Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bercelonnette
Que signifie "bercelonnette" ?
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- Berceau léger monté sur deux pieds en forme de croissants, qui permettent de le mouvoir sans effort pour bercer.
- L’histoire de la bercelonnette est intimement liée à celle du berceau, déposé par le Mobilier national au musée des Arts décoratifs où il est conservé. — (Museé de l’Ile-de-France, Conseil général des Hauts-de-Seine, Entre cour et jardin: Marie-Caroline, duchesse de Berry, 2007)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bercelonnette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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galipette
?- Cabriole, pirouette.
- [...], et hop, d’une galipette j’étais dans mes draps qui sentaient bon la lessive, [...]. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 85)
- (Danse, Sport) Roulade.
- (Par analogie) Ébat amoureux. — Note : il est souvent employé au pluriel dans l’expression faire des galipettes.
- Ma parole, s’ils se mariaient, leurs nanas ne l’auraient pas belle. Ce serait ou la grosse crise de neurasthénie, ou les galipettes avec un rigolo du quartier. — (Frédéric Dard, Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 97)
- A propos de con, à propos de cul… Venons-en au "SEX" ! Autrefois, on appelait ça le "café du pauvre", la partie de galipette. Même quand on tirait le diable par la queue, il y avait toujours un petit morceau de tarte aux poils ou de jambes en l'air à se mettre sous la dent. Ben au jour du jour d'aujourd'hui, aussi ça, y a même plus. — (Yan Lindingre, « L'Édito : Sea, Sex and Sun », dans Fluide glacial, n° 446, août 2013)
- (Cuisine) (Rare) (Anjou) Gros champignon souvent cuisiné farci. (Note : ce champignon était ramassé le lundi, il était gros car avait poussé pendant tout le dimanche où personne ne cueillait de champignons, son nom vient du fait qu'a cause de sa taille, sa tête avait culbuté sur le côté, par la suite nom donné aux champignons malformés)).
- Sur ce poids, il y a toujours 10 p.100 qui présentent toujours quelques altérations; c'est la galipette, payée moitié prix, soit 0 fr 50 au lieu de 1 fr le kilogramme. — (Bulletin: Documents officiels, statistique, rapports, comptes rendus de missions en France et à l'étranger, volume 17, Imprimerie nationale, 1898)
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béquette
?- Pince à l’usage du chaînetier, de l’épinglier, du fondeur et du serrurier.
- Sorte de perche qu’on emploie dans certains bateaux, pour mouvoir le gouvernail.
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galette
?- (Cuisine) Gâteau rond et plat.
- Sans rien dire, je découvris ma boîte de biscuit, et je constatai la disparition de plusieurs galettes… Mon factotum n’avait pu résister à la tentation et m’en avait volé cinq ou six. — (Camille Habert de Ginestet, Au Soudan: Excursion dans l’ouest africain, Paris : chez Delagrave, 1798, page 168)
- La harka savait nomadiser. Dix fois plus mobile qu’une troupe métropolitaine, plus souple, elle pouvait rester en opération trois ou quatre jours avec une galette de pain et trois boîtes de sardines. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 171)
- J’aime la galettesavez-vous comment,quand elle est bien faite, avec du beurre dedans. — (chanson enfantine)
- (Bretagne) Crêpe épaisse, souvent à la farine de blé noir (sarrasin).
- Une bonne galette de blé noir avec une bolée de cidre, le bonheur !
- (Familier) Argent.
- Si Joséphine ne se mariait pas, elle continuerait à « turbiner » pour la maison, la vieille élèverait le mioche, et lui, le patron, empocherait la galette que le Pape, de gré ou de force lui remettrait. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- — Moi, je crois, sans tant de profondeur, que pour vous être défendue aussi bien, il faut que vous teniez à votre galette.— Je tiens à ma galette, moi !Le reproche paraît l’émouvoir. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Où sont-ils tous mes repas sans galette,Avec un cornet de frites à deux ronds ? — (A. Decaye et Lucien Carol, Où est-il donc ?, 1925)
- La grosse galette sur laquelle comptait Legrand, versée par le directeur de la Banque « Popaul-Armand » se fait un peu désirer. Ça traînaille. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 174)
- (Argot) Vomi.
