Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bobard
Que signifie "bobard" ?
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- (Très familier) (Familier) Mensonge, fausse nouvelle.
- Attention aux artistes ! nous prévint le patron. J’les paie leur poids d'bobards et j’tiens pas à m’faire agonir. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- D’ailleurs on dit que les Allemands sont antisémites, mais ce n’est peut-être même pas vrai ! On nous fait avaler tant de bobards… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 99)
- Même maintenant il n’arrivait pas à y croire. Et si c’était une blague, un énorme bobard rutilant ? — (Henri Troyat, Les Eygletière. III. La Malandre, Flammarion, 1967, page 192)
- Comme autres pigistes, il y avait Jean-Joël, que je trouvais un pipoteur de première, je n'arrivais même pas à comprendre comment les gens pouvaient acheter ses bobards […]. — (Marie de Biet, Marie, un peu de biais, Mon Petit Éditeur, 2013, page 200)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bobard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
devoir
?- Avoir à payer une somme d’argent, à rendre ou à donner quelque chose que ce soit.
- Le moulin de Montgon ayant été supprimé par suite de la création du canal des Ardennes , outre l’indemnité d’expropriation due au propriétaire , il en était dû une au fermier […]. — (Germain Roche & Félix Lebon, Recueil général des arrêts du Conseil d’état, t.5, 1848, page 95)
- Je vous paierai à la date fixée tout ce que je vous dois.
- Devoir plus qu’on ne possède.
- (Absolument) Il doit à tout le monde.
- (Proverbial) Devoir à Dieu et à diable, au tiers et au quart ; devoir de tous côtés, devoir beaucoup, avoir beaucoup de dettes.
- (Proverbial) Qui a terme ne doit rien, On ne peut être obligé de payer avant que le terme soit échu.
- Être obligé à quelque chose par la morale, par la loi, par sa condition, par l’honneur, par la bienséance, etc.
- Jamais nous n'avons eu l’ineptie de penser que les catholiques dussent être opprimés, qu'ils dussent être vus avec défaveur par le gouvernement, qu'ils dussent être exclus des emplois publics, qu'ils dussent même être exclus du ministère. — (« Quelques mots à nos contradicteurs passionnée et modérés », dans la Revue nationale de Belgique, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, vol. 4, page 85)
- Si l'un des pèlerins venait à mourir sur le bateau, le capitaine devrait ne point pratiquer aussitôt l’immersion, mais bien atterrir quelque part et faire ensevelir le défunt dans un cimetière. — (« Pèlerinage en Terre Sainte au temps jadis », dans Jérusalem, tome 4, 1911, page 368)
- Je soulève mon bada, parce qu'un macchab c'est un macchab et qu'on lui doit le respect. Je me tourne vers mon collègue de la police strasbourgeoise. — (Frédéric Dard, San Antonio : Descendez-le à la prochaine, Éditions Fleuve Noir , 1953)
- Le gouvernement de l’État a estimé qu'elle devait exécuter un plan de redressement à long terme. Ce plan devrait être établi par un échelon gouvernemental inférieur, mais le gouvernement de l’État a fixé un certain nombre de directives. — (Redressement des collectivités locales et régionales en difficulté financière, Conseil de l'Europe : Comité directeur sur la démocratie locale et régionale, 2002, page 19)
- Vous devriez vous conduire autrement.
- Il ne devrait pas abandonner ses parents.
- (Proverbial) Fais ce que dois, advienne que pourra.
- La loi doit une égale protection à tous les citoyens.
- Être dans la nécessité de. — Note : Il est alors suivi d'un infinitif.
- – Bigre ! — s’écria-t-il, avec un sentiment d’infinie vexation. — Quel idiot je suis ! J’aurais dû leur faire rendre leurs épées…. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 359 de l’édition de 1921)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le creusement d'un escalier en descente était une opération difficile et pénible, le mineur devant creuser plus bas que ses pieds au marteau et à la cisette, sous le faible éclairage des lampes à huile et avec une aération défectueuse. — (Bulletin de géologie de Lausanne, n° 249-268, Université de Lausanne (Institut de Géologie), 1980, page 352)
- Être redevable à, tenir de.
- Il vous doit son bonheur, son salut, sa fortune.
- Racine doit beaucoup à Euripide.
- Corneille doit à Sénèque la belle scène d’Auguste et de Cinna.
- L’auteur a dû le succès de sa pièce au talent des acteurs.
- Cette colline doit son nom à un événement qu’on nous raconta.
- (Par extension) Je lui dois tous mes maux.
- Il se dit aussi pour marquer qu’il y a une espèce de justice, de raison, de nécessité, etc., qu’une chose soit.
- Un bon ouvrier doit être plus employé qu’un autre.
- Il me semble que cela devrait les réconcilier.
- Il devrait y avoir une garnison dans cette ville.
- Être inévitable.
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p.93)
- Suivi d’un infinitif, il joue aussi en quelque sorte le rôle d’un auxiliaire et se dit de ce qui paraît vraisemblable, probable, plus ou moins certain.
