Dictionnaire des rimes
Les rimes en : aubin
Que signifie "aubin" ?
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- (Manège) Allure dans laquelle un cheval galope de devant et trotte du train de derrière, à l’inverse du traquenard.
- […] l'entrepas tient du pas et de l'amble, et l'aubin tient du trot et du galop, l'un et l'autre viennent des excès d'une longue fatigue ou d'une grande faiblesse de reins ; les chevaux de messagerie qu'on surcharge, commencent à aller l'entrepas au lieu du trot à mesure qu'ils se ruinent, et les chevaux de poste ruinés, qu'on presse de galoper, vont l'aubin au lieu du galop. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 517.)
- L’aubin est un mélange de trot et de galop…, type même des allures détraquées et irrégulières. Il révèle un cheval mal monté, surmené, voire définitivement ruiné. — (E. Saurel, Le Cheval, équitation et sports hippiques, Larousse, 1966, page 80)
- (Par métonymie) Cheval qui a cette allure.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Vieilli) (Rare) Blanc d’œuf
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "aubin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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calepin
?- Carnet de poche où l’on note des indications, des renseignements, des impressions, etc.
- Le uhlan mettait pied à terre, ouvrait tranquillement une carte ou un calepin, prenait des notes. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie, page 184)
- Des employés en casquette écrivaient sur des calepins, à la lueur du gaz. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Comme, au sommet, il essaie de noter des indications sur son calepin et éprouve des difficultés à maintenir son équilibre, Arlette, légère, escalade l’autre côté de l’échelle. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 367)
- Maillat s’assit, le dos contre l’arbre, et alluma une cigarette. Pierson avait sorti de sa poche un petit calepin noir à élastique qui ne le quittait jamais.— Craque une allumette, veux-tu ?La flamme, de nouveau, brilla. Pierson griffonna quelque chose sur son carnet, fit claquer l’élastique, remit le carnet dans sa poche. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 147)
- (Construction) Dessin représentant le travail à exécuter, sur lequel les dimensions de chaque pierre sont indiquées.
- (Vieilli)(Belgique) Cartable.
- Mal lui en prit, un jour qu'il avait fait choir de cette manière un élève de septième latine qui se rendait à l'athénée, le calepin sur le dos. — (Hermann Pergameni, Jours d'Épreuves, Éd. Claasen, Bruxelles, 1874)
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baragouin
?- (Familier) Langage incorrect et inintelligible.
- La chose mérite d'être soulignée, car cette mauvaise langue de Mme de Genlis reprendra à son compte un ragot particulièrement sot, faisant de l'anglais de Voltaire un baragouin insupportable. Voilà qui est absolument faux. — (Vincent Badaire, Ce diable d'homme ou Voltaire inconnu, TF1/Telecip & Hachette/CEDS, 1978, chapitre 5)
- (Péjoratif) Langue que l’on ne comprend pas.
- L’orfèvre. – La citadelle ! voilà ce que le peuple ne souffrira jamais, voir tout d’un coup s’élever sur la ville cette nouvelle tour de Babel, au milieu du plus maudit baragouin ; les Allemands ne pousseront jamais à Florence, et pour les y greffer, il faudra un vigoureux lien. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Une soirée a suffit pour les faire dégringoler du trépied, ou plutôt du perchoir, d'où ils rendaient leurs oracles — dans quel baragouin, dieux du ciel ! — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
- A quoy respondit Pantagruel. Mon amy je n’entends point ce barragouyn, et pourtant si voulez qu’on vous entende parlez aultre langaige. — (Pantagruel, Livre I, chapitre IX, édition Nourry, 1532)
- ... livre basty d’un espagnol baragouiné en terminaisons latines — (Montaigne, Essais, Livre II, chapitre XII, 1580)
- La mère se débattait, jurait qu’elle n’avait point vu de franc-tireur, l’autre disait qu’il était sûr. Enfin le vacarme se met à baisser, on n’entendait plus rien. Et puis, le sergent parle à ses hommes, dans leur baragouin. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 49)
- Est-il encore possible de faire chanter l’imparfait du subjonctif dans le « baragouin » parlé maintenant ? — (Renée Rennes citée par Alain Bouissière, Le Bar du subjonctif, Hatier, 1999, page 106)
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alun
?- (Chimie) Nom générique donné aux sulfates doubles d'aluminium avec un autre ion, mais aussi à d'autre sulfates ou l'aluminium est remplacé par d'autres métaux
- (Chimie)(En particulier) Sulfate acide d’aluminium et de potassium, ou d’ammonium. Sel astringent utilisé dans les arts, en teinturerie et en thérapeutique.
