Dictionnaire des rimes
Les rimes en : augustinien
Que signifie "augustinien" ?
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- Qui suit ou se rapporte à la philosophie de saint Augustin.
- Loin de paraître comme inconciliables avec la piété, les commentaires nouveaux pouvaient sembler à certains mystiques parisiens un compromis heureux entre le néoplatonisme augustinien, l’abélardisme aristotélicien et l’esprit positif des savants ou des astrologues. — (Matthieu-Maxime Gorce, L’essor de la pensée au Moyen Âge : Albert le Grand - Thomas d’Aquin, Letouzey et Ané, Paris, 1933, Slatkine Reprint, 1978, page 55)
- Leszek Kolakowski a bien montré comment la publication de l’Augustinus a offert à l’Église l’occasion de se désaugustiniser : en dénonçant les cinq propositions de l’Augustinus, elle désavouait la théologie augustinienne et adoptait pratiquement la doctrine des jésuites. — (Barbara de Negroni, Grâce et liberté : de la théologie à la morale, in Cahiers philosophiques, 2010/2, no 122)
- Relatif aux religieux de l'ordre des augustins.
- Alphabet augustinien : histoire, par ordre alphabétique, de l’ordre des augustins.
- Relatif à Aougny, commune française située dans le département de la Marne.
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Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "augustinien".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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freudien
?- Qui découle ou s’apparente à la pensée de Sigmund Freud.
- Le concept de réalité psychique qui prend le pas sur la réalité objective est ainsi au cœur de la démarche freudienne. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 404)
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commun
?- Qui sert, qui peut servir à tout le monde ou seulement à plusieurs personnes.
- Un puits commun.
- Une cour commune.
- Passage, escalier, chemin commun.
- Cela est commun à tout le bourg, commun aux deux maisons.
- Les biens les plus précieux, répondit M. Bergeret, sont communs à tous les hommes et le furent toujours. L'air et la lumière appartiennent en commun à tout ce qui respire et voit la clarté du jour. — (Anatole France, Monsieur Bergeret à Paris, chapitre XVII, 1901)
- Partagé par différents êtres ou par différentes choses.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L'incidence du décès de la victime d'un délit ou d'un quasi-délit sur l'action en indemnité, Librairie de l'Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Le boire et le manger sont communs à l’homme et aux animaux.
- La vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.
- Qualités communes.
- Traits, caractères communs.
- Ami commun.
- Péril commun.
- Des goûts communs les rapprochèrent.
- Cette douleur, cette joie m’est commune avec bien des gens.
- Entreprendre une chose à frais communs.
- La commune mesure de deux quantités.
- J’ai cela de commun avec lui.
- Cette affaire n’a rien de commun avec celle dont il s’agit.
- (En particulier) Mutuel, réciproque.
- D’un commun accord.
- Public, collectif.
- L’intérêt commun
- Le bien commun.
- Général ; ordinaire ; habituel ; moyen ; qui appartient ou peut appartenir à la plupart des hommes ou à un grand nombre d’hommes.
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- À huit heures et demie la directrice fut remplacée par une adjointe, Mme Galant, grosse femme assez commune, qui avait l’air d’une marchande des Halles cossue, plutôt que d’une institutrice. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- […] une décence qu'on ne trouve pas à ce point dans les campagnes où la trivialité est si commune. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- C’est l’opinion commune.
- Une erreur très commune.
- Une destinée commune.
- L’usage en est fort commun.
- Il n’y a rien de si commun, rien n’est plus commun.
- Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes.
- Répandu et abondant ; fréquent ; courant.
- Les melons sont fort communs cette année.
- Les bons muscats sont communs en Languedoc, en Provence.
- Il est commun de croiser des cerfs dans ces forêts.
- (En particulier) (Mathématiques) Propriété valable pour plusieurs nombres ou entités.
- Diviseur commun.
- Le plus grand commun diviseur.
- Dénominateur commun.
- (Géométrie) Ce qui appartient à la fois à deux figures que l’on compare.
