Dictionnaire des rimes
Les rimes en : axiomatisation
Que signifie "axiomatisation" ?
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- Action d’axiomatiser, de fonder sur des axiomes.
- Il en résulta un profond changement dans la manière de considérer la géométrie, changement qui culmina dans l’axiomatisation de Hilbert. — (Hervé Zwirn, Les Limites de la connaissance, 2000)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "axiomatisation".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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accordéon
?- (Musique) Instrument à vent, composé d’un soufflet permettant le déplacement de l’air et de touches permettant des changements de tonalité, le son est produit par un système d’anches libres. Il dispose de deux claviers : l’un pour le chant à main droite, l’autre pour l’accompagnement à main gauche.
- Godefroid put arriver assez à temps au passage Vivienne pour acheter, avant que la boutique ne fermât, un magnifique accordéon qu’il fit partir devant lui pour M. Bernard, en en indiquant l’adresse. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Un seul esquimau, Émile, dont j'ai pris la photographie en 1926 jouant de l’accordéon aux côtés de sa jeune femme, est mort d'un accident de chasse. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les Mangaréviens, qui chantaient harmonieusement, se servaient fort mal de la mandoline et de l’accordéon, et jadis leurs instruments préférés pour les danses étaient les tambours en bois. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans le Paris des RépubliquesL’accordéon nostalgiqueA semé bien des musiquesDont il reste des échos. — (Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977)
- Il y avait un chanteur qui s'accompagnait d'un accordéon, un joueur de guitare et un mandoliniste le secondaient. Les airs que le trio interprétait étaient tantôt gais et entraînants, tantôt plus langoureux […]. — (Richard Dourdea, Une année très particulière, éd. Le Manuscrit, 2006, page 258)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- (Par analogie)
- On avançait lentement, en titubant aux cahots du train. Au dernier coude du couloir, à l’instant que le professeur allait s’élancer dans cette sorte d’accordéon qui relie un wagon à l’autre, une secousse plus forte le chavira — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- parkinson
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allusion
?- (Rhétorique) Figure de style qui permet d’éveiller l’idée d’une personne ou d’une chose sans en faire expressément mention.
- Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l’énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phœbammon] en distingue deux nées du besoin : l’aposiopèse et l’épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l’épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l’épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l’éthopée, la figure appelée μιϰτόν, parce qu’elle tient de l’une et de l’autre, l’interrogation appelée έρώτησις, l’interrogation appelée πεύσις, et la prétérition ; quatre nées de l’énallage : l’ironie, la dubitation, l’allusion satirique, l’apostrophe. — (Étienne Gros, Étude sur l’état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
- Mais m’sieu le curé ne comprit pas sans doute le sens de cette insidieuse allusion […] — (Louis Pergaud, « L’Argument décisif », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Des chut ! s’élevèrent aussitôt, mais les deux acrobates avaient compris l’allusion et ils se sentirent mal à l’aise. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Suivant les positions qu'ils adoptent à l'égard de l'évolution politique de Thèbes et des cités béotiennes, les commentateurs de Ps-Xénophon interprètent son allusion à l'intervention athénienne en Béotie de façons très différentes. — (La Constitution d'Athènes attribuée à Xénophon, traduite et commentée par Claudine Leduc, Annales littéraires de l'Université de Besançon, 1976, page 223)
- Antoine et ma belle-sœur jouaient bien leur jeu ; ils se montraient, à mon égard, pitoyables, ils ne procédaient que par des allusions contristées. — (Pierre Mille, Christine et lui, Librorium Éditions, 2019, page 123)
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transmission
?- Action de transmettre ou résultat de cette action.
- Les fabliaux n'ont pas un original latin; ils sont, en général, rédigés d'après la transmission orale, et appartiennent à cette masse de contes, d'histoires qui circulent d'un bout du monde à l'autre; […]. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- La transmission des télégrammes est assurée par deux câbles et un puissant poste de T.S.F. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La mise au point d'un virocide, un microbicide inséré dans le vagin qui protégerait contre la transmission du VIH, tout en laissant passer le sperme sans l'endommager, est actuellement à l'étude. — (Jennifer Kitts & Janet Hatcher Roberts, Le Droit à la Sante: Au-delà de la Grossesse et de la Reproduction, CRDI, 1996, page 92)
- Il est également important que l’éducation aborde le passage et la transmission des connaissances par la synthèse et non seulement par l’analyse. — (Joël de Rosnay, Les défis de la technoscience, 2001, page 24)
- Ainsi, dans de nombreuses institutions, tous les mémoires sont systématiquement soumis au logiciel de détection de plagiat Ephorus avant transmission aux enseignants. — (Michel Kalika, Le mémoire de master, éd. Dunod, 4e édition, 2016, page 119)
- Plusieurs dispositifs expérimentaux ont été proposés pour la cryptographie quantique, qui n'est pas une nouvelle façon de crypter un message, mais permet de s'assurer que la transmission d'une clé secrète n'a pas été espionnée. — (Michel Le Bellac, Le Monde quantique, Les Ulis : EDP Sciences, 2010, page 43)
- (Automobile, Mécanique) Ensemble des organes qui transmettent aux roues la puissance du moteur.
