Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bernard
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bernard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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directoire
?- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Le détective regarda curieusement les deux dames qui se confondaient en saluts vaguement directoires. Elles faisaient de grands plongeons devant lui, faisant bruisser leurs longues et antiques robes de soie noire. — (Jean Ray, La Chambre 113, 1933, éd. 1998, ISBN 2871535493)
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fidéjussoire
?- (Droit) Qui a rapport à la fidéjussion.
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aplatissoire
?- (Technologie) Cylindres entre lesquels on passe les barres de fer, dans une forge, pour les aplatir.
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calmar
?- (Désuet) Étui de plumes à écrire[2].
- […] quel qu’en soit le nombre [des sens de « timbre »], nous ne les confondons jamais, pas plus que nous ne sommes troublés par la distance qu’il y a entre calmar, au sens de plumier, et calmar, au sens de seiche monstrueuse. — (Gourmont. Esthétique de la lang. fr., 1899)
- (Zoologie) Mollusque céphalopode à dix bras appartenant à l’ordre Teuthida.
- Le calmar géant existe réellement, mais c’est l’une des créatures de la mer les moins connues. — (Pierre-Yves Bely, Deux cent cinquante réponses aux questions du marin curieux, 2004)
- Les petites gens du quartier venaient dîner dans cette friterie d’une portion d’anguilles à une peseta, ou de percebes, et de calmars frits. — (Joseph Peyré, Sang et Lumières, éditions Grasset, 2014, chapitre 8)
- (Cuisine) Chair cuisinée de cet animal.
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blizzard
?- Vent violent et glacial, chargé de neige, qui souffle dans les régions du Grand Nord.
- Le très expérimenté explorateur revint sans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sud et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le blizzard est complétement déchaîné et la neige tombe si vite et si dru que les bâtiments ont l'air de fantômes. Des congères commencent déjà à se former devant les devantures des magasins de Main Street. — (Stephen King, La Tempête du siècle, traduit de l'américain par William Olivier Desmond, Éditions Albin Michel, 1999, partie 2, acte 1, §. 1)
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équivaloir
?- Être de même valeur.
- En musique, une blanche équivaut à deux noires.
- Être à peu près le même que, en parlant de choses autres que celles qui ont un prix intrinsèque, une valeur matérielle.
- Ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l'islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.93)
- — Ah, oui ! Tu continues d'espérer. La chasse aux yoyettes, c'est de la pure loterie. Dénicher l’oiseau rare équivaut à gagner le jackpot au loto ou au tiercé. — (Soh Magne, Le bourreau de Marie, Yaoundé : SOPECAM, 2003, p. 79)
- (Pronominal) Avoir la même valeur.
- Je pensai avec réconfort que le réalisateur et ses spectateurs s’équivalaient dans la nullité. — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 144)
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canard
?- Oiseau aquatique palmipède dont la chair est très recherchée, qu’il vive à l’état sauvage ou à l’état domestique.
- Es tu venu pour cy faire voler Sacre, faucon, ou éprevier en l'air? Pour joindre & prendre héron, canard, ou pie? Plutôt prendrais a ton nez la roupie. — (L'épistre de M. Malingre envoyée à Clément Marot, en laquelle est demandée la cause de son département de France, avec la responce dudit Marot..., Harlem, Paris, 1546)
- Au menu : apéritif, melon de pays, terrine de poisson, coup du milieu, mouton ou magret de canard, mojhettes, salade, fromage, glace, café cognac. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
- Le canard de Rouen est des plus recommandables par sa taille, sa rusticité, sa précocité et son aptitude à l’engraissement. — (L’Élevage des Canards, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 106)
- Je songe à la définition de Victor Hugo : « Le canard est un cochon à plumes. » Il ne savait pas si bien dire. Car leurs ébats sexuels ont de quoi faire rougir le témoin le moins porté sur la pudibonderie. Rien n’égale leur priapisme. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 53)
- Nouvelle fausse, bobard.
