Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bossette
Que signifie "bossette" ?
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- Ornement attaché aux deux côtés du mors d’un cheval et aux deux œillères, et fait en bosse.
- Bossettes dorées. Bossettes argentées. Mors à bossettes.
- Quant à son mors, il doit être d'or à vingt-trois carats : car il en a frotté les bossettes contre une pierre que j'ai reconnue être une pierre de touche et dont j'ai fait l'essai. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, III. Le chien et le cheval, 1748)
- Pièces de cuir que l'on positionne de chaque coté de la tête à hauteur des yeux d'un cheval ou d'un âne.
- (Armement) Renflement du ressort de batterie d'une arme.
- Clou court servant à fixer les ressorts sur un sommier de lit.
- (Suisse) Tonneau de 600 à 800 litres possédant une ouverture (la portette) et des roues, utilisé pour véhiculer le raisin pendant la vendange.
- Si l'habitation est rapprochée de la vigne, on portera la vendange avec la brante directement de la vigne sur le pressoir ; mais si elle est éloignée on la videra dans la bossette pour la conduire aussi près que possible du pressoir , […]. — (Charles-Jean-Marc Lullin, Le cultivateur du canton de Genève, éditions Paschoud, Genève, Paris 1820)
- On entendait le bruit des cuves et des baquets, on entendait le bruit des roues de la bossette à l'ouverture carrée, pleine jusqu'au bord de raisin foulé, qui roulait sur le pavé devant la porte du pressoir;[...]. — (C. F. Ramuz, Vendanges, éditions Fondation Ramuz, 1978)
- Chez les cervidés, nom donné aux petits renflements sur la tête des jeunes individus qui en poussant se transformeront en bois.
- Je ne connais pas encore la composition de ce damné liquide que les «fantômes» inoculaient de loin, à travers les murs, à leurs voisins, mais je crois savoir que c'est une liqueur d'origine sibérienne qui provoque la plus horrible des peurs. On l'emprunte, je crois, aux bossettes des jeunes cerfs. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison hantée de Fulham-Road, 1933)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bossette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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ramette
?- (Papeterie) Paquet de papier, généralement de format in-quarto ou A4, et contenant un nombre de feuilles variant de 125 à 500 selon le grammage.
- Une ramette de papier à lettres, de papier à machine.
- Les feuilles de route formaient des piles aussi rectilignes que des ramettes pour imprimante. — (Daniel Nayeri, Brigade des crimes imaginaires, dans Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, Hélium, 2008, page 64)
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dunette
?- (Marine) Construction élevée sur le gaillard d’arrière de certains navires pour y loger des officiers, et principalement le commandant.
- Cette nuit avait paru, sans doute, trop noire et trop orageuse aux passagers, car Philippe n’en vit aucun sur la dunette. — (Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
- On communique d’un gaillard à l’autre par les passe-avans, et les dunettes sont établies à l’extrémité du gaillard d’arrière. — (Jean-Baptiste-Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine, 3e éd., 1831, p.302)
- Martinez demeura seul sur la dunette et porta ses yeux vers l’Asia, qui naviguait sous le vent du brick. — (Jules Verne, Un drame au Mexique , 1876)
- Partie supérieure de la dunette formant un pont.
- La dunette sert souvent de lieu de promenade aux officiers.
- Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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goguette
?- Joyeux festin où la liberté est de règle.
- Par chaque fenêtre on apercevait des tablées de monde endimanché, et des cris sortaient des maisons en goguette. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- Certains caboulots, ici, ne ferment jamais réellement, et quelle que soit l’heure, vous apercevez toujours […] des noceurs, des gens en goguette. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Plaisanterie, propos joyeux, allant parfois jusqu’à être offensant.
- Que de goguettes,Que d’amourettes !Jamais de dettes,Point de nœuds constants. — (Béranger, Cocagne)
- La noce réveilla un peu les plaisantins. On en fit des goguettes. Puis on en fit moins. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 282)
- Société chantante, sociétés organisant des soirées chantantes.
