Dictionnaire des rimes
Les rimes en : béquette
Que signifie "béquette" ?
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- Pince à l’usage du chaînetier, de l’épinglier, du fondeur et du serrurier.
- Sorte de perche qu’on emploie dans certains bateaux, pour mouvoir le gouvernail.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "béquette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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moyette
?- (Agriculture) (Régionalisme) (Normandie) Petite meule de blé ou de seigle.
- Dans les étés excessivement pluvieux de 1828 et 1829, je me suis très bien trouvé de l’adoption d’une méthode usitée dans quelques cantons de la Normandie, et qui consiste à mettre le blé, après le faucillage, en meulons ou moyettes, qui se font de la manière suivante : on place sur un endroit sec et élevé des champs une javelle, que l’on replie sur elle-même vers le milieu de la longueur de la paille, en sorte que les épis ne posent pas à terre, mais viennent s'appuyer sur l’extrémité opposée de la javelle. (Calendrier du bon cultivateur,ou Manuel de l’agriculteur praticien -1830)
- Pour établir une moyette, on pose d'abord à terre une javelle, dans un lieu élevé du billon ; on replie cette javelle sur elle-même, en soulevant les épis d’une main que l’on passe par dessous, pendant que l’on appuie l’autre bras sur le milieu de la javelle, et l’on ramène ainsi les épis sur l’extrémité opposée de la javelle ; [...]. — (Christophe Mathieu de Dombasle, Moisson dans les saisons pluvieuses, in Le Cultivateur, journal des progrès agricoles, juillet 1830, page 8)
- Ah ! la moyette, c’est encore elle, dans cette saison assurément, qui a sauvé notre récolte ! Sans la moyette, qu’aurions-nous fait par ces temps exceptionnellement humides ? Tout aurait germé, ou à peu près ! — (E. Cassé, Sur l’ensilage, in Journal de l’agriculture, année 1882, tome IV : octobre à décembre, page 138)
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merlette
?- (Héraldique) Meuble représentant un petit oiseau morné (sans bec ni pattes) imaginaire dans les armoiries.
- d’azur, au cygne d’argent, becqué et membré de gueules, au chef d’or, chargé de trois merlettes de sable. — (Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, volume 6, Paris, 1815, page 85)
- Sont-ce des aigles déployés, des merlettes ou des alérions, ou des ailettes attachées à des foudres ? — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu. Angélique, Michel Lévy frères, Paris, 1856, page 88)
- la canette représente la cane ou le canard ; si elle est dépourvue du bec et des pattes, elle devient une merlette. — (Théodore Veyrin-Forrer, Précis d’héraldique, Larousse, Paris, 1951, page 114)
- Dans mon enfance, de vieilles parentes m’assuraient que les merlettes, évocatrices d’oiseaux migrateurs, signifiaient les pèlerinages et les croisades. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 42)
- (Ornithologie) Femelle du merle.
- Même le merle s’envole vers le ciel une merlette à ses côtés. — (Alexandre Pouchkine, traduit par Jarmila Buzková et Claire Lusseyran, Contes de Pouchkine, Gründ, Paris, 1999)
- Ancienne armure de tête.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré)
- Dieu ! que je rirais si elle tombait amoureuse de Marcel ! Faute de grives… Mais je le connais, lui ! c’est un merle qui ne se laissera pas prendre — que dis-je ? une merlette, une merlette blanche ! — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
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phalangette
?- (Anatomie) Dernière phalange d’un doigt ou d’un orteil, celle qui porte l’ongle.
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pichenette
?- Coup de doigt que l’on donne du majeur ou de l'auriculaire, lorsque, après l’avoir plié et raidi contre le pouce, on le lâche sur le visage, le nez, les oreilles, etc.
- Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s’approchait, le gamin lui donnait une pichenette. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- D’une pichenette il fait disparaître un grain de poussière égaré sur sa manche, puis, automatiquement, en faisant aller les bras, il manœuvre en criant : une, deux ; une, deux. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
- On remarqua soudain qu’il rajustait sa perruque et faisait des pichenettes sur son jabot, d’où l’on augura que la voiture était en vue. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 47)
- Tout en trempant le croissant dans le café au lait et donnant des pichenettes à son journal pour qu’il pût se tenir grand ouvert sans qu’elle eût besoin de détourner son autre main des trempettes, elle disait : « Quelle horreur ! Cela dépasse en horreur les plus affreuses tragédies. » — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, chapitre II, 1927 ; édition Gallimard)
- De temps en temps, mon père ouvrait la bouche et attrapait au vol une pastille qu’il avait lancée en l’air d’une pichenette de l’index. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 59)
- Vargas inventait des histoires du haut de sa montagne, puis il leur donnait une pichenette et les regardait dévaler la pente. — (Antoine Bello, Les Producteurs, édition Blanche, 2015, page 256)
- (Informatique) Dans le contexte des téléphones intelligents, mouvement horizontal ou vertical rapide de l’index sur l’écran tactile.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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arpète
?- Apprenti, jeune ouvrier en apprentissage et chargé des petits travaux[2].
