Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bossu
Que signifie "bossu" ?
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- Qui a une ou plusieurs bosses au dos ou à la poitrine, par un vice de conformation.
- Vers la fin du siècle dernier, le vélocifère, prédécesseur de la diligence et des messageries, débarquait à Paris un provençal, plein de verve et d'entrain, né dans la ville d'Aix, et bossu, comme Ésope, par devant et par derrière. — (« Désorgues (Théodore) », dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 2e édition, tome 7, Paris : chez Firmin Didot frères, fils et Cie, 1860, page 465)
- Courtois le cadet, que tout le monde appelait laconiquement Tole, car il portait le prénom que commençait à peine d'illustrer M. France, Courtois le cadet était bossu d'une manière complexe et si j'ose dire, selon tous les méridiens. — (Georges Duhamel, Le Notaire du Havre, 1933, réédition Folio, page 90-91)
- (Sens figuré) Au milieu du fleuve, un train de péniches nageait à la queue leu leu, bossues de charbon. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 16)
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bossu".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
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vertu
?- (Au singulier) Disposition ferme, constante de l’âme, qui porte à faire le bien et à fuir le mal.
- La vertu est un effort fait sur nous-mêmes pour le bien d'autrui, dans l'intention de plaire à Dieu seul. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
- Supposez maintenant un demi-criminel, comme Lucien qui, sauvé d’un premier naufrage de sa vertu, pourrait s’amender et devenir utile à son pays, il périra dans les traquenards de l’instruction. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
- Qu’est-ce que la vertu ? Au sens où l’entend son restaurateur, c’est sans doute la probité et le désintéressement, c’est ce genre d’intégrité qui rend un fonctionnaire ou un mandataire inaccessible à toutes les tentations, à toutes les corruptions […]. — (Anatole Claveau, « La Vertu », dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 43)
- Oscar Wilde n’inspire plus de colère, même aux sectaires de la vertu. Tous n’ont plus, pour lui et pour son martyre, que de la pitié douloureuse. — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Le texte exact de Platon est : « Dans l’ordre des vertus, la sagesse est la première; la tempérance vient ensuite; le courage occupe la dernière place. » Platon entend ici par courage […] l’aptitude de l’homme à affronter la mort. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, p. 205, note 1)
- Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
- (Par extension) Personne vertueuse.
- Les vertus farouches n’aiment pas les demi-périls. — (Léon Frapié, La Boîte aux gosses, 1907, page 63)
- — Les qualités morales, n’est-ce pas ? Est-ce que c’est par là que M. de Sainte-Austreberthe brille ? Je vous demande pardon de n’avoir pas pensé à cela, mais je ne me doutais pas que M. de Sainte-Austreberthe avait de légitimes prétentions au prix de vertu. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Dispositions particulières propres à telle ou telle sorte de devoirs ou de bonnes actions.
- J’avais fixé à huit heures le moment du départ. Mais si l’exactitude est la politesse des rois, elle n’est pas assurément une vertu des caravaniers marocains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 26)
- La patience est la principale vertu réclamée à l’explorateur polaire, dit Nansen, mais la prévoyance est la seconde. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- M. Fabre représentait l’Honneur, la Loyauté, la Probité, la vie régulière et laborieuse, le livret de Caisse d’Épargne, le pain gagné à la sueur d’un front d’exploité, — bref tout ce que les bourgeois proclament des lèvres comme des vertus civiques. — (Émile Armand, La revanche des « bandits tragiques », dans Les réfractaires, no 2, février-mars 1914)
- Les vertus peuvent être trafiquées, les dépravations, elles, sont réelles. — (Klaus Kinski)
- Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. Cette vertu est un peu trop facile. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 236)
- Chasteté, pudicité, surtout en parlant des femmes.
- Au milieu d’un monde corrupteur, cette femme a su conserver sa vertu.
- Comme il affectait un profond mépris pour la vertu des femmes, il ne voulait point se persuader qu’aucune pût lui résister. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Pouvoir de produire un certain effet.
- Il est de fait que le mercure sur lequel on fait bouillir de l’eau, communique à ce liquide la vertu la plus vermifuge ; […]. — (Jean Antoine Chaptal, Élémens de chimie, volume 2, Deterville à Paris, 2e édition, an III (1794 ou 1795), page 373)
- Puis nous passons à l’histoire naturelle et étudions les mœurs des abeilles, des fourmis, des sauterelles et les vertus de certaines plantes médicinales. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
- Ces messieurs étaient attablés autour de vichy-fraise et de vittel-cassis, innocents breuvages qui, […], jouissent d’une rassurante vertu, laissant le cerveau lucide quand on se voit obligé de boire souvent et qu’on ne veut pas courir le risque de s’enivrer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’usage du cresson de fontaine est bien vieux, et de tout temps cette crucifère à goût poivré a passé pour avoir des vertus spéciales, dépuratives et antiscorbutiques, […]. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 28)
- (Religion) Un des chœurs de la hiérarchie des anges.
