Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bohémien
Que signifie "bohémien" ?
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- (Vieilli) Homme d’une population européenne nomade.
- Ce qui a achevé de donner à ce coin perdu un caractère étrange, c’est l’élection de domicile que, par un usage traditionnel, y font les bohémiens de passage. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre I ; réédition 1879, page 6)
- Et lorsque Plassans était endormi, ils entendaient encore les querelles des bohémiens, les pétillements de leur feu, au milieu desquels s’élevaient brusquement des voix gutturales de jeunes filles chantant en une langue inconnue, pleine d’accents rudes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Artiste vivant en marge de la société.
- La première personne que j’avais rencontrée en entrant était Champfleury, un de ces bohémiens qui savent parfaitement se faufiler, un de ces écrivains-peuple auxquels on ne soupçonne pas de gants blancs. — (Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1863)
- Synonyme de pigeon de Bohême (race de pigeons).
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bohémien".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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bourrin
?- (Ouest de la France) Âne.
- Et l'on sait que le péjoratif bourrin, bourrique, qui veut dire primitivement âne ou cheval, ânesse ou jument de couleur rousse (grec puros, purichos, latin burrhus ou burrus, burricus) désigne une bête de qualité inférieure à la fois sotte et méchante. — (L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, numéros 508 à 518, 1994)
- (Par extension) (Familier) (Péjoratif) Cheval.
- Vite, nous apprenions à prendre un prudent recul lorsque quelque charmant bourrin, arrêté au trottoir, venait, en cataracte, à soulager sa vessie. — (Albert Simonin, Confession d’un enfant de la Chapelle)
- Mais entre deux brancards, dis donc ! Comme un bourrin !... — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- (Familier) (Péjoratif) Personne manquant de finesse dans une activité, utilisant la force physique avant la technique.
- Quand on est en carteEt qu’on d’vient trop tarteC’est pas choucard pour l’osierEn six marquotinsCe foutu bourrinPouvait plus faire un lacsé— (Boris Vian, Ballade de la chnouf, 1957)
- On n’a plus, comme il y a 30 ans, des équipes de bourrins qui envoyaient des grands ballons devant. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 30 juillet 2022, pages sportives, page 8)
- De temps en temps, à la place de ma meilleure amie, je vois une dinde comme les pouffes que j’aperçois en boîte, le samedi soir, le corps si moulé dans du lycra que même un bourrin décérébré comprend qu’il faut peloter… — (Éric-Emmanuel Schmitt, Le Poison d’amour, éditions Albin Michel, Paris, 2014, page 57)
- (Argot policier) Policier, en particulier inspecteur des mœurs.
- Le quartier grouillait de bourrins, on ne s’est pas attardés !
- (Argot) Homme ou femme facile sur le plan sexuel.
- Et tu roulais des yeux blancs vers ta Clémence… Ah ! le terrible bourrin qui s’appuyait des régiments. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 13)
- (Familier) Cheval-vapeur ou cheval fiscal d’un véhicule à moteur.
- Ma voiture, elle tape les cent-trente bourrins à l’aise.
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napoléonien
?- Propre ou relatif à Napoléon Bonaparte, empereur français de 1804 à 1814 sous le nom de souverain de Napoléon 1er.
- Le mécanicien redoute la machine que le voyageur admire, et les officiers étaient un peu les chauffeurs de la locomotive napoléonienne, s’ils n’en furent pas le charbon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- En 1830, il reparut dans l’administration comme quart de ministre, lors de cette espèce de conscription levée par Louis-Philippe dans les vieilles bandes napoléoniennes. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- A Nonancourt, le rempart urbain, bien visible sur le cadastre napoléonien, ne semble pas remonter au delà de la fin du Moyen-Age. — (Yves Guéna, Château et territoire: limites et mouvances, Presses Universitaires de Franche-Comté, 1995, page 38)
- L'empire napoléonien n'en finissait plus de prendre de l'expansion. — (Argument, vol. xxi, n° 1, automne-hiver 2018-2019, page 136)
- (Rare) Relatif à Napoléon III, à ses pompes ou à ses œuvres.