- L’angle a, le côté b et c sont communs à tel triangle et à tel autre.
- (Droit de la copropriété) Relatif à une communauté de biens.
- Époux communs en biens.
- Le contrat porte que les époux seront communs en biens.
- (Linguistique) Qualifie les mots, les termes ordinaires d’une langue, par opposition à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Linguistique) Qualifie la langue qui est parlée le plus généralement dans un pays, ou parfois sert de langue d'échange (koiné).
- En France, le français est la langue commune.
- Qui est médiocre, qui ne sort pas de l’ordinaire, qui est peu estimable dans son genre.
- Il a fait un discours très commun.
- C’est un orateur fort commun.
- Une invention commune.
- Rien de plus commun.
- De peu de valeur et d’une qualité médiocre.
- Un marchand qui n’a que des marchandises très communes.
- Il n’y a là rien que de commun.
- Vulgaire, bas, par opposition à noble, distingué.
- Son langage est bien commun.
- Cette femme a des manières communes.
- Tu as tous les mauvais instincts. Par-dessus le marché, tu es commune. J’ai honte de toi. Dès ta petite enfance, j’ai compris que tu ne serais jamais une dame. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 40)
- (Grammaire) Épicène, ayant une terminaison identique au masculin et au féminin [2].
- (Linguistique) Dans certaines langues, genre grammatical avec tous ses articles issu d'une fusion du masculin et du féminin, alors que le neutre demeure.
- Le mot lag (« loi ») est du genre commun en suédois.
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décathlonien
?- (Athlétisme) Participant à un décathlon ; athlète spécialiste du décathlon.
- Mais les bonnes surprises pourraient venir du décathlonien algérien Larbi Bouraada, de Tosin Oke, auteur d’un triple bond à 17m 22 a Nairobi, voire des relais sud-africain (4X100 m) et nigérian (4X400m). — (Star Africa, L'Afrique veut renouer avec la victoire, www.starafrica.com, août 2010)
- Mais il ne faut pas se tromper, aucun décathlonien ne sera jamais en même temps Usain Bolt sur 100 m, Mondo Duplantis à la perche et Jan Zelezny au javelot. — (Kevin Mayer, Nicolas Herbelot, Kevin Mayer, 2020, page 1902)
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flandrin
?- (Très rare) Habitant de la Flandre.
- (Vieilli) (Familier) Sobriquet qui désigne un homme de haute taille, mince et d’allure molle.
- L’orfèvre, s’approchant. – Vous parlez en patriote, ami ; je vous conseille de prendre garde à ce flandrin.Passe un officier allemand. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Et les paysans, ces grands flandrins qui tremblaient quelques mois auparavant comme des lièvres, lorsqu’on les regardait de travers… eh bien, je les ai vus traiter d’un air d’arrogance de vieux soldats, […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Maintenant que ce grand flandrin se croit libéré, se dit-il, il est capable de vouloir se mettre au travers de mon chemin pour me jouer quelque mauvais tour. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Certain long flandrin, d'âge indécis, mais qui s'exprimait avec précision en fronçant un museau de fouine, s'était amené un joyeux matin, porteur d'une lettre pour madame la concierge et escorté d'une voiture de déménagement. — (Marcel Martinet, La maison à l'abri, 1919)
- — Si ce n’est pas malheureux de voir un grand flandrin ne penser qu’à son plaisir, quand de plus jeunes que lui se font massacrer, disait Mme Blondel. — (Antoine Blondin, L’Europe buissonnière, 1949)
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dessin
?- Représentation d’objets, de personnages, de paysages, etc. sur une surface à l’aide d’un crayon, à la plume, au pinceau ou par tout autre instrument.