- Il a trop bu, il vient de claquer une galette !
- (Habillement) Coiffe de chasseur alpin.
- (Argot) Nom donné par certains au crack (la drogue).
- C'était une drôle d'affaire pleine de coups d'escopetteDe transporteurs de fonds et puis de grosses galettes. — (Melody tempo harmony, Bernard Lavilliers et Jimmy Cliff)
- (Belgique)
- Crème glacée placée entre deux gaufrettes[1] (similaire au corte en Espagne).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Gaufrette[1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de pain [1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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passerinette
?- (Ornithologie) Espèce de fauvette, la fauvette passerinette.
- Nous adoptons pour cet oiseau le nom de passerinette, qu’il porte en Provence ; c’est une petite fauvette qui diffère de la grande non-seulement par la taille, mais aussi par la couleur du plumage et par son refrain monotone tip, tip. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Oiseaux, tome IX, page 179)
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croquette
?- (Cuisine) Boulette alimentaire de composition variée, mélangée à de la béchamel puis trempée dans du jaune d’œuf et saupoudrée de chapelure ou de farine, frite et croquante sous la dent.
- Il avait fait des pommes de terre sautées pour accompagner des croquettes de viande et, ayant tout mis dans une casserole, il avait enveloppé la casserole dans une couverture pour la garder au chaud. — (Faïna Blagodarova, Ah, ces yeux noirs !, L'Harmattan, 2004, page 67.)
- (Confiserie) Friandise sèche, de forme plate et ronde ou ovale.
- Nougats de Montélimar au miel sous toutes ses formes dont ce cœur à la Saint-Valentin, tendre cœur en nougat, des croquettes de nougat au chocolat pour fondre de plaisir. — (Petit Futé Drôme Ardèche 2011, page 413.)
- (Par analogie) Pellet d’aliment pour animaux, en particulier pour les chiens ou les chats.
- Je rentrai chez moi et préparai la gamelle de mon chien « Raymond » agrémentée de petites croquettes et de pâté au poulet. — (Gillian Le Fur, Trois petits tours… Et puis s’en va…, in Nouvelles policières, éditions Balthazar, avril 2003.)
- Aujourd’hui, je suis allée en France (je suis québécoise). Au McDo, voulant manger du poulet, j’ai commandé des croquettes. Tout le monde a explosé de rire sans que je comprenne pourquoi. Il semble qu’en France, il n’y a que les animaux qui mangent des croquettes. VDM — (Site internet viedemerde.fr)
- (Familier) Coup de poing, pichenette.
- Puis course d’obstacles vers la sortie, piétinant petites culottes et slips abandonnés par terre, saut carpé du peignoir s’égouttant sur le lit, pied qui se tord dans la savate à talon, rixe générale et « Va-te-faire-voir », suivi de lancer de croquettes en plein dans les oreilles. — (Rossella Calabro, « Nuance no 38 – À la maison », Quarante-neuf nuances de Loulou, Albin Michel, 2013.)
- Mais elle est dingue, elle vient de me mettre une croquette, pas la pichenette du coin du doigt, les bonnes quatre phalanges enfoncées sur mon front et bien évidemment sur ma blessure, au moins le sous-marin a replongé dans les abysses. — (Grégory Laurent, Dark Magic, auto-édition avec Lulu.com, 2014, page 69.)
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arête
?- (Ichtyologie) Os long, mince et pointu qui se trouve dans la chair de certains poissons.