- Ce serait être incomplet que de ne pas faire observer ici que Gaspard Hauser n'a jamais existé, pas plus que Clara Wendel et le brigand Schubry. Paris, la France et l’Europe ont cru à ces canards. Napoléon a pensionné un homme qui, pendant cinq ans, a publié dans le Moniteur de faux bulletins de la guerre des Affgans contre les Anglais. — (Honoré de Balzac, « Monographie de la Presse parisienne », dans La grande ville nouveau tableau de Paris comique, critique et philosophique, Paris : chez Maresq, 1844, page 146)
- Les quatre vers ci-dessus paraîtraient en effet justifier assez bien cette remarque. Canard, dans le sens de mensonge, serait-il donc une importation champenoise ? Ce qui m'empêche de le croire, c’est que, bien avant Boursault, deux auteurs qui n’étaient pas Champenois, François d'Amboise, dans ses Néapolitaines (1584), et Adrien de Montluc, dans sa comédie des Proverbes (1616), employaient déjà l’expression de bailler un canard à moitié, donneur de canard à moitié, pour tromper, trompeur. J'avoue que ce demi-canard me paraît encore moins clair que le canard tout entier. Car les raisons ne manquent pas tout à fait pour expliquer que canard ait pris l’acception de mensonge. — (O. D., « Canard », dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, n° 131, du 25 juin 1870, page 358)
- Dans mes deux discours, je glisse ce canard : l’empereur Dioclétien avait conçu pour son esclave Sébastien une amitié passionnée, et il aurait voulu lui faire jouer le rôle qui avait été celui d’Antinoüs auprès de son prédécesseur Hadrien. Il connaissait leur aventure par les mémoires de la confidente d’Hadrien, Margarita Yourcenaria, qui était son livre de chevet. À Paris quelques sourires accueillent mon histoire. À Francfort personne ne bronche. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 50)
- (Familier) Journal d’actualité de peu de valeur.
- — Tâche à présent, si qu’tu écris des articles sur ici, d’pas oublier d’marquer dans ton canard qu’un bal au jour d’aujourd’hui n’est plus miteux comme autrefois. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Victoire affirmée, Fagerolle […] pensait pouvoir, sans effort, réoccuper son rang. Il dégota, péniblement, une place de sous-reporter, dans un canard impécunieux du matin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- (Argot) Homme mené à la baguette qui cède à tous les caprices d’une femme et qui fuit toute confrontation.
- Ce mec est une vraie serpillière, j’ai rarement rencontré un canard pareil ! En tout cas, on sait qui porte le caleçon au sein du couple ; c’est elle évidemment.
- (Argot) (Par extension) Homme sortant le grand jeu, offrant énormément de choses gracieusement dans l’espoir d’entamer une relation avec une femme.
- L’un des avantages d’une meuf en boîte c’est qu’elle a juste à se trouver un canard en manque et lui vendre du rêve pour avoir les consos gratuites.
- Sébastien, il faut l’avoir à l’œil, car il s’empresse à faire le canard pour n’importe quels beaux yeux.
- Morceau de sucre que l’on trempe dans un liquide, en particulier dans du café ou une eau-de-vie, avant de le manger.
- […], il n’en va pas de même avec l’alcool. Il arrive même que la première rencontre se situe dès 4 ou 5 ans sous forme d’un « canard » (sucre trempé dans un alcool fort), du cidre, une gorgée de champagne lors d’un mariage, etc. — (O. Phan, « Les alcoolisations aiguës à l’adolescence : le phénomène du binge drinking », chapitre 8 de Alcool et troubles mentaux: De la compréhension à la prise en charge du trouble diagnostic, coordonné par Amine Benyamina, Michel Reynaud & Henri-Jean Aubin, éditions Elsevier-Masson, 2013, page 75)
- (Familier) (Musique) Fausse-note aiguë produite par un instrument à vent, le plus souvent à anche. (Voir aussi couac).
- Personne n’a entendu le canard du hautboïste car au même moment, un spectateur éternuait.
- (Industrie minière) Conduit d’aérage des galeries de mines.
- Pour l'aérage, l'air arrive dans un royon ou compartiment en briques situé dans le bouveau du Nord, monte dans le touret par les canards, puis de là redescend par le compartiment des hourds dans le bouveau du Nord , et enfin remonte au jour par le puits n° 7 muni d'un foyer d'appel. — (Henri Glépin, Note sur le creusement sous stot des puits de mines, Revue Universelle des Mines, de la Métallurgie, des Travaux Publics, des Sciences et des Arts appliqués à l'industrie, Pais & Liège, 1872, volume 31, page 9)
- Verre ergonomique permettant de boire sans en renverser.
- Armoiries avec 3 canards (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est normalement représenté de profil mais souvent, il est présenté volant. À rapprocher de cane, canette, cygne, jars et oie.
- D’azur à la fasce ondée d’argent soutenue d’un canard d’or, au chef du même chargé de deux canards affrontés de sinople, qui est de Sost des Hautes-Pyrénées → voir illustration « armoiries avec 3 canards »
- (Sports de glisse) Plongeon en canard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) Bouilloire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Belgique) Petit bisou sur les lèvres.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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dreyfusard
?- (Histoire de France) Qui soutenait Alfred Dreyfus, ou qui est relatif au mouvement de défense de celui-ci.
- La cause dreyfusarde a bénéficié de l’approche de l’Exposition Universelle de 1900, certains pays menaçant de boycotter Paris si l’injustice persistait.
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musoir
?- Extrémité d’une jetée, d’une digue, etc.
