Dictionnaire des rimes
Les rimes en : attendue
Que signifie "attendue" ?
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- Féminin singulier du participe passé du verbe attendre.
- On accordera aussi aisément, sans doute, que cette lecture non seulement est cohérente et presque attendue, appelée par la nature même du discours sémiostylistique (surtout ramassé et sélectionné de la bonne manière) ; mais qu’elle est aussi forte et vigoureuse, dans la mesure où elle désintellectualise, où elle désabstractise, où elle désangélise, oserai-je dire, la théorie apparemment éthérée, inexpérimentale et déprimante, voire rachitique, de la réception. — (Georges Molinié, Sémiostylistique ; L’effet de l’art, 1998)
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "attendue".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
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goulue
?- Féminin singulier de goulu.
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concouru
?- Participe passé masculin singulier de concourir.
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gibus
?- Haut-de-forme qui s’aplatit et se relève à l’aide de ressorts mécaniques.
- Mon habit et mon pantalon étaient assez râpés, mais à la lumière cela passe ; mon chapeau était déformé, en m’asseyant dessus j’en fis sur-le-champ un gibus ; bref, je parvins à me faire assez élégant, mais il me fallait absolument des gants neufs : à ma dernière paire, il n’y avait plus aucun pouce […] — (Charles Paul de Kock, Carotin, page 99, 1845)
- Ensuite, et ce que nous venons de dire le comporte, il faut au comique une personne en cause : on ne rira d’un gibus écrasé qu’en évoquant la mine du propriétaire. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 67)
- Notre voisin, enrhumé et doux, secoué d’éternuements en série, ne manquait pas de déguiser ses cerisiers en vieux chemineaux et coiffait ses groseilliers de gibus poilus. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 35)
- Il ne faut pas vous fier à leur gibus, vous savez, monsieur. Dessous, c’est une chose dont je ne dirai pas le nom devant madame mais qui ne sent pas bon. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 385)
- Nous n’étions plus au temps où les professeurs se rendaient au lycée en gibus.. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 9)
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hurluberlu
?- Étourdi ou extravagant.
- — Autre cause de rire, l’inattention hurluberlue des savants : Ampère prenant le dos d’un fiacre arrêté dans la rue pour un tableau noir et, lorsqu’il s’ébranle, le suivant machinalement au petit trot pour y poursuivre ses calculs. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 222)
- Alors que les Québécois, globalement, respectent les règles sanitaires et vivent ces temps-ci dans l’espoir de se voir à Noël, ces hurluberlus se sont transformés en dissidents de carnaval qui pourraient tout gâcher. — (Mathieu Bock-Côté, « Le désespoir des danseurs », Le journal de Québec, 26 novembre 2020)
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mus
?- (Linguistique) Code ISO 639-2 et ISO 639-3 du creek.
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distordu
?- Participe passé masculin singulier de distordre.
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circonvenue
?- Participe passé féminin singulier de circonvenir.
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inétendu
?- Qui est sans étendue.
- Car le corps consiste dans l’inertie naturelle, et formellement il est inétendu. — (Christiane Frémont, L’être et la relation, 1981)
- Il avait pu éprouver une impression aussi confuse, une de ces impressions qui sont peut-être pourtant les seules purement musicales, inétendues, entièrement originales, irréductibles à tout autre ordre d’impression. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 206)
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influe
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de influer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de influer.
- Nous avons empoisonné 2 chiens avec cette matière et avons vu que le poison, outre l’accès universel, influe sur les centres des abducteurs: les cordes vocales s’abductent. — (Česká akademie věd a umění, Bulletin international. Résumés des travaux présentés. Classe des sciences mathématiques, naturelles et de la médecine, Volumes 9 à 10, 1904)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de influer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de influer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de influer.
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voulu
?- Participe passé masculin singulier du verbe vouloir.
- C’était un dictionnaire vivant des grands hommes contemporains que Crabb Robinson ; et il n’est pas étonnant qu’on ait voulu éditer ce dictionnaire quand il eut cessé de pérambuler dans les rues de Londres. — (Revue critique d’histoire et de littérature, année 1, n° 1, 1872)
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cosinus
?- (Géométrie) Rapport, dans un triangle rectangle, de la longueur du côté adjacent à l’angle considéré par la longueur de l’hypoténuse.
- Si dans un triangle rectangle on abaisse une perpendiculaire du sommet de l'angle droit sur l’hypoténuse, le rapport d'un segment d’hypoténuse à la longueur de l’hypoténuse est égal au carré du cosinus de l'angle adjacent au segment. — (L'Enseignement mathématique, 1923, vol. 23-24, page 108)
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mut
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du muria occidental.
