Dictionnaire des rimes
Les rimes en : beaunotte
Mots qui riment avec "ote"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "beaunotte".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ote , otes , otte et ottes .
-
dicrote
?- Qualifie une sensation de double pulsation à chaque battement.
- Pouls dicrote.
- C’est ce que M. Forel a très heureusement appelé des seiches dicrotes, par analogie avec le mouvement dicrote du pouls dans certains états pathologiques. — (Charles Lenthéric, Le Rhône, histoire d'un fleuve, Plon, 1892, p. 237)
-
hotte
?- Sorte de panier, ouvrage du vannier, qui a des bretelles et qu’on porte sur le dos.
- Porter la hotte. Une hotte.
- Hotte du père Noël. Le père Noël portant sa hotte. Gravure parue dans le Canadian Illustrated News en 1875.
- Il portait son petit neveu, Et tous nos dieux en une hotte. — (Paul Scarron, Virg., II)
- Les délices dont M. et Mme. de Marsan jouissent présentement, méritent bien que vous les voyiez quelquefois, et que vous les mettiez dans votre hotte ; et moi je mérite d’être dans celle où vous mettez ceux qui vous aiment ; mais je crains que vous n’ayez point de hotte pour ces derniers. — (Marquise de Sévigné, Lett. du 29 mars 1696)
- Appareil électromécanique servant à aspirer les vapeurs de cuisson dans une cuisine (voir hotte aspirante).
- (Par extension) Partie inférieure et évasée d’une cheminée, qui recouvre une forge, un fourneau de laboratoire ou de cuisine, et qui doit faciliter l’élévation des vapeurs qui s’en échappent.
- Coffrage du conduit de fumée en forme de cône situé au dessus de l'âtre d'une cheminée.
- Elle se coula jusqu’à la table qu’elle préférait, contre une cheminée à hotte, s’assit en soupirant de plaisir. — (Colette, Le toutounier, 1939)
- Il est vrai que cette impression est renforcée par l'imposante hotte de cheminée qui coiffe l'âtre, tout en assurant un éclairage zénithal, très médiocre à la vérité, dans les constructions les plus anciennes du moins. — (Michel Anselme - 1983, Lorraine Belge: architecture rurale de Wallonie, page 175)
- (Vieilli) Cuvette recevant les eaux des cuisines et des combles.
- (Vieilli) Louchet d’un instrument à draguer.
- (Normandie) Petit tombereau servant à porter le fumier sur les terres.
- (Canada) Panier d'osier servant à la cueillette des fruits sauvages.
- Panier dans lequel on met le bois à brûler.
- Ah ! décidément, képi de révolte et d’indiscipline, képi de paresse, d’ivresse, de club, de radotages, képi de la guerre civile, tu ne vaux même pas le coin de rebut que je t’avais laissé chez moi.À la hotte !… — (Alphonse Daudet, Mon képi, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 125)
-
sapote
?- Fruit du sapotier ou sapotillier.
-
matelote
?- (Cuisine) Mets composé d’une ou de plusieurs sortes de poissons apprêtés avec du vin et des oignons.
- Pour votre malheur, vous vous souvenez de la joyeuse et perverse fille qui avait un petit chapeau rose et qui frétillait dans votre tilbury quand, six ans auparavant, vous aviez passé par là pour aller manger une matelote. — (Honoré de Balzac, Petites misères de la vie conjugale, A. Houssiaux, Paris, 1855 (1re édition 1830-1846), page 527)
- À chaque coin d’une grande cheminée bouillaient sur deux réchauds deux casseroles, d’où s’exhalait une double odeur de gibelotte et de matelote qui réjouissait l’odorat. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
- C’était une bâtisse surchargée de galeries de bois, que la solitude faisait paraître plus grande, et qui sommeillait dans une paix rustique, en attendant que le dimanche la remplît des rires des filles, des cris des canotiers, de l’odeur des fritures et du fumet des matelotes. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 290)
- (Danse) Danse pratiquée initialement par les marins français à partir de la fin du xviie siècle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- cerotte
-
culotte
?- (Habillement) (Vieilli) Pantalon court.