- (Automobile) (En particulier) Boîte de vitesses. — Note : On fait fréquemment l’amalgame entre la transmission et la boîte de vitesses ; cette dernière n’étant dans le sens strict que l’un des organes constituant la transmission.
- La souplesse et la douceur des transmissions par chaîne résultent de l'élasticité qu'elles présentent par suite de l'absence de tension initiale et de la répartition de l'effort moteur sur un grand nombre de dents. — (Revue industrielle, mars 1933, volume 63, page 138)
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trahison
?- Action d’une personne qui trahit.
- Gaubertin crut à quelque trahison de Soudry, comme Lupin et Soudry se crurent joués par Gaubertin ; mais la déclaration de command les réconcilia. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre sixième)
- Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 236)
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abolition
?- Action d’abolir.
- Du 2 Frimaire, l'an 2 de la République. Sur la déclaration unanime du jury, portant : 1°. Qu'il n'est pas constant qu'il ait été tenu dans la ville de Brienon-sur-Armançon, département de l'Yonne, lors de la promulgation du décret portant abolition de la royauté, des propos tendant à provoquer l’avilissement de la représentation nationale et le rétablissement de la royauté. — (Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire, n° 98, Paris : imprimerie Clément, an II, p. 392)
- […] mais il nous semble qu'au moment où l'on se préoccupe de l'abolition de la peine de mort, une pareille dissertation n'était pas oiseuse. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- La Commune décréta le 29 mars l'abolition de la conscription et l'enrôlement dans la garde nationale de tous les citoyens valides ; […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Pays pauvre qui ne vit que de l'aide humanitaire, notamment française, la Mauritanie reste l'un des bastions les plus réfractaires à l'abolition de l'esclavage. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- (Par extension) Arrêt, cessation.
- L’abolition des fonctions du cerveau. - Abolition de la volonté.
- (Histoire) Pardon, amnistie que le prince accordait d’autorité absolue pour un crime qui, par les ordonnances, n’était pas rémissible.
- Lettres d’abolition.
- Le Parlement a entériné son abolition.
- Il [Louis XIII] envoya des abolitions aux criminels, fit ouvrir les prisons, permit aux exilés leur retour, et fit tout ce qui était nécessaire pour persuader à ses peuples que les cruautés passées n'avaient pas été faites par lui. — (Madame de Motteville, Mémoires, première partie, dans : Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, deuxième série, tome X ; chez l'éditeur du commentaire analytique du Code civil, Paris, 1838, page 42)
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accélérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accélérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accélérer.
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profond
?- Qui a une cavité considérable ; dont le fond est éloigné de la surface, de l’ouverture, du bord, etc.
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. Dans sa partie orientale, elle couvre un plateau accidenté coupé de vallées et de ravins profonds. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.130)
- Évitez de « coincer » un pot dans un cache-pot étroit et profond, car l'eau d’arrosage risque de s’accumuler au fond sans que vous vous en rendiez compte. — (Odile Koenig, Encyclopédie visuelle des plantes d'intérieur, Éditions Artémis, 2005, page 47)
- C'était une maison de rendez-vous berlinoise : canapés et fauteuils profonds, piano à queue, tableaux de maîtres, riches tapisseries, glaces et lustres vénitiens. — (Daniel-Charles Luytens, « Le salon Kitty », dans Curieuses Histoires de 39-45: Histoires inconnues d'une guerre que l'on croyait connaître, Éditions Jourdan, 2015)
- (En particulier) (Agriculture) Qui plonge très loin dans la terre.
- La terre destinée à recevoir des betteraves doit être préparée par deux ou trois labours très profonds. — (Jean-Antoine Chaptal, Mémoire sur le sucre de betterave, Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 1, 1818 (pp. 347-388))
- Cet arbre a jeté de profondes racines.
- (En particulier) (Anatomie) Qualifie les muscles situés plus loin sous la peau que les autres.
- (En particulier) Qualifie une blessure, une plaie qui pénètre fort avant dans les chairs.
- Les indications des radiographies du crâne sont limitées aux suspicions d’embarrure et aux plaies profondes. — (Philippe Labrune, Urgences pédiatriques, vol.1, Pathologies : clinique, examens, stratégies, gestes, page 1337, ESTEM/De Boeck, 2004)
- Qui se prolonge, s’étend loin en arrière.
- Comme la disposition profonde et serrée de leurs rangs ne leur permettoit pas de rester long-temps dans cette situation, le comte d’Angus, qui commandoit l’avant-garde, essaya de changer de place et de se replier sur le centre. — (William Robertson,Histoire d’Écosse, traduit par M. Campenon, tome I, Paris, page 148)
- Qualifie une salutation, une révérence, une inclination faite en se courbant extrêmement bas.
- (Sens figuré) Qui est difficile à pénétrer, à connaître.
- La physionomie de la Renaude prit une expression de gravité et de tristesse profonde. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- […] ; sa mère est une cyclothymique avérée passant, sans motifs apparents, d’un sentiment profond d’ennui à celui d’une gaîté plus ou moins exubérante. — (Encéphale : Journal de neurologie et de psychiatrie, 1913, vol.8, n°2, page 71)
- Qui pénètre fort avant dans la connaissance des choses.
- Un profond savoir. — Une profonde érudition. — Une profonde perspicacité — Une thèse profonde.