- La goguette a disparu presque tout à fait, et les jeunes ne se figurent pas ce qu’étaient ces réunions amicales des amateurs de la chanson. — (Paulus, Mémoires)
- Des goguettes nouvelles, nous n’en parlons pas, il y en a par centaines. — (Henri Avenel, Chansons et chansonniers, C. Marpon et E. Flammarion Éditeurs, Paris, 1890, pages 19-20)
- Cabaret où se réunit une société chantante.
- La blouse et la redingote s’asseyaient à la même table et l’on trinquait.Le dimanche, nous allions dans une goguette, la Lyre chansonnière ou les Enfants du Luth : je ne me rappelle plus bien. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Et, vous le savez, ce ne sont point tant les paroles mâles que l’accent viril qui font peur à l’Empire. On me supprimerait tout aussi bien pour un article de vous sur la goguette de Romainville que pour un article d’un autre sur le gouvernement de M. Rouher. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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oreillette
?- (Anatomie) Chacune des deux cavités du cœur qui sont placées au-dessus des deux ventricules.
- L’oreillette droite., l’oreillette gauche.
- Écouteur discret, placé dans le pavillon de l’oreille.
- (Pâtisserie) (Occitanie) Genre de beignet composé d’une pâte frite très fine et croustillante, saupoudrée de sucre.
- (Botanique) Asarum europaeum [1], l’asaret d’Europe (plante herbacée).
- (Botanique) Appendice situé à la base du limbe d’une feuille ou d’une bractée embrassante, ou encore à la base du pétiole, de part et d’autre de la ligne d’insertion.
- Anse d’un récipient.
- Avec d’infinies précautions, elle passa un tisonnier dans l’oreillette du pesant ustensile et le recula un peu. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- (Habillement) Élément d’une coiffure qui couvre les oreilles.
- Cléophas Pesant, fils de Thadée Pesant le forgeron, s’enorgueillissait déjà d’un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées ; seulement il avait gardé pour ce dimanche encore froid sa coiffure d’hiver, une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- (Armement, Histoire) Partie de casque (camail, etc.) qui couvrait l'oreille.
- Ce camail est en toile métallique bombée, et ressemble beaucoup pour la forme au masque du tireur d'armes. Il est simple, ou avec oreillettes, ou encore avec oreillettes et rebord postérieur comme en ont certains casques. — (L'Apiculteu, 1859, page 157)
- [...] spécial à l'infanterie dans le principe, mais adopté par les cavaliers à la fin du XVIe siècle, en y ajoutant une visière articulée dite bavière ou garde-face, qui s'attachait aux deux oreillettes par des crochets, [...] — (Rene comte de Belleval, La panoplie du XVe au XVIIIe siecle, 1873, page 5)
- Élément latéral du dossier d'un fauteuil, destiné à reposer la tête. — Note : On le nomme aussi oreille.
- J’achève de vivre, en robe de chambre, dans l’appareil des grands malades incurables, au fond d’un fauteuil à oreillettes où ma mère a attendu sa fin. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 23)
- 20 mai 1940 – La soirée s’est passée à faire de la stratégie de salon, grand-mère dans le fauteuil à oreillettes et les autres membres de la famille dans des fauteuils de confort décroissant avec l’âge des occupants. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 20)
- C’était en fait des sortes de fauteuils larges et profonds, recouverts de tissu à motifs floraux façon tapisserie, avec des accoudoirs rembourrés et des appuis-tête à oreillettes. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
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pesette
?- Petite balance de précision pour les monnaies, les bijoux, etc.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Autre nom de la vesce, plantes herbacées grimpantes fourragères.
- Elle y fait semer chaque année du blé, du mil, du tournesol, du chenevis, des pesettes, généralement de tous les grains que les oiseaux aiment & l’on n’en moissonne rien. — (Jean-Jacques Rousseau, Collection complète des œuvres de J. J. Rousseau, s.n., 1782, page 117.)
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ailette
?- (Architecture) Petite aile ajoutée à un corps de bâtiment.
- (Marine) Prolongement des cordages de l’arrière d’un vaisseau.
- (Technologie) Saillie circulaire d’un radiateur destinée à augmenter la surface de refroidissement.
- (Technologie) Toute pièce mécanique qui ressemble à une petite aile, qui a pour fonction de brasser un fluide (air, eau, etc.), d'être mu par celui-ci, de transférer de la chaleur à celui-ci ou d’en recevoir.