- […] pur produit maison, entré comme arpète à l’âge de 16 ans dans les ateliers et qui a gravi les échelons à force de cours du soir pour devenir technicien. — (Jean-François Fournel, « Entre Peugeot et le FC de Sochaux, une amère déchirure », journal La Croix, 27 avril 2015, page 21)
- Jeune apprentie couturière chargée de menus travaux dans l’atelier.
- Ce que j’en ai vu quand j’étais gosse, des écolières et des arpètes qui me disaient en confidence. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Victor parvint à trouver une place sur la terrasse du Jeu de paume, à l’ombre d’un marronnier, près de deux arpètes qui se penchèrent en gloussant pour mieux le dévisager puis échangèrent des commentaires à voix basse. — (Claude Izner, Mystère rue des Saints-Pères, chapitre IV, page 76. Éditions 10/18, collection « Grands détectives » no 3505, 2003.)
- (Par extension) Élève technicien de l’École d’enseignement technique de l’Armée de l'air[3].
- L’investissement des arpètes dans ce don de soi a été marqué par plusieurs temps forts. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
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émette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de émettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de émettre.
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guette
?- Lieu de guet, et plus particulièrement échauguette ou tourelle au sommet d’un château, d’un bâtiment.
- (Charpenterie) Demi-croix de Saint-André, posée en contre-fiche dans les pans de bois.
- (Charpenterie) Poteau de pan de bois qui est incliné de deux ou trois fois son épaisseur.
- (Suisse) Guetteuse, veilleuse de nuit.
- Suisse. À Lausanne, perché au sommet de la cathédrale, un veilleur de nuit qu'on appelle le « guet » crie les heures de 22 h à 2 h du matin. 365 jours par an depuis 1405. Pour la première fois, une femme, Cassandre Berdoz, va devenir « guette ». — (Bulletin ‘’Les bonnes infos’’ hello@bulletin.fr, 30 août 2021)
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maigrelette
?- (Familier) Personne particulièrement maigre.
- Elle reprend trente kilos, son mari la quitte, définitivement, non sans l’avoir copieusement trompée avec une maigrelette qui travaille à l’étage audessous. — (Éric Nataf, Régime mortel, 2008)
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toilette
?- (Désuet) À l'origine, petite nappe en toile qui une fois étendue sur une table servait à y poser ce que l'on utilisait pour la parure.
- Une toilette en dentelle.
- (Par extension) Flacons, boites, ustensiles, etc, servant à se parer, se maquiller.
- C'est en ce sens que Visconti a pris le mot niello, dans sa description de la toilette en argent, d'une dame romaine, appelée Projetta. — (Duchesne, Essaisur les nielles, in Revue encyclopédique, 1826, volume 32, page 98)
- (Par extension) Meuble garni de ce qui sert pour se laver, se coiffer, se parer.
- Leur chambre […] n’était meublée que de vieilles choses ternes, avec […] dans un coin, un paravent qui cachait la toilette et le bidet. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 5)
- Le miroir d’une toilette.
- Action de se laver.
- Après avoir fait une toilette soignée, c’est-à-dire une toilette de propreté, la seule que nous pussions nous permettre puisque nous n’avions pas d’autres vêtements que ceux que nous portions sur notre dos, nous prîmes nos instruments, Mattia son violon, moi ma harpe, et nous nous mîmes en route pour nous rendre chez M. Espinassous. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour fabriquer le savon proprement dit utilisé dans la toilette et en blanchisserie, on traite une huile ou une graisse par la soude ou la potasse. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 157)
- Après une toilette sommaire et difficultueuse, je monte sur le pont. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 12)
- Déjà, autour du cadavre, les voisins s’affairaient pour sa dernière toilette. À terre, une bassine d’eau rougie, ses vêtements maculés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Ensemble des vêtements et accessoires d’une femme.