- A peu de distance de Dinant, en Belgique, dans la vallée de la Lesse, il existe un assez grand nombre de ces grottes qui ont dû servir d’habitation ou de refuge à nos ancêtres ; […] — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 176)
- Blandine ne peut s'empêcher de rire. — C'est pas dans le calendrier que tu devrais être, dit-elle, c'est dans un musée ! T'es une femme comme il n'y en a pas deux ! — (Gérard Mordillat, Xenia, éd. Calmann-Lévy, 2014)
- Une fois réparé de cette façon, cet instrument doit marcher.
- Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris. — (Georges Wolinsky)
- Il se dit de ce qu’on croit, ou qu’on présume, ou qu’on suppose qui arrivera.
- Les comptes nationaux sont une construction sociale, en perpétuelle évolution, reflétant toujours les préoccupations d'une époque. Les chiffres qui en sont issus ne doivent pas être fétichisés. — (Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle, éd. du Seuil, 2013, p. 103)
- Le courrier doit être ici dans peu de jours.
- Je dois recevoir cette somme après-demain.
- Le bonheur que doivent goûter les élus.
- Quand même je devrais y périr.
- Il doit y avoir demain une assemblée générale.
- À l’imparfait du subjonctif, et en tête de la phrase, il s’emploie dans le sens de quand même.
- Dussè-je y périr.
- Dût ma fortune être anéantie.
- Quand je devrais y périr.
- Il se dit aussi pour marquer l’intention qu’on a de faire quelque chose.
- Je dois aller demain à la campagne.
- (Pronominal) Se dit spécialement pour être dans l’obligation morale de se donner, de se dévouer à sa famille, à sa patrie, à ses amis.
- Vous vous devez à vos enfants.
- Cela se doit, se dit de ce qui doit être, de ce qu’il convient de faire.
-
escarre
?- (Médecine) Plaie cutanée reliée à une lésion tissulaire profonde, souvent due à un alitement prolongé, également parfois utilisé pour désigner une croûte résultant de la mortification d’un tissu.
- Il faut attendre que l’escarre guérisse.
- Pendant les dix premiers jours, tout alla bien. Puis, deux injections d’huile créosotée faites trop superficiellement entraînèrent des escarres, peu importantes mais douloureuses. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 148)
- En soi, la rupture du col du fémur, c’est sans gravité ; mais une longue immobilité provoque des escarres qui, chez les vieillards, ne se cicatrisent pas. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 14)
- Certaines plaies sont couvertes par du matériel nécrotique dense, l’escarre. — (Guy Magalon, Romain Vanwijck, Guide des plaies: Du pansement à la chirurgie, 2003)
- Mais ici, il y avait aussi une crème à bien faire pénétrer dans la peau pour qu’elle reste souple, des tours de lit à installer pour les patients qui s’agitaient et se débattaient, et des escarres à prévenir chez ceux qui ne bougeaient pas. — (Belinda Bauer, Cadavre 19, traduit de l’anglais par Christine Rimoldy, 10/18, 2015, page 19)
- (Vieilli) (Sens figuré) Ouverture, brèche faite à grand bruit, avec violence.
- Le canon ennemi tailla des escarres dans nos rangs.
-
ars
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’arabe najdi.
-
manoir
?- (Vieilli) Demeure, lieu où l’on habite.
- L'idée seule du domicile présuppose une attention singulière sur soi-même ; ensuite le choix du lieu, l'art de faire son manoir, de le rendre commode, d'en dérober l'entrée, sont autant d'indices d'un sentiment supérieur. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Renard », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 779.)
- Petit château ; petite maison ancienne, de style, surtout à la campagne.
- Front-de-Bœuf, répliqua Jean, est plutôt homme à avaler trois manoirs comme celui d’Ivanhoé que d’en dégorger un seul. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Combien durent être rapportées sous le toit natal et redites au foyer rustique ou sous la cheminée du manoir, qui avaient été contées la première fois au désert, sous les tentes, près des fontaines ! — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française dans ses rapports avec les littératures étrangères au Moyen Âge, Revue des Deux Mondes, 1833, tome 1)
- Selon Viollet-Le-Duc il s’agissait autrefois de la demeure d'un propriétaire de fief qui toutefois n'avait pas les droits nécessaires pour faire construire des tours et un donjon fortifié.
- (Par extension) Aristocrate qui dirige un fief ; propriétaire d’un manoir.
- Les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
-
grimoire
?- Livre de magie à l’aide duquel les magiciens prétendaient évoquer les démons, opérer des prodiges, etc.