- Torpille à ailettes.
- Ailettes de la turbine.
- (Armement) Bouclier porté à l'épaule.
- Nous voulons parler des ailettes, qui consistaient en deux plaques carrées de métal que l'on portait fixées sur les deux épaules. — (Achille Jubinal, Notice sur les armes défensives, et spécialement sur celles qui ont été usitées en Espagne, depuis l'antiquité jusqu'au XVIe siècle inclusivement, 1840)
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tête
?- (Anatomie) Partie supérieure du corps, qui est le siège du cerveau et des principaux organes des sens, et qui, chez l’être humain et chez la plupart des vertébrés, tient au reste du corps par le cou.
- […], et presque aussitôt une tête se pencha hors de la voiture pour voir ce qui se passait, une grosse tête pâle et grasse, une touffe de cheveux sur le front : c’était Napoléon ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- D’un coup de rasoir, je lui coupai la tête, et le tronc, d’où un flot de sang s’échappait, gigota quelques secondes sur le parquet. — (Octave Mirbeau, La tête coupée)
- Avoir la tête ronde, la tête plate, la tête pointue. — Avoir la tête enfoncée dans les épaules.
- (En particulier) Crâne.
- Ainsi que cela se produisait chaque fois qu’il avait trop pompé le jour d’avant, il se sentait la tête un peu fiévreuse, le front chaud, les nerfs excités et la gorge sèche. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il s’est cassé la tête, il s’est fait un trou à la tête.
- En tombant, il a failli se fendre la tête.
- (Familier) Figure, visage, physionomie.
- Un grand corps d'ours, bien trop grand pour cette petite tête aux yeux bridés de poupon mal réveillé et pour la petite voix pointue qui en sortait, une voix un peu mielleuse et zozotante d'enfant de chœur vicieux. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Une belle tête. — Une tête sympathique. — Une tête intelligente, stupide. — Il fait une drôle de tête.
- (Par métonymie) Chevelure.
- Au moment où il obliquait vers le seuil, un homme, en manches de chemise, à tête grise et de solide carrure, apparut et le dévisagea. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 370 de l’édition de 1921)
- (Désuet) Scalp.
- Ils sont d’abord conviés « au conseil de bienvenue et au festin de l'amitié », où ils doivent pleurer les morts, peut-être ceux qu’ils remplacent en étant eux-mêmes adoptés, puis ils participent à la « danse des têtes » (du scalp). — (Gilles Havard, L’Amérique fantôme, Flammarion Québec, 2019, page 139)
- (Par métonymie) Personne ou institution qui organise et dirige l’action.
- Les Allemands avaient frappé à la tête, et la tête était assommée et conquise, mais sans autre résultat que de permettre au corps d’échapper à sa direction. New York, monstre sans tête, était devenue incapable d’une soumission collective. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 237 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) Esprit, imagination, mémoire, intelligence, jugement.
- Se remplir la tête de sottises.
- Se mettre des chimères en tête, dans la tête.
- Il n’a que cela en tête.
- Il s’est mis en tête de partir.
- Dans l’état où il est, il n’est pas capable d’application; il a la tête encore trop faible, il n’a pas la tête assez forte.
- C’est pourquoi, en hâte, Il se presse de renvoyer les disciples, dont la tête n’est pas très solide et qui pourraient être gagnés par le mouvement. — (Maurice Zundel, Silence, parole de vie, transcription d’une retraite donnée en 1959, éditions Anne Sigier, 1990, page 1199)
- Fermeté de caractère.
- Cet homme a de la tête.
- Individu ; personne.
- Casablanca toute entière tenait alors dans l’enceinte de ses murailles. Elle comptait environ 25.000 indigènes dont un cinquième d’israélites et une colonie européenne, femmes et enfants compris, d’approximativement 500 têtes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 15)
- Infinie tristesse d'une volonté paresseuse qui ne ne soucie plus de création. Il est temps de changer de braquet, de chercher des têtes nouvelles, des jeunes de vrai talent, ils existent, on ne les appelle pas. — (Jacques Chancel, « Capuçon (Renaud) », dans Dictionnaire amoureux de la télévision Éditions Plon, 2011)
- Pour lui, l’« explosion civilisatrice », alliance de modes de production et de consommation par tête élevée, était très largement responsable de la dégradation environnementale, en particulier par le biais d’un progrès technique qui avait rompu la circularité écologique. — (Jacques Véron, Environnement : « Il faut arrêter de mettre la démographie en accusation et promouvoir un développement durable », Le Monde. Mis en ligne le 16 février 2019)
- Vie, existence.
