Dictionnaire des rimes
Les rimes en : avis
Que signifie "avis" ?
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- Ce que l’on pense et aussi ce que l’on en dit ; opinion.
- — Et moi de même, dit la cousine Grillet, docteur idémiste qui était volontiers de l’avis du préopinant. — (Victor Cherbuliez, La Revanche de Joseph Noirel, dans la Revue des deux Mondes, Paris, 1871, volume 95, page 333)
- L'invitation à donner son avis est une sorte de figure de rhétorique à laquelle il ne faut pas attribuer trop d'importance, ce que comprend tout à fait la première catégorie d'élèves :« Les disserts, fallait peser le pour et le contre, donner son avis mais en fait faut pas donner son avis parce qu'on se fait cartonner quand même suivant les profs. » — (Anne Barrère, Les lycéens au travail: tâches objectives, épreuves subjectives, Presses universitaires de France, 1997, page 127)
- Repaire de fanatiques fascistes dont le seul mot d’ordre est de tuer tous ceux qui ne sont pas de leur avis, voire de ceux qui se foutent de leur gueule et d’asservir les autres… — (Jean Pierre Bonnavion, Métaphysique de mes deux, Société des Écrivains, 2012, page 330)
- Communication publique ; avertissement ; annonce.
- Avis au public : un voyageur lyonnais qui fait son état du commerce , et qui jouit d'une fortune assez considérable , a une fille à marier. — (Marc Antoine Madeleine Désaugiers, Avis au public, ou le physionomiste en défaut: opéra-comique en deux actes, acte 1, scène 3, Paris : chez Madame Masson, 1807, page 7)
- — Avis à la population… Un roulement de tambour suivit la phrase que chaque garde champêtre énonçait en forçant la voix pour débuter toute annonce. — (Anne Courtillé, Retour à Bellemaison, Presses de la Cité, 2011, chapitre 4)
- […]: aussi sec, je fais tambouriner par le garde champêtre un avis à la population disant que je me tiens à la disposition des familles pour remplir des dossiers de rapatriement dont, vous l'avez deviné, je suis le concepteur. — (Michel Keriel, Autour de Seznec, Editions Le Manuscrit, 2006, p. 105)
- Conseil ; délibération.
- Vous recherchez moins mon avis sur le parti que vous avez à prendre que mon approbation pour celui que vous avez pris. — (Lettre de Jean-Jacques Rousseau à Henriette, du 7 mai 1764, dans Lettres philosophiques, présentées par Henri Gaston Gouhier, Paris : J. Vrin, 1974, page 131)
- Les organisations militaires, les doctrines, les méthodes, les programmes, instaurés actuellement au Maroc, l'ont été en dehors de moi, sans que j'aie eu à donner mon avis, ou contre mes avis. Je n'entends ni les apprécier, ni les critiquer. — (Message de Hubert Lyautey au gouvernement français, du 10 octobre 1924, cité dans Lyautey: homme de guerre, homme de paix, par Maurice Durosoy, Nouvelles Éditions Latines, 1976, chapitre 16, page 209)
- (Droit) Opinion ou suffrage de chaque juge lors du jugement d’une affaire.
- Les juges en sont aux avis.
- Cet avis a passé à la majorité des voix.
- Les avis sont partagés.
- Opinion du Conseil d’État en interprétation d’une ordonnance, d’un règlement ou d’une loi.
- Ces textes sont établis de la même manière que les arrêtés ministériels. Ils comprennent des visas, quelquefois des considérants et des avis des conseils administratifs, en bas à gauche, l’indication des ampliataires ; enfin, un dispositif divisé en articles. — (Adamou Ndam Njoya, Manuel pratique de rédaction administrative et des documents diplomatiques, Éditions Sopecam, 1983, page 48)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "avis".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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anaphylaxie
?- (Nosologie) Allergie très grave et immédiate.
- Mais, sans apporter le moindre appareil de comparaison scientifique et parler d’anaphylaxie, disons qu’au sein de nos relations amicales ou purement mondaines, il y a une hostilité momentanément guérie, mais récurrente, par accès. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, 1921)
- L’anaphylaxie systémique est l’exemple le plus grave de réaction d’hypersensibilité immédiate. — (Helen Chapel, Mansel Haeney, Siraj Misbah, Immunologie clinique: De la théorie à la pratique, avec cas cliniques, 2004)
- La surveillance posthomologation n’a relevé aucun problème de sécurité grave à ce jour, à l’exception de rares cas d’anaphylaxie [une forme très sévère de réaction allergique]. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 6 mars 2023, page 19)
- (Psychologie) Réaction psychique de défense.