- Le dessin n’est pas la forme, il est la manière de voir la forme. — (Edgar Degas)
- On pourra songer aussi au déhanché gracieux que Musset arbore, par exemple, dans le célèbre dessin de Devéria le représentant en costume de page de la cour de Charles IX, […]. — (Valentina Ponzetto, Musset ou la Nostalgie libertine, Droz, 2007, page 156)
- On trouve à La Mecque des représentations de la Kaaba depuis le XIXe siècle. Et pour la plupart des musulmans, un dessin est un dessin, pas une représentation du prophète ! — (Kader Attia, Interview par Yasmine Youssi, Télérama n° 3 393, janvier 2015)
- Des dessins de Raphaël, de Callot, de Watteau, d’Ingres.
- Des dessins tracés sur la muraille avec du charbon, avec de la craie.
- Motif fantaisie, plus ou moins varié qu’on applique sur divers objets, et principalement sur les étoffes, pour les orner.
- Le dessin d’une indienne, d’un papier de tenture.
- Cette étoffe est d’un joli dessin.
- Un dessin bleu sur un fond jaune.
- Le dessin d’une broderie, d’un guillochis, d’une mosaïque.
- Faire des dessins sur quelque chose.
- Art qui enseigne à bien dessiner.
- À l’école, on lui avait enseigné, avec le calcul, les éléments du dessin, et il en savait assez pour se débrouiller en géométrie. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 151 de l’édition de 1921)
- Les arts du dessin, Les arts dont le dessin fait la partie essentielle, comme la peinture, la gravure, la sculpture.
- (En particulier) Délinéation, contourage des figures. Dessin technique.
- Dessin correct, exact.
- Le dessin est la probité de l’art.
- Plan d’un bâtiment, d’un parc, d’un jardin.
- J’ai fait faire le dessin de ce bâtiment par un habile architecte.
- Le dessin de ce jardin a été fait par un maître jardinier.
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chicotin
?- Suc amer tiré de la coloquinte, de l’aloès.
- Cela est amer comme chicotin.
- Mais, bah ! près d’elle le chicotin serait doux comme miel. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1834)
- Tous les bonbons ne sont que chicotin. — (Gresset, Ver-Vert ou le Voyage d'un perroquet de Nevers, 1734)
- (Mycologie) Synonyme de bolet de fiel (espèce de champignons).
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céruléen
?- (Poétique) Qui est d’une couleur azurée, bleuâtre. Il se dit surtout des flots de la mer.
- Lady Diana entrouvrit ses jolies lèvres, laissa des volutes de fumée céruléenne monter en spirales lentes vers le lustre, et conclut :« Monsieur Varichkine, vous m’effrayez ! » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 85)
- Harry Dickson contemplait fixement le firmament céruléen. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Bande de l’araignée, 1932)
- Bordé de croissants de lune et céruléen comme un matin d'été, son manteau devenait bleu sombre au fur et à mesure que, tout en rougissant un à un les croissants de lune, l'imbibait le sang. — (George R. R. Martin, A Game of Thrones, 1996, traduction de Jean Sola)
- Ils sont installés dans une petite case de roseaux, une paillote sur pilotis au-dessus d’un lagon céruléen. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 280.)
- Même pour une Aielle, elle était très grande – peut-être plus que lui – et arborait une chevelure évoquant la cannetille et des yeux d’un bleu céruléen. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
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lien
?- Ce qui sert à lier, à attacher des objets ou des parties ensemble.
- Un lien de paille, de jonc, d’osier.
- Un lien de fer.
- Le lien d’une gerbe, d’un fagot.
- (Par extension) Corde ou chaîne qui sert à attacher un prisonnier. En ce sens, il se met ordinairement au pluriel.
- Il était dans les liens.
- La fête de saint Pierre aux liens.
- Briser, rompre ses liens.
- Être dans les liens d’un décret, d’un mandat d’arrêt : Se dit d’une personne contre laquelle un décret, un mandat d’arrêt a été décerné.
- (Sens figuré) Engagement ; contrat ; attache ; union.
- Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p. 89)
- Le bouddhisme lamaïque a créé depuis le XIIIe siècle des liens étroits entre le Tibet et la Mongolie. — (René Cagnat & Michel Jan, Le Milieu des Empires : Entre Chine, U.R.S.S. et Islam, le destin de l’Asie centrale, Robert Laffont, 1981, page 249)
- Je puis forcer le pape à briser les liens du mariage qui m’unissent à Léonora. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Etre confronté à la mort, avec cette idée que la santé de chacun dépend de la santé de tous, est aussi un puissant vecteur de lien. — (Jessica Gourdon, « Jamais on n’avait vu un tel engagement » : le confinement provoque un élan de solidarité, Le Monde. Mis en ligne le 17 avril 2020)
- (Sens figuré) Élément qui rattache deux ou plusieurs choses entre elles, assure leur relation.
- Le lien qui rattache les diverses parties de cet ouvrage est bien mince.
- Je n’aperçois aucun lien entre ces événements, entre ces idées.
- (Vieilli) (Sens figuré) Dépendance dans laquelle une femme tient un homme en dehors du mariage.
- Il a rompu ses liens.
- Des liens honteux.
- (Musique) Les barres horizontales ou obliques réunissant plusieurs figures de notes à crochets successives.
- (Informatique) Moyen hypertexte de transfert vers une source du Web.
- Ajouter un lien. Faire la référence à un autre objet informatique utilisant un langage informatique.
- Utiliser, suivre un lien automatique par cliquer.
- (Informatique) Référence à un fichier ou répertoire apparaissant elle-même comme un fichier.
- (Informatique) Connexion prévue par le concepteur d’une application informatique pour relier des programmes, des parties de programmes, des données, des documents, des sites ou des pages sur la toile.
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capétien
?- Qui est relatif à la dynastie des Capétiens.
- Les rois capétiens.
- L’armée capétiennes.
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lointain
?- Qui est fort éloigné du lieu où l’on est ou dont on parle.
- La poussière du Vieux-Port, chargée de salures, éparpille un relent lointain de choses épicées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Enfin les îles sorties des eaux (atolls) portent une flore extrêmement pauvre, venue par des apports lointains. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 69)
- Qui provient de loin.
- On entendait vers Noisseville des hourras et des accents lointains d'une musique allemande. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie, page 168)
- […], et mon long sommeil réparateur n'est interrompu que pendant quelques instants par des aboiements furibonds répondant aux glapissements lointains d'un chacal. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 40)
- (Par extension) Qui est fort éloigné dans le temps.
- Et nous autres, leurs fils lointains, à travers les milliers d'années, nous ne sommes guère moins touchés en lisant aujourd’hui ces vénérables enfances du genre humain. — (Jules Michelet, Bible de l'Humanité, Calmann-lévy, 1876, page 28)
- Des jours lointains. - Les siècles les plus lointains.
- (Sens figuré) Qui semble être ailleurs, venir d'ailleurs, se diriger ailleurs.
- On eût dit que son regard, triste et lointain comme le regard des hommes qui ont longtemps vécu sur la mer ou dans les solitudes immenses, gardait comme un reflet de l’infini. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
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diablotin
?- Petit diable.
- Jamais je n’ai craint un homme, quel qu’il fût, et je crains aussi peu le diable et ses diablotins. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) (Familier) Se dit d’un enfant espiègle ou turbulent.
- Cet enfant est un vrai diablotin.
- (Marine) Voile trapézoïdale d’étai du perroquet de fougue.
- (Technique) Ouvrier qui apporte les olives sous la meule du pressoir.
- (Technique) Chez les teinturiers, cuve, appelée aussi reposoir, qui récupère l’indigo contenu dans les eaux mères.
- (Zoologie) Nom usuel de la larve de l'empuse.
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appartint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de appartenir.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d’Arbois, il appartint tout d’abord à la catégorie des élèves que l’on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
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biquotidien
?- Qui revient, qui paraît deux fois par jour.
- Une promenade biquotidienne.
- Janvier, il surveille l’agnelage et commence en février la traite biquotidienne qu’il poursuivra jusqu’en juillet. — (Hélène Leroy, Vieux métiers Tout un art, éditions Debaisieux, 2013, page 6)
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baragouin
?- (Familier) Langage incorrect et inintelligible.