- (Par extension) — Un penseur profond. — Un profond mathématicien. — Un profond politique.
- (Par extension) Qui met beaucoup de réflexion et de calcul dans ses desseins.
- Un profond scélérat.
- Qui est grand ou extrême dans son genre, en parlant tant des choses physiques que des choses morales.
- Les savants s’occupèrent de tout dans une paix profonde, depuis la végétation anormale d’un ognon de jacinthe jusqu’aux courants électriques. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p.172)
- Si profond était le fossé entre la bourgeoisie manufacturière et les ouvriers du textile que les luttes révolutionnaires, dans Sedan, prirent comme nulle part ailleurs le caractère d’un conflit entre classes. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Obscurité profonde. — Nuit profonde.
- Profond silence. — Profond sommeil.
- Profond respect. — Profonde mélancolie. — Profonde ignorance.
- Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire j’ai vu tous les soleils y venir se mirer... — (Louis Aragon, Les yeux d’Elsa)
- (Spécialement) Qualifie la réalité d’un isolement de la fréquentation, du commerce des hommes.
- Solitude profonde, retraite profonde.
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façon
?- Action de faire ; usité en ce sens seulement avec la préposition de, dans le style familier, et signifiant « par le fait de quelqu’un, par son œuvre ».
- Il doit lancer contre elle un trait de ma façon. — (François Tristan L’Hermite, La Mariane, II, 3)
- Ce héros de ma façon sort un peu des règles de la tragédie […] — (Pierre Corneille, Examen de Nicomède)
- Je disais, en voyant des vers de sa façon […] — (Molière, Le Misanthrope, I, 2)
- Les uns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous en donnaient un de leur façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi après les Cendres sur la vérité de la religion, 3)
- […] mais les œuvres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaisance ; c’est un joug de notre façon, qui ne nous blesse jamais […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le mercredi de la troisième semaine de Carême : Du véritable culte, 2)
- Ce n’est pas là une imagination qui se joue, et qui substitue à la véritable idée des choses un fantôme de sa façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Oraison funèbre de messire de Villeroy, archevêque de Lyon, 1)
- Oui, mon père est comme tous les pères, ce que je n’avais pas su voir jusqu’ici ; avec infiniment plus d’esprit et même de sentiment qu’un autre, il n’en veut pas moins me rendre heureux à sa façon et non à la mienne. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Il ne put pas résister à l’envie de leur jouer une comédie de sa façon qui lui donnerait quelques instants d’agrément. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Manière ; sorte.
- Après la Coupe du monde de 2022, l’humanité entière fut gagnée par la fièvre du ballon rond et ce sport s’imposa comme la meilleure façon de régler les problèmes internationaux. — (Bernard Werber, « Du pain et des jeux », dans L'Arbre des possibles et autres histoires, Éditions Albin Michel, 2002)
- […] au lieu que, revenant à examiner l’idée que j’avais d’un Être parfait, je trouvais que l’existence y était comprise en même façon qu’il est compris en celle d’un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou […] — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 5)
- […] et qu’ils sont tellement accoutumés à ne rien considérer qu’en l’imaginant, qui est une façon de penser particulière pour les choses matérielles, que tout ce qui n’est pas imaginable leur semble n’être pas intelligible. — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 6)
- Et de quelle façon punissez-vous l’offense,si vous traitez ainsi les vœux de l’innocence ? — (Pierre Corneille, Horace, III, 1)
- […] sans dessein de justifier la façon dont je l’ai fait parler [Chimène] français. — (Pierre Corneille, Le Cid, Avertissement)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. — (Pierre Corneille, Le Menteur, I, 1)
- Et, de quelque façon que l’on me considère. — (Pierre Corneille, Cinna, I, 2)
- De la façon enfin qu’avec toi j’ai vécu. — (Pierre Corneille, Cinna, V, 1)
- Et de quelle façon est-ce écouter des vœuxQu’obliger un amant à travailler contre eux ? — (Pierre Corneille, Pertharite II, 2)
- Monsieur le mort, laissez-nous faire ; on vous en donnera de toutes les façons ; il ne s’agit que du salaire. — (Jean de la Fontaine, Fables, livre VII, 11 (Le Curé et le mort))
- On obtient tout de moi quand on s’y prend de la bonne façon. — (Molière, Les Précieuses ridicules, 8)
- […] Et qu’enfin tout le mal, quoique le monde glose,n’est que dans la façon de recevoir la chose […] — (Molière, L’École des femmes, IV, 8)
- La vilaine façon de parler que voilà ! — (Molière, Le Mariage forcé, 16)
- Hélas ! De la façon qu’il parle, serait-il bien possible qu’il ne dît pas vrai ? — (Molière, Le Malade imaginaire, I, 4)
- Il semble, de la façon que vous parlez, que la vérité dépende de notre volonté. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 8 (Maximes corrompues des casuistes…), 28 mai 1656)
- Ma santé est détestable, mais je suis heureux autant qu’un vieux malade peut l’être. Votre façon d’être heureux est d’une espèce toute différente. — (Voltaire, Correspondance, année 1767 : À M. de Chabanon, 20 novembre)
- […] car, quand il s’agit de faire parler les passions, tous les hommes ont presque les mêmes idées ; mais la façon de les exprimer distingue l’homme d’esprit d’avec celui qui n’en a point […] — (Voltaire, Marianne, Préface)
- Si c’était pour négocier la paix, il viendrait ici faire une bonne œuvre ; car nous en avons grand besoin, à la façon dont nous faisons la guerre. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance de Frédéric [le Grand] avec d’Alembert, 30 juillet 1781)
- Que tous ces impôts qu’on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans] et non pas dans celle du roi. — (Paul-Louis Courier, Aux âmes dévotes de la paroisse de Véretz, 1821)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne : (Proverbial) On ajoute au prix de ce qu’on donne par l’amabilité avec laquelle on le donne.
