Dictionnaire des rimes
Les rimes en : bafouille
Que signifie "bafouille" ?
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- (Argot) (Populaire) Lettre, courrier, missive.
- J’ai reçu une petite bafouille de mon frangin.
- J’ai été surprise et ravie : moi qui pensais m’échiner pendant deux jours pour rédiger une bafouille à quelqu’un de si important, je n’y ai passé que deux heures, au « bureau », pendant les temps morts. — (Pascale Chouffot, Nitro, 2008)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "bafouille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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morfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe morfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe morfiler.
- Oui, Théodore Calvi morfile (mange) sa dernière bouchée, dit le Biffon. Ah ! ses largues doivent joliment chigner des yeux, car il était aimé, le petit gueux !' — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe morfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe morfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe morfiler.
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cochenille
?- Insecte homoptère caractérisé par un très fort dimorphisme sexuel, formant une super-famille des Sternorhynches, les Coccoidea, dans la classification classique.
- La cochenille est une espèce de punaise qui a six pattes, & deux ailes d'une délicatesse si grande, qu'elles ne lui servent point à voler. On trouve quelquefois en France de ces insectes précieux sur les plantes d’artichaux [sic]; mais c'est au Mexique qu'ils abondent sur une sorte de figuier, connu en Europe sous le nom de figuier des Indes ou de cocheniller : […]. — (« Productions & Profits champêtre non ordinaires », part. 2, livre 5, chap. 5 de La nouvelle maison rustique, ou Économie générale de tous les biens de campagne, par Louis Liger, 10e édition augmentée, tome 1, Paris : chez Samson, 1775, p. 865)
- D’après MM. Pelletier et Caventou, le carmin est un composé de la matière colorante de la cochenille, d’une matière animale qui y est également renfermée, […]. — (Dictionnaire des arts et manufactures, tome A-F, Paris, L. Mathias, 1845, page 617)
- En Afrique et dans le Pacifique du Sud, la cochenille Aspidiella hardii est un insecte suceur qui infeste les rhizomes encore au champ. — (Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : colorants et tanins, page 81, PROTA, 2005)
- Et sur le dossier très spécifique d'une attaque, par des cochenilles, des tilleuls situés autour de la superbe place de Céroux, menaçant gravement ces arbres séculaires, nous choisirons de recourir à un lâcher de coccinelles, plutôt que de pulvériser des pesticides, comme cela se pratique classiquement. — (Jean-Luc Roland , Un bourgmestre vert à Ottignies-Louvain-la-Neuve, Luc Pire Editions, 2006, page 52)
- Principe colorant rouge qui est tiré de certains de ces insectes.
- Pour la teindre, on prépare un bain frais, dans lequel on met une once de cochenille pour chaque livre de laine : lorsque le bain est un peu plus que tiède, & lorsqu'il commence à bouillir, on y met la laine qu'on remue bien sur ses lissoirs ou bâtons, comme on a dû faire pour le bouillon, & on l'y laisse de la sorte pendant une heure; après quoi on la lève , on l'exprime, & on la porte laver à la rivière. — (« Teinture », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 16 (Te-Venerie), Neufchastel : chez Samuel Faulche & Cie, 1765, p. 20)
- La cochenille, le lake-lake et le kermès, sont trois matières tinctoriales provenant de trois insectes appartenant au même genre, quoique très différents par leurs habitudes et leur origine. Ils fournissent tous les trois des couleurs rouges solides; celle qui est produite par la cochenille est la plus belle, celle qui provient du lake-lake s'en rapproche; mais celle que donne le kermès laisse beaucoup à désirer pour l'éclat et la pureté. — (Jean-Baptiste Dumas, Précis de l'art de la teinture, Paris : chez Béchet jeune, 1846, p.63)
- En Languedoc aussi, on sait produire de belles couleurs de la sorte, mais les fabricants la réservent généralement pour les rouges sombres, préférant la cochenille pour leurs écarlates. — (Minovez, Jean-Michel. « Draps européens et Empire ottoman au XVIIIe siècle. Apports de l’histoire industrielle et des techniques à l’explication globale d’une mutation », Revue historique, vol. 699, no. 3, 2021, pp. 629-665.)
