Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bouffette
Que signifie "bouffette" ?
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- Petite houppe qu’on attache à divers objets pour servir d’ornement.
- Il faut des bouffettes à ce harnais.
- On se sent transporté dans un monde inouï, impossible et cependant réel. ― Les troncs d’arbre ont l’air de fantômes, les hommes d’hyènes, de hiboux, de chats, d’ânes ou d’hippopotames ; les ongles sont peut-être des serres, les souliers à bouffettes chaussent des pieds de bouc ; ce jeune cavalier est un vieux mort, et ses chausses enrubannées enveloppent un fémur décharné et deux maigres tibias. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Le théâtre de Marseille avait prêté les costumes ; l’or, la soie, le velours, les étendards brodés, les écus d’armes, les cimiers, les caparaçons, les rubans, les nœuds, les bouffettes, les fers de lance, les cuirasses faisaient flamber et papilloter l’Esplanade comme un miroir aux alouettes. — (Alphonse Daudet, La défense de Tarascon, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 61)
- Le premier mouvement des chiens avait été de suivre leur maître, mais je leur ordonnai de rester près de moi, et, habitués à obéir, ils revinrent sur leurs pas. Je m’aperçus alors qu’ils étaient muselés, mais au lieu d’avoir le nez pris dans une carcasse en fer ou dans un filet, ils portaient tout simplement une faveur en soie nouée avec des bouffettes autour de leur museau ; pour Capi, qui était à poil blanc, la faveur était rouge ; pour Zerbino, qui était noir, blanche ; pour Dolce, qui était grise, bleue. C’étaient des muselières de théâtre. — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887, pages 1-347)
- (En particulier) Nœuds de ruban un peu renflés qui font partie de certains ajustements d’homme ou de femme.
- Leurs robes […] offraient à l’œil plusieurs rangs de garnitures, où brillaient l’or, l’argent, les perles, au milieu de bouffettes de gazes et de guirlandes de fleurs artificielles. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2 ,4, 1833)
- J’ai la chemisette, les bas de soie, les souliers à bouffettes, le manteau, tous les accessoires du costume qui semble taillé exprès sur votre moule comme par prévision de l’aventure. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863)
- ... Amandine... se prélassait, triomphante et glorieuse, sous les cornes de l'énorme bouffette de son foulard. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, Quarto Gallimard, p. 690.)
- (Histoire, Marine) Troisième voile du grand mât de galère. [2]
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bouffette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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psallette
?- (Religion) (Vieilli) Maîtrise, école de musique, attachée à une église, où l’on forme les enfants de chœur (garçons chantant dans le chœur).
- Le Dictionnaire de Trévoux (éd. 1743-1752) définit la psallette comme une maison où le maître de musique loge et « enseigne les enfants du chœur », qui servent « à porter les chandeliers et à chanter dans le chœur de musique les dessus [premier et second] et les versets, qu’il faut chanter sur un ton élevé et aigu ».
- Créé par l’Église, élevé par elle, dans les psallettes du Moyen Age, le plain-chant est la paraphrase aérienne et mouvante de l’immobile structure des cathédrales. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- (Religion) (Vieilli) L’ensemble des chantres (ou choristes) adultes professionnels et des enfants, qui constituent le chœur d’une église (en France jusqu’à la décision de dispersion de tous les chapitres canoniaux par le comité ecclésiastique révolutionnaire en 1790, et avant les timides essais de reprise à partir du Concordat de 1801).
- (Religion) maîtrise ; ou quelquefois manécanterie (ce dernier mot, à partir du 19e siècle seulement). Chœur attaché à une église, qui comprend des voix enfants (filles et garçons pour les parties aiguës) et des voix adultes (parties graves).
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courbette
?- (Équitation) Mouvement que le cheval fait en se cabrant et bondissant sur ses postérieurs.