- Je sais que vous gardez une place au PoèteDans les rangs bienheureux des saintes Légions,Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,Des Trônes, des Vertus, des Dominations. — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
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fendue
?- (Populaire) Jeune fille, jeune femme.
- Qu’est-ce qu’elles vont nous faire ? Qu’est-ce qu’elles vont nous faire ? Qu’est-ce qu’elles vont nous faire ? Hein, les nanas, les gisquettes, les louloutes, les fendues… — (Richard Bohringer, in Le Sourire, 1994, réalisateur Claude Miller)
- (Argot) (Populaire) Par ellipse, femme facile, prostituée.
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cursus
?- (Éducation) Cycle éducatif, échelonnement graduel des matières enseignées et des diplômes.
- Sur le trottoir, des vieillards débraillés et mal rasés ramassent les canettes des jeunes cravatés qui partent quant à eux ramasser la mise d'un cursus conclu aux États-Unis ou en Angleterre. — (Éric Frecon, Chez les pirates d'Indonésie, Fayard, 2011, chap.12)
- Leprêtre, habituellement peu bavard, évoqua en long et en large son cursus professionnel. — (Hervé Jourdain, Sang d'encre au 36, Éditions Les Nouveaux Auteurs/Éditions Prisma, 2010, chap. 15)
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confondue
?- Féminin singulier de confondu.
- – Oh ! … Ah !… bégayait Estelle, confondue. — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 186.)
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détendu
?- Lâche, non tendu.
- Ce lien est détendu.
- Relax, relâché.
- Selon les journalistes présents, Laporte est détendu et rieur. — (Jean-Charles Panneton, Pierre Laporte, Septentrion, 2012, page 382)
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crépue
?- Féminin singulier de crépu.
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concouru
?- Participe passé masculin singulier de concourir.
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détritus
?- (Biologie) Débris de matières organiques ou amas de ces débris.
- Détritus de végétaux, d’animaux.
- Ces matériaux réduits à l’état de poussière ou de boue.
- Ordure, déchet, objet dont on n’a plus l’usage.
- Au coin du Marché-aux-Poissons, elle tourna, passa devant les pierres d’étal où gisaient encore des détritus puants. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- (Géologie) (Vieilli) Débris de roches.
- (Médecine) Déchet provenant de la nécrose d’un tissu à la suite d’un traumatisme ou d’une infection.
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discouru
?- Participe passé invariable masculin singulier de discourir.
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berlue
?- Lésion de la vue, dans laquelle on voit des objets que l’on n’a pas réellement devant les yeux, tels que des mouches ou des toiles d’araignées[2].
- Le sentiment du vide persiste, et l’entrain de vivre n'est pas revenu avec le réveil. Je sens même une berlue poindre dans ma rétine. — (Amiel, Journal intime, 1866)
- Sorte d’éblouissement, ordinairement passager, qui empêche de voir les choses telles qu’elles sont.
- Avoir la berlue.
- Ceux qui la verront croiront avoir la berlue. — (Mme de Sévigné)
- Illusion.
- Ne pas se faire de berlue, ne pas se faire d’illusions.
- Hélas, elle se fait des berlues sévères, je ne sais pas comment le lui expliquer. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 21)
- Entreprise plus ou moins fictive servant à dissimuler les activités d'un service de renseignement.
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habitus
?- (Médecine) Apparence générale du corps considérée comme le reflet de l’état de santé ou de maladie d’un individu.
- habitus morbide : aspect d’un sujet diabétique ou alcoolique par exemple.
- habitus physiologique : apparence d’un sujet sportif.
- (Géologie) Aspect de la forme d’un cristal. Il peut être tabulaire, aciculaire, en prisme, columnaire, etc.
- (Sociologie) Manière d’être, ensemble d’habitudes d’un individu.