- Faites une pâte à koulibiac, puis garnissez l’intérieur de tranches de saumon épluché et débarrassé des arêtes. — (Tante Marie, La véritable Cuisine de Famille, Paris : A. Taride, s.d., 30e édition, page339)
- Squelette entier du poisson.
- L’arête d’une sole.
- L’arête d’une carpe.
- (Botanique) Barbes qui accompagnent l’épi de certaines graminées, telles que l’orge, le seigle, etc., et en général tout filet sec, grêle et plus ou moins raide qui ressemble aux barbes des graminées. Fil raide attaché au sommet ou sur le dos d’un organe d’une plante.
- Avoine cultivée, A. sativa, L. à fleurs en panicule ; à calices renfermant deux semences lisses, dont une à arête. — (Carl von Linné, Marie Jacques Philippe Mouton-Fontenille de la Clotte, Système des plantes : contenant les classes, ordres, genres et …, volume 1, Chez Bruyset aîné et Buynand, 1804, page 135 → lire en ligne).
- (Architecture) Angle saillant formé par la rencontre et la jonction de deux surfaces d’une pierre, d’une pièce de bois ou de toute autre matière.
- Chaque nervure, chaque arête sculptée, le moindre trait s’argenta. — (Honoré de Balzac, Jésus-Christ en Flandre, 1846)
- La façade était peinte en blanc et les arêtes de la corniche se rehaussaient d’un filet rouge qui en accentuait le profil. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Cette tablette de marbre a les arêtes écornées.
- Cette pièce de bois, cette poutre, cette solive est taillée à vive arête : On l’a bien équarrie, on n’y a laissé ni écorce ni aubier, et tous les angles en sont bien marqués.
- L’arête d’une voûte : L’angle qu’elle forme avec un mur ou une autre voûte.
- (Géologie, Géométrie) Ligne formée par la réunion de deux surfaces inclinées l’une sur l’autre.
- Les arêtes d’une pyramide, d’un cristal.
- (Géographie) Ligne courbe ou brisée qui sépare les deux versants d’une chaîne de montagnes.
- Nous passions de ce premier affluent dans un autre, jusqu’à ce qu’enfin arrivés en face de la grande arête qui sépare la vallée de l’Ipek de celle de la Porezka, il nous fallut gravir péniblement un sentier presque perpendiculaire, en nous retenant à la crinière des chevaux haletants. — (Jérôme-Adolphe Blanqui, Voyage en Bulgarie 1841, chapitre VI - 1845)
- La frontière est passée, c’est l’Apennin qui commence. Un soleil gai luit sur les arêtes vives des cimes; la poitrine aspire un air sain; […]. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol.2, 1866)
- Réserveront-ils un coup d'éclat en tentant une ascension par le versant nord ou bien par la fameuse Magic Line, sur l'arête sud-ouest en hiver ? — (François-David Rouleau, L'histoire se souvient du Québec au K2, Le Journal de Montréal, 13 février 2021)
- (Théorie des graphes) Arc d’un graphe non orienté.
- (Mathématiques) Dans un arbre binaire, représentation d’un lien, sous forme de droite, entre deux sommets.
- Introduisons un peu de terminologie mathématique : les segments de l’arbre sont appelés « arêtes » et leurs extrémités « sommets ». — (Benoît Rittaud, Quand les maths se font discrètes, Éditions Le Pommier, Paris, 2008, page 103)
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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crevette
?- Petit crustacé décapode comestible qu’on pêche sur le bord de la mer ou en eau douce.