- La courbette est un saut pour lequel le cheval doit préalablement avancer ses pieds postérieurs le plus près possible de son centre de gravité, en pliant les angles articulaires de l'arrière-main et en affaissant cette partie ; puis il lève les membres antérieurs en pliant les extrémités sous lui, de manière que l'avant-main se trouve enlevée, à peu près à la moitié de la hauteur à laquelle s'enlève le cheval qui se cabre tout droit. Après avoir pris cette position, il fait un petit bond, proportionné à ses moyens et à ses dispositions, afin de gagner du terrain en avant. Les hanches rabattent et accompagnent avec une cadence basse et tride, les membres de devant dans l'instant où ils retombent à terre. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865, page 249)
- (Péjoratif) Action de se courber devant quelqu’un, attitude humble et obséquieuse envers quelqu’un, révérence.
- Faire une courbette.
- Surtout que je suis assez connu du personnel et des habitués, que j'étais la vedette du jour, et que cela m'a valu une réception du tonnerre avec courbettes, sourires et dos voûtés des maîtres d'hôtel. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXI, Série noire, Gallimard, 1956, page 192)
- Et ils ricanent, ils s’esclaffent, ils l’invectivent, ils font semblant de l’adorer, ils le supplient, ils s’agenouillent devant lui pour rire, ils lui font des courbettes grotesques, des révérences… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 79)
- Après quoi, ayant à nouveau baisé la main de ces dames, fait mes courbettes, claqué les talons, je courais joyeusement derrière le dépôt de bois où, coiffé d'un tricorne de papier et armé d'un bâton, je défendais l'Alsace-Lorraine, marchais sur Berlin et accomplissais la conquête du monde jusqu'à l'heure du goûter. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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doucette
?- Personne doucette (substantif dérivé de l’adjectif).
- Faire la doucette.
- C’est une petite doucette.
- Nom générique donné à la plupart des plantes de la famille des valérianelles et dont on consomme en salade les jeunes pousses, comme la mâche.
- Étoffe de soie fine et légère.
- Soude de mauvaise qualité.
- Variété de pomme.
- Variété de raisin très sucré.
- (Ichtyologie) Poisson méditerranéen nommé aussi souris de mer.
- (Boisson) Boisson légèrement alcoolisée.
- Madame Emilia ! Un litre de chicha, de la bien forte pour nous, et un petit verre, de la doucette, pour le petit ami ! — (Luis Sepúlveda, Le Monde du bout du monde, 1989 ; traduit de l’espagnol du Chili par François Maspero, 1993, page 27)
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crevette
?- Petit crustacé décapode comestible qu’on pêche sur le bord de la mer ou en eau douce.
- Des rochers bas, couverts de mousses et de varechs, émergent à marée basse. On pêche la crevette et l’équille. — (Paul Gruyer, Normandie, Collection de Guides-Joanne, Librairie Hachette, 1912, p. 165)
- Ainsi, le dicofol altère le métabolisme lipidique des crevettes, et inhibe la succinate déshydrogénase et la cytochrome c oxydase (Surendranath, 1991), […]. — (Michel Bounias Traité de toxicologie générale: du niveau moléculaire à l'échelle planétaire, page 412, Springer, 1999)
- L'UICN a également procédé à la première évaluation mondiale des crevettes d'eau douce. Résultat : 28 % de ces espèces sont menacées d'extinction, comme ici la crevette géante d'eau douce (Macrobrachium rosenbergii). En cause : la pollution, la modification de leur habitat et le commerce aquariophile. — (Le Monde du 02/07/2013, les plus anciennes espèces du monde en déclin)
- Les femmes les attendaient en brodant et en effectuant l’ensemble des travaux domestiques, pendant que ces messieurs gagnaient leur vie en allant pêcher la crevette à bord de leur sauterellier. — (Laurent Pocry, L'ange pleureur fait son cirque, Coëtquen Éditions, 2013, page 149)
- (Familier) Chérie.
- Ma petite crevette.
- (Familier) Personne de constitution chétive, particulièrement si il s'agit d'un ou d'une adolescente, parfois aussi d'un nourrisson.
