Dictionnaire des rimes
Les rimes en : avenue
Que signifie "avenue" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Transport) Voie urbaine d’importance et de taille diverses. Toutefois, en général, une avenue est moins importante qu’un boulevard.
- La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1921, page 304)
- On les retrouve au kébab du coin, au bout de l’avenue Jean-Jaurès où une pancarte annonce : « Dernier kébab avant le périph », au Café de la musique du parc de la Villette, au café MK2 du quai de Seine. — (Régine Robin, Le mal de Paris, éd. Stock, 2014)
- L’image aérienne vient d'en révéler l'importance en mettant en évidence une grande avenue, des monuments, et surtout, les horrea, grands entrepôts d'état, généralement associés à une activité portuaire. — (Jacques Dassié, Manuel d'archéologie aérienne, Éditions TECHNIP, 1978, page 2)
- Allée plantée d'arbres conduisant à une habitation.
- Une avenue d’ormes.
- On arrive au château par une large avenue.
- Voie urbaine bordée d’arbres.
- La route que nous suivons est d’abord une belle avenue d’eucalyptus traversant des champs de céréales et montant doucement jusqu'à son point culminant, à 620 mètres. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol. 16, page 1039)
- Bien qu’il connût la route, il s’avançait avec précaution, dans cette avenue que bordaient d’énormes arbres dont les cimes se perdaient dans l’ombre. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Dans les villes, large artère rectiligne, ouvrant une perspective.
- Je me suis promené sur l’avenue des Champs-Élysées.
- L’avenue de l'Opéra conduit au palais Garnier.
- (Par extension) Rue importante, quelle que soit son orientation, en particulier quand elle est bordée d’arbres.
- Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Vieilli) Chemin par lequel on arrive en un lieu.
- Ces clés lui furent remises à l’instant même ; chacune d’elles portait un billet qui devait servir à la faire reconnaître, et à partir de ce moment le sieur de La Coste fut chargé de la garde de toutes les portes et de toutes les avenues. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844, réédition Les Classiques de Poche, page 338)
- Gardes, saisissez-vous de cet homme et le branchez incontinent au premier arbre de mon avenue. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La Vache tachetée, 1918)
- Les gardes occupaient toutes les avenues du palais. — L’armée s’empara de toutes les avenues des montagnes.
- (Chasse) (Vieilli) Chemin ou sentier pratiqué en vue d’une pipée.
- Quand les perches vivantes qu'on veut faire servir sont trop grosses pour être inclinées dans l’avenue, on leur donne un léger coup de serpe à la hauteur de 3 à 4 pieds et demi, ce qui donne la facilité de les abaisser. Si on n’a pas de perches voisines de l’avenue qu'on puisse plier, on emploie les branches qu'on a coupées, soit sur l'arbre de pipée, soit pour former les allées, et on les fixe solidement en terre, en leur donnant toujours une certaine inclinaison. — (Jacques-Joseph Baudrillart, Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches, volume 8, Huzard, Paris, 1821, page 600)
- (Par extension) Moyen qui conduit à un but.
- Cette année-là, nos relations n’allèrent pas beaucoup plus loin : une ou deux chasses où M. de Bray me pria de prendre part, quelques visites reçues ou rendues, et qui me firent mieux connaître les chemins de son village qu’elles ne m’ouvrirent les avenues discrètes de son amitié. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 22)
- Échanger avec ses supérieurs, non selon le mode de la soumission, de la séduction ou de la révolte, mais dans une perspective d’entraide et de solidarité, représente une autre avenue de la connaissance de soi. — (Solange Cormier, La Communication et la gestion, 2006)
- Le biochar, charbon produit par pyrolyse et utilisé comme amendement, présente plusieurs avantages et s’avère une avenue prometteuse pour une agriculture durable. — (Vicky Lévesque, Amendement en biochars, 2017)
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "avenue".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
-
mut
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du muria occidental.
-
cohue
?- (Histoire) Nom du lieu où les petites justices, dans quelques provinces, se tenaient.
- Le procureur était à la cohue.
- Assemblée bruyante et tumultueuse.
- Toute cette cohue se dispersa. — (Antoine Hamilton, Gramm. 3.)