- La chose mérite d'être soulignée, car cette mauvaise langue de Mme de Genlis reprendra à son compte un ragot particulièrement sot, faisant de l'anglais de Voltaire un baragouin insupportable. Voilà qui est absolument faux. — (Vincent Badaire, Ce diable d'homme ou Voltaire inconnu, TF1/Telecip & Hachette/CEDS, 1978, chapitre 5)
- (Péjoratif) Langue que l’on ne comprend pas.
- L’orfèvre. – La citadelle ! voilà ce que le peuple ne souffrira jamais, voir tout d’un coup s’élever sur la ville cette nouvelle tour de Babel, au milieu du plus maudit baragouin ; les Allemands ne pousseront jamais à Florence, et pour les y greffer, il faudra un vigoureux lien. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Une soirée a suffit pour les faire dégringoler du trépied, ou plutôt du perchoir, d'où ils rendaient leurs oracles — dans quel baragouin, dieux du ciel ! — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
- A quoy respondit Pantagruel. Mon amy je n’entends point ce barragouyn, et pourtant si voulez qu’on vous entende parlez aultre langaige. — (Pantagruel, Livre I, chapitre IX, édition Nourry, 1532)
- ... livre basty d’un espagnol baragouiné en terminaisons latines — (Montaigne, Essais, Livre II, chapitre XII, 1580)
- La mère se débattait, jurait qu’elle n’avait point vu de franc-tireur, l’autre disait qu’il était sûr. Enfin le vacarme se met à baisser, on n’entendait plus rien. Et puis, le sergent parle à ses hommes, dans leur baragouin. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 49)
- Est-il encore possible de faire chanter l’imparfait du subjonctif dans le « baragouin » parlé maintenant ? — (Renée Rennes citée par Alain Bouissière, Le Bar du subjonctif, Hatier, 1999, page 106)
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néronien
?- De Néron.
- Cruauté, perversité néronienne.
- Son front néronien, sous ses cheveux bleus à force d’être noirs, qui bouclaient durement et touchaient ses sourcils, ne laissaient rien passer de la nuit coupable, qui n’y étendait aucune rougeur. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 75)
- Esdras était l’aîné de tous, un grand garçon au corps massif, brun de visage, noir de cheveux, à qui son front bas et son menton renflé faisaient un masque néronien, impérieux, un peu brutal ; mais il parlait doucement, pesant ses mots, et montrant en tout une grande patience. D’un tyran il n’avait assurément que le visage, comme si le froid des longs hivers et la bonne humeur raisonnable de sa race fussent entrés en lui pour lui faire un cœur simple, doux, et qui mentait à son aspect redoutable. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- On n’entendait plus que les bruits de punition. La chose exécutée, le vieux bien sonné essayait de se relever et de ramasser autour de lui son pagne à la romaine. Il saignait abondamment par la bouche, par le nez et surtout le long du dos. La foule s’éloigna en l’emmenant et bourdonnante de mille cancans et commentaires, sur un ton d’enterrement. Le lieutenant Grappa ralluma son cigare. Devant moi, il tenait à demeurer distant des choses. Non pas je pense qu’il eut été plus néronien qu’un autre, seulement il n’aimait pas non plus qu’on le force à penser. Ça l’agaçait. Ce qui le rendait irritable dans ses fonctions judiciaires, c’était les questions qu’on lui posait. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, page 194)
- La lecture de Quo Vadis d’Henri Sienckiewicz m’avait aussi beaucoup frappé, notamment le passage où une orgie néronienne est décrite. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, réédition, page 61)
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algérien
?- (Géographie) Relatif à l’Algérie, à ses habitants ou à sa culture.