- Loin d’immuniser l’émotif par la répétition, chaque émotion nouvelle le sensibilise au contraire plus encore par une sorte d’anaphylaxie psychique. — (E. Mounier, Traité du caractère, 1946)
-
phénix
?- (Mythologie) (Fantastique) Oiseau fabuleux qui, disait-on, était unique en son espèce, vivait plusieurs siècles et renaissait de ses cendres.
- Le phénix devint rapidement une figure familière dans les cercles paracelsistes, tout en suscitant des exégèses assez variées. — (Michael Maier, Sylvain Matton, Jacques Rebotier, Chansons intellectuelles sur la résurrection du Phénix, traduit du latin par M. L. L. M. (Monsieur L’abbé [Jean-Baptiste] Le Mascrier), Debure l’aîné, Paris, 1758, reproduction de J.-C. Bailly Éditeur, 1984)
- Autrement dit, le Phénix salamandrique habite dans le feu et il est l’âme iliastrique dans l’être humain. — (ibid.)
- Pour Paracelse, en effet, Adam et Ève existaient avant la chute dans un état de divine perfection qui est la « vie iliastrique » ; en revanche, après la chute, le corps de l’homme devint sujet à la corruption, et cet état correspond à la « vie cagastrique ». Toutefois au sein même de la vie cagastrique subsiste un résidu de la vie iliastrique. Ainsi y a-t-il dans l’homme à côté de l’âme cagastrique une âme iliastrique, qui correspond au phénix alchimique. — (ibid.)
- Jacques Gohory (1520–1576) insiste, en trahissant son vif intérêt pour la magie et son admiration pour Trithème, sur la signification alchimique du phénix. Après avoir décrit ce dernier d’après Pline et Albert le Grand, ainsi que le basilic, Gohory poursuit : « Je conclurai de tous ces mystères que dans les paraboles le Phénix, le Basilic, la Glaure [sic : hapax ?], la Mandragore, le Caméléon sont une même chose à propos de laquelle Roger Bacon écrit […] — (ibid.)
- Le phénix ce bûcher qui soi-même s’engendreUn instant voile tout de son ardente cendre — (Guillaume Apollinaire, « Zone », dans Alcools, 1913)
- Et je chantais cette romanceEn 1903 sans savoirQue mon amour à la semblanceDu beau Phénix s’il meurt un soirLe matin voit sa renaissance. — (Guillaume Apollinaire, « La Chanson du Mal-aimé », dans Alcools, 1913)
- (Sens figuré) Personne que l’on prétend être unique ou rare dans son espèce, que l’on trouve supérieure à toutes les autres personnes qui suivent la même carrière.
- Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. — (Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », dans Fables)
- On craignit, en recevant ce phénix berruyer, de ne pas dire des choses assez spirituelles, et naturellement on se gourma devant Mme de La Baudraye, qui produisit une espèce de terreur parmi la gent femelle. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- (Botanique) Genre de palmiers de nom scientifique Phœnix[1].
- Je fus introduit par un laquais en petite tenue — habit noir sur pantalon gris fer — dans un hall jonché de peaux de bêtes, entre des floraisons excessives de phénix et de lataniers. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- (Agriculture) Variété de coq domestique du Japon dont les plumes de la queue sont très longues.
- Race de poules décoratives, originaires du Japon, de taille moyenne, à très longues plumes chez le coq.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal fabuleux du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme d'un oiseau aux ailes éployées, la tête tournée vers l’angle chef dextre, le bas du corps disparaissant dans un brasier appelé immortalité en héraldique. On doit toujours blasonner la couleur du brasier.
- D'azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules, qui est de Sermaize-les-Bains de la Marne → voir illustration « armoiries avec un phénix »
-
amétropie
?- (Nosologie) Anomalie de la réfraction dans l’organe visuel.