- Si… en pareille cohue on me peut retenir. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat. III.)
- Minerve seule à Samos descendue Avait du ciel suivi les souverains ; Mais du Dieu Pan, des Faunes, des Sylvains, Elle évitait l’indécente cohue. — (Malfil., Narcisse, ch. III.)
- Et votre complaisance un peu moins étendue De tant de soupirants chasserait la cohue. — (Molière, Le Misanthrope II, 1)
- Je serais mort en quatre jours, s’il me fallait vivre en homme du monde : je suis tranquille au milieu du tintamarre et solitaire dans la cohue. — (Voltaire, Lett. Mme Florian, 12 octobre 1767)
- Confusion dans une assemblée trop nombreuse.
- Quelle cohue sur les trottoirs et comme il est difficile de se mouvoir parmi ces gens qui, sans penser à mal, vous coudoient ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Désuet) Criaillerie, clameur.
- On lui a fait une cohue dont il a été fort touché. — (Paul Scarron, dans Richelet)
-
accru
?- (Horticulture) Rejeton produit par la racine.
- Le ravin de l’oued, pas celui titubant sous le lupanar où lui l’accru, rejeton informe des racines, il n’écrira pas l’histoire à coups de migrations successives, de pousse initiatique. — (Abdelkader Djemaï, Saison de pierres, 1986)
- II est des arbres qui se multiplient beaucoup plus facilement par des accrus que d’autres : ainsi le peuplier grisard, l’orme, le prunier en fournissent beaucoup plus que le chêne, que le frêne, que le poirier. — (Tessier, Thouin & Bosc, Encyclopédie méthodique, Tome 7, 1821)
-
chevelue
?- Féminin singulier de chevelu.
-
déchu
?- Qui a perdu sa dignité, son rang, sa réputation.
- Nous allons marcher sur le Louvre et nous y entrerons à la tête de la compagnie. Vous ferez conduire le roi déchu à Vincennes. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Joe Biden, à l’image de Gerald Ford dans le cas de Nixon, pourrait ainsi éviter le spectacle navrant et déchirant d’un procès impliquant le président déchu. — (Luc Laliberté, « Devrait-on gracier Donald Trump? », Le journal de Montréal, 20 novembre 2020)
-
écru
?- (Art, Textile) Encore à l’état naturel.
- On devra s’arrêter plus tôt ou plus tard, selon qu’il faudra, ou simplement dégrisonner les toiles écrues, ou leur donner divers tons blancs (blanc bourgeois, blanc de Senlis, blanc demi-lait, plein-lait) ; c’est du reste ce qui ressortira de l’exposé rapide que nous allons donner des manipulations successives. — (Charles Louis Barreswil, Dictionnaire de chimie industrielle, volume 1, 1861, page 361)
- Soie écrue, Celle qui n’a point été mise à l’eau bouillante.
- Fil écru, Celui qui n’a point été lavé.
- Toile écrue, Celle qui n’a point été blanchie.
- De couleur blanche légèrement teintée de jaune, comme celle de la toile non blanchie. #FEFEE0
- C'était une grande pièce de laine, de couleur écrue, un habit majestueux mais lourd et encombrant. La toge était jetée sur l'épaule gauche, drapée sous le bras droit, […]. — (Barry S. Strauss, La mort de César, traduit de l’anglais par Clotilde Meyer, Paris : Albin Michel, 2018)
-
angélus
?- (Liturgie catholique) Prière en l’honneur du mystère de l’incarnation, qui commence par le mot « Angelus » et qui se fait trois fois le jour, le matin, à midi et le soir.
- Dire l’Angélus.
- (Par extension) Heure de réciter cette prière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Sonnerie de cloche qui se fait au moment de cette prière.
