Dictionnaire des rimes
Les rimes en : aspire
Que signifie "aspire" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aspirer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aspirer.
- Branché sur la prise allume-cigare, il l’aspire par sa base, éliminant ainsi les polluants par photocatalyse (les substances nocives, tels que le pollen et les particules fines sont ainsi décomposées), puis l’extrait par un filtre générateur d’ions afin de l’assainir. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 3 juillet 2023, page 6 (en parlant de l’air))
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe aspirer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe aspirer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe aspirer.
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "aspire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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nourrir
?- Sustenter, servir d’aliment.
- Les aliments propres à nourrir l’homme.
- Cette fertile région produit tout ce qui est nécessaire pour nourrir hommes et animaux.
- (Absolument) — Le pain nourrit beaucoup. — Certaines viandes nourrissent trop.
- (Par analogie) (Jardinage) Donner des engrais, engraisser, fumer.
- Cet arbre n’a pas de quoi se nourrir dans ce sol peu fertile.
- Élever un nouveau-né en l’allaitant.
- Mounira était malade depuis quelques jours. Elle devait renoncer à nourrir son bébé. Gasbieha demandait anxieusement à son amie d’enfance de chercher une nourrice. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la plupart de nos grands-mères – les arrière-arrière-grands-mères de notre petit-enfant – nourrissent leurs bébés, c'est-à-dire nos mères et nos pères, au sein, comme cela s'est fait depuis des millions d'années. — (Sylvie Marion, Les Nouvelles Grands-mères: L'art et la manière d'être grand-mère aujourd'hui, Librairie Hachette, 1995)
- Entretenir d’aliments.
- Petite et misérable gargote de la rue Sainte-Geneviève où je me nourrissais jadis si mal que j’en ai, quand j’y pense, encore faim, je ne vous oublie pas […]. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Les biquettes se nourrissent des broussailles. Elles permettent l'entretien de la végétation de cette réserve naturelle. — (« Chevrettes du terril » dans le Dictionnaire amoureux du Nord, de Jean-Louis Fournier, Éditions Plon, 2018)
- Les enfants sont obligés de nourrir leur père et leur mère dans le besoin.
- Je lui donne tant par an pour me loger et pour me nourrir.
- On est bien nourri, on est mal nourri dans cette pension, dans cet hôtel.
- (Sens figuré) Instruire, élever.
- Ce jeune homme a été nourri dans l’amour de la vertu, dans la haine du vice.
- (Sens figuré) Approvisionner de vivres.
- La Sicile nourrissait la Rome antique.
- (Sens figuré) Procurer un revenu, une rente.
- Cette terre le nourrit, lui et toute sa famille. - Ce métier ne nourrit pas son homme.
- (Rare) (Vieilli) Produire, porter, renfermer.
- L’Afrique nourrit beaucoup d’animaux féroces.
- Cette terre nourrit une race d’hommes forts et courageux.
- (Sens figuré) Donner un aliment.
- Nourrir son imagination de chimères. - Il se nourrit d’idées tristes.
- (Sens figuré) Entretenir ; faire subsister ; faire durer.
- Votre silence peut confirmer des doutes que je nourris depuis longtemps. — (Alfred de Musset, Le Chandelier, 1835, acte I, scène 1)
- Toute passion se nourrit de négation, parce qu’elle assume et souffre l’exception, au sens kierkegaardien du terme. Elle exile celui qui la vit. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, p.77)
- Nourrir une base de données.
- Entretenir, faire profiter de certaines choses.
- La bonne terre nourrit les plantes, les arbres. - Mettre du fumier au pied d’un arbre pour le nourrir.
- Le bois nourrit le feu.
- (Sens figuré) — Nourrir un dossier d’éléments constitutifs. - Les services mutuels nourrissent l’amitié.
- (Sens figuré) — L’étude, la lecture, la conversation des hommes éclairés nourrit l’esprit.
- (Musique) (Sens figuré) Faire que les sons soient pleins et les soutenir pendant leur durée.
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admire
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1886, volume I, chapitre IV)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Le mécanicien redoute la machine que le voyageur admire, et les officiers étaient un peu les chauffeurs de la locomotive napoléonienne, s’ils n’en furent pas le charbon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe admirer.