- Si je n’ai jamais vu de femme plus hideuse, jamais, jamais je ne vis de plus coquette personne. Une toilette, un bijou aperçu à travers des vitrines éblouissantes, la faisaient tomber en pâmoison. — (Octave Mirbeau, La Tête coupée)
- Quelque matinale que fût cette heure, plusieurs femmes, qui toutes avaient voulu se montrer en toilette, revenaient du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- L’adoption des toilettes portées dans les villes, c’est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) Appareil sanitaire servant à recueillir et à évacuer les besoins naturels.
- Sur place, Mme Stevens a senti le besoin de soulager et s’est rendue à la toilette extérieure, à une cinquantaine de mètres de la yourte. — (Radio-Canada, Un ours attaque une femme par le trou d’une toilette extérieure, site radio-canada.ca, 21 février 2021)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) (Construction) (souvent pluriel) Pièce où se trouvent des installations sanitaires pour faire ses besoins naturels.
- Il entra dans un bistrot, commanda un café, descendit à la toilette. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 2)
- En moi-même, j’étais tourmenté par deux besoins pressants : visiter derechef une “toilette” suisse et lire longuement un journal local. — (Henri Calet, Rêver en suisse, Éditions de Flore, Paris, 1948)
- Morceau de toile dont les marchands d’étoffes, les tailleurs, les libraires, etc., enveloppent les marchandises pour les livrer.
- Il portait sous son bras une toilette verte qu’il posa sur une chaise ; puis, défaisant les quatre oreilles de la toilette, il découvrit un tas de petits livres jaunes. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, page 9)
- Dans son sac d’orateur, il a de la fantaisie et du solide, de même qu’il porte, dans sa « toilette » de serge, des mules de marquise et des socques de maçon. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Son plaisir à elle, quand le travail ne pressait pas, c’était, sur le pas de la porte, d’entendre une voisine lui raconter, le panier ou la « toilette » au bras, de belles misères, et de pleurer de compagnie. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 63)
- Le Planteur de Caïffa, coiffé d’une magnifique casquette marron, passait à jour fixe. Sa voiturette ressemblait à un grand coffre monté sur trois roues. Elle renfermait une foule d’articles d’alimentation et de ménage. Son café était excellent. À la manière des colporteurs, il emplissait une toilette de quelques-uns de ses produits et montait les proposer dans les étages. Ma mère était une cliente fidèle. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, pages 22-23)
- (Par analogie) (Cuisine) Crépine ; péritoine de porc dont on entoure les pâtés, pieds de porc, etc., avant de les cuire au four.
- Préparer également une pâte faite de farine et d’eau pour le lutage des couvercles et découper les surfaces carrées de 20 cm sur 20 cm dans la toilette de porc. — (Albin Marty, Fourmiguetto : Souvenirs, contes et recettes du Languedoc, 2003, page 44)
- Toilette marseillaise : Sorte de vanity case en osier, destiné à transporter les produits.
- Beaux habits, habits du dimanche.
- Ma mère me contemple avec plus de pitié que de colère.« Tu n’es pas fait pour porter la toilette, mon pauvre garçon ! »Elle en parle comme d’une infirmité et elle a l’air d’un médecin qui abandonne un malade. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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braguette
?- Ouverture sur le devant d’un pantalon, d’une culotte d’homme.
- Sa main à elle errait sur la braguette de Mony qu’elle arriva à déboutonner. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, chapitre 3)
- D'un geste rapide, il entrouvre, comme disait Rabelais, sa braguette, et dirige un vigoureux et long jet d'eau blonde, avec adresse, sur les vingt pertuis du judas. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 81)
- À plusieurs reprises il fit signe à Honoré que le vent soufflait dans sa braguette. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 113)
- Il était très trapu pour son âge (son torse nu, la peau toute niaise et rose de brûlures de soleil, paraissait jailli d’une braguette. Pomme aurait voulu qu’il remette sa chemise). — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 50)
- Dans la même dévotieuse série, sainte nitouche se comprend d'elle-même : « N'y touche. » A quoi ne touche-t-elle pas ?... Disons, essentiellement aux choses qui sont dans la braguette des messieurs, […]. — (Claude Duneton, La Puce à l'oreille : Anthologie des expressions populaires avec leur origine, Le Livre de Poche, 2014)
- Peut-être que c'était le cœur qui avait lâché à force de s’astiquer le chinois et qu'il gisait quelque part, braguette ouverte sur le néant. — (Gérard-Fernand Bianchi, Généalogie fractale, Éditions Éphémère/Lulu.com, 2016, page 246)
- Billy aurait dit un jour – un peu crûment sans doute – qu’« Ernst Lubitsch pouvait faire davantage avec une porte fermée que la plupart des cinéastes avec une braguette ouverte ». — (Jonathan Coe, Billy Wilder et moi, traduction Marguerite Capelle, Gallimard, 2020, page 250)
- (Par métonymie) (Familier) Activité sexuelle masculine.
