Dictionnaire des rimes
Les rimes en : barbouillage
Que signifie "barbouillage" ?
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- Action de barbouiller ou résultat de cette action.
- […]; arrivé devant cette planche où l'on espérait lire une indication de route, on se trouve en face d'une sauvage peinture, barbouillage de flammes rouges et d'ailes volantes ; ce sont les âmes du Purgatoire qui crient : […]. — (Onésime Reclus, La Terre à vol d'oiseau, Paris : Hachette, 1893, page 210)
- […], je voulus y insister : « Il y avait sur elle du bleu, du vert, du jaune. » Cela n’a jamais été ainsi ; ce barbouillage d’enfant n’est pas la vérité ; […]. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (En particulier) Enduit à la couleur dans les bâtiments.
- On appelle peinture d'impression ou barbouillage , celle que l'on couche à plat avec des brosses sur les menuiseries , les murs , les plafonds , etc. Il y en a de deux sortes , peinture en détrempe , peinture à l'huile. — (La nouvelle rustique, ou Economie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne, chapitre 4 : Toisé, Evaluation et Prix, tome 1, Paris : chez Deterville, 1805, page 65)
- (Péjoratif) Peinture ou écriture de piètre valeur.
- […] & on commente beaucoup sur cette effigie. On prétend que ce n'est qu'une copie, & que l'original est à Rome. En général, c'est un barbouillage, une peinture d'hôtellerie. Les gens sensés regardent toute cette allégorie comme une capucinade fort en vogue du tems de la Ligue. — (Note du 8 mars 1763, dans les Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des lettres en France, […], depuis 1762 jusqu'à nos jours, par feu M. de Bachaumont, tome 1, Londres ; chez John Adamsohn, 1777, page 212)
- D'autres plus badins comparent l’évidence à une lanterne magique, qui, au moyen de quelques rayons de lumière artistement dirigés dans les ténébres, donne un air de dignité à des tableaux, qui, remis au grand jour, ne présentent plus que le barbouillage d'un mauvais peintre. — (Appendice de réflexions supplémentaires, §. 8, inséré dans Catéchisme renforcé touchant les actes de soumission exigés par le Gouvernement français, Louvain, an VIII, page 77)
- Je ne sais si tu as pu lire tout mon barbouillage de l'autre soir, si tu as pu ou si tu peux me rendre ce service cela me sera d'une grande aide pour le moment, mais ne te gêne pas au demeurant. — (Gérard de Nerval, « Lettre au Dr Étienne Labrunie », du 2 décembre 1839, dans les Œuvres, NRF/Gallimard, 1956, page 800)
- Il y avait même, luxe inouï ! dans la salle à manger, une suite de gravures représentant les aventures de Télémaque, non pas les charmantes vignettes dont Célestin Nanteuil et son ami Baron illustrent l’histoire du maussade fils d’Ulysse, mais ces affreux barbouillages coloriés dont la rue Saint-Jacques inonde l’univers. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Action de se barbouiller le corps.
- Le fromage fut, d'autre part, utilisé, en certaines régions, pour le barbouillage en blanc des initiés, barbouillage sacro-saint qui s'obtenait également par la farine et par le gypse sacré (nos pierrots et nos pierrettes folkloriques ont là leur distante origine : ils furent, en des temps lointains, les nouveaux initiés, qui défilaient et dansaient, lors des fêtes qui terminaient la période de réclusion). — (Pierre Gordon, Le sacerdoce à travers les âges, Paris : Éditions La Colombe, 1950, page 107)
- Pour l'ethnologie comparée, les pratiques de barbouillage et les précautions que l'on prend en buvant, sont des moyens de défense contre la pénétration de mauvais esprits dans l'intérieur du corps. — (Matthieu-Maxime Gorce & Raoul Mortier, Histoire générale des religions, tome 5, éditions A. Quillet, 1951, page 32)
- (En particulier) Action de se grimer la peau du visage en noir dans le but de caricaturer un visage d'une personne noire de peau.
- Résistons pourtant à la tentation de voir dans cette évolution le simple effet d'un préjugé raciste, car elle se justifie aussi sur le plan strictement scénographique : l'absence d'acteurs d'origine africaine rendait difficile une représentation sérieuse du noir, étant donné les connotations grotesques (et même carnavalesques) chez le comédien européen du «barbouillage» permettant d'obtenir la carnation voulue ([…]). — (Guy Spielmann, « L'Afrique mise en scène, de l'absence au phantasme », chapitre 2, dans L'Afrique au XVIIe siècle, mythes et réalités: actes du VIIe colloque du Centre international de rencontres sur le XVIIe siècle, Tunis, 14-16 mars 2002, Gunter Narr Verlag, 2003, page 312)
- C'est l'utilisation du terme blackface à propos du «déguisement» d’Antoine Griezmann, alors que le mot barbouillage existe depuis des siècles et a une histoire spécifiquement française. — (Julien Suaudeau, « Ouvrons les yeux sur les angles morts de notre histoire coloniale », le 3 octobre 2019, sur le site Slate (http://www.slate.fr))
- Le barbouillage des petits blancs est très raciste — (Maboula Soumahoro, LCI, 2019)
Mots qui riment avec "age"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "barbouillage".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : age et ages .