- [...] t'as treize, quinze ou dix-huit ans et que t'es une crevette, c'est pas vraiment facile d'être pédé. — (Patrick Denfer, Les dieux du vestiaire, Éd. H&O, 2004)
- Pauvre crevette aux paupières serrées. Couverte comme au Pôle Nord par ce temps radieux, elle était en plus affublée de l'inévitable coussin de Becker. « Elle vomit, docteur, elle vomit tous ses repas juste après le biberon, elle s'énerve,…]». — (Martin Winckler, En soignant, en écrivant, Éditions Indigène, 2000)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, en fasce, la tête à dextre, la queue rabattue sous le corps. À rapprocher de crabe, écrevisse et homard.
- D’azur a la bande d’or chargée de trois crevettes du champ, accompagnée en chef d’un bâteau contouné d’argent et en pointe d’une coquille de moule au naturel, au chef cousu de gueules d’un léopard aussi d’or, qui est de la commune de Villerville du Calvados → voir illustration « armoiries avec 3 crevettes »
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abstraite
?- Féminin singulier de abstrait.
- Cette approche, qui a «désabstractisé» la phonologie par rapport aux démarches pragoises, a par ailleurs permis de poser une autre unité très abstraite, fondée sur une vue quelque peu distributionaliste, avec le concept de «diaphone», entité qui traverse les frontières d’un corpus donné et constitue en effet — du moins dans notre optique — la base réelle de toute communication à l’intérieur d’une société ou même entre individus appartenant à des communautés différentes de locuteurs. — (Haiim B. Rosén, Un demi-siècle de linguistique européenne, 2001, page 50)
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gorgerette
?- (Vieilli) Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes.
- Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831, page 257, édition de Pocket (1989), ISBN 978-2-266-24000-0)
- Par la guimpe entrebâillée, je voyais de petites médailles d’argent qui reluisaient au fond de la gorgerette. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 178)
- C'est ton sein dont la gorgeretteMe dévoile la blanche chair. — (Albert Glatigny, Poésies, Les flèches d'or, Paresse ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1870, page 115)
- — Une lettre pour Michel Corbier ! Il tint un moment la lettre haut en humant l’air. — Bigre ! celle-ci ne sent pas le tabac à priser... Une belle fille pourrait la mettre dans sa gorgerette. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Bride destinée à nouer, les bonnets d'enfants.
- (Ornithologie) Fauvette à tête noire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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proxénète
?- (Sexualité) Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
- Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 354)
- En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard et Didier Rioux, éditions Les Arènes, 2009, page 258)
- (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.
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bannette
?- (Papeterie) Réceptacle à papier, généralement en plastique.
- Frédéric était chargé de traduire toutes les données administratives qui lui tombaient sous la main et proposer, en toute décomplexion, une première sélection dont on discutait ensuite en de plus hautes instances. Première bannette : dossiers particulièrement intéressants, personnes à fort potentiel. — (Carole Declercq, Ce qui ne nous tue pas …, Éditions Terra Nova, 2015)
- (Vieilli) Petite banne en osier.
- Ensuite Mlle d’Andervilliers ramassa des morceaux de brioche dans une bannette, pour les porter aux cygnes sur la pièce d’eau. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Les tapisseries de ces murs, ces meubles, ces flambeaux, ces vases et jusqu’à ces fleurs dont j’eusse pu dire presque d’où elles venaient, dans leurs bannettes dorées, et combien elles avaient coûté, enfermaient fatalement mon imagination dans les limites d’un salon aussi banal que bien d’autres qui avaient au moins cette excuse de n’être point situés dans les dessous de l’Opéra. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- (Vieilli) (Régionalisme) Petite bâche.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Commerce) (Désuet) Paquet de peaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) Couchette d’équipage à bord d’un navire de guerre.
- Voilà une trentaine de minutes qu’ils ont quitté le port et l’autre et le troisième homme se sont blottis dans leurs bannettes cigarette à la bouche. — (Bertrand Belin, Littoral, P.O.L., Paris, 2016)
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fenouillette
?- (Vieilli) Variante de fenouillet (variété de pomme).
- Eau de vie de graine de fenouil.