- Tous les jours donc, du matin au soir, les quais, les musoirs et les jetées du port de Toulon étaient couverts d’une quantité d’oisifs et de badauds. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- L’Argèlès, ses premiers feux allumés, sa cheminée expectorant un tourbillon de fumée noirâtre, était amarré à l’intérieur du vieux bassin, le long de la jetée de Frontignan à l’est. Au nord se dessine, dans sa forme triangulaire, le nouveau bassin auquel vient aboutir le canal maritime. A l’opposé est établie la batterie circulaire qui défend le port et le môle Saint-Louis. Entre ce môle et le musoir de la jetée de Frontignan, une passe, d’un abord assez facile, donne accès dans le vieux bassin. — (Jules Verne, Clovis Dardentor, 10/18, no1308, 1979, p. 35)
- (Sens figuré) — Impuissante à s'étaler au travers de la digue lorraine et de ses rudes musoirs, la marée allemande, glissant vers le Nord, y cherchera donc passage. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- (Transport routier) Pointe extrême située à la séparation de deux voies de circulation de même sens.
- Les portes Maillot, d’Orléans, de la Villette, de Sèvres ou encore de Pantin : 12 musoirs vont être sécurisés cette année. — (Île-de-France, no35, page 3, juin 2011, Conseil régional)
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balthazar
?- (Œnologie) Bouteille de champagne qui contient l'équivalent de seize bouteilles ordinaires, soit 12 litres.
- (Rare) Repas trop copieux, trop arrosé, très aviné.
- Nous n’aurons pas couru notre dernier hasard Sans faire un gueuleton… pardon ! un balthazar ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, Acte IV, scène VI)
- Nous fûmes heureux de voir apparaître le poisson frit, les fèves appétissantes (beans) et la salade, peu assaisonnée, qui commençaient notre balthazar. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 549)
- Pour une fois que j’ai des hôtes, je veux me payer un de ces Balthazar des familles qui font époque dans la vie d’un homme et, à plus forte raison dans la vie d’un célibataire endurci, solitaire et, avouons-le, vieillissant. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 466)
- On se souviendra du balthazarQu'on a fait ce soir par hasardAvec un vieux corbeau malade...On a tout mangé, même les osEt tu vas roupiller bientôtMon camarade... — (extrait de la chanson de Jean-Roger Caussimon, Mon camarade, musique de Léo Ferré, 1958)
- Il courtisa la femme de son prochain, fréquenta les tripots et se gourma dans les balthazars. — (G. Augustin-Thierry, Conspirateurs et Gens de police : La Mystérieuse Affaire Donnadieu (1802), A. Colin, 1909, page 35)
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dard
?- Ancienne arme de trait garnie par le bout d’une pointe de fer et qu’on lançait avec la main.
- (Par analogie) (Jeux) (Québec) Fléchette, au jeu du même nom.
- (Par analogie) (Zoologie) La partie essentielle de l’aiguillon de certains insectes.
- Le dard d’une abeille.
- (Poétique) Se dit de la langue pointue des serpents, etc.
- Le reptile agitait son triple dard.
- (Par analogie) (Architecture) Ornement en forme de fer de dard qui sépare les oves.
- (Horticulture) Pistil.
- (Botanique) Petit rameau avec un bourgeon pointu.
- Le dard est un très court rameau à bourgeon unique et pointu. Il peut se transformer en bourgeon à fleur (lambourde) s’il bénéficie de suffisamment de sève élaborée. — (Delahaye Thierry, Vin Pascal, Le pommier, Actes Sud, Le nom de l’arbre, 1997, 95 pages, page 53)
- (Ichtyologie) Espèce de carpe, ainsi nommée parce qu’elle s’élance avec beaucoup de vitesse : on l’appelle aussi vaudoise ou vandoise.
- Les poissons qu’on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- — Ça, dit Mme Rezeau, il y en a. Il pue la vase, mais ton père m’en raflait des nasses pleines : brochets, anguilles ou dards.— Dard ? répéta Aubin, très intéressé, mais ne parlant pas craonnais.Je traduisis :— Vandoise, si tu préfères. C’est surtout à la sauterelle, posée devant leur nez, en surface, que tu les attrapes bien. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, pages 107-108)
- (Familier) Membre viril, notamment en érection.
- Enfiler son dard.
- Je bande. Je descends de la Fiat. Mon dard, de la grosseur duquel je suis satisfait, embarrasse ma démarche, car mon pantalon gris clair est lui aussi assez près du corps. — (Jean-Patrick Manchette, L'Affaire N’Gustro, 1971, Réédition Quarto Gallimard, Chapitre 2, page 128)
- En forme de dard, en parlant de feuilles ou d’objets.
- C’était un enchevêtrement de dards, un fouillis de baïonnettes aiguës, où le chemin dut être frayé tantôt par la hache, tantôt par le feu. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme la flèche mais sans empennage. Parfois on ne voit que son fer. À rapprocher de épieu, javelot, lance, lance de tournoi et pique.