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village
?- Groupe d’habitations rurales.
- En un village de trois cents habitants, où il y avait autrefois cinq cabarets, il y en a quinze maintenant, et tous font leurs affaires. Plus de règlement, plus de police. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Le village de Ngarumaova était composé d’une seule rue, autour de laquelle étaient bâties des cases dont j’ai parlé, la plupart construites en tôle ondulée. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Retourner au village, vivre avec nouveau parmi les racontars des femmes, écouter tout le jour les piaulements des dindes et des poulets, les bêlements des moutons, cela l’attirait peu. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, Édition Corrêa, 1940)
- En Dalécarlie, comme en Norwége et comme dans toute la Scandinavie septentrionale, point de village : au lieu de s'agglomérer, les habitations se dispersent, s'isolent, s'égrènent sur d'immenses étendues de prairies et de forêts. [...] Dans nos campagnes, les maisons se pressent, se pelotonnent à l'ombre du clocher, comme sous une aile protectrice. En Suède, elles ont l'air de se fuir. Chaque famille vit isolée dans sa ferme. — (Albert Vandal, En karriole à travers la Suède et la Norwége (1876).)
- (Régionalisme) Hameau, groupement d'habitations et bâtiments ruraux distincts du bourg.
- En Limousin, le « village » des habitants est le « hameau » des administrateurs et le « village » des administrateurs est le « bourg » des habitants. — (Maria Arondo, Max Chaleil, Moi la bonne, Éd Stock 1975). — (Alain Carof, Philippe Grandcoing, Michel Kiener, Paul-Édouard Robin, Pierre Vallin, « Le village du 19e siècle. Entre fragilité statistique et complexité sociale », 2003.)
- (Par extension) Ensemble des habitants d’un village.
- Le village eut vite fait de l’adopter, car il était très serviable et prenait sa tâche à cœur. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- L’enterrement de mon père fut suivi de tout le village suivant la coutume et il y vint des gens des environs, à des lieues à la ronde. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 30)
- Et tout le village bientôt, à des degrés variant selon la constitution et la force de résistance de chacun, fut en proie à des malaises étranges, symptômes inexplicables d’empoisonnement. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
- Le village se réunissait, c'était la cuisson des gâteaux fait maison. Toutes sortes tourtières, tartes, biscuits, couronnes, du pain il y avait au moins pour un mois. — (Folklore de France, rédacteur en chef : Claude Sarrail, vol. 35, 1985, page 20)
- (Par extension) Partie significative des habitants d’un village.
- Le village entier partit le lendemain dans une trentaine de pirogues, nous laissant seuls avec les femmes et les enfants dans les maisons abandonnées. — (Claude Lévi-Strauss, « Contribution à l’étude de l’organisation sociale des Indiens Bororo », dans Journal de la société des américanistes, no 28-2, 1936, page 283 [texte intégral])
- (Œnologie) Vin d'un terroir plus restreint et plus qualitatif que d'autres vins de l'appellation correspondante.
- Le village, ou villages, répond à des normes plus précises : anjou villages […] — (Marcel Donzenac, Le Petit Gisserot Du Vin, Éditions Jean-paul Gisserot, 2004 , page 3)
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brasage
?- (Métallurgie) Action de fixer ensemble deux pièces métalliques à l’aide d’un métal d’apport à une température inférieure au point de fusion du métal constituant les pièces.
- brasage – Opération consistant à assembler des surfaces métalliques à l’aide d’un métal ou alliage d’apport à l’état liquide, ayant une température de fusion inférieure à celle des pièces à réunir, et mouillant les surfaces qui ne participent pas par leur fusion à la constitution du joint brasé. — (ISO 857-2:2005, Soudage et techniques connexes — Vocabulaire — Partie 2 : Termes relatifs aux procédés de brasage tendre et de brasage fort, 2005)
- (Métallurgie) Action de fixer ensemble deux pièces en céramique à l’aide d’un métal ou d’un verre d’apport à une température inférieure au point de fusion des matériaux à assembler.
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langage
?- Emploi que l’être humain fait des sons et des articulations de la voix pour exprimer ses pensées et ses sentiments.[3]
- Tous les états de la sensibilité sont moteurs. Le langage lui-même en contient la preuve. Il les appelle des émotions. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, p.50)
- Chaque époque a sa tendance tyrannique qui cherche à réduire le langage, à le canaliser, à l’enrôler, à le surveiller. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 366)
- (En particulier) Manière de s’exprimer, soit par rapport aux mots qu’on emploie, soit par rapport au sens.
