Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bobinette
Que signifie "bobinette" ?
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- Petite bobine.
- (Vieilli) (Désuet) Pièce en bois servant à fermer une porte.
- La grand mère répondit: "Tire la chevillette et la bobinette cherra. — (Le Petit Chaperon rouge, Charles Perrault)
- (Vieilli) Jeu de hasard se pratiquant avec trois dés.
- Je savais que la bobinette est un jeu défendu qui se pratique à l’aide de dés et d’un carton mentionnant des numéros. — (Francis Carco, Paname, Le Livre moderne illustré, Paris, 1938, page 40)
- Dans une officine d’État on ne fauche pas les joueurs à la bobinette, jeu prohibé. — (Auguste Le Breton, Monsieur Crabe, Éditions du Rocher, Monaco, 1995, page 123)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bobinette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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toilette
?- (Désuet) À l'origine, petite nappe en toile qui une fois étendue sur une table servait à y poser ce que l'on utilisait pour la parure.
- Une toilette en dentelle.
- (Par extension) Flacons, boites, ustensiles, etc, servant à se parer, se maquiller.
- C'est en ce sens que Visconti a pris le mot niello, dans sa description de la toilette en argent, d'une dame romaine, appelée Projetta. — (Duchesne, Essaisur les nielles, in Revue encyclopédique, 1826, volume 32, page 98)
- (Par extension) Meuble garni de ce qui sert pour se laver, se coiffer, se parer.
- Leur chambre […] n’était meublée que de vieilles choses ternes, avec […] dans un coin, un paravent qui cachait la toilette et le bidet. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 5)
- Le miroir d’une toilette.
- Action de se laver.
- Après avoir fait une toilette soignée, c’est-à-dire une toilette de propreté, la seule que nous pussions nous permettre puisque nous n’avions pas d’autres vêtements que ceux que nous portions sur notre dos, nous prîmes nos instruments, Mattia son violon, moi ma harpe, et nous nous mîmes en route pour nous rendre chez M. Espinassous. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour fabriquer le savon proprement dit utilisé dans la toilette et en blanchisserie, on traite une huile ou une graisse par la soude ou la potasse. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 157)
- Après une toilette sommaire et difficultueuse, je monte sur le pont. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 12)
- Déjà, autour du cadavre, les voisins s’affairaient pour sa dernière toilette. À terre, une bassine d’eau rougie, ses vêtements maculés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Ensemble des vêtements et accessoires d’une femme.
- Si je n’ai jamais vu de femme plus hideuse, jamais, jamais je ne vis de plus coquette personne. Une toilette, un bijou aperçu à travers des vitrines éblouissantes, la faisaient tomber en pâmoison. — (Octave Mirbeau, La Tête coupée)
- Quelque matinale que fût cette heure, plusieurs femmes, qui toutes avaient voulu se montrer en toilette, revenaient du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- L’adoption des toilettes portées dans les villes, c’est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) Appareil sanitaire servant à recueillir et à évacuer les besoins naturels.
- Sur place, Mme Stevens a senti le besoin de soulager et s’est rendue à la toilette extérieure, à une cinquantaine de mètres de la yourte. — (Radio-Canada, Un ours attaque une femme par le trou d’une toilette extérieure, site radio-canada.ca, 21 février 2021)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) (Construction) (souvent pluriel) Pièce où se trouvent des installations sanitaires pour faire ses besoins naturels.
- Il entra dans un bistrot, commanda un café, descendit à la toilette. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 2)
- En moi-même, j’étais tourmenté par deux besoins pressants : visiter derechef une “toilette” suisse et lire longuement un journal local. — (Henri Calet, Rêver en suisse, Éditions de Flore, Paris, 1948)
- Morceau de toile dont les marchands d’étoffes, les tailleurs, les libraires, etc., enveloppent les marchandises pour les livrer.