- Les dévotes ne prenaient jamais de fenouillette, dit Mme de Sévigné. — (Jean-Luc Hennig, Le topinambour & autres merveilles, 2000)
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olivette
?- (Agronomie, Biogéographie, Ethnobiologie) Oliveraie, olivaie.
- Les formes de dégradation du phylum du Chêne-vert sont très nombreuses et constituent l’essentiel du paysage méditerranéen français là où l’homme n’a pas placé ses vignes, ses olivettes, ses vergers d’Amandiers, ses jardins ou ses cultures labourées. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 174)
- Petit olivier.
- Petite olive.
- Le trajet, le marché lui-même seront vécus dans un butinement ébloui, des olivettes, je me damnerais pour ça, ah ! des marat, mais si, tu sais bien, celles qui ont un goût de fraises des bois, je peux goûter, merci monsieur, c’est délicieux ! — (Philippe Delerm, Enregistrements pirates, Éditions du Rocher, 2003, page 40)
- (Par analogie) Nom donné à diverses variétés de vignes qui donnent un raisin à grains allongés : olivette noire, olivette blanche, etc. Cépage Olivette noire. (sens n°4)
- (Par analogie) Variété de tomate qui donne un fruit allongé.
- Sorte de danse en usage en Provence après la cueillette des olives.
- Danser les olivettes.
- Variété de résine de cannabis originaire de la vallée du Rif au Maroc, qui se présente en forme ovale et sous cellophane, réputée pour son taux de THC important.
- (Régionalisme) Passage entre deux pierres dressées afin de franchir une haie, comme un échalier.[1]
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pétrolette
?- (Vieilli) Voiturette à pétrole.
- Vinrent encore un lourd omnibus automobile moins rapide mais plus effrayant, sonnant de la trompe sans discontinuer, une antique calèche au devant vitré, un landau mené par de solides et lents chevaux percherons, puis des charrettes anglaises élégantes, et encore des automobiles et des pétrolettes : ce fut durant vingt minutes une succession presque ininterrompue d'équipages et de véhicules attirant les villageois sur le seuil des portes. — (George-Lespinasse Fonsegrive, Le fils de l'esprit: roman social, Lecoffre, 1905, p. 33)
- (Vieilli) Petit canot automobile à pétrole.
- Le commandant nous invite dans sa pétrolette. — (André Gide, Souvenirs et voyages, Gallimard, Pléiade, 2001, p. 335)
- […], Fabre, assis, ou plutôt allongé dans son canot, respirait béatement la brise marine. À sa gauche, le paysage défilait, très lentement, car la pétrolette de Jeffries avait fort à faire. C'était une succession de criques sauvages, de mornes déserts, d'îlots de corail, dominés par la masse sombre de la forêt et de la montagne. — (Pierre Benoit, Erromango, 1929)
- (Familier) Cyclomoteur ou vélomoteur.
- Mâchefer qui se battait avec son engin, une méchante pétrolette qui, en l'occurrence, ressemblait plutôt à un cheval de rodéo. Jambes écartées, la pointe du pied au sol, Mâchefer, le visage soucieux et tendu, les bras roides, s'efforçait de garder à sa pétrolette un semblant de direction. Mais, à chaque explosion nouvelle, il partait à droite, à gauche, par grands à-coups. — (Henry Bonnier, L’Enfant du Mont-Salvat: roman, Albin Michel, 1980, page 270)
- Sa porte fermée à double tour, Justin enfourcha sa vieille mobylette bleue à moitié rouillée appuyée contre le mur de la maison. Il la mit sur sa béquille et, arcbouté sur le guidon, pédala comme un fou pour la mettre en route. Il fallut un certain temps pour que la pétrolette daigne enfin démarrer dans une fumée d'enfer. — (Alain Fournier, Le bouc marchait sur deux pattes, Éditions Edilivre, 2013, chap. 1)
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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poudrette
?- (Désuet) Petit ustensile où l’on mettait le sucre en poudre.
- Meringues farcies […] vous les saupoudrez de sucre fin mis dans une poudrette, et les mettez au four à une chaleur très-douce. — (J.-J. Machet, Le Confiseur moderne, Imprimerie de Guilleminet, Paris, 1803)
- (Agriculture) Excréments animaux ou humains desséchés et réduits en poudre, employés comme engrais.