- Si m’escuse de mon langageRude, malostru et sauvage,Car nés ne sui pas de Paris. — (Jean de Meung, en préface de sa traduction de la Consolatio philosophiae de Boèce)
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Cette idolâtrie des mots joue un grand rôle dans l’histoire de toutes les idéologies ; la conservation d’un langage marxiste par des gens devenus complètement étrangers à la pensée de Marx, constitue un grand malheur pour le socialisme. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.I, Lutte de classe et violence, 1908)
- Et rien en effet dans son langage, pas plus que dans ses silences ni dans son attitude, ne décela à sa bourgeoise qu’il avait les sens aux aguets et faisait bonne garde. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Elle ne parle pas ce langage, bien sûr ! Oserait-elle troquer le doux roucoulement méridional contre cette brocaille sèche, ce brocard de pierrailles qu’on jurerait de l’allemand ? Ah ! pécheresse ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un langage managérial est en train de se substituer au langage de l’intériorité. C’est en cela qu’il y a retournement du langage, au sens policier du terme, puisqu’il vise à nous désinformer sur nous mêmes, en nous désapprenant à ressentir pour mieux nous désapprendre à discerner. — (Annie Le Brun, Le langage reste une arme que chacun peut se réapproprier, dans "Philosophie magazine", février 2009)
- Cet ouvrage se veut un guide pratique, écrit dans un langage clair sans faire l'économie de la complexité lorsque cela est nécessaire, à destination des professionnels de l'industrie, des juristes et de toute personne intéressée par les aspects juridiques et techniques de la dronautique. — (Alexandre Cassart, Droit des drones: Belgique, France, Luxembourg, Bruxelles : éd. Bruylant (groupe Larcier), 2017, partie 1, chap. 1, section 1)
- (Linguistique) Faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques, qui constituent la langue, permettant la communication et l’expression de la pensée.
- Charles s’assit et ne put rien dire. Il était ému par une de ces sensations pour lesquelles il manque un langage. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Par extension) Cris, chant, etc., dont les animaux se servent pour se faire entendre.
- Les oiseaux ont une sorte de langage. - Le langage des bêtes.
- (Sens figuré) Tout ce qui sert à exprimer des idées et des sensations.
- La vraie question : comment accorder la durée des beautés musicales avec la mutabilité du langage musical ? — (Pierre Lasserre, Philosophie du goût musical, chap.2, p.33, Grasset, 1922.)
- Langage du geste, des yeux. - Le langage symbolique des fleurs. - La pantomime est un langage muet.
- (Informatique) (Par ellipse) Langage de programmation.
- Le Brainfuck est mon langage de prédilection.
- En plus du code en langage assembleur x86, il existe également la source en langage BASIC, ainsi que les fichiers COM compilés pour EDLIN (éditeur de texte ligne par ligne intégré à MS-DOS) et DEBUG. — (Silicon.fr, MS-DOS : Microsoft publie son code source sur GitHub, 2 octobre 2018 → lire en ligne)
- La gestion des expressions régulières en Perl fait partie intégrante du langage, elle ne nécessite pas de fonctions bibliothèques ou de modules externes. — (Martial Bornet, Expressions régulières, Éditions ENI, 2015, page 380)
- (Par analogie) (Art) Ensemble d’unités graphiques et d’idées particulier à un mouvement artistique, ou utilisés par un artiste pour créer une œuvre.
- Le langage de Corneille de Lyon est très marqué par les portraits et les habits sombres.
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dévergondage
?- Libertinage effronté ou scandaleux.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- À ces dévergondages, à ces déliquescences, à ces dépravations, il y a de douloureuses conséquences. […] ; une partie de la jeunesse aurait été atteinte en sa constitution physique, aux sources mêmes de la vie. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme chaque fois que pour quelque motif je cède à l’enthousiasme, il y avait dans mon exubérance une espèce d’indiscrétion et presque de dévergondage ; je m’en rendais compte, mais alors qu’autrefois j’aurais eu honte à m’y abandonner, maintenant au contraire, je m’y complaisais. — (Alberto Moravia, L’Amour conjugal, 1948 ; traduit de l’italien par Claude Poncet, 1948, page 50)
- Cet homme du XVIIe siècle qui n'a pas froid aux yeux, qui a voyagé dans une grande partie de l'Europe, qui a publié en 1808 un livre où il proposait un plan audacieux de nouvelles relations sexuelles et où il jetait les bases du féminisme moderne, va s'apercevoir qu'il était encore loin d'imaginer le degré de dévergondage que certains milieux pouvaient atteindre, que ses propres nièces, sous des dehors cafards, forment une bande de partouzardes fieffées, qui se gaussent de sa naïveté. — (Émile Lehouck, Vie de Charles Fourier, Éditions Denoël & Gonthier, 1978, page 151)
- (Sens figuré) Excès.
- Il serait plus vrai de dire: La méthode exige qu'on justifie tout ce qu'on dit, tout ce qu'on écrit: donc, elle empêche le dévergondage de l’imagination; donc, elle oblige à ne parler que de ce qu'on sait. — (Journal de la Langue Française, grammatical, littéraire & philosophique, n° 44 , 2e partie : Littérature : « Méthode Jacotot : Discours improvisé par M. Bayard de la Vingterie », séance du 13 décembre 1829, en recueil dans le Journal philosophique, grammatical & littéraire de la Langue Française, rédigé par M. F. N. Boussi, tome 5, Paris : au bureau du journal, 1831, en note page 186)
- — J’adore les foires, ma cousine, nous nous y rendrons ensemble et je vous offrirai un petit cochon de pain d’épices avec dessus votre nom marqué en sucre blanc.— Mon nom… sur un porc ?— Mais oui… Ça se fait beaucoup !— Quel dévergondage !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 107)
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desserrage
?- Action de desserrer.