- Parti au 1 d’or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard péri en barre du même, qui est de Halsou des Pyrénées-Atlantiques → voir illustration « armoiries avec un lion tenant un dard »
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foire
?- (Sens étymologique) Fête populaire qui a lieu à certaines dates de l’année.
- La foire de Neuilly.
- La foire du Trône.
- La foire du lendit.
- (Vieilli) Présent qu’on fait au temps d’une fête.
- Il perd exprès pour me donner ma foire; il fait les choses de bonne grâce. — (Florent Carton, Foire de St-Germain, sc. 21)
- (Belgique) Fête foraine, kermesse.
- La Foire de Liège (ou Foire d'Octobre) ; la Foire du Midi (ou Kermesse de Bruxelles).
- Assemblée considérable et publique qui se tient en temps et lieu désignés d’avance, où les marchands peuvent étaler et vendre des objets de leur commerce.
- Si les roueries employées dans le commerce des chevaux sont innombrables, elles se montrent bien mieux sous toutes les formes dans ces lieux de réunion qu’on appelle foires. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Il hochait le chef, tout pareil à l’un de ces branle-tête que vendent les camelots dans les villes aux jours de grande foire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les marchés et les foires ne se peuvent établir en France que par la permission du roi. — (Févret, Traité de l’abus, I, 9)
- Il y a quatre foires dans Paris : la foire St-Germain, la foire St-Laurent, la foire du Temple et la foire des jambons au parvis de Notre-Dame. — (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, page 410)
- Pythagore disoit que la vie étoit semblable à une foire ; comme dans une foire les uns viennent pour s’exercer aux combats, d’autres pour négocier, et d’autres simplement pour regarder ; ainsi, dans la vie, les uns naissent esclaves de la gloire, les autres de l’ambition, et les autres ne cherchent simplement qu’à connoître la vérité. — ((attribué à) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Abrégé des vies des anciens philosophes : Pythagore, 1725)
- Comme il n’y avait alors aucune grande ville, et qu’on ne connaissait ni les spectacles, ni les assemblées, ni les plaisirs sédentaires de la société privée, le temps des foires était celui des amusements. — (Abbé Raynal, Historique phil. I, Introd.)
- Il détient d’ailleurs un record mondial en la matière, ayant serré 13 392 mains lors d’une foire agricole en 2002. — (Le Devoir, 22 mai 2007)
- (Par extension) Lieu de grande activité commerciale.
- La Hollande est une foire continuelle où personne n’est riche que de sa propre industrie, ou de celle de son père. — (Voltaire, Dict. phil. Économie.)
- Marché spécialisé dans un type de marchandises.
- Avant-hier, j’ai fait un grand voyage. Je suis parti à trente kilomètres de Vézelay – où je passe le plus clair de mon temps cet été – dans la ville de Corbigny (Nièvre). On m’avait dit que tous les deuxième mardi du mois se tenait une foire aux bestiaux. — (Michel Eltchaninoff, « Les Chemins de la Liberté », dans la newsletter du 16/07/2020 de Philosophie Magazine)
- Foire au pain d’épice, aux jambons.
- Foire aux ferrailles, à la ferraille.
- De la danse, une exposition, une foire gastronomique, des jeux et divertissements seront au menu de cette journée de célébrations. — (Le Devoir, 21 juin 2007)
- La foire de Paris, de Lyon, etc.
- La foire annuelle de Bâle.
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entrevoir
?- Voir imparfaitement, ou en passant.
- Et une jeune courtisane d'aspect joyeux bouscula quelques passants pour rejoindre une amie entrevue. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Au nord, j'entrevoyais Jersey, cette île toujours anglaise à la honte de nos gouvernemens, où se conservent encore les antiques coutumes de France et notre vieille langue d'oil. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Souvenirs d’un Naturaliste, dans Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- À la lueur de la petite lanterne que tenait le religieux, j’entrevoyais sa barbe et ses cheveux tout trempés d’eau ; […] — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Tu entreverras donc, mon cher Daniel, une créature vraiment supérieure. — (Honoré de Balzac, Mémoires de Deux Jeunes Mariées, 1842, chapitre XLIX)
- La porte ouverte un moment laissa passer un rayon de lumière. J'entrevis sa silhouette : il était jeune, correctement habillé : […]. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- (Sens figuré) Avoir une vue de l’esprit.
- Pour rappeler en lui la chaleur disparue, le caporal Joliffe n'entrevoyait qu'un moyen héroïque, et ce moyen, c'était de plonger le patient dans le punch brûlant. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Pour la première fois peut-être depuis qu’il avait entrepris cette expédition, il l’entrevoyait sous son véritable jour ; …. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je glissai tout doucement vers un mariage de résignation dont j'entrevoyais par échappées qu'il ne pourrait pas durer. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- L'âme de Wesley avait besoin d'un feu plus vif. Un jour (24 mai 1738), dans une sorte d’illumination, il entrevit la vraie foi qui est un lien vivant et non une opération de la raison. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p. 600)
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boulevard
?- (Militaire) Terre-plein d’un rempart, terrain d’un bastion ou d’une courtine.