- La salure en est beaucoup plus forte que celle de la mer, et elle produit sur les lèvres l’effet d’une forte solution d’alun. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- Plus tard on a reconnu que les acides chromique, chlorique, borique, acétique, et oxalique, ainsi que les chlorures de magnésium et d'étain, et enfin les aluns, se comportaient comme l'acide fluorhydrique. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Des eaux qui arrosent ce pays, aucunes ne sont ferrugineuses. Elles contiennent quelque partie d’alun d'un fluide extrêmement léger; […]. — (Comptes Rendus et Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, 1907, page 180)
- On a donné plusieurs formules d’alunage, soit à l’aide de l’alun de potasse, soit à l’aide de l’alun de chrome : […]. — (Agenda Lumière 1930, Paris : Société Lumière & librairie Gauthier-Villars, page 226)
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confins
?- Limites d’un pays, d’un territoire.
- Malade, il se retira chez sa sœur, Rosalie, veuve d'un comte de Creny, au petit château de Ménival, dans la commune de Lannoy-Cuillère, aux confins du pays de Bray et de la Picardie, où il fit son testament, laissant à ses proches le peu qui lui restait, et mourut le 26 janvier 1816. — (Philippe Régibier, 27 rue Saint-Guillaume: petite chronique d'une grande demeure et de ses habitants, d'après des documents inédits, chez l'auteur, 1997, page 311)
- On met les cimetières aux confins des communes. Chacun chez soi ! — (San Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- (Littéraire) Limites chronologiques d’une période.
- L’art gothique, sur les confins de la renaissance, n’a rien produit de plus pur, de plus parfait, ni de mieux dessiné. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Sens figuré) Endroits les plus éloignés, les plus reculés.
- D'autres auteurs ont été plus loin dans le domaine des suppositions. C'est des confins de l'Europe que ceux-ci font venir les Américains, qui auraient alors emprunté pour chemin un immense continent aujourd’hui disparu : l'Atlantide. — (René Thévenin & Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., page 15)
- (Sens figuré) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)…
- Une interview plutôt ordinaire – quoique très, très révérencieuse – très « journal télévisé », aux confins de l’exercice promotionnel, comme souvent.— (Sophie Delassein et Arnaud Gonzague, Pourquoi la prestation de Stromae sur TF1 était franchement embarrassante, L’Obs, 10 janvier 2022)
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béotien
?- (Antiquité) Relatif à la Béotie ou aux Béotiens.
- Suivant les positions qu'ils adoptent à l'égard de l'évolution politique de Thèbes et des cités béotiennes, les commentateurs de Ps-Xénophon interprètent son allusion à l'intervention athénienne en Béotie de façons très différentes. — (La Constitution d'Athènes attribuée à Xénophon, traduite et commentée par Claudine Leduc, Annales littéraires de l'Université de Besançon, 1976, page 223)
- Mais il permet de se faire une idée assez précise de l'organisation de la confédération béotienne dans la seconde moitié du Ve siècle, que vient souvent confirmer tel ou tel passage de Thucydide ou de Xénophon. La confédération béotienne, à l'inverse des ligues péloponnésiennes ou athéniennes, ne semble pas avoir d'abord été une symmachie, mais bien plutôt se rattacher à ces Koina qui rassemblaient autour d'un sanctuaire les cités d'un même ethnos. — (Claude Mossé, Les institutions grecques à l'époque classique, éd. Armand Colin, 2008, chapitre 8)
- (Péjoratif) Qui est d’un esprit lourd, qui manque de goût, peu lettré, rustre.