- Il paroît encore, que je ne plante pas dans du terreau tout pur, encore moins dans la poudrette toute pure, comme font quelques Jardiniers ; il eſt bien vrai que les Orangers pouſſent aſſez bien dans cette poudrette pendant un an ou deux : mais il eſt vrai auſſi qu’ils n’y font aucune motte […] — (Jean de La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des Orangers, et des réfléxions ſur l’Agriculture, tome second, La Compagnie des Libraires, Paris, 1730, nouvelle édition revue et corrigée)
- À Paris et dans plusieurs autres villes, les matières fécales sont employées à la fabrication d’un engrais spécial qu’on appelle poudrette. C’est un engrais solide et pulvérulent. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Les matières fertilisantes, J.-B. Baillière & fils, Paris, 1925, 7e éd., p. 176)
- En 1820, toutes les grandes villes fabriquaient de la poudrette, parfois mélangée frauduleusement avec du charbon ou de la terre. — (Michel Vanderpooten, Les Campagnes françaises au XIXe siècle, 2005)
- La poudrette, tirée des enclos de nuit des animaux, composée de terre fine mélangée à des excréments desséchés et pulvérisés, évolue plus rapidement que le fumier vers des formes minérales. — (Philippe Lhoste, Michel Havard et Éric Vall, La Traction animale, Quæ - CTA - Presses agronomiques de Gembloux, Wageningen - Versailles - Gembloux, 2010, page 125)
- Vers la même époque, il était du meilleur ton de priser des matières fécales desséchées et mises en poudre : tout le monde sait l’histoire de Bassompierre, ouvrant sa tabatière pour offrir de la poudrette à la reine ! — (Augustin Cabanès, Mœurs intimes du passé : Usages et coutumes disparus - Série I, Ligaran, 2015)
- Jeu de la poudrette.
- (Pouldrette) Quand on dit que les enfans joüent à la pouldrette, on n’entend pas qu’ils s’amuſent ſimplement à paſſer de la pouſſiere entre leurs doigts. Cela ne les divertiroit pas fort. On entend qu’ils ſe jettent de la poudre les uns aux autres. — (Bonaventure des Périers, Obſervations ſur le Cymbalum Mundi, dans Contes et nouvelles, et joyeux devis, tome second, 1711)
- Le jeu de la poudrette est signalé à plusieurs reprises. Des enfants s’y amusent, en 1405, dans la région de Senlis ; d’après ce texte, il consistait à jeter de la poudre aux yeux (*), ou du moins un des participants jeta de la poudre aux yeux de ses camarades durant la partie. — (Roger Vaultier, Le Folklore pendant la guerre de Cent Ans d’après les Lettres de rémission du Trésor des Chartes, Librairie Guénégaud, 1965)
- Jeu de la poudrette : Quel était ce jeu de la poudrette dont il est question dans le Cymbalum Mundi de Bonaventure des Périers, et qui avait déjà laissé perplexe La Monnoye à la fin du XVIIe s. ? — (Intermédiaire des chercheurs & curieux, 1979)
- (Technique) Broyat de pneus usagés et d’autres produits en caoutchouc, recyclé.
- Il s’agit de le comprimer fortement dans une presse puissante pour expulser l’eau du latex et faire agglomérer les particules finement divisées de la poudrette. — (Le Caoutchouc et la gutta-percha, volume 19, 1922)
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arbalète
?- Arme de trait, arc (généralement d’acier) monté sur un fût et qui se bande à la main ou à l’aide de divers mécanismes selon sa force.