- Mais il fera immédiatement connaître au Doyen Duguit sa décision de demander sa mutation à Alger, pour raison de santé, le climat algérien se rapprochant davantage de celui qu’il avait connu en Égypte que celui de Bordeaux. — (Marc Malherbe, La Faculté de Droit de Bordeaux, 1870–1970, 1996)
- Tous les admirateurs de l’écrivain se souviennent également des difficultés inénarrables qu’il connut avec le Pouvoir algérien lorsqu’il tenta cette longue et difficile expérience de théâtre populaire en arabe algérien. — (Jacqueline)
- La presse indigénophile a joué un rôle déterminant dans la formation de la presse «indigène» et de la conscience politique des intellectuels algériens. — (Zahir Ihaddaden, Histoire de la presse indigène en Algérie: des origines jusqu'en 1930, Entreprise Nationale du Livre, 1983)
- (Histoire) Relatif à la régence d'Alger.
- la France de son droit exclusif de péche dans les eaux de la Régence, droit dont elle jouissait depuis cent cinquante ans et qu’elle avait cependant conservé avec le gouvernement algérien — (Institut français de la mer, La Revue maritime, 1875)
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francolin
?- (Zoologie) Nom vernaculaire normalisé donné à cinq genres de gallinacés de l'Ancien Monde, de la famille des phasianidés et de la sous-famille des perdicinés, à la silhouette plus ou moins élancée, à la queue courte et redressée à la manière d'un palmipède, au bec assez long, incurvé et crochu, dont le mâle possède souvent une ou deux paires d'ergots aux tarses, et dont un grand nombre d'espèces habitent l'Afrique.
- Les Gallinacés sont représentés par la poule, l'unique volaille de basse-cour des Bédouins, l'outarde, assez fréquente dans les hautes plaines, la poule de Carthage, la perdrix rouge, le francolin, la caille […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 227)
- Côme était l’aîné, l’héritier du titre, et s’il est peu tolérable de voir un baron sauter dans les arbres comme un francolin, on peut encore moins l’admettre d’un duc, même enfant ; pour un titre aussi controversé que le nôtre, ce ne serait certainement pas un argument favorable que la conduite de l’héritier. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 86)
- Sitôt assis, il baissa la tête vers sa salade de betteraves et demeura muet comme un francolin pris. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 25)
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dravidien
?- Relatif aux Dravidiens, population du Sud de la péninsule indienne.
- Les peuples dravidiens.
- Famille de langues refoulées dans le Sud de l'Inde par l'indo-aryen.
- Langues dravidiennes.
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humain
?- Relatif à l’espèce humaine.
- Aucune forme humaine ne surgit entre les halliers, aucun bruit humain ne m’arrive. Partout le silence et partout la solitude ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Lorsque l’on ne peut faire autrement que d’affronter le mauvais temps, les forces humaines se décuplent et l’esprit devient plus clairvoyant. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- – « Tu es si humain ! » lui disait parfois ma mère, avec un accent d’indéfinissable suspicion.Elle ajoutait, pour ne le point trop blesser :– « Oui, tu comprends, tu étends la main pour savoir s’il pleut. » — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 68)
- La justice, en tant qu’elle veut l’inviolabilité de la personne humaine par le seul fait qu’elle est humaine, ne saurait considérer l’homme que dans l’abstrait. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, édition 1946)
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l'art littéraire chinois, dans Choix d'études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- Qui est sensible à la pitié, secourable, bienfaisant.
- Cet homme est très humain et fort sensible aux misères d’autrui.
- Je ne connais pas de cœur plus humain.
- Avoir, montrer des sentiments humains.
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nestorien
?- (Religion) Relatif au nestorianisme.
- À Éphèse, les premières grosses chaleurs estivales échauffent les esprits. Dans les églises, dans les rues, sur les places publiques, évêques, prêtres et moines, nestoriens et cyrilliens se prennent à partie et s'invectivent en termes crus. La situation devient intenable. — (Frédéric Lenoir, Comment Jésus est devenu Dieu, Éditions Fayard, 2010, chap. 6)
- La majorité des textes en sogdien retrouvés à Tourfan et à Dunhuang datent des VIIIe-IVe siècles et sont religieux : bouddhiques (souvent traduits du chinois), chrétiens nestoriens et manichéens. — (Jean Sellier, Histoire des langues et des peuples qui les parlent, La Découverte, 2019, page 186)
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frein
?- (Vieilli) Mors, partie de la bride qu’on met dans la bouche du cheval pour le gouverner.