- Nous n’aspirions plus qu’à retourner à Paris, à revoir nos parents, nos amis, les chers boulevards, les chers ruisseaux ; je crois, Dieu me le pardonne, que je nourrissais le désir secret d’assister à un vaudeville ; bref, la vie civilisée, oubliée pendant six mois, nous réclamait impérieusement. Nous avions envie de lire le journal du jour, de dormir dans notre lit, et mille autres fantaisies béotiennes. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- On se rejettera avec ivresse dans la musique simple et mélodieuse : on voudra jouir machinalement, sans aucune intervention de l'esprit. Ce seront là, nous n'en doutons pas, des jours de deuil et de consternation pour la critique. Les hommes spéciaux protesteront et railleront amèrement la vulgarité toute béotienne de cette réaction. Mais le public, heureux de se divertir enfin sans fatigue, la saluera comme une délivrance. — (Albert Lefaivre, La critique musicale en Allemagne, chap. 7, dans la Revue contemporaine, Paris, 1860, série 2, vol. 16, page 62)
- Grand amateur de viande et de femmes, changeant de religion et de conviction tous les trois ans et, à part ça, complètement béotien. — (Gilles Martin-Chauffier, Les corrompus, 1998)
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dessein
?- Intention d’exécuter quelque chose, projet.
- Or le dessein de Leontidas estoit de m’élever jusques en l’aage de me marier, et puis de me donner à l’un de ses neveux qu’il avoit esleu pour son héritier, n’ayant jamais peu avoir des enfans. — (Honoré d’Urfé, L’Astrée)
- Mais mon dessein n’est pas de faire un gros livre, et je tâche plutôt de comprendre beaucoup en peu de mots, comme on jugera peut-être que j’ai fait, […] — (René Descartes, La Géométrie, texte modernisé de l’édition Victor Cousin)
- Le dessein de Dieu est plus de perfectionner la volonté que l’esprit. — (Blaise Pascal, Pensées)
- […], Thrasybule, bien informé de tout, et qui n’ignorait point les desseins d’Alyattes, s’avisa de cette ruse : […]. — (Hérodote, Histoire, traduction Larcher, Paris, Charpentier, 1850)
- Tu n’as pas dessein d’entrer en religion ? Non. Alors tu vas abandonner de te tourmenter de même, parce que c’est un tourment profane et peu convenable, vu que ce garçon ne t’était rien. Et le bon Dieu sait ce qui est bon pour nous ; il ne faut pas se révolter ni se plaindre… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Pauvres chagrins d’amour ! que vous êtes étranges ! et comme vos desseins sont impénétrables ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 111)
- Elle était couchée auprès de moi. Elle se retourna sans aucun dessein de me proposer une posture ; […]. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Au début de son pontificat, il s’était, il est vrai, montré bienveillant, moins par générosité naturelle, que dans le dessein de favoriser la conversion des juifs. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Projet, plan d’un ouvrage.
- Le dessein d’un poème, d’une tragédie, d’un tableau.
- Conception d’une œuvre à réaliser avec un objectif donné.
- Le dessein du Créateur.
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capésien
?- (Éducation) Candidat ou titulaire du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré.
- D’aucuns pensent que ce capésien n’a pas une formation universitaire sérieuse préalable à l’enseignement.
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nerprun
?- (Botanique) Rhamnus, genre d’arbres de la famille des rhamnacées.
- Elle voulut allumer un feu dans l’âtre : elle cassa, ici ou là, des branches vertes de sanvuillot et de nerprun, en fit un petit fagot de femme veuve et tenta de l’allumer avec son petit briquet doré. — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 224)
- N’ayez crainte, le feu ronflait car je savais le bois qu’il fallait choisir. Le frêne et l’acacia pour faire de la flamme, le chêne et le foyard pour faire de la braise, le vieux nerprun et l’épine blanche pour durer. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 31)
- (Botanique) (Spécialement) Rhamnus catharticus, le nerprun purgatif, arbrisseau qui porte un petit fruit noir dont on se sert en médecine et dans la teinture.