- Puis j’avais les angélus : l’angélus de midi, un archange aux habits de soleil qui entrait chez moi tout resplendissant de lumière ; l’angélus du soir, un séraphin mélancolique qui descendait dans un rayon de lune et faisait toute la chambre humide en y secouant ses grandes ailes. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 151)
- Pendant une heure à peu près, elle marcha à travers les vignes, dans les sentiers mouillés de rosée, et elle arriva au village où elle voulait prendre une voiture au moment où l’angélus sonnait ; les portes des maisons s’ouvraient, et déjà dans la rue les paysans allaient et venaient en se disant bonjour. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Un conseil municipal, composé d’esprits supérieurs, après avoir affublé le pauvre vieux clocher roman d’une potence avec un drapeau tricolore, a supprimé maintenant cet Angélus. Donc, c’est fini ; on n’entendra plus jamais, les soirs d’été, cet appel séculaire… — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- L’angélus sonne, dans un village où notre armée n’est pas encore, car notre premier soin, dans chaque clocher, est de couper les cordes — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Sa femelle lui ressemblait comme une sœur ; mais, nerveuse et sujette à de vapeurs, elle jetait des cris pour un claquement de porte et se lamentait au son des angélus. — (Colette, La Toutouque, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 88)
- Tous prennent l’angélus pour des glas et s’étonnent que tous les soirs, à la même minute, un homme meure. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 100)
-
branchu
?- Qui a beaucoup de branches.
- Un arbre fort branchu.
- Ainsi parle Jean-Marie Defossez, qui exerce un nouveau métier, plus branchu que branché : sylvothérapeute. En d’autres termes, celui qui soigne par… les arbres. — (Clara Bamberger, « Feu de tout bois », Le Canard enchaîné, 11 juillet 2018, page 5.)
-
eucalyptus
?- (Botanique) Arbre de la famille des myrtacées originaire de Tasmanie en Australie, à croissance rapide, à feuilles bleutées généralement persistantes, ovales ou très allongées, et dont les fruits à maturité forment un cône sec et de couleur brune.
- La route que nous suivons est d'abord une belle avenue d’eucalyptus traversant des champs de céréales et montant doucement jusqu'à son point culminant, à 620 mètres. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol.16, pp. 1039)
- L’eucalyptus globulus est de plus doué d’une croissance extrêmement rapide… Dans les trois premières années, sa croissance est de un mètre par mois environ. — (Hignard Lionel, L'eucalyptus, 1998. Actes Sud)
- On trouve aussi des gabarits hors norme, de 60 à 80 mètres de haut, les Eucalyptus regnans, dignes représentants des plus hautes forêts du monde. Les plus vieux, qui étaient âgés de 4 ou 5 siècles et mesuraient jusqu'à 130 mètres de hauteur, ont été abattus jusqu'au dernier par les colons... Quand au petit Eucalyptus vernicosa, dépassant rarement 60 centimètres de hauteur, on pourrait presque le piétiner par mégarde. — (Hignard Lionel, L'eucalyptus, 1998. Actes Sud)
-
bibliobus
?- (Littérature) Bibliothèque itinérante aménagée dans un autobus.
- En 1923, les autobus à trolley prirent le nom d'électrobus, et 1930 vit apparaître le bibliobus, ou bibliothèque ambulante. — (Almanach Hachette, 1949, page 80)
- En 1945, la Direction des bibliothèques avait lancé sur les routes de France huit bibliobus, comme on appelle d'un mot, il faut bien l'avouer, assez laid, ces voitures qui portent le pain de l'esprit à domicile. — (Anne-Marie Chartier & Jean Hébrard, Discours sur la lecture: 1880-1980, Service des études et de la recherche, Bibliothèque publique d'information, Centre Georges-Pompidou, 1989)
- L'arrivée sur le marché de micro-ordinateurs portables, vers la fin des années quatre-vingt, transforme fondamentalement le traitement informatique dans les bibliobus. — (Alain Jacquesson, L'informatisation des bibliothèques: historique, stratégie et perspectives, Éditions du Cercle de la librairie, 1995, page 113)
- C’est bien, le bibliobus. Il passe une fois par mois, et s’installe sur la Place de la Poste. On connaît toutes les dates de l’année à l’avance. – Elles sont écrites sur une petite carte brune qu’on vous glisse dans un livre emprunté. Le 17 décembre, de 16 heures à 18 heures, on sait que le grand camion blanc balafré du sigle « Conseil général » sera fidèle au rendez-vous.. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 75)
-
bahut
?- (Vieilli) Sorte de coffre qui était couvert ordinairement de cuir et dont le couvercle était en voûte.
