Dictionnaire des rimes
Les rimes en : boubou
Que signifie "boubou" ?
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- (Habillement) Vêtement traditionnel africain, long et très ample, aussi bien porté par des hommes que par des femmes.
- Chez Hédiard, dans le quartier des boutiques chic de la Ville Nouvelle, une femme noire en boubou est entrée. Immédiatement, l’œil de la gérante se transforme en couteau, surveillance sans répit de cette cliente qu’on soupçonne en plus de s’être trompée de magasin, qui ne sent pas qu’elle n’est pas à sa place. — (Annie Ernaux, Journal du dehors, 1993, réédition Quarto Gallimard, page 531)
- Un groupe d’enfants jouaient avec la guenon apprivoisée d’un Flamand efféminé, un habitant de l’impasse qui se faisait appeler Fifi, et qui ne portait que des chemises en pagne et des boubous africains. — (Gaël Faye, Petit Pays, Grasset, 2016, pages 108–109).
- Normand Brathwaite y incarne le professeur en sociologie Napoléon Kiwi Premier, vêtu d’un boubou, un par-dessus commun en Afrique subsaharienne, et s’exprime avec un accent caricatural, à couper au couteau. — (Raphaël Pirro, Radio-Canada retire un épisode de «La Petite vie» avec Normand Brathwaite, Le Journal de Montréal, 11 novembre 2020)
- Un boubou chatoyant.
- (Par métonymie) Les Africains, les Noirs eux-mêmes.
- […] De toute façon, des boubous il y en a. C'est pas ce qui manque [rires]. On les appelle les boubous, les Noirs quoi. […] S’il y a un Français qui me dit « je suis manœuvre », je lui dis « j’ai rien du tout ». […] Le mec il ira pas sur les chantiers, avec un temps comme ça, prendre la pelle, charger, le mec il le fera pas. Non, non, manœuvre, c'est boubou, quoi. Le problème, c'est que le Français, il aura pas la même culture, donc il le fera pas… L'autre, là-bas, boubou, il va aller sur le chantier, le chef il va lui secouer les plumes « tiens tu fais ça, tu vas là, tu montes ça », bon il va le faire… — (Nicolas Jounin, Chantier interdit au public, Paris, La Découverte, 2009, page 19)
Mots qui riment avec "ou"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "boubou".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ou , ous , out , outs , oux , oup , oups , oût , oûts , oue et oues .
-
bout
?- Partie extrême d’une chose.
- Il leur suffisait de tremper le bout des doigts dans une pipe de cidre ou une cuvée de vin pour changer cidre et vin en bouse liquide ; […]. — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
- Il y a encore une autre région frontière orificielle qui est un foyer sexuel tactile de haute importance : le bout des seins. — (Havelock Ellis, La Sélection Sexuelle chez l'Homme : Toucher, odorat, ouïe, vision, traduit par A. Van Gennep, Paris : Mercure de France, 1922, page 45)
- Il habite à l’autre bout de la ville.
- Le gros bout de poitrine, morceau de boucherie, à l'avant de la poitrine.
- Ce qui garnit l’extrémité de certaines choses.
- Le bout d’un parapluie.
- Le bout d’une allumette.
- Petite partie de certaines choses ; morceau résiduel.
- De mon cigare il ne me restait plus qu’un bout entre les lèvres, et, après en avoir aspiré les dernières bouffées, je le jette par-dessus le bord. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- […], M. Smallways se livrait à l’horticulture, sur ce dernier bout de terrain investi de jour en jour plus étroitement par les accaparements urbains. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 7 de l’édition de 1921)
- Fin, terme, d’une chose qui dure dans le temps.
- Au bout du mois vous recevrez votre salaire.
- C’est une affaire dont il ne verra jamais le bout.
- Telle était, ce soir, la misère d’Yves, qu’il n’imaginait même pas d’en voir jamais le bout. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, pages 71-72)
- le Périat a été mon précepteur, un si saint homme qu’on a dû le jeter dehors avant le bout de l’an, parce qu’on ne pouvait pas garder une bonne avec lui, qu’il ne l’eût mise enceinte, avant le bout du mois. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 358)
- (Cartes à jouer) Carte spéciale dans certains jeux de cartes, comme le tarot
- Au tarot, il y a trois bouts : le petit (le un d’atout), l’excuse et le 21 d’atout.