- Et les deux auteurs impertinents de citer un proverbe milanais : « Si le Seigneur ne pardonne pas les péchés de la braguette, Il peut bien rester tout seul, là-haut, au ciel, à jouer de la trompette.», — (Jean-Paul Kurtzau, Au nom de Jésus fils de l’Homme et de Christ fils des Dieux, réédition Books on demand, 2015)
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proprette
?- Féminin singulier de propret.
- Lorenzo. – Proprette comme une Flamande ! — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1, 1834)
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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pétrolette
?- (Vieilli) Voiturette à pétrole.
- Vinrent encore un lourd omnibus automobile moins rapide mais plus effrayant, sonnant de la trompe sans discontinuer, une antique calèche au devant vitré, un landau mené par de solides et lents chevaux percherons, puis des charrettes anglaises élégantes, et encore des automobiles et des pétrolettes : ce fut durant vingt minutes une succession presque ininterrompue d'équipages et de véhicules attirant les villageois sur le seuil des portes. — (George-Lespinasse Fonsegrive, Le fils de l'esprit: roman social, Lecoffre, 1905, p. 33)
- (Vieilli) Petit canot automobile à pétrole.
- Le commandant nous invite dans sa pétrolette. — (André Gide, Souvenirs et voyages, Gallimard, Pléiade, 2001, p. 335)
- […], Fabre, assis, ou plutôt allongé dans son canot, respirait béatement la brise marine. À sa gauche, le paysage défilait, très lentement, car la pétrolette de Jeffries avait fort à faire. C'était une succession de criques sauvages, de mornes déserts, d'îlots de corail, dominés par la masse sombre de la forêt et de la montagne. — (Pierre Benoit, Erromango, 1929)
- (Familier) Cyclomoteur ou vélomoteur.
- Mâchefer qui se battait avec son engin, une méchante pétrolette qui, en l'occurrence, ressemblait plutôt à un cheval de rodéo. Jambes écartées, la pointe du pied au sol, Mâchefer, le visage soucieux et tendu, les bras roides, s'efforçait de garder à sa pétrolette un semblant de direction. Mais, à chaque explosion nouvelle, il partait à droite, à gauche, par grands à-coups. — (Henry Bonnier, L’Enfant du Mont-Salvat: roman, Albin Michel, 1980, page 270)
- Sa porte fermée à double tour, Justin enfourcha sa vieille mobylette bleue à moitié rouillée appuyée contre le mur de la maison. Il la mit sur sa béquille et, arcbouté sur le guidon, pédala comme un fou pour la mettre en route. Il fallut un certain temps pour que la pétrolette daigne enfin démarrer dans une fumée d'enfer. — (Alain Fournier, Le bouc marchait sur deux pattes, Éditions Edilivre, 2013, chap. 1)
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pâquerette
?- (Botanique) Plante herbacée aux feuilles en rosette, aux capitules de fleurs terminaux et solitaires souvent jaunes et blancs, et dont les fruits sont des akènes.
- Un oratoire (msalla), simple mur en maçonnerie blanchi à la chaux, avait été construit à la hâte sur une colline voisine, toute blanche de pâquerettes. — (Frédéric Weisgerber, Trois Mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 132)
- (Spécialement) Synonyme de pâquerette vivace.
- À la vue de plusieurs touffes de pâquerettes et de quelques boutons d’or épargnés par les premières gelées blanches, la Goualeuse ne put retenir de nouvelles exclamations de plaisir. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- […] le pré semblait s’être fleuri soudain de nappes neigeuses de pâquerettes. — (Émile Zola, Le Rêve, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888)
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burette
?- Petit vase à goulot et à anse, propre à contenir du vinaigre, de l’huile, etc.
- Burette de cristal, de porcelaine, de faïence.
- Burette à huile.
- […] Mme Paquet dont la porte entrouverte – pour les commodités d’une bonne écoute – laissait voir le profil plat, absorbé dans la préparation d’une vinaigrette que lui fournissait, goutte à goutte, une paire de burettes transformée en huilier. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 252)
- C'est la fée des machines : à laver, à repasser, à tricoter, à coudre, à mixer, à mouliner, à souffler, à battre, comme à écrire ou à photocopier : elle sait tout des boutons, des recharges, des durées de fonctionnement, des endroits où donner le coup de burette. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 92)
- (Religion) Petit vase où l’on met le vin et l’eau qui servent à la messe.