- Les bahuts, monsieur, répliqua l’architecte, les bahuts, meuble obligé d’une maison moyen âge ! Le moyen âge et le bahut sont inséparables ! Le bahut, madame, ajouta-t-il, en se tournant vers Malvina, le bahut, c’est le coffre au linge, l’armoire à glace, la commode, le secrétaire de nos aïeux. Le bahut et le prie-dieu, voilà la grande ébénisterie du xive siècle ! — (Louis Reybaud, Jérôme Paturot, 1842)
- Hideusement masqués, ou bariolés à perdre tout aspect humain, ils s’étaient mis à danser autour de la place, en frappant des pieds sur le sol, une danse étrange et boitillante ; tout encore, un peu plus vite à chaque fois ; et les tambours avaient modifié et accéléré leur rythme, si bien qu’il devenait pareil au battement de la fièvre dans les oreilles ; et la foule s’était mise chanter avec les danseurs, de plus en plus fort ; et une première femme avait hurlé, puis une autre, une autre encore, comme si on les tuait ; et puis soudain celui qui menait la danse se détacha du cercle, courut à un grand bahut de bois qui se trouvait à une extrémité de la place, souleva le couvercle, et en tira une paire de serpents noirs. — (Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes, 1932, traduit de l’anglais britannique par Jules Castier, 1932, Plon, édition de 2014, page 150)
- Martha marchait de son pas égal dans les pièces vides, rectifiant çà et là sur un bahut une babiole d’or ou d’argent légèrement déplacée par un domestique, ou grattant de l’ongle sur une console une imperceptible coulée de cire. — (Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 329)
- (Par extension) Armoire ou buffet de forme ancienne.
- Clémence a gardé la niche de la grande horloge franc comtoise et l’Olmer, un bahut à deux corps, entièrement rénové. — (Élise Fischer, Les Cigognes savaient, Place des éditeurs, 2013)
- (Par analogie) (Architecture) Appui dont le haut est bombé comme le couvercle d’un bahut.
- Ces grilles sont scellées soit dans le sol, soit sur un bahut en pierre de taille reposant lui-même sur un mur appui en ciment armé — (Georges Lefebvre, Plantations, parcs et jardins publics, Dunod, 1928, page 217)
- (Maçonnerie) Mur bas qui porte une arcature à jour, une grille, ou qui surélève un comble pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie.
- Les intervalles entre les corbeaux seront garnis de maçonnerie masquée par des plaques de faïence. Puis viendra le bahut portant le comble et les lucarnes, dont l’appareil est tracé dans notre planche. Les arcades du rez-de-chaussée faisant butée nous permettront de voûter cet étage en béton ou en brique creuse. — (Eugène Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l’architecture, t. 2, 1872)
- (Jardinage) Forme bombée d’une couche.
- La cour d’honneur, encadrée par un bahut hémicirculaire, est accompagnée d’une haie basse formée de Troènes d’Italie taillés. — (Vilmorin-Andrieux et Cie, Les fleurs de pleine terre, 1909, page 1304)
-
couru
?- Fréquenté.
- Curiosité locale (une de plus) : chaque année, le syndicat intercommunal de Valberg règle de belles ardoises au restaurant Le Chalet Suisse, et invite une ribambelle de journalistes locaux et nationaux se passionnant visiblement pour le secteur. Et qui sont les proprios de cette table très courue ? — (Christophe Nobili, « La moralisation politique trouve un cador dans le Midi », Le Canard Enchaîné, 23 août 2017, page 4)
- Ce spectacle est fort couru.
- (Par extension) Recherché.
- Un prédicateur fort couru.
- Certain.
- – Il ne peut plus y avoir de surprise ?– Non : les carottes sont cuites, comme on dit.– Après la déposition de mon gendre, c'était couru.– Couru... couru... On ne sait jamais. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- L’une était plus belle que l’autre et c’était celle à qui aussitôt plaisait Bénédict. C’était couru, c’était déjà comme ça dans la petite ville où ils s’étaient ébattus, en marge de d’hôpital. — (Pierre Drieu la Rochelle, Gilles, Gallimard, Paris, 1939)
- Je devinais le coup… Manola allait descendre l’escalier dans un bel uniforme d’officier de marine… C’était couru… — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, chapitre I, Série noire, Gallimard, 1956, page 12)
- L’Allemagne, réduite à elle-même. Le Rhin est traversé, c’était couru. — (Marguerite Duras, La Douleur, P.O.L., 1985, page 14)
-
mordu
?- Qui a été entamé par les dents.