- (Marine) Avant, proue, du bâtiment.
- Ce bâtiment a le bout à terre.
- Naviguer vent de bout.
- (Maçonnerie, Mécanique, Menuiserie) Bord le plus court d'une plaque, d'une tôle, d'une planche ; et plus généralement, face étroite d’un objet pris dans sa largeur, par opposition au plat et au chant.
- bouldoux
- itxassou
-
coup
?- Impression que fait un corps sur un autre en le frappant.
- Le docteur Paul était ensuite venu, brillamment expliquer à la barre comment les coups avaient occasionné, en effet, seize blessures. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- C’est ainsi que, le 21 adar 4996 (1236), un pêcheur chrétien étant mort des coups que lui avait portés un juif au cours d’une rixe, la foule envahit la juiverie vicomtale, avec l’intention de la mettre à sac. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- J’ai vu des prisonniers jetés à coups de matraque d’un étage à l’autre et qui, hébétés par la torture et les coups, ne savaient plus que murmurer en arabe les premières paroles d’une ancienne prière. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et crescendo, la querelle s’envenime en injures, bien sûr, et non en coups, car les deux gondoliers savent pratiquer l’art de « rompre le fer ». — (Annarosa Poli, L’Italie dans la vie et dans l’œuvre de George Sand, Centre interuniversitaire de recherche sur le voyage en Italie, 1960, page 116)
- Instinctivement Éric esquive le coup, bascule en arrière en entraînant l’homme dans sa chute et l’envoie bouler à quelques mètres. — (Michel Remoissenet, Ondes et catastrophes : Du soliton au tsunami, Books on Demand, 2008, page 111)
- Frapper un coup ou deux coups à une porte avec le marteau.
- Faire tomber une grêle de coups sur les épaules de quelqu’un.
- (Sens figuré) Se dit en parlant des choses qui nuisent, qui causent un sentiment pénible, etc.
- On affirme trop souvent qu’après la première génération félibréenne et les œuvres de Roumanille, d’Aubanel et de Mistral, la littérature de langue d’oc n’a point soutenu sa valeur, et que, Mistral disparu, le Félibrige a reçu un coup mortel. — (Émile Ripert, Le Félibrige, Armand Collin, 1924, page 129)
- Il a déjà réussi à faire renvoyer un policier. Il continuera à faire de sales coups jusqu’au bout. — (Ronan Farrow, Annick Cojean, Ronan Farrow : « Ce qui se passe autour de Roman Polanski et d’Adèle Haenel est prometteur », Le Monde. Mis en ligne le 18 novembre 2019)
- Il supporte les coups du sort, du destin, de la fortune avec une noble résignation.
- Cette défaite porta un coup funeste à la gloire de ce prince.
- Son autorité chancelante allait recevoir un dernier coup.
- Cette entreprise a porté un coup à sa fortune.
- Ce chagrin porta un coup à sa santé.
- Décharge et bruit que font les armes à feu lorsqu’on les tire.
- J’avais oublié le cran d’arrêt […] Pour un peu, je pressais la gâchette sans que le coup partît. — (Gaston Cherpillod, Les Changelins, L’Âge d’Homme, 1981, page 147)
- On chantait presque tous les mois des Te Deum pour quelque nouvelle victoire, et le canon de l’arsenal tirait ses vingt et un coups, qui vous faisaient trembler le cœur. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Mais, saperlotte ! tâchons donc que tout ça se passe tranquillement ; ça vaudrait beaucoup mieux. Puisque nous avons le suffrage universel, il n’y a plus besoin de coups de fusil. — (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 248)
- Tirer des coups de canon, de fusil.
- Évènement imprévu qui a frappé quelqu’un soudainement.
- Ce fut un coup de massue, un coup de foudre, un coup de tonnerre pour lui.
- Coup de fortune, de bonheur, de malheur, de hasard.
- Coup du ciel, d’en haut, de la Providence, de la grâce.
- Mort sur le coup.
- Son que rendent certains corps lorsqu’ils viennent à être frappés.