- À ses aveux de faussaire, l’égarée en ajouta d’autres, si riches en noms de poisons végétaux tel que le nerprun, la jusquiame, que le notaire, consterné, s’écria naïvement : « Eh ! ma pauvre dame, vous nous en dites bien plus long qu’on ne vous en demande ! » — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; édition Le Livre de Poche, 1968, page 132)
- (Pharmacologie) Substance issue de certaines espèces[1].
- Le sirop de nerprun, obtenu par cuisson du suc et du sucre à parties égales, est rouge pourpre foncé, paraissant noir; il est encore d’une belle couleur rouge, dilué dans 200 parties d’eau. — (Albert Astruc, Traité de pharmacie galénique, volume 2, 1921)
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fuégien
?- Relatif à la Terre de Feu.
- J’ai goûté au jus très doux des pommes fuégiennes, petits fruits dont la peau dure protège la pulpe blanche des morsures des vents polaires. — (Luis Sepúlveda, Le Monde du bout du monde, 1989 ; traduit de l’espagnol du Chili par François Maspero, 1993, page 27)
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fifrelin
?- Chose de peu de valeur, en particulier menue monnaie. → voir liard, sou et tripette, dans les expressions ne pas valoir un liard, un clou, ne pas valoir tripette.
- La faim le tiraillait. Il n’avait pas un fifrelin en poche. — (Blaise Cendrars, L’Or, Grasset, 1925)
- Et abstiens-toi de me refiler une poignée de fifrelins et de supplier pour un délai supplémentaire. — (Glen Cook, Le Château noir, IX, 1984)
- Pour autant, ces évolutions ne sont peut-être qu’un fifrelin dans ce que prépare l’État. — (Sandrine Dyckmans, « France Connect va révolutionner les marchés dématérialisés », article paru le 15 mars 2016 sur achatpublic.info ; accès réservé aux abonnés)
- Tu t’es fait avoir, c’est du toc, ça ne vaut pas un fifrelin !
- (Argot militaire) (1840 ou avant) Soldat d’infanterie de (la) ligne.
- Durant les causeries autour de la soupe, il avait appris du capitaine les choses « indispensables au métier » , que les cavaliers étaient des cavalos, […], les soldats de la ligne des fifrelins […] — (Georges d’Esparbès, La folie de l'épée, Albin Michel, Paris 1927, page 50.)
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augustinien
?- Qui suit ou se rapporte à la philosophie de saint Augustin.
- Loin de paraître comme inconciliables avec la piété, les commentaires nouveaux pouvaient sembler à certains mystiques parisiens un compromis heureux entre le néoplatonisme augustinien, l’abélardisme aristotélicien et l’esprit positif des savants ou des astrologues. — (Matthieu-Maxime Gorce, L' essor de la pensée au moyen âge : Albert le Grand - Thomas d'Aquin, Paris : Letouzey et Ané, 1933, Slatkine Reprint, 1978, p. 55)
- Leszek Kolakowski a bien montré comment la publication de l’Augustinus a offert à l’Église l’occasion de se désaugustiniser : en dénonçant les cinq propositions de l’Augustinus, elle désavouait la théologie augustinienne et adoptait pratiquement la doctrine des jésuites. — (Barbara de Negroni, Grâce et liberté : de la théologie à la morale, in Cahiers philosophiques, 2010/2, n° 122)
- Relatif aux religieux de l'ordre des augustins.
- Alphabet augustinien, histoire, par ordre alphabétique, de l'ordre des augustins.
- Relatif à Aougny, commune française située dans le département de la Marne.
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adjoint
?- Personne qui est adjointe à une autre pour certaines fonctions.
- Le cryobiologiste se caressa le menton. Il trouvait que son adjoint n'avait aucune considération pour les volontaires. Or, sans volontaires, il n'existerait pas d’expériences. — (Max-André Rayjean, Le Monde noir, Éditions du Fleuve Noir, 1981, chap. 2)
- (Par apposition) — Le proviseur adjoint l’écoute poliment et acquiesce à ses suggestions, le valorise et lui donne de l’importance. Je ne sais pas s’il est sincère. — (Rose Ceraudo , En CAE dans un lycée d’une riche banlieue, chez l’auteur, 2012, page 10)
- Le commandant Marie-Georges Picquart, promu lieutenant-colonel et chef du deuxième Bureau, découvre que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable espion pour l'Allemagne et que son propre adjoint, Hubert Henry, sait que le véritable traître n'est pas Dreyfus mais Esterhazy, surnommé Dubois.[1]
- (France) (Administration) (Spécialement) Officier municipal qui assiste et supplée le maire.