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deuil
?- Affliction, douleur qu’on éprouve lors du décès de quelqu’un, ou suite à une autre perte importante.
- Suis-je heureux ? Oui ; je n’ai ni deuil, ni regrets, ni désir compliqué ; donc, je suis heureux. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Ici bas, quand le deuil fond sur nous, nous ne pouvons hélas! que nous arrêter un instant pour pleurer. Il nous faut très vite nous remettre en marche. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Oui, mon père à peine en terre, j’étais coupable, oubliant mon deuil, trahissant mon chagrin et son souvenir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 33)
- Les deux compères se mirent à rire du fond de la gorge, laissant échapper des bouffées d’air saccadées, mais tout en maintenant leurs lèvres et leurs mâchoires en position de deuil, jusqu’à en être endolories. — (Amin Maalouf, Le rocher de Tanios, Grasset, 1993, collection Le Livre de Poche, page 102)
- (Par extension) Grande tristesse causée par une chose funeste, déplorable.
- Le jour où l’on apprit la mort de ce grand homme d’état fut un jour de deuil.
- (Poétique) Aspect triste de la nature pendant la mauvaise saison.
- Le deuil de la nature. – La nature est en deuil.
- (Par extension) Code vestimentaire qui caractérise la tristesse à l’occasion de la mort.
- La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- La mère de Zariffa, déjà prévenue, et la figure couverte de pâte bleue en signe de grand deuil, arriva en hurlant […] — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Funéraire) Décorum funéraire, marque extérieure de la douleur réglée par l’usage.
- Tendre une église de deuil. – Magasin de deuil. – Papier de deuil.
- Temps pendant lequel se porte le deuil.
- On a abrégé les deuils. – Le deuil des veuves ne dure plus qu’un an. – L’année de deuil.
- Cortège des parents qui assistent aux funérailles de quelqu’un.
- J’ai vu passer le deuil. – Mener, conduire le deuil.
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arille
?- (Botanique) Partie charnue d’un fruit distincte du péricarpe.
- Il faut attendre juillet pour que les téguments se durcissent et que l’arille —la capsule charnue— se charge de substances mucilagineuses ; ce n’est qu’à l’automne suivant qu’il se colorera en rouge. — (Robert Bourdiu, L’If, Le nom de l’arbre, Actes Sud, 1997, page 24)
- (Botanique) Extension du cordon ombilical.
- (Botanique) Enveloppe de la graine qui n’adhère que par le style.
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prostyle
?- (Architecture) Édifice qui n’a de colonnes qu’à sa façade antérieure.
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fauteuil
?- (Mobilier) Siège comportant des accoudoirs, et un dossier.
- Un fauteuil est là ; j’y tombe ; tout devient plus tranquille et plus doux. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Et quand je m'approchai du fauteuil de grand’mère pour lui baiser la main, elle se détourna et cacha sa main sous son mantelet. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction de Ardève Barine, éd.1922)
- L’ameublement était sommaire : un bureau, un fauteuil de cuir, des classeurs métalliques, deux petites tables dont l’une supportait une presse à copier. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre premier)
- Il gagna la grande salle de réception aux fauteuils surmontés de dorures. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- La grand-mère, tellement vieille qu’on ne voyait plus ses yeux, dormait dans un antique fauteuil, au haut duquel perchait une pie. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Ils vendirent leur mobilier sur place et ne ramenèrent de Termonde que leurs vêtements et leur linge de maison, leur plus belle vaisselle, le fauteuil d'osier de bon-papa et ce qui lui restait de livres ainsi que les ustensiles de cuisine de bonne-maman. — (Marie-José Hervyns, De zéro à vingt-et-un ans: Souvenirs, Éditions du Bélier, 1973, page 143)
- Siège pour permettre le déplacement de malades ou de personnes handicapées.