- Un coup de cloche, de tambour, de tam-tam.
- Au coup de minuit, de midi, de trois heures, etc. : Au moment où minuit, où midi, où trois heures, etc., sonnent.
- Je suis arrivé au Monte-Carlo sur le coup de onze heures. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 75)
- Action rapide et momentanée.
- D’un coup de rasoir, je lui coupai la tête, et le tronc, d’où un flot de sang s’échappait, gigota quelques secondes sur le parquet. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les portières sont refermées, après la visite du contrôleur. Un dernier coup de sifflet annonce que le train va se mettre en marche… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Lier plusieurs notes d’un coup d’archet. — Un coup de gosier. — Un coup de ciseau.
- (Par extension) Ce qu’on fait rapidement, légèrement, ou sans y apporter le même soin que de coutume.
- Je suis trop pressé pour me faire coiffer, un coup de peigne suffira.
- Donnez un coup de balai à cette chambre.
- Dans la vie de Clémence Dufour, il y avait quand même pas mal de vaisselles, de patins à l’entrée du salon, de « petits coups à donner » sur la table, avant de mettre le couvert. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, Mercure de France, 1998, page 68)
- (Par métonymie) Petite quantité de quelque chose.
- Mettre un coup de peinture, de Tipex, d’engrais.
- Mouvement impétueux, comme du vent qui souffle sur la mer, d’une tempête.
- Coup de vent, de mistral.
- Un coup de mer écarta leurs vaisseaux, les jeta, les poussa sur les côtes.
- Manière de jouer, chance au jeu.
- Il a fait un beau coup.
- Action humaine inattendue.
- Les affaires de banque je n'y comprends peut-être pas grand-chose, mais les mauvais coups, je les sens et je dis que cette affaire n'est pas catholique. — (Jacqueline Mirande, Étranger, d'où viens-tu ?, Casterman, 1974, chapitre 2)
- Heureux coup.
- C’est un coup de génie, de désespoir.
- Fois.
- Il a réussi du premier coup.
- Il a encore trois coups à jouer.
- J’ai eu du chagrin de savoir que ton neveu s’était fait refuser aux postes encore un coup. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 25)
- Quantité que l’on boit en une fois.
- Pour l’Ogre il se remit à boire ravis d’avoir de quoy si bien regaler ses amis. Il but une douzaine de coups plus qu’à l’ordinaire, ce qui luy donna un peu dans la teste, et l’obligea de s’aller coucher. — (Charles Perrault, Histoires ou Contes du temps passé, Paris, Barbin 1697, page 209.)
- On peut voir à la terrasse des petits cafés des gens qui prennent l’apéro en famille pour tuer le dimanche comme l’homme à la bêche prend un coup de blanc le matin pour « tuer le ver » avant de retrousser ses manches, se cracher dans les mains avant d'empoigner son outil […]. — (Blaise Cendrars, La banlieue de Paris , chap. Ouest, Guilde du Livre/Pierre Seghers, 1949, dans les Œuvres complètes, tome 7, Éditions Denoël, 1963, page 155)
- « Tu bois des coups le samedi soir, et le dimanche matin tout le monde se réunit autour du même centre d’intérêt, la cafetière, pour passer la gueule de bois. » — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, collection Raconter la vie, page 11)
- Acte sexuel expéditif.
- J’ai tiré mon coup.
- T’as cassé mon coup.
- C’était pas un bon coup.
- (Nouvelle-Calédonie) Partie, sortie[1].
- Un coup de chasse.
- Un coup de pêche.
- Un coup de fête.
-
bambou
?- (Botanique) Poacée (ex Graminée) originaire d’Asie et d’Amérique du Sud, dont la tige peut s’élever à plus de 20 mètres, utilisée pour sa légèreté, son élasticité et sa résistance à la traction.
- Une forêt de bambous.
- Porter une canne de bambou.
- Étui de bambou.
- Les tiges de bambou sont très robustes.
- Cultivé dans des zones tropicales, subtropicales et souvent tempérées, le bambou est une graminée ancienne dont on recense environ 90 genres et 1 500 espèces, dont quelque 50 espèces seulement sont domestiquées à ce jour.— (FAO, Situation des forts du monde, 2005, page 12)
- Canne de bambou.
