Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bocagère
Que signifie "bocagère" ?
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- Féminin singulier de bocager.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bocagère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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robert
- (Argot) Sein.
- Gros lolos, énormes roberts, y’a du monde au balcon. — (Les VRP, Les nénés des nanas des nains, 1990)
- Sans doute elle avait enfilé un chandail direct sur sa peau… elle était sans soutien-gorge et ses roberts gardaient leur fermeté, leur hardiesse. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 246)
- Jo — Oh, c'est aux doudounes qu'elle est sensible. Marcel — Aux doudounes ? Mais qu’est-ce que c’est que ça les doudounes ? Jo — Les gaillards, les roberts, les nénés quoi. Il faut tout lui expliquer à ce mec-là, il entrave rien. — (Michaël Abécassis, Fric-Frac et Circonstances atténuantes, Éditions Publibook, 2003, page 50)
- (Argot) Œil.
- Tout en jetant de fréquents coups de roberts en bas, je compulse l'annuaire. — (San-Antonio, Bas les pattes !, Éditions Fleuve noir, 1954, chap. XVII)
- C’est pourtant pas que je sois intimidable, mais quand le Dabuche fait ces roberts-là, l’archevêque de Canterbury lui-même prendrait des vapeurs. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, pages 44-45)
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chylifère
- (Physiologie) Qui porte le chyle.
- Les vaisseaux chylifères.
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éclaire
- (Botanique) Synonyme de chélidoine.
- Prenez des feuilles de la petite chélidoine ou éclaire non lavées, & une poignée de racines lavées & essuyées. — (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
- (Botanique) Synonyme de renoncule ficaire.
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corpusculaire
- Relatif aux corpuscules.
- Physique ou philosophie corpusculaire, système d’Épicure, qui prétend expliquer tout l’ordre de la nature par le mouvement de certains corpuscules.
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entière
- Féminin singulier de entier.
- D’autres, plus distanciées dans le temps, affirmeront leur entière allégeance à cette poésie, refusant de “ "décésairiser" les mémoires ”, proposant de “ relire Césaire qui a choisi de s’identifier dangereusement ”. — (Véronique Bonnet, De l’exil à l’errance, 1999, page 93)
- Dans ce cas, ce n’est plus l’onde tout entière qui est arrêtée et renvoyée en grande partie ; une petite portion seulement est brisée et réfléchie. La grande masse de l’onde passe par dessus cette petite parcelle sans éprouver de réflexion. — (La revue scientifique de la France et de l’étranger, 1871)
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clairière
- (Biogéographie, Écologie, Ethnobiologie) Endroit d’une forêt dégarni d’arbres.
- Le jour commençait à poindre sur les clairières de la forêt, chaque feuille rayonnait d’une perle de rosée. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les maringouins arrivaient en légions si nombreuses que leur bourdonnement formait une clameur, une vaste note basse qui emplissait la clairière comme un mugissement. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- L’homme lutte difficilement contre la forêt équatoriale, il y ouvre seulement des clairières pour ses cultures et épuise vite l’humus accumulé […] — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 188)
- Il y avait là de hauts épilobes dans une clairière de quelques mètres carrés. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Par apposition) — L'ortie de Chine, qui n'est préférable au chanvre que pour la fabrication des vêtements, croît à l'état spontané dans toutes les forêts clairières du Laos supérieur, […]. — (Dr Thorel, « Agriculture et horticulture de l'Indo-Chine », dans Voyage d'exploration en Indo-Chine : effectué pendant les années 1866, 1867 et 1868 par une commission française présidée par M. le Capitaine de frégate, Doudart de Lagrée […], tome 2, France : Commission d'exploration du Mékong & Paris : Librairie Hachette, 1873, page 409)
- (Marine) Passage entre la banquise et les gros amas de glaces.
- Assez lâches pour être maniables, les glaces dans lesquelles nous avions pénétré étaient parsemées d’icebergs […] Quatre heures après nous stoppions dans une clairière, décidés à renouveler la provision d’eau de la chaudière. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Sens figuré) Lieu dégagé par rapport à son environnement immédiat.
- Il s’arrêta au centre de la place Saint-Henri, une vaste zone sillonnée du chemin de fer et de deux voies de tramways, carrefour planté de poteaux noirs et blancs et de barrières de sûreté, clairière de bitume et de neige salie, ouverte entre les clochers, les dômes, à l’assaut des locomotives hurlantes, aux volées de bourdons, aux timbres éraillés des trams et à la circulation incessante de la rue Notre-Dame et de la rue Saint-Jacques. — (Gabrielle Roy, Bonheur d’occasion, 1945, II)
- (Par extension) (Lingerie) Endroit plus clair que le reste dans les toiles.
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bétaillère
- Véhicule ou remorque pour transporter le bétail.