- […], Barbara chercha Martin dans les vestiaires, elle voulut lui parler mais il n'était pas seul : un petit myopathe à lunettes l'accompagnait dans un fauteuil électrique, Martin l'aidait à enfiler son tee-shirt. — (Claire Legendre, L'écorchée vive, Grasset, 2009)
- (Sens figuré) Place à l’Académie française.
- Présenter sa candidature au fauteuil vacant.
- Le siège du président dans une assemblée ou, figurément, la présidence.
- En ouvrant la séance, M. Hibon, président sortant, adresse ses remerciements pour le grand honneur, qui, dit-il, fut fait à un amateur de présider les travaux de la Société en 1936, puis il prie M. Allorge de lui succéder au fauteuil présidentiel. — (Bulletin de la Société botanique de France, tome 84, page 1, séance du 8 janvier 1937)
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manille
?- (Cartes à jouer) Jeu de cartes où le dix est la plus forte carte.
- Que veux-tu, c'est plus fort que moi ; quand je joue la manille, je ne me connais plus. — (Georges Courteline, Boubouroche, 1910, Acte I, scène 1)
- Un soir, après le dîner, une fois la vaisselle lavée et rangée ainsi que les bidons et autres ustensiles de table, Niang s'en va faire sa manille avec les soldats européens de la section hors rang. — (Raymond Escholier, Mahmadou Fofana, Crès, 1928)
- Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manilleQu’un obus a coupé par le travers en deuxPour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre — (Aragon, Les ombres se mêlaient et battaient la semelle, dans Le roman inachevé, Gallimard, Paris, 1956)
- Au jeu de manille, nom du 10, qui est la plus forte carte.
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broutille
?- Menues branches d’arbres entrant, avec les morceaux de bois, dans la composition des fagots, dont elles constituent l'âme.
- Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots. — (Charles Perrault, Le Petit Poucet (1697), dans Les Contes de Perrault, texte établi par Pierre Féron, Casterman, 1902, p. 40)
- De petits villageois, tels que ceux-ci, avaient élevé leur colosse; ils étaient en train d'y mettre le bouquet, lorsque la vieille Lisheth vint à passer, courbée en demi-cercle sous le poids d'un fagot de broutilles. Elle avait eu bien du mal à le recueillir, à cause de la neige nouvellement tombée; […]. — (« L'homme de neige », dans Le Magasin pittoresque, 18e année, 1850, p. 13)
- (Sens figuré) (Familier) Éléments sans grande importance au vu de l’ensemble (d'un projet, par ex.) et qu’on peut considérer comme accessoires, sans que cela n’enlève rien à leur valeur intrinsèque.
- Qui plus est, il lui fallait conserver ses huit dollars et des broutilles jusqu'à ce que, d'une manière ou d'une autre, il parvienne à avoir davantage d'argent. — (Charles Willeford, Ainsi va la mort, traduit de l'américain par Danièle et Pierre Bondil, Paris : chez Payot & Rivages, 1992, chap. 9)
- Se complaire, s’abîmer (Litt.) dans des broutilles, et oublier l’essentiel.
- Restaient à acheter des tables, des lampes, des chaises et des broutilles comme un dessus-de-lit, des rideaux, des coussins. Mais ils garderaient cela pour un autre jour. — (Susan Crosby, Un cadeau pour nous deux, traduit de l'américain, en recueil avec Un si séduisant médecin, par Mira Lyn Kelly, Éditions Harlequin, chap. 6)
- (Par extension) Chose sans grande importance, qui ne mérite pas que l’on s’y attarde (fréquent aussi au singulier).
- Ce folliculaire n’a fait paraître que des broutilles qu'on aura vite oubliées.