- Un adjoint spécial peut alors être institué par un décret en Conseil d’État. — (Henry Berthélemy, Traité élémentaire de droit administratif, 1908)
- Yvon, en sa qualité d’adjoint, est encore venu me bassiner avec la déviation de Virail. La départementale passe au mitan du bled. Ils ont posé un panneau, limitation à 45 km/h. — (Claude Courchay, Quelqu’un dans la vallée, Jean-Claude Lattès, 1997)
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alexandrin
?- (Versification) Qui a douze syllabes et se compose de deux hémistiches. Note : L’utilisation du nom alexandrin est beaucoup plus fréquente que celle de la locution vers alexandrin.
- Les tragédies, les poèmes épiques sont ordinairement écrits en vers alexandrins.
- La césure, le repos du vers alexandrin est le plus souvent après la sixième syllabe.
- Qui vit à Alexandrie ou est relatif à cette ville d’Égypte.
- Les Juifs alexandrins bénéficient donc d'une relative autonomie dans leur ville et jouissent incontestablement d'une total liberté religieuse. — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, p. 88.)
- Le musée a été récemment restauré et agrandi pour conserver le produit des fouilles alexandrines qui ne cesse de s’élargir.
- Qui vit à Alexandrie ou est relatif à cette ville d’Italie.
- (Histoire littéraire) Qui a rapport à l’école d’Alexandrie.
- Un poète, un philosophe alexandrin.
- La période alexandrine de la littérature grecque.
- Je pense aussi au mot « albâtre » – dont Cléopâtre a la pureté – puis j’évoque des images de portiques, de colonnes devant lesquelles se promènent les philosophes alexandrins – vieux pouilleux en guenilles – qui interfèrent dans ma mémoire avec ce que je connais de la moderne Alexandrie. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 138.)
- (Théologie) Relatif à l'école de théologie d'Alexandrie, et aux rites religieux spécifiques à cette église.
- Le rite chaldéen ou syrien oriental, fait partie des six familles de rites qui subsistent aujourd'hui avec le rite antiochien (syrien occidental), alexandrin, byzantin, arménien et latin. Ces rites sont communs à la fois aux Églises orientales séparées de Rome et à celles qui lui sont unies. (Irak, le monde redoute une purification religieuse- Journal La Croix 23 juillet 2014)
- Relatif à Saint-Alexandre, municipalité québécoise de la région de la Montérégie [2].
- Relatif à Saint-Alexandre, ancienne municipalité de village québécoise de la région de la Montérégie [2].
- Relatif à Saint-Alexandre, ancienne municipalité de paroisse québécoise de la région de la Montérégie [2].
- Relatif à Saint-Alexandre, ancienne municipalité de paroisse québécoise de la région du Bas-Saint-Laurent [2].
- Relatif à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, municipalité québécoise [2].
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dahoméen
?- (Géographie) Relatif à l’ancien État du Dahomey (aussi bien le Royaume de Dahomey (XVIIe–fin XIXe siècle) et la colonie du Dahomey (1894–1958) que la République du Dahomey (1958–1975)), devenu aujourd’hui le Bénin.
- Leurs pères avaient implorés les fétiches de Whydah en dansant ce Yanvalou et en leurs jours de détresse, ils s’en souvenaient avec une fidélité qui ressuscitait de la nuit des temps la puissance ténébreuse des vieux dieux dahoméens […] — (Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, 1944, page 61)
- Culture dahoméenne.
- (Linguistique) (Archaïsme) fon, fon-gbe
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félin
?- Qui se rapporte au chat ou aux félidés.
- La race féline.
- (Sens figuré) Qui a l’attitude ou le caractère des félins et plus spécialement du chat.
- Une position féline.
