Dictionnaire des rimes
Les rimes en : béquille
Que signifie "béquille" ?
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- Canne surmontée d’un support de l’aisselle ou de l’avant-bras, souvent utilisée par paire, pour assister à la tenue debout et à la marche d’une personne dont l’une des jambes ne peut servir d’appui.
- Son chapeau avancé sur un front poudré, son dos voûté à cheval, ses grands yeux, sa bouche moqueuse et sévère, sa canne d’invalide faite en béquille, rien ne m’était étranger. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il reprit sa canne à béquille et sortit très-vite, sans écouter de Thou, qui le poursuivit jusqu’à sa voiture en cherchant à l’apaiser. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- La messe finie, ils enlevaient bandages et bandeaux, jetaient loin d’eux béquilles et béquillons, et faisaient une guinse, je veux dire une noce, que le diable en prenait les armes. — (Charles Deulin, « Les Trente-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874 ?))
- Mais quel est ce pauvre diable qui vient vers nous sur des béquilles […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le second était un infirme véritable, avec deux béquilles déjà sculptées et patinées comme un ex-voto. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 57)
- Son aînée est bossue et boiteuse ; eh bien, elle a la béquille gratuite ! Oui, madame, elle a droit à la béquille jusqu’à je ne sais plus quel âge ! — (Léon Frapié, La marchande, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 201)
- Ouroz était là, certes, mais sur des béquilles. Le plus orgueilleux des hommes avait déposé superbe, apparat, fierté. Il venait à lui sans penser aux mancherons qui soutenaient ses aisselles, à la manière dont flottait l’étoffe des braies sur sa jambe mutilée, au claquement pitoyable des supports contre le sol. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Par analogie) Pied supplémentaire, amovible ou escamotable, d’un objet qui autrement ne reposerait que sur deux points, pour en assurer l’équilibre.
- La béquille du cadre d’une image, d’une bicyclette.
- (Mécanique) Dispositif constitué d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière et qui permet de maintenir droit un véhicule à deux roues à l’arrêt (motocyclette, bicyclette).
- Sa porte fermée à double tour, Justin enfourcha sa vieille mobylette bleue à moitié rouillée appuyée contre le mur de la maison. Il la mit sur sa béquille et, arcbouté sur le guidon, pédala comme un fou pour la mettre en route. — (Alain Fournier, Le bouc marchait sur deux pattes, Éditions Edilivre, 2013, chapitre 1)
- (Par analogie) (Agriculture) Instrument en forme de ratissoire avec lequel on donne de légers labours aux plantes en végétation.
- (Sens figuré) Élément qui soutient moralement.
- La jeunesse connaît ces privilèges : Qui saurait la confondre ? L’expérience, cette béquille pour éclopés de la vie, ne vient point alourdir le survol de ses certitudes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 26)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Élément soutenant artificiellement un dispositif qui ne le mérite pas ou est voué à disparaître.
- Mais pas question de devenir la béquille du macronisme finissant. Il ne veut pas aider le président, il veut – toujours – lui succéder. — (Le Point n° 2722, 3 octobre 2024, page 38)
- (Serrurerie) Poignée d’un bec-de-cane.
- (Populaire) Coup de genou porté sur le côté externe de la cuisse, au niveau du fascia lata ou du muscle "tenseur du fascia lata", ce coup douloureux provoque un réflexe de fléchissement qui déséquilibre la victime.
- Pars un deuxième coup plus fort, une béquille sur la cuisse. Putain c'est la baston qu'il cherche ! — (Xavier Coton, Nyctalope : journal d'une obsession, éd. Sortilèges, 1995)
- Qui a connu les cours de récréation sait ce qu'est une béquille. Un bon coup de genou sur le côté de la cuisse ; c'est extrêmement douloureux. — (Jackie Berroyer, Journal intime pour tous, tome 2, éd. Balland, 1989)
- (Par extension) Coup porté lors d'une activité sportive, contusion musculaire.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "béquille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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myroxyle
?- (Botanique) Synonyme de myroxylon.
- Les plus connues [des espèces de myroxyle] sont le myroxyle du Pérou (...), qui donne le baume du Pérou, et le myroxyle de Tolu, dont le tronc laisse échapper un suc oléagineux dit baume de Tolu (Lar. 20e).