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gradus
?- Dictionnaire de prosodie, de syntagmes ou d'expressions latines ou grecques utilisé pour écrire ou traduire des vers.
- Quels rêves, mon Dieu ! et que d’heures passées derrière le pupitre, le nez sur le gradus, la tête au diable, à mille lieues de là, sur le Grand-Océan ! — (Jules Vallès, Les Réfractaires, G. Charpentier, Paris, 1881, page 164 → lire en ligne)
- (Par extension) Dictionnaire de poésie.
- On annonce, pour la fin du mois, la mise en vente […] d'un dictionnaire de la langue poétique, intitulé Le Gradus Français. — (La Quotidienne, édition du 18 décembre 1821, page 3 → lire en ligne)
- Le Gradus de Bernard Dupriez, dictionnaire de poétique et de rhétorique.
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contrefoutu
?- Participe passé masculin singulier du verbe contrefoutre.
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émoulut
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe émoudre.
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débattu
?- Participe passé masculin singulier de débattre.
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exclue
?- Féminin singulier de exclu.
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reçu
?- Qui est admis, établi, consacré.
- Les usages reçus.
- Les maximes reçues.
- Vous pouvez très bien procéder ainsi, cela est reçu.
- Se conformer à ce qui est reçu.
- J’ai ouï dire aux anciens de Saint-Sulpice que, vers la fin du XVIIIe siècle, on n’allait guère à la Sorbonne ; qu’il était reçu qu’on n’y apprenait pas grand-chose ; que la conférence intérieure, en un mot, prit tout à fait le dessus sur la leçon officielle. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 122-123.)
- […] mais, pour achever d’exaspérer Levine, Vassinka, souhaitant le bonsoir à la maîtresse de la maison, tenta de lui baiser la main.« Ce n’est pas reçu chez nous », dit brusquement Kitty en retirant sa main. — (Léon Tolstoï, Anna Karénine, tome II, Nelson, Paris, 1910, page 303)
- Le tribunal commence par dire si la partie civile est « reçue » en sa constitution, c’est à dire si elle l’a fait dans les formes et délais légaux et est bien une victime directe de l’infraction. — (Maître Éolas, vade mecum d'une audience correctionnelle, 7 septembre 2004 → lire en ligne)
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laïus
?- (Péjoratif) Long discours, exposé, long développement verbeux et creux, baratin.
- Que penses-tu de ces laïus à perte de vue à la Chambre. — (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1906, page 144)
- À défaut du sens de ce discours, elle comprenait qu’il pouvait rentrer dans le genre commun des « laïus » et scènes de reproches ou de supplications dont l’habitude qu’elle avait des hommes lui permettait, sans s’attacher aux détails des mots, de conclure qu’ils ne les prononceraient pas s’ils n’étaient pas amoureux, que du moment qu’ils étaient amoureux, il était inutile de leur obéir, qu’ils ne le seraient que plus après. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 135)
- Ah ! Ce n’était que verbiage livresque et littérature que j’essayais de fignoler du fond même de ma misère, c’était du laïus ! Je reste là peut-être une demi-heure, hoquetant et marmonnant, cramponné à la porte. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 202)
- À la fin de son laïus, Honecker demande s’il y a des questions. — (Olivier Guez et Jean-Marc Gonin, La Chute du Mur, Le Livre de Poche, 2011, ISBN 978-2-253-13467-1)
- (Péjoratif) Exposé un peu convenu, qui semble manquer de sincérité ou de vérité. Note : Souvent accompagné de l'adjectif petit.
- Le dimanche, un séminariste prononçait un petit laïus qui passait pour une méditation et quelquefois ne manquait pas de drôlerie. — (André Billy, Introïbo, 1939, page 78)
- En fait, j'ai vu des infopubs américaines doublées en français plus convaincantes que son petit laïus. — (Patrick Senécal, Malphas 1: Le cas des casiers carnassiers, Éditions Alire, Montréal, 2011, page 9)
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chut
?- Interjection dont on se sert pour avertir ou ordonner de faire silence.