- - Ah ! ça, San-Antonio, rouscaille le Big Boss, vous me dérangez pour une broutille pareille ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 45)
- Est-ce un désaccord de fond ou bien n’est-ce qu’une broutille ? — (Yves Maire du Poset, Olivier de Clermont-Tonnerre, Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise, 2010)
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coutil
?- (Textile) Toile faite de fil de chanvre ou de lin, mélangée quelquefois de coton, lissée et serrée.
- On y jette une botte de paille où le prisonnier est censé reposer et dormir,vêtu d’un pantalon de toile et d’une veste de coutil, hiver comme été. — (Victor Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné, 1829)
- La cour d’entrée était couverte d’une immense tente de coutil cramoisi avec des étoiles en or : rien de plus élégant. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 389)
- Un domestique en veste de coutil, à la barbe grisonnante et embroussaillée, s’accrochait par-derrière la voiture. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- La jouissance arriveConvulsiveTachant d’un jet subtilLe coutil. — (Théophile Gautier, Œuvres poétiques complètes, Bartillat, 2004, page 618)
- (En particulier) Enveloppe en tissu revêtant les matelas.
- Les coutils à base de laine, conservant la chaleur, sont destinés aux faces hiver, tandis que les matériaux à base de coton ou de lin servent aux faces été, car plus légers. — (« L’importance du coutil », www.lematelas.fr, 2011)
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boitille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boitiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boitiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe boitiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe boitiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe boitiller.
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incivile
?- Féminin singulier de incivil.
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remouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe remouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe remouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe remouiller.
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béquille
?- Canne surmontée d’un support de l’aisselle ou de l’avant-bras, souvent utilisée par paire, pour assister à la tenue debout et à la marche d’une personne dont l’une des jambes ne peut servir d’appui.
- Son chapeau avancé sur un front poudré, son dos voûté à cheval, ses grands yeux, sa bouche moqueuse et sévère, sa canne d’invalide faite en béquille, rien ne m’était étranger. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il reprit sa canne à béquille et sortit très-vite, sans écouter de Thou, qui le poursuivit jusqu’à sa voiture en cherchant à l’apaiser. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- La messe finie, ils enlevaient bandages et bandeaux, jetaient loin d’eux béquilles et béquillons, et faisaient une guinse, je veux dire une noce, que le diable en prenait les armes. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874 ?))
- Mais quel est ce pauvre diable qui vient vers nous sur des béquilles […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le second était un infirme véritable, avec deux béquilles déjà sculptées et patinées comme un ex-voto. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 57)
- Son aînée est bossue et boiteuse ; eh bien, elle a la béquille gratuite ! Oui, madame, elle a droit à la béquille jusqu’à je ne sais plus quel âge ! — (Léon Frapié, La marchande, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 201)
- Ouroz était là, certes, mais sur des béquilles. Le plus orgueilleux des hommes avait déposé superbe, apparat, fierté. Il venait à lui sans penser aux mancherons qui soutenaient ses aisselles, à la manière dont flottait l’étoffe des braies sur sa jambe mutilée, au claquement pitoyable des supports contre le sol. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Par analogie) Pied supplémentaire, amovible ou escamotable, d’un objet qui autrement ne reposerait que sur deux points, pour en assurer l’équilibre.
- La béquille du cadre d’une image, d’une bicyclette.
- (Mécanique) Dispositif constitué d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière et qui permet de maintenir droit un véhicule à deux roues à l’arrêt (motocyclette, bicyclette).
- Sa porte fermée à double tour, Justin enfourcha sa vieille mobylette bleue à moitié rouillée appuyée contre le mur de la maison. Il la mit sur sa béquille et, arcbouté sur le guidon, pédala comme un fou pour la mettre en route. — (Alain Fournier, Le bouc marchait sur deux pattes, Éditions Edilivre, 2013, chapitre 1)
- (Par analogie) (Agriculture) Instrument en forme de ratissoire avec lequel on donne de légers labours aux plantes en végétation.