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intervenir
?- Prendre part à une chose, entrer dans une affaire par quelque intérêt, par quelque obligation, par quelque nécessité que ce soit.
- L’acétylcholine n'est qu'un maillon d'une chaîne métabolitique où interviennent divers systèmes enzymatiques sur lesquels les insecticides peuvent aussi agir. — (Revue de zoologie agricole et de pathologie végétale, vol.55 à 58, page 80, 1956)
- De leur côté, Louis VII et son fils, Philippe Auguste (1180-1223), jouèrent la carte de la déstabilisation, en intervenant dans les comtés d'Auvergne et de Toulouse, ou en soutenant la révolte de Jean et Richard contre leur père Henri II. — (Antoine Destemberg, Atlas de la France médiévale. Hommes, pouvoirs et espaces, du Ve au XVe siècle, éd. Autrement, 2017)
- L’autorité intervint dans cette affaire et fit cesser les troubles.
- (Spécialement) (Droit) Demander d’être reçu dans une procédure.
- Intervenir dans un procès, au procès.
- Se rendre médiateur dans une affaire.
- Le pape intervint dans le différend de ces deux princes pour les accorder.
- Survenir au milieu de, surtout dans un procès, dans une affaire, en parlant des choses.
- Il est plus que certain que des transactions sont intervenues entre les deux parties, au grand dam du Trésor. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il serait long de dire tous les incidents qui intervinrent durant cette affaire.
- Une ordonnance intervint, qui régla la manière de procéder en pareil cas.
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arrondir
?- Rendre rond.
- Les bases des tours visigothes sont carrées ou ont été grossièrement arrondies pour recevoir les défenses du Ve siècle. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Tandis que j’arrondis' le dos en m’inclinant, elle m’honore d’un salut de tête qui ne met en jeu que les vertèbres de son long cou, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Les moissons avaient été coupées. De grosses meules arrondissaient le dos çà et là. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- La coterie Iosef prit un large ciseau à bois, fendit une des pièces en plusieurs parties, égales puis, avec le même ciseau, les arrondit et les affûta d'un bout. — (Benigno Cacérès, Le compagnon charpentier de Nazareth, Éditions du Seuil, 1974, chapitre 1)
- Arrondir ses bras en dansant. Quand on prononce la lettre O, la bouche s’arrondit.
- (Marine) Naviguer en décrivant une route à peu près circulaire autour d’un obstacle (cap, île, etc.).
- (Peinture) Faire sentir la rondeur des objets, leur saillie et leurs tournants.
- (Familier) Augmenter son champ, son pré, etc. ou sa fortune.
- J’ai acheté ce petit champ pour m’arrondir. Ce propriétaire s’est bien arrondi. Il avait une fortune médiocre, mais il est parvenu à s’arrondir.
- (Mathématiques) Supprimer ou ajouter des unités en finale de façon à former un chiffre rond, un nombre entier plus simple que le nombre réel[1].
- Arrondir une mesure, un poids, une somme (à).
- Le total de vos achats est de 52 euros mais comme vous êtes un bon client, j'ai arrondi à 50 euros.
- (Pronominal) (Familier) (Sens figuré) Prendre des rondeurs corporelles.
- Sa taille s’arrondit, Femme devenue enceinte.
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contenir
?- Avoir une certaine contenance, comprendre dans certain espace, dans certaine étendue.
- Ce vase contient tant de litres.
- Cette salle de spectacle contient, peut contenir deux mille personnes.
- Cette pièce de terre contient tant d’hectares.
- Renfermer.
- Si donc, dans ces conditions, on veut mécher le tonneau, celui-ci ne contenant plus assez d’oxygène dans l'air qu'il renferme, ne pourra entretenir la combustion du soufre, et la mèche s’éteindra dès qu'elle sera introduite. — (Claude Ladrey, L'art de faire le vin, 1863, page 217)
- Au retour, ils rencontrèrent un officier et deux hommes qui procédaient à un inventaire sommaire des marchandises utilisables que contenaient les magasins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- L’eau-de-vie ordinaire est généralement à 49°, et l’esprit connu sous le nom de trois-six à 84° ; cela signifie que ces esprits contiennent respectivement 49 et 84 % d'alcool pur. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 142)
- La salive contient abondamment de l’enzyme protéolytique qui attaque les albumines. — (René Guy Busnel, Études physiologiques sur le Leptinotarsa decemlineata Say, Paris : libr. E. Le François, 1939, p.91)
- (Sens figuré) Renfermer.