- C’était une façon de parler : Ce que je dis, ce qu’il dit ne doit pas être pris à la lettre, à la rigueur.
- Travail de l’artisan qui a fait quelque chose.
- Il peut y ajouter [à une matière] des couleurs et de la façon par le dessus, mais non pas lui donner aucune bonté intérieure. — (Jean-Louis Guez de Balzac, De la cour, 2e discours)
- Tout montre combien la façon de l’ouvrier surpasse la vile matière qu’il a mise en œuvre […] — (Fénelon, Démonstration de l’existence de Dieu, 1712, page 29)
- […] il finit en m’assurant qu’il en connaissait un [tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait de ses façons, sans escamoter le moindre morceau de drap, et qui me servirait bien. — (Alain René Lesage, Histoire de Guzman d’Alfarache, VI, 1)
- Nos têtes seraient mal de la façon de l’Auteur de notre être : il nous les faut façonner au dehors par les sages-femmes, et au dedans par les philosophes. — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, I)
- Venu à sa dernière façon : Achevé.
- Un livre parvenu à sa dernière façon. — (Desfontaines, Mémoires de Trévoux)
- Manière propre d’un écrivain, d’un artiste.
- La seconde façon d’un auteur est la critique de la première […] — (Olivet, Histoire de l’Académie françoise, tome II, XIV (Olivier Patru))
- On dit dans le même sens façon de faire.
- Eh bien ! Un jeune-homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces Auteurs ? — (Pierre de Marivaux, Le Spectateur françois, VII)
- (Familier) Air, mine, maintien, port d’une personne.
- Un homme, une femme de bonne façon.
- Avoir bonne façon, mauvaise façon.
- Monsieur un tel a fort bonne façon.
- Certes, ou je me trompe, ou déjà la victoire, qui son plus grand honneur de tes palmes attend, est aux bords de Charente en son habit de gloire pour te rendre content ; que sa façon est brave et sa mine assurée ! — (François de Malherbe, II, 12)
- Comme il continuoit cette vieille chanson,Voici venir quelqu’un d’assez pauvre façon. — (Mathurin Régnier, Satires, VIII (L’Importun, ou le Fâcheux))
- Sa mine, ses façons, tout me le rend suspect. — (Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité, IV, 9)
- Bien fait et beau, d’agréable façon. — (Jean de la Fontaine, Aveux)
- Étonné d’un tel discours, selon lequel tous les péchés de surprise, et ceux qu’on fait dans un entier oubli de Dieu, ne pourraient être imputés, je me tournai vers mon janséniste, et je connus bien, à sa façon, qu’il n’en croyait rien. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 4 (De la grâce actuelle))
- (En particulier) Pour manière cérémonieuse et gênante de témoigner ses égards, sa politesse, sa circonspection, sa retenue.
- Recevoir, traiter quelqu’un sans façon.
- J’en use sans façon avec vous.
- Il m’a accordé cela sans façons.
- Assieds-toi, Camille. Tu sais bien qu'il n'est pas besoin de façons entre nous ... — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- À force de façons il assomme le monde. — (Molière, Le Misanthrope, II, 5)
- Mon Dieu, que de façons ! Gardez la bague puisque monsieur le veut. — (Molière, L’Avare, III, 12)
- Familièrement.
- Ne faites point tant de façons, ou, simplement, point tant de façons : Faites, sans plus de cérémonies, la chose dont il s’agit.
- Point de façon, je vous conjure ;Entrons vite dans la maison. — (Molière, Amphitryon, III, 6)
- (Au pluriel) Manières propres à une personne, de ses actions, de ses procédés.
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu’en vérité c’est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- Cette femme a des façons fort engageantes.
- Vos façons ne me conviennent point.
- Peu d’amis la regrettèrent, ses façons étant d’une hauteur qui éloignait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Avec vos façons de juges et de tortionnaires, et malgré l’intérêt que chacun de vous peut avoir dans la réussite de l’entreprise commune, vous êtes au fond des braves gens qui n’oseriez jamais me faire mourir. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Au pluriel) Manières affectées ; ton.
- C’est une femme pleine de façons.
- Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien […] — (Molière, La Critique de l’École des femmes, 3)
- Je pourrais vous demander encore si ce ne sont pas ici les façons du rang et de la naissance, plutôt que des besoins réels et effectifs ? — (Jean-Baptiste Massillon, Premier sermon pour le mercredi des Cendres : Sur le jeûne)
- Se dit également quelquefois des difficultés qu’une personne fait de se déterminer à quelque chose.