- Il n’en faut pas davantage pour opérer le serrage des patins-freins [des omnibus] ; le desserrage n’est pas moins ingénieux… — (Journal officiel 23 nov. 1874, page 7749, 2e colonne)
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copartage
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe copartager.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe copartager.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe copartager.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe copartager.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe copartager.
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concubinage
?- État d’un couple qui vit ensemble comme si les deux membres étaient mariés.
- Samuel connut toutes les tortures de la jalousie, et l’abaissement et la tristesse où nous jette la conscience d’un mal incurable et constitutionnel, — bref, toutes les horreurs de ce mariage vicieux qu’on nomme le concubinage. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; réédition Gallimard, collection Folio, 2012, page 71)
- Elle préférait encore aller chez une de ses amies qui vivait en concubinage avec un homme. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Depuis que les mœurs étaient devenues moins rigides, beaucoup d’hommes libres à Rome et en Italie vivaient en concubinage avec des affranchies. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- (Sens figuré) Le phénomène de la croyance ou de l’admiration, qui n’est qu’une croyance éphémère, s’établit difficilement en concubinage avec l’idole. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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débauchage
?- Action de débaucher un ouvrier.
- Incitation à la désertion d'un militaire.
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décoffrage
?- Action de décoffrer le béton, du plâtre, etc., du moule dans lequel on l'a coulé.
- Une huile de décoffrage.
- Un coffrage bois se dessèche pendant le durcissement du béton, se déforme et provoque des arrachements au moment du décoffrage. — (Institut technique du bâtiment et des travaux publics (France), Annales, 1977)
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dédommage
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de dédommager.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de dédommager.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de dédommager.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de dédommager.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dédommager.
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passage
?- Action de passer. — Note : Il peut avoir pour complément celui ou ceux qui passent, ou le lieu par où passe l’agent de cette action.
- Le plus grand ennui du voyage en Islande est le passage des rivières. […]. Elles sont si nombreuses, avec leurs tributaires, qu’on en traverse souvent une douzaine dans le cours d’une étape. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 10)
- On ne voyait pas les tramways. […]. Pourtant les quais où ils roulaient, avec des piaulements plaintifs, n’étaient guère éloignés, car la rue, quelquefois, tremblait à leur passage […]. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- Le passage du fleuve, large en ce point de deux cents mètres, se fait au moyen d’embarcations plates de six à dix mètres de long. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 143)
- (En particulier) Cette action en parlant des animaux migrateurs.
- Le passage des ramiers, des cailles, des bécasses.
- Le passage des harengs, des morues.
- Cette action en parlant des liquides et des gaz.
- Faire une ouverture pour le passage de l’air, de la fumée.
- Lever une vanne pour permettre le passage de l’eau dans une rigole.
- (Astronomie) Interposition d’un astre entre l’œil d’un observateur et d’autres corps célestes : transit.
- Observer le passage de Vénus sur le disque du Soleil.
- (Sens figuré) Transition.
- Le passage du crétacé inférieur à la craie se voit bien quand on traverse le Vallage, de Vouziers à Tourcelles-Chaumont par exemple. — (Charles Hyacinthe Chenet, Le sol et les populations de la Lorraine et des Ardennes, H. Champion, 1916, page 43)
- Le passage d’une teinte à une autre, dans un tableau.
- Le passage d’un ton, d’un mode à un autre, dans un morceau de musique.
- Changement d’une situation, d’une disposition d’âme en une autre.
- Le passage d’une vie mondaine à une vie chrétienne.
- Le passage d’une confiance excessive à une méfiance exagérée.
- (Sens figuré) La vie n’est qu’un passage, Elle est courte.
- Lieu par où l’on passe.
- Il n’étoit pas possible que ses Troupes hivernassent en deçà des Monts , faute de Places fortes pour s’y maintenir: ainsi il les rappela sans attendre que les neiges en fermassent les passages. — (Isaac de Larrey, Histoire de France sous le règne de Louis XIV, Liège : Guillaume Ignace Broncart & Maestricht : Lambert Bertus, 1723, volume 9, page 269)
- À la fin d’un long voyage, un navire doit traverser ce passage dangereux pour y porter ses marchandises, et le traverser encore pour revenir jusqu’au lieu du départ. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, tome 1, Revue des Deux Mondes, 1829)
- Mais le passage était si étroit, et le vertugadin de la reine de Navarre si large, que sa robe de soie effleura l’habit du jeune homme […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Cahin-caha, après avoir déposé tous ses passagers palestiniens et franchi encore quelques passages difficiles sur une route semée de chicanes, de ralentisseurs et de nids-de-poule, le taxi atteint notre troisième checkpoint, Zatara. — (Anne Brunswic, Bienvenue en Palestine: Chroniques d’une saison à Ramallah, Éditions Actes Sud, 2017)
- (En particulier) (Chasse) Lieu où passe le gibier.