- Ah! ne crois pas celui qui dit : « Je sais! je sais,Car j’ai des jours, des mois des ans penché la têteAu-dessus du grimoire où les mots sont tracés! » — (Ali-Bert, Le Coran du poète in La Parenthèse no 1, 15 octobre 1930)
- Cependant le soudard étala diaboliquement sur la table, à la lueur du suif, un grimoire où vint s’ébattre une mouche grillée. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- On feuilletait le gros catalogue de Distribution aux consommateurs comme un grimoire rempli d’objets magiques et merveilleux. — (Samuel Archibald, Le sel de la terre, éditions Atelier 10, Montréal, 2013, p. 49)
- Se riant de la liche, il saisit une page du grimoire et la déchira, certain d'avoir découvert le secret. Une nouvelle déchirure apparut dans la cape élimée de la liche. — (R.A. Salvatore, Mercenaires, tome 2 : La Promesse du Roi-Sorcier, traduit de l'anglais (États-Unis) par Élizabeth Luc, Wizards/Bragelonne, 2011, prologue)
- (Sens figuré) (Familier) Écrit obscur et écriture difficile à lire.
- Ma grand-mère ne comprenait pas, de très bonne foi, les bienfaits de l'instruction. Elle disait qu'il était inutile de se casser la tête pour y faire entrer des billevesées ; qu'il n'y avait pas d'autre science que celle de la vie, et que celle-là, l'expérience la donnait..., et non pas l'étude d'un grimoire ; que les livres étaient des paperasses, et les savants, des rêveurs. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, tome 1 (1867).)
- Il s’en était toujours tenu à cette idée que les Allemands étaient des individus stupides et gras, qui fumaient dans des pipes en porcelaine, passaient leur vie sur des grimoires, et se nourrissaient de viande de cheval, de choucroute et en général de toute sorte d’aliments indigestes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 131 de l’édition de 1921)
- Vous m’avez remis un rapport embarrassé et confus qui est un pur grimoire.
- Cette lettre est un grimoire que je n’ai pu déchiffrer.
-
aplatissoir
?- (Technologie) Instrument de forge qui sert à aplatir le fer ou tout autre métal.
- Shani, masqué des lunettes de protection, frappait sur l’essieu avec l’aplatissoir, et au plus fort de la discussion il s’approcha de Le Gouarec, un morceau de fer incandescent au bout de ses tenailles. — (Marie-Josèphe Gauthier, Les armes du rêve, 1973)
-
heurtoir
?- Marteau attaché, fixé à une porte et dont on se sert pour la frapper.
- Entrons maintenant, si vous le voulez bien, mais remarquez d’abord le heurtoir de la porte d’entrée, intéressant spécimen de la serrurerie d’art au XVIe siècle ; […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Chemin de fer) Obstacle artificiel posé sur à la fin des voies de chemin de fer dans le but d’arrêter les trains.
- Zarzavadjian avait appris à aimer l’univers enchevêtré des arrière-gares et des voies de triage. Tous les poteaux, les potences et les portiques et leurs signalisations suspendues. […]. Les sémaphores et les feux de heurtoirs. Et bien entendu l’infinie arborescence des rails. — (Ian Manook, Les Temps sauvages, Éditions Albin Michel, Paris, 2015)
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kandjar
?- (Armement) Sorte de poignard à lame très large.
- Le cœur me manque ; je trembleEt, dans mon sein traversé,De leur kandjar il me sembleSentir le contact glacé ! — (Théophile Gautier, La Fuite)
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histoire
?- Récit d’actions, d’événements, de choses dignes de mémoire.
- Abandonné petitement […], le général André se courba sous l’orage. Il disparut. L’histoire sera-t-elle juste à son endroit? Je la sais si souvent façonnée par les réacteurs que je suis en méfiance. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Suite des états par lesquels est passé un peuple ou un individu.
- Tout se tient dans l’histoire, et l'on ne peut s’arrêter en chemin; il faut suivre le mouvement et le flot des âges, il faut aborder avec eux. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- Toute l’histoire classique est dominée par la guerre conçue héroïquement ; les institutions des républiques grecques eurent, à l'origine, pour base l'organisation d'armées de citoyens ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 231)
- Depuis sa conquête par César et jusqu’à la fin du Ve siècle, la Gaule n’a été qu’une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Viennent ensuite les historiens qui considèrent que leur premier devoir, c’est de détruire les légendes, et de rétablir la vérité. Il est certain que, sans eux, l’histoire des peuples ne serait qu’un vaste poème, où les faits agrandis et dramatisés par l’imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d’or et de sang, dans une lumineuse brume. — (Marcel Pagnol, Le Secret du Masque de Fer, 1968)
- Ne craignons pas de répéter qu’il faut que les faits de l’histoire s’épurent dans la nuit des temps ; mis au jour à l’époque où ils se sont passés, ils ne seront jamais fidèles ; celui qui écrit l’histoire d’un siècle dans le siècle même où sont arrivés les événements qu’il raconte, a nécessairement, ou les vertus ou les vices de son siècle, et c’est alors la propre histoire de son cœur qu’il nous donne à la place de ses héros ; il a dépeint ceux-ci ou comme il voulait qu’ils fussent, ou comme il craint qu’ils ne soient, et voilà la partialité nécessairement établie. — (D.A.F. de Sade, Histoire secrète d’Isabelle de Bavière Reine de France)
- En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l’ordre du jour dans l’histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l’historiographie islamique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 109)
- Science humaine qui étudie le passé de l’humanité, son évolution. Connaissance des faits que rapportent les historiens. On l’emploie souvent par une sorte de personnification, et s’écrit alors Histoire.