- Des rochers bas, couverts de mousses et de varechs, émergent à marée basse. On pêche la crevette et l’équille. — (Paul Gruyer, Normandie, Collection de Guides-Joanne, Librairie Hachette, 1912, p. 165)
- Ainsi, le dicofol altère le métabolisme lipidique des crevettes, et inhibe la succinate déshydrogénase et la cytochrome c oxydase (Surendranath, 1991), […]. — (Michel Bounias Traité de toxicologie générale: du niveau moléculaire à l'échelle planétaire, page 412, Springer, 1999)
- L'UICN a également procédé à la première évaluation mondiale des crevettes d'eau douce. Résultat : 28 % de ces espèces sont menacées d'extinction, comme ici la crevette géante d'eau douce (Macrobrachium rosenbergii). En cause : la pollution, la modification de leur habitat et le commerce aquariophile. — (Le Monde du 02/07/2013, les plus anciennes espèces du monde en déclin)
- Les femmes les attendaient en brodant et en effectuant l’ensemble des travaux domestiques, pendant que ces messieurs gagnaient leur vie en allant pêcher la crevette à bord de leur sauterellier. — (Laurent Pocry, L'ange pleureur fait son cirque, Coëtquen Éditions, 2013, page 149)
- (Familier) Chérie.
- Ma petite crevette.
- (Familier) Personne de constitution chétive, particulièrement si il s'agit d'un ou d'une adolescente, parfois aussi d'un nourrisson.
- [...] t'as treize, quinze ou dix-huit ans et que t'es une crevette, c'est pas vraiment facile d'être pédé. — (Patrick Denfer, Les dieux du vestiaire, Éd. H&O, 2004)
- Pauvre crevette aux paupières serrées. Couverte comme au Pôle Nord par ce temps radieux, elle était en plus affublée de l'inévitable coussin de Becker. « Elle vomit, docteur, elle vomit tous ses repas juste après le biberon, elle s'énerve,…]». — (Martin Winckler, En soignant, en écrivant, Éditions Indigène, 2000)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, en fasce, la tête à dextre, la queue rabattue sous le corps. À rapprocher de crabe, écrevisse et homard.
- D’azur a la bande d’or chargée de trois crevettes du champ, accompagnée en chef d’un bâteau contouné d’argent et en pointe d’une coquille de moule au naturel, au chef cousu de gueules d’un léopard aussi d’or, qui est de la commune de Villerville du Calvados → voir illustration « armoiries avec 3 crevettes »
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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ascète
?- (Religion) Celui, celle qui se livre, par piété, à des exercices spirituels et physiques, à des mortifications.
- Quiconque mange bien peut défier le ciel. Ce sont les ascètes et les meurt-de-faim aux estomacs débilités qui ont inventé les dieux. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- (Par extension) Celui, celle qui mène une vie austère.
- Vivre en ascète.
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préretraite
?- (Travail) Retraite anticipée, départ à la retraite avant l’âge usuel.
- Il a cotisé assez longtemps pour avoir droit à la préretraite.
- Allocation reçue par les préretraités.
- Quel est le montant de ta préretraite ?
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bobinette
?- Petite bobine.
- (Vieilli) (Désuet) Pièce en bois servant à fermer une porte.
- La grand mère répondit: "Tire la chevillette et la bobinette cherra. — (Le Petit Chaperon rouge, Charles Perrault)
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émette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de émettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de émettre.
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oeillette
?- Mauvaise orthographe de œillette.
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caissette
?- Caisse d’emballage de petite taille, facilement manipulable.
- Les hommes triaient le poisson, rejetaient les saletés à la mer, rangeaient soles et turbots dans des caissettes, entre des couches de glace. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Zariffa et ses compagnes dépouillaient les orangers de leurs fruits vermeils, que les hommes alignaient dans des caissettes de bois. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- C’étaient des étalages de mangues et de figues, de melons et de pastèques, de citrons, de grenades, des sacs d’amandes, de noix, de pistaches, des caissettes de raisins de Smyrne et de Corinthe, de bananes séchées, de fruits confits, de dattes sèches jaunes et translucides. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 109)
- (Cuisine) Petit moule en papier sulfurisé à usage unique.
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herbette
?- (Poétique) Herbe courte et menue des champs, dans la langue des poètes.
- Danser sur l’herbette.
