Dictionnaire des rimes
Les rimes en : avatar
Que signifie "avatar" ?
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- (Hindouisme) Dans la religion hindouiste, chacune des incarnations du dieu Vishnou.
- Chenguza est beau comme le grand Avatar, (descendant de Bram) et quoique élevé pour le sacerdoce dans les austérités du cloître, il a l'imagination vive, le désir de s'instruire, et un penchant décidé pour la volupté. — (L’Épicurien français, ou les Dîners du Caveau moderne, janvier 1809)
- Retiré dans les forêts, placé à la tête de nombreux pasteurs, qui ont dû se plaire à grossir sa renommée, et dont les bras l'ont aidé à renverser le tyran, Crichna évidemment dut sortir des Djangles, où il s'était tenu jusque-là dans le mystère, comme un homme environné d'une sorte d'auréole merveilleuse, qui le fit considérer de bonne heure comme un Avatar (incarnation) de la Divinité, caractère religieux et providentiel que l'Inde a toujours accordé à ses grands hommes — (Armand Du Chatellier, «Crichna»)
- Plusieurs passages des Pouranas peuvent aussi servir à prouver que les eaux ont fait éprouver au globe terrestre une grande révolution, et la plupart des avatars ou métamorphoses et incarnations de Vichenou, paraissent avoir trait à ce cataclysme général. — (Agricol-Joseph-François-Xavier-Pierre-Esprit-Simon-Paul-Antoine Fortia d'Urban, «Mémoires pour servir à l'histoire ancienne du globe terrestre, par M. de Fortia d'Urban, … Tome 6», 1805-1809)
- (Sens figuré) Métamorphose, transformation d’un objet ou d’un individu qui en a déjà subi plusieurs.
- Que d’avatars dans la vie politique de cet homme d’État !
- Batman est l’avatar moderne de Zorro.
- L’espéranto est l’avatar moderne du sanskrit.
- (Par extension) Mésaventure, malheur.
- Mais la guerre n’en finissait plus et c’est alors que je devins, après bien des démarches, de boulanger, élève-pilote et par la suite pilote aviateur, à ma très grande surprise et sans trop d’avatars. — (Francis Carco raconté par lui-même, Éditions Sansot, Paris, 2e édition, 1921, p. 16)
- N'avions-nous pas aidé à la constituer, en courant bien des risques et au prix de quelles avatars ! Alors, lui mort, il ne savait plus qu'en faire…. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Le service social du travail – Avatars d’une fonction, vicissitudes d’un métier — (titre d’un livre de François Aballéa et Charlotte Simon, 2004)
- Compte tenu des divers avatars rencontrés ces dernières années (rouille du mélèze, puceron lanigère, tempêtes…), il n'est plus possible de s’intéresser à la seule productivité, […]. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, no 3361 du 26 novembre 2010)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "avatar".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
furibard
?- (Populaire) Furibond, furieux.
- « Y a qu’en France qu’on voit ça ! »Le pire, c’est qu’une docilité coupable vous encourage presque à approuver cette déclaration furibarde. — (Philippe Delerm, Enregistrements pirates, Éditions du Rocher, 2003, page 67)
- […], Le Kalevala est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- Furibard, je décide que cette créature tombera de moi. — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 29)
- La vérité, c'est que les téléspectateurs du talk-show ne le savourent que lorsque les gens s’engueulent, et ce qui importe c'est moins ce qu'ils disent (on sait en général que c'est insignifiant) que la façon dont ils le disent, en prenant un air furibard pour hurler « laissez-moi finir, je ne vous ai pas interrompu » […]. — (Umberto Eco, Laissez-moi finir, vaiassa !, chronique de 2013, dans Chroniques d'une société liquide, traduites de l'italien par Myriem Bouzaher, Éditions Grasset, 2017)
- La route côtière de Honfleur à Deauville. Une route pour flâner. On peut rouler tranquillement sans risquer un dépassement furibard. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 109)
-
recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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infusoire
?- (Zoologie) Animal unicellulaire vivant en suspension dans l’eau douce ou saumâtre et se nourrissant des infusions végétales.