- Fernand Raynaud, parlons-en : […]. Une bétaillère qui avançait trop lentement abrégea son voyage terrestre en projetant sa Rolls contre le mur du cimetière auvergnat du Cheix-sur-Morge. On congédierait un scénariste imaginant une mort pareille. — (Bertrand Beyern, Carnet de dalles, Éditions du Cherche-Midi, 2012)
- La veille de mon départ Momo me propose de prendre sa deudeuche pour le retour, moi je prendrai la bétaillère pour rapatrier quelques chevaux. — (Roland Forgues, Ithaque est mon chemin, Editions Edilivre, 2014, page 219)
- (Sens figuré) Véhicule pour transporter des personnes.
- La Renault Espace est surnommée la « bétaillère à cathos ». — (article Renault Espace sur Wikipédia)
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crémière
- (Laiterie) Celle qui est spécialisée dans le commerce des produits laitiers (crème, mais aussi lait, beurre et fromage) (pour un homme, on dit : crémier).
- La nouvelle crémière, était une personne d’une cinquantaine d’années, débordante d’embonpoint. — (Edmond de Goncourt, Germinie Lacerteux)
- (Laiterie) (Désuet) Pot à crème.
- La crémière est un vase étroit ; un véritable pot à petite ouverture, afin que la crème qu’on y dépose se conserve fraîche. — (Louis Heurzé, Nouveau Manuel complet des constructions agricoles, 1906, page 207)
- Dans le cas où la crème serait trop liquide, an la déposerait dans un vase appelé crémière, laquelle doit être munie, au niveau de son fond, d’une petite ouverture fermée par un fausset. — (Journal d’agriculture)
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bocagère
- Féminin singulier de bocager.
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commendataire
- (Histoire) Qui possédait un bénéfice en commende.
- On appelle de ce nom en Jurisprudence un ecclésiastique séculier qui est pourvu par le pape à titre de commende d’un bénéfice régulier, tel qu’une abbaye ou un prieuré, avec le droit de profiter des fruits du bénéfice tant qu’il en sera possesseur. La qualité de commendataire est opposée à celle de titulaire. […] Il y a des abbés et des prieurs commendataires. […] Le concile d’Aix tenu en 1585, veut que les bénéficiers commendataires tiennent un milieu entre la vie des réguliers et celle des ecclésiastiques séculiers, tant dans leur vêtement que dans leur nourriture et leurs meubles : il veut qu’ils portent la tonsure plus grande que les séculiers ; qu’ils fassent attention que l’administration des biens des monastères ne leur a pas été confiée pour vivre dans le luxe, dans la prodigalité, ni pour enrichir leurs familles ; mais pour en faire un pieux usage, comme d’un bien dont ils n’ont pas la propriété, et dont ils doivent rendre compte à Dieu. — (Biblioth. canon. au mot abbé, cité dans Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome 8, page 607-608, 1773, 3e édition)
- Quelques cas dérogatoires et temporaires ont existé d’attribution d’un commendite à une personne qui devait rentrer dans les ordres et retardait son ordination.
- Tous ces bénéficiers d’occasion prenaient ordinairement la prêtrise dans l’année de leur nomination ; c’était plus gênant que les abbayes commendataires de France avant la révolution, dont plusieurs titulaires étaient colonels, comme le chevalier de Boufflers, qui commandait à la fois à des moines et à des dragons. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
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concordataire
- (Commerce) (Vieilli) Qui a obtenu un concordat.
- Failli concordataire.
- (Histoire de France, Religion) Qui existait en vertu du Concordat de 1801, entre la France et la papauté.
- — Il a eu des saillies bizarres, Loyer. Au moment où il se déclarait strictement concordataire : « Les évêques, a-t-il dit, sont des préfets spirituels. Je les protégerai, puisqu’ils m’appartiennent. Et par eux je tiendrai les gardes champêtres des âmes : les curés. » — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 360)
- Depuis un siècle, l’État français et l’Église catholique vivent sous un régime concordataire qui n’a jamais produit ses effets naturels et légaux. La République, n’ayant pour elle ni la crainte résultant des habitudes violentes du pouvoir personnel, ni les bénéfices corrélatifs d’une pieuse docilité, s’est débattue depuis plus de trente ans dans des difficultés inextricables pour régler, conformément au pacte concordataire, les rapports de l’autorité civile et de l’autorité religieuse. Toutes ses tentatives sont demeurées infructueuses. — (Discours d’Émile Combes à Auxerre, 4 septembre 1904)
- La charte de 1814 avait incorporé définitivement à la tradition nationale le système parlementaire, la législation napoléonienne et l’Église concordataire. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III, Les Préjugés contre la violence, 1908)
- (Histoire, Politique) Qui est partisan d’un concordat.