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hâtelette
?- (Cuisine) Morceau que l’on fait cuire à la brochette, au hâtelet
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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escopette
?- (Histoire, Militaire) Arme à feu, fusil ou carabine que l’on portait ordinairement en bandoulière.
- Cette première balle pensa tuer le pilote, qui riposta d’un coup d’escopette. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- S’il accompagnait des voyageurs son escopette sur l’épaule, pas un voleur n’eût osé les arrêter, leurs valises eussent-elles été remplies de doublons. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 60)
- Et rougeoyaient face à face la tour de Nesle, d’où le guet sortit l’escopette sur l’épaule, et la tour du Louvre, …. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Elle n’a conservé de la mère patrie que ses mœurs hospitalières, son intolérance religieuse, ses moines, ses guittareros et ses mendiants armés d’escopettes. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Un jeune Espagnol, tenant une longue escopette avec sa fourche suspendue à son côté, et la mèche fumante dans la main droite, se promenait nonchalamment sur le rempart, et s’arrêta à considérer Cinq-Mars, qui faisait à cheval le tour des fossés et du marais. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Le fanatisme de la Ligue, loin de servir à la règle des mœurs, avait beaucoup contribué au relâchement. On s’était tout permis, parce qu’on avait manié l’escopette et porté le mousquet pour la bonne cause. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 118.)
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noisette
?- (Botanique) Fruit du noisetier à coque dure ovoïde de couleur brun-roux contenant une amande comestible (→ voir nucule).
- Rien d’auſſi curieux que de lui en voir manger une. Après l’avoir tirée de ſon magazin, & l’avoir bien enfoncée dans une fente, il ſe tient debout au-deſſus la tête penchée en bas ; puis avec une adreſſe ſingulière, il frappe la noiſette avec son bec de toute sa force ; moyennant quoi, il l’ouvre & en mange l’amande. — (Jacques-Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d’histoire naturelle: contenant l'histoire des animaux, des végétaux et des minéraux, Volume 1, 1764, page 469)
- En termes de botanique, la noisette est un akène, séparé en deux cotylédons, dont la paroi est totalement lignifiée et enchâssée dans un involucre. — (Michel Roussillat, Le noisetier, 1996, Actes Sud, collection Le nom de l’arbre, page 21)
- La noisette est le plus riche des fruits oléagineux. — (Michel Roussillat, Le noisetier, 1996, Actes Sud, collection Le nom de l’arbre, page 53)
- On cueille les noisettes à parfaite maturité lorsque la coque est bien colorée et que les bractées sont fanées. — (René Auburn, Didier Magnan, Cultivez les plantes sauvages & comestibles, 2008, page 63)
- Lorsqu’il ouvre une noisette, l’écureuil la fend en deux alors qu’un rongeur y fera un trou en la grignotant. — (Erwan Balança, Les secrets de la photo d’animaux: Matériel - Prise de vue - Terrain, 2018, page 192)
- (Par métonymie) Amande que l’on consomme après avoir cassé la coque.
- Faites torréfier jusqu’à ce que les noisettes caramélisent. — (Estérelle Payany, La petite épicerie du fait maison, 2013)
- Nuance de couleur.
- Elle me regardait avec une muette imploration de chien, serrant la poignée de sa petite valoche avec résolution, le front obstiné sous ses cheveux noisette, si désireuse de bien faire, et on la sentait vraiment décidée à venir à bout de tous les obstacles. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
- J’avais vu, chez M. Denon, où mon père m’avait mené, une momie rapportée d’Égypte ; et je me figurais de bonne foi que la momie de M. Denon se réveillait quand elle était seule, sortait de son coffre doré, mettait un habit noisette et une perruque poudrée, et que c’était alors M. de Lessay. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; édition Le Livre de Poche, 1967, page 130)
- (Par analogie) Morceau de quelque chose de la grosseur d’une noisette.