- Nous avancions tristes et mornes, mais tout à coup se présente la magnifique ville de Troyes avec sa porte guerrière, son menaçant béfroi, ses hauts boulevards, ses hautes tours, ses longues murailles crénelées […]. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états aux cinq derniers siècles, 1830, page 30)
- (Par extension) Promenade plantée d’arbres, qui fait le tour d’une ville et qui occupe souvent l’espace des anciens remparts.
- À sa propagande de quartier, il alliait une action incessante dans les ateliers du boulevard Masséna. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, 1re part., chapitre 8, Paris : chez Plon-Nourrit et Cie, 1910, page 141)
- Se promener sur les boulevards des Maréchaux. — Les boulevards extérieurs.
- (Par extension) Large voie, le plus souvent plantée d'arbres.
- Sur les boulevards, à la terrasse d’un bar-tabac, Bob, qu’un placide individu salua sans insister […] — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Des escouades de camelots ont parcouru les boulevards en hurlant le titre d’une nouvelle feuille : « Demandez Le Glaive ! » — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 207)
- Et sur ce boulevard de Clichy, ainsi modernisé, une femme arrivait à chaque fin d'après-midi, et de vieux Montmartrois se redisaient son nom à son passage : La Goulue ! — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 237)
- J'ai souvenance du cas d'un de mes camarades d'étude, qui, à l'âge de 18 ans, racolé un soir sur nos grands boulevards par une professionnelle, contracta d'elle la syphilis et mourut dix ans plus tard d'une paralysie générale due à cette infection. — (« Préface » de Les maladies vénériennes, par Albert Sézary, Éditions Armand Colin, 1951)
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L’incidence du décès de la victime d’un délit ou d’un quasi-délit sur l’action en indemnité, Librairie de l’Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- (Sens figuré) (Vieilli) Place forte qui met un grand pays à couvert de l’invasion des ennemis.
- Il faut donc admettre que les travaux de siège et les brèches dont on signale la trace, notamment sur le côté nord, sont dus aux Maures d’Espagne, lorsqu’ils conquirent ce dernier boulevard des rois visigoths. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Nos grandes places de guerre, Strasbourg et Metz, les véritables boulevards de notre défense, n'avaient été ni armées, ni approvisionnées. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 124)
- (Marine) Passage au niveau du pont d’un bateau, de part et d’autre du château.
- (Par ellipse) Théâtre de boulevard.
- On eût dit un de ces mélodrames du boulevard, où le changement à vue n’attend que le coup de sifflet du machiniste. — (J.-C. Houzeau, La terreur blanche au Texas et mon évasion, Ve Parent & fils, 1862, page 56)
- (Sens figuré) Route largement ouverte pour atteindre un objectif, débarrassée de tout obstacle ou concurrent éventuel, en ayant les coudées franches.
- Un candidat surprise, qui surferait sur le régalien ou l’écologie donc. Pas question, dès lors, de laisser un boulevard sur ces terrains à fort potentiel. — (Alexandre Lemarié, Les yeux rivés sur la présidentielle de 2022, Macron occupe le terrain, Le Monde. Mis en ligne le 25 octobre 2019)
- Nous marchions sur le boulevard de la vie, en destination vers la mort, nous étions partis. — (Émile Bilodeau, Ça va - Rites de passages, 2016)
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embarre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe embarrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe embarrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe embarrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe embarrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe embarrer.
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histoire
?- Récit d’actions, d’événements, de choses dignes de mémoire.
- Abandonné petitement […], le général André se courba sous l’orage. Il disparut. L’histoire sera-t-elle juste à son endroit? Je la sais si souvent façonnée par les réacteurs que je suis en méfiance. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Suite des états par lesquels est passé un peuple ou un individu.