- Plus la substance mise en expérience est putrescible, plus vite, a lieu l'apparition des infusoires. — (Les générations spontanées, dans Revue du Monde catholique, 1869, page 384)
- En juillet survint une période de conjugaison : beaucoup d’infusoires se conjuguèrent même avant, d'avoir entièrement digéré leur nourriture. Dans les cultures à inanition presque tous les individus se conjuguèrent; […]. — (« Hertwig (R.). — La conjugaison chez Dileptus gigas », dans L'Année biologique, volume 9, Paris : chez Masson, 1907, page 53)
- Et depuis le temps que le monde dure, que des familles où existe tel défaut sous une forme s’allient à des familles où le même défaut existe sous une autre, ce qui crée une variété particulièrement complexe et détestable chez l’enfant, les égoïsmes accumulés (pour ne parler ici que de l’égoïsme) prendraient une puissance telle que l’humanité entière serait détruite, si du mal même ne naissaient, capables de le ramener à de justes proportions, des restrictions naturelles analogues à celles qui empêchent la prolifération infinie des infusoires d’anéantir notre planète, la fécondation unisexuée des plantes d’amener l’extinction du règne végétal, etc. De temps à autre une vertu vient composer avec cet égoïsme une puissance nouvelle et désintéressée. — (Marcel Proust, Albertine disparue, 1925)
- Des plissures saillantes et grises remplacèrent l’aimable couleur de fruit mûr qu’elle avait inventée, et toutes ses chairs se rétractèrent doucement, prenant le chemin lent des infusoires. — (Jean Vautrin, Je mourrai et j’irai voir mon père, dans le recueil Baby Boom, 1985, p. 237)
- (Zoologie) Synonyme de cilié.
-
connard
?- (Vulgaire) (Injurieux) Insulte désignant quelqu’un qui se comporte de façon déplaisante ou déplacée, par manque d’intelligence, de savoir-vivre ou de scrupules.
- On cria haro sur un figurant qui n’y pouvait mais, un connard qui n’avait pas compris ; quant aux gros, aux puissants, aux politicards, on n’y toucha pas… — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- J'opine dans son sens : « On peut s'empêcher au moins d'être un vieillard ». Comment ? En secouant la sécheresse et l'ankylose du corps par une gymnastique des arpions ; la stagnation de l'âme et de l'esprit par d'autres exercices. L’âge vert a horreur des connards. — (Franz Hellens, Cet âge qu'on dit grand, Jacques Antoine, Bruxelles, 1970, page 66)
- De se foutre en l'air, connard ! Hé quoi, pas même damné, pensais-je, revenant assez vite à moi-même… — (Maurice Clavel, Le tiers des étoiles, 1972)
- Connard ! Tu t'étonnes d'avoir la chiasse ? Boire l'eau de la voierie à un robinet rouillé… Ici ! — (Paul Smaïl, Casa, la casa, 1998)
- « Je suis un imbécile, ai-je songé. Maintenant c'est sûr, je suis vraiment empoisonné. Quel connard ! » - Connard ! s'est exclamée sa voix qui résonnait de chaque côté de mes oreilles. Connard ! Tu as merdé ! — (Rodolfo Enrique Fogwill et Isabelle Gugnon, Muchacha punk, 2006, page 130)
- — Eh, connard, tire tes sales paluches de là ou je me fâche ! — (Retour vers le futur, 1985)
- Il fallait l'avouer, les connards de prolos, les neuneus de cassos, il y avait des jours où j'en avais plein le dos ! — (Frédéric Jacob, Vers un Eden..., TheBookEdition, 2011,)
- Moyennant quoi rien ne réfrénait sa connardise que le manque d'imagination. Il ne faisait de doute pour personne que le connard n’était pas réformable. — (François Bégaudeau, Vers la douceur, Gallimard, 2009, page 59)
- Le gérant, un peu jaloux, s'abstient de féliciter Pierre et lui dit : — Alors, ces connards de Frouzes se sont calmés ! Pierre, qui n'apprécie pas cette remarque raciste, répond du tac au tac : — Il n'y a pas de connards de Frouzes dans ce magasin, mais il y aurait eu deux connards de Suisses si nous n'avions pas éliminé les fauteurs de troubles. — (Michel Wirz, Les Dernières noces alchimiques, Mon Petit Éditeur, 2014, page 191)
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dimissoire
?- (Catholicisme) Lettre par laquelle un évêque consent qu’un de ses diocésains soit promu à la cléricature ou aux ordres par un autre évêque.