- On rencontre encore des hommes coiffés du bonnet rayé bleu et rouge, vêtu de vadmel avec les bas de laine grise, la culotte courte à trois boutons et les espadrilles en peau de mouton. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le costume des femmes est d’un éclat tout asiatique ; il se compose d’une culotte bouffante, serrée à la cheville, d’un boléro très ouvert qui laisse la poitrine libre dans la mince étoffe. — (Pierre Louÿs, Lesbos d'aujourd'hui, 1901, dans Archipel, 1932)
- Un jeune homme portait des culottes longues trop courtes.Il s'approche et me dit : – « Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? »Je réponds :– Je croyais que vous aviez des culottes courtes trop longues.Il paraît que c'était le comble de l'insolence.C’était le comble de l'innocence. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 270)
- Par exemple, un catalogue L.L. Bean (printemps 1991 : 32) montre une jeune femme photographiée dans un cadre campagnard, bicyclette à ses côtés; celle-ci porte des culottes courtes, un gaminet et une « veste guatémaltèque tissée à la main ». — (Anthropologie et sociétés, Département d'anthropologie, Université Laval, 1994, volume 18, page 106)
- (Habillement) Sous-vêtement, caleçon.
- Elle portait un soutien-gorge bordeaux dont la culotte était légèrement garnie de dentelle.
- (Habillement) (Équitation) Sorte de pantalon moulant utilisé dans la pratique de l'équitation.
- (Boucherie) Arrière-train du bœuf ou du cheval.
- Quand j’avais égorgé mes bêtes, on me jetait pour ma peine un morceau de la culotte d’un cheval mort de maladie. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- (Commerce, Jeux) Déculottée, échec.
- Le marin était d’humeur féroce, ayant pris, la veille, au cercle, une culotte monstre. — (Marie Colombier, “Les Mémoires de Sarah Barnum’’, 1883)
- Je joue mal, et je laisse voir mes dominos. Tout est fini, j’ai la culotte !… — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Les échanges avaient porté sur plus de vingt mille titres, et l'agent de change de Lulu Maublanc savait quelle « culotte » avait pris son client. — (Maurice Druon, Les Grandes familles, 1948)
- (Plomberie) Tuyau en forme de T faisant deux embranchements. Le terme n’est employé que pour les tuyaux en PVC.
-
quenotte
?- (Familier) Dent d’un enfant.
- Voyons, sois donc gentil, ne t’ébrèche pas comme ça tes quenottes en les grinçant. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1851, 3e partie, chap. 1)
- Avec ses dix-huit mois il faisait mentir le dicton : « vingt mois, vingt dents », car sa vingtième quenotte venait de percer. — (Émile Driant, Filleuls de Napoléon : histoire d'une famille de soldats. 2e période : 1830-1870, C. Delagrave, 1900, page 294)
- (Par hyperbole) (Familier) Dent d’un adolescent, d’un adulte, ou (plus rarement) d’un animal.
- Il vous reste encore quelques bribes de l’héritage paternel : malgré leurs diaboliques quenottes, ni vos maîtresses ni vos amis n’ont pu dévorer tout. — (Alfred Delvau, Le Fumier d'Ennius, A. Faure, 1865, page 282)
- Elle avait seize ans. Des yeux d’écureuil ! des quenottes de souris ! des cheveux, aile de corbeau ! — (Ernest Legouvé, Soixante ans de souvenirs, 1877, 2e partie, chap. 11)
- C’est un fier imbécile, lui dit Titine, bête et riche ; aiguise tes quenottes, ma fille, et mords à belles dents. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877, chap. 9)
- De vrai, vous êtes fraîche à l'égal d’une rose blanche : vos quenottes ont la luisance des perles de la mer profonde, et vos yeux sont gris-bleu comme les pennes des tourterelles. — (Henry Gauthier-Villars, Le Petit Roi de la forêt, Hachette, 1903, page 115)
- Du bout de ses jolies quenottes rieuses, elle détaille les chansons populaires du temps jadis. — (Marie Krysinska, La Force du désir, Mercure de France, 1905, page 127)
-
chicotte
?- (Afrique) Fouet dont les lanières sont nouées.
- Tout prisonnier condamné à la chaîne reçoit régulièrement la chicotte à l’expiration de chaque mois. — (L’Expansion belge, Volume 6, 1913)
- Essaie voire, vieil ami Yabada, de risquer, sous les yeux du « commandant », rien que deux francs au « patara » ! La chicotte est le moins que puisse te valoir ce crime abominable. — (René Maran, Batouala, Albin Michel, Paris, 1921)
- La chicotte est-elle un châtiment corporel ou une banale correction utile dans l'éducation de ses enfants ? — (site Web www.afrik.com)
-
cocotte
?- (Langage enfantin) Terme par lequel les enfants désignent les poules.