- Garnissez les morceaux d'une noisette de beurre salé et dégustez accompagné d'une salade de roquette ou de mâche. — (Recette : l’araignée du samedi, Le Monde, 21 septembre 2012)
- (Employé comme épithète) Café expresso avec un nuage de lait (→ voir café noisette).
- Les serveurs façon « Marche de l’empereur » se démultipliaient dans un joyeux brouhaha. « Un demi et un café noisette pour la 10 ! L’addition Madame ? Directement au bar. — (Olivier Laucournet, Paulette, 2013, Éditions Publibook, page 19)
- (Cuisine) Petite tranche ronde de viande prélevée dans le gigot, le filet ou le carré.
- — Arrête ! Arrête, dis-je. Je ne veux pas saliver pour ce veau alors que tu m’as promis des noisettes d’agneau. — (Fanny Deschamps, Croque-en-bouche, 1976, Albin Michel)
- (Industrie) Charbon criblé aux dimensions de vingt à trente millimètres.
- Une vieille femme lisait tout haut un dépliant à son mari: — Écoute donc, Jacques, le charbon commercialisé est calibré en différentes catégories : gros, gailletins, noix, noisettes, braisettes. — (Martine Leca, Le pain d’alouettes: les derniers mineurs du Pas-de-Calais, Éditions Cheminements, 2002, page 160)
- (Argot) Clitoris.
- Elle caresse à deux mains ses fesses immaculées et vient doucettement griffer sa noisette turgescente avec l’ongle de ses pouces. — (Michel Debray, Autorut du soleil, Buchet-Chastel, 1982)
- (Argot) Testicule, couille.
- Sur le palier, je pousse un « ouf », car des fois, faut bien le dire : ma daronne, elle me casse les noisettes ! — (Jean-Claude Estampe, Pierrot la lame, Publibook, 2006, page 30)
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musiquette
?- (Familier) Petite musique.
- La radio avait repris son train-train de musiquettes. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- Une horde d’anciens combattants, drapeaux et musiquette en avant, remontaient les Champs-Elysées pour aller donner du feu à leur malheureux pote. — (René Fallet, Le triporteur, Éditions Denoël, Paris, 1951, page 242.)
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poète
?- Celui qui fait des vers, qui se consacre à la poésie.
- Un ouvrier en phrases occupé d’ajuster des mots est bien ennuyeux. Un poète, mademoiselle, n’est pas plus la poésie que la graine n’est la fleur. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat ; […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Poète, il voulait être poète, créer des rythmes nouveaux, des sensations neuves et souffler au ciel toutes les sottises qui tourbillonnaient dans son cerveau. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 67)
- L’artiste, le poète et le touriste se réjouissent ici d’un pittoresque qui fait le désespoir de l’agriculteur. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’aisance avec laquelle les poètes juifs maniaient le vers français permet de supposer que leur talent a dû s’exercer dans les genres les plus variés. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le poète se souvient de l’avenir. — (Jean Cocteau, Journal d’un inconnu, 1953)
- — Ouais ! Ouais ! Tu es un poète, nous le savons. (Il prononçait « pouate ».) Il n’y a pas de mal à ça. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 26)
- Alors que le romancier, riche de son don d’ubiquité, peut se dédoubler en autant de personnages que son humeur daigne susciter au fil des pages, le poète reste fixé à la finitude de son expérience, à la racine de son cri. — (Jean-Pol Madou, Édouard Glissant : de mémoire d’arbres, 1996, page 16)
- Stendhal disait que le drame, avec les poètes, c’est que tous les chevaux s’appellent des « destriers ». — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 176)
- Celui qui a le don de la poésie.
- Cet homme est né poète.
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follettes
?- Pluriel de follette.
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midinette
?- Jeune fille ou jeune femme naïve et sentimentale qui affecte d’être une dame de qualité.