- Je méditais dans la chambre en bambou de mon enfance. L’armoire à glace et le grand lit, qu’on réservait en principe aux invités, qui ne venaient jamais, étaient seuls en bambou. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 10)
- La porte s'ouvrit sur un corridor qui sentait le linoléum, avec un portemanteau en bambou à droite, des plantes vertes, dans des cache-pot de faïence. — (Georges Simenon, Les vacances de Maigret, Presses de la cité 1948, Place des éditeurs, 2012, chapitre 4)
- Les insectes sont attirés par la présence de l’amidon, aussi les bambous qui ont été trempés dans l’eau résistent mieux à leur attaque. — (Sophie Clément, Pierre Clément, L’habitation lao dans les régions de Vientiane et de Louang Prabang, janvier 1990, page 366)
- auroux
- recoux
- couzou
-
faitout
?- Variante orthographique de fait-tout.
- Ma mère disait qu’il n’y a de bonne cuisine que dans les casseroles, faitouts, plats en cuivre. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, pages 169-170.)
- Mettez les betteraves râpées, les risoni, les feuilles de thym, l’ail et le vinaigre balsamique dans un faitout de taille moyenne avec couvercle. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 7 novembre 2022, page 12)
-
tabou
?- (Anthropologie) Relatif à un interdit de caractère religieux.
- Le riche mobilier archéologique retrouvé dans le fossé de clôture de ces enceintes confirme leur caractère tabou.— (Jean-Louis Brunaux, L’origine orientale de la religion celtique, Pour la Science, 1er octobre 2008)
- « De tels faits sont tabous dans les sociétés humaines, sauf lorsqu’on fait partie d'une élite dirigeante qui se voit tellement au-dessus de la population en termes de statut qu’il est logique de se marier entre eux, » explique Daniel Bradley. — (D’anciens génomes révèlent une lignée incestueuse sur un site funéraire irlandais du Néolithique, La Recherche, 22 juillet 2020)
- (Par extension) Se dit d’une chose ou d’un être qu’il n’est pas permis de toucher, ou d’un sujet qu’il n’est pas permis ou très délicat d’aborder sans choquer ou provoquer de fortes réactions de susceptibilité. Note : Reflète souvent l'opinion de l'observateur qui le qualifie comme tel pour en faire plus ou moins la critique.
- Je te le répète, ma petite Joséphine, je suis « tabou » comme on dit en Polynésie. Tabou des pieds à la tête ! — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Elle lui reprochait également de l'avoir entraînée dans une relation amoureuse toxique, à savoir une cohabitation inconfortable avec sa femme et une histoire cachée du grand public, la vie privée des dirigeants étant taboue en Chine. — (AFP, La Chine appelle à ne pas monter l’affaire Peng Shuai en épingle, ici.radio-canada.ca, 23 novembre 2021)
- Il ne faut pas parler de divorce dans cette maison; ce sujet y est tabou.
- La sexualité est encore taboue dans bien des milieux.
- (Familier) (Ironique) Se dit d’un sujet sans gravité mais que l’on se garde d’aborder, notamment pour des questions d’amour-propre.
- Évite de lui parler de sa défaite au tennis, c’est un sujet tabou.
-
broue
?- (Québec) (Indénombrable) Mousse accumulée à la surface d’un liquide, et en particulier de la bière.
- Je vais te montrer comment verser la bière sans faire trop de broue.
- Attention, ta broue va déborder!
- […] pour que les verres se remplissent ainsi de broue, il faut que la bière soit chaude. — (Le Devoir, 17 mars 2004)
- «Broue», titre d’une pièce de théâtre très populaire dont la scène se passe dans une taverne.
- (Québec) (Populaire) (Par extension) Bière.
- J’ai soif, je prendrais bien une petite broue.
- (Québec) (Jargon des prisons) Liquide de fabrication artisanale pouvant être distillé pour fabriquer de l’alcool[1].
- Ils ont accès à des recoins où ils peuvent cacher des armes, se battre, se doper, déplacer leur broue. — (Marie-Renée Côté, Mémoires d’une gardienne de prison, Guy Saint-Jean Éditeur, Montréal, 2016, page 16)
- (Québec) Écume de la mer ou de l’océan, par comparaison avec l’écume de la bière.