- (Sens figuré) Élément qui soutient moralement.
- La jeunesse connaît ces privilèges : Qui saurait la confondre ? L’expérience, cette béquille pour éclopés de la vie, ne vient point alourdir le survol de ses certitudes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 26)
- (Serrurerie) Poignée d’un bec-de-cane.
- (Populaire) Coup de genou porté au niveau du col du fémur, sur le flanc, pour bloquer une fraction de seconde l’afflux sanguin dans la jambe, et ainsi, handicaper quelques instants la personne visée.
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seuil
?- Pièce de bois ou dalle de pierre qui est au bas de l’ouverture d’une porte qui l’affleure.
- La Moussotte allait de temps à autre jusqu’au seuil de la porte, interrogeant le coin du bois d’où la route s’échappait de la forêt, la main en abat-jour sur les yeux, […]. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Autrefois, monsieur, il y avait à cette fontaine un seuil de pierre. Les cantonniers s'en sont servis comme de moellon pour la construction du pont qui est là-bas. — (Anatole Le Braz, Les Saints bretons d'après la tradition populaire en Cornouaille, Les Annales de Bretagne, 1893-1894, Paris : Calmann-Lévy, 1937, p.5)
- (Architecture) Entrée d’une maison, d'un appartement ou de toute pièce de logement.
- La porte était à peine fermée derrière le prince que le roi de Navarre, […], apparut souriant sur le seuil de la chambre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Marx franchit le seuil sans prononcer un seul mot, se contentant d’observer l’habitation d’un œil inquisiteur. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.144, 2018)
- (Par extension) Petit barrage, courte section du lit d'un cours d'eau dont le fond est naturellement ou artificiellement fixé, conduisant à modifier la hauteur de la lame d'eau.
- (Par extension) Entrée.
- Au seuil de la vieillesse.
- Au seuil de son ouvrage, l’auteur avertit ses lecteurs que…
- Valeur limite.
- Le seuil de tolérance.
- (Géographie) Espace d’altitude intermédiaire entre deux reliefs, permettant le partage des eaux et un passage facilité des hommes.
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douille
?- (1225) En ancien français doelle (« partie creuse d’un outil dans laquelle est adapté le manche ») ; (Vers 1250) doile ; (Vers 1393) douille ; du gotique[1] *dulja (« douille »), apparenté à l’ancien haut allemand tulli (« douille où est ajustée la pointe d’une flèche, d'un épieu »), au moyen haut allemand tülle, « id. », à l’allemand[2] Tülle (« bec verseur, tuyau d’écoulement d'un récipient »).
- Du latin ductile (« gouttière, conduite d’eau »), de ductilis (« facile à conduire ») ; An-douille a la même origine et vient du bas-latin in-ductile[2].
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nombril
?- (Anatomie) Cicatrice du cordon ombilical, placée au milieu du ventre de l’être humain et des quadrupèdes.
- Sous le soleil qui brille, elle veut admirer... son petit nombril ! Il est beau, ce nombril, si beau qu’elle marche tête baissée pour continuer à l’admirer. — (Frédéric Stehr, Sylvie Poilevé, Le nombril de Souricette, Milan Presse, 2018)
- […] : comment avait-il mérité que ses esprits et ses démons lui donnassent des ordres, que ses esprits et ses démons lui bouffassent son nez et sa tête et ses bras et ses jambes et son nombril, alors qu'il était le seul à écrire sur eux, le seul à chanter leurs louanges, le seul...? — (Der Nister, Contes fantastiques et symboliques, traduits par Delphine Bechtel, Éditions du Cerf, 1997, page 58)
- Adam avait-il un nombril ? — (Jacques Lanzmann, On nous cache tout, on nous dit rien, 1966)
- (Sens figuré) Centre. → voir nombril du monde
- Le temps avait passé. Dix heures venaient de sonner à la vieille horloge comtoise dont le nombril de verre laissait voir la lentille de cuivre du balancier passer et repasser impitoyablement. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Soi-même, dans une optique égocentrique.