- Cette cocotte noire et cette cocotte blanche étaient deux poules, qu’il allait voir deux ou trois cents fois par jour dans leur volière, au fond du jardin ; […]. — (Bernard Perez, La psychologie de l’enfant: les trois premières années, G. Bailliere et cie, 1882, page 150)
- Les sièges derrière eux étaient occupés par un vieux couple qui transportait une grosse poule rousse. Ils racontèrent que ce matin-là ils étaient venus avec sept descendants de cette vieille cocotte. Ils les avaient tous vendus presque tout de suite , mais elle, personne n'en avait voulu. Les dames de la ville avaient déclaré en tordant le nez que la chair d'une volaille aussi âgée était trop coriace. — (Arto Paasilinna, Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, Éditions Gallimard, collection Folio, 2016, chapitre 10)
- Carré de papier plié de manière à présenter une ressemblance éloignée avec une poule.
- Il aidait beaucoup plus les enfants à faire des petits bateaux et des cocottes avec leurs abécédaires qu’il ne leur apprenait à lire ; il les grondait si curieusement, quand ils avaient chippé des fruits, que ses semonces pouvaient passer pour des leçons sur la manière d’escalader les murs. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- Dans les grandes feuilles de papier bleu qui servent à recouvrir mes cahiers et mes livres, je découpe des petits carrés que je plie et replie comme on me l’a appris pour en faire des cocottes en papier. Sur la tête de chacune j’inscris d’un côté le nom et de l’autre le prénom d’une élève de ma classe : trente en tout et je suis l’une d’entre elles. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 220)
- C’était un pliage en forme de cocotte. Intrigué, il saisit l’origami pour le regarder de plus près. Qui avait bien pu laisser ça ici ? En le tournant sur un côté il vit que la cocotte n’avait pas été pliée à partir d’une feuille vierge […]. — (Laure Elisac, Oh Lord !, Lulu.com, 2013, page 173)
- Inflammation du bord de la paupière.
- Il se déclara une violente ophthalmie catarrhale chez un grand nombre de soldats. D’après Mackenzie, la même affection attaqua tout le voisinage de Newburg, dans le Berkshire, en 1778. Dans le cours de la même année, elle régna dans plusieurs camps anglais. Réveillé-Parise nous apprend que pareille ophthalmie sévit à Paris en 1803, puis en 1806; on l’appelait la cocotte. — (Salvador Fano, Traité pratique des Maladies des Yeux, Paris : Adrien Delahaye, 1866, volume 1, page 528)
- Comme tous les petits enfantsIl eut la cocotte à quatre ansEt puis la toque pendant quequ’ temps […]. — (Henri Ansquer, La complainte de Jean Quémeneur, vers 1890)
- – La cocotte, dis-je d’une voix de tonnerre glaçant d’épouvante toute la classe qui avait enfin retrouvé son maître, c’est aussi, dans la langue de la médecine, un nom familier de l’inflammation des paupières… Caronet, vous aurez quatre heures de retenue !… » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 32)
- (Familier) (Péjoratif) Femme de mœurs légères.
- Voyons : depuis votre rupture avec madame de Servy, vous avez eu, à ma connaissance, quatre maîtresses, des cocottes celles-là, des artistes, dans leur partie. — (Guy de Maupassant, Au bord du lit)
- Elle coûte beaucoup d’argent, et ça épouvante le bourgeois. Il se forme alors des sociétés anonymes pour entretenir une femme selon les exigences du jour. La cocotte accorde à l’un des associés le mardi, à l’autre le samedi, à celui-ci l’après-midi, à celui-là la nuit. Il arrive que dans ces ménages sociétaires, le jeune bourgeois trouve plus qu’il n’avait espéré : […]. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- […] ; ils sont éblouis par l’immense réserve de richesses qui seraient livrées à leur pillage ; que de festins, que de cocottes, que de satisfactions d’amour-propre ! — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
- Or, ayant entendu dire que les écrivains se plaisent auprès des femmes pour se documenter, se faire raconter des histoires d'amour, elle redevenait maintenant avec moi simple cocotte pour m'intéresser. — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927)
- On fait assaut de toilettes, mais les femmes légitimes rendent les armes à cette variété voyante de la courtisane qu’est la grande cocotte, entretenue par des rois ou des présidents. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 328)
- Dans Mam’zelle Nitouche, fort de son expérience, Hervé créa l’archétype du personnage double, à la fois Célestin pour les cocottes du demi-monde et Floridor pour les grenouilles de bénitier de matines et de vêpres. — (Jean-François Kahn, Faut-il faire la guerre à BHL ?, dans Marianne n° 670 du 20 février 2010)
- Nom affectueux ou plaisant donné à une femme de son entourage (pour un homme, on dit : coco).