- Notre désir d’elle, la mer, la grande mer, notre désir d’elle est inusable. Nous n’en aurons jamais fini de ses rumeurs, de la beauté démesurée chaque jour de ses tons et elle est là, immuable, telle qu’en elle-même mais jamais semblable, nous n’en aurons jamais fini de ses suffisances sans fond, du charme aveugle de ses clémences et de ses froids, de ses broues, de la vivacité bardasseuse de ses claques, nous n’en aurons jamais fini de ses grottes, de ses pierres, de ses chevelures brunes et mauves, et jaunes, et vertes, de ses coquilles, de ses sables, de ses rêves... de la consolante énormité de ses rêves. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre d’août », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 110)
-
résout
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe résoudre.
- On ne peut nier que, lorsque l’on modifie la crase du sang d’un animal, par l’injection dans les veines d’un liquide facilement circulable, étranger à la composition du sang, ou qui augmente considérablement la proportion d’un de ses principes composants ; on ne peut nier, dis-je, que par l’injection de ce liquide, on ne produise immédiatement un trouble violent, général, de l’organisme, qui, si la liqueur mélangée au sang n’est pas nuisible à l’organisation, se résout tout à fait, au bout de peu de temps, par l’activité de quelques uns des émonctoires naturels. — (Henri Bouley, De la morve, de sa nature et de sa contagion sous forme chronique, dans Recueil de médecine vétérinaire, volume 20, École nationale vétérinaire d’Alfort, 1843, pages 85-86)
- menoux
- baretous
-
pioupiou
?- Cri des poussins.
- Le pioupiou des poussins autour de leur mère-poule attentive.
- (Par extension) Poussin.
- (Sens figuré) Jeune soldat, bleu, troufion.
- Des pioupious aussi suivaient le cortège avec leurs fusils : le peloton des décorés. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Je le voyais sur des photographies, déguisé en pierrot, en garçon de café, en pioupiou. — (Simone de Beauvoir, Mémoire d'une jeune fille rangée, 1958, page 28)
- 6 mai 1940 – Quelques amis avaient bien troqué leur complet-veston contre une panoplie de pioupiou et nous les avions regardés d’un œil tendre, au début. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 11)
- 10 octobre 44 – Ah ! les parents pauvres que sont nos pioupious avec leurs croquenots et leurs capotes kaki, raides comme des couvertures de train ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 352)
-
mérou
?- Type de gros et puissant poisson osseux marin, à longue nageoire dorsale épineuse, carnivore, qui avale sa proie.
- La température de l’eau et l’absence de surpêche y ont probablement permis la lente et complexe maturation sexuelle du mérou, et ont rendu possible sa reproduction. — (Armelle Gardeisen, Mouvements ou déplacements de populations animales en Méditerranée au cours de l’Holocène: Séminaire de recherche du thème 15 "Archéologie de l’animal" (UMR 154-CNRS), Lattes-Montpellier, France, 29 septembre 2000, 2002)
-
agout
?- Écoulement.
- Bave.
- branoux
-
gadoue
?- (Vieilli) Matière fécale tirée des fosses d’aisances dont on se sert comme engrais.
- Tu es un peu jeune, mon petit gars, pour nous mettre le nez dans la gadoue, à nous, les vieux. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le portrait, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 187))
- Dans certaines régions, notamment dans le nord de la France, les matières de vidange sont fréquemment employées pour la fertilisation du sol ; on leur donne le nom d’engrais flamand, courte-graisse ou gadoue. — (O. Bussard, Cultures légumières, 1943)
- Boues et immondices des rues, ordures, qui sont employées comme engrais.
- Tout cela forme la gadoue, l’engrais si recherché par les paysans des environs de Paris, qui s’en servent pour faire pousser nos violettes et nos fraises. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) (Familier) Boue, terre humide.
- Patauger dans la gadoue.