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barbouille
?- (Populaire) (Au singulier) La peinture, en tant qu’ art.
- Y'a qu'les tableaux, m'exposa Bob. Voilà. Lesquels qu'on peut accrocher d'sur les murs, j'en sais rien. Alors, tu vois, j'm'en passe. Tu t'y connais toi, en barbouille? — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je regardais les vitraux — barbouille sur verre du siècle dernier — payés par la famille au temps de sa splendeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 268)
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ramille
?- (Au singulier) Ensemble des petites branches d’un arbre.
- La ramille d’un buisson touffu.
- Ramification du rameau, petite branche, brindille.
- Beaucoup de plantes et d’arbres inconnus dont pourtant j’aurais voulu savoir le nom. De chacun d’eux je cueille une ramille pour me les faire nommer, au déjeuner. — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 154)
- Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, « Le Retour », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La poche droite contient des ramilles de ce calcaire rosâtre que ses parents nomment, Dieu sait pourquoi, lithotamnium, quand il est si simple de l’appeler corail. « Mais ce n’est pas du corail, Bel-Gazou. » Pas du corail ? Et qu’en savent-ils, ces malheureux ? — (Colette, La noisette creuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, page 157)
- Je sentis sous ma paume, à travers le tapis de ramilles de pin, quelque chose de dur qui n’était pas une pierre. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 10)
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scatophile
?- Qui est attiré par les excréments humains.
- Elle était scatophile; cela fit baisser d'un cran la fascination que je cultivais à son endroit. Je la vis, hilare, pointant son stylo, commentant les photographies de déjections. — (Yann Moix, Reims, Grasset, 2021, page 164)
- Tu trouves pas ça pitoyable d’avoir des enfants ? Tous ces couples romantiques qui ne parlent plus que de popo ? Tu les trouves sexy, les frères Gallagher, en train de torcher leurs gosses ? Faut être scatophile ! En plus il n’y a pas de place pour un siège-bébé dans mon coupé BMW Z8 ! — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 205)
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halophile
?- (Biogéographie, Botanique, Écologie, Phytosociologie) Qui vit dans les milieux salés.
- La salicorne est une plante halophile.
- … les pieds frôlent les herbus, vaste étendue rase recouverte de plantes halophiles, d'abord étonnés de leur douceur, s'enhardissant peu à peu, puis foulant franchement ce désert vert parsemé de délicates fleurs mauves.— (Laurence Péan– Nicole et Christophe Pailley, passeurs de baie – Journal La Croix, page 12, 5-6 août 2017)
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mandrill
?- (Zoologie) Espèce de grand singe africain, de la famille des babouins, dont la face est sillonnée, et chez le mâle rouge et bleue.
- Le plus impressionnant de tous les babouins est probablement le mandrill (Mandrillus sphinx) de l’Afrique occidentale. Il est plus localisé dans les forêts que la plupart des autres espèces et vit en petit groupe de six jusqu’à une douzaine. Il est omnivore et très habile à attraper les oiseaux et les petits mammifères. — (Boulenger E. G. Les singes, 1952, Payot (Bibliothèque scientifique))
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arille
?- (Botanique) Partie charnue d’un fruit distincte du péricarpe.
- Il faut attendre juillet pour que les téguments se durcissent et que l’arille —la capsule charnue— se charge de substances mucilagineuses ; ce n’est qu’à l’automne suivant qu’il se colorera en rouge. — (Robert Bourdiu, L’If, Le nom de l’arbre, Actes Sud, 1997, page 24)
- (Botanique) Extension du cordon ombilical.
- (Botanique) Enveloppe de la graine qui n’adhère que par le style.
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amarile
?- Féminin singulier de amaril.
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péristyle
?- (Architecture) Colonnade entourant la cour intérieure d’un bâtiment ou disposée autour d’un édifice.