- Rue de la Paix, des midinettes sortaient en bandes et traversaient la place Vendôme et la rue de Rivoli en se donnant le bras. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p. 51)
- Chaque jour, avec une savante technique de la bassesse, on s’efforce de donner à la France une âme et une morale de midinette. — (Henry de Montherlant, L’Équinoxe de septembre, 1938, éd. Biblio. Pléiade, coll. Essais p. 835)
- Déjà les belles crémières, les jeunes charcutières et les petites midinettes l’attendaient à la sortie. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, ch. XI, Série noire, Gallimard, 1956, page 100)
- Et toi, tu te crois plus wild en allant cruiser des midinettes dans des bars d’homme d’affaires ? — (Patrick Senécal, Hell.com, Éditions Alire, Québec, 2009, page 62)
- J’y découvre notamment son amour des chanteurs pour midinettes. Je l’attribue d’abord à un savant calcul de politique cherchant à faire proche du peuple, avant de devoir en reconnaître la sincérité. — (Marie de Gandt, Sous la plume : Petite exploration du pouvoir politique, Éditions Robert Laffont, Paris, 2013, page 43)
- Papa […] croit encore qu’il existe quelque chose qui s’appelle le devoir et, bien que ce soit à mon avis chimérique, ça le protège de la débilité du cynisme. Je m’explique : il n’y a pas plus midinette que le cynique. C’est parce qu’il croit encore à toute force que le monde a un sens et parce qu’il n'arrive pas à renoncer aux fadaises de l’enfance qu’il adopte l’attitude inverse. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, Gallimard, 2006, p. 62)
- (XIXe siècle) Jeune ouvrière ou vendeuse dans la couture parisienne, qui se contentait à midi d’une dinette, c’est-à-dire d’un repas sommaire.
- Il est midi. De toutes les maisons de modes et de couture du quartier, les midinettes prennent leur vol. Et c'est un spectacle des plus « parisiens » que de les voir s'en aller deux par deux ou en groupes dans la rue des Petits-Champs et dans les rues avoisinantes. La langue parisienne a le secret des mots jolis et expressifs. Ce nom de Midinettes, tintant et clair, où l'on trouve tout de suite Midi et dinette, désigne les ouvrières des maisons de modes et de couture qui, ne pouvant rentrer chez elle à midi, prennent leur déjeuner aux alentours du quartier de la Paix. On parle beaucoup d'elles en ce moment, car il est question de leur créer une société de secours mutuels : l'Œuvre des Midinettes.— (« Les Midinettes », Femina (magazine français), 1er octobre 1902.)
- Un cortège pailleté, capricieux, ondoyant se déroule. Ce sont les midinettes parisiennes, dont les ateliers viennent de s’ouvrir comme des cages d’oiseaux. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 341.)
- La folle rumeur, colportée depuis le front, des Annamites utilisés à Paris comme force de police, derrière les mitrailleuses, contre les midinettes en grève, servit, dans les villes où ils étaient affectés en nombre, à justifier les rancœurs accumulées vis-à-vis d’étrangers qui étaient des concurrents directs dans le travail : à Bourges, Saint-Médard, Bergerac, Toulouse, les soulèvements se multipliaient gagnant souvent la population toute entière. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, page 126)
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échevette
?- (Tissage) Petit écheveau.
- Les échevettes sont enfilées par l'ouvrier dans deux crochets disposés sur deux disques montés sur un arbre horizontal tournant et entraînant dans sou mouvement les crochets et l’échevette qui y est mise à la main ; […]. — (Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, vol.34, 1864, page 126)
- Notre méthode de numérotage consiste à […], et enfin, à procéder aux opérations de pesage des échevettes de conditionnement et de calcul que vous connaissez dans les détails. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (En particulier) (Tissage) Désigne dans les filatures de coton le 10e d'un écheveau, c'est-à-dire 100 mètres. Certaines échevettes vendues dans le commerce ont néanmoins des longueurs différentes.
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.