- Quelqu’un aurait dit aux parents du gamin : « C’est bien fait pour vous ! Si vous l’aviez mis à l'école des Frères, on lui aurait fait apprendre son catéchisme, au lieu de lui faire perdre son temps à apprendre l’histoire et la géographie de la France ». — (Émile Thirion, La Politique au village, page 325, Fischbacher, 1896)
- En 1808, Napoléon, […], voulu nous remettre à notre rang! […]. Au mépris de la géographie et de l’histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l’autocrate dessina ce département mosaïque. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Avant le texte, il y a le contexte. Il nous apprend que notre docteur en « nanarologie » est docteur en histoire des mondes modernes et contemporains. Qu’un historien plutôt qu’un théoricien du cinéma s’intéresse au nanar n’est pas anodin. — (Antoine Katerji, Cinéma : le culte du nanar à l’heure d’Internet, le 06 avril 2015, sur le site de L'Obs & de Rue 89 (www.nouvelobs.com/rue89))
- La philosophie de l’histoire.
- Les leçons, les enseignements de l’histoire.
- Peintre d’histoire, celui qui s’attache à représenter des sujets, ou historiques, ou fabuleux, ou imaginés, par opposition aux peintres de portraits ou de paysages, de fleurs, etc.
- Récit quelconque d’actions, d’événements, de circonstances qui offrent plus ou moins d’intérêt.
- Il me conta toute son histoire, l’histoire de sa vie, l’histoire de ses amours.
- Telle est l’histoire de ce malheureux procès.
- Je connais bien son histoire, c’est un homme dont la vie et les actions me sont bien connues.
- C’est mon histoire que vous contez là ; voilà mon histoire, se dit pour faire entendre qu’il y a une grande conformité entre ce qu’une personne raconte et ce qu’on a fait ou éprouvé soi-même.
- Étude chronologique d’une science ou d’un fait social particulier.
- Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu’ils se représentaient l’histoire de l’Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Le travail de Nathalie Jas touche à l’histoire des empoisonnements en milieu professionnel et à domicile, ainsi qu’à l’histoire de la phytopharmacie et de la phytopathologie. — (Christophe Bonneuil, Gilles Denis et Jean-Luc Mayaud, Sciences, chercheurs et agriculture: Pour une histoire de la recherche agronomique, 2008, page 30)
- Description des choses naturelles, comme bêtes, plantes, minéraux, etc.
- Nous avons montré combien complexes sont les aires des diverses espèces et comment on peut essayer d’expliquer chacune d’elles par des considérations de milieu actuel et par l’étude de l’histoire des lignées végétales. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 75)
- L’histoire naturelle de Pline.
- Histoire des animaux.
- Histoire des plantes.
- Histoire des minéraux.
- Récit, aventure, conte.
- Je veux vous conter, vous faire une petite histoire.
- Une histoire extraordinaire.
- Une histoire scandaleuse.
- Cette femme courait toutes les histoires du quartier.
- Que d’histoires ne sait-il pas ?
- Vous ne savez pas le plus beau de l’histoire ?
- En plus, son papa, qui a parfois des idées saugrenues, lui raconte l’histoire de la cour des Miracles, le repaire au Moyen Age de tous les voleurs, tire-laine et autres bandits qui infestaient la ville de Paris. — (Alain Chennevière, La cour des Miracles, Magnard, 2002)
- Certains enfants aiment bien qu’on leur raconte une histoire le soir avant de s’endormir.
- J’adore quand c’est l’heure des histoires.
- L'homme moderne est le fruit de millions d'années d'évolution ; s'il continue à raconter des histoires, il en tire forcément un bénéfice. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, page 99)
- (En particulier) Mésaventure.
- Les Lettres à l’Étrangère, […], ces lettres contiennent des aveux, voilés, il est vrai, des histoires obscures, sans doute, mais reconnaissables pour qui connaît un peu l’existence secrète de Balzac. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Monsieur le sénateur, il vous arrive une histoire fâcheuse... Vous vous êtes permis quelques privautés sur la personne d’un petit marmiton qui stationnait dans une pissotière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
- (Familier) Aventure amoureuse.
- Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu’au pluriel. — (Ida Junker, Les années fastes, chez l’auteur à Asnières, 2007, page 9)
- (Familier) Mensonge, fable, affabulation.
- C’est une histoire, ce sont des histoires, c’est un mensonge, je ne crois point ce que vous dites, ce qu’il dit.
- Histoire que tout cela !
- On vous a fait une histoire.
- Il me fit là-dessus je ne sais quelle histoire, etc.
- – Ta ! ta ! ta ! Pas d’histoires ! Revenez me voir dans une huitaine de jours. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 94)
- (Sens figuré) Sujet.
- C’est une autre histoire, c’est une autre chose, ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
- Voilà bien une autre histoire, voilà un nouvel embarras, une nouvelle difficulté, un nouvel incident qu’on n’avait pas prévu.