- Les troncs de ces arbres, rouges marbrés de vert, montant sans branches jusqu’à leurs cimes, ressemblaient à de hautes colonnes, et formaient le péristyle de ce temple de la mort. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Deux obélisques de fonte sont posés à chaque bout comme au péristyle d’un monument thébain, et cet ornement n’est pas déplacé là, car le gigantesque génie architectural des Pharaons ne désavouerait pas le pont de Cubzac. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Cependant Cinq-Mars, accompagné de MM. du Lude et Fournier et de tous les personnages les plus importants, s’était mis à l’abri de l’orage sous le péristyle de l’église de Sainte-Croix, élevée sur vingt degrés de pierre. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Par extension) Galerie fermée d’un côté par une colonnade.
- Quand le père et la fille arrivèrent sous le péristyle du pavillon […], et par où les promeneurs vont et viennent du jardin des Tuileries dans le Carrousel, les factionnaires leur crièrent d'une voix grave : - On ne passe plus ! — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
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quadrille
?- Troupe de cavaliers d’un même parti dans un carrousel.
- La première quadrille était magnifiquement vêtue.
- Au grand carrousel, il y avait cinq différentes quadrilles, qui représentaient cinq nations différentes.
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débile
?- Faible, qui manque de forces, de vigueur.
- On a les jambes débiles après de longues maladies. Un estomac débile doit observer un grand régime. — (Antoine Furetière, Pierre François Giffart, Dictionnaire universel françois & latin, 1732, page 519)
- Toute débile que j'étais, dit-elle, ou, pour dire la vérité, demi-morte, je montai à cheval pour aller avec mon mari rejoindre l'armée […]. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- […] il me semble aussi que c'est lui qui nous quitte et que je prends congé d'un mourant... Mais il y a des mois et des mois, me dit-on, qu'il semble ainsi près de mourir et que seule la ferveur entretient dans ce corps débile cette flamme près de s'éteindre. — (André Gide, Ostrovski, en annexe de Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- L'État est un être énorme, terrible, débile. Cyclope d'une puissance et d'une maladresse insignes, enfant monstrueux de la Force et du Droit, qui l'ont engendré de leurs contradictions. — (Paul Valéry, Tel Quel, Gallimard, édition 1943, page 174)
- (Par extension) (Médecine) Qui est atteint dans sa raison.
- Rien d'autre, dans la communauté virtuelle, que le désolant spectacle des bogosses autoproclamés qui filaient des rancards débiles à des filles qui ne l'étaient pas moins, à grand renfort de Ase soiiiiiiiir, jte kiff ou de G troooooop hâte d'y eeeeetre. Non, je ne les enviais pas. — (Anne Percin, Comment (bien) rater ses vacances, Éditions du Rouergue, 2011)
- Le clown débile s’accroche et il y a longtemps qu’il n’amuse plus. — (Loïc Tassé, Et maintenant la loi martiale!, Le Journal de Québec, 21 décembre 2020)
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douille
?- (1225) En ancien français doelle (« partie creuse d’un outil dans laquelle est adapté le manche ») ; (Vers 1250) doile ; (Vers 1393) douille ; du gotique[1] *dulja (« douille »), apparenté à l’ancien haut allemand tulli (« douille où est ajustée la pointe d’une flèche, d'un épieu »), au moyen haut allemand tülle, « id. », à l’allemand[2] Tülle (« bec verseur, tuyau d’écoulement d'un récipient »).
- Du latin ductile (« gouttière, conduite d’eau »), de ductilis (« facile à conduire ») ; An-douille a la même origine et vient du bas-latin in-ductile[2].
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systyle
?- (Architecture) Ordonnance d’architecture suivant laquelle l’entrecolonnement est de deux diamètres ou quatre modules.
- Le pycnostyle et le systyle, à moins qu’il ne s’agît de monuments à proportions colossales, étaient si resserrés, qu’ils ne permettaient pas à deux personnes de passer à la fois. — (Article Entre-colonnement dans l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle, tome XI, Paris, 1858)
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bastille
?- Ouvrage, construction passagère ou permanente, qu’on élevait soit pour fortifier une place, soit pour l’assiéger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Prison, en allusion à la Bastille parisienne.
- Ô sainte égalité ! dissipe nos ténèbres,Renverse les verrous, les bastilles funèbres. — (André Chênier)
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hygrophile
?- (Biogéographie, Botanique, Écologie) Qualifie les végétaux qui croissent dans les lieux humides, et plus particulièrement dans les milieux soumis à une inondation se comptant en semaines (mais non en mois, dans ce cas voir : hydrophile).
