Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ayguade
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ayguade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
- lachalade
- sauvelade
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talonnades
?- Pluriel de talonnade.
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foirade
?- (Populaire) (Vulgaire) action de foirer, résultat de cette action.
- Surtout, ne mangez-pas ces fruits, ils ne sont pas mûrs et vous allez attraper une bonne foirade !
- Échec, désastre.
- Il étouffa dans le creux de sa main un rire qui s’y acheva en foirade, car le chef, d’un geste bref, venait de lui imposer silence. — (Georges Courteline, Messieurs les ronds-de-cuir, 1893)
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galopade
?- Action de galoper.
- Au milieu de cette quiétude retentit soudain, ce soir là, le bruit d’une galopade lointaine. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Une galopade retentit derrière nous, accompagnée de hurlements sauvages. — (Léo Malet, Les rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955)
- (Par extension) Petite course au galop.
- Tous les regards se portèrent vers le ciel pour voir s’il n’était pas chevauché par quelque galopade de spectres. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 91)
- Espace que l’on parcourt en galopant.
- D’ici là il n’y a qu’une galopade.
- (Équitation) Sorte de galop.
- La galopade est un galop en trois temps, lent, relevé, raccourci et cadencé, qui porte aussi les noms de galop d’école, galop de manège, etc., etc. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865, page 244)
- spiraloide
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poliade
?- (Mythologie) Qualifie une divinité protectrice d'une cité.
- Il est cependant plus rationnel de le considérer comme le symbole du peuple phénicien. Melkarth était la divinité poliade de Tyr. — (Charles Lenthéric, Le Rhône, histoire d'un fleuve, Plon, 1892, tome I, page 63)
- Cette religion traditionnelle romaine, comme toutes les religions poliades, entendons « propres à la cité », ne s’intéressait pas à l’homme en tant qu’individu. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 287)
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calade
?- (Manège) Pente d’un terrain élevé par où l’on fait descendre plusieurs fois un cheval au petit galop pour lui apprendre à plier les hanches et à former son arrêt.
- Rue empierrée de galets, souvent pentue, comme on en trouve surtout dans le sud de la France.
- Rue en calade.
- Les villes ont un cœur. Celle-ci avait une âme. Et peut-être plusieurs, qui flottaient le long des calades, ricochaient sur les pavés. — (Henri Lœvenbruck, Le Testament des Siècles, 2003)
- L’usage des lozes est divers : couverture des maisons, construction et consolidation des muraillons ou murets, confection des calades, etc. — (Claire Graf, Le pays de Léa, 1970)
- (Par extension) Type d’empierrement décoratif à base de galets.
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croupade
?- (Équitation) Saut où le cheval relève les pieds de derrière jusque sous le ventre.
- La croupade est un saut plus élevé que la courbette, dans lequel le cheval étant en l'air, trousse et retire sous lui et à la même hauteur ses quatre extrémités, sans faire voir ses fers, de sorte que l'avant et l'arrière-main se trouvent de niveau étant en l'air à la plus grande hauteur de cet air relevé. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, p.251, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- chaussade
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mascarade
?- Déguisement d’une personne qui se masque pour quelque divertissement.
- Que veut dire ce travestissement, de Bracy ? demanda Fitzurze ; est-ce bien le temps des jeux de Noël et des mascarades, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Par extension) (Sens figuré) Simulacre de quelque chose.
- Parodie de justice ou bien procès de bouffonnerie, comme il était écrit tout récemment dans un des plus grands journaux du monde ! Pourquoi cette mascarade dont je fus victime ? — (Joseph Caillaux, « Discours de Montpellier » in Ma doctrine, 1926)
- La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a qualifié, mardi, de « mascarades » les référendums d’annexion organisés en Ukraine par Moscou. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 6)
- Troupe de gens déguisés et masqués.
- Regarder passer une mascarade.
- (Histoire, Musique) Chanson composée pour les comédies-ballets où l’on dansait sous le masque.
- Marot a fait des mascarades.
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colonnade
?- (Architecture) Ensemble de colonnes disposées à intervalles réguliers sur une ou plusieurs rangées, le long de la façade d'un édifice, autour d'une place publique etc.
- […] ; la façade de François Ier avec ses colonnades surchargées d’ornemens ; […]. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, Revue des Deux Mondes T. 1, 1831)
- Les Grecs vivaient au grand air. […]. Leurs lieux de réunion, cela est assez connu, étaient des places publiques, généralement voisines des portiques ou colonnades où l’on se réfugiait en cas de pluie. — (Pierre Louÿs, Sports antiques, 1901, dans Archipel)
- (Sens figuré) Parfois apparait une belle colonnade de cyprès, sombre évocatrice de l’Orient, […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La colonnade de la place Saint-Pierre, dans la cité du Vatican, est due à l'architecte Bernini, dit Le Bernin.
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débandade
?- Action de se débander ou de se disperser ; débâcle.
- De ce jour, tous ses devoirs furent oubliés. Tout alla sans ordre et à la débandade. Lorsqu’une fillette a l’amour en tête, va te faire lanlaire ! — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 6)
- Son arrivée soudaine fait s’envoler des troupes de pigeons en débandade. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 355.)