- À l’aide d’un de ces instruments, il ouvrit le tabernacle, en tirant d’abord le saint-ciboire, […], puis un ostensoir massif, […], puis enfin deux burettes de vermeil. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Et la messe continuait devant Durtal, émerveillé par l’enfant qui baisait, les yeux presque fermés, dans le petit recul d’un discret émoi, les burettes de vin et d’eau, avant que de les offrir au prêtre. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’est une messe. […]. Il achève l’offertoire, et je le vois, debout, qui saisit la patène plaquée contre sa poitrine. Un enfant de chœur lui tend, l’une après l’autre, les burettes, cependant que le prêtre dépose l’hostie sur le corporal. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Instrument de laboratoire permettant d'ajouter au goutte-à-goutte un réactif dont le dosage doit être précis.Une burette de laboratoire.
- La burette est composée d'un tube en verre d'environ 1 cm de diamètre, gradué (généralement en dixième de millilitres), munie à son embouchure d'un robinet permettant de faire varier le débit du liquide, et ouvert à son autre extrémité.
- Testicule.
- Je ne lisais pas le journal dans les burettes de mon père. — (Marc Levy, Un sentiment plus fort que la peur, chapitre 7)
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pochette
?- Petite poche, petit sac, petite enveloppe.
- Cette petite fille avait les mains dans les pochettes de son tablier.
- Elle notait surtout deux petites pochettes en toile blanche, brodées chacune d'une initiale, et qui contenaient les serviettes. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre III, Gallimard, 1937)
- Enveloppe de papier, de plastique ou de carton servant d’emballage.
- La finesse des bas nylon est évaluée en deniers et inscrite sur la pochette ; le chiffre correspond au titrage du fil ; plus il est bas, plus le fil, donc le bas, est fin. — (Geneviève de Corbie, Savoir équiper et entretenir sa maison, Paris : chez Gautier-Languereau, 1965)
- Le cadeau ou objet publicitaire de faible valeur est largement utilisé en de nombreuses occasions.[…]. Les classiques sont les stylos à bille, les briquets, les calendriers, les porte-clefs, les sacs, les pochettes d’allumettes, les cartes à jouer. — (Rémi-Pierre Heude, Guide de la communication pour l’entreprise, page 60, Éditions Maxima, 2005)
- (Philatélie) Dispositif composé de deux morceaux de plastique fin soudés entre eux, dont un gommé, destiné à présenter un timbre dans un album sans l'abîmer.
- (Pêche) Petit filet de pêche.
- Tendre une pochette.
- Mouchoir destiné à être mis dans une petite poche.
- Ses airs penchés, sa ravissante et luxueuse pochette de soie, son bracelet montre en or, le fard étalé sur ses joues le tenaient quitte de manifester son opinion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- 4 septembre 42 – Il avait un horrible costume sur lequel l’œil de maman s’attardait et une « pochette » dont on apercevait la dentelle. Aïe ! Heureusement qu’il a des humanités ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 228)
- (Musique) Petit violon, autrement appelé poche, de 20 à 30 cm de long utilisé par les professeurs de danse au XVIIIe siècle.
- Jouer de la pochette.
- Figure-toi une pochette terminée par une tringlette en fer qu'on appuie par terre, afin de la faire pivoter à volonté. — (Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854)
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moquette
?- Étoffe à chaîne et à trame de fil, veloutée en laine, dont on fait des tapis.
- Elle trouva une pile de plats d’argent qu’elle donna à La Corbinière, et, comme elle voulait en prendre d’autres, il lui dit : "N’en tirez plus dehors, car le sac de moquette est plein." — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Moquette unie, à dessins.
- Moquette rouge.
- Tapis de moquette.
- (Par extension) Revêtement décoratif en moquette qui a pour but de recouvrir les surfaces, généralement les sols.
- Puis il remarqua que le coin de la moquette rebiquait légèrement. Il s’agenouilla, tira et la moquette céda facilement. — (Peter James, Comme une tombe, Pocket-Univers Poche, 2012)
- Je pose les pieds sur la moquette tuftée bleu canard à la texture de plastique recyclé et me traîne jusqu'à la salle de bains. — (Élisabeth Elo, En eaux profondes, Place des Éditeurs, 2015, chap.16)
- (Familier) (Sens figuré) Pilosité fournie sur le torse de certains hommes.
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affichette
?- Petite affiche.
- Son œil fut attiré par l’affichette du journal Presse Océan aux abords du Café du Port. — (Stéphane Pajot, Anomalie P, 2014)
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quête
?- Action par laquelle on cherche.