- Le Frisé, un jouvenceau d’un an, capricieux et fantasque en diable, lui donnait surtout du fil à retordre, cherchant à profiter de tous les passages frayés dans l’une ou l’autre haie pour s’éclipser subitement. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] j’appris qu’il était d’autres joies que celles d’épier sous un arbre l’approche d’un ramier ou de placer le soir sur un passage dans les taillis d’invisibles lacets. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Industrie, Technique) Traversée : composant, élément permettant à l’électricité, à un fluide, à la lumière voire à une action mécanique de passer à travers une paroi.
- La figure 25 donne plusieurs exemples de réalisation : le passage du courant refroidi, la fiche multibroche, le passage coaxial 50 Ω et le passage haute tension étuvable. — (Guy Rommel et Jean Leclerc, Gaz à très basse pression - Accessoires des enceintes sous vide, Techniques de l’ingénieur B4060 v1, 10.11.1993)
- (Architecture) Galerie couverte et réservé aux piétons, qui servent de dégagement aux rues voisines.
- Un second passage, qui menait du faubourg du Temple aux étroites voies désertes du onzième arrondissement, me réservait des surprises. À peu près sur toute la longueur, et des deux côtés, il était flanqué d’hôtels meublés au piteux éclairage […] — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- À cet instant, dans le passage, d’autres voix s’élevèrent, accompagnées d’un martèlement de pas précipités. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Un passage pavé de dalles et couvert d’un vitrage.
- La plupart des passages sont fermés de portes ou de grilles pendant la nuit.
- Va-et-vient ; fréquentation.
- Il y a beaucoup de passage à cet endroit. C’est bon pour les affaires.
- (Droit) Droit général ou particulier de passer sur la propriété d’autrui, par prescription ou par convention.
- Passage de souffrance, de servitude.
- Il doit un passage par son parc.
- Péage pour traverser une rivière dans un bac ou dans un bateau, pour passer sur un pont, par une écluse, etc.
- Payez le passage, votre passage.
- Ce passage de pont appartient à la ville.
- Somme qu’il faut payer pour un voyage sur mer, pour une traversée.
- II avait donc décidé de s'embarquer pour l’Irlande, où il pleut plus qu'en Écosse ; mais comme il a un défaut de prononciation, on lui a donné à Leith un passage pour l’Islande. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 25)
- Voici le passage et le billet de chemin de fer du prote que nous avons en vain attendu à la gare d’Orsay. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 149.)
- (Sens figuré) Partie du texte d’un ouvrage, d'un article, d'un document, etc.
- Aristote n'a connu que le bras hectocotylisé des octopus, comme on peut s'en convaincre facilement par la lecture attentive des passages en question, mais il l'a connu fort exactement. — (Japetus Steenstrup, « La formation des hectocotyles chez les Argonautes et les Tremoctopus expliquée par la découverte d'organes analogues chez les Céphalopodes en général », dans les Archives des sciences physiques et naturelles, tome 36, Lausanne : chez Georges Bridel & Paris : chez G. Masson, 1882, p. 76)
- Revenons à l’œuvre de Stirner. Un des passages les plus remarquables de L’Unique et sa Propriété est celui où il définit la bourgeoisie par rapport aux déclassés. — (Émile Armand, Le Stirnérisme, 1934)
- À cette occasion, il me revient à l’esprit certain passage de Marcel Schwob, cet admirable artiste qu’il est toujours précieux de relire […] — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Musique) Quelques mesures ou quelques phrases d’une œuvre.
- Cette position de retrait permet à Miles de dissimuler bon nombre de ratés dans les exposés et une certaine tendance à canarder dans les passages difficiles. — (Franck Bergerot, Miles Davis - Introduction à l'écoute du jazz moderne, Éditions du Seuil, 1996)
- Au Bois, je fredonnais des phrases de la sonate de Vinteuil. Je ne souffrais plus beaucoup de penser qu’Albertine me l’avait tant de fois jouée, car presque tous mes souvenirs d’elle étaient entrés dans ce second état chimique où ils ne causent plus d’anxieuse oppression au cœur, mais de la douceur. Par moments, dans les passages qu’elle jouait le plus souvent, où elle avait l’habitude de faire telle réflexion qui me paraissait alors charmante, de suggérer telle réminiscence […] — (Marcel Proust, Albertine disparue, in À la recherche du temps perdu, tome IV, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1989, page 139)
- (Biologie) Procédé de sous-culture de cellules animales.
- (Manège) Sorte d’allure lente du cheval.
- Le passage ou passège est un pas écouté, rassemblé et relevé, qui a l’action du trot, quoique plus raccourci, et plus mesuré et aussi plus cadencé que le pas ordinaire. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l’écuyer et de l’homme de cheval, Lebègue & Cie / Dumaine, Bruxelles / Paris, 1865, page 240)
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décalquage
?- Action de décalquer.
