Dictionnaire des rimes
Les rimes en : boire
Que signifie "boire" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Mettre un liquide dans sa bouche et l’avaler.
- Pour couronner le tout, mon avocat se laisse aller sur son banc, tombe en faiblesse, et ne revient de son évanouissement qu’après avoir bu un verre de vinaigre des quatre-voleurs. — (Louis Huart, Physiologie de l’avocat, in Le Musée pour rire, tome premier, Aubert, Paris, 1839)
- J’ai retrouvé ici la coutume américaine de ne boire aux repas que de l'eau ou du lait. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 46)
- Depuis le 24 janvier nous sommes en ramadan, neuvième mois de l’année lunaire mahométane, pendant lequel tout bon musulman s’abstient de manger, de boire, de fumer, bref, de toute jouissance charnelle, depuis l’aube jusqu'au coucher du soleil. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 126)
- Au bout d’une vingtaine de mètres, il s’arrêta devant un restaurant, une boîte à bon marché, et nous invita à entrer avec lui, histoire de manger et de boire un peu. — (Henry Miller, L’Ancien Combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, in Max et les Phagocytes, traduction de Jean-Claude Lefaure, Éditions du Chêne, 1947)
- Si je ne vieillis pas, gamin, c’est que je bois la sève des bouleaux au printemps. Ça dépure, ça fait pisser par pintes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sens figuré) Absorber avec avidité quelque chose d'immatériel.
- Elle buvait ses paroles.
- – Est-elle jeune?– Elle doit l'être.– À quoi jugez-vous cela?– À sa voix que j'ai entendue, à sa main que j'ai touchée, à son haleine que j'ai bue. — (Alexandre Dumas, Le comte de Moret (Le sphinx rouge), 1865, II, 3)
- Franchir un obstacle avec facilité.
- — Je n’ai peur d’aucun instant futur. Le pire événement, je passerais dessus, comme sur ce caillou. Mon pneu le boirait… à peine une petite secousse… — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- Boire de l’alcool avec excès, s’enivrer.
- C'est alors que l'on commence à boire d'une façon plus suivie; à l’œnolisme aigu, succède peu à peu l’œnolisme chronique que nous constatons le plus souvent aujourd'hui, du moins chez l'ouvrier qui, imbu du préjugé que le vin donne des forces, arrive à boire, en moyenne, de 2 à 3 litres de vin par jour. — (Paul Carnot et Etienne Lancereaux, Intoxications, J.-B. Baillière et fils, 1907, page 209)
- Et lui qui buvait rarement et fort peu prit coup sur coup deux pleins verres de kirsch, de notre kirsch qui fait dans les soixante et qui vous met le feu aux veines pour une grande journée. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 16)
- Ses économies sombraient, son ventre poussait, mais il ne s'en préoccupait guère; il buvait à longueur de temps avec ceux qui voulaient bien le suivre. — (Michaël Perruchoud, Poil au temps, Éditions L'Âge d’Homme, 2002, page 99)
- Ces loustics prennent l’argent, vont le boire ou le dissiper au jeu et, comme renseignements, ceinture. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Absorber du liquide.
- Ce papier boit, l’encre passe au travers.
- L’éponge boit, elle absorbe l’eau.
- (Par ellipse) Être sur le point de se noyer.
- Quand on vint à son secours, il commençait à boire.
- (Familier) Porter un toast à.
- Le Prince était perdu dans ses méditations. Il les interrompit cependant pour boire à l’Empereur, en levant une coupe de champagne. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 147 de l’édition de 1921)
- (Pronominal) Être bu, pouvoir être bu.
- La tisane se boit chaude.
- Je me fais un rouge limé. Drôle de goût, mais ça se boit. — (Michel Viala, Post-sapiens, 1995, page 65)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "boire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
isobare
?- (Nom féminin) (fin XIXe siècle) Substantif de l’adjectif.
- (Nom masculin) (début XXe siècle) Substantif de l’adjectif.
-
libératoire
?- (Droit) Qui a pour effet de libérer.
- Clause libératoire.
- Paiement libératoire.
-
bolivares
?- Pluriel de bolivar.
-
dînatoire
?- Relatif au dîner.