- Il portait sous son bras une toilette verte qu’il posa sur une chaise ; puis, défaisant les quatre oreilles de la toilette, il découvrit un tas de petits livres jaunes. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, page 9)
- Dans son sac d’orateur, il a de la fantaisie et du solide, de même qu’il porte, dans sa « toilette » de serge, des mules de marquise et des socques de maçon. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Son plaisir à elle, quand le travail ne pressait pas, c’était, sur le pas de la porte, d’entendre une voisine lui raconter, le panier ou la « toilette » au bras, de belles misères, et de pleurer de compagnie. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 63)
- Le Planteur de Caïffa, coiffé d’une magnifique casquette marron, passait à jour fixe. Sa voiturette ressemblait à un grand coffre monté sur trois roues. Elle renfermait une foule d’articles d’alimentation et de ménage. Son café était excellent. À la manière des colporteurs, il emplissait une toilette de quelques-uns de ses produits et montait les proposer dans les étages. Ma mère était une cliente fidèle. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, pages 22-23)
- (Par analogie) (Cuisine) Crépine ; péritoine de porc dont on entoure les pâtés, pieds de porc, etc., avant de les cuire au four.
- Préparer également une pâte faite de farine et d’eau pour le lutage des couvercles et découper les surfaces carrées de 20 cm sur 20 cm dans la toilette de porc. — (Albin Marty, Fourmiguetto : Souvenirs, contes et recettes du Languedoc, 2003, page 44)
- Toilette marseillaise : Sorte de vanity case en osier, destiné à transporter les produits.
- Beaux habits, habits du dimanche.
- Ma mère me contemple avec plus de pitié que de colère.« Tu n’es pas fait pour porter la toilette, mon pauvre garçon ! »Elle en parle comme d’une infirmité et elle a l’air d’un médecin qui abandonne un malade. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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pipelette
?- (Péjoratif) Personne bavarde voire indiscrète.
- Il/Elle n’arrête jamais de parler, c’est une véritable pipelette.
- Caroline et Éric sont de véritables pipelettes avec un grand P.
- Les enfants, on sait ce que c’est, n’est-ce pas ! On peut le répéter : des braillards, des insolents, des crève-culotte, côté garçons ; des sournoises, des mijaurées, de petites pipelettes, côté filles. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 141)
- (Populaire) Concierge.
- Il s’rend aux endroits en question et passe la loge d’la cloporte, une serviette sous le bras. « Eh bien ! crie la pip'lette, où qu’vous aller ? » — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Contrairement à la tradition qui représente les pipelettes sous des traits carabosses, c'est une aimable dame, jeune et tuberculeuse, qui nous ouvre. — (Frédéric Dard, Viva Bertaga ! , 1968)
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buvette
?- Établissement où l’on boit.
- Les forçats ne boivent pas de vin. Pourtant on avait toléré, dans le pénitencier de l’île Nou, qu’un gardien établît une buvette dans laquelle sa femme vendait à boire aux gens de l’île qui possédaient une autorisation. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Des joueurs de belote, assis au fond d’une buvette, comptaient leurs points parmi les rires, les plaisanteries, les grosses bourrades, […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- De nombreuses cabanes de bois étaient érigées le long de ce chemin de glace et dans lesquelles se trouvaient des tavernes populaires. Les voyageurs, les militaires, les promeneurs et les nombreux patineurs pouvaient y entrer pour se réchauffer et prendre un petit remontant. Quant aux taverniers qui exploitaient ainsi leurs buvettes sur le fleuve, entre Québec et Lévis, ils échappaient aux règlements municipaux régissant leur commerce. — (Société historique de Québec, Voici 10 tavernes célèbres de l'histoire de Québec, Le Journal de Québec, 17 janvier 2021)
- (Spécialement) Buffet de rafraîchissements, attenant à un lieu d’assemblée publique.
- À la buvette des parlementaires, ne seront servies gracieusement que des boissons non alcooliques : la consommation d’alcool sera payante. — (Le Monde, 17 février 2007)
- (Spécialement) Endroit où l’on vend à boire et à manger, dans un lieu public (gare, salle de spectacle, édifice administratif, etc.) et dans des conditions plus modestes qu’au buffet.