- Il y va de votre tête.
- On ne se jette pas sans risquer sa tête au travers des secrets de l’État. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Élevage) Chacun des animaux d’un cheptel, d'un troupeau.
- Un ranch pratiquant le naissage aura besoin d’un homme à temps plein pour 400-500 têtes en raison des soins à donner aux veaux à la naissance. — (Doris Sayago, Jean-François Tourrand, Marcel Bursztyn et José Augusto Drummond, L’Amazonie, un demi-siècle après la colonisation, 2010, page 213)
- « Ô illustres personnes ! C’est Alhadji Issa, fils d’Alhadli Hamadou, qui épouse Ramla, fille d’Alhadji Boubakari. Le montant de la dot est de dix têtes de bœufs, déjà données et non à crédit. » — (Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, éditions Emmanuelle Collas, Paris, 2020, page 71)
- (Équitation) Unité conventionnelle servant à départager les chevaux à l’arrivée, valant environ 50 centimètres.
- Ce cheval a gagné d’une tête.
- (Populaire) Mesure pour la taille de personnes qui correspond à la hauteur d’une tête (sens 1).
- Il me dépasse d’une tête !
- (Art) Représentation, imitation d’une tête humaine par un peintre, par un sculpteur, etc.
- Une tête antique. — Cela a l’air d’une tête du Carrache. — C’est une tête du Titien.
- (Numismatique) Côté où est l’effigie d'une monnaie.
- (Chasse) Bois des cerfs.
- Le cerf a mis bas sa tête. — Une belle tête de cerf.
- Tête portant trochures, tête en fourche, tête paumée.
- (Par analogie) Sommet de certaines choses, et particulièrement des arbres.
- Avec un petit caillou situé à 200 mètres dans le nord-est, connu sous le nom de Hazelwood, dont la tête se montre, soit dans le creux des lames, soit couronnée de brisants, Rockall est tout ce qui émerge d'une grande terre disparue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Des arbres coupés par la tête.
- Une montagne, un chêne, un sapin qui porte sa tête jusque dans les nues.
- (Cuisine) Extrémité d’en haut de certaines plantes, de certains légumes.
- Des têtes de pavot, des têtes d’artichaut, une tête de chou.
- (Parfois) Extrémité inférieure de certains légumes.
- La tête d’un oignon, la tête d’un poireau.
- Extrémité de diverses choses.
- La distance qui se trouve sur le composteur entre sa tête et la tête de la coulisse inférieure , fixe la longueur de chaque ligne; et c'est ce qu'on nomme la Justification. — (Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire universel des arts et métiers, Bruxelles : Lacrosse & Cie, 1839, nouvelle édition avec planches, volume 3, page 285)
- […]; Mazagan, l'ancienne colonie portugaise ayant conservé l’aspect d'une ville péninsulaire, tête de la route principale conduisant de la côte à Marrakech, à population analogue à celle de Casablanca ;[…] — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 149)
- La tête d’une aiguille : Le bout qui est percé pour y passer le fil.
- La tête d’un compas : La partie ronde où les deux branches du compas sont assemblées par une charnière.
- (En particulier) L’extrémité ronde ou aplatie qui est opposée à la pointe.
- La tête d’un clou, d’une vis.
- La tête d’une épingle.
- (En particulier) Partie d'un outil de frappe, dans laquelle entre le manche.
- La tête d’un marteau, d’une cognée.
- (Golf) Partie de la canne qui touche la balle.
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mésangette
?- Cage à trébuchet pour prendre les mésanges.
- La mésangette participe à la disparition des petits passereaux.
- Terme parfois utilisé pour désigner une petite mésange.