- Imprimés sur des feuilles spéciales, les caractères pouvaient dès lors être positionnés et transférés sur la maquette par frottement (ce qui remplaçait le fastidieux décalquage lettre après lettre et permettait un rendu impeccable). — (Roger Chatelain, La typographie suisse du Bauhaus à Paris, 2008)
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chiffonnage
?- Action de chiffonner :
- Froissage.
- De larges tringles évitent le chiffonnage de vos vêtements et permettent aussi de sécher des textiles plus longs de manière optimale.
- Récupération de déchets.
- Les opérations de récupération et de chiffonnage par les usagers sont interdites dans la déchèterie.
- L’un des premiers témoins de cette demande de matières premières que l’industrie et l’agriculture font à la ville est l’expansion du chiffonnage qui, malgré son nom, touche de multiples matières. — (Sabine Barles, L’invention des déchets urbains - France: (1790-1970), 2005)
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ambages
?- Pluriel de ambage.
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déballastage
?- (Marine) Vidange de l’eau de mer contenue dans les ballasts pour corriger de la gîte ou l’assiette d’un navire qui présente un chargement déséquilibré.
- Le déballastage de l’eau de mer, pompée à un endroit du globe et vidangée dans un autre, peut provoquer le transfert d’espèces invasives dans un écosystème.
- En cas de dégazage ou de déballastage, plusieurs critères (type et taille du navire, lieu du déversement, teneur en hydrocarbures) permettront au juge de déterminer si le rejet en cause est conforme ou non à la convention MARPOL. — (Arnaud Montas, Droit maritime, 2015)
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cocuage
?- État d’une personne qui est cocue.
- Lucien fut adroit pour la première fois depuis son cocuage (c’était le mot qu’il employait avec une amère ironie, car, pour torturer davantage son âme, il se regardait comme un mari trompé et s’appliquait la masse de ridicule et d’antipathie dont le théâtre et le monde vulgaire affublent cet état. Comme s’il y avait encore des caractères d’état ! — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- — On pourrait, dit Huchon, communiquer une statistique controuvée, mais vraisemblable, sur le cocuage en France au cours des dix dernières années, et montrer, à l’aide de tables, courbes et graphiques, que les deux arrondissements de France où il y a le plus de cocus par mille habitants et par kilomètre carré sont Issoire et Ambert. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- Pour le cocuage, c'est plus sérieux. Il s'agit, pour employer la langue moderne, d'un traumatisme. L'enfant a quinze ans, et s'aperçoit brutalement que sa mère couche avec son précepteur. — (Hubert Juin, Un grand poète romantique, en préface de Arthur de Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines (1853-1855), éd. numérique de l'UQAC, 2004)
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bandage
?- Action de bander quelque chose.Le bandage d’un arc.
- Le bandage d’un arc, d’une arbalète.
- Action de placer un bandeau.
- Le bandage des yeux d’un homme avant de le fusiller est d’une pratique courante.
- (Ethnologie) En Chine, action de bander les pieds.
- Les femmes mandchoues et mongoles, elles, ne pratiquaient pas le bandage des pieds.
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décodage
?- Action de décoder ou son résultat.
- La lecture commence par une étape de décodage au cours de laquelle le lecteur transforme les signes écrits en sons oraux. — (Delphine de Hemptinne, Jehanne Mignot, Aider son enfant maladroit: 50 fiches contre la dyspraxie, 2017)
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orage
?- (Météorologie) Perturbation atmosphérique, ordinairement de peu de durée, qui se manifeste par un vent impétueux, de la pluie ou de la grêle, des éclairs et du tonnerre.
- J’entends sous le feuillageL’eau qui tombe à grand bruit,Voici, venir l’orageVoilà l’éclair qui luit.Entends-tu le tonnerre ?Il roule en approchant, … — (Fabre d’Églantine, Il pleut, il pleut, bergère,)
- La Verse ou le versage des blés, et de beaucoup de plantes céréales, est un accident occasionné, ou par de grands vents, des orages, de fortes pluies, ou par le trop d'embonpoint que prennent les plantes dans les temps chauds et humides. — (Jean Baptiste Henri Joseph Desmazières, Agrostographie des départemens du Nord de la France, page 130, 1812)
- On entendait incessamment sur le parc de Neuilly grêler les balles à travers les branches avec ce bruit des orages d'été que nous connaissons si bien. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p.219)
- L’atmosphère avait été lourde pendant toute la journée, et le soir un orage terrible se déclara. Les coups de tonnerre se succédaient sans interruption ; la pluie tombait, torrentielle. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Les violents orages de grêle qui ont touché la Dordogne, lundi 20 juin, notamment en Ribéracois, ont laissé des traces. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 9)
- Le canon grondait en avant de nous, comme un orage lointain ; nous entendions cela depuis Toul ; ce n'était pour moi qu'une sorte d'éloquence. Nul parmi nous ne savait rien de la guerre ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 9, Hartmann, 1937)
- (Sens figuré) Malheurs dont on est menacé ; disgrâces qui surviennent tout à coup, soit dans les affaires publiques, soit dans la fortune des particuliers.