- Les sujets examinés, mis à part leur amétropie, ont un examen ophtalmo normal pour les grandes fonctions visuelles. — (Société dʼophtalmologie de Paris, Bulletin des sociétés dʼophtalmologie de France : Volume 86, 1986)
-
admit
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe admettre.
-
adoucit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de adoucir.
- Faut s’y faire, petite, faut s’y faire, pécaïre, l’huile ça adoucit tous les rouages du corps ». — (Marius Bailly, La Jarjille c'est la sœur du Piosou !, 1980)
- Troisième personne du singulier du passé simple de adoucir.
-
ampli
?- (Électronique) (Familier) Amplificateur (tous sens).
- Personnellement, je dirais plutôt pour des raisons de commodité : si votre tuner tombe en panne, vous n’êtes pas privé de votre ampli, ou si vous voulez changer votre ampli, vous n’êtes pas obligé de changer aussi votre tuner. — (Le Monde de la musique, numéros 30 à 39, 1981)
- (Habillement) Rembourrage de soutien-gorge.
- ..., je suis sûre qu'elle a des amplis (...). — (Annie Ernaux, La femme gelée, Folio, p. 66).
-
afféterie
?- Manière précieuse de parler ou d’agir.
- Je pouvais être ravie par la vivacité de son sourire intelligent, la forme de ses yeux de chevreuil, un port de tête exceptionnellement fier, éloigné de l’afféterie. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 13)
- S’exprimant avec afféterie, petites façons précieuses, complimenteur sans arrêt. — (Paul Léautaud, Journal littéraire : Juin 1928-Février 1940, 1986)
- Non qu’il fût laid ou contrefait, mais il se dégageait de ses moindres attitudes une afféterie veule, une petitesse et un manque de conviction qui énervaient dès les premières minutes. — (Amélie Nothomb, Le Sabotage amoureux, Albin Michel, 1993)
- Il se rend compte qu’il a en face de lui un être « vrai », dénué de toute afféterie. — (Monique de Huertas, Louise de La Vallière, éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1998, page 42)
- Plus tard, beaucoup plus tard, c’est une femme, une très belle femme, —la seule que je connaisse à parler encore naturellement, sans affectation ni afféterie, le parigot populaire, idiome inventif, plein d’humour et de trouvailles langagières— qui emploiera devant moi ces expressions désignant la chance : « T’as le cul bordé de médailles ! », ou, encore plus étrange, plus ordurier aussi, « T’as le cul bordé de nouilles ! » — (Jorge Semprún, Le Mort qu’il faut, 2001, page 170)
- Employer le pluriel italien ne se fait plus guère, c’est plutôt de l’afféterie.— (« Tous les scénarii sont sur la table », Le Monde, 2021 → lire en ligne)
- L’afféterie du style.
-
crédit
?- Réputation d’être solvable et de bien payer, qui fait que l’on trouve aisément à emprunter.
- Il n’a pas d’argent comptant, mais il a du crédit. - S’il avait besoin de cent mille francs, il les trouverait sur son crédit. - Il maintient bien, il conserve bien son crédit.
- Cette affaire compromet son crédit, a ruiné son crédit. - Le crédit public.
- (Par extension) Autorisation à prendre à une caisse, à une banque, jusqu’à concurrence d’une certaine somme, ou même tout l’argent dont il aura besoin.
- Une partie des récoltes 1975 et 1976 reste invendue. Il semble qu'elles devront être supportées par les apiculteurs et les négociants et coopératives apicoles conditionnant, qui demandent du crédit, alors que les producteurs veulent du comptant. — (« Marché mondial du miel », traduit & résumé d’American Bee Journal par Richard Biette, dans La Gazette apicole, volume 78, 1977, page 120)
- Il m’a ouvert chez son banquier un crédit illimité. - Avoir un crédit ouvert chez un banquier, un crédit de tant sur tel banquier.
- (Comptabilité) Partie d’un compte où l’on écrit ce qui est dû à quelqu’un ou ce qu’on a reçu de quelqu’un.
- Tout compte courant est tenu par débit et par crédit. - Porter un article, une somme au crédit d’un compte. - La colonne du crédit.
- (Par analogie) Aspects positifs mis sur le compte de quelqu’un.