- « Nous sommes d’ailleurs en quête de nouveaux partenaires », souligne l’Angérien. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 18)
- Là-dessus, Capestang se mit en quête d'une auberge pour s'y loger avec Cogolin. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. On presse alors le pas, tête baissée, découragée et battue, tristement ramenée à son humiliante condition de femme […]. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi & Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, p. 261)
- D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — […] — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
- Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.92)
- Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les œuvres de la paroisse, pour les pauvres.
- (Chasse) Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer.
- Aller en quête.
- (Chasse) Action du chien qui démêle la voie d’un gibier qu’on veut détourner.
- Un épagneul bon pour la quête.
- Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour exciter les chiens à trouver l’animal qu'on veut leur faire chasser.
- Lorsqu’on entre en chasse, il faut sonner la quête à de courts intervalles. Les chiens savent alors qu’il faut travailler. La quête les excite, les encourage, leur rappelle d’heureux souvenirs ; vous les voyez s’animer à l'envi les uns des autres, et déjà quelques uns lancent par-ci par-là des notes graves comme des points d'orgue. — (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Ce livre contient les tons de chasse suivants : la quête, deux tons pour chiens, le laissé courre royal, le forhu, pour remettre les chiens dans la bonne voye et pour le hourvary, le débucher, l’eau, la sortie de l’eau, l’hallali, l’appel, la retraite prise. — (Bon Dunoyer de Noirmont., Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution, par le baron Dunoyer de Noirmont. Tome 2 , 1867.)
- Lorsqu’on entre en chasse, on sonne la quête pour encourager les chiens.— (Charles Diguet, Le livre du chasseur , 1881.)
- « Tu dis vrai, Nicamor (nom du chien)! » s’écriait-il… et il sonnait la quête et la requête…, l'hourvari, quand le vieux chien tombait à bout de voix…, la vue, alors que, changeant le lieu de sa reposée, le piqueur tentait de se dérober à la meute…, l’hallali, lorsqu'après une heure de chasse, Nicamor, démêlant toutes les ruses de la bête, aboyait au fort devant la nappe du cerf, dont l’honnête serviteur s’était fait un manteau; puis, la fête terminée, le gentilhomme regagnait sa demeure en sonnant de toutes les forces de ses poumons la joyeuse fanfare de la retraite prise. — (Adolphe d'Houdetot, La petite vénerie ou La chasse au chien courant, 1930.)
- (Marine) Inclinaison d’un mât vers l’arrière ou l’avant.
- Il se retira à l’arrière de la dunette et braqua sa longue-vue au-dessus des bastingages. Il voyait deux mâts présentant une forte quête avec deux grandes voiles sombres, pareilles à des ailes. — (Alexander Kent, traduction d'Alain Bories, Capitaine de Sa Majesté, Phébus, coll. Libretto, 1992, p. 238)
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amulette
?- Objet censé protéger par magie, protéger contre des sorts, éviter des malheurs; généralement, il faut pour cela le porter sur soi.
- Parmi les autres véhicules, le pick-up se distinguait du troupeau comme un animal issu des âges préhistoriques fascinant immédiatement les quelques gamins embarqués, yeux grands ouverts, attirés par cette chose ferrailleuse, imposante comme une armure d’iguanodon agrémentée d’amulettes en plastoc. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 6)
- Oh ! j'ai toujours sur moi avec mes amulettes la lettre que m'avait apportée le lieutenant Chaâmbi ! — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Son visage était caché par le long voile garni de plaquettes de métal, sa tête serrée dans un foulard rouge bordé d'amulettes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
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piquette
?- Boisson que l’on fait avec de l’eau mise dans un tonneau où il y a du marc de raisin, quelquefois des prunelles, etc.
- La piquette se prépare en introduisant du marc de raisin dans des tonneaux que l’on achève de remplir avec de l’eau. Cette boisson peut être consommée huit ou dix jours après sa fabrication ; chaque litre de piquette, soutiré par la cannelle, est immédiatement remplacé par un même volume d’eau. Il en résulte que la piquette s’affaiblit de jour en jour eu acquérant de l’ascescence et finit par ne plus être potable. — (Théophile Jules Pelouze et Edmond Fremy, Traité de chimie générale, 1856)
- On fait quelquefois de la piquette avec le marc définitif qu’on délaye dans un peu d’eau et qu’on soumet à une nouvelle pression. C’est un vin très-faible et qui s’aigrit facilement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
- (Par extension) Petit vin de qualité inférieure, aigrelet, sans bouquet et sans corps ; pinard ; picrate.
