudes n'ont pu être déterminées jusqu'à présent d'une manière précise. Bilma et Agadem sont à peu près à la même altitude : environ 305 mètres. — (Maurice Abadie, Afrique centrale; la colonie du Niger, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1927, page 56)
- Bellonte a suffisamment à faire, derrière moi, pour déterminer notre dérive et choisir les meilleurs caps, pour que nous puissions gagner au plus vite possible New-York. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Déterminer le sens d’un mot, la véritable signification d’un mot.
- Déterminer le mode suivant lequel on doit faire certaines réclamations.
- Déterminer l’heure à laquelle une éclipse doit avoir lieu.
- Déterminer une chose par le calcul.
- Définir ou spécifier.
- La maison de production fournissait les choristes et les musiciens, suggérait fortement les chansons, déterminait les arrangements, et quelques choubidous plus tard, Françoise Deldick, Agnès Loti, Michèle et ses Wouaps sortaient de l'ombre. — (Luc Mercure, La mort de Blaise, Éditions Leméac, 2008, page 35)
- Pour contourner la difficulté liée à cette imputation, la loi a parfois déterminé expressément les personnes physiques pénalement responsables des faits infractionnels commis au sein de la personne morale. — (Philippe T’Kint, Le droit des ASBL, tome 1 : Aspects civils et commerciaux, Bruxelles : Éditions Larcier, 2013, §. 4.6.7.3.4)
- (En particulier) (Grammaire) Préciser ou restreindre le sens d’un mot, d’une expression, d’une phrase.
- Ce mot est déterminé par celui qui précède.
- Dans la phrase : Le livre de Pierre, le mot Pierre détermine le mot livre.
- (Par extension) Causer ; produire ; faire qu’une chose ait lieu ou s’accomplisse.
- L’inflammation consécutive peut en même temps, déterminer le gonflement des ganglions sous-glossiens. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Plusieurs fois, des écrivains éloquents crurent qu'ils pourraient déterminer un courant de réaction contre ces doctrines. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 125)
- La bataille était douteuse, cette habile manœuvre en détermina le succès.
- Faire résoudre, faire prendre une résolution.
- Il était irrésolu sur le parti qu’il devait prendre, cette nouvelle le détermina.
- Je le déterminai à partir.
- — J’ai cru que vous aimiez mieux faire vos affaires tout seul, et j’ai compris cela, sans me permettre, de chercher les raisons qui vous déterminaient. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- — Oui, c’est moi, mignonne, et pour que je remette les pieds ici, il faut, tu le comprends, que de biens graves raisons me déterminent… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- (Pronominal) Se résoudre, s’arrêter à un parti.
- Il était indécis, mais il s’est déterminé.
- Vous avez l’esprit bien irrésolu, déterminez-vous à quelque chose.
- (Absolument) — Sachez enfin vous déterminer.
-
approuver
?- Tenir pour acceptable.
- J'écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes: …. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Juger louable, trouver digne d’estime.
- J’approuve son style, mais non pas ses idées.
- J’approuve vos sentiments.
- Approuvez-vous une conduite si étrange ? On ne saurait approuver son procédé.
- C’est une action qui mérite d’être approuvée.
- Autoriser par un témoignage authentique.
- Plusieurs conciles ont approuvé cette doctrine.
- Ce livre fut approuvé par les évêques.
- Ce spécifique est approuvé par les autorités médicales.
-
désactiver
?- Arrêter une des fonctionnalités de quelque chose qui fonctionne.
- Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. Et cerise sur le gâteau : l'alarme et les caméras étaient désactivées ce week-end. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.