- Si la buvette est ouverte, il me paraît que les consommateurs n’y peuvent trouver qu’un choix restreint de consommations. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Pour estimer la fréquentation de cet événement musical gratuit, le collectif de musiciens se base sur les résultats de la buvette et de la restauration qui, à 20 h 30, avait écoulé les 300 bowls hawaïens et autant de sandwichs du monde prévus. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 8)
- Plusieurs dizaines d’entre [eux] avaient quitté les gradins et s’étaient réfugiés sous des bâches tendues près de la buvette. — (Le Monde, 5 février 2007)
- (Spécialement) Endroit où l’on boit, dans les établissements d’eaux thermales.
- Une seconde buvette a été installée à l’Etablissement thermal même, pour épargner aux malades le trajet à la source. — (Guide d'Allevard-les-Bains et du Graisivaudan (Isère), édité par le Syndicat d'Initiative de la station, Grenoble : Imprimerie générale, 1902, page 12)
- La cure de boisson est la base du traitement à Vals. L’eau y est consommée suivant les prescriptions médicales dans des buvettes élégantes et bien agencées. — (Vals-Saint-Jean - la station de Vals-les-Bains et environs, éditée spécialement pour la Société Vals-Saint-Jean par G.-L. Arlaud, éditeur, Lyon (sans date ; vers 1930-1931), page 16)
- (Québec) Fontaine où se désaltérer dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, etc...).
- Il y a une buvette dans le corridor, près des toilettes.
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gorgerette
?- (Vieilli) Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes.
- Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831, page 257, édition de Pocket (1989), ISBN 978-2-266-24000-0)
- Par la guimpe entrebâillée, je voyais de petites médailles d’argent qui reluisaient au fond de la gorgerette. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 178)
- C'est ton sein dont la gorgeretteMe dévoile la blanche chair. — (Albert Glatigny, Poésies, Les flèches d'or, Paresse ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1870, page 115)
- — Une lettre pour Michel Corbier ! Il tint un moment la lettre haut en humant l’air. — Bigre ! celle-ci ne sent pas le tabac à priser... Une belle fille pourrait la mettre dans sa gorgerette. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Bride destinée à nouer, les bonnets d'enfants.
- (Ornithologie) Fauvette à tête noire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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linette
?- (Botanique) Graine de lin.
- Arbitres des prix et sans aucune surveillance sur la qualité de la graine, les négociants du Nord préjudicient beaucoup a l’intérêt des cultivateurs et au commerce de la Bretagne. Ils ont encore à redouter les fraudes et les falsifications trop ordinaires aux marchands qui débitent la linette dans cette province. — (Le Fureteur breton, bulletin documentaire, volume 12, 1923, page 16)
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de la linotte commune.
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de l'hirondelle de mer.
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bette
?- (Botanique) Beta, genre de plantes de la famille des Amaranthacées.
- Les terrains imprégnés de sel disparaissaient sous les ansérines, les arroches, les bettes, celles-ci glauques, celles-là rougeâtres. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Botanique) Beta vulgaris L., la bette ordinaire.
- Une planche de bettes.
- Manger des bettes.
- (Québec) Betterave.
- Bette. Se dit, dans la région de Québec, pour Betterave. — (Louis Mercier, Hélène Cajolet-Laganière, Français du Canada, français de France, Niemeyer, 2004, page 72)
- Tu sais ce merveilleux temps des bettes, des concombres, du blé d’Inde, tu sais l’émotion de constater, de toucher, de mordre, d’avaler une année encore les offrandes affriolantes de la terre. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 115)
- (Québec) (Familier) Tête de quelqu’un, au sens de l’image qu’elle projette, de l’expression qui l’anime.
- Vous auriez dû voir la bette de ma mère lorsqu’elle m’a vu à la télé la première fois alors que je tenais un gros berger allemand au concours de chiens. Je n’avais même pas de chien. — (Michel Beaudry, Vers d’autres rivages, Le Journal de Montréal, 6 mars 2021)
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arpète
?- Apprenti, jeune ouvrier en apprentissage et chargé des petits travaux[2].