- « Je ne déteste pas les marchands de mort subite. Allons boire un coup de piquette » et il frappa sur l’épaule d’Angelo avec une main bien solide.Cette fameuse piquette était un vin clairet mais assez bon. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 20)
- L’été, verdure et fruit abondent en bas comme en haut ; puis vient la vendange et la confection d’une piquette à laquelle Monsieur préfère le bourgogne. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 89)
- En fait de saint-émilion, Marthe achète sa piquette à Anselme. […]. Le vin vaut ce qu'il vaut, mais Marthe le touche à bon prix et comme la clientèle est soiffarde,tout le monde est content. — (Olivier Deck, L'Auberge des Charmilles, éd. Albin Michel, 2014)
- La bourrée fait sauter les fillettes,Bacchus, l’œil allumé, leur verse une piquetteEt dans la vigne au vin, dans le creux d’un sillon,L’entonnoir à la main, il trousse leur cotillon. — (Ricet Barrier, « Bacchus bourré »)
- Les vignes elles courent dans la forêtLe vin ne sera plus tiréC’était une horrible piquette. — (Jean Ferrat, La Montagne, 1964)
- (Familier) Défaite cuisante ; raclée.
- Mon père au téléphone : – Faut pas se faire des illusions, la gauche va prendre une sacrée piquette, qu’en penses-tu ? — (Pascal Sevran, Lentement, place de l’église, Albin Michel, 2003)
- En filant une sacrée piquette au Brésil, qui n'est pas la première équipe venue ! Pour une première réalisation de la nouvelle France, ce n'est déjà pas si mal ! — (François Parent, Black-blanc-beur, éd. Bartavelle, 1999, page 200)
- (Normandie) (Désuet) Partie la plus dense du lait caillé.
- La partie la plus dense du lait caillé […] est appelée en Normandie piquette et constitue, en été, un vrai régal pour les paysans. — (Kaisar Dapontés, Livre Ephémérides Daces ou chronique de la guerre de quatre ans (1736-1739))
- (Familier) Chose aisée ; petite bière.
- Miracles de Salette Et de tant d’autres saints lieux, Vous serez de la piquette Près de l’œuvre à Langénieux. — (Étienne Pédron, Notre-Dame-de-l’Usine, dans Chansons socialistes, Lille : à l’Imprimerie ouvrière, 1906, réédition Dijon : Éditions Raisons & Passions, mars 2011, page 50)
- (Normandie) Morceau de pain (souvent grillé) que l’on trempe dans un œuf à la coque.
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frette
?- (Québec) Froid.
- — De l’eau « frette » ! Blasphème ! Donnez-moi de l’eau frette ! — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- J’imagine un hôtel plein, où tous les repas ne sont servis qu’aux chambres. Petit déjeuner avec toasts frettes et café cuit sur le réchaud depuis des heures? — (Danièle Lorain, Se sauver de février?, journaldequebec.com, 17 février 2021)
- L’eau chaude, l’eau frette — (titre d’un film d’André Forcier)
- Mon cœur est frette — (titre d’une chanson d’Emi Bond)
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branchette
?- Petite branche.
- Le dimanche des rameaux, chacun trouvait dans son banc la petite branchette que le réglementaire et les sacristains avaient coupée aux sapins de la montagne collégiale. — (Denise Rodrigue, Le cycle de Pâques au Québec et dans l'Ouest de la France, 1983)
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dette
?- Somme due à un créancier.
- Elle avait épousé un beau garçon sans fortune, mort au commencement de 1809, en lui laissant deux enfants très-jeunes avec une quantité de dettes. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Quoique […] j’eusse économisé quelques sous sur mes omnibus et mes déjeuners, il me fallut, plusieurs fois, avoir recours à l’obligeance d’un ami afin de payer des termes en retard et les dettes criardes. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Vers 1929, ce réseau de dettes enchevêtrées était si serré que l’on estimait que le service des dettes de l’État, des fermiers et des industriels, absorbait les trois quarts des revenus du pays. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Des créanciers qui réclament le remboursement de leurs dettes excitent toujours les rancœurs de leurs débiteurs. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Ce serait un comble que pour sortir de la crise financière, on oriente l’épargne vers les dettes souveraines. Je préfère qu’on stimule l’économie par la production. — (François Hollande, « Si je suis élu, je passerai un contrat avec l’industrie », dans L’Usine nouvelle, n° 3246, 30 juin 2011, page 32)
- Alcolo génétique, Bibo ne taffait pas et croulait sous les dettes, larguait toute sa thune dans la boisson et de temps en temps dans un tapin du cours de Vincennes. — (Zarca, Paname Underground, Éditions Goutte d'Or, 2017)
- La crise du Covid-19 pourrait finalement faire de Bruno Le Maire le ministre de la nationalisation d’Air France et d’un déficit et d’une dette records, dans l’espoir de contenir, «quoi qu’il en coûte», l’incendie économique. — (Lilian Alemagna, « Face à la crise, un Bruno Le Maire à contre-emploi », dans Libération n° 12078 du lundi 6 avril 2020, p. 10)
- (Sens figuré) Obligation sociale ou sentiment subjectif d’obligation de rendre quelque chose de la même valeur que celle qu’on a auparavant reçue.