- Il fait des façons pour accepter ce présent.
- Il y fit d’abord quelques façons, puis il céda.
- Que signifient toutes ces façons ?
- Qu’elle y fait de façons ! — (Pierre Corneille, Le Menteur IV, 6)
- Votre plus court sera, madame la mutine,D’accepter sans façon l’époux qu’on vous destine. — (Molière, Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, 1)
- Ah ! Je vous entends, voilà l’affaire, que diable, pourquoi tant de façons ? Monsieur, le mystère est découvert, et… — (Molière, L’Amour médecin, I, 3)
- Que de sottes façons et que de badinages ! — (Molière, Mélicerte, I, 3)
- Sa femme fit quelque peu de façons,N’ayant le temps d’en faire davantage. — (Jean de la Fontaine, Contes, III, 3 (Les Rémois))
- Ils ne font point tant de façons pour se marier. — (Marquise de Sévigné, 126)
- On dit que cette dernière [une dame] est repoussée [n’est pas faite dame d’honneur de la Dauphine], parce qu’elle a fait trop de façons et trop de propositions. — (Marquise de Sévigné, 397)
- Hé ! Faut-il tant tourner autour du pot ? […] Pour moi, je ne sais point tant faire de façon […] — (Jean Racine, Les Plaideurs, III, 3)
- Ce ne fut pas sans beaucoup de façons qu’il y consentit […] — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont, 3)
- Mon cher capitaine, vous qui êtes jeune, riez des barbons qui font des façons à la porte du néant. — (Voltaire, Lettres en vers et en prose, 160 (À M. Dupuits), 23 décembre 1768)
- (Au pluriel) Se dit des manières, des procédés dont on use.
- Madame de Monaco mène cette affaire ; est est très bien chez Monsieur et chez Madame, dont elle est également aimée ; on est seulement un peu fâché de lui voir faire quelquefois à cette Madame-ci les mêmes petites façons qu’elle faisait à l’autre : il y a encore eu quelque petite chose, mais cela ne s’écrit point. — (Marquise de Sévigné, Lettre 163, À la même, 21 octobre 1673)
- On dit que voilà comme il faudrait vivre dans le monde et non pas comme tels et telles à qui la dévotion a gâté l’esprit, et qui décrient la véritable piété par des façons sauvages et des singularités indiscrètes. — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême: Le Mauvais Riche)
- J’avais des grâces et de petites façons qui n’étaient point ordinaires. — (Pierre de Marivaux, Marianne, 1ère part)
- […] Thaïs, vous êtes un insolent, je ne suis point faite à ces façons-là. — (Claude Henri de Fusée, abbé de Voisenon, Le Sultan Misapouf et la princesse Grisemine : Histoire de la sultane Grisemine)
- Soin, attention, circonspection.
- Cela ne mérite pas qu’on apporte tant de façons.
- J’en savais assez déjà pour juger qu’on ne fait pas tant de façons à la réception d’un laquais. — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre III)
- La comtesse : Quoi ! Suzon, il voulait te séduire ? - Suzanne : Oh que non ; monseigneur n’y met pas tant de façon avec sa servante ; il voulait m’acheter. — (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, II, 1)
- (Par analogie) Apparence de certaines choses.
- Pour le faumage façon « ricotta », mixez les ingrédients jusqu'à obtenir une consistance relativement lisse. Goûtez afin d'ajuster l'assaisonnement. — (Lloyd Lang, Une journée dans mon assiette Vegan, Éditions Hachette Cuisine, 2019, page 170)
- Ce rôti, cet habit a bonne façon, mauvaise façon.
- C’est une façon de bel esprit, c’est une façon de brave, etc. : (Familier) Se dit de quelqu’un qui a quelque chose du bel esprit, du brave, etc., et qui n’en a guère que l’apparence.
- (Droit, Histoire) Travail d’un greffier pour dresser un arrêt.
- La façon d’un arrêt.
- (Économie, Politique) Chacune des opérations destinées à créer ou à accroître l’utilité d’un produit ; ou chaque degré d’élaboration d’un produit accompli par un producteur différent.
- Toutes les fois qu’une façon ne contribue pas à créer, ou bien à augmenter la valeur d’un produit, elle n’est pas productive. — (Jean-Baptiste Say, Épitome des principes fondamentaux de l’économie politique : façons productives)
- Toutes ces différentes ventes, tous ces achats […] ont été nécessaires pour que le coton du Brésil fût porté en robes de toile peinte ; ce sont autant de façons productives données à ce produit ; et plus ces façons auront été rapides, plus cette production se sera faite avec avantage ; mais si, dans une même ville, on achetait et vendait, plusieurs fois, une année durant, la même marchandise sans lui donner une nouvelle façon, cette circulation serait funeste au lieu d’être avantageuse, et augmenterait les frais au lieu de les épargner. — (Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, livre I, chapitre 16, 1819)
- (Agriculture) Opération qui a pour but le travail, l’ameublissement de la terre.