- […] pur produit maison, entré comme arpète à l’âge de 16 ans dans les ateliers et qui a gravi les échelons à force de cours du soir pour devenir technicien. — (Jean-François Fournel, « Entre Peugeot et le FC de Sochaux, une amère déchirure », journal La Croix, 27 avril 2015, page 21)
- Jeune apprentie couturière chargée de menus travaux dans l’atelier.
- Ce que j’en ai vu quand j’étais gosse, des écolières et des arpètes qui me disaient en confidence. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Victor parvint à trouver une place sur la terrasse du Jeu de paume, à l’ombre d’un marronnier, près de deux arpètes qui se penchèrent en gloussant pour mieux le dévisager puis échangèrent des commentaires à voix basse. — (Claude Izner, Mystère rue des Saints-Pères, chapitre IV, page 76. Éditions 10/18, collection « Grands détectives » no 3505, 2003.)
- (Par extension) Élève technicien de l’École d’enseignement technique de l’Armée de l'air[3].
- L’investissement des arpètes dans ce don de soi a été marqué par plusieurs temps forts. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
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ablette
?- (Ichtyologie) Espèce de petit poisson osseux d'eau douce, de la famille des cyprinidés, souvent argenté et comestible pour l’homme.
- Les poissons qu'on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- Nous eûmes bientôt dépassé Cacin, où nous traversâmes à gué un joli torrent de quelques pouces de profondeur, dont les eaux claires papillotaient sur le sable comme des ventres d’ablettes, et se précipitaient comme une avalanche de paillettes d’argent sur le penchant rapide de la montagne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- L’imitation de la perle se fabrique avec les écailles de l’ablette, pilées et réduites en une sorte de bouillie qu’un ouvrier tourne et retourne sans trêve. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Les poissons commençaient à sortir. Ils arrivaient dans « la poêle », un petit réservoir peu profond et barré à son extrémité par un grillage assez fin. Les premiers qui vinrent furent les ablettes ; elles arrivaient vivement par bandes nombreuses et puis, une fois dans cette eau déjà trouble de la poêle, elles semblaient reconnaître qu’elles avaient pris un faux chemin et s’efforçaient de remonter par le bondon. Mais le courant, trop fort, les ramenait et elles se mettaient à circuler éperdument. Après elles, vinrent les gardons, puis les brèmes. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- L’essence d’orient qui servait à fabriquer de la fausse nacre et des fausses perles, était extraite des écailles des Ablettes. Il en fallait environ 40 kg pour extraire un quart de litre d’essence ! — (Site du Strasbourg Université Plongée)
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souhaite
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de souhaiter.
- Je souhaite de mal à personne. — (Robert Heyblon, La passion d’Amédée, 1983)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de souhaiter.
- Les sons pré-enregistrés sont stockés dans un échantillonneur que l’on peut pré-programmer à l’avance en fonction des sons que l’on souhaite entendre. — (Gérard Nicollet, Vincent Brunot, Chercheurs de sons, 2004)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de souhaiter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de souhaiter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de souhaiter.
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goélette
?- (Ornithologie) Hirondelle de mer, sterne pierregarin.
- Nous fûmes environnés d’une innombrable quantité de goëlettes, qui nous faisaient soupçonner que nous passions auprès de quelque île ou rocher. — (Voyages de La Pérouse, 1797)
- (Marine) Navire léger à deux mâts, à gréement aurique ou bermudien et jaugeant de cinquante à deux-cents tonneaux.
- C’était une charmante petite goélette de vingt tonneaux que la Tankadère, bien pincée de l’avant, très-dégagée dans ses façons, très-allongée dans ses lignes d’eau. — (Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, 1873)
- Il m’apprend […] qu’une goélette de deux cents tonneaux a mis quinze jours pour venir des côtes américaines et a subi de fortes avaries. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le Vieux-Port, où je me rappelle avoir vu naguère des rangées serrées de goélettes et de tartanes, le Vieux-Port n’est plus qu’un grand bassin des tuileries. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Des voiliers, goélettes, « sloops » ou « tapouilles » assurent la plus grande partie des transports entre Cayenne et les communes qui, pour la plupart, ne sont pas reliées par voie routière. — (Les transports maritimes aux Antilles et en Guyane française depuis 1930, coordonné par Roger Jaffray, Éditions de l'Harmattan, 2009, page 32)
- (Burkina Faso) (Mali) Camionnette aménagée pour le transport de personnes.