- Mais comme il est admis que je possède une espèce de génie, cette lenteur à les suivre fait partie de mon personnage et ils la portent à mon crédit. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 160)
- (Finance) (Banque) Activité bancaire de collecte et de prêt d’argent à intérêt.
- Il faudrait, en premier lieu, répandre parmi nous, par le perfectionnement des institutions de crédit, l'usage des billets, des promesses, des reconnaissances. C'est dire que nos banques devraient cesser de vivre sous l’empire d'un monopole aussi absolu qu’injuste et funeste. — (Michel Gustave Partounau du Puynode, De la monnaie, du crédit et de l'impôt, 1853, page V)
- Le fragile édifice du crédit, – qui avait des proportions que nul n’avait prévues, et qui avait tenu dans une dépendance réciproque des centaines de millions d’hommes, sans que personne s’en rendît clairement compte, – s’effondra dans la panique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 249 de l’édition de 1921)
- (Par métonymie) Délai de remboursement d’un bien vendu à un crédit.
- […], Nath a dû contracter un crédit revolving à la con. Merci internet qui permet de trouver un crédit aussi facilement qu'une baguette dans une boulangerie. — (Laurent, Un serment au-dessus des lois: Plus qu'un livre ou un témoignage, un cri un hurlement, un SOS, Librinova, 2020)
- Un crédit de six mois.
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raccourcie
?- Participe passé féminin singulier de raccourcir.
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amoindri
?- Participe passé masculin singulier de amoindrir.
- On allait faire savoir au cavalier Rampin que s’il ne mettait pas fin à son attitude incompréhensible, inconcevable, on rendrait publiques ses origines et que lui, personnalité unanimement respectée, héros national en quelque sorte, en sortirait ridiculisé, à tout le moins amoindri, surtout « désexemplarisé », si j’ose ce néologisme. — (Yves Amiot, Le cavalier Rampin, 1991, page 235)
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anoblie
?- Celle qui a été faite noble depuis peu de temps.
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antibruit
?- Qui assourdit, qui atténue le bruit.
- Une barrière antibruit.
- Le casque antibruit XYZ combine une excellente atténuation et une utilisation confortable.
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alentie
?- Participe passé féminin singulier de alentir.
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insulinothérapie
?- (Médecine) Traitement à l’insuline.
- Il faut des mesures diététiques éventuellement assorties d’une insulinothérapie, maintien d’une activité physique compatible avec la grossesse. — (« Médicament : pour guérir, soulager ou prévenir », L’Essor, 6 septembre 2011)
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repris
?- Qui a été pris à nouveau.
- L’entrainement de l’équipe repris paiera.
- Les combats repris dans les zones rebelles augurent le pire.
- Hermine, reprise de souci, répondait : « Non, pas de sucre… merci… — (Colette, Le toutounier, 1939)
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affaibli
?- En parlant d’une personne, physique ou morale : rendu faible, diminué physiquement, moralement ou intellectuellement.
- Elle parlait à peine, affaiblie et dolente.
- C’est dans un pays affaibli que les troupes entrèrent.
- Sa vivacité semblait avoir fondu ; ce n’était plus qu’un esprit affaibli.
- Une aube affaiblieVerse par les champsLa mélancolieDes soleils couchants. — (Paul Verlaine, Poèmes saturniens)
- Le Gouvernement sortit très affaibli de cette période d’émeutes.
- En parlant d’une sensation, d’un sentiment, d’une perception : diminué, atténué.
- Le vent amenait jusqu’à nous une odeur affaiblie de blé mûr.
- C’était un son affaibli, comme irréel.
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nantie
?- Femme nantie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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accomplit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de accomplir.
- Elle accomplit son humanité profonde, qui est de lutter héroïquement contre le monde, d’affronter héroïquement une mort qui finira par le terrasser. — (Jean-Philippe Guerand, James Dean, 2013)
- Troisième personne du singulier du passé simple de accomplir.
- zopbarmy
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compagnie
?- Réunion de plusieurs personnes assemblées pour le plaisir d’être en société.
- Une nombreuse compagnie.
- Il fut bien reçu, lui et sa compagnie.
- Aimer la compagnie.
- Recevoir compagnie chez soi.
- Il est très aimable en compagnie.