- Un cheval qui mâche son frein, qui ronge son frein.
- (Sens figuré) Ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.
- L’honneur, les lois, les bienséances sont autant de freins qui retiennent les hommes qui les empêchent de mal faire.
- Sa passion ne connaissait plus de frein.
- Mettre un frein à ses désirs, à ses passions, à sa colère, à son ressentiment.
- (Sens figuré) Personne qui constitue une entrave au bon déroulement d’un acte, au bon avancement d’une entreprise commune.
- Matuidi, un frein pour le transfert de Rabiot ? — (buzzsport.fr, 9 juillet 2018)
- (Par analogie) (Anatomie) Ligament qui bride ou retient quelque partie ou quelque organe du corps.
- En arrière du foie, on trouve le ligament hépato-gastrique, qui fixe l'estomac dans la scissure postérieure du foie; ce frein se prolonge à droite et en arrière, attache le duodénum à la face inférieure du rein droit, puis se dirige de droite à gauche, en se continuant avec le péritoine pariétal de la région sous-lombaire et le mésentère proprement dit. — (Auguste Chauveau, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, troisième édition revue et augmentée avec S. Arlong, Paris : Librairie J. B. Baillière & fils, 1879, page 438)
- (Mécanique) Dispositif destiné à modérer la vitesse d’un mécanisme, à enrayer les roues d’un véhicule.
- […] le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses ; le frein du guindeau se rompit ; il fallu mouiller le seconde ancre pour pouvoir le réparer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La place de la Nation, […], s'ouvrait à tous les vents. Des tramways éclairés et vides y décrivaient, en piaulant sur leurs rails, une courbe laborieuse et quelques rares taxis, ralentissant l'allure, répondaient du crissement brutal des freins. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Si la topographie l'exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l'obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
- (En particulier) Petite pièce fixée sur un écrou et qui l’empêche de se desserrer.
-
contrevins
?- Première personne du singulier du passé simple de contrevenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
-
diluvien
?- Qui a rapport aux inondations.
- Roches diluviennes.
- Dépôt diluvien.
- Terrains diluviens.
- (Sens figuré) Qui ressemble au déluge par son abondance.
- […], Henri dégusta, quelques secondes, le spectacle désolant de ces ombres errantes et pataugeantes, semblables à des bêtes d’un autre âge, grouillant dans un décor diluvien. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- […] ; les pluies y sont bien plus fréquentes que dans le reste de l’île, et ce sont des pluies diluviennes qui tombent sans trêve pendant deux ou trois jours. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- À peine nos tentes sont-elles dressées, qu’une averse diluvienne s’abat sur le camp. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- Ces travaux urgeaient spécialement dans l’Auvergne montagneuse où le réseau routier déjà insuffisant fut gravement endommagé par les pluies diluviennes de l’automne 1787. — (Daniel Martin, La Révolution en Auvergne, Bourbonnais et Velay, Éditions Bouhdiba,, 1993, page 68)
- Excessif, exubérant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
byzantin
?- Relatif à Byzance.
- Dès l’époque byzantine, la prononciation du β grec s’est modifiée en [v]. Ceci permet d’expliquer pourquoi la lettre cyrillique в se prononce [v] et non [b].
- Relatif à l’Empire romain d’Orient.
- D’origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- L'héritière médiévale, malgré la fidélité aux sources antiques dont elle se réclame, malgré une connaissance minutieuse des agronomies orientale et byzantine contemporaines, s'avère plus expérimentale et libre de superstitions. — (Lucie Bolens, Agronomes andalous du Moyen-Age, Librairie Droz, 1981, p. 219)
- C’est là plus qu’une métaphore. Hippocrate fut représenté à l’époque byzantine comme un Christ en gloire tenant ouvert son livre des Aphorismes. — (Jacques Jouanna, Hippocrate, Fayard, 1992)
- (Théologie) Relatif à l'école de théologie de Byzance, et aux rites religieux spécifiques à cette église.