- Remets la mésangette dans sa cage, et quand elle sera bien accoutumée, je la laisserai voler dans la pièce pour qu'elle chasse. — (Nikolaï Leskov, Le gaucher et autres récits, l’Âge d’Homme, 2002, page 211)
- (Ornithologie) Petit oiseau passériforme, la mésangette rayée, du genre Pholidornis, est un des plus petits oiseaux originaire d’Afrique.
- y les Remizidae (la remiz à front jaune Anthoscopus flavifrons, la mésangette rayée Pholidornis rushiae, …), espèces peu communes ; — (Gilbert Ndong Ondo, Développement d’un produit écotouristique dans le parc national d’Akanda : l’ornithologie (Institut National des Sciences de Gestion (I.N.S.G.)) sur www.memoireonline.com. Consulté le 20 décembre 2020)
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encliquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe encliqueter.
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houlette
?- Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s’écartent et les faire revenir.
- En parlant ainsi, il fit tourner sa lourde hallebarde pardessus sa tête, avec autant de facilité que l’eût fait un berger avec sa houlette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il lui semblait voir et entendre la Pucelle dans toute la rudesse du langage rustique qu’elle devait avoir avant de quitter la houlette pour le glaive. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La Guerliche, qui ramassa prestement chapeau, panetière, houlette et manteau, s’en affubla, rassembla les moutons et revint au village. — (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
- Mademoiselle, rondelette et nantie d'une houlette à rubans, ne sort jamais qu’avec son père par les sentiers où les précèdent l'âne, la chèvre et les chiens, tandis que la mère ivre morte dort dans la cuisine où se tiennent les maîtres. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 338)
- (Sens figuré) Symbole de l’état de berger, de pasteur.
- Vous vous promenez dans le monde avec votre pauvre humble sourire, qui demande grâce, une torche au poing, que vous semblez prendre pour une houlette. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 161)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Jardinage) Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
- (Par analogie) (Art) Instrument en forme de pelle ou de spatule.
- (Vieilli) (Liturgie) Crosse d'un évêque[3].
- (Prestidigitation) Tour de prestidigitation où une carte semble se lever seule d’un paquet de cartes égalisées.
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quéquette
?- (Familier) (Langage enfantin) Pénis, le plus souvent celui d’un jeune garçon.
- D’un vieux, un jour, j’tenais la quéquette,La sonde en main, de l’autre la cuvette,Pendant ce temps mon esprit méditaitCe que tout bas le vieillard me disait :Prenez bien soin de ces pauvres gogottes,Un jour viendra vous pisserez sur vos bottes… — (Anonyme, « Bicêtre », dans Le Bréviaire du carabin, 1976, page 20)
- J’ai la quéquette qui colle,J’ai les bonbons qui font des bonds. — (Les Mules, J’ai la quéquette qui colle, 1999)
- Cette Phèdre – ô ma mère ! –, cette fabuleuse dévoreuse de petits Hippolytes en commençant par la quéquette… — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 89)
- Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d’être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s'écrouler. — (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
- (Québec) Quantité.
- C’est une plotte de grosseur une quéquette !
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bichette
?- (Chasse) Jeune biche.
- D'après nos attestations, vers un an, le faon femelle, en Belgique seulement, prend le nom de bichette, s.f., qui correspond à daguet+ pour le mâle ([…]). D’emploi commode, bichette a été relevé chez Verlinden ([…]), chez Lamy ([…]), et souvent chez Crombrugghe ([…]). — (Michèle Lenoble-Pinson, Le langage de la chasse, gibiers et prédateurs: étude du vocabulaire français de la chasse au XXe siècle, Bruxelles : Facultés universitaires Saint-Louis, 1977, page 62)
- La grande majorité des biches sont gravides chaque année. En outre, la gravidité des bichettes semblent en forte augmentation. Les causes de ce phénomène sont liées aux ressources alimentaires du milieu de vie : […]. — (Roger Fichant, Le Cerf : biologie, comportement, gestion, Éditions Le Gerfaut, 2003, page 42)
- (Pêche) Épuisette ou filet à long manche utilisé pour la pêche aux crevettes.
- Quadrillez la zone dans un sens, puis dans l’autre, en relevant la bichette tous les 50 ou 100 pas, selon que le fond soit propre ou garni d’algues. Il est nécessaire de nettoyer soigneusement le filet avant de le replonger dans l’eau. — (Pêche à pied en bord de mer, ouvrage collectif dirigé par Hervé Chaumeton & Jean Arbeille, Éditions Losange, 2005, puis Éditions Artemis, 2007, page 102)
- Autre nom du lance-pierre.