- Une pêche mordue à belles dents.
- (Sens figuré)
- Mordu du chien de la métromanie, Le mal me prit, je fus auteur aussi. — (Voltaire, Le pauvre diable)
- Qui a subi quelque atteinte comparée à une morsure.
- Mordu par la critique.
- (Familier) Passionné, fan.
- Il est mordu de football.
- (Botanique) Se dit des parties qui sont comme tronquées irrégulièrement.
- (Marine) Se dit du garant d’une poulie, quand il se trouve pris entre le réa et la caisse de la poulie.
- En parlant d’une couture, une couture dont les bords empiètent trop l’un sur l’autre.
-
perçu
?- Participe passé masculin singulier du verbe percevoir.
- Penser, en bref, ce sera désexclure : c’est seulement quand on a perçu (si l’on a perçu) que les opposés ne peuvent aller l’un sans l’autre, ou que l’autre n’est compris que pris avec son opposé, que la vie peut se libérer. — (François Jullien, Si près, tout autre, 2018)
- Une somme perçue en trop.
- Sensation perçue.
- Objet perçu.
-
décousue
?- Féminin singulier de décousu.
- Il avait donc fini par se désencanailler, et lorsqu’arriva la Révolution, après trente ans d’une vie un peu décousue, mais qui, en trente autres années d’un travail acharné, il avait amassé assez d’argent pour rappeler fièrement aux libraires ce qu’ils lui devaient, et assez de considération pour ne se croire pas indigne d’entrer à l’Institut lorsque la Convention l’organisa en 1795. — (Restif de La Bretonne, Les contemporaines, 1875, page xxv)
-
entretenue
?- Féminin singulier de entretenu.
-
guru
?- Variante orthographique de gourou.
- Mais revenons au guru de Parvati qui, lui aussi, a fondé un sanctuaire au dieu Dharmo, fréquenté surtout par les basses castes et les Santal. — (Marine Carrin, Enfants de la déesse: Dévotion et prêtrise féminines au Bengale, 1997)
-
cocu
?- Dupé, trompé, victime d’infidélité conjugale.
- …il la conduirait devant le maire et devant le curé, se disant à lui-même, en manière de consolation, que, s’il était dans son destin de devenir cocu, il le serait certainement moins longtemps que s’il avait suivi l’exemple de ses anciens camarades et s’était comme ces derniers marié vers la trentaine. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- « Cocu » est un mot pour les riches. Moi, si ça m’arrivait, je ne serais pas cocu, je serais malheureux. — (Marcel Pagnol, La Femme du boulanger, 1936)
- Félicienne, disait-il, avait d’abord épousé un joueur de boules « professionnel » qui la quittait souvent pour aller triompher dans les concours, et c’est à cette occasion que j’appris le mot « cocu ». — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 371)
- — Regarde : toi et moi, on vient de se sortir d'un nombre d’emmerdements que même un polygame cocu il aurait pas eu assez de femmes pour faire moins bien. — (Sébastien Gendron, Road Tripes, Éditions Albin Michel, 2013, km 1245)
- On ne dit jamais d'une star qu'elle est alcoolo et cocue comme pas deux, on écrit : « D'aussi loin qu'elle se le rappelait, Simone avait toujours aimé les bons vins » et après on écrit : « D'aussi loin qu'il se le rappelait, Yves avait toujours eu beaucoup de succès auprès de la gente féminine. » — (Isabelle Alexis, Ta vie est belle : On n’a jamais conscience de son bonheur, éditions Flammarion, 2013, chap. 4)
- (Par antiphrase) Chanceux, veinard.
- Alors toi, aujourd'hui, tu es vraiment cocu, tu pourrais jouer les yeux fermés !
-
cousu
?- Lié par une couture.
- (Sens figuré) Qui est plein.