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hoquette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de hoqueter.
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muette
?- Féminin singulier de muet.
- Les paroles et les attentions de Francine trouvèrent Marie muette, elle sembla dormir les yeux ouverts ; et cette longue journée s’écoula sans qu’un geste ou une action indiquassent cette vie extérieure qui rend témoignage de nos pensées. — (Honoré de Balzac, Les Chouans, chapitre II)
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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indiscrète
?- Personne qui manque de retenue, de réserve.
- C’est une indiscrète à qui l’on ne peut se fier.
- Elle s’attarda à l’entrée du prétoire, telle une indiscrète qui écoutait aux portes, risqua un toctoc discret mais personne ne vint. — (Denise Mina, La Nuit où Diana est morte, 2013)
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gobette
?- Gobelet en fer-blanc, d'un tiers de litre, au moyen duquel, autrefois, les prisonniers cantinaient leur vin.
- Ce gobelet sert aux détenus dans les prisons pour prendre une ration de vin à la cantine où ils ont droit à trois gobettes par jour, en payant bien entendu. — (Charles Virmaitre, Dictionnaire d'argot fin-de-siècle, article Gobette ; A. Charles libraire, Paris, 1894, page 136)
- (Par métonymie) (Désuet) Verre de vin ou d’un autre alcool.
- Jean-Paul s’est allongé, il se remet mal de ce qu’il a bu, il n’a pas l’habitude, il est jeunot comme moi. On n’est pas encore de vrais bons Français tous les deux, on ne tient pas suffisant à la gobette. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 234)
- Avec Pied de vigne il s'accrochait question idées, ils s'envoyaient des vannes sévères, seulement à la gobette ils se retrouvaient, ils faisaient la trêve devant la boutanche. — (Alphonse Boudard, L’Hôpital : Une hostobiographie, Éditions de la Table Ronde, 1972, page 192)
- (Populaire) Jeune fille.
- Pour me dégourdir les idées, j’organise une grande partie de « grue » avec mes camarades, et les « gobettes » de la deuxième division, qui deviennent assez grandes personnes pour que nous les admettions à jouer avec nous. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, p. 68)
- Ma lettre fermée, je songe trop tard que la pauvre gobette n’y comprendra rien du tout. — (Colette, Claudine à Paris; Armand Colin, Paris, 1901)
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jette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Nous abordâmes afin d’assister aux derniers coups de filet, et nous nous plaçâmes tous trois à l’ombre d’un bouillard, espèce de peuplier dont l’écorce est blanche, qui se trouve sur le Danube, sur la Loire, probablement sur tous les grands fleuves, et qui jette au printemps un coton blanc soyeux, l’enveloppe de sa fleur. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le vilain brochet se jette sur la petite vandoise, mais, l’un comme l'autre, ils y passent. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 14)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jeter.
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débraguette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de débraguetter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de débraguetter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de débraguetter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de débraguetter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de débraguetter.
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civette
?- (Zoologie) Viverridé carnivore d’Afrique et d’Asie, au corps allongé, recherchée pour le musc sécrété par deux glandes anales.
- La genette du bassin méditerranéen est la seule parente européenne des civettes.
- Cette dernière avait travaillé dans la cantine d’une usine située dans la ville de Quang Zhouxing, au nord de la Chine, qui servait de la civette, interdite à la consommation par le gouvernement après l’épidémie de SRAS de 2003. — (Douglas Coupland, jPod, traduction de Christophe Grosdidier, Au diable vauvert, 2010, page 331)
- (Par métonymie) Fourrure de cet animal, également recherchée.
- La civette, la panthère, continuent à triompher sur les modèles du matin. — (Le Monde, 18 octobre 1951)
- (Par métonymie) Musc de l’animal, utilisé dans la préparation de parfums.