- Chut ! quelqu’un vient. — (Théophile Gautier, Le Tricorne enchanté, 1845, scène 1)
- Chut ! ça ne te regarde pas ! — (Eugène Labiche, Le Mystère de la rue Rousselet, 1861, scène 1)
- Chut ! c’est la surprise ! pas un mot ! — (Georges Feydeau, Gibier de potence, 1883, scène 5)
- Chut ! Frédéric Larsan qui travaille !… Ne le dérangeons pas ! — (Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, 1907, chapitre 5)
- De toutes parts autour d’eux, des chut ! se faisaient entendre et la salle commençait à protester quand l’ouvreuse est venue me trouver. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- — Mam’zelles ! Mam’zelles !De toute la force de ses poumons, Ernestine, qui ne connaît pas les usages du monde, appelle ses maîtresses.Quatre «chut ! » lui ordonnent de baisser la voix. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 362)
- L’autre […] fait chut avec un doigt sur la bouche. — (Jean Giono, Colline, 1929, page 65)
- C’était une alternance de baisers, de murmures et de ricanements que combattait de temps à autre, venus de la salle, une vague de “chut” indignés. Les “chut” furent soudain couverts par les sirènes d’alarme dans la rue. — (Pierre Drieu la Rochelle, Gilles, Gallimard, Paris, 1939)
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éperdu
?- Qui a l’esprit troublé par la crainte ou par quelque autre passion.
- […]; des multitudes éperdues grimpèrent par d’effrayants sentiers jusqu’à ces régions si élevées que les arbres ne poussaient plus. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Elle sut qu’on attaquait son mari, elle courut aussitôt tout éperdue pour le secourir.
- Tout éperdu d’amour.
- (Sens figuré) Avec affolement.
- Éperdue, d'un violent coup d'ailes, elle s'enleva de terre, lui passa sur la tête, lui donna un coup de patte et se trouva perchée sur un bâton de l'échelle qui montait au “foineau”,[…]. — (Jules Renard, Un roman, part. 1 : Œuf de poule, dans Les cloportes: Chroniques, tome 2 : 1885-1893, Éditions F. Bernouard, 1926, p. 101)
- Les journaux s’engagent dans une course éperdue à l’audience. — (Bernard Poulet, La fin des journaux et l’avenir de l’information, Gallimard, 2009, page 176)
- Ces courses éperdues sont exténuantes et me mettent dans un état de stress permanent, que seules mes soirées de relâchement absolu me permettent de contenir. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
- D’un air qui marque la violence de la passion.
- Amour éperdu.
- Un coup d’œil éperdu.
- André, éperdu, fit une grande exclamation et regarda Henriette d'un air effaré. — (George Sand, André, 1869)
- Dans les petits bijoux méconnus apparus sur les réseaux à l’annonce de la mort de Juliette Gréco, cette étonnante interprétation du poème d’Aragon, « La rose et le réséda ». Parvenir à érotiser ainsi cette chanson de la Résistance et du sacrifice, seule Gréco pouvait sans doute s’y atteler. « Pour qu’à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat », chuchote-t-elle, avec dans le « muscat » une invite à la Déshabillez-moi, qui ne laisse d’autre choix que de mordre dans la grappe, à bouche éperdue. — (Daniel Schneidermann, “Gréco est arrivée”, « Le Matinaute », 24 septembre 2020)
- Invétéré, impénitent.
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distendue
?- Féminin singulier de distendu.
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ardu
?- D’accès difficile.
- Montagne ardue.
- Chemin ardu.
- D’un côté c’était la mer dont les flots sautaient dans les basses roches, de l’autre, la côte droite, ardue, infranchissable. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 51, 2012)
- (Sens figuré) Qualifie des idées qu'il est difficile d’atteindre ou des questions qu’il est difficile de résoudre.
- Si le défi lancé en début d'année par mon colocataire m'avait semblé insignifiant à l'époque, il m'apparaît bien plus ardu aujourd'hui que l'échéance se précise. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
- C’est une des plus ardues questions que j’aie ouï faire. — (Vincent Voiture, Lett. 56.)
- Esprits versés dans cette science ardue du pour et du contre. — (Voltaire, Jenni, 8.)
- […], mais son talent c’est précisément de mettre les problèmes les plus ardus à la portée des cerveaux les plus frustes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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tendue
?- (Chasse) Action de tendre un filet, un piège.
- (Chasse) (Par extension) Lieu où l’on a tendu ce filet, ce piège.
- Le lendemain matin, après un délicieux café au lait, je m’étais installé sur la terrasse, dans une chaise longue, pour attendre neuf heures et demie, et le départ pour la tournée de la grande tendue. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 81)
- (Côte d'Or) Cloison en briques.
- Fort probablement les murs de la pièce devaient être recouverts d'une tendue de briques qui ne devait toucher le mur qu'en ses parties saillantes. — (Mémoire de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, 1947)
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cousu
?- Lié par une couture.
- (Sens figuré) Qui est plein.
- Naturellement je redouble de vitesse… mais tout à coup… pif ! paf ! pan !… des coups de revolver plein l’escalier !… Il est cousu de revolvers, ce vieux trappeur ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- Les truands se dissimulaient dans toutes les encoignures des maisons, et gare au bon bourgeois cousu d'or, qui rentrait trop tard chez lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 43)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.