- Il n’y a ou il n’est si bonne compagnie qui ne se sépare ou ne se quitte : (Proverbial), souvent (Ironique) Pour faire comprendre, à une ou des personnes qu’on quitte, qu’on n’est pas fâché de s’en séparer.
- Un jeune paysan marchait devant, touchant alternativement de son aiguillon les cornes des bœufs.Sans modifier le pas, il ôta son béret.– Bonjour, Isabeline, dit-il, et la compagnie. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 31)
- « Allez, au revoir, la compagnie ! » — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 91)
- (Par extension) Plusieurs personnes que des habitudes ou des goûts communs rapprochent et qui forment une espèce de société.
- C’était la première fois dans sa vie que Zaheira avait ajouté foi à des prédiction de ce genre. La compagnie des femmes du village, depuis son mariage, l’avait peu à peu inclinée vers ces superstitions. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Monsieur de C. aime à répéter l’irrévérencieux dicton : « Princes russes et marquis italiens sont de petite compagnie. » — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 352)
- Introduire quelqu’un dans une compagnie.
- La bonne compagnie, ensemble des personnes distinguées par leur éducation, leur politesse, leur bon ton.
- Sa maison est le rendez-vous de la bonne compagnie.
- Il a le ton de la bonne compagnie.
- Être de bonne compagnie, avoir un bon ton, de bonnes manières.
- Et voilà pourquoi la bonne compagnie, en France, est arrivée à une époque de décadence. Nous sommes arrivés au siècle de Sénèque et n’osons plus agir et parler comme du temps de madame de Sévigné et du grand Condé. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- La mauvaise compagnie.
- Deux ou plusieurs personnes qui sont ensemble, qui font ensemble la même chose.
- Voyant que M. Filloteau partait le lendemain par la diligence pour rejoindre le régiment, Lucien lui demanda la permission de voyager de compagnie. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Depuis ce jour, Célestin et Amycus vécurent de compagnie. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 32)
- On le citait partout et en toutes occasions, soit qu’il galopât son cob irlandais, le matin au Bois […] soit qu’il apparût, le soir, dans une avant-scène de théâtre, en compagnie d’une jolie fille. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Ils vinrent de compagnie.
- Elle y alla de compagnie avec sa sœur.
- Il sortit en compagnie d’un tel.
- Tenir, faire compagnie à quelqu’un.
- Il serait bien aise de jouir un moment de votre compagnie.
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010)
- Être bête de compagnie, aimer la société et se laisser facilement mener où les autres veulent.
- Il fera ce que vous voudrez, il est bête de compagnie.
- Chose ou animal qui peut distraire quelqu’un dans la solitude, l’empêcher de se sentir seul.
- Son chien, son oiseau est pour elle une compagnie.
- Le feu lui tient compagnie.
- Les livres lui tiennent compagnie.
- (Chasse) Troupe, bande.
- Une compagnie de perdreaux, de faisandeaux.
- La femme, les enfants couraient comme un vol de perdreaux, se posaient haletants derrière un buisson. Et parfois le tireur s’acharnait sur cette compagnie. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 277)
- Ils [des perdreaux] ne prirent par leur vol, comme si ma présence désarmée n'exigeait pas les grands moyens. Alors, je ramassai des pierres et je les lançai devant moi : un bruit énorme, pareil à celui d'une benne de tôle qui vide un chargement de pierres, me terrorisa ; pendant une seconde, j'attendis l'apparition d'un monstre, puis je compris que c'était l'essor de la compagnie, qui fila vers la barre, et plongea dans le vallon. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 303)
- Bêtes de compagnie : Jeunes sangliers qui vont par troupes.
- Ce sanglier a quitté les compagnies : Il commence à aller seul.
- (Nom collectif) (Ornithologie) Groupe d’oiseaux en particulier des perdrix.
- (Commerce) Société commerciale.
- De grands embarras financiers avaient conduit le gouvernement à signer avec des compagnies de chemin de fer des conventions que les radicaux avaient dénoncées comme étant des actes de brigandage. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VI, La Moralité de la violence, 1908, page 281)
- Peu de temps après, mon père entre au service de la Compagnie de l’Ouest. Il reçoit mission de construire le chemin de fer du Mans à Angers. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- L’anarchisme s’est surtout manifesté par des grèves dures, conduites dans les secteurs les plus sensibles de l’économie d’exportation : bananeraies de Colombie, compagnies pétrolières du Mexique. — (Pierre Vayssière, Les Révolutions d’Amérique latine, Éditions du Seuil, 1991, page 105)
- Untel et compagnie, Untel et ses associés.