- Tout se tient dans l’histoire, et l'on ne peut s’arrêter en chemin; il faut suivre le mouvement et le flot des âges, il faut aborder avec eux. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- Toute l’histoire classique est dominée par la guerre conçue héroïquement ; les institutions des républiques grecques eurent, à l'origine, pour base l'organisation d'armées de citoyens ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 231)
- Depuis sa conquête par César et jusqu’à la fin du Ve siècle, la Gaule n’a été qu’une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Viennent ensuite les historiens qui considèrent que leur premier devoir, c’est de détruire les légendes, et de rétablir la vérité. Il est certain que, sans eux, l’histoire des peuples ne serait qu’un vaste poème, où les faits agrandis et dramatisés par l’imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d’or et de sang, dans une lumineuse brume. — (Marcel Pagnol, Le Secret du Masque de Fer, 1968)
- Ne craignons pas de répéter qu’il faut que les faits de l’histoire s’épurent dans la nuit des temps ; mis au jour à l’époque où ils se sont passés, ils ne seront jamais fidèles ; celui qui écrit l’histoire d’un siècle dans le siècle même où sont arrivés les événements qu’il raconte, a nécessairement, ou les vertus ou les vices de son siècle, et c’est alors la propre histoire de son cœur qu’il nous donne à la place de ses héros ; il a dépeint ceux-ci ou comme il voulait qu’ils fussent, ou comme il craint qu’ils ne soient, et voilà la partialité nécessairement établie. — (D.A.F. de Sade, Histoire secrète d’Isabelle de Bavière Reine de France)
- En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l’ordre du jour dans l’histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l’historiographie islamique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 109)
- Science humaine qui étudie le passé de l’humanité, son évolution. Connaissance des faits que rapportent les historiens. On l’emploie souvent par une sorte de personnification, et s’écrit alors Histoire.
- Quelqu’un aurait dit aux parents du gamin : « C’est bien fait pour vous ! Si vous l’aviez mis à l'école des Frères, on lui aurait fait apprendre son catéchisme, au lieu de lui faire perdre son temps à apprendre l’histoire et la géographie de la France ». — (Émile Thirion, La Politique au village, page 325, Fischbacher, 1896)
- En 1808, Napoléon, […], voulu nous remettre à notre rang! […]. Au mépris de la géographie et de l’histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l’autocrate dessina ce département mosaïque. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Avant le texte, il y a le contexte. Il nous apprend que notre docteur en « nanarologie » est docteur en histoire des mondes modernes et contemporains. Qu’un historien plutôt qu’un théoricien du cinéma s’intéresse au nanar n’est pas anodin. — (Antoine Katerji, Cinéma : le culte du nanar à l’heure d’Internet, le 06 avril 2015, sur le site de L'Obs & de Rue 89 (www.nouvelobs.com/rue89))
- La philosophie de l’histoire.
- Les leçons, les enseignements de l’histoire.
- Peintre d’histoire, celui qui s’attache à représenter des sujets, ou historiques, ou fabuleux, ou imaginés, par opposition aux peintres de portraits ou de paysages, de fleurs, etc.
- Récit quelconque d’actions, d’événements, de circonstances qui offrent plus ou moins d’intérêt.
- Il me conta toute son histoire, l’histoire de sa vie, l’histoire de ses amours.
- Telle est l’histoire de ce malheureux procès.
- Je connais bien son histoire, c’est un homme dont la vie et les actions me sont bien connues.
- C’est mon histoire que vous contez là ; voilà mon histoire, se dit pour faire entendre qu’il y a une grande conformité entre ce qu’une personne raconte et ce qu’on a fait ou éprouvé soi-même.
- Étude chronologique d’une science ou d’un fait social particulier.
- Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu’ils se représentaient l’histoire de l’Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Le travail de Nathalie Jas touche à l’histoire des empoisonnements en milieu professionnel et à domicile, ainsi qu’à l’histoire de la phytopharmacie et de la phytopathologie. — (Christophe Bonneuil, Gilles Denis et Jean-Luc Mayaud, Sciences, chercheurs et agriculture: Pour une histoire de la recherche agronomique, 2008, page 30)
- Description des choses naturelles, comme bêtes, plantes, minéraux, etc.
- Nous avons montré combien complexes sont les aires des diverses espèces et comment on peut essayer d’expliquer chacune d’elles par des considérations de milieu actuel et par l’étude de l’histoire des lignées végétales. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 75)
- L’histoire naturelle de Pline.
- Histoire des animaux.
- Histoire des plantes.
- Histoire des minéraux.
- Récit, aventure, conte.
- Je veux vous conter, vous faire une petite histoire.
- Une histoire extraordinaire.
- Une histoire scandaleuse.
- Cette femme courait toutes les histoires du quartier.
- Que d’histoires ne sait-il pas ?
- Vous ne savez pas le plus beau de l’histoire ?
- En plus, son papa, qui a parfois des idées saugrenues, lui raconte l’histoire de la cour des Miracles, le repaire au Moyen Age de tous les voleurs, tire-laine et autres bandits qui infestaient la ville de Paris. — (Alain Chennevière, La cour des Miracles, Magnard, 2002)
- Certains enfants aiment bien qu’on leur raconte une histoire le soir avant de s’endormir.
- J’adore quand c’est l’heure des histoires.
- L'homme moderne est le fruit de millions d'années d'évolution ; s'il continue à raconter des histoires, il en tire forcément un bénéfice. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, page 99)
- (En particulier) Mésaventure.