- Au contraire, la polyvalence de la notion de gloire pacifique motive des ralliements politiques de la part d'activistes qui voient dans l'œuvre napoléonienne la continuité de leurs efforts quarante-huitards. Leur ralliement réoriente le patriotisme pacifiste des années 1840, axé sur le peuple, sur le régime et sur l'État. — (Sylvie Aprile, Europe de papier: Projets européens au XIXe siècle, Presses Universitaires du Septentrion, 2016, page 147)
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colombin
?- Qui a rapport au pigeon.
- Pigeon colombin.
- Baiser colombin.
- Elle accompagna ses baisers – « Comment déjà ? Ah, oui ! des baisers colombins » – par de lentes caresses sur la nuque, le front, les joues. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 121)
- (Vieilli) Couleur gorge-de-pigeon. #6A455D
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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besoin
?- Privation de quelque chose qui est nécessaire.
- On lui a donné de l’argent, il en avait bien besoin.
- Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Je n’ai plus besoin de rien.
- Chacun connaît ses besoins.
- Confier, exposer à quelqu’un ses besoins.
- Subvenir, pourvoir à ses besoins, aux besoins de sa famille.
- Cela me fait besoin, bien besoin.
- Indigence ; dénuement.
- Que répondre d'autre à cette femme qui avait été choyée, entourée... Qui n'avait certainement jamais su ce qu’étaient le besoin, les boulots permettant de gagner trois francs six sous puis la délinquance, la descente aux enfers... En dix ans, Clara avait tout connu ou presque. — (Carole Duplessy-Rousée, Le Silence d'Amarine, éd. Pygmalion, 2014, chap. 3)
- Il l’a assisté dans le besoin, dans son besoin.
- (Désuet) Manque de nourriture.
- Être épuisé de fatigue et de besoin.
- Mouvement instinctif, du sentiment qui porte à rechercher ou à faire quelque chose.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- Le tabac devient un besoin pour quelques personnes, [mais] à quoi bon augmenter le nombre des besoins ? La nature ne nous en avait donné que trois ou quatre. La civilisation, qui a commencé par nous faciliter la satisfaction de ces trois ou quatre besoins, y a ajouté une trentaine d'autres besoins..., et la sottise, une centaine. De ces besoins viennent la dépendance, les tyrannies, la nécessité du travail incessant, la pauvreté du plus grand nombre". — (Alphonse Karr, Menus propos, 1859)
- Les besoins du corps et de l’âme.
- Les besoins de la nature.
- C’est un besoin naturel.
- Se créer des besoins factices.
- Prévenir tous les besoins d’une personne.
- Le besoin d’aimer, de connaître.
- (Familier) Besoins du corps qui résultent de la digestion
- Je pris l'habitude, à l'imitation des goumiers et des bellahs, d'aller pisser accroupi, à flanc de dune, pour parer au risque de m'humidifier le saroual par vent tourbillonnant et parce qu'en terre d'Islam, ce besoin est à satisfaire discrètement. — (Robert Le Roy, Méhariste au Niger: souvenirs sahariens, Éditions Karthala, 1997, page 76)
- Un besoin naturel. — Faire ses besoins.
- Ici, dans mon intérieur, on tient a chier nanti. On voudrait libérer Mandela en grand tralala. Quoi de plus naturel qu'un gros besoin mené à bien aux accords du Boléro de Ravel et dans les effluves d'un déodorant à la vanille ? — (Patrice Delbourg, Villa Quolibet, Le Cherche-Midi, 2015)
- Nécessité.
- Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Je n’ai pas besoin de vous dire que cela doit rester secret entre nous, signifie il est impératif que cela reste entre nous.
- Qu’est-il besoin de… Qu’est-il nécessaire de…
- Avoir besoin de, avoir besoin que, se dit de Ce qui est ou de Ce que l’on croit nécessaire, utile, convenable.
- Cet homme a besoin de repos, a un extrême besoin de se reposer.
- Avoir besoin de dormir, de manger, de marcher, etc.
- Vous pouvez vous retirer, je n’ai plus besoin de vous.
- Je ne puis vous prêter le livre que vous me demandez, j’en ai besoin.
- Ce jeune homme a besoin, aurait besoin, grand besoin d’être surveillé.
- Il n’a pas besoin qu’on lui dise deux fois la même chose.
- Ce plancher s’affaisse, il a besoin d’une poutre neuve.
- Ces plantes ont besoin d’eau, ont besoin d’être arrosées.
- Avoir besoin de, suivi d’un infinitif, signifie aussi être dans l’obligation, dans la nécessité de…
- J’ai besoin d’aller à tel endroit.