- D'autres filles encore, plus nombreuses, escaladent les grilles, et là c'est la débandade : un gardien tombe à la renverse, une Femen à califourchon sur lui, un autre tente vainement d'en attraper une par sa perruque, qui lui reste dans la main, […]. — (Olivier Goujon, Femen : Histoire d’une trahison: Essais & documents, Éditions Max Milo, 2017)
- (Familier) Action de débander, cessation de l’érection, fait de ne plus bander.
- Un homme ne l’est qu’en érection, et l’homme le plus homme l’est de l’être partout et tout le temps. (…) À l’inverse, une défaillance du commandement implique toujours le soupçon d'une féminité fourbe, l'insultante passivité d'une débandade, la hantise du fiasco. — (Jean-Claude Beaune, La vie et la mort des monstres, 2004)
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nades
?- Deuxième personne du singulier (tú) du présent du subjonctif de nadar.
- reygade
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tartarinade
?- Fanfaronnade, galéjade, exagération ridicule, vantardise que personne ne prend au sérieux, mais qui au contraire, amuse, bouffonnade.
- Puis je réagis, je blague, je tente de crâner vis-à-vis de moi-même ; il me semble que cette position critique ne peut durer ; je me dis que je sortirai vivant de ce mauvais pas et qu’un jour, plaisantant mes angoisses, je raconterai cet épisode, en prenant une tasse de thé, à des dames souriantes qui croiront à des tartarinades. — (Jean Galtier-Boissière, La Fleur au fusil, Baudinière, Paris, 1928)
- Les tartarinades du va-t-en-guerre des plateaux-télé.
- Coup, action aussi spectaculaire qu'inutile et inconsidérée ; audace prudente, motivée par la vanité et le désir de faire parler de soi.
- Cela s'est terminé à Notre-Dame par une sorte de fusillade qui n'était qu'une tartarinade. — (Jean Lacouture, De Gaulle, 1990)
- Friandise habituellement à base de chocolat.
- Si, au Canada, la plupart des écoles vont jusqu'à interdire le chocolat, les tartarinades de chocolat, originaires d’Italie, est un des goûters les plus populaires dans les cours de récréation européennes. — (site www.france-jeunes.net)
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tribade
?- (Désuet) Lesbienne.
- Telles femmes qui aiment cet exercice ne veulent souffrir les hommes, mais s’adonnent à d’autres femmes, ainsi que les hommes mêmes, s’appellent tribades, mot grec dérivé, ainsi que j’ai appris des Grecs, de τρἱβω, τρἱβειν, qui est autant à dire que fricare, frayer, ou friquer, ou s’entrefrotter. — (Brantôme, Vies des dames galantes, 1666, Gallimard (Folio classique), 1995)
- La belle vierge Camille, belle et généreuse […] le [Turnus] vint trouver seulement avec trois fort honnêtes et belles dames de ses compagnes, qu’elle avait élues pour ses grandes amies et fidèles confidentes, et tribades pensez, et pour friquarelle ; et pour l’honneur en tous lieux s’en servait, comme dit Virgile en ses Æneïdes [sic]. — (Brantôme, Vies des dames galantes, 1666, Gallimard, Folio classique, 1995)
- La Novice devait au moins en montrer seize. Chaque tribade chuchotait à la Présidente son opinion. Sapho fut élue à l’unanimité. — (Mathieu-François Pidansat de Mairobert, Confession d’une jeune fille, Gallimard, 2006)
- C’était une tribade, qui n’aimait des plaisirs de l’amour que ceux que lui donnait la femme. — (Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1879, cité par CNRTL)
- N’entrez jamais dans un bordel pour demander une tribade quand vous n’avez pas vingt francs sur vous. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926)
- Toute femme suspectée d’avoir des rapports avec une autre femme était considérée comme une tribade, comme une fricatrice, car elle usurpait à l’homme le rôle qui procédait du frottement. — (Georges Zimra, La Passion d’être deux : le sexe ineffable, Érès, 1998, page 191)
- Les jardins publics, les commerces ou les cafés deviennent autant de lieux de dépravation encouragée. Acclimatée, Fernande devient tribade ordinaire de la princesse Alice, 19 ans, « bouche très sensuelle, fesses peu développées ». — (Nicolas Dufour, Tribade, disciple saphique)
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grenade
?- (Botanique) Fruit du grenadier, grosse baie ronde, de la taille d’une grosse orange, à écorce dure et coriace, de couleur rouge ou jaune-beige, qui renferme dans des loges délimitées par des cloisons épaisses, de nombreux pépins de couleur rose-saumon à rouge rubis, d’une forme caractéristique en gemme de rubis, et dont seul l'arille qui entoure chacun d'eux est comestible. Sa peau est toxique car elle contient divers alcaloïdes telle la pelletiérine.