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câlin
?- Celui qui aime être câliné.
- C’est un petit câlin.
- Celui qui câline.
- Il faisait le câlin pour obtenir ce qu’il voulait.
- Câlinerie ; tendresse ; douceur affectueuse ; étreinte affectueuse.
- Et à force de t’casser les couilles avec ses bisous, ses câlins tout ça, elle te transforme : t'étais le dernier des thugs, tu deviens le premier des caniches, laisse tomber ! C'est un truc de ouf. — (Ludovic Hermann Wanda, Prisons, Paris : Éditions L'Antilope, 2018)
- (Par euphémisme) Relation sexuelle.
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butin
?- Ce que l’on prend sur les ennemis.
- Torquilstone est à nous ; songez à l’honneur, songez au butin ; encore un effort et la place est à nous ! — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le général, accoutumé par les événements de la guerre à des idées assez larges en fait de butin, accepta les présents offerts par sa fille. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Huit jours après, on sut que nous étions à Moscou, la plus grande ville de Russie et la plus riche ; chacun se figurait le butin que nous allions avoir, et l’on pensait que cela ferait diminuer les contributions. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Et commence la cueillette du butin. N'ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.359)
- (Par analogie) Ce qu'un malfaiteur prend à ses victimes.
- Au mois de juillet 1641, raconte Dom Grenier, la garnison de Péronne détacha une douzaine de cavaliers sur Allaines pour y faire des prisonniers et du butin. Ils pénétrèrent à l’improviste dans les basses-cours et s'emparèrent de tous les porcs qu'ils purent y rencontrer. — (Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne, Péronne : chez J. Quentin, 1865, p. 141)
- Nous nous regardons dans les yeux, férocement, ainsi que deux complices prêts à se déchirer et à s’entr’égorger sur leur butin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Sens figuré) Ce qu’on obtient par de laborieuses recherches, récolte.
- Le gouvernement fédéral a profité de la Deuxième Guerre mondiale pour s’accaparer tous les pouvoirs de taxation, d’où le fameux «redonnez-nous notre butin» que M. Duplessis lançait à chaque occasion. — (Mathieu Bock-Côté, Que penser de l’héritage de Duplessis?, journaldequebec.com, 2 octobre 2021)
- Il y a un riche butin à faire dans ces vieux manuscrits.
- (Poétique) Ce qui est récolté par un insecte.
- Le butin de l’abeille, de la fourmi.
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francien
?- (Linguistique) L’une des langues de la langue d’oïl parlée en Île-de-France et au sud de celle-ci, composant l’ancien français.
- […] ; c'est là un trait dialectal : le francien, comme le normand, dit oi ([…]). — (Gaston Paris, « Hugues de Berzé », dans Romania : recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par Paul Meyer & Gaston Paris, tome 18, Paris : Société des amis de la Romania, 1889, p. 570 (note 1))
- Dans ce contexte, il faut se souvenir que le français considéré actuellement comme la norme en France n’était à cette époque rien d’autre qu’un de ces nombreux dialectes, le francien, parlé dans la région de l’Île-de-France (cf. Jauch 2016: 89). — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, p. 55)
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économétricien
?- Économètre.
- Pour présenter une solution, l’économétricien doit faire appel à ses connaissances en économie, en mathématiques et en statistique.
- Un économétricien peut bien revêtir d’oripeaux mathématiques n’importe quelle erreur d’observation, il ne transformera pas cette erreur en vérité, même si ses raisonnements sont corrects au point de vue formel. — (Revue de l’Institut international de statistique, Volumes 14 à 15, 1946)
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enfreins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de enfreindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de enfreindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de enfreindre.
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enjoins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe enjoindre.
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mycénien
?- (Géographie) (Histoire) Relatif à Mycènes, une ancienne cité grecque, à ses habitants.
- L’art mycénien.
