Dictionnaire des rimes
Les rimes en : besoin
Que signifie "besoin" ?
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- Privation de quelque chose qui est nécessaire.
- On lui a donné de l’argent, il en avait bien besoin.
- Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Je n’ai plus besoin de rien.
- Chacun connaît ses besoins.
- Confier, exposer à quelqu’un ses besoins.
- Subvenir, pourvoir à ses besoins, aux besoins de sa famille.
- Cela me fait besoin, bien besoin.
- Indigence ; dénuement.
- Que répondre d'autre à cette femme qui avait été choyée, entourée... Qui n'avait certainement jamais su ce qu’étaient le besoin, les boulots permettant de gagner trois francs six sous puis la délinquance, la descente aux enfers... En dix ans, Clara avait tout connu ou presque. — (Carole Duplessy-Rousée, Le Silence d'Amarine, éd. Pygmalion, 2014, chap. 3)
- Il l’a assisté dans le besoin, dans son besoin.
- (Désuet) Manque de nourriture.
- Être épuisé de fatigue et de besoin.
- Mouvement instinctif, du sentiment qui porte à rechercher ou à faire quelque chose.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- Le tabac devient un besoin pour quelques personnes, [mais] à quoi bon augmenter le nombre des besoins ? La nature ne nous en avait donné que trois ou quatre. La civilisation, qui a commencé par nous faciliter la satisfaction de ces trois ou quatre besoins, y a ajouté une trentaine d'autres besoins..., et la sottise, une centaine. De ces besoins viennent la dépendance, les tyrannies, la nécessité du travail incessant, la pauvreté du plus grand nombre". — (Alphonse Karr, Menus propos, 1859)
- Les besoins du corps et de l’âme.
- Les besoins de la nature.
- C’est un besoin naturel.
- Se créer des besoins factices.
- Prévenir tous les besoins d’une personne.
- Le besoin d’aimer, de connaître.
- (Familier) Besoins du corps qui résultent de la digestion
- Je pris l'habitude, à l'imitation des goumiers et des bellahs, d'aller pisser accroupi, à flanc de dune, pour parer au risque de m'humidifier le saroual par vent tourbillonnant et parce qu'en terre d'Islam, ce besoin est à satisfaire discrètement. — (Robert Le Roy, Méhariste au Niger: souvenirs sahariens, Éditions Karthala, 1997, page 76)
- Un besoin naturel. — Faire ses besoins.
- Ici, dans mon intérieur, on tient a chier nanti. On voudrait libérer Mandela en grand tralala. Quoi de plus naturel qu'un gros besoin mené à bien aux accords du Boléro de Ravel et dans les effluves d'un déodorant à la vanille ? — (Patrice Delbourg, Villa Quolibet, Le Cherche-Midi, 2015)
- Nécessité.
- Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Je n’ai pas besoin de vous dire que cela doit rester secret entre nous, signifie il est impératif que cela reste entre nous.
- Qu’est-il besoin de… Qu’est-il nécessaire de…
- Avoir besoin de, avoir besoin que, se dit de Ce qui est ou de Ce que l’on croit nécessaire, utile, convenable.
- Cet homme a besoin de repos, a un extrême besoin de se reposer.
- Avoir besoin de dormir, de manger, de marcher, etc.
- Vous pouvez vous retirer, je n’ai plus besoin de vous.
- Je ne puis vous prêter le livre que vous me demandez, j’en ai besoin.
- Ce jeune homme a besoin, aurait besoin, grand besoin d’être surveillé.
- Il n’a pas besoin qu’on lui dise deux fois la même chose.
- Ce plancher s’affaisse, il a besoin d’une poutre neuve.
- Ces plantes ont besoin d’eau, ont besoin d’être arrosées.
- Avoir besoin de, suivi d’un infinitif, signifie aussi être dans l’obligation, dans la nécessité de…
- J’ai besoin d’aller à tel endroit.
- J’ai besoin d’être de retour à la fin du mois.
- Tu n'avais donc pas besoin de modifier cette chose.
- Ce qui peut être utile ou nécessaire à un projet, à une entreprise, à un but.
- Il est expliqué plus bas que le scandale n’est qu’un mot, qu’on fait naître la chose selon les besoins et les circonstances et que le plus scandaleux n’est point que tel banquier couche, un beau jour à la Santé, mais que tant d’autres dorment paisibles dans leurs draps. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 173)
- Les besoins de la cause.
- (Finance) Personne à laquelle on présente une lettre de change, une créance, quand le tiré est absent ou ne paye pas. Recommandataire
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "besoin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
cucurbitin
?- Qui ressemble au potiron, en parlant des baies de certaines plantes.
- Qualifie les anneaux du ténia (Taenia solium) qui ressemblent à des semences de courge.
- Les anciens nommaient cucurbitins les anneaux du taenia qui sont souvent rendus isolés et qu’ils prenaient pour des vers particuliers.
- Chaque anneau paraît un véritable ver ; et ce sont ces anneaux ainsi détachés qui ont été nommés par erreur vers cucurbitins, de leur ressemblance avec la graine de courge.
-
francien
?- (Linguistique) L’une des langues de la langue d’oïl parlée en Île-de-France et au sud de celle-ci, composant l’ancien français.
- […] ; c'est là un trait dialectal : le francien, comme le normand, dit oi ([…]). — (Gaston Paris, « Hugues de Berzé », dans Romania : recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par Paul Meyer & Gaston Paris, tome 18, Paris : Société des amis de la Romania, 1889, p. 570 (note 1))
- Dans ce contexte, il faut se souvenir que le français considéré actuellement comme la norme en France n’était à cette époque rien d’autre qu’un de ces nombreux dialectes, le francien, parlé dans la région de l’Île-de-France (cf. Jauch 2016: 89). — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, p. 55)
-
devin
?- Homme qui prétend prédire les évènements qui arriveront et découvrir les choses cachées.
- Chrysis avait toujours ignoré cela, le devin ayant dit à sa mère combien il est dangereux de révéler aux gens les prophéties dont ils sont l'objet. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
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plein
?- Qui contient tout ce qu’il est capable de contenir ; il est opposé à vide.
- La machine à écrire sur la consolette Louis XV, la ronéotype sur le bureau Napoléon III, des paquets de papier partout sur un vestige de tapis de la Savonnerie, et des cendriers pleins de clopes dans tous les coins. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- (Par hyperbole) Qui contient une grande quantité.
- Il a ses greniers pleins de blé, et ses caves pleines de vin.
- La salle est pleine de monde. Parler la bouche pleine.
- (Élevage) (Au féminin) Qualifie un animal en gestation.
- Une chatte pleine. Une chienne pleine. Une jument pleine.
- Qui abonde en quelque chose que ce soit.
- La population de Saint-David […] parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Sens figuré) — Jusqu’ici, il s’était promené avec son fusil sous le bras, plein d’un sentiment d’altière sécurité, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- C’est un pays plein de tout ce qui est nécessaire à la vie.
- Un jardin plein de fruits. Une rivière pleine de poissons.
- Un habit plein de taches, plein de boue. Un champ plein de chardons.
- Qui est gras, replet, rebondi.
- Cet homme a le visage plein. Cette femme a la gorge pleine. Des joues bien pleines.
- Qui est entier, complet.
- Une semaine pleine. Une pleine semaine. Un plein mois. Un mois plein.
- (Sens figuré) Qui est entier, complet, absolu.
- Un plein succès. Il parla avec une pleine franchise. Il a une pleine connaissance de l’affaire.
- Il a pleine autorité. Il a pleine puissance d’en disposer comme il jugera à propos. Il a pleine liberté d’aller où il voudra.
- Se construit souvent avec la préposition en et sert à former différentes locutions adverbiales de lieu et de temps, qui signifient « au milieu de », mais qui ne servent véritablement qu’à donner plus de force et d’expression à ce qu’on dit.
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Après avoir laissé derrière nous les Orcades, nous entrâmes en plein Atlantique, et la mer s'enfla prodigieusement. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 29)
- L’apologue du lampadaire est paraît-il bien connu des chercheurs : un type qui a perdu ses clés explore en vain les dessous d’un lampadaire en pleine nuit. Pourquoi chercher seulement là ? Parce que c’est le seul endroit éclairé. — (Frédérique Roussel, Trouvaille dans les archives de l’Académie française, dans Libération n° 11471, du 14 avril 2018, page 45)
- Il l’insulta en pleine rue, en plein marché.
- Ils ont été volés en plein jour, en plein midi.
- Il a passé la nuit en plein air.
- Avec les prépositions à et de, il sert à former plusieurs locutions adverbiales qui marquent l’intensité, l’abondance, le haut degré de la chose dont il s’agit.
- Crier à pleine tête, à pleine gorge. Voguer à pleines voiles. Boire à plein verre.
- De l’eau qui vient à plein tuyau. Une femme grosse à pleine ceinture. Des chevaux qui tirent à plein collier.
- J’allais devant la maison, sur le gravier où le soleil donnait encore à plein. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 16)
- Du vin qui sent la framboise à pleine bouche.
- Il a fait cela de plein gré, de son plein gré.
- (Sens figuré) (Familier) Ivre.
- La Biscotte, d’une voix empêtrée de colle de pâte.– Oui, c’est moi… Mon pau’ ieux… s’ suis saoul comme eun’ vache.Lidoire.– Viens te coucher, si c’est qu’ t’ es plein. — (Georges Courteline, Lidoire, 1891)
-
plugin
?- (Informatique) Plugiciel, module interagissant avec un programme principal.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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coccygien
?- (Anatomie) Relatif au coccyx.
- Les nerfs coccygiens.
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cousin
?- Fils ou fille de l’oncle ou de la tante d’une personne ; cousin germain.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Peut-être donnerait-elle au Maître un garçon. Eh bien ! tant mieux ! la fortune, du moins, n’irait pas aux neveux et aux cousins du Cheikh qui la convoitaient déjà. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Descendant (en excluant la fratrie) d’un ancêtre commun.
- J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- On trouve en Bretagne des anatifes cramponnés en colonies serrées au bas des à-pics rocheux sans cesse battus par les vagues. Ces étranges crustacés cirripèdes sont de lointains cousins des minuscules balanes. — (Georges Fleury, La pêche à pied, Grasset, 1997)
- (Argot) Dénonciateur, personne donnant des renseignements à la police. → voir balance, donneuse et indic
- Quentin avait 16 ans quand son daron avait écopé de six ans ferme. Balancé, le père Cointreau. Par le cousin d’un lardu, un petit fourgue sépharade de la porte de Clignancourt auquel Guy Gilbert aurait donné son blouson sans concession. — (Luc Baranger, Maria chape de haine, ch. 3, Baleine, 2010)
- (Par analogie) (Sens figuré) Ce qui est en relation de genre ou de type avec autre chose.
- Ce qui les angoisse vraiment, ce sont les cousins maléfiques des selfies : les sextos. Nous mettons nos filles en garde : « N'envoie jamais, au grand jamais, de messages sexuellement explicites à quiconque, […]. » — (Peggy Orenstein, Girls & Sex : une étude américaine, traduit de l'anglais (États-Unis) par Claire Richard, 2018)
- (Argot) Beur ; Maghrébin.
- Wesh Cousin !
- Titre que, dans ses lettres, le roi donnait à des princes étrangers, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France, aux grands d’Espagne et à quelques seigneurs du royaume.
- Napoléon III a répondu au tsar qui lui donnait froidement et contrairement aux convenances du « cher ami » au lieu de « cher cousin » : « Je suis touché de votre missive, on choisit ses amis, on subit sa famille. »
- (Sens figuré) Celui avec lequel on est en bonne intelligence.
- Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins.
- Depuis cette fâcheuse affaire, je ne suis pas très cousin avec lui.
-
essaim
?- (Nom collectif) (Apiculture) Groupe d’abeilles, en particulier lorsqu’il a quitté la ruche et s’agglutine en boule.
- La marche de la miellée exerce sur l’essaimage une influence considérable, et les apiculteurs disent communément qu’une année riche en miel est pauvre en essaims […]. — (Bulletin de la Société d’apiculture de la Savoie L’Abeille alpine, vol. 6 à 9, page 54, 1906)
- Nous tombons sur des mouches-sans-raison. C’est la même chose que lorsqu’on est aux prises avec un essaim d’abeilles. — (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, page 116, Les éditions de France, 1928)
- Le propriétaire d’un essaim a le droit de le réclamer et de s’en ressaisir, tant qu’il n’a pas cessé de le suivre ; autrement l’essaim appartient au propriétaire du terrain sur lequel il s’est fixé. — (Article L211-9 du Code rural français)
- L’essaim doit débuter un élevage à partir de zéro : trouver un nouveau nid, bâtir les rayons, élever des ouvrières à partir de l’œuf, ce qui prend vingt en un jours. — (Vincent Albouy, Abeilles mellifères à l’état sauvage, éditions de Terran, 2019, ISBN 978-2-35981-115-5)
- (Par extension) Grande multitude d’autres insectes.
- Depuis la fin du mois de mai, les pays de la région multiplient les mesures pour empêcher les criquets d’envahir les champs et de détruire les récoltes, alors que les essaims se propagent sur des centaines de milliers d’hectares. — (Quentin Couvreur, L’Asie centrale face à l’une des pires invasions de criquets de ces dernières décennies, novastan.org, 4 juin 2020)
- (Par extension) Ensemble nombreux qui se déplace.
- […] et les bandits s’allongeant sur le sol comme un essaim de vipères, ou bien sautant de branche en branche et d’arbre en arbre, s’avancèrent avec toutes les précautions usitées dans les surprises, vers le camp des Mexicains. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Méfiez-vous de cet essaim de charlatans et de faiseurs d’affaires qui viennent et reviennent sans cesse bourdonner autour de la caisse municipale, comme alléchés par l’odeur de la curée. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 13)
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murrhin
?- (Antiquité) Qualifie certains vases (vases murrhins) fort estimés des Anciens, dont la matière, la murrhe, était brillante et avait des reflets variés. Les archéologues ont supposé qu’il s’agissait d’une variété d’onyx, de jade, ou de porcelaine.
- Selon Pline, les vases murrhins provenaient surtout du pays des Parthes, en particulier la Caramanie, et étaient fabriqués avec une matière fossile.
- La femme vraiment belle a le droit de tout dédaigner, puisqu’elle rassemble, non dans une œuvre hors d’elle, mais dans sa personne même, comme en un vase myrrhin, tout ce que le génie esquisse péniblement en traits faibles, au moyen d’une fatigante réflexion. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 73.)
- J’ignorais à quel point ces banquiers collectionneurs de vases myrrhins différaient du véritable Israël. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, Plon, 1958 ; coll. Folio, 1974, p. 253.)
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bourbonien
?- Relatif à la famille des Bourbons.
- Le roi respirait ; et tout en songeant parfois à ce que son orgueil bourbonien avait eu à souffrir dans ce voyage de Paris, il s’en consolait à l’idée de sa popularité reconquise. — (Alexandre Dumas, Ange Pitou, chapitre XLV, « Médée », 1850)
- Habitués qu’ont longtemps été en France les esprits à remarquer sur le chemin des âges l’Église et la monarchie bourbonienne faisant route ensemble, ils se sont pour ainsi dire figuré leur union indissoluble. — (Revue du monde, ancien et nouveau, Volume 156, 1903)
- (En référence au nez des Bourbons) Long et arqué, en parlant d’un nez.
- [...] une femme assez corpulente, plutôt vieille, habillée de noir – et qui faisait remonter sur son nez bourbonien des lunettes à monture d'or et à verres teintés que, de toute façon, sa verrue violacée au bord d'une narine eût arrêtées dans leur chute –, avait choisi de se carrer juste en face de moi [...]. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974, pages 230-231)
- Le visage était très long, le nez proéminait un peu, bourbonien, sur les lèvres minces et le menton à peine marqué. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 85)
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opportun
?- Qui est à propos, selon le temps et le lieu.
- Une circonstance opportune.
- La rencontre est opportune.
- Démarche opportune.
- Favorable, propice.
- La conjoncture est opportune.
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euscarien
?- Basque.
- Vous n’avez que faire de mon opinion sur la muse basque, que vous appelez, je ne sais pourquoi, euscarienne. — (Mérimée, Lettres F. Michel, 1850, p. 21)
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détins
?- Première personne du singulier du passé simple du verbe détenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple du verbe détenir.
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adamantin
?- De la nature du diamant, qui a les propriétés du diamant.
- Dureté adamantine, éclat adamantin.
- ADAMANTIN, adj., adamantinus (αδαμας, diamant) ; qui a la dureté ou l’éclat du diamant. On donnait jadis le nom de spath adamantin à une variété de corindon, parce qu’on croyait, à tort, la poudre de ce minéral capable d’user le diamant. Les minéralogistes appellent éclat adamantin celui qui, ayant beaucoup de vivacité, se rapproche de celui d’une lame d’acier poli, à mesure qu’on incline le corps sous un certain aspect, jusqu’à ce que la force de réflexion ait atteint son maximum, et cette épithète vient de ce que le diamant poli offre le type de cet effet de lumière.ADAMANTIN, adj. Un insecte (Eustales adamantinus) est ainsi appelé à cause de sa couleur verte à reflets qu’on a comparé à la scintillation du diamant. [1] — (Antoine-Jacques-Louis Jourdan, Dictionnaire des termes usités dans les sciences naturelles, Société belge de librairie, Bruxelles, 1837, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée)
- Et tout :et la fontaine elle-même où les bourgeoises d’Albano se sont déjà massées sur les marches de marbre, l’une au-dessus de l’autre, conversant d’une voix forte et argentée, le temps que, pour l’une après l’autre, l’eau tombe en arc sonore, adamantin, dans les brocs de cuivre qu’elles lui présentent, et la fontaine elle-même, et la foule, tout, pourrait-on croire, n’est dédié qu’à elle, à montrer plus brillamment encore le triomphe de la beauté, pour qu’on voie bien qu’elle domine tout, comme une reine est suivie pa sa cour. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 314))
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chilien
?- Propre ou relatif au Chili, État d'Amérique du Sud.
- Les généraux renégats sont les représentants d'une classe qui, pour survivre en tant que telle, a renoncé à la nation chilienne et est sciemment devenue l'alliée de l'impérialisme nord-américain. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
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appartint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de appartenir.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d’Arbois, il appartint tout d’abord à la catégorie des élèves que l’on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
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mien
?- (Vieilli) Ce qui est à moi ou ceux qui sont à moi.
- Un mien ami.
- Cette découverte est mienne.
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emprunt
?- Action ou chose qu'on emprunte.
- Un emprunt à la bibliothèque.
- Euphémisme, en parlant de vol, de plagiat.
- Cet auteur a soin de cacher ses emprunts.
- – C’est pour vous dire que livre de Tourny comporte quelques emprunts. Il a quelquefois oublié les guillemets, mais son précis fait cependant autorité. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 87)
- (En particulier) Capitaux empruntés par un particulier, un État, une société financière.
- Faire un emprunt à la caisse d'épargne.
- La vie laborieuse, active, toute estimable, toute positive, d’un conseiller d’État, d’un manufacturier de tissus de coton ou d’un banquier fort alerte pour les emprunts, est récompensée par des millions, et non par des sensations tendres. — (Stendhal, De l'Amour, 1822, 1re préface de 1826)
- Mon oncle faisait le bilan des sacrifices de son passé. Ça n’était pas sa faute s’il avait été ruiné dans l’affaire de l’emprunt russe et si les actions des tramways de Shanghai ne valaient presque plus rien. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 16)
- Nous avons, aux articles de la capacité des parties contractantes, rapporté un arrêt qui a déclaré un ex-maire personnellement responsable d’un emprunt qu’il avait fait en cette qualité. — (Claude Étienne Delvincourt, Cours de code civil, volume 5, 1825, page 321)
- (Sens figuré) Caractérise une chose artificielle, forcée.
- Beauté d’emprunt, sourire d’emprunt, vertus d’emprunt, etc.
- (Linguistique) Mot rapporté d’une langue à une autre ; emprunt lexical.
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. — (Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, page 240, note 3)
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dahoméen
?- (Géographie) Relatif à l’ancien État du Dahomey (aussi bien le Royaume de Dahomey (XVIIe–fin XIXe siècle) et la colonie du Dahomey (1894–1958) que la République du Dahomey (1958–1975)), devenu aujourd’hui le Bénin.
- Leurs pères avaient implorés les fétiches de Whydah en dansant ce Yanvalou et en leurs jours de détresse, ils s’en souvenaient avec une fidélité qui ressuscitait de la nuit des temps la puissance ténébreuse des vieux dieux dahoméens […] — (Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, 1944, page 61)
- Culture dahoméenne.
- (Linguistique) (Archaïsme) fon, fon-gbe
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archidiocésain
?- Qui dépend d’un archevêché, qui appartient à un archevêché.
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boudin
?- (Cuisine) Boyau rempli de sang et de graisse de porc, avec l’assaisonnement nécessaire. — Note : Au Moyen Âge, il était nommé « saucisse de sang » (expression qui est restée en américain moderne et en allemand (Blutwurst)).
- En arrivant chez les Messelon, Honoré entendit la rumeur infâme des calotins. Sans perdre la tête il arrêta la voiture au ras de la fenêtre, sauta du siège dans la cuisine, courut au placard prendre l’entonnoir qui servait à couler le boudin et, l’embouchant comme il eût fait un porte-voix, hurla par deux fois :« Nom de Dieu de nom de Dieu de bordel de merde ! » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 182)
- Les plus anciens ont la larme à l’œil et la salive à la bouche en se partageant le boudin et en rappelant les bâfrées de jadis. — (Jean Ferniot, Morte saison, Grasset, 1996)
- Elle disposa sur la table plusieurs entrées d'un hors-d’œuvre gargantuesque : acras - sorte de beignets épicés –, mousses d'avocat agrémentées de lait de coco, le fameux boudin créole et pour finir, du féroce de morue à l'avocat. Ma bouche chauffa après les acras, s'enflamma suite au boudin et s'arracha horriblement dès la première bouchée du féroce de morue. — (Laurence Hébert, Franck : « Soleil Noir », Éditions Edilivre, 2015)
- (Textile) Cordon de fibre textile, avant l’étirage et la torsion.
- On distingue parmi eux : les fils flammés ou marbrés (obtenus par l’alimentation régulière et continue d’un fil simple et de l’alimentation intermittente, à intervalles réguliers, d’un boudin provenant de la carde boudineuse), […] — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Marine) Coussinet de grosse toile empli de sable qui maintient les plats et les assiettes à bord des navires dans les grands roulis.
- (Chemin de fer) Bourrelet de la partie intérieure d’une roue, qui assure le guidage sur la voie ferrée.
- (Marine) Bourrelet de cuir qui fait le tour du navire à la hauteur du second pont.
- (Par analogie) (Architecture) Gros cordon de la base d’une colonne.
- (Sellerie) Petit porte-manteau de cuir, en forme de valise, qu’on attache sur le dos d’un cheval.
- (Serrurerie) Ressort qui est formé d’une spirale de fil de fer, d’acier, de cuivre.
- (Coiffure) Boucle de cheveux en spirale qui est ferme et un peu longue.
- Être frisé en boudins.
- [À Londres, aux Communes], le président et les secrétaires seuls portaient la robe de soie et la perruque sacramentale de laine grise à deux ou trois boudins. — (François-Xavier Garneau (1809-1866), Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833 (1855))
- Les boudins de sa chevelure formaient des étages, et un collier de saphirs étincelait à sa poitrine, grasse et blanche comme celle d’une femme. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1877)
- (Industrie minière) (Désuet) Mèche avec laquelle on mettait le feu à la mine.
- (Par extension) (Populaire) Mot qui désigne beaucoup de choses ou de réalisations qui se présentent sous forme d’un cordon ou d’un bourrelet.
- Il a formé un boudin de mastic qu’il a utilisé pour colmater la fuite au raccord du tuyau.
- Il a formé des boudins de terre glaise qu’il a utilisé pour canaliser l’eau.
- « Mais cette redingote te va comme un gant ! À peine quelques plis sous les bras et des effets de boudin dans la région du ventre. » — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Elle plongea son avant-bras entre le dossier et le siège, explora toute la longueur du capitonnage, ramena du tabac pulvérisé, de la cellophane froissée en boule, un crayon, un comprimé d’aspirine, mais ne rencontra aucun pyjama roulé en boudin. — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Familier) (Injurieux) Fille disgracieuse, laideron.
- Une grande fille vêtue solide mais guère suivez-moi jeune homme, des cheveux raides rituellement permanentés au mois de mai depuis la première communion, en langage d’homme ça s’appelle un boudin. Des tas de filles savent « s'arranger d'instinct ». Moi pas. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 371)
- C’est quand même incroyable, y a pas moyen de trouver un mec un peu sympa pour passer la nuit dans ce bled ! On n’est quand même pas des boudins ? — (Bertrand Blier, Notre histoire, 1984)
- « J’ai toujours appelé les filles les boudins », répond alors avec le plus grand naturel l’animateur. Pourtant, on ne l’y reprendra plus. — (Raphaëlle Bacqué, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot, Gérard Louvin… Retour sur l’âge d’or des intouchables de TF1, Le Monde, 19 janvier 2022)
- (Sens figuré) Qui ressemble à un boudin.
- Il commença par Rosa la Rosse, qui découvrit une chose informe, toute ronde, sans cheville, un vrai « boudin de jambe », comme disait Raphaële. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 27)
- (Belgique) Traversin.
- Surnom des auxiliaires de police en Suède[1].
- Le boudin respire lourdement, reste longtemps silencieux. — (Niklas Natt och Dag, 1794, Sonatine, 2021, page 182)
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décathlonien
?- (Athlétisme) Participant à un décathlon ; athlète spécialiste du décathlon.
- Mais les bonnes surprises pourraient venir du décathlonien algérien Larbi Bouraada, de Tosin Oke, auteur d’un triple bond à 17m 22 a Nairobi, voire des relais sud-africain (4X100 m) et nigérian (4X400m). — (Star Africa, L'Afrique veut renouer avec la victoire, www.starafrica.com, août 2010)
- Mais il ne faut pas se tromper, aucun décathlonien ne sera jamais en même temps Usain Bolt sur 100 m, Mondo Duplantis à la perche et Jan Zelezny au javelot. — (Kevin Mayer, Nicolas Herbelot, Kevin Mayer, 2020, page 1902)
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esterlin
?- (Histoire) Monnaie d’argent ayant circulé en France capétienne et en Angleterre, y compris sur les vastes possessions françaises des Plantagenets, rois d’Angleterre, (Normandie, Anjou, Saintonge, Poitou, Aquitaine, Guyenne) et demeurée monnaie anglaise, après son interdiction en France par Louis IX, qui avait réintroduit la monnaie d’or sur le territoire du royaume de France.
- D’abord monnaie du royaume d’Angleterre, l’esterlin l’emporte même en Ecosse sur la monnaie écossaise, mais il n'est pas moins la monnaie la plus abondante dans les domaines continentaux du Plantagenêt. — (Jean Favier, Les Plantagenêts, 2004)
- Poids dont se servaient les orfèvres et qui valait environ 1,5 gramme.
- Il y a cent soixante esterlins au marc.
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câlin
?- Celui qui aime être câliné.
- C’est un petit câlin.
- Celui qui câline.
- Il faisait le câlin pour obtenir ce qu’il voulait.
- Câlinerie ; tendresse ; douceur affectueuse ; étreinte affectueuse.
- Et à force de t’casser les couilles avec ses bisous, ses câlins tout ça, elle te transforme : t'étais le dernier des thugs, tu deviens le premier des caniches, laisse tomber ! C'est un truc de ouf. — (Ludovic Hermann Wanda, Prisons, Paris : Éditions L'Antilope, 2018)
- (Par euphémisme) Relation sexuelle.
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frangin
?- Un dérivé irrégulier de frère, le suffixe est inexpliqué, mais dans toutes les langues, les synonymes familiers de frère ont subi beaucoup de déformations ; « On dit aussi fralin » — (Dictionnaire de la langue verte: argots parisiens comparés, 1867) → voir bratr, brach et brácha en tchèque ;
- Emprunt à l’argot piémontais franzino « id. » (Bl.-W.5), mais l’inverse (emprunt à l'argot français) est aussi possible ;
- De l’argot canut lyonnais, où le mot serait une déformation de frangeur (ouvrier qui fait des franges), le nom de famille Frangin est attesté au XVIIIe siècle.
- Alice Becker-Ho rattache ce mot au romani phral, pal, bral (« frère, camarade »)[2].
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.