- […] ce qui le portera non seulement à bien cultiver ses possessions et à les mettre en état de rendre tout ce qu’on en peut attendre quand elles ont eu toutes les façons nécessaires […] — (Vauban, Les Oisivetés de Monsieur de Vauban : Projet de dîme royale)
- Après le déchaussage, il a été créé une cuvette de la profondeur du labour ou du sillon de même profondeur sur toute la ligne. Cette façon est donnée à la main, à la sape (houe pleine) ou à la picole (houe triangulaire), ou avec des râteaux spéciaux à dents courtes et triangulaires. — (Le Progrès agricole et viticole, volume 119, n° 1-26, 1943, page 28)
- Donner une façon à la vigne du Seigneur : (Sens figuré) Travailler à la propagation de doctrines qu’on juge bonnes.
- Il [le patriarche de Ferney : Voltaire] est mieux, et j’espère qu’il pourra encore, comme il le dit, donner quelque façon à la vigne du Seigneur. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance avec le roi de Prusse, 9 avril 1773)
- (Désuet) L’enfant fait à une femme. — Note : on utilisait la forme de la façon de.
- Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon,Vous aurez, s’il se peut encor, garçon ou fille […] — (Jean-François Regnard, Le Distrait, I, 4)
- […] la princesse Honoria, sœur de Valentinien III, lui proposa de l’épouser. Elle lui envoya son anneau pour gage de sa foi ; mais avant qu’elle eût réponse d’Attila, elle était déjà grosse de la façon d’un de ses domestiques. — (Voltaire, Essai sur les mœurs, 11)
- (Désuet) (Bijouterie) Ornement broché à l’extrémité des coins d’une paire de bas.
- (Au pluriel) Les apprêts que l’on fait subir à certains objets pour les employer.
- Les mets seraient servis sans ordre, l’appétit dispenserait des façons […] — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, IV)
- […] la moitié des équipages reste à terre pour donner à la Morue les façons dont elle a besoin. L’autre moitié s’embarque sur les bateaux. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des Européens dans les deux Indes, XVII, 13)
- (Au pluriel) (Marine) Les courbes données à la carène, à l’avant, à l’arrière d’un bâtiment.
- Les façons d’un bâtiment.
-
prétention
?- Droit que l’on a, ou que l’on croit avoir, de prétendre, d’aspirer à une chose ; espérance ; dessein ; vue.
- Non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit pas dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. — (Molière, Dom Juan ou le Festin de pierre, acte I, scène II)
- Nous considérons aujourd'hui comme une parfaite cuistrerie l'ancienne prétention qu'eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
- Le vrai fait nouveau, aujourd’hui, n’est peut-être pas que les peuples éprouvent les passions politiques, mais qu’ils prétendent les éprouver. Cette prétention suffit, d’ailleurs, à les rendre agissants et à fournir un merveilleux terrain d’exploitation à leurs meneurs. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, éd. 1946)
- Ce découpage géographique n'a pas la prétention de définir exactement et sur le plan strictement scientifique les différents domaines chorologiques en particulier entre les domaines atlantique et médioeuropéen qui disposent, notamment en France, de larges zones de transition. — (J.-C. Rameau, C. Gauberville & N. Drapier, Gestion forestière et diversité biologique, page 57, Librairie forestière, 2000)
- On comprend mieux l'acharnement avec lequel Sr Gallois voulait écarter les prétentions de la ville, si on sait qu'il croyait, en se référant à un arpentage effectué en 1629, que ce Bürgerwald englobait un tiers de la forêt indivise. — (Madeleine Barbier, La forêt de Haguenau et les questions de propriété, dans La forêt dans tous ses états: de la préhistoire à nos jours, sous la direction de Jean-Pierre Chabin, Association interuniversitaire de l'Est, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2005, page 209)
- (Au pluriel) Exigences.
- Mais alors, les électeurs en élisant un anti-roi, se jetèrent de nouveau dans les bras du pape, qui ne manqua pas de renouveler ses anciennes prétentions. — (Johann Christian Pfister, Histoire d'Allemagne: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, traduit par M. Paquis, vol.5, page 322, 1837)
- Dans le caractère de notre nation, il y a toujours une tendance à exagérer la force, quand on la possède, ou les prétentions du pouvoir, quand on le tient en main. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Visée à l’esprit, au talent, à la considération ; affectation, recherche.
- Il n’a pas de prétentions.
- Il n’a aucune prétention.
- Elle est remplie de prétentions.
- C’est un homme sans prétentions.
- Un exposé, un style sans prétentions.
- (Ironique) (Au pluriel) Volonté de paraître, se séduire encore, en parlant d'une personne qui se croit encore jeune, jolie, qui veut plaire par des qualités qui ne sont plus de son âge.
- Cette femme a encore des prétentions.
-
abonnissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abonnir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abonnir.
-
construisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de construire.
- Première personne du pluriel de l’impératif de construire.
-
perversion
?- Changement de bien en mal, dépravation, corruption.
- J’ignorais leurs malpropretés morales et physiques, leurs tares, leurs perversions de tout ordre qui les souillaient, quelles abominations pouvaient s’y perpétrer et jusqu’où se dégradaient les sentiments les plus sacrés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- […] ce « centre de tri » n’était pas seulement un lieu de tortures pour les Algériens, mais une école de perversion pour les jeunes Français. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Pendant une soirée entre célibataires, on rigole un bon coup sur les perversions ou lacunes des hommes qu'on a rencontrés. Certaines rêvent de leur prince charmant. — (Yannick Forgé, Site-moi bien, Éditions Librinova, 2018)
- (Vieilli) Trouble, dérangement.