- Et voilà la raison capitale qui milite en faveur de la séparation réalisée par voie concordataire ou diplomatique, au lieu de la séparation réalisée par voie révolutionnaire et parlementaire. — (Antoine Marie Eugène Philippe Boniface marquis de Castellane, La Politique conservatrice, 1889)
- Cependant il n’était pas besoin de longtemps réfléchir pour apercevoir que, quand on est gallican, quand on est « Église de France », on est forcément concordataire. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
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betteravière
- Féminin singulier de betteravier.
- Une coopérative betteravière avait une problématique de sable : lors de chaque campagne betteravière (à l'automne), elle devait gérer un déchet problématique, le sable issu du lavage des betteraves (10 à 12000 t). — (Vincent Aurez & Laurent Georgeault, Économie circulaire: Système économique et finitude des ressources, De Boeck Superieur, 2019, page 122)
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chènevière
- Champ où l’on fait pousser du chanvre.
- Il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chenevières. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Mon grand-père courait donc de ses prés aux nôtres, fauchait, ramenait le foin dans son chariot, défrichait nos chènevières si la terre en était trop dure, nettoyait chaque semaine notre étable. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Bien qu’étant souvent constituée de petites surfaces cultivées, proches des maisons, la chènevière demande une surveillance constante pour conserver le chènevis, les graines du « chanvre mâle » convoitées par les oiseaux, tâche que l’on confie aux enfants dans les campagnes et aux « épouvantails de chènevière » dont le Littré rappelle les mentions dans les œuvres de Villon ou de Montaigne comme autant de traces dans les paysages ruraux des xve et xv[e siècles.— (Llinares Sylviane, « Introduction. Le chanvre et la mer, connaissances pratiques et expériences culturales au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2020/3 (n° 127-3), pages 7-19. DOI : 10.4000/abpo.6067. URL : https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2020-3-page-7.htm)
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apothicaire
- (Vieilli) Celui qui préparait et vendait des médicaments.
- Le second corps des marchands était celui des épiciers et apothicaires. Dans les actes antérieurs au XVe siècle, les épiciers sont désignés seuls, et le plus ancien qui fasse mention des apothicaires est de l'an 1484. Tous les titres postérieurs les confondent avec les épiciers; et il est certain qu'à partir de cette époque ils ne formèrent qu'une corporation, ce qui n'empêcha point les épiciers et les apothicaires d'être perpétuellement en guerre les uns contre les autres. — (Julien Philippe de Gaulle, Nouvelle histoire de Paris et de ses environs, Paris : chez P. M. Pourrat frères, 1839, page 279)
- Pour que l’apothicaire du roi fût heureux, il lui faudrait que le roi eût un estomac et délicat et fort, qu'il eût en même temps besoin de beaucoup de médecines, et qu'en même temps il pût en bien supporter l'effet , […]. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états, tome II : XVe siècle, livre 2, Bruxelles : chez Wouters, Raspoer & Cie, 1843, page 127)
- Les médecins prescrivaient leurs ordonnances en mauvais latin et y faisaient entrer par routine une multitude de drogues simples ou composées que l’apothicaire infusait, décoctait, triturait, pulvérisait et mélangeait de mille manières à l'aide de mille procédés minutieux. — (Gustave de Closmadeuc, « La Pharmacie à Vannes avant la Révolution », dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, année 1861, Vannes : chez J.-M. Galles, 1862, page 21)
- Le 9 août 1695, lʼapothicaire Maunoir présente au notaire la facture des remèdes fournis à Mademoiselle Mouchingre. — (Suzanne Jacques-Marin, Lʼesprit des médecines anciennes, 2005)
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caractère
- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
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bonbonnière
- Boîte à bonbons.
- Dans une vitrine s’étale une collection rare de bonbonnières avec des médaillons, des incrustations, des ivoires sculptés, des camées aux ombres douces. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 137)
- Comme s’il sentait que ma cicatrice m’élançait, il resta à l’autre bout de la cuisine, reprit les cookies des mains d’Erica et les remit dans la bonbonnière. — (Kim Harrison, Sorcière blanche, cœur noir : Rachel Morgan, Volume 3, 2014)
- (Sens figuré) (Familier) Petite maison, petit appartement, arrangés avec beaucoup de propreté et de goût.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Familier) Petit studio de jeune fille aménagé avec un soin reflétant la féminité.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Rare) Vendeuse de bonbons.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonbonnière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
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conseillère
- Celle qui conseille quelqu’un, qui donne des avis.
- Une jeune femme vient à sa rencontre, avec une allure moderne, sérieuse, style fonctionnaire — une sorte de conseillère d’orientation. — (Didier van Cauwelaert, Le Rattachement, 2010)
- (Sens figuré) La colère est mauvaise conseillère.
- Femme dont le métier est de servir de guide ou d’assister une ou plusieurs autres personnes dans certains domaines.