- Le christianisme consiste essentiellement dans une certaine attitude de l’âme, dans un certain habitus de notre être moral. Susciter chez l’enfant cette attitude, tel sera donc le but essentiel de l’éducation. — (Émile Durkheim, [L'Évolution pédagogique en France], chapitre 3, 1938)
- Les conditions sont donc réunies pour que la convergence entre l’informatique et la téléphonie se réalise sous la forme d’« ordiphones » mobiles très multifonctionnels, véritables bureaux de poche. Notebooks, notepads, assistants personnels numériques, livres électroniques…. les noms sont encore flottants, et ils sous-évaluent, selon un habitus culturel tenace, la fonction téléphonique qui apporte pourtant l’essentiel, à savoir la puissance commutative des réseaux. — (La France en prospectives, sous la direction de Jean-Baptiste de Foucauld et Robert Fraisse, éditions Odile Jacob, 1996)
- Nous pouvons penser que (re)créer, élargir le sens aujourd’hui des mots exil, desexil, tout en créant le schème desexil de l’exil suppose de (re)considérer ces mots, ces concepts, non comme des définitions fixées dans des dictionnaires, des traditions, des institutions, des champs disciplinaires, des habitus, mais comme des processus de création de concepts (Deleuze) en mouvement, en les situant dans l’histoire, l’espace, dans des rapports de pouvoir contemporains en profonde transformation. — (Marie-Claire Caloz-Tschopp, Valeria Wagner, Marion Brepohl, Vers le desexil, 2020, page 40)
- L’autorité à laquelle est soumise la femme a pour objet la préservation de la horma dans laquelle elle a été éduquée et qu’elle reproduit grâce à l’habitus, inculqué dès sa tendre enfance et qu’elle inculque à son tour lorsqu’elle devient mère. — (Lahouari Addi, Sociologie et anthropologie chez Pierre Bourdieu, La Découverte, 2002)
- (Botanique) Apparence générale d'un végétal, port de celui-ci, silhouette générale qui permet d'en faire l'identification.
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accourue
?- Participe passé féminin singulier de accourir.
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grue
?- (Ornithologie) Gros oiseau voyageur, de l’ordre des Échassiers, qui vole fort haut et par bandes.
- La grue a le bec et le cou fort longs.
- La grue craque, glapit, gruit ou gruine.
- Le petit de la grue est le gruau ou gruon.
- Du dehors, au ciel opaque, un bizarre cri rouillé pénétrait dans la chambre. Une sorte de roucoulement triste, qui semblait à la fois très proche et très lointain.– Qu’est-ce que c’est ? murmura Mme de Saint-Selve.– Les premières grues qui passent, dit Anne. L’hiver. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 113)
- À Saint-Genou on peut encore contempler les Dames Oiselles sculptées de l’église. Ce sont des grues serrant dans leurs pinces des pierres vivantes. Leurs cous sont noués, empêchant de la sorte le cri qui sort de leur gosier. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 181)
- Rien n’égale le ballet aérien des grues, ces oiseaux vêtus de gris, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, un aigrette rouge sur la nuque. Il y a dans leurs vols une sauvagerie et une langueur amoureuse qui se communiquent à toute la faune présente. — (Michel Tournier, Selma Lagerlöf, la grande dame qui venait du froid, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 137)
- […] une grue à la patte relevée. « JE VEILLE », dit la devise. Une allusion au fait que ces oiseaux, pendant leur repos nocturne, désignent en leur sein des guetteurs qui doivent rester éveillés et pour cela tiennent un petit caillou dans leur patte : en cas d’endormissement sa chute les réveillerait. — (Diane Meur, « La carte des Mendelssohn », 2015, éd. Sabine Wespieser, Le Livre de Poche, page 171)
- (Technique) Machine de levage et de manutention réservé aux lourdes charges sur des chantiers.
- Une grue de chantier.
- Ici des charrettes s’avançaient dans l’eau à reculons pour recevoir des chargements ; là, des palans enlevaient des fardeaux, tandis que des grues descendaient des pierres, et que des cure-môles creusaient des atterrissements. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome I, livre II, Garnier, 1910, page 119)
- Les usines débauchaient, les chantiers restaient une patte en l’air, les grues rouillaient, ramollissaient et finissaient par se casser la gueule en s’affaissant comme des merdes, avec le petit bonhomme qui roupillait là-haut dans la cabine. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 93)
- (Familier) (Sens figuré) Prostituée, femme dissolue.