- L'odeur des chandelles fumeuses me vaut mieux que civette, benjoin, ambre gris. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863)
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musagète
?- (Mythologie) Qui conduit les muses.
- Entre Apollon Musagètes (« conducteur des Muses »), et notre HU KARDAN celtique, il y a d’autres analogies. — (Robert Ambelain, Au pied des menhirs. Essai sur le celtisme, Paris, Niclaus, 1945, page 40)
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cachette
?- Petite cache.
- Le vêtement renfermait des papiers dans la doublure. Mais, quelle que fût sa curiosité, l’obscurité était trop profonde pour qu’il les sortît de leur cachette et les examinât. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 98 de l’édition de 1921)
- On parla de brigands ; les plus poltrons coururent s’enfermer et les plus riches s’empressèrent d’aller vérifier la cachette de leur argent. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Canada) Cachotterie.
- C’est une gang d'hypocrites ! Menteurs un jour, menteurs toujours ! Ils changeront jamais. Tout le temps des cachettes, des belles explications pour se justifier, du blabla, du blabla… pas autre chose que du blabla. — (Robert Maltais, Le Curé du Mile End, Québec Amérique, 2009, page 251)
- (Québec) (Populaire) Jeu ou tous les enfants se cachent sauf un qui doit les débusquer.
- Ingérence chinoise : «le gouvernement a l’air de jouer à la cachette», dit Blanchet. — (Agence QMI, Ingérence chinoise : «le gouvernement a l’air de jouer à la cachette», dit Blanchet, Le Journal de Québec, 6 mars 2023)
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girouette
?- Forme féminine de girouet (1487), de girer[1] et, pour la finale, des mots comme rouet, pirouet pour le masculin, rouette, pirouette pour le féminin.
- Altération de l’ancien français wirewire (« girouette »), wirewite (« clocher, paroisse ») (1160-74), emprunt à l'ancien normand wirewite expliqué par le vieux norrois veðrviti (« girouette »)[2] , composé de veðr (« beau ou mauvais temps, vent ») et de viti (« signal ») ; sous l’influence de girer pour le radical et pirouette pour la finale.
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collette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de colleter.
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espagnolette
?- (Serrurerie) Ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir les châssis d’une fenêtre.
- Les malles allaient être faites, lorsqu’il voulut rouvrir un volet, que le vent venait de rabattre ; mais, par la fenêtre entrebâillée, ce fut un tel engouffrement, qu’elle dut accourir à son secours. Ils pesèrent de tout leur poids, ils purent enfin tourner l’espagnolette. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Depuis une demi-heure je me trempais jusqu’aux os d’une radée qui ne décessait pas, quand j’entends le bruit d’une espagnolette. — (Alphonse Daudet, La Petite paroisse, 1895)
- À peine avait-il eu le temps de se refourrer dans sa cachette d’ombre, que l’espagnolette de la fenêtre grinça, puis celle de la persienne, qui s’ouvrit toute grande.— (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 208)
- (Textile) Sorte de ratine fine, anciennement fabriquée en Espagne, qui a été imitée en France.
- L’espagnolette est l’étoffe des redingotes et des manteaux. — (Marie Chiozzotto, « Les apparences vestimentaires de Louis XV : la composition de la garde-robe du souverain pour l’année 1772 », Apparence(s) : Histoire et culture du paraître, numéro 4 « Apparences vestimentaires en France au xviiie siècle », 2012, lire en ligne)
- (Rare) Jeune fille espagnole.
- Comment, petite espagnolette, ne savez-vous pas que nous avons condamné à la déportation tous les saints et toutes les saintes du paradis ? — (Charles-Pierre Ducancel, L’intérieur des comités révolutionnaires, ou Les aristides modernes, Paris : an 3 (1795), page 28)
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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mouffette
?- (Zoologie) Petit mammifère omnivore américain qui peut projeter un liquide malodorant sécrété par ses glandes anales.
- L’ysquiepatl du Mexique, animal qui répand une odeur empestée, et que par cette raison nous appellerons mouffette, ne doit pas être pris pour un petit renard ou pour un blaireau. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Animaux communs aux deux continents », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 876)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.