- Il y a perversion de l’appétit dans le pica, de la vue dans la diplopie.
-
affalons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affaler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affaler.
-
acquerront
?- Troisième personne du pluriel du futur de acquérir.
-
affermirons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe affermir.
-
aberrons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aberrer.
-
législation
?- Droit de faire les lois.
- Dans les gouvernements constitutionnels, la législation n’appartient qu’au Parlement.
- Corps même de ces lois.
- C'est à l'idéologie, à cette ténébreuse métaphysique qui, en recherchant avec subtilité les causes premières , veut sur ses bases fonder la législation des peuples, au lieu d'approprier les lois à la connaissance du cœur humain et aux leçons de l'histoire, qu'il faut attribuer tous les malheurs qu'a éprouvés notre belle France. — (Procès du général Malet, dans Causes célèbres du XIXe siècle: rédigées par une société d'avocats et de publicistes, Paris : H. Langlois fils & Cie, 1827 & Paris : P. Pourrat frères et Bazouge-Pigoreau, 1834, vol.2, p.70)
- […], la charte de 1814 avait incorporé définitivement à la tradition nationale le système parlementaire, la législation napoléonienne et l’Église concordataire ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908)
- En Franche-Comté, les réfugiés trouvèrent une législation à peu près aussi tracassière que celle qu'ils avaient connu en France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Mais cette Novelle marque une régression dans la voie de la répression de l’eunuchat. Estimant l'ancienne législation trop draconienne, Léon VI abolissait la peine du talion contre les opérateurs et adoucissait les autres pénalités. — (Études byzantines, Institut français d'études byzantines, 1943, vol.1-2, p.200)
- En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
- Science, de la connaissance des lois.
- Un cours de législation.
- Législation comparée, étude des lois des différents pays comparées entre elles.
-
accourront
?- Troisième personne du pluriel du futur de accourir.
-
accessoirisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accessoiriser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accessoiriser.
-
cresson
?- (Botanique) (Cuisine) Plante de la famille des Brassicacées dont l’espèce la plus connue pousse dans les eaux vives et se mange ordinairement en salade ou avec du rôti (→ voir cresson de fontaine).
- Mais les antipathies qui résultent d’affinités contrariées ont été fort heureusement notées quand elles se rencontraient en des hommes célèbres. Ainsi Bayle éprouvait des convulsions en entendant jaillir de l’eau. Scaliger pâlissait en voyant du cresson. Érasme avait la fièvre en sentant du poisson. Ces trois antipathies procédaient de substances aquatiques. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Pour que le cresson pousse, il n’y a point besoin d’un climat spécial : c’est une plante qui s’accommode sans souffrir d’une température même rigoureuse l’hiver. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 28)
-
accueillissions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe accueillir.
-
inspiration
?- (Physiologie) Action par laquelle l’air entre dans le poumon ; mouvement opposé à l’expiration.
- (Par analogie) Sorte de souffle divin qui pousse à tel ou tel acte.
- Après la défaite de Koeniggraetz […], François-Joseph reçut du Saint-Esprit l’ordre d’appeler au pouvoir, […], un ministre saxon. L’inspiration céleste est ici manifeste, parce que le choix de l’Empereur ne saurait évidemment s’expliquer par aucune raison humaine. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 197)
- (Par extension) Acte de stimulation de l’intellect, des émotions et de la créativité à partir d’une influence.
- Tous deux passés par des maisons étoilées avant de créer Bo-tannique en association avec Guillaume Rossi, ils proposent une cuisine semi-gastronomique française, twistée par les inspirations rapportées de leur voyage, épices et mélanges de saveurs originaux. — (journal Sud-Ouest, supplément C’est l’été au n° du 11 juillet 2022, page 6)
- On dit que la misère est un stimulant : je n'en crois rien. La misère tue l'inspiration ; elle a fait un révolté de Jules Vallès. — (Antoine Albalat, Comment on devient écrivain, 1925)
- Je vagis doucement dans l’extase de mon inspiration et je perds presque conscience. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 268)
- (Art) Idée créatrice, élan créateur d'origine mystérieuse.
- Je manque d'inspiration. L'inspiration ne vient pas.
- Cette faculté singulière, toujours dominante et jamais soumise, inégale, indisciplinable, impitoyable, venant à son heure et s’en allant comme elle était venue, ressemblait, à s’y méprendre, à ce que les poëtes nomment l’inspiration et personnifient dans la Muse. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 92)
- Dans le secret de ton être peut se manifester l'inspiration. Ce mot, « inspiration », vient du latin in spiritu : cela signifie que tu es alors immergé dans la profondeur de ton propre esprit. En cet instant privilégié s'entremêlent l'intuition, le sentiment, l'émotion et la joie. Tu as alors rendez-vous avec ta créativité. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 54)
- Ne me parlez surtout pas d'inspiration. Ce vieux mot galvaudé que trop de gens interprètent comme une fièvre ou comme une transe. Elle ferait que l'auteur (surtout le poète) entre dans un état second et sublime au cours duquel, porté par une émotion quelconque, il invente à son insu des mots cabalistiques ou même indéchiffrables. Non, l'inspiration n'est pas cela. Elle est plutôt ce poulain qu'on attelle une première fois et qu'on doit retenir fermement pour calmer ses excès, le mettre au pas et en tirer un sevice utile. L'inspiration ne m'inspire pas. Ou si peu. L'intention et la réflexion m'interpellent bien davantage. — (Maurice Henrie, La tête haute, Presses de l'Université d'Ottawa, 2022, page 161)
-
affirmation
?- Action d’affirmer.