- J’ai besoin d’être de retour à la fin du mois.
- Tu n'avais donc pas besoin de modifier cette chose.
- Ce qui peut être utile ou nécessaire à un projet, à une entreprise, à un but.
- Il est expliqué plus bas que le scandale n’est qu’un mot, qu’on fait naître la chose selon les besoins et les circonstances et que le plus scandaleux n’est point que tel banquier couche, un beau jour à la Santé, mais que tant d’autres dorment paisibles dans leurs draps. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 173)
- Les besoins de la cause.
- (Finance) Personne à laquelle on présente une lettre de change, une créance, quand le tiré est absent ou ne paye pas. Recommandataire
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enfreint
?- Participe passé masculin singulier de enfreindre.
- Troisième personne du singulier du présent de enfreindre.
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diamantin
?- Qui a l’éclat ou la dureté du diamant.
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diluvien
?- Qui a rapport aux inondations.
- Roches diluviennes.
- Dépôt diluvien.
- Terrains diluviens.
- (Sens figuré) Qui ressemble au déluge par son abondance.
- […], Henri dégusta, quelques secondes, le spectacle désolant de ces ombres errantes et pataugeantes, semblables à des bêtes d’un autre âge, grouillant dans un décor diluvien. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- […] ; les pluies y sont bien plus fréquentes que dans le reste de l’île, et ce sont des pluies diluviennes qui tombent sans trêve pendant deux ou trois jours. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- À peine nos tentes sont-elles dressées, qu’une averse diluvienne s’abat sur le camp. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- Ces travaux urgeaient spécialement dans l’Auvergne montagneuse où le réseau routier déjà insuffisant fut gravement endommagé par les pluies diluviennes de l’automne 1787. — (Daniel Martin, La Révolution en Auvergne, Bourbonnais et Velay, Éditions Bouhdiba,, 1993, page 68)
- Excessif, exubérant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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appalachien
?- (Géographie) Relatif à la chaîne de montagnes des Appalaches, à sa région, à ses habitants.
- Un grand tapis appalachien recouvrait le plancher en pin à lattes larges sont les nœuds étaient gros comme des poings, et sur la droite une cheminée de pierre au foyer noirci par les soirées d’hiver grimpait le long du mur. — (Marc Levy, Un sentiment plus fort que la peur, chapitre 10)
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arminien
?- (Protestantisme) Relatif à l’arminianisme.
- Une alliance du dogme arminien avec le mysticisme anabaptiste et le sentiment calviniste. — (Henri Brunel, Étude sur l’histoire du christianisme, Marc Aurel frères, 1842, page 285)
- Le contact avec la pensée arminienne, par l’intermédiaire de Jean Le Clerc, fut pour Toland un élément important dans son évolution intellectuelle vers un christianisme raisonnable, qui le conduisit dès 1696 à proposer sa définition d’un christianisme sans mystères. — (Paul Brennan, Entrelacs franco-irlandais, Presses universitaires de Caen, 2013, page 114)
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copernicien
?- (Astronomie) Relatif aux thèses de Nicolas Copernic, et en particulier, à la théorie selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l’univers (héliocentrisme), et la Terre, que l’on croyait auparavant centrale, tourne autour de lui.
- Dès lors que Galilée eut observé dans sa lunette des phases gibbeuses pour Vénus, il lui devint par le fait même évident que Vénus devait plutôt tourner autour du Soleil qu’autour de la Terre. Le système ptolémaïque recevait là un coup mortel, mais le système copernicien ne fut toutefois pas adopté par suite de cette observation seule. — (Revue des questions scientifiques, volume 151, 1980)
- L'idée que le système de Jupiter fournirait ici à Galilée une sorte de « modèle réduit » du système copernicien, qui permettrait de voir en analogon le système solaire du point de vue de Sirius a été suggérée par I. B. Cohen. — (Philippe Hamou, La Mutation du visible : Essai sur la portée épistémologique des instruments d'optique au XVIIe siècle, vol. I : Du Sidereus nuncius de Galilée à la Dioptrique cartésienne, Presses Univ. Septentrion, 1999, p.38)
- Par la suite, le Danois Tycho Brahé et son assistant allemand Johannes Kepler ont ajouté au modèle copernicien d’autres perfectionnements touchant à l’observation ou à sa nature théorique. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’Astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, décembre 1992, p. 41)
- (Par analogie) Qui change radicalement le système mis en place.