- Une fillette, à la première table, semble touchée de divination ; elle regarde Jeanne, la tête inclinée, et d’un mot lui donne toute la pitié de son cœur :– Pauv’ tite cocotte… — (Léon Frapié, Le nid, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 111)
- 160 à l’heure, ma cocotte?! Wâouw!! — (Franquin, Gaston 13 — Lagaffe mérite des baffes, édition Jean Dupuis, 1979, page 5)
- Assieds-toi ma cocotte. — (site https://www.paroles.net/vassiliu-pierre/paroles-charlotte)
- (Élevage, Médecine) (Désuet) (Familier) Fièvre aphteuse. — Note : le terme n'est employé que pour la forme animale de la maladie.
- Le terme « Cocotte », utilisé pour illustrer la période de départ, correspond à cette appellation familière, largement employée à l’époque dans le monde de l’élevage, en raison de la fréquence de cette maladie et liée à la démarche particulière des chèvres atteintes de fièvre aphteuse, provoquée par la douleur podale et rappelant celle de femmes de petite vertu arpentant les trottoirs sur des talons pointus. […]. Compte tenu de la disparition de la maladie en France, ce terme de « Cocotte » est en voie d’extinction ; la maladie elle-même, autrefois connue par tous les éleveurs, ne l’est à l’heure actuelle que par les plus âgés. — (Bernard Toma, De la cocotte à la menace de la fièvre aphteuse, dans la revue Bovins, 2003)
- Ainsi que la petite vérole, la cocotte ne visite guère qu’une seule fois les individus qu’elle attaque.[…] La cocotte amène des dérangements notables dans le tempérament des vaches laitières. — (François Guènon, Traité des vaches laitières : et de l’espèce bovine en général, 1861)
- La fièvre aphteuse (cocotte), grave chez les bovidés, peut être transmise à l’espèce humaine. Elle donne lieu alors à une stomatite caractérisée par la fièvre et une éruption de grosses vésicules qui ont pour siège d’élection la face dorsale de la langue. — (Docteur Gaston Variot, Traité d’hygiène infantile, Doin, 1910, page 300)
- (Vosges) (Canada) Pomme de pin. Le terme qui désigne une pomme de pin est écrit avec un t dans Bél. 1957, Canada 1930 et l'exemple cité sous cocotte ; on le rencontre écrit avec deux t dans Plais. 1969.[1]
- La ferme est encore loin, on se lance des pommes de pin, des cocottes comme ils disent dans les Vosges. Arrivera-t-on à temps? — (Marcel Bisiaux, Petit Noé, Pierre Horay, 1987, page 145)
- - prévoir de l’espace dans son sac à dos pour rapporter des roches, des bouts de bois, des cocottes (pommes de pin), etc. — (Yves Séguin, Randonnée pédestre au Québec, Guides de voyage Ulysse, 2006, page 70)
- — Avec quoi as-tu mis ces chipies en fuite ? s'enquit-il ?— Avec des cocottes. — Des cocottes ? — Dis-moi, n’as tu pas traversé les Vosges pour arriver en Alsace ? — (Danièle Thalwitzer, La femme sur la terrasse, L’Âge d’Homme, 1998, page 176)
- (Populaire) Cône de chantier ou de signalisation routière.
- Le car ne peut pas stationner à 16 h 30 sur le parking prévu à cet effet. Serait-il possible de mettre des "cocottes" (plot) à son emplacement vers 16 h, à cause de l’incivilité des automobilistes ? — (Compte rendu du Conseil d'école ; École F. Dolto à Échirolles, mars 2009)
- Pour séparer le chantier de la voie publique, privilégiez les protections lourdes comme les GBA en béton aux traditionnelles cocottes (cônes de signalisation). — (Constructeur de routes : Prévenir la sécurité du constructeur de routes, PreventionBTP (www.preventionbtp.fr), lu le 6 juillet 2015))
- (Rugby) (Argot) Regroupement de joueurs debout et liés, comprenant au minimum le porteur du ballon, l’un de ses équipiers et un adversaire.