- Naturellement je redouble de vitesse… mais tout à coup… pif ! paf ! pan !… des coups de revolver plein l’escalier !… Il est cousu de revolvers, ce vieux trappeur ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- Les truands se dissimulaient dans toutes les encoignures des maisons, et gare au bon bourgeois cousu d'or, qui rentrait trop tard chez lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 43)
-
ardue
?- Féminin singulier de ardu.
- Si « Hitler, le Juif et le Troisième Homme », de Fernand Rohman, n’est pas à proprement parler un livre de cinéma, il tisse un tel réseau de références qu’il pourra être utilement lu en complément du récent « Hitler, un film d’Allemagne », de Syberberg, tellement cette gigantesque fresque (6 heures de projection) s’avère complexe et ardue à décryptographier pour des cinéphiles ayant peu de connaissances du sujet. — (revue Progrès, 1984, volumes 90 à 99, page 16)
-
vécu
?- Qui a eu lieu dans la vie de quelqu’un.
- Une histoire vécue.
- Ressenti.
-
abus
?- Usage mauvais, excessif de quelque chose.
- L’abus qu’il a fait de ses richesses, de ses forces, de sa santé, de son autorité.
- (Absolument) Désordre, usage pernicieux.
- Les abbayes et les monastères, étaient à cette époque, « cavernes de voleurs, lieux de dissolution » ; les abus devenaient tellement criants, les désordres prenaient des proportions si inquiétantes, qu'à tout prix il fallait y mettre un terme; […] — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- À Landusec, Gilles Guilley, plombier, préside une association de défense contre les abus des prestataires de l'Internet (Adcapi). — (http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-edern-le-site-Internet-gratuit-leur-revient-cher-_29048-avd-20100121-57524363_actuLocale.Htm Édern : le site Internet gratuit leur revient cher).
- Abus manifeste.
- Réformer, corriger, retrancher les abus.
- Il s’est glissé divers abus dans la justice, dans cette administration.
- Il faut distinguer entre un usage reçu et un abus qui s’est introduit.
- (Droit) …
- Abus de confiance, Délit que l’on commet en abusant de la confiance de quelqu’un.
- Appel comme d’abus, Appel interjeté contre la sentence, l’acte ou l’écrit d’un ecclésiastique qu’on prétend avoir excédé son pouvoir ou avoir contrevenu aux lois de l’état.
- Interjeter appel comme d’abus. On dit de même
- Le Conseil d’état a jugé qu’il y avait abus, Il a admis l’appel comme d’abus.
- Erreur.
- Voilà un étrange abus.
- C’est par abus qu’on a pu soutenir une telle opinion.
- C’est souvent commettre un abus de compter sur la justice des hommes. En ce sens, il a vieilli.
- un abus de langage.
-
apparue
?- Participe passé féminin singulier de apparaître (ou apparaitre).
- Le développement des techniques de l’urgence et les résultats spectaculaires qu’elles obtenaient sur le terrain des accidents, dans le traitement des pathologies lourdes et très délabrantes ont attiré, dès le début, l’attention des médias de l’image, en particulier des médecins télévisés, et ont en quelque sorte « façonné » la compréhension du public à ces nouvelles demandes à tel point qu’une nouvelle culture est apparue qui a conduit, à la longue, à « urgentiser » toutes les réponses de la Santé. — (Xavier Emmanuelli, M. Fleury, Rôle des ONG, in Catastrophes, de la stratégie d’intervention à la prise en charge médicale, sous la direction de Pierre Huguenard, 1996, page 38)
-
lapsus
?- (Linguistique) Erreur involontaire qui fait dire à une personne autre chose que ce qu’elle avait prévu d’exprimer.
- Nous sommes foudroyés, dit-il. Il voulait dire « fourvoyés », mais c'était là un lapsus léger et que rendaient excusable, d'ailleurs, ces circonstances exceptionnelles. — (Georges Courteline, Train 8 h 47, 1888)
- Un lapsus, une faute de prononciation, le soufflet sur la joue d’un clown, peuvent créer un accès irrésistible avant qu’aucun couple comparatif de concepts ait eu le temps d’intervenir. Le rire a jailli avec la rapidité du réflexe ; il est souvent aussi véloce que le geste d’un instinct élémentaire. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 43)
-
fourchue
?- Féminin singulier de fourchu.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.