- Les Francophones ont fait une énorme et très difficile part du chemin en acceptant cette réforme copernicienne. — (« Bruxelles n’est pas à vendre », Le Soir, <lesoir.be>, 13 août 2010)
- Dans un discours à charge copernicienne, l’homme a appelé, en août, à l’égalité des femmes et des hommes dans le droit d’héritage et à l’abrogation de cette circulaire féodale et esclavagiste qui interdit aux femmes d’épouser un non-musulman. — (Kamel Daoud, Fin de l’esclavage confessionnel, Le Point, n° 2350, 21 septembre 2017)
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refrain
?- Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d’une chanson, d’une ballade, d’un rondeau, etc.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d’une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 33)
- Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori . — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Depuis l’Argonne de 1914, le chant d’abeilles des balles s’est inscrit dans mes circonvolutions cérébrales comme, dans la cire d’un disque, un refrain prêt à jouer dès le premier tour de manivelle […]. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
- Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu’il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n’importe quoi, surtout n’importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
- (Sens figuré) (Familier) Ce qu’une personne ramène sans cesse, à toute occasion, dans ses propos.
- « Tu devrais te marier », me disait mon père.Pendant les dernières semaines de mes vacances à Villeneuve, c’était devenu son refrain. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 5)
- Qu’il suffise de dire que c’était le moment où « la paix négociée » était le refrain rabâché par les ennemis de l’Angleterre. — (Agatha Christie, Les Enquêtes d’Hercule Poirot, 1968, L’Enlèvement du Premier ministre (nouvelle))
- Oui, oui, on connaît bien ce discours. C’est le vieux refrain de l’éducation progressiste. Mais on a déjà essayé de l’appliquer et ça n’a pas marché. — (Seymour Papert, traduit par Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 25)
- Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Albin Michel, 1999, page 11)
- (Marine) (Rare) Retour des houles ou grosses vagues qui viennent se briser contre les rochers.
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emprunt
?- Action ou chose qu'on emprunte.
- Un emprunt à la bibliothèque.
- Euphémisme, en parlant de vol, de plagiat.
- Cet auteur a soin de cacher ses emprunts.
- – C’est pour vous dire que livre de Tourny comporte quelques emprunts. Il a quelquefois oublié les guillemets, mais son précis fait cependant autorité. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 87)
- (En particulier) Capitaux empruntés par un particulier, un État, une société financière.
- Faire un emprunt à la caisse d'épargne.
- La vie laborieuse, active, toute estimable, toute positive, d’un conseiller d’État, d’un manufacturier de tissus de coton ou d’un banquier fort alerte pour les emprunts, est récompensée par des millions, et non par des sensations tendres. — (Stendhal, De l'Amour, 1822, 1re préface de 1826)
- Mon oncle faisait le bilan des sacrifices de son passé. Ça n’était pas sa faute s’il avait été ruiné dans l’affaire de l’emprunt russe et si les actions des tramways de Shanghai ne valaient presque plus rien. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 16)
- Nous avons, aux articles de la capacité des parties contractantes, rapporté un arrêt qui a déclaré un ex-maire personnellement responsable d’un emprunt qu’il avait fait en cette qualité. — (Claude Étienne Delvincourt, Cours de code civil, volume 5, 1825, page 321)
- (Sens figuré) Caractérise une chose artificielle, forcée.
- Beauté d’emprunt, sourire d’emprunt, vertus d’emprunt, etc.
- (Linguistique) Mot rapporté d’une langue à une autre ; emprunt lexical.
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. — (Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, page 240, note 3)
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gandin
?- Jeune élégant désœuvré plus ou moins ridicule, qui fréquentait les Boulevards sous le Second Empire.
- Autour, aux premiers rangs, parade le gandin. — (Arthur Rimbaud, Poésies, 1870)
- Petit monde étonnant, couvée de fats et d’imbéciles, qu’on peut voir chaque jour rue du Havre, correctement habillés, avec leurs vestons de gandins, jouer les hommes riches et blasés. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- C’est la fleur des pois de mes gandins de Bordeaux, où il vit assez péniblement d’une vingtaine de mille francs de rente, qui lui restent sur ses revenus, absorbés par des hypothèques. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Vieilli) (Par extension) Personne présomptueuse.