- Tout préoccupés de leur nombril, de leurs travaux et de leurs fréquentations, ces jeunes gens sont bien légers… — (Nuit blanche, n° 155, été 2019, page 49)
- Alors que ceux qui se foutent de leurs voisins et qui ne pensent qu’à leur nombril sont de « courageux résistants » ! — (Richard Martineau, Le Journal chez les résistants!, Le journal de Québec, 29 décembre 2020)
- (Par analogie) (Botanique) Cavité qu’on aperçoit à la partie des fruits qui est opposée au pédoncule, et à laquelle les jardiniers donnent le nom d’œil.
- Dans tous les fruits à pépin plats et ronds , comme les ernsannes, les échasseries, les ambrettes, on remarque qu’ils sont plus remplis de jus, qu’ils ont la chair plus fine et plus tendre autour de la queue que vers le nombril. — (Louis Liger, La nouvelle maison rustique ou économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne, Volume 2, Déterville, 1798, page 308)
- Croissant de lune en nombril (sens héraldique) (Héraldique) Emplacement du champ se trouvant à mi-chemin entre l’abîme (centre) et la pointe de l’écu.
- D'azur, à un soleil non figuré d'or chargé des lettres IC XC de sable, à un croissant d'argent posé en nombril, aux lettres grecques ΜΡ ΘΥ du second émail posés en pointe, au chef palé d'argent et de gueules de 13 pièces, qui est de l’éparchie de Newton. → voir illustration « croissant de lune en nombril »
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polystyle
?- (Architecture) Il se dit d’un édifice où il y a beaucoup de colonnes.
- Temple polystyle.
- Salle polystyle — Salle dont le plafond est soutenu par de nombreuses colonnes.
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drosophile
?- (Zoologie) Petit insecte diptère, holométabole, dont l'espèce la plus courante est la mouche du vinaigre.
- Pensif, il laissa passer presque tout l’après-midi à intégrer la nouvelle en regardant Ben qui s’escrimait à micro-injecter des œufs de drosophile. — (Benjamin Loppin, Thomas et les mouches, 2021)
- Or on a découvert depuis la fin des années quatre-vingt que des gènes de contrôle homologues de ceux de la drosophile, des homéogènes, existent aussi chez la souris. — (Antoine Danchin, La Barque de Delphes: Ce que révèle le texte des génomes, 1998)
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ptérodactyle
?- (Zoologie) Genre de reptiles sauriens, qu’on a rangés tantôt parmi les oiseaux, tantôt parmi les poissons et dont on ne connaît que des débris fossiles.
- Cuvier, Oken, faisaient du ptérodactyle un reptile ; Sœmering voyait dans cet animal un mammifère volant ; Hunter et Blumenbach le regardaient comme un oiseau ; pour Goldfuss et de Blainville, le ptérodactyle doit prendre place dans une classe intermédiaire entre celles des reptiles et des oiseaux. — (Henri Coupin, Les animaux excentriques, chapitre XXXVII, « Les monstres disparus ». Paris : Librairie Nony et Cie, 1903, page 408.)
- Elles ont le monde entre leurs mains& nous sommes des oiseaux perdusdes ptérodactyles en déclinavec des sentiments tordus.— (Hubert-Félix Thiéfaine, Gynécées, 2005)
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cille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe ciller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe ciller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe ciller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe ciller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe ciller.
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bafouille
?- (Argot) (Populaire) Lettre, courrier, missive.
- J’ai reçu une petite bafouille de mon frangin.