- Il l’avait traitée de grue, et ce fut de son air aimable de beau vendeur qu’il l’arrêta. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Pour un prince syrien comme lui, la filiation se fait par les mères — et, en fait de mères, il y a autour de ce fils de cocher, nouveau-né, une pléiade de Julies — et qu’elles exercent ou non sur le trône, toutes ces Julies sont de hautes grues. — (Antonin Artaud, Héliogabale ou l’anarchiste couronné, 1934, réédition 1997)
- 12 octobre 1940 – Deux vieilles grues de cinquante ans sont encore là, parce qu’elles ont pris trop d’élan à vingt ans. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 93)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, ailes repliées, debout sur sa patte senestre, la dextre étant repliée et saisissant un globe ou une pierre sphérique appelée vigilance. À rapprocher de héron.
- D’azur à une grue d’argent tenant sa vigilance du même, qui est de Pellegue de Gironde → voir illustration « armoiries avec une grue »
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comparut
?- Troisième personne du singulier du passé simple de comparaître (ou comparaitre).
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cousu
?- Lié par une couture.
- (Sens figuré) Qui est plein.
- Naturellement je redouble de vitesse… mais tout à coup… pif ! paf ! pan !… des coups de revolver plein l’escalier !… Il est cousu de revolvers, ce vieux trappeur ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- Les truands se dissimulaient dans toutes les encoignures des maisons, et gare au bon bourgeois cousu d'or, qui rentrait trop tard chez lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 43)
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décru
?- Participe passé masculin singulier de décroître (ou décroitre).
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chenu
?- Qui a les cheveux blanchis par la vieillesse.
- M. de Paris, avec lequel je fis connaissance cette même nuit, est aussi chenu et de la même taille que moi. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- […] et ma tête chenue m’apprend qu’il faut quitter les hommes et le jour. — (Mainard)
- (Par métonymie) S’applique à la barbe, aux sourcils, aux parties du corps et même aux objets en les personnifiant.
- Ses traits étaient encore jeunes, pourtant, sa barbe chenue témoignait sur lui du passage des ans.
- Un homme s’avançait voûté, chenu, blanchi. — (G. Kahn, Le Conte de l’or et du silence, 1898, page 20)
- (Poétique) Qui a la cime blanchie (par la neige ou l’écume par exemple).
- Quoique les Alpes chenues Les couvrent de toutes parts. — (François de Malherbe, II, 2)
- Qui compterait plutôt les arènes menues que baigne l’Océan de ses vagues chenues. — (Godeau, Poés. Égl. v.)
- (Par extension) Marqué par les ans (même sans notion de blancheur).
- Ce vieillard chenu qui s’avance, le temps dont je subis les lois. — (Voltaire, Ép. XLV.)
- Une chaîne de sûreté fut enlevée avec précaution et une tête chenue et décrépite parut dans l'entrebâillement,. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Fauteuil 27, 1937)
- Plus loin, venaient côte à côte trois cavaliers chenus mais qui avaient de la selle une telle habitude qu’ils s’y tenaient comme sur un coussin moelleux. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Il était de ces êtres miraculeusement formés pour le malheur, qui ont l’air d’avoir passé neuf cents ans dans le ventre de leur mère, avant de venir lamentablement trainer une enfance chenue dans la caduque société des hommes. — (Léon Bloy, Le Désespéré, Paris, Editions de la Table ronde, 1997, page 29)
- Arbre chenu, arbre dont la cime est dépouillée.
- Solidifié, bonifié par l’âge
- Goutez-moi ce vin, particulièrement chenu, il vous séduira.
- – Voyons, Franchette, dit le médecin à sa cuisinière, deux verres ?… Et donnez-nous du chenu. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris, 1843)
- De haut niveau, de grande qualité.
- Il prouvait l’existence de Dieu avec des petits morceaux de bois, des haricots.« Nous plaçons ici un haricot, bon ! — là, une allumette. — Madame Vingtras, une allumette ? — Et maintenant que j’ai rangé, ici les vices de l’homme, là les vertus, j’arrive avec les facultés de l’âme. »Ceux qui n’étaient pas au courant, regardaient du côté de la porte s’il entrait quelqu’un, ou du côté de sa poche, pour voir s’il allait sortir quelque chose. Les facultés de l’âme, c’était de la haute, du chenu ! Ma mère était flattée. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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convenu
?- Conventionnel, banal.
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anus
?- (Anatomie) Orifice du rectum par lequel se termine l’intestin.
- Avoir une fistule à l’anus.