- La haine m’étouffe et j’invoquerais dieu ou diable pour obtenir un miracle qui fasse basculer dans le bouillon ce gandin, avec sa raie, son fil-à-fil et son col blanc, qui me permette d’aller l’empoigner par la cravate, de le ramener, tout boueux, tout honteux, sur la berge. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956. page 40)
- Le col droit, un mouchoir passé entre sa chemise et son gilet, tout chez le bambin, depuis la semelle immaculée de ses bottines jusqu'à la raie correcte du milieu de sa tête, sentait le rassis d'un vieux gandin, d'un vieux gommeux. — (Edmond de Goncourt, La Faustin, Charpentier, 1882. page 11)
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entrain
?- Ardeur à faire quelque chose, gaieté naturelle et communicative ; bonne humeur ; vivacité, fougue.
- Le soir, les délices et la joie du souper avec les uccelletti, la polenta et l'entrain général, semblent reculer les bornes de l'existence du côté des plaisirs si vifs de la bête. — (Stendhal, Rome, Naples et Florence, 1817)
- Mais, vont dire nos modernes Fabius, nos pourris diplomatiques, il fallait avant tout gagner du temps, faire tomber l'entrain populaire, et, « laisser cuire la révolution dans son jus ». — (Émile Morice, La Grèce, telle que l'ont faite les Philhellènes et les Protocoles, dans Révélations et pamphlets, 1834)
- La gauche « qui ne sait plus ce qu'elle veut » ne se contente plus de se taire, mais prend l'habitude de faire sien le grand discours de régression d'une droite dont elle envie la bonne santé, d'une droite à l’entrain réactionnaire communicatif. — (Élisabeth Guibert-Sledziewski, Une culture de régression, dans Flash sur la droite, Raison présente n° 88, p.115, 4e trimestre 1988)
- Mais voilà, mâles et femelles semblent liés par des relations bien équivoques, et les intérêts évolutifs de deux individus aussi différents sont rarement convergents, introduisant dans leurs entrains amoureux les bases du conflit sexuel. — (Thierry Lodé, La guerre des sexes chez les animaux, Odile Jacob 2006, p. 180)
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néronien
?- De Néron.
- Cruauté, perversité néronienne.
- Son front néronien, sous ses cheveux bleus à force d’être noirs, qui bouclaient durement et touchaient ses sourcils, ne laissaient rien passer de la nuit coupable, qui n’y étendait aucune rougeur. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 75)
- Esdras était l’aîné de tous, un grand garçon au corps massif, brun de visage, noir de cheveux, à qui son front bas et son menton renflé faisaient un masque néronien, impérieux, un peu brutal ; mais il parlait doucement, pesant ses mots, et montrant en tout une grande patience. D’un tyran il n’avait assurément que le visage, comme si le froid des longs hivers et la bonne humeur raisonnable de sa race fussent entrés en lui pour lui faire un cœur simple, doux, et qui mentait à son aspect redoutable. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- On n’entendait plus que les bruits de punition. La chose exécutée, le vieux bien sonné essayait de se relever et de ramasser autour de lui son pagne à la romaine. Il saignait abondamment par la bouche, par le nez et surtout le long du dos. La foule s’éloigna en l’emmenant et bourdonnante de mille cancans et commentaires, sur un ton d’enterrement. Le lieutenant Grappa ralluma son cigare. Devant moi, il tenait à demeurer distant des choses. Non pas je pense qu’il eut été plus néronien qu’un autre, seulement il n’aimait pas non plus qu’on le force à penser. Ça l’agaçait. Ce qui le rendait irritable dans ses fonctions judiciaires, c’était les questions qu’on lui posait. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, page 194)
- La lecture de Quo Vadis d’Henri Sienckiewicz m’avait aussi beaucoup frappé, notamment le passage où une orgie néronienne est décrite. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, réédition, page 61)
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chevalin
?- (Équitation) Qui tient du cheval ; qui appartient au cheval.
- Il n’est pas de question zootechnique qui ait été plus débattue, plus controversée que celle de l’amélioration des races chevalines. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- L’industrie chevaline et mulassière faisant partie de l’une des branches les plus importantes de la fortune agricole de la France, donne par cela même une très grande activité aux transactions ; […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Par analogie) Qui rappelle les traits d’un cheval.