- Il a une dette envers la société.
-
crête
?- Excroissance charnue que les coqs et quelques autres gallinacés ont sur leur tête.
- La gent qui porte crête au spectacle accourut. — (Jean de la Fontaine, Fables VII, 12. - cité par Littré)
- Ne me regarde pas comme ça avec ta mèche en crête de poussin, et tes mains ouvertes, comme Jésus-Christ, pour qu’on y mette des clous… — (André Malraux, La condition humaine, 1946, réédition Folio Plus Classiques, 2019, page 201)
- C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Proéminence charnue sur la tête de quelques reptiles…
- Et leur tête hideuse Dépasse encor son front [de Laocoon] de sa crête orgueilleuse. — (Jacques Delille, Énéide, II.- cité par Littré)
- Huppe qui orne la tête de divers oiseaux.
- La crête d’une alouette.
- Pièce de fer en forme de crête qui surmonte un casque ou autre coiffure semblable.
- (Par extension) Ornement en forme de crête.
- Une crête de pourpre en relève l’orgueil [du casque]. — (Jacques Delille, Paradis perdu, IX.- cité par Littré)
- Ligne de points hauts d'un relief séparant deux versants opposés.
- Élevons-nous, avançons vers les grandes crêtes, vers les sommets escarpés des grandes chaînes. — (Cuv., Révol. page 24. - cité par Littré)
- Le pic de Ternetiu élève sa crête parmi les nuages à douze cents mètres d’altitude. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Je me rappelai le vol dans le fameux « pot au noir », le long de la côte de l’Amérique du Sud, où je fus obligé de raser les flots jusqu’à tremper les roues du Nungesser-Coli dans la crête d’une haute vague. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Quand on remonte de Toul vers le Nord-Ouest, le paysage n'est pas sans grandeur. Ce sont de larges creux boisés ; et la vue découvre à vingt ou trente kilomètres quelque crête plus sévère. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 9, Hartmann, 1937)
- Il fila dans sa voiture par les crêtes qui bordent le canal des Ardennes, et eut l’occasion de s’arrêter dans un village perdu, pour demander son chemin. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Histoire) Partie la plus exaltée du parti montagnard à la Convention.
- (Agriculture) Terre relevée sur les bords d’un fossé qui sépare deux champs.
- (Architecture) L’ensemble des tuiles faîtières d’un toit.
- Le chaperon d’une muraille.
- (Architecture) Partie supérieure du glacis ou parapet du chemin couvert.
- (Militaire) Ligne de feu d’une redoute.
- (Anatomie) Saillie osseuse, étroite et allongée.
- La crête de l’os des iles.
- (Dentisterie) Éminence allongée, constituée de deux arêtes.
- (Botanique) Sorte d’axe plat et angulaire.
- Petite passementerie à dent comme une crête, sorte d’agrément, servant à border ou encadrer des rideaux, des sièges, etc.
- Un magasinier au teint bilieux qui inscrivait des chiffres sur un carnet en contrôlant un stock de ballots et de crêtes l'entendit et dressa l'oreille. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Flèche fantôme, 1932)
- Tas de blé qui est dans un bateau et qui est élevé en forme pyramidale.
- Mettre du blé en crête.
- (Typographie) Signe diacritique en forme d’une ligne verticale suscrite et utilisé principalement pour indiquer un ton moyen dans l’écriture de certaines langues tonales.
- Ce système nous fait économiser trois signes : le circonflexe [ ̂], l’inflexe [ ̌] et la crête [ ̍] ; il nous permet sur une machine à écrire de faire un clavier sango en ne transformant que quatre touches maximum pour [ɛ] [ɔ] [ ́] et [ ̀]. — (Marcel Diki-Kidiri, Le sango s’écrit aussi... : Esquisse linguistique du sango, langue nationale de l’Empire centrafricain, collection « Langues et civilisations à tradition orale », numéro 24, 1977, Paris : SELAF, page 52)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.