- Il peut à la vérité être ordonné avec ce rescrit sans dimissoire de son Évêque; mais il doit avoir de son Évêque une attestation de vita & moribus , sans laquelle il tomberoit en suspense, comme s'il avoit été ordonné sans dimissoire. — (François Morenas, Dictionnaire portatif des cas de conscience, Lyon :Jean-Marie Bruyset, 1761, vol.1, page 321)
- Mgr Lefebvre passe outre à la décision, venue du Vatican, et ordonne, le 29 juin 1976, treize prêtres et quatorze sous-diacres sans lettres dimissoires, par conséquent dans l'illégalité selon le droit canon. La sanction est immédiate : Marcel Lefebvre est frappé de la suspense a divinis par Paul VI ; il ne peut plus administrer les sacrements. — (Georges Buisson, L'Ennemi, Grasset, 2019, page 153)
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cornard
?- (Médecine vétérinaire) Qui fait entendre en respirant le souffle dit cornage.
- Un cheval cornard. Une jument cornarde.
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couloir
?- (Architecture) Passage long et étroit allant d’un point à un autre, dans un bâtiment, un train, etc.
- Par un manque de chance pervers, il apparut à l'autre bout du couloir à l’instant où elle s’y précipitait, et il s'en fallut de peu qu'elle le percutât. — (Kathryn Ross, Dans les bras d’Alexi Demetri, traduit de l'anglais, Éditions Harlequin, 2010, chapitre 5)
- (Par extension) Passage long et étroit
- Huguenin fit pénétrer son cheval au sein d'une épinaie. Le passage emprunté constituait une sorte d'étroit couloir dont on ne pouvait s'écarter sans se faire douloureusement griffer. — (Jean d'Aillon, L’Évasion de Richard Cœur de Lion: et autres aventures, Éditions Flammarion, 2015, chapitre 7)
- (Par analogie) (Géographie) Bande étroite de territoire enclavé.
- Nous laissons beaucoup trop les Alsaciens « cuire dans leur jus », nous les abandonnons trop à l'horizon confiné de ce couloir d'entre Vosges et Rhin où la fermentation d'un particularisme fanatique finit par exhaler une agressive odeur de renfermé. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Urbanisme) Voie particulière, voire réservée.
- Le couloir de bus est réservé au bus et au taxi.
- (Sport) Bande délimitée et réservée à un participant.
- Le couloir en natation.
- (Sport) Zone latérale d'un terrain de sports où évolue un joueur assigné à un poste tel que celui d'ailier.
- Des fenêtres de la cuisine, qui donnent sur le terrain de jeux de l’école, je peux le voir tenir le rôle d’ailier gauche. C’est à lui que je dois d’aimer, depuis, les joueurs de couloir. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 120)
- (Aviation) Trajectoire possible pour un avion.
- Un couloir aérien.
- On me réveilla pour m'annoncer que la situation était sensiblement meilleure, que l'horizon s'était éclairci et que nous pourrions très probablement trouver un couloir entre Le Havre et Le Crotoy. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Petite pelle de pesée utilisée pour prélever.
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part
?- Portion de quelque chose qui se divise entre plusieurs personnes.
- Il s’en alla ; puis il rouvrit la porte, et dit encore d’une voix impérieuse :— Surtout, défiez-vous d’Aristide, c’est un brouillon qui gâterait tout. Je l’ai assez étudié pour être certain qu’il retombera toujours sur ses pieds. Ne vous apitoyez pas ; car, si nous faisons fortune, il saura nous voler sa part. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 101)
- Les peines encourues étaient énormes par rapport au butin. Il chercha quel mot qualifierait le mieux Poulou et Gino. « Baltringues » lui sembla le plus congruent. Lui qui détestait les romans policiers s'était embringué avec des baltringues. À présent le plus urgent était de toucher sa part ridicule et de leur fausser compagnie. — (Georges Olivier Châteaureynaud, Le corps de l'autre, éditions Grasset & Fasquelle, 2010, page 90)
- On a fait trois parts de toute la succession ; voilà votre part et voici la mienne.
- Demander, réclamer, prendre sa part. Faire la part de quelqu’un, à quelqu’un.
- Partie d'un ensemble.
- Ils avaient eu sous les rois grande somme de maux et la Chouannerie leur avait été aussi très chaude. Ils s’étaient cachés, dispersés et ils se retrouvaient là, un peu plus d’un millier, part dans la commune de Saint-Ambroise, part dans celles de Chantepie et de Château-Blanc. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (En particulier) (Commerce) Action, participation, dans une société commerciale.
- On effectuait déjà la deuxième sortie. La première, qui avait duré trois jours, avait été assez bonne, puisque les hommes s’étaient fait chacun deux cents et des francs de part. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Les géants de l’acier ont détrôné les rois du pétrole en 2004. […]. Les dix hommes d’affaires qui se sont le plus enrichis l’an dernier détiennent tous des parts dans les sociétés métallurgiques. — (Pascal Airault, Russie : les magnats de l’acier roulent sur l’or, Jeuneafrique.com, 14 février 2005)
- Faute de financement, le projet initial d’hôtel-restaurant avait été abandonné et Georges, dans une période difficile, avait dû revendre ses parts à son neveu, lequel était devenu l’unique propriétaire du lieu. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Sens figuré) Une des choses qui, sans être divisées, peuvent se communiquer à plusieurs personnes.
- Avoir part à la faveur, aux bonnes grâces du ministre.
- C’est un honneur, c’est un plaisir dont je veux avoir ma part.
- L'importance que nous avons eue l'un pour l'autre est sans commune mesure avec le temps passé ensemble et si la tendresse n'y eut point de part, l'attention n'y fit pas défaut. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 262)
- Personne d’où vient quelque chose.
- Notre hôte, absent au moment de notre arrivée, ne tarde pas à paraître et me fait l’accueil auquel je m’attendais de sa part. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 38)
- De quelle part viennent ces nouvelles? — Dites-lui cela de ma part.
- Lieu ; endroit.
- Je vous suivrai quelque part que vous alliez, en quelque part du monde que vous alliez.
- Je jugeai, à la seule expression de son regard, qu’elle exerçait quelque part une grande autorité avec beaucoup de fantaisie. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 95)
- Je ne puis aller où vous voulez, il faut que j’aille autre part.
- On a beau chercher, on ne le trouve nulle part.
- J’ai lu cela quelque part.
- Côté.
- De part et d’autre de cet édifice.
- (Botanique) Dans un herbier, feuille contenant l’échantillon desséché et une étiquette.
- Une « part » d’herbier présente un végétal et est accompagnée d’une étiquette comprenant de précieuses informations pour les scientifiques. — (M. Durand, Herbiers publics et privés (novembre 2011) → lire en ligne)
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ébarboir
?- (Art) Outil qui sert à ébarber.
- Enlever à l’aide d’un grattoir spécial, nommé aussi ébarboir, les barbes ou saillies irrégulières de métal bordant les tailles faites au burin ou les traits obtenus avec la pointe sèche. — (Jules Adeline, Lexique des termes d’art, 1884)
- (Plâtrerie) Grattoir à lame triangulaire montée perpendiculairement à l'axe du manche et utilisé entre autre pour ouvrir (élargir) une fissure avant de la combler.
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accoudoir
?- Ce qui est fait pour qu’on s’y accoude ; partie horizontale sur le haut du dossier d'un siège où l'on s'accoude.
- Avoir un accoudoir sous le bras.
- L’accoudoir d’un prie-Dieu.
- Avoir les bras sur un accoudoir.
- L’accoudoir de son prie-Dieu était usé par ses prières.
- Accotoir, bras d'un siège, sur lequel on repose les bras.
- Puis, s'appuyant sur les accoudoirs de cuir usé, Gérard sortit sa grande carcasse du confortable fauteuil et se redressa. — (Joël Guy, La rivière coule vers sa source, Mon Petit Éditeur, 2011, p. 27)
- Je l’ai vu en photo, sur un canapé en velours, tapotant de la main sur l’accoudoir, avec ses cheveux invariablement blancs et son air de pythie grecque assise sur les fumerolles de l’île de Ré. — (Cédric Enjalbert, La lettre de Philosophie Magazine, du 4 septembre 2020)
- C’était en fait des sortes de fauteuils larges et profonds, recouverts de tissu à motifs floraux façon tapisserie, avec des accoudoirs rembourrés et des appuis-tête à oreillettes. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
- (Architecture) Couronnement d’une balustrade ou de tout autre appui à la hauteur du coude.
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buttoir
?- (Agriculture) (Vieilli) Sorte de petite charrue qui sert à butter.
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cabochard
?- (Vieilli) Qui a mauvaise tête, en parlant d’un animal, généralement un cheval, un chien ou un âne qui a du mal à obéir.
- Malgré son trench-coat vert bouteille, son chapeau avachi et sa tête de cheval cabochard, il avait l'air d'un instituteur en balade avec les premiers de sa classe. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 177)
- (Familier) Têtu, qui n’en fait qu’à sa tête.
- Quatre filles telles que nous, c’est donc si difficile à caser, à planter solidement quelque part ?… Ni méchantes, ni bêtes, ni laides, un peu cabochardes seulement… — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Par extension)
- Il avait une façon à lui de regarder son moteur avec l’air de dire :— Faudrait pas essayer de me jouer des tours, toi !Il lui parlait, lui donnait des coups de clef anglaise, rusait avec lui, finissant toujours par en avoir raison, alors pourtant que c’était un vieux moteur assez cabochard. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 86)
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chambard
?- (Argot polytechnicien) (Vieilli) Brimade à l’égard des nouveaux.
- (Familier) Désordre.
- C'est un vrai chambard ici.
- Il faut que je vous dise que j’ai une vieille marotte : c’est de croire que lorsqu’on essaie de découvrir quelque chose, le bon truc c’est de faire le plus de chambard possible, car lorsqu’il y a du pétard, les gens commencent à faire des tas de choses qu’ils ne feraient pas normalement […]. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre V, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- Tous, jusqu’aux plus petits, sont pris par le besoin subit et irrésistible d’exécuter le chambard aux simulacres du délire bestial et alcoolique. — (Léon Frapié, La ribouldingue, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 49)
- Le grand chambard tirait sur sa fin, ce n’était pas le moment d’être séparé de Maria. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 69)
- (Familier) Bruit intense.
- Quel chambard!… Qu’on expulse ces bagarreurs!! — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke contre Pat Poker, éditions Dupuis, 1970, page 43)
- Shed a rampé vers le raffut tonitruant. Qu’est-ce qu’il fabriquait au juste, pour faire un chambard pareil ? — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- N’ai-je pas somnolé bercé par la rumeur du port, les fanfares, les chambards ? — (François Beccaria, Les dessous d’une trahison, 2016)
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grognard
?- Qui est dans l’habitude de grogner.
- Cet homme est bien grognard.
- Cette femme est grognarde.
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babillard
?- Qui aime à babiller, à converser par plaisir.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu’on puisse trouver sous le ciel. — (Erasme ; « Éloge de la folie » , 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1216.)
- Silvia.—Eh bien, l’honneur de lui plaire ne me sera pas inutile ; les valets sont naturellement indiscrets ; l’amour est babillard, et j’en ferai l’historien de son maître. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 169)
- Qualifie un oiseau parleur.
- Un perroquet babillard. Une pie babillarde.
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eupatoire
?- (Botanique) Eupatorium, genre de plantes de la famille des astéracées.
- [...] le glaïeul, laissant fléchir ses glaives avec un abandon royal, étendait sur l’eupatoire et la grenouillette au pied mouillé, les fleurs de lis en lambeaux, violettes et jaunes, de son sceptre lacustre. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 135)
- Les fleurs qu’à présent on rencontre le plus souvent au bord de la rivière sont la mikania, la renouée des oiseaux, l'eupatoire pourpre, la lobélie cardinale, la sagittaire à larges feuilles, Chelone glabra, et çà et là la vernonia. — (Henry David Thoreau, Journal, traduction de Brice Matthieussent, Le Mot et le Reste, 2018, page 290)
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cougouar
?- Autre nom du puma.
- Il est difficile à apprivoiser et se distingue en cela du cougouar ou puma appelé encore lion d’Amérique. — (Jules Macé, Les merveilles de la vie animale: Les mammifères, 1876)
- Je ne savais pas ce que tu étais. Tu as surgi de nulle part, et je t’ai pris pour un cougouar… — (Octavia E. Butler, Novice, traduit de l’anglais américain par Philippe Rouard, Au diable vauvert, 2008, page 80)
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épar
?- (Charpenterie) Entretoise, traverse qui sert à maintenir l’écartement entre deux pièces.
- (Spécialement) Pièce de bois qui relie les brancards d'une charrette[1].
- Pièce mobile qui sert à fermer les portes.
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bougeoir
?- Chandelier bas, sans fût, se présentant comme une bobèche fixée sur un pied en forme de coupe et comportant une prise pour son transport.
- À minuit, lorsqu’elle prit le bougeoir de sa mère pour l’accompagner à sa chambre, Mme de La Mole s’arrêta sur l’escalier pour faire un éloge complet de Julien. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
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frocard
?- (Familier) ou (Mépris) Moine.
- Tout dans cette rue est paisible, tout y sent son frocard, et, en effet, elle fut jadis régentée par le couvent des Carmes. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Jésus-Christ doit à ce frocard de voir son naufrage retardé de plus de dix siècles peut-être. — (Anatole France, La Révolte des anges, chapitre XXI, Éditions Calmann-Lévy, Paris, 1925 (1914))
- Seulement, à quoi avait-il abouti ? Il avait mis à la porte des « frocards ». Et après ? Après ? Ces « frocards » étaient rentrés dans les écoles, dites congréganistes la veille, qualifiées libres le lendemain. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- « Et, est-ce que vous tenez beaucoup à votre dolman ? dit-il en regardant la jolie redingote d’été d’Angelo. Mes chaises sont usées par les frocards et la paille va mordre votre drap fin comme du vinaigre. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 19)
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évaporatoire
?- (Art) Qui a rapport à l’évaporation ou qui sert à l’évaporation.
- Appareil, procédé évaporatoire.
- Est-ce que les appareils évaporatoires fonctionneraient, s’il n’était pas à son poste ? — (Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 2-13, J. Hetzel et Cie, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891)
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fard
?- (Cosmétologie) Enduit qu’on applique sur la peau ou une partie du visage pour la colorer ou pour la protéger.
- Une petite boîte de bois rose, qui venait de l’île Dioscoride, contenait des fards de toutes les couleurs. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Elle achetait les onguents, des pots de fard, des crayons, qui traînaient sur tous les meubles, avec des houppettes de poudre de riz et des flacons d’odeur. Ses journées, elle les passait, devant sa glace, à se maquiller, à se contempler […] — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- L’emploi des fards que l’on applique sur la figure pour en modifier l’aspect doit être fait avec la plus extrême prudence […] il serait délicat d’insister sur l’apparence regrettable qu’ont pris certains visages féminins qui ont été trop longtemps exposés aux attaques des fards ; ceux-ci ont pu à un certain moment donner un éclat particulier au visage, mais ils l’ont souvent irrémédiablement flétri. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924, page 126)
- Je vis que sa beauté, comme son caractère, était absolument sans fard. Ni rouge aux lèvres, ni fer aux cheveux ; rien aux cils ni aux paupières. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Ses airs penchés, sa ravissante et luxueuse pochette de soie, son bracelet-montre en or, le fard étalé sur ses joues le tenaient quitte de manifester son opinion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Déguisement, feinte, dissimulation.
- Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
- Livres, discours, manifestes, la remise en cause de cet esprit qui a irrigué le XVIIIe siècle autour des figures totémiques de Voltaire, de Rousseau, de Kant et de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, ce mouvement fondateur de la modernité politique européenne et matrice intellectuelle de la Révolution française, s’affiche aujourd’hui sans fard. — (Ariane Chemin, Vincent Martigny, Mais qui veut éteindre les Lumières ?, Le Monde. Mis en ligne le 15 novembre 2018)
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émouvoir
?- Provoquer une émotion.
- Je ne viens point aussi, par un récit funeste,Émouvoir à pitié cette vertu céleste,Émouvoir à fureur ce noble mouvementQui prévient ma prière, et mon ressentiment. — (Jean Chapelain, La Pucelle ou La France délivrée, livre sixième ; chez Augustin Courbé, Paris, 1656, page 251.)
- Agiter, disposer à la sédition.
- Mr Balfour écrivait jadis: « Il est regrettable que seuls les enthousiastes puissent émouvoir les peuples, car les enthousiastes sont presque toujours des imbéciles. » — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
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exploratoire
?- Relatif à une exploration, qui cherche à explorer.
- Un piaf curieux était déjà venu aux nouvelles. Posé sur la rambarde du balcon, il avait jeté un regard exploratoire dans la pièce. Constatant que ni les miettes de croissant, ni le fond de jus d'orange n'étaient au rendez-vous, il s'était envolé en piaillant de dépit. — (Denis Humbert, Une saison Caraïbe, Éditions Albin Michel, 2009, chap. 7)
- Pour faire une analogie, la carte de France est au pèlerinage de Compostelle ce qu'est une étude de marché à l’étude marketing exploratoire qu'on achèterait sur étagère à un cabinet réputé […]. — (Paul Millier, Segmenter les marchés du futur: La méthode de Segmentuition, Éditions Pearson Éducation France, 2015, p. 13)
- Gaz de schiste : des forages exploratoires vont reprendre au Royaume-Uni. — (TF1.fr)
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victoire
?- Avantage qu’on remporte sur les ennemis dans une guerre, dans une bataille.
- On chantait presque tous les mois des Te Deum pour quelque nouvelle victoire, et le canon de l’arsenal tirait ses vingt et un coups, qui vous faisaient trembler le cœur. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Au début de l'année 1918, ils ont mené l'offensive, ils ont déployé toutes leurs forces, et ils méritaient de gagner, ils méritaient la victoire, comme le vieux Pindur et son grand-père Otto Magnor, à la bataille de Sedan. — (Szczepan Twardoch, Drach, traduit du polonais par Lydia Waleryszak, Les Éditions Noir sur Blanc, 2018, chap. 9)
- (Par extension) Personnification du succès dans le combat.
- La victoire s’est déclarée pour lui.
- La victoire le suit partout.
- Les palmes, les trophées de la victoire.
- (Antiquité) Divinité représentée sous la figure d’une femme ayant des ailes et tenant une couronne d’une main, une palme de l’autre.
- […] ; des Victoires aux ailes dorées portant des lances de trois mètres, au bout desquelles s’arrondissaient des cassolettes de parfums ; […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- Derrière la statue du prince il y a une victoire qui lui pose sur la tête une couronne de laurier.
- Avantage qu’on remporte sur un rival, sur un concurrent, etc.
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Vague de victoires pour le club de karaté de Mirambeau le 11 juin dernier. Il a participé au criterium enfants qui s’est déroulé à Sainte-Foy-la-Grance, une compétition annuelle organisée en alternance par trois clubs amis : Mirambeau, Saint-Savin et Sainte-Foy-la-Grande. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 19)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.