- En effet, sous la pression, le maul a tendance à se déformer et à se désaxer : de joueur au contact de l’adversaire, vous pouvez en quelques secondes vous retrouver à l’arrière de la cocotte (c'est le petit nom donné au maul dans le jargon rugbystique). — (Pierre-François Glaymann, Le rugby, Paris : Eyrolles, 2011, page 109)
- (Mécanique) (Familier) Pièce qui relie le levier de frein au guidon.
- En ce qui concerne le levier de frein avant, vous avez plusieurs possibilités de réglages : a) dans de nombreux cas, le support du levier de frein (la cocotte) peut tourner autour du guidon. — (Auto-Moto, 1974, volumes 102-110, page 86)
- (Québec) (Populaire) Chardon.
- Y’est allé se promener dans le champs, pis ça m’a pris une heure pour arracher toutes les cocottes pognées après son chandail.
-
pissotte
?- (Régionalisme) Fontaine, source, de faible débit.
- À de rares exceptions près (Rouen, Saint-Malo) on ignore la quantité d'eau laissée à la disposition de chacun mais le gabarit des conduites, la pression hydraulique, les noms de « pissotte » ou « pisselotte » attribués à des fontaines (Laon) laisse supposer qu'elle est réduite à quelque litre seulement. — (Jean-Pierre Leguay, L'eau dans la ville au Moyen Âge, 2002, p.212)
-
wyandotte
?- Race de poules, originaires d’Amérique (États-Unis), de taille moyenne ou naine, à crête frisée, à poitrine profonde et à queue courte.
- La wyandotte a été importée en Europe depuis 1890.
- chapelotte
-
capote
?- (Habillement) Grand vêtement de dessus auquel est adapté un capuchon.
- Le lieutenant Hobson et son compagnon étaient chaussés de bottes imperméables et couverts de capotes cirées, bien serrées à la taille, dont le capuchon leur enveloppait entièrement la tête. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Jean Donnard allait répondre, quand les sept marins et le mousse, qui formaient le reste de son équipage, apparurent sur la cale, portant leurs capotes de toile cirée et leurs paniers d’osier. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
- (En particulier) Vêtement de dessus que portent les soldats pour se garantir du froid et de la pluie.
- Nous prenons deux otages, le vieux maire […] et le jeune curé, qui proteste avec véhémence, bien que les soldats aient encore, épinglé à la capote, les Sacré-Cœur distribués à Paray-le-Monial. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- […] et, quand il y pousserait de la graine d’épinard, un marin qui se respecte ne se résignera jamais à endosser la capote d’un fantassin… — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.52)
- […], tandis qu’à un autre étage, un vieillard rafistole avec des ficelles une capote de soldat. — (Francis Carco, L’Amour vénal, chapitre I, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 9)
- Ce fut au tour de M. de la Ferté à garder le silence. Von Werner le vit s’envelopper frileusement de son ample capote d’ordonnance, puis s’allonger à même le sol… — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 357)
- Coiffe de femme qui est faite ordinairement en étoffe.
- Une capote de crêpe, de mousseline.
- Je serais père et grand-père si vous l’aviez voulu, Clémentine, vous dont les joues étaient si fraîches sous votre capote rose ! . — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éditions Le Livre de Poche, 1967, page 81)
- Je t'annonce que mes honorables cousines ne portent plus le chapeau vert avec capote de satin miroitant et bride de velours perroquet, qui leur a valu un surnom de la part de leurs concitoyens. Elles n'en sont pas moins ridicules. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 36-37)
- (Par analogie) Couverture mobile de voitures, de landaus, etc.
- Elle devait dater d’avant la guerre et sa capote ressemblait davantage à celle d’un fiacre qu’à la capote d’une auto. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VI, Gallimard, 1937)
- La femme du Maltais est toujours simple, modeste et jolie. On la reconnaît à sa tenue discrète, et surtout à une sorte de mantille particulière, noire et raide comme une capote de cabriolet. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- (Construction) Chapeau tronconique ou tubulaire en zinc ou en poterie, que l'on place au dessus d'un tuyau de cheminée pour éviter l'introduction de la pluie.
- (Familier) (Sexualité) Préservatif masculin, condom.