- Un travail de plusieurs semaines, qui s’annonce long et difficile, à genoux dans la gadoue. Une course contre la montre, l’eau et l’automne : la nappe phréatique ne demande qu’à remonter à la moindre pluie et il a déjà fallu pomper pour dégager les salles. — (Pierre Barthélémy, Un manoir épiscopal sauvé des eaux dans le Pas-de-Calais sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 25 septembre, consulté le 4 octobre 2017)
- Neige sale à moitié fondue.
- Ce que j’ai pu avoir froid dans cette sale ville ! Personne ne chauffe, et dans la rue, c’est la gadoue, ni neige ni eau… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, pages 291-292)
- — Eh ben je te jure, heureusement qu’elle était pas éternelle, la neige. Elle a fondu presque aussitôt, mais elle nous a laissé une gadoue... les vaches en avaient jusque-là ([…]) et nous jusque-là ([…]). — (Olivier Deck, La Neige éternelle, Éditions Albin Michel, 2013)
- L’un d’eux glisse dans la gadoue de neige fondue et de terre. La place du marché forme un gigantesque bourbier. — (Sandy Williams, Sidhe, tome 2 : Éclats de chaos, traduit de l’anglais (États-Unis) par Clémentine Curie, Éditions Milady, 2013, chapitre 11)
- Il se souvenait du silence, du ciel couleur d’étain, des cristaux de givre qui lui écorchaient le nez, les joues ; de cette gadoue, neige et boue qui le faisait trébucher. — (Irène Chauvy, L’affaire des glacières: Roman policier historique, Plombières-les-Bains : Éditions Ex-Aequo, 2017, chapitre 21)
- dampvitoux
-
doux
?- Agréable au toucher.
- Mince, brune, dure de tout le corps, elle représentait le type parfait de la race métisse, la chola, avec ses cheveux noirs lisses, sa peau fine et douce. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- D’une saveur peu prononcée, ni acide, ni amer, ni piquante. Se dit aussi d’une saveur crémeuse et à la texture soyeuse.
- Puisque vous êtes sensible, je vous conseille cette sauce plus douce.
- Agréable à entendre, ni heurté, ni fort.
- Que cet air de Caccini est doux !
- Il parle d'une voix plus douce que la première neige et a ce regard tendre et profond des êtres d'exception. — (Anaïs Barbeau-Lavalette, La femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, p. 356)
- Pour une eau, à teneur faible en minéraux, en particulier le sel.
- Cette espèce vit aussi bien dans l’eau douce que dans l’océan.
- Sucré, en évoquant une nourriture, ou une boisson.
- Ce vin est doux et très fruité.
- Apportant du réconfort, du bien-être.
- Je te souhaite une douce nuit.
- Qui n’a rien de fatigant.
- Sur des routes aux doux reliefs, vous prendrez la direction de Champlay, Neuilly et Laduz, où vous pourrez visiter un intéressant musée des Arts et Traditions populaires. — (Balades à vélo en Bourgogne 2009 Petit Futé, p.234)
- Qualifie une consonne sonore, qui n’est pas sourde.
- Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 153 de l’édition de 1921)
- « g » est une consonne douce.
- (Sens figuré) D’un caractère affable et conciliant.
- Un peuple doux et hospitalier.
- (Sens figuré) Peu pénible, peu difficile à supporter, à endurer, à observer, qui n’est pas imposé ou infligé avec trop de rigueur.
- C’est une peine trop douce pour ce criminel.
- Qui est de température tiède.
- Chaque période interglaciaire amène un adoucissement du climat, qui prend le type froid et sec ou bien doux et humide. — (Henri Gaussen, Géographie des plantes, Armand Colin, 1933, p. 58)
- (Métallurgie) Qui se plie aisément sans se casser.
- Le fer le plus doux est le plus propre à faire de l’acier.
- amouroux
- amailloux
-
joux
?- (Géographie) Dans le Jura et dans les Alpes, une joux, sans préciser de couleur, signifie une vaste étendue de forêt de montagne de sapins et d'épicéas.
- Il y a un lien profond entre les paysages un peu sévères, les joux sombres, les clochers bulbes, les grandes fermes et cet esprit d'humour, de gaieté et de gravité mêlés qui rendent les Comtois attachants. — (Paul Claval, Voyage à travers la Franche-Comté: le pays de Montbéliard, 1972, page 7)
- trevoux
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.