- […] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Cette histoire contient des détails fort intéressants.
- La définition doit contenir le genre et la différence.
- Ce précepte contient tous les autres.
- Retenir dans certaines bornes.
- Ces digues, ces levées ont été faites pour contenir la rivière dans son lit.
- (Sens figuré) Retenir dans certaines bornes.
- Le fracas de l'orchestre leur arrivait, assourdissant. Par instants, les violons dominaient le vacarme qu'ils semblaient apaiser, caresser, contenir, mais le saxo, le piston, la clarinette et surtout la trompette […] se mettaient ensemble à mugir et à pétarader de telle sorte que personne ne parlait plus. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il se contint, cette fois encore et prit un air de grand frère qui morigène son cadet. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- Secoué des pieds à la tête, il atchoumait jusqu'à épuisement. L’expuition catarrhale était d'autant plus stridente qu'elle était longtemps contenue. — (Patrick Roegiers, La Nuit du monde, Éditions du Seuil, 2013, chap. 3)
- La police avait peine à contenir la foule. — contenir quelqu’un dans le devoir, dans l’obéissance. — contenir son indignation, sa fureur, ses transports.
- Et si l'offre était honnête, l'attitude révélait une insolence si mal contenue que le sang monta à la tête du jeune homme. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Pronominal) Résister à la tentation de se mettre en colère.
- Nabet vit rouge et sentit monter en lui une colère irrationnelle. Pourtant il se contint, l'angoisse était plus forte que son ressentiment. — (Bernadette Boissié-Dubus, Sous les pavés, la plage... est rouge, éd. Clair de Plume 34, 2015, page 40)
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reconstruire
?- Construire à nouveau (par exemple une maison démolie, un raisonnement oublié, etc.).
- En un mot elle reconstruisait par la pensée la série d’événements auxquels le chasseur s’était subitement mêlé […] — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- En fait, Sédille venait souvent en Villeneuvien séjourner dans sa belle-famille, pour laquelle il reconstruisit la villa de Boisrond (1878-1879) à Bussy-le-Repos. C'est ainsi qu'il se fit connaître dans la région. — (Monuments historiques, Caisse nationale des monuments historiques, 1994, n° 191-194, page 74)
- Vous devez vous marrer, vous autres Américains. Après, y aura plus qu’à nous ramasser à la petite cuillère, à nous aider à reconstruire ce qu'on aura dégommé et à nous vendre ce qu'on ne sera plus foutu de produire ! — (Lionel Chouchon, L'homme qui ne supportait pas les infos, Le Pré aux Clercs, 1996, chap. 5)
- (Linguistique) Proposer une forme théorique pour un mot ancien qui serait à l’origine d’un ou plusieurs mots dans une langue en particulier.
- En comparant les mots des langues indoeuropéennes un linguiste a pu reconstruire la forme *dwóh₁ pour deux
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défaillir
?- Perdre momentanément ses forces physiques ou morales, s’évanouir.
- J’avais comme une barre à l’estomac, et dans le cerveau quelque chose qui me brûlait. Je fus près de défaillir. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Zaheira se sentit défaillir. Elle s’appuya à un meuble, et baissa les yeux pour ne rien laisser deviner de son trouble. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- S’affaiblir, diminuer.
- Ses forces défaillent tous les jours, commencent à défaillir. — Il se sent défaillir de jour en jour.
- La seconde qui suivit fut pour Capestang l’effroyable seconde d’épouvante où le cœur défaille. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Vieilli) Faire défaut, manquer.
- À qui le désir manque aucun bien ne défaut. — (Jean Rotrou, Saint-Genest, XVIIe siècle)
- Petit, de teint assez cuivré, la mâchoire, les pommettes et le front solides, l’œil aigu et rapide, recourant à l’espagnol et à l’anglais quand son français défaillait, le grand explorateur [Henry Stanley] apportait avec lui l’autorité, cette plénitude de l’air, de l’ambiance qui émanent des personnalités irrésistibles. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 243)
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rouvrir
?- Ouvrir de nouveau, ouvrir ce qui avait été fermé.