- Il insiste de ce point de vue sur la rupture entre le monde mycénien et la civilisation des cités-État dans cet ouvrage incontournable que sont Les Origines de la pensée grecque. — (Guylain Chevrier, « Hommage : Jean-Pierre Vernant, un héritage aux origines de la pensée grecque », dans Cahiers d’histoire : Revue d’histoire critique, no 100, 2007 [texte intégral])
- Pavarotti était ridicule, et génial d’une façon XIXe siècle. Comme tous les grands ténors, c’était une trompette. Il avait de plus une voix immédiatement reconnaissable. Et une tête de masque mycénien. — (Charles Dantzig, Encyclopédie capricieuse du tout et du rien, Grasset, 2009, page 451)
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estuarien
?- Propre au delta ; relatif à l’estuaire d’un cours d’eau.
- Loin des eaux estuariennes mais en haute mer, la grande pêche sportive se rallie parfois à cette situation quand s'ancrant, on recherche thons et bonites au broumé ou requins à la strouille. — (André Péjouan, Toutes les pêches côtières en petit bateau, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1997, page 58)
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musicien
?- (Musique) Personne qui joue ou compose de la musique.
- (Spécialement) Personne qui fait profession de composer ou d’exécuter de la musique.
- La musique exprime les sentiments, mais elle serait bien empêchée de les définir, et, sans le commentaire des paroles, absent de la musique instrumentale, l’auditeur reste toujours dans un certain vague quant à la nature et à l’objet du sentiment dont s’est inspiré le musicien. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, page 50)
- De leur balcon qu’on atteignait par une échelle, les musiciens déversaient sans répit sur la foule, des airs de valse, de java, de shimmy, de charleston et tout le monde se trémoussait. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La maison de production fournissait les choristes et les musiciens, suggérait fortement les chansons, déterminait les arrangements, et quelques choubidous plus tard, Françoise Deldick, Agnès Loti, Michèle et ses Wouaps sortaient de l’ombre. — (Luc Mercure, La mort de Blaise, éditions Leméac, 2008, page 35)
- Jean-Pierre Marielle alias Monsieur de Sainte-Colombe — Je ne pense pas que je vais vous admettre parmi mes élèves.Guillaume Depardieu alias Marin Marais jeune — Dites-moi pourquoi ?Monsieur de Sainte-Colombe — Vous faites de la musique, monsieur, vous n’êtes pas musicien ! — (Tous les matins du monde, film de Alain Corneau, 1991)
- (Argot) Maître-chanteur.
- Portalis commença par exercer ses petits talents de musicien. Il essaya d’abord de faire chanter Jules Ferry, pour une histoire d’enfants frauduleusement légitimés. L’affaire fit grand bruit. Puis il fit chanter le duc d’Aumale […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 101)
- (Argot) (Désuet) Haricot.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Militaire) (Canada) Désignation du grade d’un membre du Governor General’s Foot Guards affecté à des fonctions de musicien détenant le grade de soldat[1]
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
faim
?- Sensation qui révèle l’envie ou le besoin de manger.
- […], et c’est un ragoût admirable que l’eau et le pain lorsque l’on en trouve dans le temps de sa faim et de sa soif. — (Épicure, Lettre à Ménécée, Traduction par Jacques Georges Chauffepié (1840))
- Avez-vous parfois enduré cette trinité de supplices : la faim, la soif, la chaleur ?... Avez-vous eu en même temps l’estomac creux, le gosier sec, le crâne en feu ? — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Michelet, vieilli et revenu de tous les songes qu’il avait faits à propos de l’humanité, pensa, pour son dernier ouvrage, écrire un livre qu’il eût intitulé : Histoire de la faim. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 224)
- Le besoin de manger, lui-même.
- L’accablement particulier qui l’oppressait ne provenait pas tant d’une anxiété patriotique que de la faim ; évidemment, il se sentait très affamé. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 326 de l’édition de 1921)
- On le trouva mort de faim. La faim a contraint les assiégés de se rendre.
- (Sens figuré) Envie intense.
- Le démon, au contraire, a envoyé dans les cloîtres des monastères la faim et la soif d'entendre les paroles des hommes et les bruits du monde, en sorte qu'occupés d'un vain parlage, nous repoussions d'autant plus la parole divine, […]. — (Lettres complètes d'Abélard et d'Héloïse, Lettre VIII, traduction de Octave Gréard, Garnier, 1875, page 274)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.