- — Chut ! Tu veux bien cesser de répéter ce mot-là.— Le mot capote, je présume. Pourquoi diable ? Tu lui préfères préservatif, je parie, ou condom, ou encore mieux, plus « hygiène de vie » et plus familier : présa… — C’est ça.— Parce que capote, ça fait négligé […], n’est-ce pas? Ça fait fille à soldats, amour vénal ou bestial. Un peu comme un préservatif usagé, en somme. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l’Olivier / Le Seuil, 2000, page 87)
- Nous vivons dans un monde où la seule aventure consiste à baiser sans capote. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 182)
-
menotte
?- Main d’un enfant.
- La demoiselle couvrait de baisers les menottes brûlées et pleurait aussi ; sur son visage blanc, de grosses larmes claires coulaient qu’elle n’essayait point de retenir. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Quand ce mot lui fut remis, quelques instants après, Ulrich se fit l’effet d’un enfant que l’on congédie en lui glissant dans la menotte un morceau de chocolat. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932 ; traduction de Philippe Jaccottet, 1956, tome 1, page 107)
- Ah, nous voilà enfin tous réunis, bien sages, faisant ce qu’auraient approuvé nos parents, nous voilà donc enfin tous là, convenables, chantant en chœur comme de braves enfants qu’une grande personne invisible surveille pendant qu’ils font la ronde gentiment en se donnant une menotte triste et moite. — (Nathalie Sarraute, Tropismes, XXIII, Les Éditions de Minuit, 1957/2012, page 88)
- (Au pluriel) Lien de fer ou de corde qu’on met aux poignets d’un prisonnier, d’un malfaiteur, pour lui ôter l’usage des mains.
- Juanita avait fait savoir qu’elle ne voulait pas voir son fils menottes aux mains. — (John Grisham, L’Accusé, Groupe Robert Laffont, 2012)
- (Technique) Demi-anneau en fer, dont la partie non fermée est traversée par un boulon à tête et écrou, employé en carrosserie soit comme intermédiaire entre la caisse et le palonnier, soit comme partie de la suspension des véhicules.
- Le demi-ressort peut être droit ; il forme alors le ressort demi-pincette et est relié au ressort d’essieu par un boulon; mais l’allongement inégal dos deux ressorts fait buter le ressort d’essieu contre la menotte, ce qui le rend dur […] — (Société des ingénieurs civils de France, Mémoires, Volume 32, 1879, page 533)
-
biote
?- (Biologie) Représente la somme de la faune et de la flore vivant dans une région donnée.
- Le potentiel de bioaccumulation est le potentiel d’accumulation de la substance ou de certaines substances du mélange dans le biote et, par la suite, son potentiel de passage dans la chaîne alimentaire. — (Règlement (UE) N°453/2010 de la commission du 20 mai 2010, Journal officiel de l’Union européenne du 31 mai 2010)
- L’effacement des barrières, qui est à la base de la convergence biogéographique, comporte le contact entre des biotes précédemment endémiques et donc l’effacement de la congruence entre la distribution géographique des taxons et leur composante biotique. — (Fabrizio Cecca & René Zaragüeta i Bagils, Paléobiogéographie, EDP Sciences, 2015, p. 64)
-
bigote
?- (Péjoratif) Femme ou fille qui affiche une religiosité affectée.
- Ne dirait-on pas que je ferai une vieille bigote. J'aime M. le curé, comme je vous aime, vous, faute de mieux ; je ne peux pourtant pas vous épouser. — (Jules Renard, La bigote: comédie en deux actes, représentée pour la première fois, le 21 octobre, 1909, à l'Odéon, Librairie Paul Ollendorff, 1910, p. 124)
- La bigote habitait au premier étage d'une maison de pierre sur le mur de laquelle une vigne grimpait, porteuse de gros raisins, toujours verts. — (Robert Sabatier, La Mort du figuier, 1963)
- Madame de Maintenon a été l’ultime «abbesse» de Saint-Cyr, parce qu’elle y a apporté l’esprit de dévotion, aisément confondu avec la bigoterie. Les uns l’ont accusée d’être une bigote incorrigible, tandis que d’autres ont essayé de rendre justice à sa dévotion irréprochable. — (Constant Venesoen, Madame de Maintenon, sans retouches, Tübingen : Narr Verlag, 2012, p. 94)
-
ravigote
?- (Sauces) Sauce blanche à l'échalote avec du vin blanc et du vinaigre agrémentée en dehors du feu de civette, d’estragon, de pimprenelle, de cerfeuil, etc.