- Cette maison de commerce, de banque est sous la raison Gauthier, Lefèvre et compagnie.
- Réunion de personnes formant un corps, une assemblée, tels que des magistrats, des gens de lettres, des savants, des artistes, des religieux.
- Tel fut l’avis de la compagnie.
- Il a eu tous les suffrages de la compagnie.
- La Compagnie de Jésus, la société des jésuites.
- (Militaire) Unité de formation d’infanterie sous les ordres d’un capitaine.
- Longue marche dans le brouillard. Le régiment tousse, moins la compagnie du lieutenant Viard, où la toux est punie et où les soldats se rattrapent sur l’éternuement. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Nous errons tristement dans les rues quand nous avisons une compagnie de la Wehrmacht en train de popoter à la roulante sur la place du village. — (Louis Boyé, Un jour, le grand bateau viendra : Chronique de la résistance, L’Harmattan, Paris, 1996, page 359)
- Et dans ce moment même, sans qu’on sût comment et pourquoi, ce peuple qui s’élançait sur les compagnies se mit à reculer… — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Le plan de Gage est simple : lever cinq compagnies de 60 hommes chacune […] — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, page 522)
-
nanti
?- Qui a reçu des gages.
- (Par extension) Qui est pourvu de.
- La chambre de Corbeau était la seule de l'étage encore nantie d'une porte. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Par extension) Qui est riche.
-
machinerie
?- Ensemble des moteurs d’une usine, d’un bateau, etc.
- (En particulier) Ensemble des machines concourant à un spectacle de théâtre, opéra, etc.
- [Tous ces auteurs et compositeurs] s'emprisonnent dans cette boîte de convention, parfaitement aménagée et sertie de tous les prestiges milliflores de la toile peinte avec la plus extrême minutie, obéissant aux lois sacro-saintes de la "prospettiva", servie par l'art complexe et industrieux de la machinerie. — (Jean Vilar, De la tradition théâtrale, L'Arche, 1955. Cent ans de théâtre)
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angiectasie
?- (Médecine) Dilatation anormale d’une artère ou d’une veine.
- Le nom d’angiectasie et ses dérivés ne sauraient donc, comme je l’ai déjà dit, convenir à ces tumeurs, qui sont de véritables productions accidentelles. — (Paul Broca, Traité des tumeurs, volume 2, 1869)
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allégi
?- Participe passé masculin singulier du verbe allégir.
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allopathie
?- Méthode thérapeutique traditionnelle, considérée par opposition à l’homéopathie et l’énantiopathie.
- L’allopathie soutire les sucs vitaux et épuise les forces du malade, le vidant par le haut et par le bas, le forçant à transpirer ou à saliver, mais surtout, comme le veux la routine régnante, par l’usage aveugle et sans ménagement de saignées profuses, gaspillage de sang irremplaçable ! Tout cela sous le prétexte que le médecin doit imiter et favoriser la nature malade dans les efforts qu’elle fait pour se rétablir. — (Samuel Hahnemann, S. M. (1952). Doctrine homœopathique ou Organon de l’Art de guérir (VI éd.). Vigot Frères, Les trois méthodes thérapeutiques)
- Au Kerala, l’État se soucie activement de la santé de ses administrés depuis des temps très anciens. Aujourd’hui, trois systèmes de médecine cohabitent : l’ayurvéda, l’allophatie et l’homéopathie. — (P. K. B. Nayar, « Le cas du Kerala, Inde », chap. 17 de La lutte contre la mort : l’influence des politiques sociales et des politiques de santé sur l’évolution de la mortalité, travaux et documents n° 108, INED/Presses Universitaires de France, 1985, p. 363)
- Lʼallopathie est plus rapide, plus spectaculaire et comme ce sont les malades qui décident, cela explique leur préférence pour lʼallopathie qui pourtant est plus chère. — (Bernard Hours, Monique Sélim, Une entreprise de développement au Bangladesh : le centre de Savar, 1989)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.