- Visage, profil chevalin.
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aubin
?- (Manège) Allure dans laquelle un cheval galope de devant et trotte du train de derrière, à l’inverse du traquenard.
- […] l'entrepas tient du pas et de l'amble, et l'aubin tient du trot et du galop, l'un et l'autre viennent des excès d'une longue fatigue ou d'une grande faiblesse de reins ; les chevaux de messagerie qu'on surcharge, commencent à aller l'entrepas au lieu du trot à mesure qu'ils se ruinent, et les chevaux de poste ruinés, qu'on presse de galoper, vont l'aubin au lieu du galop. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 517.)
- L’aubin est un mélange de trot et de galop…, type même des allures détraquées et irrégulières. Il révèle un cheval mal monté, surmené, voire définitivement ruiné. — (E. Saurel, Le Cheval, équitation et sports hippiques, Larousse, 1966, page 80)
- (Par métonymie) Cheval qui a cette allure.
- (Vieilli) (Rare) Blanc d’œuf
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choroïdien
?- (Anatomie) Relatif à la choroïde.
- Les [artères ciliaires] courtes postérieures ou choroïdiennes au nombre de deux, se divisent chacune en 4 à 8 branches, qui entourent le nerf optique. — (G. Gérard, Manuel d'anatomie humaine, 1912)
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détiens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de détenir.
- « Je détiens le record de France de la facture de boulangerie la plus élevée », se désole cet artisan alsacien, qui bénéficie portant du tarif réglementé pour son établissement, installé à Bollwiller, une bourgade du Haut-Rhin. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 25 janvier 2023, page 15)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de détenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de détenir.
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chagrin
?- Qui éprouve du déplaisir, de la tristesse.
- André est chagrin de la conduite de son fils.
- inquiet, chagrin, je redoublai d’ardeur et d’efforts — (Pierre-Victorien Lottin de Laval, Manuel complet de Lottinoplastique, 1857, lire en ligne)
- Au milieu du lac, il y avait une bête que Julien ne connaissait pas, un castor à museau noir. Malgré la distance, une flèche l’abattit ; et il fut chagrin de ne pouvoir emporter la peau. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- Dans les ténèbres qui m’enveloppaient, j’évoquais sa figure, et je le distinguais nettement, troublé, chagrin de trouver la pauvre femme dans un tel désespoir. — (Émile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, 1879)
- Je sais que ma composition est ratée, et maintenant que le souvenir de la face pâle est moins vif, et que les fumées de notre banquet sont évanouies, je me sens chagrin, j’éprouve comme des remords. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- — Les domestiques en auront peut-être cassé.— Mon chéri, lui dis-je, chagrin de son irrespect, les domestiques de l’Élysée ne cassent rien. Les patrons non plus, d’ailleurs. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Qui marque du déplaisir, de la tristesse.
- Sa petite moue chagrine trahissait l’importance qu’elle avait mise à se trouver à cette revue. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Qui est porté à l’humeur sombre et difficile.
- La vieillesse chagrine incessamment amasse ;Garde, non pas pour soi, les trésors qu'elle entasse ;Marche en tous ses desseins d'un pas lent et glacé ;Toujours plaint le présent et vante le passé ;Inhabile aux plaisirs dont la jeunesse abuse,Blâme en eux les douceurs que l'âge lui refuse. — (Nicolas Boileau, Art poétique, 1674, chant III, v. 383 à 388)
- La dame des Belles-Cousines étoit née vive & sensible, mais elle l’ignoroit encore. Un vieux époux, chagrin & grondeur, avec lequel elle n’avait vécu qu’un an, n’avoit eu ni le temps ni le don de le lui apprendre. — (Louis-Élisabeth de La Vergne de Tressan, Histoire du petit Jehan de Saintré et de la dame des Belles-Cousines, 1792, pages 10-11)
- Mais au milieu de tant d’exemples édifiants et touchants, on trouve quelquefois de ces personnes malcontentes et chagrines, à qui tout déplaît dans leur profession, et dont la vie, par-là même, n'est qu'amertume et dégoût. — (Louis Bourdaloue, Sur l'Observation des règles, dans les Œuvres de Bourdaloue - tome 4, Paris : chez Lefèvre & chez Pourrat frères, 1838, page 537)
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baldaquin
?- (Architecture) Dais qui sert de couronnement à un trône, à un autel, etc.