- et cette table s’étendait jusqu’au bout de la salle ; le tout ensemble avait la forme d’un T, ou bien celle de ces anciennes tables dînatoires qui, rangées d’après le même principe, se rencontrent encore dans les vieux collèges d’Oxford et de Cambridge. — (Ivanhoé de Walter Scott, traduction d'Alexandre Dumas, 1820)
- Qui tient lieu de dîner en présentant la nourriture sous forme simplifiée (canapé - verrine - amuse-bouche).
- Il est à peu près certain qu’Arthur assista à ce service funèbre, avec ceux de ses enfants en âge et en état de l’accompagner, et qu’il prit part, la cérémonie faite, au déjeuner dînatoire d’usage, que le long trajet accompli par les plupart des invités rendait d’ailleurs nécessaire. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, pages 207-208)
- Le coquetel dînatoire, voilà une formule plaisante ! Pas d'interminables stations assises à table comme pour les dîners mais de grands plateaux remplis de délicieuses petites choses qui circulent entre des personnes vite allégées de leurs soucis par une coupe de champagne. — (Amélie Plume, Chronique de la Côte des Neiges, Éditions Zoé, 2006, p. 92)
- « Des traiteurs qui font des mariages, de l’événementiel et des cocktails dînatoires, il y en a beaucoup qui vont disparaître. (...). » — (Simon Baillargeon, Une institution de Québec met la clé sous la porte, Le Journal de Québec, 20 novembre 2020)
- Qui est abondant et long comme un dîner.
- Déjeuner dînatoire.
- Goûter dînatoire.
- Non ! rien ne resta de ce déjeuner dînatoire, ni des trois services, ni du dessert, bien que le plum-pudding au riz fût énorme, et qu’il y eût une tarte aux groseilles par personne avec des bottes de céleris crus. — (Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 13, J. Hetzel et Cie, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891)
- Les mots « cortège nuptial », « frac de soirée », « déjeuner dînatoire », « défilé », tombèrent sur les deux sauvages comme des gouttes de poix bouillante… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, pages 111-112)
-
fauchard
?- Arme d’hast au tranchant convexe dérivée de la faux de guerre, utilisée essentiellement au Moyen Âge.
- Ces nobles si hautains étaient-ils plus braves sous leurs corsets et leurs casques de fer, à l’épreuve de la flèche et de la lance, que ces paysans armés d’un bâton ou d’un fauchard, exposés demi-nus à la charge de ces centaures de bronze ? — (François-René de Chateaubriand, Analyse raisonnée de l’histoire de France, 1845, Invasion de la France par Édouard)
- — S’ils sont trente comme nous, en avant, amis et courage ! Droit aux chevaux avec les fauchards ! Ils ne mangeront plus notre seigle en herbe !Les coups tombaient aussi rapides que des marteaux sur des enclumes ; aussi gonflé coulait le sang que le ruisseau après l'ondée ;Aussi délabrées étaient les armures que les haillons du mendiant ; aussi sauvages étaient les cris des chevaliers dans la mêlée que la voix de la grande mer. — (Anonyme, La bataille des trente, poème breton traduit par Théodore Hersart de La Villemarqué, Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne, tome 1, A. Franck, 1846, page 527)
- (Agriculture) Sorte de serpe, de gouet, servant à couper les broussailles, il possédait deux cotés tranchants.
- Or une fois, il lui fit remettre un outil, que, vu sa ressemblance avec une faux, on nomme un fauchard, pour qu'il coupât les ronces d'un certain lieu en sorte qu'on en fit un jardin. — (Pope Gregory I, Dialogues, Éd. Téqui, Paris 1978)
-
bassinoire
?- (Vieilli) Bassin de métal, emmanché, à couvercle percé de nombreux trous, que l'on remplissait de braises, et que l’on passait entre les draps pour chauffer le lit.
- Justine alla chercher une bassinoire, prépara le lit, aida sa maîtresse à se coucher — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Un autre ustensile était la bassinoire, récipient en cuivre, de forme ronde et aplatie, au couvercle ajouré et orné de motifs décoratifs. On le remplissait de braises et grâce à son long manche en bois, on le faisait aller et venir entre les draps. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Par extension) Bouillotte
- (Par analogie) Grosse montre.