- J’ai été surprise et ravie : moi qui pensais m’échiner pendant deux jours pour rédiger une bafouille à quelqu’un de si important, je n’y ai passé que deux heures, au « bureau », pendant les temps morts. — (Pascale Chouffot, Nitro, 2008)
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tormentille
?- (Botanique) Plante de la famille des rosacées, qui croît dans les bois et dans les lieux ombragés, et dont la racine est astringente.
- La Tormentille est commune dans toute la France, jusqu’au sommet des Alpes. — (Albert Goris, J. Demilly, La culture des plantes médicinales, 1919)
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mancenille
?- Fruit du mancenillier.
- Son fruit, la mancenille en français, ressemble à une petite pomme d’environ 3 cm de diamètre. — (Henriette Walter, Pierre Avenas, La Majestueuse Histoire du nom des arbres, 2017)
- Paris s'y trouve comparé à un mancenillier, arbre mortel pour qui s'endort à son ombre, et les femmes de la capitale sont du même coup considérées comme des mancenilles responsables de la désagrégation morale et physique des hommes qui les fréquentent. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
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cédille
?- Signe diacritique de l’alphabet latin en forme de crochet vers la gauche (‹ ◌̧ ›) comme la moitié inférieure de z wisigothique (duquel elle provient), de petit c culbuté ou parfois de petite virgule souscrite.
- La cédille s’utilise sous le c pour noter le son ‹ s › devant a, o et u.
- La Cédille est une virgule qu’on met sous le C, pour montrer que cette lettre se prononce comme la lettre S, dans ce mot ci et semblables : leçon. — (Roch-Ambroise Sicard, Manuel de l’enfance, 1797)
- Herbin s’exprimait avec un correction parfaite, n’omettait aucun accord. On eût dit que tout en parlant, il barrait exactement les t, plaçait les accents sans en omettre un seul, mettait le point sur les i, n’oubliait aucune cédille, et exposait en italiques les mots importants. Dans ce milieu d’étrangers il triomphait modestement et rougissait un peu, pour marquer le coup, quand Desposoria faisait une faute de français. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, pages 91-92)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- Si l’on envoyait un message avec des accents ou des trémas, des cédilles, des perluètes, il arrivait péniblement chez la plupart des autres avec des codes chiffrés entre les lettres normales. Le débat fît rage, de savoir s’il fallait désaccentuer le français pour que la communication des idées continue (en attendant d’hypothétiques progrès techniques) […]. — (Patrick Rebollar, Les salons littéraires sont dans l'Internet, Presses universitaires de France, 2002, page 25)
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feuille
?- (Botanique) Partie aérienne détachable d’un végétal qui permet de capter la lumière, de formes variées et de diverses couleurs. → voir feuille morte, feuille d’automne et feuille composée
- La lune était toute nouvelle, et, du Nord, le vent apportait l’odeur des précoces jonchées de feuilles à bout de sève, de souches cariées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le vent s’éleva, qui fit s’envoler et tourbillonner les feuilles jaunes des arbres, et la pluie tomba, fine, oblique, cinglante et froide. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- 13 juin 1940 – Il paraît qu’à l’approche des ouragans, les feuilles se mettent à trembler sur les arbres avant même que le vent ne se soit levé. Nous sommes comme ces feuilles et tout est calme encore ; calme et ridiculement, pathétiquement beau. La beauté est déchirante quand on a peur. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 32)
- (Vieilli) Pétale d’une fleur. → voir feuille de rose et effeuiller
- La Capucine est un genre de plante dont la fleur eſt le plus ſouvent à cinq feuilles dispoſées dans les échancrures du calice comme on le voit dans la figure. — (Joseph Pitton de Tournefort, Elemens de botanique, ou Methode pour connoître les plantes, tome 1, 1694, page 341)
- Chaque feuille de fleurs , ornemens ou bizarreries de [artistes] se vendant, terme moyen, 75 cts. — (Le follet : courrier des salons, journal des modes, 1837, page 40)
- Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l’hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
- (Par extension) Couche mince de matière. → voir feuille d’aluminium, feuille de brik et feuille d’or
- La coextrusion est un procédé ́qui permet de fabriquer une feuille ou une plaque par superposition et/ou juxtaposition de couches pour optimiser les performances de la structure. — (Coextrusion de feuilles et plaques, Ed. Techniques Ingénieur, page 2)
- Surface pouvant recevoir des caractères ou des dessins. → voir feuille de papier, feuille simple, feuille double, feuille de parchemin, feuille de brouillon et feuille d’épreuve
- Il n’arrive pas à toucher un tour de potier, alors, prendre une feuille et écrire une lettre, imagine ! — (Céline Guarneri, Les saisons volées n’ont pas d'été, Editions Ex Aequo, 2017)
- (Papeterie) Élément composant un livre, un magazine ou un journal.