- De là l’importance décorative donnée dans les églises baroques à la chaire, aux confessionnaux et à l’autel que surmonte un baldaquin. L’Église n’est plus comme au Moyen Age une sublimation de la Cité : elle est devenue un engin spécialisé du salut, une happeuse d’âmes. — (Paul Claudel, L’œil écoute : La peinture hollandaise, la peinture espagnole, écrits sur l’art, Gallimard, 1964, page 198)
- « Est-ce que j’arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? Demandons-nous : à Noël, est-ce que je partage mon pain avec celui qui n’en a pas ? », a lancé François, s’exprimant sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe. Le Monde avec AFP, « L’homme est devenu avide et vorace » : le pape plaide contre un consumérisme vide de sens, Le Monde. Mis en ligne le 25 décembre 2018
- Ciel de lit.
- Deux couverts, avec des timbales d’argent, y étaient mis sur une petite table, au pied d’un grand lit à baldaquin revêtu d’une indienne à personnages représentant des Turcs. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857, première partie, chapitre II)
- Chez lui !… Il appelait ainsi un banc qu’il avait choisi dans le square de la place d’Anvers, et sur lequel, depuis plus d’un mois, il dormait, avec la voûte d’un marronnier pour baldaquin… — (Octave Mirbeau, Contes et nouvelles – Le portefeuille, réédition Arcadia, 2002, page 89)
- Il pionce avec son cheval dans son lit à baldaquin, découpe ses pages en rondelles et fout carrément le feu à son bénard au « bal des Ardents » en voulant, disait-il, « allumer son tison pour les gentes demoiselles » ! — (Pierre Perret, Les Grandes Pointures de l’Histoire, Éditions du Cherche-Midi, 2015)
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coussin
?- Sorte de sac cousu de tous les côtés composé de tissu ou de cuir et rempli de plume, de bourre ou de crin, etc., pour s’appuyer, pour s’asseoir, pour poser les pieds ou bien simplement pour décorer.
- Coussin de drap, de velours de soie, etc.
- Coussin de canapé.
- Coussins de chaise longue.
- Coussin de voiture.
- S’étendre sur des coussins.
- Je n’ai jamais beaucoup souffert. Il ne dépendrait que de moi de croire que la nature a plus d’une fois mis des coussins pour m’épargner les chocs trop rudes. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 211.)
- (Technique) Tout dispositif qui rappelle la forme d’un coussin et qui sert, en général, à éviter les frottements, comme dans un collier d’attelage, une machine électrique, etc.
- (Baseball) (Québec) Base.
- Après qu’Angel Pagan eut été retiré en tentant de voler le troisième coussin, […] — (En bref - Piniella suspendu et mis à l’amende, Le Devoir, 4 juin 2007)
- (Marine) Pièce de bois tendre pour préserver les barres.
- (Marine) Palier en filin destiné à protéger une amarre, ou une voile contre l'usure due au frottement.
- Planchette de bois dont l’une des faces est rembourrée et que les doreurs utilisent pour poser les feuilles d’or qu’ils doivent couper.
- Boite carrée dont l’extérieur est rembourré et sert de métier à dentelle.
- Le coussin est aussi nommé carreau.
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égéen
?- (Géographie) Relatif à la mer Égée.
- (Antiquité) Relatif aux civilisations de l’âge du bronze en Grèce et dans la mer Égée.
- Une très ancienne coutume qui remonte au delà des Grecs, jusqu’aux temps de la civilisation égéenne, veut qu’à Lesbos la femme soit chef de famille, la fille seule héritière au détriment des fils. — (Louÿs, Lesbos aujourd’hui, 1901, dans Archipel, 1932)
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crin
?- Poil long et rude qui pousse au cou, à la queue et aux extrémités inférieures des membres de certains animaux et spécialement des chevaux.
- Les crins de cheval servent à faire certains tissus, en particulier pour cribles et tamis, pour presses employées dans la fabrication du cidre, pour portefeuilles, sacs de voyages, coiffes de chapeaux, pour la bourrellerie et la carrosserie, pour couvertures de sofa, coussins de wagons, tapis, etc. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et puis, il a desserré peu à peu le crin, dégagé le cou. Il s’est assuré que la bête est indemne, la strangulation inefficace encore. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Indénombrable) Matière composé de fibres animaux ou végétaux, typiquement utilisé en rembourrage ou pour le mèche d'un archet d'instrument à cordes frottées.