- Les Lettres à l’Étrangère, […], ces lettres contiennent des aveux, voilés, il est vrai, des histoires obscures, sans doute, mais reconnaissables pour qui connaît un peu l’existence secrète de Balzac. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Monsieur le sénateur, il vous arrive une histoire fâcheuse... Vous vous êtes permis quelques privautés sur la personne d’un petit marmiton qui stationnait dans une pissotière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
- (Familier) Aventure amoureuse.
- Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu’au pluriel. — (Ida Junker, Les années fastes, chez l’auteur à Asnières, 2007, page 9)
- (Familier) Mensonge, fable, affabulation.
- C’est une histoire, ce sont des histoires, c’est un mensonge, je ne crois point ce que vous dites, ce qu’il dit.
- Histoire que tout cela !
- On vous a fait une histoire.
- Il me fit là-dessus je ne sais quelle histoire, etc.
- – Ta ! ta ! ta ! Pas d’histoires ! Revenez me voir dans une huitaine de jours. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 94)
- (Sens figuré) Sujet.
- C’est une autre histoire, c’est une autre chose, ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
- Voilà bien une autre histoire, voilà un nouvel embarras, une nouvelle difficulté, un nouvel incident qu’on n’avait pas prévu.
- — En v’là une histoire ! Ce jeune garçon, ce jeune monsieur que tu vois, c’est celui de qui Barberin parlait, il arrive, et Barberin n’est plus là, en v’là… une histoire ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Penser contre soi est souvent fécond ; mais ma mère, c’est une autre histoire : elle a vécu contre elle-même. Riche d’appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 61)
- (Sens figuré) Exagération.
- Voilà bien des histoires, se dit à une personne qui forme des difficultés et des embarras sur quelque chose ou qui fait trop de cérémonies, trop de façons.
- Que d’histoires !
-
fanfare
?- (Musique) Air exécuté par des cors ou des trompettes.
- Les fanfares de Rome. — (François Rabelais, Pantagruel)
- Mais ce n’est pas seulement cela, cette fanfare qui retentit dans les pierres de la ville… Quand j’étais petit, à là campagne où j’ai été élevé, j’entendais cette sonnerie, au loin, sur les chemins des bois et du château. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Une joyeuse fanfare.
- Musique militaire, très sonore.
- Réveil en fanfare, pour un civil, réveil brusque.
- (Chasse) Air qu’on sonne au lancer de la bête ou après la curée.
- Sonner la fanfare, sonner l’hallali. Une fanfare à Genève.
- (Musique) (Par extension) Orchestre composé presque exclusivement de cuivres.
- La fanfare de cette ville se rendit à la fête.
- (Militaire) Compagnie des musiciens.
- Chef de fanfare.
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circulatoire
?- (Physiologie) Qui a rapport à la circulation du sang.
- Un des problèmes majeurs de la technique est que les vitesses circulatoires doivent être a priori connues pour éviter les phénomènes « d’aliasing » bien connus par les doppleristes. — (Francis Joffre, Traité d’imagerie vasculaire, 2015, page 45)
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hoir
?- (Désuet) (Droit) Héritier, ordinairement en ligne directe.
- La substitution avec fidéicommis sert à transmettre le patrimoine à un hoir en passant d’abord par un autre. — (Philippe Maurice, La famille en Gévaudan au XVe siècle (1380-1483), 1998)
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cloutard
?- (Argot scolaire) Élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine.
- On lui demande essentiellement d’avoir une information quasi-universelle, une solide culture générale. Mais quelle culture générale ? Celle de l’instituteur et du « cloutard », dont les bourgeois parvenus à de plus hautes destinées se sont assez gaussés en lui reprochant son assurance de « primaire » ; ou celle de ce bourgeois lui-même, bien pourvu de diplômes, aimable discoureur, soi-disant objectif et volontiers sceptique, au moins en apparence ? — (Jean Dresch, Réflexions sur la géographie, La Pensée, mai 1948, page 88)
- Mon prof de philo, qui jugeait mes dissertations « insuffisamment conceptuelles », m’avait assuré que « Saint-Cloud était un concours facile » pour les élèves de prépa classique comme moi. « Mieux vaut cloutard que jamais », disaient les Ulmiens, narquois. — (Michka Assayas, Un autre monde, Rivages, 2016, chapitre 1)
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jar
?- (Désuet) Banc de gros graviers et de sable, amoncellements, pouvant remodeler le lit du fleuve d’une année sur l’autre, et utilisés pour l’empierrement des chaussées, la confection de béton.
- La Loire fournit en abondance sable de rivière, gros sable et caillou, encore appelé jar (ou jard). — (Gens de Ballan et de Miré: deux siècles de vie au quotidien en terre tourangelle, Amis de la Bibliothèque municipale de Ballan-Miré, 2000, page 287)
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cambrousard
?- (Péjoratif) Habitant de la cambrousse.