- La première feuille du livre doit être vide. Sur la deuxième feuille, on place généralement au recto une page de titre. — (Chloé Romengas, Ah bon, ÇA, c’est un livre autoédité ?, BoD, 2019, page 79)
- (Par métonymie) Information contenue sur le support. → voir feuille blanche, feuille de présence, feuille d’impôts, feuille d’audience, feuille d’émargement, feuille de route et feuille de calcul
- (Boucherie) Couteau assez court, à lame très large, utilisé principalement pour la découpe des os et la séparation des articulations.
- À la demande du client, le boucher prélève des segments de ces pièces qu’il coupe sur le billot, à la feuille, en petits cubes de 2 à 3 cm³ […] — (Michael Bruckert, La chair, les hommes et les dieux. La viande en Inde, CNRS, 2018)
- (Cartographie) Synonyme de coupure (unité de fractionnement d’un découpage, ou bien champ d’une carte constituée par une unité normale d’un découpage logique)[1].
- Prix de la feuille. 2 fr. 75 Autriche et Allemagne (Carte d’), au 300.000e, dressée par G. Freytag, en 30 feuilles. — (Manuel d’alpinisme, Laveur, 1904, page 691)
- (Anatomie) (Familier) Oreille. → voir être dur de la feuille et feuille de chou
- Si je ne m’étais pas gouré, je pouvais bien parier que le type n’était pas armé. J’opérai en conséquence, marchant au milieu de l’allée et fouillant l’ombre des quinquets, des feuilles et du blair. Parvenu aux trois quarts de sa longueur, je vis une ombre se déplacer. C’était celle d’un bonhomme qui se carapatait. — (Dashiell Hammet, La moisson rouge, 1929, révisé en 1956, traduit par P. J. Herr et Henri Robillot en 1950, Gallimard, page 133 de l’édition Folio Policier)
- (Chirurgie) Écaille morte qui se détache d’un os, d’un tendon, d’un cartilage.
- Une déformation de cette fine feuille d’os et de cartilage qui sépare les cavités nasales peut compromettre la respiration.— (Septum nasal dévié : aujourd'hui se redresse dans la journée sur clinique-chirurgie-plastique.hatenablog.com. Mis en ligne le 12 juin 2020, consulté le 7 octobre 2020)
- (Ichtyologie) Synonyme de fausse limande (poisson).
- Feuille — (Farid Djabali, Les poissons des côtes algériennes, ISMAL, 1993, page 197)
- (Beaux-arts) Elément décoratif. → voir feuille de chêne, feuille de laurier, feuille d’acanthe et à la feuille d’or
- (Cartes à jouer) Le pique d’un jeu de cartes germanique, ainsi nommé parce que les cartes de cette couleur sont marquées de feuilles stylisées.
- roi de pique sur l’encyclopédie Wikipédia
- (Héraldique) Motif ornant une armoirie.
- Les feuilles, gerbes, épis et fruits qui se rencontrent en blason, doivent être désignés par leur espèce, leur nombre […] — (J. F. Jules Pautet du Parois, ''Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, Roret, 1854, page 120)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.