- Justine Garaudel est conseillère justice à la préfecture de Police de Paris. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 8 mars 2023, page 3)
- Femme faisant partie d’un conseil institué.
- « À Paris, l’hyperdensification a fait long feu », insiste Agnès Evren, conseillère LR de Paris. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 3)
- (Désuet) Épouse d’un conseiller.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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débonnaire
- Bon ; gentil ; bienveillant.
- C’était un prince débonnaire aimé du peuple.
- Le médecin obligea petit Jacques à lâcher ses fourneaux pour être valet. Il entra en cette qualité chez une vieille dame, autoritaire et hautaine avec tout le monde, seulement débonnaire avec lui, Mme Silencemoï, la veuve du fabricant de soie végétale. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 136-137)
- Tignasse était sourd comme un pot, et par suite merveilleusement débonnaire. Il suffisait de contenter sa vue, et tous les plaisirs de l’oreille – cris, miaulements, mugissements, chansons et coups de sifflet – nous étaient permis. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 307)
- Nous ferons, tout d’abord, observer que Pilate, procurateur de Rome en ces contrées lointaines, représente César, en l’occurrence Tibère, lequel n’est pas précisément un empereur débonnaire et naïf. — (Robert Ambelain, Jésus ou le mortel secret des Templiers, 1970)
- Conciliant ; facile à vivre ; indulgent ; tolérant.
- Le roi débonnaire, se souciant aussi peu de sa dignité que ses compagnons de table, riait, buvait et badinait au milieu de la bande joyeuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche. — (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, p. 172)
- (Péjoratif) Trop conciliant, d’une gentillesse qui confine à la faiblesse.
- C’était un mari débonnaire qui fermait les yeux sur les liaisons de sa femme.
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antiréglementaire
- Qui est opposé au règlement.
- Je ne dois pas laisser pousser plus loin cet incident antiréglementaire. — (Journal officiel, 30 juin 1876)
- annoncière
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nattière
- Celle qui fait et vend des nattes.
- cocréancière
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caravanière
- Femme qui conduit les animaux qui portent les bagages dans les caravanes.
- (Automobile, Tourisme) Utilisatrice d'une caravane.
- (Automobile, Tourisme) Femme pratiquant le tourisme en caravane.
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chambrière
- (Équitation) Bâton au bout duquel est attachée une courroie ou une longe de cuir pour fouetter les chevaux dans un manège.
- Plus le cheval est irritable, nerveux ou craintif plus il faut être modéré dans l’emploi de la chambrière ; […]. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, page 255, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- […] Au cirque, le signe du commandement est la chambrière. Le chef de piste ou le maître de manège sont seuls détenteurs de cet important instrument, qui doit mesurer la moitié de la piste, soit six mètres cinquante. — (Henry Frichet, Le cirque et les forains, Tours : chez Alfred Mame et fils, 1899, page 21)
- (Vieilli) (Désuet) Bâton qui sert à soutenir une voiture quand on dételait les chevaux ou quand les charrons la réparaient.
- On avait sorti une charrette de dessous un hangar ; on la posa sur ses chambrières, et on nous fit monter dedans. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Vieilli) (Désuet) Trépied de charron.
- (Vieilli) (Désuet) Béquille de charrette.
- (Vieilli) (Désuet) Chandelier.
- (Vieilli) (Désuet) Petit ruban qui tenait la quenouille.
- (Marine) Forte tresse en corde qu'on attachait au hauban.
- (Musique) (Rare) Baguette de l’archet.
- Mariées comme la mèche et la flamme et la cire, les étoiles au fond du ciel perceront le noir de la nuit. Sous la main tsigane et jusqu’au déploiement de l’aube, les archets à talon d’argent, chambrières tendues de crins fins, feront gémir nos violons d’érable et de sapin. — (Jacques Debot, Romstorie : A Francesca, enfant rom, née dans la rue, morte dans la rue sur blogs.mediapart.fr, 4 janvier 2015)
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araire
- (Agriculture) Instrument aratoire, à bâti symétrique sans versoir, qui fend la terre sans la retourner et dont l’usage s’est perpétué jusqu’au XIXe siècle dans la moitié sud de la France.
- L’araire, dont les origines remontent à l’Antiquité, est toujours présent en Afrique du Nord, en Éthiopie, en Amérique centrale et dans certaines régions d’Asie. Autrefois entièrement en bois, certaines pièces travaillantes sont aujourd’hui en métal. — (Philippe Lhoste, Michel Havard, Éric Vall, La traction animale, 224 p., 2010, Quae - Cta - Presses agronomiques de Gembloux, page 118)
- L'araire à mancheron double était plus maniable, mais il occupait les deux mains, alors qu’un manche unique libérait une main pour mener les bœufs à l’aiguillon. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 67).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.