- (Ironique) Surnom donné à une personne mettant en avant une fragilité inexistante dans le seul but d'être pris en considération.
- Surnom affectueux donné à une fille que l’on aime beaucoup.
- Gargaret.– (À Lucie.) Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse.) Ah ! j’ai bien confiance en toi, va !… Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse de nouveau ; à part en sortant.) C’est infernal ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- — « Si tu étais bien gentille nous resterions tous les deux. » Elle fit « non » de la tête sans ouvrir la bouche. Il insista : — « T’en prie ! ma bichette. » — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 237)
- « Que je te trouve un jour seule au bois, ma bichette, et tu seras peut-être moins faraude que non pas sur la grand-route ! » — ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- On va mettre le couvert et on déjeune, ma bichette ! — (Claude Auber, Dieu et moi, 2007)
- — Bonjour ma bichette, tu vas bien ?— Oui, je me caille les couilles en fumant, mais ça roule. — Oh, Crystal, ne parle pas comme ça... — Oui, je sais Maman, c’est pas féminin, blablabla. — (Laura Trompette, Ladies' Taste, éditions Hugo Roman, 2015)
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proxénète
?- (Sexualité) Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
- Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 354)
- En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard et Didier Rioux, éditions Les Arènes, 2009, page 258)
- (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.
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puisette
?- Récipient qui sert à puiser de l’eau.
- (Par extension) Ustensile du Moyen-Âge, servant à contenir de l'eau destinée à se laver les mains, à la toilette ou aux usages de la cuisine.
- (Familier) (Par analogie) Nom d’un petit panier en plastique avec anse centrale placé dans certains bocaux de cornichons pour permettre d’en épuiser (extraire) le contenu complètement.
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chambrette
?- Petite chambre.
- Laissant toutes les chambres à la disposition des étrangers pour qu'ils s’y emménageassent comme ils l’entendaient, il se retira, seul et sombre, dans une chambrette dans laquelle il se verrouilla tout de suite. — (Revue générale, volume 41, Bruxelles : Comptoir universel d'imprimerie et de librairie, 1885, p. 666)
- Ma chambrette de bois était mignonne, étroite, basse, garnie de quelques meubles fabriqués à Copenhague et d’un grand poêle cylindrique, éclairée par deux toutes petites fenêtres […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- C’était, t’en souviens-tu, Lison,Dans ta chambrette :Tu enlevais ton petit jupon,Moi ma jaquette. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 64)
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mouillette
?- (Cuisine) Petit morceau de pain long et mince au beurre qu’on trempe dans les œufs à la coque.
- Il trempa ses mouillettes dans son café refroidi. — (Honoré de Balzac, L’Interdiction, 1839)
- À sa gauche, Annou lui taille des mouillettes pour ses œufs, des œufs du matin, blancs, crémeux, duvetés… — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, réédition Le Livre de Poche, 1868, page 39)
- — Son Excellence le général Kokodryoff ne peut recevoir en ce moment. Il trempe sa mouillette dans son œuf à la coque. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, chapitre V)
- Elle laissa un veuf sans remords qui raffolait des mouillettes beurrées, tournées avec délicatesse. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, collection « Le Livre de Poche », 1966, page 112)
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défrette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de défretter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de défretter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de défretter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de défretter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de défretter.
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isohyète
?- (Météorologie) Ligne géographique imaginaire reliant les points où une certaine valeur d’eau de pluie est la même sur une durée donnée (année pour les cartes, jour pour un journal météo).
- L’isohyète 100 mm suit la même migration, particulièrement au cours des années 1944-1945 à 1946-1947. — (Paul Arnould, Micheline Hotyat, Eau et environnement: Tunisie et milieux méditerranéens, 2003)
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fléchette
?- Petite flèche.