- Le plein-nimbe de la Madone en habits de ciel, brillait, rosacé de la croix byzantine dont les fins et rouges linéaments, fondus dans le reflet, ombraient d’une teinte de sang l’orient ainsi allumé des perles. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Véra, dans les Contes cruels, 1883, page 18)
- Le rite chaldéen ou syrien oriental, fait partie des six familles de rites qui subsistent aujourd'hui avec le rite antiochien (syrien occidental), alexandrin,byzantin, arménien et latin. — (Irak, le monde redoute une purification religieuse, journal La Croix, 23 juillet 2014)
- (Péjoratif) Qui est d’une subtilité excessive, compliqué à l’excès.
- Si c'est de la sorte que Kaulbach entend le réalisme, nous aimons encore mieux les abstractions les plus nuageuses ou les imitations les plus archaïquement byzantines. — (Théophile Gautier, L’Art moderne, Paris : chez Michel Lévy frères, 1856, page 272)
- J’échafaudais des raisonnements byzantins à propos des jouets trop grands pour pouvoir logiquement passer dans la cheminée, le Père Noël les ayant lâchés d’en haut. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 33)
- Il ne s’agit pas de byzantines subtilités. — (Claude Hagège, Dictionnaire amoureux des langues, 2009)
- Discussion byzantine, croirons-nous d’abord ; essentielle au contraire, découvrons-nous bientôt. — (Luc Fraisse, Les Fondements de l’histoire littéraire, Honoré Champion, 2002, page 166)
- (Sens figuré) Discuté, incertain (par allusion aux disputes sur le « sexe des anges » qui occupaient les Byzantins alors que leur ville était assiégée par les Turcs).
- Comment décrire la beauté de cet ange au sexe byzantin, la ferveur immédiate qui nous a unis, l’ivresse que me prodiguaient sa voix si douce et ses mots salvateurs ? — (Amélie Nothomb, Mercure, Éditions Albin Michel, Paris, 1998, page 212)
-
échevin
?- (Histoire) Dans l’empire carolingien (à partir du IXe siècle), juge adjoint du tribunal comtal.
- Il était en effet un peu dur ... d'être obligé de faire fête en bon accueil, lui Charles de Bourbon, à je ne sais quels bourgeois; lui cardinal, à des échevins — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- (Histoire) Dans les villes du Nord de la France (puis dans la plupart des villes du royaume de France), magistrat municipal (fonction aujourd’hui dévolue au seul maire qui préside la municipalité au nom du peuple souverain, mais avec des pouvoirs plus limités) dont la charge était de représenter les pouvoirs fondamentaux du souverain sur ses terres, et donc d’y faire appliquer le droit des individus et sociétés, d’y organiser la police et la perception pour lui des taxes et de l’échet.
- Premier, second échevin.
- Le prévôt des marchands et les échevins de Paris.
- Les échevins de Toulouse étaient appelés capitouls.
- On y avait naguère retenu un échevin accusé de malversations et, plus anciennement, un seigneur gagné à prix d’or au parti français ; rien n’était plus convenable qu’un tel lieu de détention. — (Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au noir, Troisième partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 297)
- (Belgique) (Luxembourg) Membre du collège communal à fonction exécutoire présidé par le bourgmestre, chargé d’un domaine de l’administration communale. Il est élu par le conseil communal en son sein, une entité distincte à fonction décisionnelle (pour une femme, on dit : échevine).
- Le bourgmestre et ses échevins de l’état civil, et des travaux publics.
- Il a été nommé échevin de la culture.
- (Canada) (Désuet) Adjoint au maire, conseiller municipal représentant d’un quartier donné (pour une femme, on dit : échevine).
- Il a été échevin pour le quartier Saint-Roch.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.