- — En v’là une histoire ! Ce jeune garçon, ce jeune monsieur que tu vois, c’est celui de qui Barberin parlait, il arrive, et Barberin n’est plus là, en v’là… une histoire ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Penser contre soi est souvent fécond ; mais ma mère, c’est une autre histoire : elle a vécu contre elle-même. Riche d’appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 61)
- (Sens figuré) Exagération.
- Voilà bien des histoires, se dit à une personne qui forme des difficultés et des embarras sur quelque chose ou qui fait trop de cérémonies, trop de façons.
- Que d’histoires !
-
ciboire
?- (Liturgie catholique) Coupe sacrée où l’on conserve les hosties pour la communion des fidèles.
- À l’aide d’un de ces instruments, il ouvrit le tabernacle, en tirant d’abord le saint-ciboire, magnifique coupe de vieil argent, ciselée sous Henri II, puis un ostensoir massif. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- On aspergea d’eau bénite les draps du lit ; le prêtre retira du saint ciboire la blanche hostie ; et ce fut en défaillant d’une joie céleste qu’elle avança les lèvres pour accepter le corps du Sauveur qui se présentait. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary : mœurs de province)
- Le vol des choses consacrées à Dieu était un sacrilège, parce que ce vol renfermait une profanation de choses saintes : tel était le vol des calices, ciboires, reliques, images et même des troncs d'église. — (Adolphe Chauveau & Faustin Hélie, Théorie du Code pénal, Bruxelles : Imprimerie typographique belge, 1844, volume 3, page 40)
- Imaginez qu’il a dû marquer des essais de cent mètres en serrant le ballon contre sa poitrine comme Tarcisius son ciboire. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 198)
- (Héraldique) Meuble représentant la coupe du même nom dans les armoiries. À rapprocher de calice, coupe et hanap.
- D’azur, semé de croix recroisetées au pied fiché d’or, au ciboire de même, qui était anciennement du royaume de Galice français illustration « armoiries avec un ciboire »
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gémellipare
?- (Zoologie) Qui produit des jumeaux.
- D'ailleurs, pour éviter un trop grand poids ; la nature n'a formé la femme que pour être unipare, ou rarement gémellipare, tandis que la plupart des quadrupèdes (...) sont multipares. — (J.-J. Virey, Histoire naturelle du genre humain, 1834)
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accapare
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe accaparer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe accaparer.
- Là où ça se complique, c’est pour la fourrette, les vilaines sont jamais disponibles aux bonnes heures, pourtant y’a pas d’autre boulot où le pétrissage de miches accapare autant. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 5)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe accaparer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe accaparer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe accaparer.
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musoir
?- Extrémité d’une jetée, d’une digue, etc.
- Tous les jours donc, du matin au soir, les quais, les musoirs et les jetées du port de Toulon étaient couverts d’une quantité d’oisifs et de badauds. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- L’Argèlès, ses premiers feux allumés, sa cheminée expectorant un tourbillon de fumée noirâtre, était amarré à l’intérieur du vieux bassin, le long de la jetée de Frontignan à l’est. Au nord se dessine, dans sa forme triangulaire, le nouveau bassin auquel vient aboutir le canal maritime. A l’opposé est établie la batterie circulaire qui défend le port et le môle Saint-Louis. Entre ce môle et le musoir de la jetée de Frontignan, une passe, d’un abord assez facile, donne accès dans le vieux bassin. — (Jules Verne, Clovis Dardentor, 10/18, no1308, 1979, p. 35)
- (Sens figuré) — Impuissante à s'étaler au travers de la digue lorraine et de ses rudes musoirs, la marée allemande, glissant vers le Nord, y cherchera donc passage. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- (Transport routier) Pointe extrême située à la séparation de deux voies de circulation de même sens.
- Les portes Maillot, d’Orléans, de la Villette, de Sèvres ou encore de Pantin : 12 musoirs vont être sécurisés cette année. — (Île-de-France, no35, page 3, juin 2011, Conseil régional)
-
émonctoire
?- (Médecine non conventionnelle) Ce qui sert à éliminer les humeurs surabondantes ou nuisibles.
- La plupart des molécules destinées à la nutrition ou au développement des organes ne sont plus soumises à l’action de la vie ; les émonctoires ne sont pas assez énergiques pour en débarrasser la machine humaine. — (Félix Longin, Voyage à la Guadeloupe, Monnoyer, Le Mans, 1848, page 251)
- Le contenu du nœud émotionnel ancré dans le corps que l’on nomme la nouure est une énergie de nature astrale qui n’a pu être évacuée lors d’un stress ancien, par les émonctoires naturels : l’intestin, la peau, l’urine, les larmes, les menstrues, la parole. — (Bruno Repetto, De la thérapie au chamanisme : Les principes chamaniques pour l’évolution du thérapeute, chap. 2, éd. Medicis, 2016, 2e éd.)
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revoir
?- Voir de nouveau.
- Quoi qu’il en soit, l’espérance de revoir le pauvre baron gai et gaillard m’a bien épargné de la tristesse. — (Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan, à Vichi, mardi 28 mai 1676)
- Albert et Ludwig se revirent avec plaisir, tous deux venaient de combattre contre les infidèles, l’un au midi, l’autre au nord. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Examiner de nouveau.
- Revoir un manuscrit, un ouvrage pour le corriger.
- Revoir des épreuves, un compte.
- Obtenir un arrêt pour faire revoir un procès.
- C’est un homme qui examine les choses avec soin ; après lui il n’y a plus à revoir.
- (Intransitif) (Chasse) Prendre connaissance de la force du cerf, par le pied, les fumées, les abattures, les portées, les foulées, le frayoir, etc.
- Il faut que les piqueurs aient l’œil à terre dans tous les lieux où ils croiront de pouvoir en revoir, afin d’aider à leurs chiens, & s’assurer que c’est le cerf de la meute qu’ils chassent. — (Encyclopédie ou Dictionnaire universel raisonné des connoissances, t. 42, 1775, page 19)
- (Pronominal) Se souvenir de son passé.
- Pour elle j’étais l’amant, non le séducteur; elle revoyait son premier rendez-vous, elle ressentait le premier baiser; elle se revirginisait! Pauvre Gretchen! — (Alfred Delvau, Les Dessous de Paris, vol. 1, Paris : chez Poulet-Malassis et De Broise, 1860, p. 127)
- Les premiers souvenirs de Louis Pasteur dataient de cette époque. Il se revoyait enfant, heureux de courir sur la route qui conduit au village d’Aiglepierre. — (René Vallery-Radot, La Vie de Pasteur, Hachette, 1900 (Flammarion, 1941), p. 11)
- Je me revois tout chétif, tout mièvre, suivant les cours du catéchisme, où j’arrivais bon premier. Ma piété, mon application épataient le bon curé. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
- Il se mit à boire plus que la normale, faisant livrer des cubis de bon pinard (en quantité ça coûte moins cher) toujours en perce à la souillarde, et je me revois échapper à la tablée bruyante et discordante où il s’échauffait en parlant politique […] — (Martin Provost, Léger, humain, pardonnable, Éditions du Seuil, 2015)
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conard
?- Variante orthographique de connard.
- La bande de maraudeurs poussa des oh ! de désappointement et d’admiration et les deux compères qui s’étaient laissé arracher le sac durent essuyer quelques injures choisies comme :— Couillonnauds ! Conards ! — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957. Traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959. page 54)
- Et puis il y a les conards, les conauds, les conasses… — (Pierre Guiraud, Les Gros Mots, 1975, page 65)
- Un sale égoïste, voilà ce que tu es, préoccupé seulement de ta propre personne. Je ne sais pas pourquoi j'ai perdu mon temps avec un conard pareil. Fiche le camp ! — (Vikas Swarup, Meurtre dans un jardin indien, traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi, Éditions Belfond, 2010)
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autocar
?- (Faux anglicisme) Véhicule de transport, pouvant compter jusqu’à une cinquantaine de places assises, qui effectue soit du transport en commun sur des lignes régulières, soit du transport scolaire, soit du transport de touristes.
- J’ai fermé ma gueule, mais je vous l’affirme, inspecteur, quand il est monté dans l’autocar, ce n’était plus ce vieux marqué par trente ans de zonzon, mais un mec tout neuf. — (Jacques Expert, Sauvez-moi, Sonatine Éditions, 2018, chapitre 33)
- Voyages en autocar à destination des capitales et grandes cités européennes, Prague, Budapest, Cracovie, Moscou et Saint Pétersbourg, Kiev, Sofia, Dubrovnik, Vienne, Venise, Florence, Rome, Barcelone et Madrid, Lisbonne, Londres, Amsterdam. — (Publicité)
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avare
?- Qui a un désir excessif d’accumuler.
- Ma femme […] m’invectivait, réclamant toujours quelque argent, que je ne pouvais lui donner. Et elle me traitait d’avare, de grippe-sous, de sans-cœur. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Et quand il n’y aurait qu’un vers heureux à se voler à soi-même, il ne faut rien négliger : les vieillards sont un peu avares. — (Voltaire, Lettre à d’Argental, 27 octobre 1760)
- Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare. — (Jean de la Bruyère, 11)
- Tu céderas, ou tu tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté. Tu disais en ton cœur avare : Je tiens la mer sous mes lois, et les nations sont ma proie. — (Bossuet, Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, reine de France et de Navarre, prononcée à Saint-Denis, le 1er de septembre 1683, dans Œuvres de Bossuet, tome deuxième : Oraisons funèbres — Sermons, Firmin Didot Frères, Libraires, Paris, 1841)
- Son naturel… Le fit, dans une avare et sordide famille,Chercher un monstre affreux sous le nom d’une fille. — (Nicolas Boileau, Satires, X)
- (Sens figuré) Qui ne donne pas facilement une chose, qui en est très économe.
- Quoi que le sort te donne, il t’est encore avare,S’il pèse ton mérite et mon affection. — (Jean de Rotrou, Bélisaire III, 7)
- En vain vous espérez qu’un dieu vous le renvoie ; Et l’avare Enquérons ne lâche pas sa proie. Ainsi il continue le mouvement. — (Jean Racine, Phèdre, II, 5)
- C’était un voyage qu’une petite troupe eût eu assez de peine à faire quand même elle n’eût point eu d’attirail, car il y a grande disette d’eau par toute cette contrée, et le ciel lui en est aussi avare que la terre. — (Quinte-Curce, Vie d’Alexandre, livre IV, traduction de Claude Favre de Vaugelas, 231)
- Et tout ce que des mains de cette reine avare Vous avez pu sauver et de riche et de rare. — (Jean Racine, Athalie, IV, 2)
- Le nôtre [notre cœur] s’endurcit, la repouſſe, l’égare : Le bras qui la verſait [la grâce] en devient plus avare ; Et cette sainte ardeur qui doit porter au bien, Tombe plus rarement, ou n’opère plus rien. — (Pierre Corneille, Polyeucte I, 1)
- (Suivi de la préposition de) Qui n’accorde pas, qui ne prodigue pas.
- Il est avare de son temps.
- Marius de leur sang eût été moins avare ; Sylla les eût punis. — (Voltaire, La Mort de César I, 4)
- Je me plains seulement de ce pays barbareQui de six pieds de terre à son prince est avare. — (Jean de Rotrou, Antigone, IV, 3)
- Avare du secours que j’attends de tes soins. — (Jean Racine, Phèdre, IV, 2)
- La première [fille d’honneur de la duchesse], que son mari n’avait pas assurément épousée pour ses beaux yeux, était faite comme la plupart des riches héritières, pour qui l’équitable nature semble avare de ses richesses à mesure qu’elles sont comblées de celles de la fortune. — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont 7)
- Alors, grave dans sa démarche, réservé dans ses politesses, avare de mots, chiche de pensées, on l’expédie en pays étranger. — (Les Français peints par eux-mêmes, 1841)
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déversoir
?- Orifice par où s’écoule le trop-plein d’une conduite ou d’un réservoir d’eau.
- De longues prairies en pente douce encadrent la rivière, qui semble vouloir se cacher sous des rideaux d’arbres et de buissons, mais qui, par moments, découvre, comme malgré elle, son miroir immobile retenu par une écluse et ses trois ou quatre déversoirs inclinés où l’eau se presse, bouillonne et se donne des airs de torrent. — (George Sand, La Famille de Germandre, Michel-Lévy frères, 1861, p. 204)
- Le Niagara n’est pas un fleuve, pas même une rivière : c’est un simple déversoir, une saignée naturelle, un canal long de trente-six milles, qui verse les eaux du lac Supérieur, du Michigan, de l’Huron et de l’Érié dans l’Ontario. — (Jules Verne, Une ville flottante, J. Hetzel, 1884, p. 179)
- (Par extension) Tout dispositif qui sert à juguler un excédent.
- Mais une politique, à la fois bourgeoise, mercantile et bigote, va supprimant tous les déversoirs où se répandraient tant d’aptitudes et de talents. — (Honoré de Balzac, Un prince de la bohème dans Œuvres complètes, t. 12, A. Houssiaux, 1855, p. 104)
- Une population stable et dense, qui n’a pas de déversoir pour son trop-plein, et où tous les capitaux sont appropriés et en mains est naturellement plus sensible à l’intérêt de conserver qu’à celui d’acquérir ; elle estime très haut le prix de l’ordre et les avantages d’une bonne police. — (Émile Boutmy, Éléments d’une psychologie politique du peuple américain, A. Colin, 1902, p. 253)
- (Technologie des réacteurs nucléaires) Cylindre situé à l’intérieur de la cuve du circuit primaire et concentrique à celle-ci, qui assure la remontée le long de la cuve d’une fraction du sodium froid et son retour par débordement vers le collecteur froid.
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définitoire
?- (Religion) Lieu où s'assemblent les définiteurs, les principaux officiers du chapitre d'un ordre religieux.
- Le bâtiment du définitoire de l'Abbaye de Cîteaux.
- Le définitoire est construit en brique avec des chaînages et des baies en pierre de taille calcaire. — (Patrick Arabeyre, Pour une histoire monumentale de l'abbaye de Cîteaux, 1098-1998, 1998)
- (Par métonymie) Assemblée des officiers d'un ordre religieux.
- Le Préposé Général, les Définiteurs, les Provinciaux et les Supérieurs des diverses circonscriptions de notre Ordre, réunis en définitoire extraordinaire.
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communard
?- Relatif à la Commune de Paris, à son idéologie, à son héritage.