- La question de la fin du permis à vie a été rouverte il y a une dizaine de jours après l’accident de Pauline Déroulède, qui a dû être amputée d’une jambe, après s’être fait renverser par un conducteur âgé. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 30 janvier 2023, page 13)
- Une à une les succursales des magasins de luxe parisiens, londoniens ou berlinois fermaient, devant rouvrir, l'été, dans les stations chic : Chamonix, Royat, ou Aix-les-Bains. — (Paul Margueritte, Jouir, 1918, tome 2, page 260)
- (Pronominal) — […] ; mais la porte du jardin s’est rouverte, mon amant est là, dans l’allée, il vient, il approche, […]. — (Pierre Louÿs, La nuit de printemps, dans Archipel, 1905)
- (Pronominal) — Soudain, comme d’une plaie saignante qui se serait rouverte au fond d’elle même, tout son amour surgit. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- (Sens figuré) Redonner entière liberté.
- Quelques hommes, qui ont dans le cœur plus de génie que le XVIIIe siècle n’en avait dans la tête, ont rouvert par d’admirables inspirations les chemins de l’âme que le scepticisme et l’impiété avaient fermés depuis si longtemps. — (« Manifeste romantique » (1828), attribué à Aloysius Bertrand, cité par Joseph Morsel et al. ; L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- Ces questions sembleront peut-être déplacées dans les circonstances. On se les poserait néanmoins si on cherchait à rouvrir la société dans le respect de la sécurité sanitaire pour traverser les derniers mois de l’épidémie. — (Mathieu Bock-Côté, La vaccination massive est notre seul espoir, Le Journal de Montréal, 5 janvier 2021)
- (Intransitif) — Ce théâtre ne rouvrira qu’en décembre.
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revenir
?- Venir une autre fois, venir de nouveau.
- L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
- […] je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Reparaître après avoir disparu, arriver, se présenter ou se faire sentir de nouveau.
- […] je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Elle s’est éclipsée ; elle est revenue, tiède et savonneuse ; puis, toute fraîche, la figure rosissante, essuyant des gouttelettes d’eau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Le temps, la beauté, la jeunesse, le plaisir passe et ne revient plus.
- Cette fête revient tous les ans.
- Reparaître après une campagne, un raid, une guerre, en parlant de marins, de soldats.
- Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Croître de nouveau, qui repousser après avoir été coupé, arraché, etc.
- Ces bois que l’on avait coupés reviennent bien.
- Les plumes reviennent à cet oiseau.
- Les premières dents de cet enfant sont tombées, il lui en revient d’autres.
- (Sens figuré) Être répété, mentionné fréquemment.
- Les auteurs grecs et latins reviennent souvent dans ses écrits.
- Ce mot revient sans cesse sous sa plume.
- (Sens figuré) Être dit, être rapporté.
- Certains propos tenus sur sa conduite lui revinrent.
- La même chose me revient de tous côtés.
- (Impersonnel) — Il me revient que vous vous plaignez de moi.
- (Impersonnel) — Je crains bien, madame, que M. Paul Vence ne vous ait fait à ce sujet beaucoup de mensonges absurdes. Il m’est revenu qu’il allait semant dans les salons que mon cordon est un cordon de sonnette […] — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 107)
- Retourner au lieu d’où l’on était parti.
- Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Résignée, elle mit dans le cabas deux litres vides et s’en fut à l’auberge d’où elle revint bientôt avec le vin […] — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Après deux jours d’absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Là nous eûmes un guide, et c’était bien nécessaire, car les tranchées tournaient et revenaient de façon qu’on ne savait plus où était l’ennemi. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 125)
- (Sens figuré) Réintégrer une organisation.
- Revenir au giron de l’église.
- Revenir à Dieu.
- (Sens figuré) Redevenir favorable à quelqu’un, reprendre pour lui des sentiments d’amitié, de confiance.
- La realpolitik, vouée aux gémonies dans les années 1920 et 1930, revint à la mode. — (Arnaud Blin, 1648, la paix de Westphalie ou la naissance de l’Europe politique moderne, Éditions Complexe, 2006, page 190)
- Tous ses anciens amis lui revinrent.
- L’opinion commence à lui revenir.
- S’en ressouvenir.
- Cela me revient dans l’esprit, à l’esprit, cela me revient en mémoire, dans la mémoire, à la mémoire.
- