Dictionnaire des rimes
Les rimes en : autodestructeur
Que signifie "autodestructeur" ?
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- Qui a tendance à l’autodestruction, relatif à l’autodestruction.
- Un comportement autodestructeur.
- Ma femme m’a quitté, ça m’a perturbé, je suis rentré dans une spirale autodestructrice.
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "autodestructeur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
-
abstracteur
?- Celui qui use volontiers des abstractions.
- Pardaillan n’était ni un rêveur, ni un contemplatif, ni un abstracteur de quintessence. — (Michel Zévaco, Les Pardaillan: L’intégrale, 2019)
-
damasquineur
?- (Vieilli) Celui qui damasquine.
- En même temps que de l’argent, le damasquineur a fait grand usage, sur le trophée de Volubilis, d’un alliage à base de cuivre, recouvert d’une belle patine noire à reflets violets. — (Christiane Boube-Piccot, Les bronzes antiques du Maroc, Volume 1, 1969)
-
mutilateur
?- Qui mutile.
- Des ciseaux mutilateurs.
-
convertisseur
?- (Électricité) Machine électrique destinée à changer les caractéristiques d’un courant électrique.
- Le site belfortain de General Electric a fabriqué le convertisseur du parc hydrolien de Paimpol-Bréhat [...]. En pénétrant dans notre convertisseur, cette énergie va être transformée plusieurs fois pour cheminer le long du câble sous-marin en courant continu haute tension [...]. — (Le Mag n° 32, 24 avril 2016, Un sous-marin jaune bourré d'énergie)
- (Métallurgie) Réacteur chimique industriel où les impuretés contenues dans un métal en fusion sont oxydées pour obtenir un métal affiné
- (Familier) Celui qui opère ou s’efforce d’opérer des conversions religieuses.
- Mais les succès de ces convertisseurs bénévoles devaient être considérables, à en juger par les récriminations qu'il souleva de la part des auteurs des Évangiles et par les flèches que leur décochent les satiriques latins, …. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il y va aussi d’un désintérêt pour La Comédie humaine au profit de La Divine Comédie — car somme toute, Sue n’ignore pas l’art tout balzacien d’« individualiser le type » et de « typiciser l’individu » : il le traite seulement à sa façon, substituant par exemple à la physiognomonie l’imagerie démoniaque familière aux sermonnaires et convertisseurs. — (Emmanuel Godo, La conversion religieuse, 2000)
-
narrateur
?- Personne qui narre, qui raconte quelque chose.
- Entre ces deux romans, Maupassant se « déflaubertise » pour tenter le néologisme, se libère des dogmes énoncés par le maître sur l’impersonnalité du narrateur et sur la technique de l’objectivité. — (Catherine Botterel, Le mal fin de siècle dans l’œuvre de Maupassant, 2000, page 500)
- … ; mais, comme à chaque fois il était revenu prendre sa place, le narrateur, momentanément interrompu, n’en avait pas moins continué son récit… — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
-
appareilleur
?- (Désuet) Chef ouvrier qui trace le trait, la coupe de la pierre à tous les tailleurs de pierre d’un chantier.
- En plus de la réalisation des épures à l'échelle, l'appareilleur établissait également les commandes de pierres.
- La fonction dʼappareilleur était à cet égard, un bon tremplin. — (Société des historiens médiévistes de lʼenseignement supérieur public, Les serviteurs de lʼétat au moyen âge, 1999)
- Il me parlait parfois, très gravement, de son métier, ou plutôt de son art, car il était maître appareilleur.Il n'estimait pas beaucoup les maçons : « Nous, disait-il, nous montions des murs en pierres appareillées, c'est-à-dire qui s'emboîtent exactement les unes dans les autres, par des tenons et des mortaises, des embrèvements, des queues d'aronde, des traits de Jupiter... Bien sûr, nous coulions aussi du plomb dans des rainures, pour empêcher le glissement. Mais c'était incrusté dans les deux blocs, et ça ne se voyait pas ! Tandis que les maçons ils prennent les pierres comme elles viennent, et ils bouchent les trous avec des paquets de mortier… Un maçon, c'est un noyeur de pierres, et il les cache parce qu'il n'a pas su les tailler. » — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, pages 17-18)
- (Par extension) Personne qui prépare le travail de toute fabrication.
- (Rare) Proxénète.
- Rétif, le sociologue de la prostitution à Paris, est une mine pour celui qui veut étudier ce phénomène ainsi que le milieu des maquerelles et des appareilleurs. La traite des enfants était parfaitement organisée. Sa Majesté en avait besoin. — (Otto Flake, Le Marquis de Sade, 1933)
-
affameur
?- Celui qui réduit une ou plusieurs personnes à la faim.
- (Populaire) Exploiteur.
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!... Avec une rare éloquence, il parla des exploiteurs de peuples, des affameurs de pauvres. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
-
baiseur
?- (Vieilli) Celui qui baise, embrasse.
- (Vulgaire) Qui se plaît à baiser, à faire l’amour.
- Je ne suis rien qu’un ivrogne,Quoiqu’on m’estime baiseur… — (Parnasse des Muses)
- Je pense aussi à Blanche de Namur, qui s’en fut en Norvège, suivie de ses dames d’honneur, épouser le Folkengar Magnus, surnommé le Baiseur, et vécut fort librement dans une cour fort libre, insultée ainsi que son voluptueux jeune époux par l’austère sainte Brigitte. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 296)
- Hélas, cette conception du lyrique et de l’épique est si peu familière aux Français que j’ai été obligé de consentir que, dans la traduction française, le coureur lyrique devienne le baiseur romantique, et le coureur épique le baiseur libertin. — (Le Débat - Numéros 35 à 37, 1985)
- T’imagines les bragging rights quand tu remportes la médaille d’or pour le meilleur baiseur au monde ? […] ? Il y aurait de la groupie à l’aéroport en revenant! — (Eric Chandonnet, Victime de la porn: les Olympiques du sexe, 2 août 2012, sur le site nightlife.ca (https:/nightlife.ca))
-
décanteur
?- Appareil propre à opérer la décantation.
- (En particulier) (Industrie minière) Installation pour décanter les eaux de lavage des minéraux.
- Ceci se traduit par une étape de décantation, en bassin ou en décanteurs, et entraîne une production de l’ordre de 15 à 20 Mt/an de boue (exprimée en tonnage de matière sèche). — (« Document d’orientation sur les risques sanitaires liés aux carrières », Juillet 2004)
-
monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
-
codirecteur
?- Celui qui partage avec une ou plusieurs autres personnes la direction d’une entreprise.
- Le directeur et éventuellement le codirecteur de la publication doit être majeur, avoir la jouissance de ses droits civils et n’être privé de ses droits civiques par aucune condamnation judiciaire. — (Journal officiel de la République française, 1952)
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choeur
?- Orthographe par contrainte typographique de chœur.
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crâneur
?- (Familier) Frimeur, vantard.
- En voilà un crâneur ! disait-elle, ça a l’air de se croire le président de la République ! — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, tome 5, page 993)
- En voyant Carmen, il enleva son chapeau gris ; ses cheveux, sous son chapeau, étaient gris et fins comme si on les avait tamisés à travers de la gaze. Ses sourcils gris et fournis lui donnaient un certain petit air crâneur. — (Raymond Chandler, Le Grand Sommeil, traduction de Boris Vian, 1948)
- Laissons courir ce faux jeton, Bill… du moment que nous tenons ce crâneur de shérif… — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke 6 — Hors-la-loi, éditions J. Dupuis & Fils, 1969, page 43)
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contemplateur
?- Celui qui contemple.
- Contemplateur des merveilles de la nature.
- Ce que n’ont pu abattre ni le temps, ni les hommes, ni le bon goût, ni l’industrie, voilà que l’achève sans le savoir le contemplateur naïf, dans l’exercice même de sa curiosité admirative. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 174, 2012)
- Les couleurs découragent le plus intrépide des contemplateurs : bruns grumeleux, marrons, beiges maladifs, ocres diarrhéiques, gris intestinaux. — (Philippe Claudel, Parfums, Station d’épuration des eaux, Stock, 2012)
- Se dit surtout de celui qui se livre à la méditation intérieure.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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croiseur
?- (Marine) Bâtiment de guerre, de combat, de grande taille.
- Le hasard nous fit rencontrer le commandant du croiseur-école Danois « Hemjdal », le capitaine de Frégate Godfred Hansen, qui fut un des compagnons d’Amundsen lors de son expédition du passage du Nord-Ouest. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le lendemain de mon arrivée, le launch du Rochester, croiseur portant le guidon de l’amiral américain, venait accoster le long du Firecrest. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- On n’est pas à bord d’un croiseur de bataille, Chuck, mais d’un petit rafiau. — (Ed McBain,Panique à bord, traduction de Janine Hérisson, Gallimard, 1956, chapitre premier)
- (En particulier) Bâtiment de guerre doué d’une grande vitesse et destiné à détruire le commerce des ennemis, à faire les reconnaissances, à éclairer les cuirassés.
- Le voyage fut long et mouvementé. Ils furent chassés, ou s’imaginèrent l’être, pendant une demi-journée, par un cuirassé asiatique que bientôt attaqua un croiseur anglais. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
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flatteur
?- Qui flatte, qui loue avec exagération.
- Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. — (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, acte V, scène 3)
- Un miroir flatteur est un miroir où l’on se voit plus beau qu’on n’est
- Qui témoigne l’approbation, la louange, la faveur.
- L’anecdote est flatteuse pour la gloire de Raschi. Il ne lui manque que d'être vraie, […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Avoir les manières flatteuses, c’est avoir les manières douces et insinuantes.
- Qui est agréable.
- […], il fit une seconde halte pour lire ces mots : À la Belle-Étoile, écrits en légende sous une peinture qui représentait le simulacre le plus flatteur pour un voyageur affamé : c’était une volaille rôtissant au milieu d’un ciel noir, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Le lissage après peignage donne une apparence plus flatteuse à la laine. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
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froideur
?- État de ce qui manque de chaleur.
- La froideur de l’eau, du marbre, du temps.
- La froideur de la vieillesse. (Sens figuré)
- Sa froideur a, pour moi, tant d'attraits, qu’elle me brûle et me glace. J'ai beau savoir qu'au fond de ce regard, tout est calcul et complaisance, où qu'il m'entraîne, je le suivrai. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- La froideur de l’âme, du caractère.
- La froideur de l’imagination.
- (Sens figuré) Froid accueil, indifférence, et dans ce sens, il peut s’employer au pluriel.
- Il m’a reçu avec froideur.
- Les froideurs d’une maîtresse. On dit dans un sens analogue
- La froideur d’un accueil, d’une réception, d’une réponse, etc.
- Il y a de la froideur entre eux : Se dit de deux personnes qui ne vivent plus ensemble avec la même amitié qu’auparavant.
-
valeur
?- Qualité ou justesse d’une chose, d’une idée, d’un ouvrage.
- Ainsi dans les premiers temps du reboisement, beaucoup de reboiseurs […] ne distinguaient pas la valeur forestière des différents sols. Ils ont eu bien des déboires […]. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 145)
- Ils ont réalisé là un travail de grande valeur.
- Ce plan n’a aucune valeur, il ne peut pas fonctionner.
- (Spécialement) Noblesse de caractère d’une personne.
- Un homme de valeur.
- Importance ou intérêt que l’on porte à un être, à une chose, à un phénomène ou événement.
- Ce bibelot, cette relation, ce souvenir, a beaucoup de valeur à mes yeux.
- (Spécialement) Prix.
- Mais ces belles futaies représentent une valeur commerciale qui a mis en appétit la convoitise du spéculateur, déjà riche de capital, plus riche encore en audace et en influence. — (Thomas Couët, Le bois, voilà l’ennemi !, Revue Franco-Américaine, 1909)
- […]; le système monétaire et le système du crédit reposent sur une vaine tradition de la valeur de l’or et offrent une instabilité presque fantastique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 406 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) Prix que l’on attache à une chose intellectuelle ou morale.
- Cet ouvrage a peu de valeur.
- Donner de la valeur à ce qu’on dit : Ajouter de la force ou de la grâce à un discours par la manière de le débiter.
- (Finance) Titre, action, obligation, etc.
- Valeurs mobilières de placement.
- Valeurs cotées à la bourse, en bourse.
- Cette valeur n’est pas négociable.
- (Au pluriel) (Philosophie, Politique) Idéologie ou règle morale d’une personne ou d’un groupe.
- Le statut d’entrepreneur individuel spécialisé dans la chnouf semble en contradiction avec une vocation de pédagogue se destinant à enseigner les valeurs du sport. À moins de se spécialiser dans le cyclisme. — (Bourse d’études, dans Marianne (magazine), n° 772, 11 février 2012, page 43)
- Pauvre Bill. En plus de la gêne occasionnée par la découverte que sa femme était une coureuse de jupons, il lui fallait limiter les dégâts sur sa propre carrière politique en campant sur une position ferme concernant les valeurs familiales. — (Richelle Mead , Succubus Nights, volume 2, Succubus, traduit par Benoît Domis, Paris : Bragelonne/Milady, 2009, 2011, chapitre 22)
- Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis l'incarnation de la vertu ou la réincarnation de Robin des Bois, mais j'ai des valeurs. — (David Goudreault, Abattre la bête (2017), in La bête intégrale, Stanké, 2018, page 571)
- (En particulier) Juste signification des termes, suivant l’usage reçu.
- Cet homme ne connaît pas, ne sait pas la valeur des termes dont il se sert.
- (Colorimétrie) L’amplitude lumineuse définissant la couleur (Voir WP)
- (Mathématiques) Mesure d’une grandeur.
- f
- (
- x
- )
- {displaystyle f(x)}
- : valeur de la fonction f au point x.
- |x| : valeur absolue de x.
- O
- M
- ¯
- {displaystyle {bar {OM}}}
- valeur algébrique de OM.
- (Par extension) (Métrologie, Sciences) Expression quantitative d’une grandeur, constituée d’un nombre – la valeur numérique – et d’une référence[1].
- L’abaque figuré ici comprend toutes les valeurs utiles pour n et D ; mais on a limité le graphique aux cotes comprises entre 100 et 200 millimètres pour T et F, valeurs d'ailleurs très usuelles ; […]. — (Agenda Lumière 1930, Paris : Société Lumière & librairie Gauthier-Villars, page 123)
- Dans le SI, la valeur d’une grandeur est généralement exprimée comme le produit algébrique d’un nombre et d’une unité de mesure. Certaines grandeurs dites sans dimension n’ont pas d’unité et peuvent être quantifiées par leur seule valeur numérique.
- (Programmation) Contenu d’une variable ou d’une constante
- les instructions d’affectation permettent de donner des valeurs aux variables.
- (Musique) Durée d’une note ou d’un silence.
- La valeur d’une blanche est le double de la valeur d’une noire.
- Bravoure, mérite, vaillance, vertu guerrière.
- Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 359)
- La valeur n’attend pas le nombre des années.
- (Cartographie) Appréciation de l’intensité de la sensation visuelle résultant du graphisme[2].
-
camionneur
?- Celui qui conduit ou qui traîne un camion.
- C’était donc au moment de la guerre avec la Prusse, il y a vingt-quatre ans… Et comme les Prussiens approchaient de Rouen, où nous habitions, mon pauvre mari, qui était camionneur, reçut la visite de deux messieurs… des messieurs que nous n’avions jamais vus. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Tous les trucs qu’il avait vu pratiquer, toutes les ficelles enregistrées au cours d’une expérience de camionneur déjà longue, des pistes pourries du llano vénézuélien aux pentes escarpées des Andes, il les passa en revue, et un par un les rejeta : ça ne collait pas. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- Au contraire, peu mais bien, les mots qui vont à l’âme, à l’os, au nerf, pour qu’à votre tour, camionneurs de chez Mory, ouvriers de chez Whirlpool, soignants du CHU, vous prononciez les mots qui vous rongent, qui pourrissent en vous, que vous les exprimiez, exprimer au sens littéral, qui vous les poussiez dehors, comme un poids, comme une douleur, comme une tumeur. — (François Ruffin, « N’ayons plus peur ! », Fakir n° 83, décembre 2017–janvier 2018, page 12)
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calculateur
?- Qui calcule, qui a pour habitude de prévoir et d’anticiper.
- Mais faites-moi l’honneur de croire que je suis assez calculateur pour toujours me donner la conscience nécessaire à mon état. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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fouilleur
?- Qui fouille.
- J’ai pour professeur un petit homme à lunettes cerclées d’argent, au nez et à la voix pointus, avec un brin de moustache, des bouts de jambes un peu cagneuses, — elles ne l’empêcheront pas de faire son chemin, — insinuant, fouilleur, chafoin, furet, belette, taupe. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Écouter. Se laisser porter par la conversation, y prêter attention comme pour se construire l’alibi de cette posture fouilleuse de mémoire, les épaules un peu arrondies. — (Philippe Delerm, Le trottoir au soleil, Gallimard, 2011, collection Folio, page 115)
- […]: c'est ainsi qu'une tentative récente de lire les papyrus carbonisés d’Herculanum à l'aide des rayons fouilleurs du synchrotron de Grenoble a suscité l'enthousiasme chez les spécialistes, […]. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l'impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo n° 1240 du 27 avril 2016, page 15)
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compositeur
?- (Musique) Celui qui compose en musique.
- Avec Sophie Belloir, mezzo-soprano ; Maël Fauvy, guitariste et compositeur, et Chani Stroobant, violoniste. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 30 juillet 2022, pages locales, page 14)
- Ainsi, quoiqu’il y ait un grand nombre de femmes qui professent, qui gravent, qui composent, qui traduisent, etc., on ne dit pas : professeuse, graveuse, compositrice, traductrice, etc., mais bien professeur, graveur, compositeur, traducteur, etc., par la raison que ces mots n’ont été inventés que pour les hommes qui exercent ces professions. — (Louis-Nicolas Bescherelle, Grammaire nationale, L. Bourgeois-Maze, Paris, 1834, page 38)
- (Par extension) Auteur d’une œuvre artistique.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Celui qui assemble, qui arrange les caractères pour en former des mots, des lignes et des pages.
- La justification prise, le compositeur prend une galée ou in-fol. ou in-4° ou in-8°. suivant le format de l'ouvrage sur lequel il va travailler , & la place sur les petites capitales de sa casse de romain. — (Encyclopédie méthodique: Arts et métiers mécaniques, Paris : Charles-Joseph Panckoucke & Liège : Clément Plomteux, 1784, volume 3, page 495)
- Le compositeur particulièrement désigné comme homme de conscience doit être excellent ouvrier, minutieux, et d'une conduite régulière. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, Manuels-Roret, 1857)
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causeur
?- Qui aime à causer.
- … ; les chasseurs, gens peu causeurs de leur nature, croyant soupçonner sous les paroles embarrassées et les réticences du jeune homme, un secret qu’il désirait garder, …. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Pendant les heures des repas nous fîmes connaissance, et bien vite, il me prit en amitié ; j’étais questionneur enragé, il était causeur ; nous devînmes inséparables. Dans la mine, où généralement on parle peu, on nous appela les bavards. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
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climatiseur
?- Appareil servant à modifier les caractéristiques thermiques et hygrométriques de l’atmosphère d’un local, afin de le rendre plus agréable.
- Tous ces courtisans, profiteurs et forniqueurs dans les bureaux où les climatiseurs ne s'arrêtaient jamais de ronronner, trouvèrent au Président Bagabaga Daba des qualités telles que ses ancêtres durent se retourner dans leur tombe. — (Massa Makan Diabaté, Le Boucher de Kouta, Paris : Éditions Hatier, 1982, chap. 2)
- Ce soir, je brancherai le climatiseur pour dormir convenablement. — (Jean Dupouy, Instit à Djibouti, 2015)
- Willis Carrier est l’homme que vous devez remercier si vous possédez un climatiseur pour faire face aux périodes de canicule. Cet ingénieur américain a inventé le prototype de l’appareil en 1902 (...). — (ICI Explora, « Ces inventions anodines qui ont transformé notre quotidien », radio-canada.ca, 11 novembre 2020)
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chaleur
?- Qualité de ce qui est chaud, sensation produite par un corps chaud.
- Chaleur naturelle.
- Chaleur vitale.
- Chaleur animale.
- Chaleur solaire, rayonnante.
- (Par extension) Sensation de chaud qui ordinairement est incommode.
- Avez-vous parfois enduré cette trinité de supplices : la faim, la soif, la chaleur ?... Avez-vous eu en même temps l’estomac creux, le gosier sec, le crâne en feu ? — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- A Éphèse, les premières grosses chaleurs estivales échauffent les esprits. Dans les églises, dans les rues, sur les places publiques, évêques, prêtres et moines, nestoriens et cyrilliens se prennent à partie et s'invectivent en termes crus. La situation devient intenable. — (Frédéric Lenoir, Comment Jésus est devenu Dieu, Éditions Fayard, 2010, chapitre 6)
- Il apparaît assez tardivement , comme la plupart des hygrophores, préférant la fraîcheur des pluies automnales aux chaleurs de la fin de l'été. — (Jean-Louis Lamaison et Jean-Marie Polese, Encyclopédie visuelle des champignons, Éditions Artémis, 2005, page 126)
- Température produite par l’action du soleil, du feu ou de toute autre cause.
- Il s’agit de faire face à la bobologie courante, mais également aux malaises et déshydratations potentielles liées aux fortes chaleurs qui auront lieu pendant l’intégralité du festival. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 13)
- Quand l'orge est bien germée, on la porte dans une étuve à courant d'air chaud, appelée touraille ; la chaleur arrête immédiatement la germination. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 139)
- Dernièrement, j’avais eu la maladresse de m’enrhumer en pleine chaleur. Voilà pourtant ce que c’est que de devenir vieux : on ne peut résister à rien. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 125, Fischbacher, 1896)
- À la fin de la huitième lune, une chaleur lourde s'étendit sur la vieille cité et ramena avec elle une effrayante recrudescence de puanteur ambiante. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, p.290)
- (Physique) Énergie calorifique.
- Si la chaleur cosmique diminue, c'est donc que le monde n'a pas toujours existé, sans quoi, […], il y a longtemps qu'elle serait complétement usée. — (Chanoine Kir, Le problème religieux à la portée de tout le monde, Paris : imp. des Orphelins d'Auteuil, 1923, rééd. 1950, page 43)
- Le renforcement des alizés depuis vingt ans y a créé un énorme réservoir de chaleur, « les eaux chaudes y forment une couche plus épaisse », explique Cazenave. Est-ce un effet du changement climatique ? Mystère. — (Sylvestre Huet, Une vue plongeante sur les eaux, dans Libération (journal), 1er mars 2013, p.38)
- (Sens figuré) Ardeur, feu, véhémence des passions, des sentiments ou de ce qui sert à les manifester.
- Dans la chaleur du combat, dans le feu de l'action.
- Bientôt il entendit ses domestiques qui revenaient en se disputant avec une sorte de chaleur. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Mais je me figurais que tout le monde savait ça à Paris, que toute la France s’en était émue du moment que Médée, lui-même, s’emballait avec tant de chaleur en m’en parlant. — (Louis Pergaud, Un point d’histoire, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- C'est José, un Marseillais pure laine, plein de chaleur, d'une quarantaine d'années, qui nous a accompagné pendant notre séjour. — (Henri-Paul Labonté, Une histoire d'engagement social, Éditions Publibook, 2011, page 88)
- (Sexualité) Œstrus, état d’une femme ou femelle qui est chaude.
- Être en chaleur.
- Gueuse en chaleur. — (Zola, La Faute de l'Abbé Mouret, 1875)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.