- Il avait la ceinture pleine de dagues et de poignards, une grande épée au flanc, une arbalète rouillée à sa gauche, et un vaste broc de vin devant lui. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Ce ne fut, dit Hallam, ni la noblesse d’Angleterre, ni ses vassaux qui gagnèrent les batailles de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt : […] ; mais ce furent les yeomans qui tiraient l’arbalète d’un bras sûr et nerveux, […]. — (Alexandre de La Fons de Mélicocq, Une cité picarde au Moyen-Age, ou Noyon et le noyonnais aux XIVe et XVe siècles, Noyon : Soulas-Amoudry, 1841, page 13)
- Tantôt il attache un pétard à un poil de ma barbe, tantôt il me décoche de son arbalète un trait de feu dans mon manteau. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Cette muraille est à portée d’arbalète des tours 11, 12 et 40 et est commandée par celles-ci. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il devait se défendre contre les assauts d’une imposante armée d’un seigneur du royaume voisin. Grâce à l’arbalète magique offerte par un génie de tortue, il arriva à la défaire. — (Le Courrier du Vietnam, L’arbalète magique, lecourrier.vn, 25 avril 2020)
- (Par analogie) (Art) Divers instruments en forme d’arc.
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée en pal, fût vers la pointe.
- D’azur à la barque à l’antique d’argent naviguant sur une rivière du même mouvant de la pointe, au chef de gueules chargé d’une arbalète en pal, accostée de deux dauphins, celui de dextre contourné, le tout d’argent, qui est de Villeneuve-la-Garenne → voir illustration « armoiries avec une arbalète »
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entrefaite
?- Temps qui s’écoule entre deux actions, entre deux événements.
- Il est arrivé sur l’entrefaite.
- La paix avec l'Angleterre, qui survint sur ces entrefaites, arrêta les machinations des royalistes […]. — (Stendhal, Vie de Napoléon, 1818, chapitre 24)
- Sur ces entrefaites, j'entendis parler du 3e zouave, dont les débris ralliaient le camp de Châlons. — (Amédée Achard, Récits d'un soldat. Une armée prisonnière – Une campagne devant Paris, 1871)
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rasette
?- (Agriculture) Pièce aratoire, composée d’un petit soc et d’un petit versoir, montés sur un sep, lui-même fixé à l’age de la charrue, et située entre le coutre et le soc, pour enfouir au fond de la raie les débris et la couche de terre de surface du labour.
- (Agriculture) Instrument tracté, constitué de lames, destiné à aplanir la surface d’un sol, en arasant les mottes de terre.
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oeillette
?- Mauvaise orthographe de œillette.
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curette
?- (Art, Médecine) Nom de divers outils servant à creuser, à gratter ou à nettoyer.
- Ainsi, lors du curetage des tissus mous, on est sûr d’avoir une curette parfaitement affûtée (ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on utilise, sans la réaffûter extemporanément, une curette qui a déjà travaillé sur les tissus durs). — (Jean Fourel, Roger Falabrègues, Parodontologie pratique, 1975)
- Petit outil autrefois utilisé par les laboureurs pour enlever la terre qui collait au soc de la charrue.
- Enfin il y a une curette. C'est un bâton ferré d'un mètre de long, qu'on place dans une boucle et qui s'appuie sur le denteau. On l’appelle curette parce qu'elle sert à curer le soc et le coutre quand ils sont chargés de terres argileuses et humides. — (J.A. Marc, Essai in Mémoires de la société d'agriculture du département de la Seine, tome 13, Éd. Huzard, Paris 1810)
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calculette
?- (Informatique) Calculatrice électronique de petite dimension.
- Passe-moi ta calculette.
- S’il est vrai que l’utilisation de la calculette peut engendrer de mauvaises habitudes de travail et faire passer l’enfant à côté d’'apprentissage de base, elle peut être envisagée selon une optique positive. — (Xavier Roegiers, Les mathématiques à l’école primaire, Volume 1: 1. Nombres et numération, 2. Opérations, 2000)
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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arpette
?- (Argot) Variante de arpète.
- À connotation péjorative, un « arpette » désigne plus généralement un débutant inexpérimenté tout juste bon à manœuvrer pelle et balai.