- Figurez-vous, braves cambrousards que vous êtes, qu’il s’est amené ici un vieux crasseux, voûté, la vieillesse en personne, décati, croulant, miteux, chauve, édenté. — (Aristophane, Ploutos, dieu du fric, 388 av. J.-C., traduit du grec ancien par Michel Host, 2012, p. 27)
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ivoire
?- Substance dure, blanche, opaque qui est la matière principale des dents et des défenses d’animaux comme l’éléphant, l’hippopotame, le morse.
- Sa spécialité consistait à scier les dés et à les piper. Il m’expliqua l’opération, car achetant lui-même l’ivoire, il le débitait en petits cubes dont il forait certains côtés pour les bourrer de plomb. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Des Soudanais vendent des porte-cigarettes en ivoire, des colliers pour les femmes, des fouets de cuir. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chapitre V, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960, page 76)
- À l’intérieur, son plafond est de style mudéjar, à caissons de bois de cèdre incrusté d’ivoire. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 58)
- (Par ellipse) Objet d’art travaillé en ivoire.
- Les ivoires du Louvre.
- (Anatomie) Substance majoritaire constituant la dent et plus généralement l’organe dentaire.
- (Poétique) D’un blanc parfait.
- Un cou d’ivoire, un cou bien fait et très blanc.
- L’ivoire de son cou, de son sein, etc.
- Les vêtements noirs, adoptés alors par la cour et dont la forme fut même fixée par un édit, relevaient encore l’ivoire de ses bras, découverts jusqu’au coude et ornés d’une profusion de dentelles qui sortaient de ses larges manches. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Couleur qui rappelle celle de l’ivoire. #FFFFD4
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nanar
?- (Argot) Objet vétuste, ringard et de peu de valeur.
- La dénomination de nombreuses braderies et « foires à tout » joue la carte de la transparence : on sait qu'on trouvera, sortis des greniers, plus d'objets de peu de valeur et de nanars que de meubles de style et autres antiquités de prestige […]., — (« Vocabulaire : Les mots de la chine », dans Lire, n° 226-231, éd. Lire Magazine, 1994, page 119)
- Mais on peut imaginer que, dans ce contexte, l'ensemble des biens de l'entreprise n'aient pas été évalués à leur juste valeur: * Les immobilisations, faute d'argent, n'ont pas été correctement entretenues. * Les stocks sont peut-être constitués de « nanars » invendables. — (Thierry Capron, Gestion, mode d'emploi, éditions Marabout, 2014)
- Un objet de valeur, offrant une plus-value intéressante, exposé dans plusieurs déballages et qui n'intéresse personne, devient un nanar, un objet dont l'on n'arrive pas à se défaire et qui sera gardé pour le particulier. — (Serge Latouche, Économies choisies ? : Échanges, circulations et débrouille, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015, page 112)
- Aucun de ses salariés n'avait de temps pour ces broutilles, on n'était pas des épiciers chargés d'un stock de vieux nanars, et les trois grands mots Adhésion, Développement, Commercialisation, qui qualifient son secteur, recouvrent des tâches autrement plus nobles et intéressantes ! — (Élisabeth Gerson, La meilleure façon de marcher (C’est encore la nôtre !), Librinova, 2017)
- (Argot) (Cinéma) Film de piètre qualité ; navet risible de médiocrité.
- Mais les films de commande ou les nanars sont intéressants, à condition de savoir qu'on fait un nanar. J'ai fait un nanar volontaire et un autre involontaire, l’involontaire est presque meilleur que le volontaire, en tout cas plus nanar. — (Claude Chabrol : Cinquantième, moteur!, Cahiers du Cinéma : Hors-série, Éditions de l’Étoile, 1997)
- À vrai dire, elle avait tourné quelques autres films à Hollywood après avoir participé aux ultimes tentatives avortées de Castle, mais c'étaient des nanars de série B. Pour elle, ces fragments étaient son dernier travail « sérieux ». — (Théodore Roszak, La Conspiration des ténèbres, Le Cherche Midi, 2014)
- Au delà du bien, du mal et du bon goût, se côtoyaient de véritables poèmes macabres et des nanars outranciers, en VF. Sans son doublage minable en français, un nanar n'est pas totalement réussi. — (Jacques Thorens, Le Brady : cinéma des damnés, Cales (Éditions Gallimard), 2015)
- (Par extension) — Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu'il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n'importe quoi, surtout n'importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
- Et le film ne dure pas 90 minutes, comme n’importe quel nanar de série B qui se respecte (et qui respecte son public), mais 2 h 43 minutes ! — (Richard Martineau, James Bond, lourd comme son époque, Le Journal de Québec, 12 octobre 2021)
-
aspiratoire
?- Qui a rapport à l’aspiration.
- Le mouvement aspiratoire d’une pompe, des poumons.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.