- Ayant heureusement remarqué des petits carrés de laine semés sur le parquet devant les chaises de crin, je parvins, en mettant successivement le pied sur chacun de ces îlots de tapisserie, à m’avancer jusqu’à l’angle de la cheminée où je m’assis essoufflé. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 145)
- Elle ne parla pas, alla s’asseoir à terre devant un fauteuil, dont la vieille tapisserie laissait passer le crin par une déchirure ; et, tirant de sa poche une aiguille et un écheveau de laine, elle se mit à la raccommoder. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
- Ils firent leurs premiers pas dans la ville arabe, achetèrent un sommier métallique, un matelas de crin, deux fauteuils de rotin, quatre tabourets de corde, deux tables, une natte épaisse d’alfa jaune, décorée de rares motifs rouges. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 126)
- (Belgique) Plaie ouverte ou entaille à la tête.
- Le bijoutier a reçu un violent coup au niveau de la tête, lui créant un crin. — (Deuxième bijouterie braquée , L’Avenir, 2016)
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colin
?- (Ichtyologie) Nom vernaculaire ambigu donné vulgairement à plusieurs genres de poissons osseux de l'ordre des gadiformes, dont les différentes espèces de lieu (Theragra spp. et Pollachius spp.) et le merlu commun (Merlucchius merlucchius), et à deux genres de poissons de l'ordre des perciformes (Dissostichus et Notothenia).
- Les espèces de poissons que l'on trouve dans cette zone sont les poissons pélagiques, le hareng, le maquereau, le brishing, le capelan, les poissons de fond comme la morue, le haddock, le colin, le merlan et les poissons plats, […]. — (La pêche maritime, volume 50, n° 1122 à 1125, Éditions maritimes, 1971, p. 733)
- (Ichtyologie) (Par ellipse) Nom que l'on donne tout particulièrement au lieu noir dans certaines régions, et quand il est commercialisé sous forme surgelée ou en conserve sous l'appellation de colin lieu.
- Les enfants adorent les batonnets de colin.
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à huit genres regroupant 17 espèces d'oiseaux galliformes de la famille des odontophoridés, au plumage bigarré, souvent pourvus d'une huppe caractéristique, habitant les savanes, les prairies ou les forêts montagneuses clairsemées des zones tempérées, subtropicales et tropicales s'étendant des États-Unis jusqu'à la partie septentrionale de l'Amérique du Sud.
- (Ornithologie) (Désuet) Un des anciens noms vernaculaires du grand labbe (Stercorarius skua), un grand oiseau charadriiforme de la famille des stercorariidés.
- Du caniard, colin ou grisard. Chap. XII - Le caniard est oyseau de marine ayant le pied plat & va nageant dessus l'eau, beaucoup plus frequent au rivage de l'Ocean, qu'il n'Est en la mer mediterranee. Son cry est cause de lui auuoir trouué telle appellation. Il n'est guere veu es partiës mediterranees esloignees de la mer. Aussi est-il contraire en celá à beaucoup d'autres oyseaux de marine, n'estoit qu'on lui eust appriuoisé & porté des sa naissance. — (Pierre Belon, L' histoire de la nature des oyseaux, auec leurs descriptions, & naifs portraicts retirez du naturel: escrite en sept livres, Livre III - De la Nature, Guillaume Cauellat, Paris, 1555, p. 167)
- Le canard colin ou Grisard se trouve sur les seuls bords de l'Océan ; quelquefois il se perche fur les arbres ; il est très chargé de plumes grisâtres & est de la grosseur d'une Oye moyenne : son cri imite le son d'une flûte : ses pieds sont semblables à ceux du canard ordinaire; il n'a pas la propriété de faire le plongeon: sa tête est fort grosse, l'entrée de son gozier est fort grande, & comme il est gourmand & difficile à rassasier, il avale de fort gros poissons: il vole long-tems; sa peau est dure, sa chair indigeste; il ne fait ordinairement que deux petits. — (Jacques Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle, Volume 1, Didot le Jeune, Paris, 1764, p. 417)
- (Théâtre) Berger jeune et amoureux dans les opéras-comiques.
- L'année suivante, je fus engagé à Metz comme choriste et deuxième colin. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, 1967, tome 1)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.