- Tu n’as plus qu’à tirer à l’arc ou à la fléchette empoisonnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Sans discontinuer, les joueurs, quasi en déséquilibre pour accompagner au mieux les fléchettes, n’ont de regard que pour la cible. — (Le titre de champion de France pour cible, Vosges Matin, 15 mai 2016)
- On jouait aux cartes à une table, un groupe lançait des fléchettes sur une cible peinte représentant des bâtiments silhouettés maladroitement, une usine, ou peut-être une centrale nucléaire. — (Jean-Pierre Andrevon et René Durand, Le pays des hommes au visage mort, in Compagnons en terre étrangère, tome 1, éditions Denoël, 1979)
- (Au pluriel) Jeu d’adresse consistant à lancer manuellement ce type de projectiles vers une cible.
- Les joueurs de fléchettes romarimontains du club Dart'istes vont tenter de conserver leur titre national ce week-end, à domicile. — (Anthony Rivat, Champions de fléchettes sous pression, Vosges Matin, 13 mai 2016)
- La concentration est de mise durant tout ce week-end au palais des congrès de Remiremont, qui accueille pour la deuxième année en trois ans les masters nationaux par équipes de fléchettes traditionnelles. — (Le titre de champion de France pour cible, Vosges Matin, 15 mai 2016)
- De l’intérieur, la grange ressemblait à une sorte de campement clandestin : une table Quechua, une mini-gazinière Quechua, un vieux frigo posé sur une palette branchée à une longue rallonge, un hamac rayé de jaune, de rose et de rouge tendu entre deux piliers de bois marron foncé, une tente bleue (Quechua encore), et une vieille cible jaune et noire accrochée à la grande porte de bois dans laquelle était planté un jeu de fléchettes rouges et bleues. — (Jean Vicente, Des ombres dans les yeux, 2021 (vielle corrigé en vieille))
- (Vieilli) (Militaire) Petites flèches métalliques lancées sur les ennemis par les avions.
- (Cyclisme) Dose de pot belge[1].
- (France) Plus petite récompense dans l'épreuve de ski alpin de la flèche (slalom géant), organisée par l'école de ski français.
- Chantal passe avec succès la flèche : « 30 décembre 1976. Demain, je passe la flèche, étant donné que j'ai déjà la fléchette, je serai dans les 20 premiers sur 70 comme c'est classé par ordre de force, de capacité. Bonne chance je me souhaite, comme la providence le souhaite. » — (Alexandre Duyck, Chantal Mauduit : elle grimpait sur les nuages, 2017)
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piquette
?- Boisson que l’on fait avec de l’eau mise dans un tonneau où il y a du marc de raisin, quelquefois des prunelles, etc.
- La piquette se prépare en introduisant du marc de raisin dans des tonneaux que l’on achève de remplir avec de l’eau. Cette boisson peut être consommée huit ou dix jours après sa fabrication ; chaque litre de piquette, soutiré par la cannelle, est immédiatement remplacé par un même volume d’eau. Il en résulte que la piquette s’affaiblit de jour en jour eu acquérant de l’ascescence et finit par ne plus être potable. — (Théophile Jules Pelouze et Edmond Fremy, Traité de chimie générale, 1856)
- On fait quelquefois de la piquette avec le marc définitif qu’on délaye dans un peu d’eau et qu’on soumet à une nouvelle pression. C’est un vin très-faible et qui s’aigrit facilement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
- (Par extension) Petit vin de qualité inférieure, aigrelet, sans bouquet et sans corps ; pinard ; picrate.
- « Je ne déteste pas les marchands de mort subite. Allons boire un coup de piquette » et il frappa sur l’épaule d’Angelo avec une main bien solide.Cette fameuse piquette était un vin clairet mais assez bon. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 20)
- L’été, verdure et fruit abondent en bas comme en haut ; puis vient la vendange et la confection d’une piquette à laquelle Monsieur préfère le bourgogne. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 89)
- En fait de saint-émilion, Marthe achète sa piquette à Anselme. […]. Le vin vaut ce qu'il vaut, mais Marthe le touche à bon prix et comme la clientèle est soiffarde,tout le monde est content. — (Olivier Deck, L'Auberge des Charmilles, éd. Albin Michel, 2014)
- La bourrée fait sauter les fillettes,Bacchus, l’œil allumé, leur verse une piquetteEt dans la vigne au vin, dans le creux d’un sillon,L’entonnoir à la main, il trousse leur cotillon. — (Ricet Barrier, « Bacchus bourré »)
- Les vignes elles courent dans la forêtLe vin ne sera plus tiréC’était une horrible piquette. — (Jean Ferrat, La Montagne, 1964)
- (Familier) Défaite cuisante ; raclée.