- Le petit Chose se lève, rouge comme un pépin de grenade, et s’incline avec modestie. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 77)
- Des filles bronzées, hibiscus sur l’oreille, portaient fièrement leurs seins gonflés comme des grenades où perlait la rosée. — (Christophe Carlier, L’Euphorie des places de marchés, Serge Safran Éditeur, Paris, 2013, p. 21)
- Elle rappelait ainsi, plus encore qu’il ne le trouvât d’habitude, les figures de femmes du peintre de la Primavera. Elle avait en ce moment leur visage abattu et navré qui semble succomber sous le poids d’une douleur trop lourde pour elles, simplement quand elles laissent l’enfant Jésus jouer avec une grenade ou regardent Moïse verser de l’eau dans une auge. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, pages 121-122)
- (Par analogie de forme) (Armement) Arme de jet explosive composée de deux parties, la goupille et un dispositif (bombe) explosif qui détone à la suite de la soustraction de la goupille et explose après quelques secondes.
- Des grenades et un bon petit crapouillot… — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, cinquième partie, chapitre III)
- Ce fut la vraie guerre, je connus avec mon équipage les longues alertes, le survol incessant des « Marauders » de l'U.S. Navy, à qui rien n'échappait, sous le marmitage des grenades sous-marines que nous envoyaient en grappes serrées les destroyers des flottes de surface. — (Sylvio Sereno, Latitude 9°-S, Éditions du Faucon Noir, 1956, page 10)
- Un père et son enfant ont découvert un objet ressemblant à une grenade, qui serait en fait «un vieux fumigène de l'armée», près d'une école de Québec, hier. — (Jérémy Bernier et Dominique Lelièvre, Papa, j'ai trouvé une grenade, Le Journal de Montréal, 9 novembre 2020)
- Ornement de l’uniforme des pompiers et des sapeurs, qui représente une grenade enflammée.
- (Architecture, Ornement) Motif d’ornement architectural représentant une grenade enflammée.
- (Héraldique) Meuble représentant le fruit du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée sous la forme d'une coque avec un orifice oblong laissant voir les fruits. Elle est également souvent tigée et feuillée.
- Écartelé d’argent et de gueules : au 1er au lion d’azur, au 2e à la fleur de lis d’or, au 3e au fruit de grenade tigé et feuillé d’or, ouvert du champ, au 4e au tourteau d’azur, qui est d’Ecalles-Alix de Seine-Maritime → voir illustration « armoiries avec une grenade »
- Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Elle est généralement stylisée sous la forme d'une sphère qui explose. Elle souvent confondue avec la bombe.
- D’or à la grenade d’azur à dextre et au sapin arraché de sinople à senestre ; au chef-pal de gueules chargées d’une crosse d’or accostée en chef d’un cristal de neige d’argent et à senestre d’une colombe en vol du même, qui est de Nompatelize des Vosges → voir illustration « armoiries avec une grenade explosée »
- anglade
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chamade
?- (Militaire) Signal que les assiégés donnaient avec la trompette ou le tambour, quelquefois en arborant un drapeau blanc, pour avertir qu’ils voulaient parlementer.
- Le onzième [jour] de tranchée ouverte, la chamade fut battue, et la capitulation telle à peu près que les assiégés la désirèrent. — (Saint-Simon, Mémoires)
- Battre la chamade. Sonner la chamade.
- (Sens figuré) Manifestation joyeuse.
- Le peintre se levait avec l’aube et saluait d’une chamade l’apparition du soleil. — (Albert t’Serstevens, Un apostolat, Motifs, 2018 [1919], page 29)
- La rue débouchait sur un boulevard planté d’ormeaux gigantesques dans lesquels roulait une invraisemblable chamade de rossignols. Ils se poursuivaient aussi et voltigeaient en faisant grésiller le feuillage comme la grêle. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 126)
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berquinade
?- (Littérature) Ouvrage d’un caractère sentimental et un peu enfantin.
- Ses nuits d’amour les plus mouvementées n’étaient plus que d’inoffensives berquinades, comparées à certains épisodes des amours de Jacques et d’Anne, épisodes dont la façon toute en sous-entendus dont ils étaient rapportés ne faisait qu’accentuer le mystère scabreux. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, 4e partie)
- Il paraît que ce prologue est une berquinade en comparaison des actes qui vont suivre ! Peut-on laisser jouer de telles horreurs ! — (Pierre Henri Cami, Dupanloup ou les prodiges de l’amour)
- Quant à la pieuse tradition qui veut que les paysans aient rendu spontanément certains biens achetés par eux aux enchères, sans prétendre à des bénéfices d'aucune sorte, c'est peut-être plus qu'une berquinade. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, pages 93-94)
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croustade
?- (Pâtisserie) Enveloppe formée d’une croûte de pâte un peu croquante, dans laquelle on sert différents mets.
- On gâchait dans les assiettes des cèpes à l’italienne et des croustades d’ananas Pompadour. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- Spécialité pâtissière des vallées du Couserans dans le département de l’Ariège.
- (Cuisine) Mets constitué de croûte garnie d’une préparation salée.
- Servez la croustade avec un peu de salade verte.
- (Québec) Crumble.
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estocade
?- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
- tchad
- acchroide
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.