- LA VOIX DE MAURICE, (qui les accompagne dans l’antichambre.) — Au revoir, petite arpette de mon cœur. — (Henry Bataille, L’Enfant de l’Amour, Ernest Flammarion, 1922, page 92)
- Trois ouvrières tripotaient des chemises. L’apprentie était assise, sur une chaise, les pieds sur les barreaux, les genoux relevés. Elle marmottait tout bas, l’œil perdu. À un moment, elle dit, inconsciemment, presque haut : je n’entends pas mes moutons ! Les ouvrières s’arrêtèrent de travailler et crièrent en chœur : en v’là une sale arpette ! Tu nous embêtes avec tes moutons, toi ! — (Joris-Karl Huysmans, En ménage, Eugène Fasquelle éditeur (Bibliothèque Charpentier), 1922, page 68)
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emplette
?- Achat de quelque marchandise, d’un meuble, d’un vêtement, d’un livre, etc.
- Bientôt, Bert fit l’emplette d’un complet de cycliste, avec la casquette, l’insigne et tous les accessoires. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 12 de l’édition de 1921)
- Qui diantre as-tu pu bien être ? Un roulier sans doute, qui, après avoir fait emplette de trois chevaux et d'une mauvaise patache, dit pour toujours, adieu à son trou et s'en alla voiturer les marchands de foire en foire ? — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Un agrégé, pensa-t-il. Un barbeur qui a dû faire suer des générations d'élèves. Et qui va faire à Londres ses emplettes de shakespearophilie. — (Laurent Carpentier, Les bannis, Éditions Stock, 2015)
- La chose achetée.
- Comme il avait payé son emplette avec une pièce de monnaie à l'effigie du duc Raymond de Toulouse, le doyen de Beaucaire le fit incarcérer, sous prétexte qu'il avait contrevenu à un édit royal interdisant l'emploi d'une monnaie autre que celle de Nimes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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jaquette
?- (Vieilli) (Habillement) Robe que portaient les petits garçons.
- (Habillement) Sorte d’habillement d’homme, serré à la taille, fendu dans le bas du dos, et qui descend généralement jusqu’aux genoux. Vêtement de jour, il est porté dans les mariages et les grandes courses hippiques.
- Il ne portait sur lui qu'une fine jaquette et, comme un croc de lumière, attendait dans l'ombre qu'un de ces garçonnets, dont toute volupté passait par la candeur et qu'on voyait errer à la morsure du soir, vint se perdre à sa portée ; là, le Marquis l'empoignait et beaucoup disparurent ainsi. — (Anonyme, Une autre histoire, 1703)
- Son costume se composait d’une tunique verte, […] ; cette jaquette pendait sans être boutonnée par-dessus un pourpoint collant et de couleur écarlate, serrant le corps. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il avait une cravache à la main, des houseaux aux jambes ; une jaquette courte faisait saillir son torse vigoureux. — (Jules Mary, La Pocharde, 1898, chap. 1, Paris : chez H. Geoffroy, 1904-1905, page 5)
- Il avait mis, dans sa désolation, des bottines vernies, le gilet de velours, et il hésitait maintenant à s’asseoir sur le coussin, ne sachant s’il devait user de préférence le fond de son pantalon ou les basques de sa jaquette. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 177)
- Chaque matin, elle lui aidait encore à passer sa jaquette et à nouer sa cravate. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par analogie) (Habillement) Veste de femme ajustée à la taille.
- Elle a achevé de s’habiller. Elle a mis une jaquette de la couleur de sa jupe, laissant voir largement son corsage de lingerie dont le haut est transparent et rosé. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (En particulier) (Histoire) (Habillement) Jaque rembourrée portée sous la cotte de mailles ; gambison. [2]
- Cent-vingt archers de guet […] portant la jaquette à longs plis — (Victor Hugo)
- Le duc alors revêtit sa jaquette, qui était en chaînons de mailles si souples que la trame d’acier n’était guère plus épaisse que du velours : puis il passa par-dessus son jacques des chausses et un pourpoint gris et argent, qui étaient ses couleurs favorites. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Couverture protégeant un livre relié ou broché [2], un CD, DVD ou blu-ray. Note : Elle ne doit pas être confondue avec la couverture rempliée.
- Non seulement le livre d’art envahit la montre avec sa « jaquette » illustrée, mais les autres publications prennent exemple sur lui. — (René Huyghe)
- Sur cette jaquette, on voit une fille attachée à un arbre, et un garçon doit la sauver.