- De l’autre côté, quelques-uns parmi nous discutaient s'il fallait ajouter foi aux affirmations du criminel qui s'était montré menteur incorrigible. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Sommeil impossible pour quatre, car Laurent ronfle. Nous vérifions enfin sur lui l'affirmation classique des ronfleurs qui ne ronflent prétendent-ils, que couchés sur le dos. Les ronfleurs sont des menteurs : Laurent ronfle quand nous le tournons sur le côté droit, et sur le côté gauche, et sur le ventre. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Il est donc légitime lorsque la foi et la raison semblent en désaccord, de tenir pour vraies les affirmations de la foi, puisque le miracle est chose toujours réalisable pour un Dieu tout-puissant. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Une longue fréquentation des ouvrages ésotériques m’a souvent fait croiser des ouvrages bourrés d’affirmations non vérifiées et contraires à toute démarche scientifique, garnis de citations introuvables, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n°56, p.29, printemps 2005)
- (Logique) Expression par laquelle une proposition est affirmative.
- L’affirmation est opposée à la négation.
- (Justice) Assurance avec serment et dans les formes juridiques.
- Prendre un acte d’affirmation.
- Je m’en rapporte à votre affirmation.
- Affirmation de compte.
- Le juge a pris leur affirmation.
- Le greffe des affirmations.
-
pigeon
?- (Génériquement) Oiseau de la famille des columbidés vivant en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines.
- Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons ? — (La Tête en friche)
- Tout autour de la jeune femme, les pigeons voletaient, roucoulaient. Les mâles, empressés, la gorge gonflée, saluaient jusqu’à terre les femelles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- La Coccinelle était couverte de crottes de pigeons. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 57)
- La dépigeonnisation, c'est moins sévère que la dératisation. Ce qui est gênant avec les pigeons, c'est tout ce guano frais qu'ils posent sur les bancs. — (Pierre Lagorce, Élie, mon nom secret : et autres pièces, éd. L'Harmattan, 2015, page 13)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par ellipse) Pigeon voyageur.
- Le dernier pigeon du fort de Vaux est mort. Les transmissionnaires du fort de Souville, jumelles aux yeux, regardent clignoter les messages optiques. — (Georges Blond, Verdun, chap. 10, Paris : Presses de la Cité, 1961, rééd. 1973, p. 229)
- (Ornithologie) (Spécifiquement) Nom donné à trois genres d'oiseaux bien définis au sein de l'ordre des columbiformes, appellation qui a fait l'objet d'une normalisation par des ornithologues francophones, et dont la liste des espèces pertinentes est donnée plus bas (cf. "hyponymes"); de façon générale, on nomme pigeon tout oiseau du genre Columba par voie de préséance puisqu'il s'agit de celui dont toutes les races d'élevage descendent (et plus précisément, le pigeon biset, Columba livia), ainsi que les deux genres très voisins Patagioenas (les 'Columba" du Nouveau Monde) et Nesoenas (les "Columba" des îles Mascareignes).→ voir columbidés
- (Sens figuré) Personne à qui l’on joue un tour, que l’on escroque ou dupe.
- Je soupçonne Max et la Rabouilleuse d’avoir formé le plan de chipper les cinquante mille francs de rente sur le Grand-Livre, et de s’en aller se marier je ne sais où, après avoir tiré cette aile à leur pigeon. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
- Il sait que tel convoi arrive à telle heure, de telle ou telle ville et, à la tête du type qui sort, il voit si le pigeon est bon à plumer ou non. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Al Capin’s méritait son nom. Essayer de me vendre, à ce prix, un pin’s de chat ! Parole, en me prenant pour un pigeon, il tombait mal, cet escroc. — (Jean-Loup Craipeau, Pin's panique, Editions Casterman, 1991, chap. 1)
- (Chasse) Cible de ball-trap.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, ailes repliées. Il peut adopter différentes couleurs mais on parlera plutôt de colombe quand il est d’argent ou de tourterelle quand il est de sable mais il ne s’agit pas d'une règle bien établie. Il y a donc un risque de confusion entre ces différents oiseaux.
- Taillé : au 1) d’or à l’arbre arraché au naturel, au 2) de gueules au pigeon contourné d’or perché sur une branche de sable ; à la barre de sinople brochant sur la partition, qui est de Folembray de l’Aisne → voir illustration « armoiries avec un pigeon »
- (Familier) (Argot militaire) (Argot poilu) Torpille aérienne à ailettes française.
- Il y a trois grandeurs de pigeons, mais tous sont terminés par un manchon cylindrique de même calibre qui permet de les lancer indistinctement avec le canon de 58. — (François Déchelette, L'argot des poilus : dictionnaire humoristique et philologique, Les Editions de Paris, 2004, p.158-159)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.