- […] ; il me semble n’y avoir vu encore que des visages effarouchés ou rébarbatifs. Peut-être aussi les Parisiens ont-ils peur de l’orage. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Désaccord violent qui se produit entre deux ou plusieurs personnes.
- […] ; et je me prépare à lui répondre par ma première épître aux Turgotins ».Ce mot pouvait soulever un orage, car plusieurs des convives étaient d’anciens amis de Turgot. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2, 4, 1833)
- Même s’ils sont obligés de négocier, les gouvernements ont vu qu’ils pouvaient laisser passer l’orage. Résultat : les contestations ritualisées n’obtiennent quasiment plus de résultats. — (Raphaëlle Besse Desmoulières, La grève, un mode d’action devenu obsolète ?, Le Monde. Mis en ligne le 12 janvier 2019)
- Ce qui vient troubler la paix de l’âme.
- Les orages des passions. - Les orages du cœur.
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dépotage
?- (Jardinage) Action de dépoter, ôter d’un pot.
- Si, lors du dépotage, on apercevait des racines gâtées, on devrait les retrancher; si elles lʼétaient toutes, on devrait les enlever totalement, et dès lors traiter de nouveau la plante comme on a fait dʼun simple œilleton. — (Alphonse Denis, Rouard, Traité complet de lʼ'horticulture pour les grands et les petits jardins, 1846)
- (Transport) Déchargement de marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, d’un véhicule de transport.
- Quand il s'agissait de livrer en Allemagne ou au Luxembourg, le dépotage des citernes de notre flotte était freiné par le système de raccord allemand Storz, la norme dans ces deux pays. — (Le raccord français/allemand : Une pièce maîtresse pour la sécurité et l'efficacité, dans Tratel'action, n°2, décembre 2015, page 5)
- Néanmoins, pour le dépotage des citernes bennables, l’aire de dépotage d’une hauteur libre minimale de 14 m et conçue de façon à permettre aux citernes de benner dans le sens des vents dominants. — (Recommandation R.480 : Chargement, déchargement et transport de produits pulvérulents en camion-citerne dédié pulvérulent, France : L'Assurance maladie : Risques professionnels, octobre 2015, page 7)
- (Transport) Déchargement des marchandises d'un conteneur ou d'une caisse mobile.
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charronnage
?- (Charronnerie) Métier ou travail de charron.
- Apprendre le charronnage.
- Jadis, là bas, en Russie, il avait appris des ouvriers auxquels il aimait à se mêler bien des petits métiers : charronnage, maréchalerie, menuiserie. — (Isabelle Eberhardt, Écrits sur le sable, 1990)
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dédoublage
?- (Textile) Action de dégarnir un vêtement de sa doublure.
- Action d’abaisser le degré d’un alcool en y ajoutant de l’eau.
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chômage
?- (Désuet) Action de chômer.
- En 813 encore, vers la fin de sa vie, ce prince, […], semble redoubler de zèle pour les intérêts de la foi, et, en un seul arrêté, réunit et reproduit toutes les prohibitions déjà édictées au sujet du chômage dominical ; il les confirme et les complète par la défense expresse de rendre des jugements ou ordonnances, d’infliger des peines prescrites les jours précédents. — (Camille Rabaud & Édouard Rabaud, Le repos hebdomadaire, Société genevoise d’utilité publique, Bâle & Genève : chez H. Georg, 1870, page 189)
- Pour preuve que ce chômage d’hiver est la cause principale de la misère dans les campagnes , il nous suffira de citer les communes qui avoisinent les forêts dans lesquelles il se fait des coupes régulières pendant l’hiver. Les ouvriers ont du travail, et il n’y a pas d'indigents. — (« Économie et législation rurales : Travaux des sections », séance du 20 janvier, dans Comptes rendus des travaux de la Société des agriculteurs de France, tome 3, annuaire de 1872, Paris, 1872, page 522)
- Néanmoins, tant que l’industrie du tissage à la main fut prospère dans ces campagnes, c’est-à-dire jusqu’à 1872, le chômage agricole de l’hiver fut allégrement supporté. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par extension) Arrêt volontaire ou forcé du travail.
- Il y a en Amérique, comme en tout pays, un chômage endémique et même avant la crise, on comptait environ deux millions de chômeurs. Mais quand, avec la baisse des prix, le manque de confiance, le krach de Wall Street, les gens cessèrent d’acheter, ce chômage augmenta en progression géométrique. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Après avoir été très élevé pendant la grande crise de 1929, le chômage américain a presque complètement disparu durant la guerre de 1940. Ce n’est que vers 1947 que celui-ci réapparaît. — (Dominique Gambier, Analyse conjoncturelle du chômage, Publication Université de Rouen/Presses Universitaires de France, 1976, page 148)
- D’après l’Insee, le chômage devrait continuer à progresser et atteindre 11% d’ici l’été, avec 75000 destructions supplémentaires d’emplois marchands. — (Christophe Alix, « La croissance en berne »», dans {{w:Libération (journal)|Libération}}, 22 mars 2013, page 16)
- Le mot « chômage » représentait le mot adulte par excellence. Sa sonorité, désagréable et rurale, qu’on eût dit empruntée à une autre langue que la nôtre, annonçait parfaitement le monde qu’elle indiquait : moche, rocailleux, désespérant. — (Yann Moix, Orléans, Grasset, Le livre de poche, 2019, page 136)
- (Par métonymie) Allocation perçue par un chômeur.