- Homosexualité masculine [2].
- Henri III […] était de la jaquette flottante. — (San-Antonio).
- (Canada) (Habillement) Chemise de nuit.
- C’est l’heure de mettre votre jaquette et d’aller vous coucher.
- Dis-moi que je suis beau, que ma jaquette bleue fait ressortir mes yeux dans le bon sens du mot. — (Les Trois Accords, Le bureau du médecin - Dans mon corps, 2009)
- (Suisse) (Habillement) Vêtement à manches longues couvrant le torse, souvent en tricot, fermé sur le devant à l’aide de boutons ou d’une fermeture éclair, généralement ajouté par-dessus un autre habit pour porter chaud. Cardigan. Veste. Gilet [3].
- Elle a mis une jaquette de Jersey gris perle sur son chemisier, chaleur sèche dans son appartement ripoliné. — (Anne-Lise Grobéty, Zéro positif, Bertil Galland, Vevey, 1975)
- (Ornithologie) Nom vulgaire de la pie.
- (Armement) Manchon d’acier renforçant la partie antérieure du tube d’un canon.
- On a augmenté de trois pieds sa longueur d’âme et renforcé sa frette de culasse ou jaquette. — (Journal officiel 17 mars 1874, page 2063, 3e colonne)
- Le tube et la jaquette (du canon allemand de 77) sont en acier nickel.
- Enveloppe extérieure en tôle d’une chaudière évitant toute déperdition de chaleur.
- Jaquette thermostatique.
- (Dentisterie) Variante orthographique de jacket.
- (Industrie pétrolière) (Forage) Structure métallique fixée par des piles au fond de la mer, qui sert de support aux installations de surface d’une plateforme pétrolière.
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jaunette
?- Féminin singulier de jaunet.
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casquette
?- Couvre-chef traditionnellement d’homme, fait d’étoffe ou de peau, qui a ordinairement une visière sur le devant.
- Pensant à son accoutrement, il se défit de son faux-col et de sa casquette blanche d’aéronaute, qui pouvaient le trahir […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- […] ils avaient des casquettes à visière de cuir et à galon d’or, comme les collégiens ou les « séminards » […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand on se rappelle avoir vu passer aux mêmes endroits ces officiers gris, tout en hausse-cols et en casquette […], cela vous fait tout de même quelque chose. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le gosse séché et réconforté remonta sur le pont avec une superbe casquette de yachtman juchée sur le capuchon de son anorak. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Apanage du bourgeois et du voyou, le feutre est un accessoire qui se perd. Symbole de civilité, de tact. Secours des timides mal entraînés à la galanterie. Hautement préférable à la casquette de base-ball, grossier couvre-chef avec sa visière aussi allongée qu'une langue d'iguane et aussi raide qu'une queue de poêle à frire, flanquée de deux porte-jarretelles croisés sur la nuque. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, pp. 338-339)
- (Sens figuré) Ce que l’on représente dans un débat, une discussion, une négociation.
- Le maire [et enseignant] bénéficie d'une double casquette : il est à la fois agent de l'Etat et agent de la commune en tant que collectivité territoriale. — (Stessy Speissmann redevient enseignant, Vosges Matin, 15 mai 2016)
- (Familier) (Automobile) Accident de véhicule tout-terrain au cours duquel ce dernier bascule (par l’avant ou non) puis se retourne.
- Le 4x4 a fait une casquette dans les dunes, mais grâce aux arceaux, il y a eu plus de peur que de mal.
- (Commerce) Dernière étagère au sommet de la gondole permettant de placer de la décoration ou de déposer les produits qui ne rentrent pas dans le rayon.
- (Familier) Mal de crâne ; gueule de bois.
- Cette dernière se prend au jeu et entame une partie de « chat-bite »… Par chance, la femme de mon voisin ne s’en aperçoit pas, et pour cause, elle tient une de ces casquettes ! — (Jyhel, La Bulle du Temps, Éditions Publibook, 2011, page 85)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.