-
bézoard
?- (Médecine) Concrétion qui se forme dans l’estomac (gastrolithe) ou les intestins (entérolithe) des humains et des ruminants et à laquelle on attribuait jadis de grandes vertus comme antidote et comme amulette.
- C'est ce qui a mis en grand honneur l'anis, le corail rouge, le bouillon de vipère dont parle Mme de Sévigné, l’orviétan, le bézoard, la thériaque, la corne de cerf ou l’œil d’écrevisse réduits en poudre, etc. — (Pierre Janet Les médications psychologiques, tome 1 : L'action morale, l'utilisation de l'automatisme, Paris : chez Alcan, 1919, L'Harmattan, 2007, p. 18)
- Au bas peuple, les apothicaires prêtaient des bézoards à des taux usuraires, une semaine, quinze jours… — (Neil Gaiman, « Calliope », Sandman, chapitre 17, volume 2, Scénario de Neil Gaiman, dessin de Kelley Jones & Malcolm Jones III, Éditions Urban Comics (collection « Vertigo Essentiels »), 2013, ISBN 978-2-3657-7272-3.)
- En voici, Deuxième Jeune Dame, de la vraie poudre de bézoard de bœuf ! annonça la gamine. — (Cao Xueqin, Le Rêve dans le pavillon rouge, traduction de Li Tche-Houa, Paris, Gallimard, « La pléiade », 1981, tome II, page 653)
-
lardoire
?- (Cuisine) Brochette pointue par un des bouts, pour piquer dans la viande des bandes de lard.
- Non, répondit Cérizet, il est assez cuit par toi, sans que j’aille encore lui donner des coups de lardoire : il rendrait tout son jus. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- N’importe, dit Coconnas, j’ai bien de la peine à remettre mon épée dans le fourreau avant de m’être assuré qu’elle pique aussi bien que les lardoires de ce gaillard-là. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Une lardoire est un ustensile pointu et creux dont on garnit la gouttière avec l’élément que l’on veut introduire dans la viande. On enfonce ensuite la lardoire dans la viande, et en la retirant l’élément reste dans la viande.
- (Construction) Espèce de sabot ou de pique de fer avec lequel on arme l’extrémité des pieux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sylviculture) Éclat de bois d’environ un mètre qui reste quelquefois sur la souche d’un arbre abattu, faute par le bûcheron d’avoir fait l’entaille assez profonde de ce côté.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
échoir
?- Être dévolu par le sort ou survenir par cas fortuit.
- Autre exemple de l’inhabilité du démocrate à se défendre et du dommage qui lui en échoit. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, p.25)
- La lecture de son message ainsi que la présidence de séance échoient à un élu du groupe Le Pen, Édouard Frédéric-Dupont, le vieux comploteur du 6 février 1934. C'est l'occasion d'un coup médiatique qui n'a rien d'improvisé. — (Jean Chatain, Les Affaires de M. Le Pen, Éditions Messidor, 2015)
- Dans le tohu-bohu de la sacristie m’échoyait l’honneur d’aider le prêtre à se vêtir des ornements. Je présentais l’amict, l’aube, l’étole. Je veillais à la pose de la chasuble. — (Yanny Hureaux, Bille de chêne : Une enfance forestière, Jean-Claude Lattès, 1996)
- Qu’une alternative pareilleUn de ces quatre jours m’échoie,C’est, j’en suis convaincu, la vieilleQui sera l’objet de mon choix ! — (Georges Brassens, Le Gorille, 1952)
- (Droit) Si le cas y échoit, y échet, le cas échéant, ou simplement s’il y échet : si l’occasion arrive, si l’occasion s’en présente, s’il y a lieu. Ces locutions ne s’emploient pas dans le langage courant, sauf : le cas échéant.
- En parlant de ce qui est dû, signifie être payable à une époque fixée d’avance.
- Le premier terme échoit à la Saint-Jean.
- Le premier paiement doit échoir le dix du mois prochain.
- Cette lettre de change est échue.
- Payer à terme échu.
- La patronne de l’hôtel, avec un sourire enchanteur, m’annonça que, devant le non-paiement du mois échu, elle se voyait dans la cruelle nécessité de me retirer ma clef. — (Alphonse Allais, Pas pressé, in Œuvres posthumes, novembre 1887, Éditions Robert Laffont, coll. Bouquins, 1990, page 151)
-
are
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’arrernte de l’Ouest.