- Bien souvent d’ailleurs et très obligeamment, BONATI fils […] me procura d’intéressants renseignements sur la flore hygrophile de la vallée moyenne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 3)
- Groupement hygrophile à Pinus patula, sous climat tropical humide dans les Sierras hidalgenses, de Queretaro et de Puebla.— (H. Puig, Géographie botanique du Mexique, Bulletin de la Société de géographie de Toulouse, 7 mars 1976)
- Cette espèce hygrophile se naturalise de préférence dans les moliniaies et les pelouses humides (Euffigneix, Poinson) et dans les endroits frais au bord des chemins (Bourbonne, Chambroncourt).— (B. Didier, Jean-Claude Rameau, J. M. Royer, Nouvelles observations sur la flore de Haute-Marne publié dans le Bulletin de la Société de sciences naturelles et d’archéologie de la Haute-Marne, avril 1986)
- (Zoologie) Qualifie les animaux qui vivent dans les lieux humides.
- Ce n’est point la clarté qu’il redoute, mais la sécheresse : il est hygrophile plutôt que lucifuge. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (Chimie, Physique) Qualifie les substances qui absorbent l’humidité de l’air.
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annihile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe annihiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe annihiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe annihiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe annihiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe annihiler.
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éthyle
?- (Chimie organique) Radical monovalent de formule semi-développée CH3– CH2–, qui entre dans un grand nombre de composés organiques.
- En observant ces étroites relations, le docteur Hofmann fut conduit à essayer de remplacer dans la rosaniline l'hydrogène par d'autres radicaux que le phényle. Il essaya d'y introduire l’éthyle, en faisant digérer de la rosaniline avec de l'iodure d’éthyle, et il réussit effectivement à substituer trois molécules d’éthyle aux trois d'hydrogène qui étaient remplaçables. — (W.-H. Perkin, « Diverses couleurs de l'aniline, du phénol et de la naphtaline - Application des couleurs de la houille aux arts », dans Le Moniteur scientifique du 15 mars, vol. 11 de la collection, 2e série, tome 6, Paris : chez M. Quesneville, 1869, p. 266)
- Un second procédé consiste à traiter le p-fluorophényl sulfinate de sodium par l’iodure d’éthyle dans l’éthanol. — (Albert Lespagnol, Quelques aspects de la chimie des médicaments, Éditions Masson et Cie, 1966, p. 82)
- kentrophylle
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immobile
?- Qui ne se meut pas.
- On a cru longtemps que la terre était immobile.
- Demeurer immobile comme une statue.
- (Sens figuré) Inébranlable.
- à cette nouvelle, loin de s’affliger, il est resté calme et immobile.
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refile
?- Les toilettes, le petit coin.
- Il venait nous affranchir de ce qu’il fallait surtout pas se tortorer sous peine d’aller au refile ou de se retrouver couvert d’urticaire. — (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, La Table Ronde, 1977, réédition Le Livre de Poche, 1990, page 99.)
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sil
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du sisaala des Tumulung.
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colibacille
?- Entérobactérie gram négative, en batonnet, sans spores, commensale de la flore intestinale et indispensable, mais qui peut provoquer certaines infections urinaires, génitales ou intestinales parfois avec toxicose et même une septicémie.
- L’espèce Escherichia coli (colibacilles) joue un rôle prépondérant en raison de sa présence constante et de sa large prédominance sur les autres espèces, elle constitue 80 % des bactéries dans les selles terminales.
- L’isolement de colibacilles dans des aliments indique une contamination par des fèces. — (Christian Meyer, éditeur scientifique, Dictionnaire des sciences animales, Cirad, Montpellier, France, 2023)
- C’est autour des tables qu’est née la vogue du colibacille. On se rappelle le grand succès de ce microbe peu après l’exposition des Arts décoratifs de 1925. Si discret fût-il par la retraite où il vivait, il connut la gloire d’être le microbe du jour, celui dont on parle, celui qui est sur toutes les lèvres. De streptocoque, de staphylocoque, de pneumocoque, il n’était plus question. Si l’on était l’objet d’attaques de ces organismes vulgaires, on se gardait de s’en vanter ; on en était un peu honteux. On se flattait au contraire de porter en soi le colibacille du même ton que l’on se fût vanté d’héberger sous son toit un roi détrôné ou quelque célèbre raquette de tennis. Il n’était propos de table ou de salon qui ne fussent assaisonnés de colibacilles. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d’aujourd’hui, 1935)
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streptobacille
?- (Vieilli) Streptocoque.