- Mon père au téléphone : – Faut pas se faire des illusions, la gauche va prendre une sacrée piquette, qu’en penses-tu ? — (Pascal Sevran, Lentement, place de l’église, Albin Michel, 2003)
- En filant une sacrée piquette au Brésil, qui n'est pas la première équipe venue ! Pour une première réalisation de la nouvelle France, ce n'est déjà pas si mal ! — (François Parent, Black-blanc-beur, éd. Bartavelle, 1999, page 200)
- (Normandie) (Désuet) Partie la plus dense du lait caillé.
- La partie la plus dense du lait caillé […] est appelée en Normandie piquette et constitue, en été, un vrai régal pour les paysans. — (Kaisar Dapontés, Livre Ephémérides Daces ou chronique de la guerre de quatre ans (1736-1739))
- (Familier) Chose aisée ; petite bière.
- Miracles de Salette Et de tant d’autres saints lieux, Vous serez de la piquette Près de l’œuvre à Langénieux. — (Étienne Pédron, Notre-Dame-de-l’Usine, dans Chansons socialistes, Lille : à l’Imprimerie ouvrière, 1906, réédition Dijon : Éditions Raisons & Passions, mars 2011, page 50)
- (Normandie) Morceau de pain (souvent grillé) que l’on trempe dans un œuf à la coque.
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emplette
?- Achat de quelque marchandise, d’un meuble, d’un vêtement, d’un livre, etc.
- Bientôt, Bert fit l’emplette d’un complet de cycliste, avec la casquette, l’insigne et tous les accessoires. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 12 de l’édition de 1921)
- Qui diantre as-tu pu bien être ? Un roulier sans doute, qui, après avoir fait emplette de trois chevaux et d'une mauvaise patache, dit pour toujours, adieu à son trou et s'en alla voiturer les marchands de foire en foire ? — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Un agrégé, pensa-t-il. Un barbeur qui a dû faire suer des générations d'élèves. Et qui va faire à Londres ses emplettes de shakespearophilie. — (Laurent Carpentier, Les bannis, Éditions Stock, 2015)
- La chose achetée.
- Comme il avait payé son emplette avec une pièce de monnaie à l'effigie du duc Raymond de Toulouse, le doyen de Beaucaire le fit incarcérer, sous prétexte qu'il avait contrevenu à un édit royal interdisant l'emploi d'une monnaie autre que celle de Nimes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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marouette
?- (Ornithologie) Petit échassier migrateur, voisin des râles, de la famille des rallidés.
- La marouette, qu'il est impossible de confondre avec aucun des genres voisins, est un oiseau de passage dont l’émigration périodique et régulière commence et finit chaque année avec celle des cailles, et dure deux mois environ, de la mi-août à la mi-octobre. Elle abonde alors suivant les années dans les pays d'étang, dans les prairies marécageuses et dans les mares des plaines. — (Alphonse Toussenel, Le monde des oiseaux: ornithologie passionnelle, Paris : Librairie phalanstérienne, 1853, p. 350)
- Le pré dégageait une odeur de terreau humide, une marouette sifflait dans les roseaux au sud. Son chant sonnait comme des gouttes d'eau qui tombaient. — (Kurt Aust, La confrérie des invisibles, traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, City Édition, 2010, chap. 8)
- (Botanique) Un des noms vernaculaire de l’anthémis fétide, dite aussi marute.
- Maroute (ou marouette): nom vulgaire de la camomille puante, utilisée pendant la guerre pour la fabrication des produits pharmaceutiques. (Plante qui abondait dans les cours de ferme, et que pour se faire quelques sous, les gamins allaient vendre aux pharmacien du coin.) — (Jean-Marie-Boulais, Marais d'antan, tome 1 : La pêche aux grenouilles, Éditions Cheminements, 2009, chap. 2, note n°1)
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grassouillette
?- Féminin singulier de grassouillet.
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admette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.