- Il prétendait ne pas connaître son âge mais il avait fait le coup de feu dans les rangs des Versaillais : pour lui, Paris, c’était toujours les communards. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 36)
- « L’étroniforme bourgeois » , le « vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la bourgeoisie » (ces invectives plus pittoresques que pertinentes ne sont pas communardes mais de Flaubert [...]), « l’odieux petit nain » (Reine des Belges), « le singe plein de malice » (Baudelaire), « Monsieur Un-tiers » (Mérimée), Thiers-Pulcinella, la « fleur ministérielle sur le fumier politique » (Balzac), le « père Transnonain » (Belleville), n’a pas raté sa sortie. — (Armand Lanoux, Le coq rouge, Bernard Grasset, Paris, 1972, page 529)
- La définition du régime communard ne saurait omettre cette dernière particularité. Aussi la Commune de Paris peut-elle être analysée comme un régime d’assemblée sous contrôle populaire. — (Gilbert Larguier, Jérôme Quaretti, La commune de 1871 : utopie ou modernité ?, Presses universitaires de Perpignan, 2000, page 52)
- La Commune est d’abord une reprise par les classes populaires de l’espace public, de la ville, comme conséquence de la mise en fuite des autorités. C’est là l’aspect de « Paris libre » qui marque l’expérience communarde. — (Julien Chuzeville, Léo Frankel, communard sans frontières, éditions Libertalia, Montreuil, 2021)
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bulgare
?- Relatif à la Bulgarie ou au bulgare.
- On répartit les langues slaves en trois groupes : oriental (le russe, le biélorusse, l’ukrainien), occidental (le polonais, le tchèque, le slovaque), méridional (le bulgare, le slovène, le serbo-croate et le macédonien qui est en très étroite parenté avec des parlers dialectaux bulgares, localisés dans le sud-ouest du pays). — (Margarita Vassileva, PARLONS BULGARE Langue et culture, éditions L'Harmattan, 1996, page 18)
- L’Église autocéphale bulgare.
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cauchemar
?- Oppression ou étouffement qui survient quelquefois durant le sommeil, mais qui cesse dès qu’on se réveille.
- Être sujet au cauchemar.
- (Par extension) Rêve pénible ou effrayant, provoquant l'angoisse.
- Elle eut peur ainsi qu’on a peur la nuit dans les cauchemars mauvais, dans les remords, quand l’ombre est dense et pèse, après le crime, comme un châtiment. Elle fut honteuse à cause de son passé, le revit d’un seul coup avec éblouissement et pensa : Je suis la dernière des dernières. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 180)
- Il m’arrivait de me réveiller la nuit, au milieu d’un cauchemar où les poteaux sinistres et le blême tranchet de la guillotine semblait attendre que mon tour arrivât de faire connaissance avec eux. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Durant la même nuit, Feempje qui n’avait jamais de cauchemar s’était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n’aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55)
- […] ce cauchemar dont j’avais si peur et que j’identifiais plus ou moins avec le ronflement de mon père, souffle rauque entendu parfois la nuit, bruit sinistre qui me semblait venir directement d’outre-tombe et que je confonds maintenant avec le râle de son agonie. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 113.)
- (Par extension) Situation qui laisse un mauvais souvenir ou que l'on redoute.
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- (Par extension) Personne ou chose très ennuyeuse, très importune.
- Cette obligation est mon cauchemar.
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geignard
?- Qui geint, gémit, se lamente ou se plaint volontiers.
- C'est une geignarde, il faut toujours qu'elle se plaigne de quelque chose ou de quelqu'un !
- Dean Singleton ne prend pas de gants devant ses pairs : « Il y a trop de geignards parmi les éditeurs, les journalistes et les syndicats qui persistent à aboyer dans la nuit, en pensant qu’ils la feront fuir. Ils chérissent avec nostalgie notre histoire, comme s’ils pouvaient la faire revivre, comme si nous pouvions embaucher à nouveau indéfiniment dans les rédactions. […] » — (Bernard Poulet, La fin des journaux et l’avenir de l’information, Gallimard, 2009, page 169)
- J’ai tendance à croire, toutefois, que les tensions sociales seraient moins vives si on ne présentait pas ceux qui souffrent de libertés comme des geignards et des braillards, se plaignant le ventre plein, comme si, finalement, le confinement perpétuel ne représentait rien de grave. — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: rien de tout cela n’est normal, Le Journal de Québec, 13 janvier 2021)
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gueulard
?- (Manège) Cheval qui tient la bouche ouverte pour ne pas recevoir le mors.
- Cheval gueulard.
- (Populaire) Qui donne souvent et facilement de la voix.
- En rentrant, il allait raconter ça à Courtebaisse, son compagnon de chaîne, un gros rougeaud gueulard, avec qui il s’attrapait pendant leurs sept heures de vie commune. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- Tandis que je continuais à crier, il dit à Ja..... : « Bon Dieu, qu’il est gueulard ! Foutez-lui un bâillon ! » Roulant ma chemise en boule, Ja..... me l’enfonça dans la bouche et le supplice recommença. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- En ouvrant la fenêtre, il se réappropria en une inspiration la France tout entière : celle de son enfance, accueillante et gueularde, crasseuse et distinguée, fille aînée de l’Église le dimanche, et bouffeuse de curés le lundi. Laïque au lit et religieuse dans ses pâtisseries. — (Olivier Michel, À Dieu la France, NIL éditions, 2010, chapitre 3)
- Criard.
- Elle prit son sac sur le pageot couvert de cretonne gueularde et fila en claquant la porte. — (Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.