- Les pouvoirs publics assurent la survie de 500 000 travailleurs précaires en Andalousie et notamment de 23 % d’entre eux qui reçoivent le chômage des intermittents agricoles. — (Nacima Baron & Barbara Loyer, L’Espagne en crise(s): Une géopolitique au XXIe siècle, éditions Armand Colin, 2015, chapitre 11)
- Forme détournée d’obligation vaccinale, l’idée de sanctions économiques pour pénaliser les non-vaccinés a été également retenue, principalement d’abord au Canada où les non-vaccinés n’auront plus droit à l’assurance-chômage. — (Paul Sugy, «Partout dans le monde, l’étau se resserre encore sur les non-vaccinés», Le Figaro 4 janvier 2022)
- (Voies navigables) Temps où les eaux d’un canal sont basses ou celui pendant lequel on arrête leur écoulement.
- On peut quelquefois procéder à la captation des « renards » isolés ; mais l’opération, facile en chômage, si l’on en trouve le point de départ dans la cuvette, est difficile en temps de navigation. — (Octave Jacquinot & François Galliot, Canaux : Cours professé à l’École nationale des ponts et chaussées, J.-B. Baillière et fils, 1922, page 576)
- Le trafic étant particulièrement intense ces jours-ci, à la suite du chômage récent, l’éclusier, sur la demande des mariniers, accepta de commencer son travail dès cinq heures du matin, alors que la nuit était encore complète. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 108)
- La dépression du trafic de juillet à septembre semble être la conséquence du chômage sur le canal du Centre qui a interrompu les expéditions en provenance du Bassin minier de Blanzy à destination de la vallée du Doubs. — (Revue de la navigation intérieure et rhénane, volume 27, 1955, page 122)
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chantage
?- Action d’extorquer de l’argent à quelqu’un en le menaçant de le diffamer.
- Certains articles sentent la pression, tantôt légère, tantôt brutale. Il y a un mot pour ce genre de littérature.— Je sais : chantage. […]. Mais le chantage est un délit, Monsieur le juge. Il faut l'établir. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 240)
- (Sens figuré) Action de contraindre quelqu’un en le menaçant de quelque chose.
- Mais ce n’est pas seulement par goût de la tyrannie que les policiers agissaient ainsi, c’est aussi par goût du lucre. Les tracasseries, le « chantage » qu’ils exerçaient sur les juifs apeurés avaient pour but de leur extorquer de fréquentes « étrennes ». — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Dans ce cauchemar, je ne séparais plus qu’avec difficulté les menaces qu’il fallait prendre au sérieux, du chantage gratuit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Des petits malins ont enregistré des marques dans l'espoir de les revendre à prix d'or, les plus retors allant jusqu'au chantage : sfr.com a ainsi renvoyé un temps sur le site du concurrent France Télécom ! Le cybersquat est cependant systématiquement condamné par les tribunaux français. — (« Sur internet, votre nom vaut de l'or », par Laurent Barbotin, le 30/08/2001, sur le site L'Express/L'Expansion (https:/lexpansion.lexpress.fr))
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blutage
?- (Meunerie) Action de bluter, c’est-à-dire de passer au blutoir, pour séparer la fine farine du son.
- On conçoit donc que partout où l'on vise à fabriquer le pain économiquement on s'efforce de réduire le taux du blutage ; c'est ainsi que, dans les manutentions militaires, la farine de blé tendre est blutée à 15 p. 0/0 et celle de blé dur à 5 p. 0/0. Dans plusieurs localités le pain de qualité inférieure se taxe également sur un blutage dont le taux est plus ou moins fort. — (M. E. Millon, « De la proportion d'eau et de ligneux contenue dans le blé et dans ses principaux produits », dans les Mémoires de la Société royal des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, année 1847, part. 1, Lille : Imprimerie de L. Danel, 1847, p. 23)
- (Par analogie) — Ces fragments, qui portent le nom de cossettes, sont torréfiés dans de grands brûloirs à café, […] ; on les pulvérise entre des cylindres, puis, après un blutage, la poudre grossière est mise en paquets. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 131)
- Puis ce fut un moulin mû par un spasmodique moteur à pétrole. Il s'en échappait des particules de balle et de la poussière de blutage qui dansaient dans le soleil comme des atomes [...] — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, rééd. Folio, p. 215)
- (Boulangerie, Métrologie, Pâtisserie) Indicateur du taux de son d’une farine.
- Pour ne pas trop vous compliquer la vie, le tout est de savoir que vous devrez essayer d’utiliser soit le blutage indiqué dans la recette, soit le blutage le plus proche possible (par exemple, de la farine T80 au lieu de T70, ou T130 au lieu de T110). — (Marie Chioca et Delphine Paslin, Les secrets de la boulange bio, Terre vivante, 2015, ISBN 978-2-36098-176-2)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.