- Les entrées venaient de paraître : des poulardes à la maréchale, des filets de sole sauce ravigote et des escalopes de foie gras. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- Oh ! j’ai encore le goût de la sauce Sainte-Menehould, avec son parfum de ravigote, et le fumet du vin blanc qui l’arrosa ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Prince des abats, expert ès crustacés, marieur de goût virtuose, ce barbichu rieur de Rambaud, mué en enchanteur Merlin du pays vannetais, a créé ce mets de référence qu’est le homard à la tête de veau façon ravigote, unissant la fermeté du crustacé avec le moelleux et le gélatineux de l’abat. — (La table par Gilles Pudlowski, LePoint.fr, 29 Apr 2010)
- (Sauces) Sauce vinaigrette dans laquelle on rajoute du jaune d'œuf cuit émietté, de la moutarde, des câpres, des oignons et des cornichons finement hachés.
-
marlotte
?- Manteau ample et léger, ordinairement de laine blanche, dont s'enveloppent les Arabes.
- Grand manteau de femme, long mais plus court que la jupe, complètement ouvert sur le devant, à manches bouffantes, tuyauté derrière de plis symétriques, qui fut à la mode en France sous François Ier.
- La “berne à la moresque” était une variété de marlotte dépourvue de manches. — (Larousse du XXe siècle.)
- lamotte
-
poivrote
?- Femme qui a l’habitude de se soûler.
-
ilote
?- (Histoire) Habitant de la Laconie réduit à l’esclavage par les Spartiates.
- On [les spartiates] forçait les ilotes à boire une grande quantité de vin pur, puis on les conduisait aux salles des repas publics, afin de montrer aux jeunes gens ce que c'est que l'ivresse. — (Plutarque, Vie des hommes illustres: Lycurgue, traduction de E. Talbot, Hachette, 1896, page 30)
- Et tous les malheurs du corps humain, pourvu qu'ils aient un rapport avec les oiseaux, je les connais en détail: le corps du père rejeté par la marée au petit matin, tout rigide, avec une tête de plus en plus énorme et frissonnante car les mouettes s'assemblent pour picorer les yeux, et le corps de la mère ivre plumant vivant notre merle apprivoisé, et celui de la sœur surprise dans la haie avec l'ilote de service, au-dessous du nid de fauvettes en émoi. — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, réédition Le Livre de poche, 1963, page 135)
- (Littéraire) (Sens figuré) Personne asservie, réduite à la misère et à l’ignorance.
- Louis Larpe et sa femme étant en congé, je serais seul à Maltaverne avec Prudent (mais il était notre complice), servi par la femme de Prudent, marié depuis janvier dernier, une ilote tremblante devant lui et qui certes se tairait s’il lui donnait l’ordre de se taire. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 182)
-
épiglotte
?- (Anatomie) Cartilage de forme ovale, placé à la partie supérieure du larynx, derrière la base de la langue, et spécialement destiné à recouvrir exactement la glotte au moment de la déglutition.
- Pas ramenard pour autant, mais je vomissais qu'une ou deux fois par voyage, pas plus. Quand le pharynx constrictait un chouia, que l’épiglotte yoyotait, j'essayais de penser à France, à petit Fernand, au Samson et à l'Amalthée. — (Gérard-Fernand Bianchi, Brune intestine, éditions Éphémère/Lulu.com, 2015, page 511)
-
procaryote
?- Organisme vivant unicellulaire sans organites et en particulier dont le matériel génétique cellulaire n’est pas contenu dans un noyau, formant un taxon paraphylétique.
- Le monde bactériel, c'est le monde des procaryotes, comme cellule fondamentale, sans noyau. Ces procaryotes sont les formes de vie qui s'approchent probablement le plus des premières formes de vie (par leur simplicité de structure, même si leurs relations sont complexes). — (Gérald Fournier, Évolution et civilisation de l'anthropologie de Charles Darwin à l'économie évolutionniste étendue, chez l'auteur, 2011, page 437)
-
monozygotes
?- Pluriel de monozygote.
-
déculotte
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de déculotter.
- Levée comme une folle, persuadée que mon fils se meure à moitié, je le secoue, le réveille, le déculotte, le thermométrise, le couvre de baisers, soulagée d'avoir lu un 37° apaisant. — (Anne Sinclair, Une année particulière, 1982)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de déculotter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de déculotter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de déculotter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déculotter.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.