- Lʼanus est un segment de 3 à 4 cm de long réunissant le rectum au périnée. — (Owen Epstein, David P. de Bono, G. David Perkin, Examen clinique: éléments de sémiologie médicale, 1999)
- Son cancer du rectum avait connu une aggravation subite, il avait des pertes de matière maintenant, avait-il annoncé avec une délectation masochiste, il allait falloir lui poser un anus artificiel. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 204)
- (Zoologie) Dépression qu’offre assez souvent, en avant du sommet, la partie dorsale de la face externe d’une valve de coquille bivalve, quand on l’envisage sur les deux valves à la fois.
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cirrus
?- (Météorologie) Nuage présent dans la couche supérieure de la troposphère (entre 6000 et 15000 mètres d’altitude), formé de cristaux de glace en forme de filaments blancs et qui ne génèrent pas de précipitations.
- Les traînées de condensation d’avions ne sont pas des cirrus : leur genèse et leur composition chimique sont différentes.
- Dans le premier cas l’apparition des cirrus annonce en effet la pluie et les coups de vent, mais dans le second cas elle signifie seulement qu’un système nuageux passe au large de la station. — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, volume 174, 1922)
- – « Ouî…î…î, Madame Colê…ê…tte », chantait à droite une voix d’ange aigrelet, probablement branché sur le cirrus fusiforme qui naviguait à la rencontre de la jeune lune. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Sido, 1930, Fayard, page 24)
- Sur le soir, tandis qu’à l’angle de la moraine surgissaient les caravanes montantes, on a vu déferler l’une après l’autre dans les ciel les vagues blanchâtres des cirrus. Ils venaient, très haut, de par-dessus le Mont-Blanc, comme de longues plumes flottant avec nonchalance au fil du vent. — (Samivel, L’Amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 115)
- Le crépuscule déjà descendu fut traversé, dans le haut du ciel, par un long cirrus qui recevait encore la lumière du soleil. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 89)
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crocus
?- (Botanique) Plante à fleurs violettes et jaunes dont est extrait le safran, de nom scientifique Crocus sativus.
- Le crocus fleurit au début du printemps ou à l'automne.
- Les fins d’étés surtout étaient délicieuses là-bas, quand les plaines devenaient toutes violettes de crocus, au pied des bois déjà jaunis. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Assise sur le banc dans le parc du château de Nérac, la jeune fille semblait lire son gros livre les pieds enfoncés dans deux bouquets de crocus. — (Jean-Marie Gourio, Chut, 1998)
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rue
?- (Linguistique) Code ISO 639-2 (alpha-3) ruthène.
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assidu
?- (Sens propre) (Sens figuré) Qui fait preuve d’assiduité.
- Magistrat assidu aux audiences.
- Écolier assidu au travail.
- Être fort assidu auprès du prince.
- Il était fort assidu auprès de cette femme.
- Martin de l’Aisne, député au Corps législatif en 1809, fut nommé l’année suivante membre de la commission des finances, dont les travaux assidus et secrets convenaient à son esprit laborieux et timide. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- (Par extension) Qui est continu, qui se répète fréquemment.
- La famille entretenait un culte marial assidu. Les grands-mères et arrière-grands-mères avaient toutes accompli le pèlerinage de Lourdes. Le folklore conservait de ces antiques pérégrinations quelques histoires scabreuses […]. — (Bernard Gardey, La foi hors les murs: Grappillage de la Saint-Martin, 1912-1999, Éditions Karthala, 2001, page 50)
- C'est désormais au Pakistan, ou en Iran, que la fréquentation des sites de téléchargement de films X est le plus assidue. Qui sait quelles bombes mentales s'allument dans les nuits solitaires de Kaboul ou de Karachi ? — (Hervé Juvin, Le gouvernement du désir, Éditions Gallimard, 2016)
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émut
?- Troisième personne du singulier du passé simple de émouvoir.
- Son premier cep l’émut : quand elle fit sauter le lien de paille, elle eut l’impression de déceinturer une fille, après quoi, écartant les sarments, porteurs de grappes, fourrageant entre les grosses feuilles cuirassées de sulfate, elle eut la sensation gênante de violer de ses propres mains et de fouiller elle ne savait quels ovaires dont elle ramenait les fruits, qui roulaient entre ses doigts, avant de chuter au fond du panier. — (André Monteilhet, Thamar, 1971, page 196)
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guru
?- Variante orthographique de gourou.
- Mais revenons au guru de Parvati qui, lui aussi, a fondé un sanctuaire au dieu Dharmo, fréquenté surtout par les basses castes et les Santal. — (Marine Carrin, Enfants de la déesse: Dévotion et prêtrise féminines au Bengale, 1997)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.