-
égrillard
?- Gaillard ; grivois ; cru ; libertin.
- Il devient galant, égrillard ; son œil s’émerillonne… Il est heureux pour ma vertu que la haie me sépare de lui ; sans quoi, je suis sûre qu’il se jetterait sur moi. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 325)
- Il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Peu à peu notre entretien cessa d’être militaire pour devenir égrillard et puis franchement cochon, enfin, si décousu, qu’on ne savait plus par où le prendre pour le continuer ; l’un après l’autre mes convives y renoncèrent et s’endormirent et le ronflement les accabla, dégoûtant sommeil qui leur raclait les profondeurs du nez. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, 1932, Gallimard (Folio #28 réédition 2019) page 156)
- Mais c’est meugnon tout plein, ça, minaudai-je, avec des grâces ridicules de commis-voyageur égrillard. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre V)
- […] Zingaro, mon cher Zingaro,Au lieu de réparer des pots,Voudrais-tu comme un bon garçonMettre la main à mon chaudron ?Alors que Mat s’en retournait, toujours en dansant, vers l’endroit d’où il était parti, plusieurs hommes de Kadere entonnèrent avec lui la chanson égrillarde. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
-
vieillard
?- Homme d’un âge avancé.
- Le vieillard, qui revient vers la source première,Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière. — (Victor Hugo, Booz endormi, dans La légende des siècles)
- Nous avons connu des vieillards qui étaient, hélas ! ce que nous ne sommes plus, c’est-à-dire des hommes de bonne compagnie. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes - Avant-propos)
- Mais, à la place d’un vaillant général, on ne vit qu’un vieillard à la voix enrouée branlant gâteusement la tête. — (Violaine Vanoyeke, Les Louves du Capitole)
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d’ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Aussi la duchesse avait-elle conservé ces lettres émouvantes, comme certains vieillards ont des gravures obscènes, à cause des éloges hyperboliques donnés à ce qu’elle avait de moins duchesse en elle. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- (Au pluriel) Personnes d’un âge avancé, hommes ou femmes.
- Moi, j’aimerais habiter la montagne, où il y a de grands arbres qui sont plus vieux que les plus anciens des vieillards, […] — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Les rares villages qu'on traversait étaient quasi déserts. On ne trouvait dans les fermes et les isbas que quelques vieillards, parfois des enfants. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p. 18)
-
cagnard
?- (Désuet) Qui s’accroupit comme un chien et ne bouge plus.
- (Familier) (Désuet) Qui n’aime pas bouger, qui est paresseux.
- (Populaire) (Vieilli) (Désuet) Qui est lâche, poltron.
-
faiblard
?- Qui est très faible.
- Enfant faiblard.
- Tatave, boiteux et faiblard, s'était esquivé avec les filles. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 34)
- Et les articles des autres journaux paraissent faiblards à côté. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 83, page 16, 7 août 1915)
- Il appuya sur le bouton du poste, un petit transistor en plastique, un des premiers trucs qu’il ait piqués, une radio crachotante et faiblarde, sujette à de brusques accès de mutisme. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 1)
- À 14 % d’appuis dans l’ensemble du Québec, les appuis du PCQ pataugent encore dans les mêmes eaux faiblardes qu’eux. — (Josée Legault, Le PCQ : cheval de Troie ou étoile filante ?, Le Journal de Québec, 18 février 2022)
-
homard
?- Crustacé décapode dont les deux pattes de devant ont la forme de pinces.
- Pendant ce temps, les jeunes filles promènent leurs filets en forme de poches dans les mares que la mer a laissées en se retirant, et récoltent la chevrette ou font prisonnier quelque homard, quel que crabe tourteau, quelque poisson de rivage attardé loin de sa retraite. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Pour attraper quelque chose, il faut qu’une iraigne se soit oubliée à dormir comme celle-ci, ou qu’un homard soit assez étourdi pour rester dans les rochers. — (Honoré de Balzac, Un Drame au Bord de la Mer, 1835)}
- Hollmann rapporte le cas d'un octopus se rappelant sa lutte avec un homard. En effet, ce dernier fut exterminé par l’octopus qui avait escaladé une cloison verticale pour arriver à lui. — (François-Victor Foveau de Courmelles, Les facultés mentales des animaux, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 117)
- Chair de cet animal.
- Est-ce toi qui lui a demandé s'il prenait du homard ou du carré d’agneau ? Non. Tu l'as invité à dîner et tu lui as fait servir quatre ou cinq plats, sans t'occuper un seul instant de ce qu'il pouvait ou non aimer, […]. — (Sacha Guitry, « Françoise », dans La Revue des Deux Mondes, 1932, p. 824)
- Boîte de homards. — Conserve de homard.
- (Argot militaire) (1840 ou avant) Surnom donné aux spahis, sans doute en raison de la couleur rouge de leur burnous identique à la couleur du homard après la cuisson (voir illustrations ci-contre).
- Durant les causeries autour de la soupe, il avait appris du capitaine les choses « indispensables au métier » , que les cavaliers étaient des cavalos, les spahis des homards […] — (Georges d’Esparbès, La folie de l’épée, Albin Michel, Paris, 1927, page 50)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté en pal, vu de dos, pinces vers le chef. Il est difficile à différencier de l’écrevisse dans les représentations. Les antennes peuvent donner un indice, mais il n’y a pas de règle en la matière. On se réfèrera donc à l’environnement culturel, économique ou historique de l’armigère (porteur des armes) pour déterminer s'il s’agit ou non d'un homard. À rapprocher de crabe, crevette et écrevisse.
- D’azur à un besant d’argent chargé d’une moucheture d’hermine, accompagné de trois homards d’or appointés en pairle, qui est de l’Île de Sein du Finistère → voir illustration « armoiries avec 3 homards »
-
bédégar
?- (Botanique) Galle du rosier, de l’églantier, causé par un cynips (Diplolepis rosae).
- Si je trouvais sur les pentes, hors des limites du Parc, des bédégars bien moussus, je posais sur la couverture d’Antoinette ces tumeurs de l’églantier. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Chambre d’hôtel, 1940)
- Mais ils n'arrivaient que rarement ces accidents, que l'on soignait avec des remèdes de bonne femme : on massait le membre meurtri avec du bédégar ou de la livèche, on faisait boire de l'eau bénite au patient, on marmonnait quelques formules, et tout passait. — (Ivan Gontcharov, traduction de Luba Jurgenson, Oblomov, Librairie générale française, Paris, 1999, page 187)
-
conard
?- Variante orthographique de connard.
- La bande de maraudeurs poussa des oh ! de désappointement et d’admiration et les deux compères qui s’étaient laissé arracher le sac durent essuyer quelques injures choisies comme :— Couillonnauds ! Conards ! — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957. Traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959. page 54)
- Et puis il y a les conards, les conauds, les conasses… — (Pierre Guiraud, Les Gros Mots, 1975, page 65)
- Un sale égoïste, voilà ce que tu es, préoccupé seulement de ta propre personne. Je ne sais pas pourquoi j'ai perdu mon temps avec un conard pareil. Fiche le camp ! — (Vikas Swarup, Meurtre dans un jardin indien, traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi, Éditions Belfond, 2010)
-
grugeoir
?- (Vitrerie) (Vieilli) Outil pour rogner le verre.
- (Fabrication du cidre) Appareil pour broyer les pommes.
- Le procédé le plus répandu est celui qui consiste à broyer les pommes à l’aide d’un grugeoir. — (Charles Adolphe Wurtz, Jules Bouis, Dictionnaire de chimie pure et appliquée, 1870)
- (Grugeoir à sel (ou égrugeoir)) mortier et pilon en bois (souvent de buis) utilisé pour réduire le gros sel en sel fin.
- Ustensile ménager servant à réduire en poudre le gros sel.
- Appareil destiné à découper des formes dans de la tôle ou dans des tubes creux.
-
fulminatoire
?- (Théologie) Qui fulmine.
- Sentence fulminatoire.
-
diffamatoire
?- Qui est de nature à diffamer.
- Écrit, brochure, article diffamatoire.
-
briard
?- Originaire ou typique de la Brie ou relatif à cette région de l'est du Bassin parisien.
- Betterave à sucre et fromages sont deux productions importantes dans l'économie briarde.
- Privé de toute communication avec la France, il avait gardé son ancien jargon briard dans toute sa pureté native, parlait comme un Jeannot d’opéra-comique, et semblait réciter perpétuellement des paroles de M. Étienne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- C’était l’une de ces grandes exploitations briardes à cour fermée, piquée sur un plateau sans horizon, dans l’ondulation des blés et (à l’époque) des pâtures à moutons : un vieux pigeonnier, des granges et des silos, d’immenses toits de tuiles plates qui descendent presque jusqu’à terre. — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 138)
-
boudoir
?- (Construction) Petit salon, cabinet orné avec élégance, à l’usage particulier des dames, et dans lequel elles se retirent lorsqu’elles veulent être seules ou s’entretenir avec des personnes intimes.
- Hélène, revenue avec son père du boudoir dans le salon, écoutait attentivement le notaire, […]. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,ou gît tout un fouillis de modes surannées — (Baudelaire, Spleen LXXVI, 1857)
- (Cuisine) Biscuit sec long, saupoudré de sucre.
- Il y avait les vieilles, qu’on allait voir le dimanche après-midi avec les boudoirs et le flacon de goutte pour arroser le café. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 325)
-
bavard
?- Qui a l’habitude de bavarder.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
-
flottard
?- (Argot scolaire) Élève en classe préparatoire du concours d’entrée à « Navale », l’École navale.
- Encouragé par ses nouveaux camarades, qui profitent de son ingéniosité à inventer des tours tordus, Antoine prend une part active à la guégerre que les flottards, autrement dit ceux qui, comme lui, préparent la Navale, mènent contre les cyrards, les taupins et les pistons, qui voudraient intégrer, eux, Saint-Cyr, Polytechnique ou l’École centrale. — (Virgil Tanase, Saint-Exupéry, Gallimard, « folio - biographies », 2013, pages 29-30)
- (Argot militaire) (Désuet) Saroual porté par les zouaves et d’autres troupes coloniales françaises.
- Tout le monde est soldat, aujourd’hui, mais tout le monde ne sert pas en Afrique. C’est donc à ceux qui ignorent ce vocable familier dans l’argot des casernes que nous dirons ce qu’est le flottard. Le flottard, oh pékin ! est ce pantalon vaste, sorte de jupe que portent les zouaves, les turcos et les spahis. — (Tout-Paris, Bloc-Notes Parisien - Le flottard, Le Gaulois, 5 mars 1889)
- Mohamed, très touché, porta ma main à son front, à son cœur, et partit radieux, bien que visiblement gêné par son flottard. Il marchait les jambes écartées et n’avait plus sa belle allure martiale ; d’ailleurs plus ému par cette entrevue qu’il ne voulait le laisser paraître. — (Richard O’Monroy, L’être ou ne pas l’être ?, P. Arnould, 1890, Le flottard, pages 184-185)
- Des cantinières de zouavesVersent des champoreaux suavesEn chéchia, veste et flottard,Et par maintes rondeurs de formes,Ajoutent pour leur quote-partAu prestige de l’uniforme !— (Louis Marsolleau, Vive l’almée !, La Petite République, 26 mars 1900)
-
furibard
?- (Populaire) Furibond, furieux.
- « Y a qu’en France qu’on voit ça ! »Le pire, c’est qu’une docilité coupable vous encourage presque à approuver cette déclaration furibarde. — (Philippe Delerm, Enregistrements pirates, Éditions du Rocher, 2003, page 67)
- […], Le Kalevala est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- Furibard, je décide que cette créature tombera de moi. — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 29)
- La vérité, c'est que les téléspectateurs du talk-show ne le savourent que lorsque les gens s’engueulent, et ce qui importe c'est moins ce qu'ils disent (on sait en général que c'est insignifiant) que la façon dont ils le disent, en prenant un air furibard pour hurler « laissez-moi finir, je ne vous ai pas interrompu » […]. — (Umberto Eco, Laissez-moi finir, vaiassa !, chronique de 2013, dans Chroniques d'une société liquide, traduites de l'italien par Myriem Bouzaher, Éditions Grasset, 2017)
- La route côtière de Honfleur à Deauville. Une route pour flâner. On peut rouler tranquillement sans risquer un dépassement furibard. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 109)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.