- Le streptobacille de Ducrey.
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babil
?- Bavardage enfantin où le plaisir passe avant la volonté d’être compris.
- Abondance de paroles inutiles.
- […] il excitait par ses questions le babil de son guide. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pour faire honneur à son hôte, le maître du logis avait convié quelques amis intimes, capitalistes ou commerçants, plusieurs femmes aimables, jolies, dont le gracieux babil et les manières franches étaient en harmonie avec la cordialité germanique. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Quoique l’on vendangeât les clos, l’on n’entendait ni bruit ni babil. Les vignes semblaient inhabitées, tant le silence était profond. Nous allions comme des gens dont la douleur repousse des paroles banales, et nous écoutions le comte, le seul de nous qui parlât. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le babil de l'enfant chéri se mêla aux derniers baisers que lui donna le jeune homme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. IV, Paris, 1832 ; p. 102)
- Écoutez son babil, acceptez les musiques qu’elle n’a encore chantées que pour elle ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 180 de l’édition Houssiaux de 1855)
- … je me mis dès lors à le contempler avec une certaine dose de pitié et à prêter l’oreille, d’abord avec indulgence, puis, en fin de compte, non sans plaisir, à son babil incohérent. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
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ville
?- Assemblage ordonné d'un nombre assez considérable de maisons disposées par rues, et limitées parfois par une enceinte.
- Oh ! caballero, la ville la plus belle et la plus grande de la vieille Europe est bien petite, bien sale et bien mesquine comparée au désert. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a dans certaines villes jusqu’ici préservées, il y a de ces rues extraordinaires, remarquables tantôt par leur fourmillement et tantôt par leur silence, car la variétés des villes est infinie. — (Pierre Louÿs, La ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932)
- Soudain, devant nous, au seuil des montagnes, apparaît une ville. C’est si nettement une ville, la ville des écriteaux d’école, mi en plaine, mi en montagne, que nous doutons d’y pénétrer. Au-dessus d’elle, un château-fort, les tours encore presque intactes, mais renversées horizontalement, comme dans les mirages qui n’ont pu tourner tout-à-fait. Jamais l’état-major […] ne nous permettra de pénétrer dans cet exemple de ville, avec sa cathédrale ogivale au milieu, ses usines à droite, ses toits de tuile à gauche. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- […] nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le Havre, tout le monde le sait, est une ville de création beaucoup plus récente que Rouen, une ville claire, ouverte, aérée, une ville rectiligne. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Entité administrative ayant légalement obtenu le statut de ville, comme par exemple certaines communes de Belgique ou du Luxembourg.
- Chiny a le statut de ville, glorieux héritage de son lointain passé historique. — (Bernard Dubrulle, Le Petit Futé Wallonie: L’Ardenne et bien plus, 2007)
- (Par extension) L’administration de cette cité.
- Il avait une partie de son bien en rentes sur la ville de Paris.
- (Par extension) Population d’une ville.
- Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- À Marseille, les juifs eurent droit de cité jusqu’au XVIe siècle, et il semble pas que la ville ait eu à le regretter, car c’est un des leurs, Crescas Davin, qui introduisit chez elle, en 1371, la fabrication du savon. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La ville et ses plus riches bourgeois veulent surpasser en magnificence les autres cités. La réception est « de gros coutange » mais aussi « chose très admirable ». — (Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989)
- Vie urbaine, mœurs qui y règnent, par opposition au séjour, à la vie et aux mœurs de la campagne.
- J’aime mieux la ville que les champs.
- Il préfère la campagne à la ville.
- (Histoire) (Par ellipse) Corps des officiers municipaux.
- (Par ellipse) Médecine de ville.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.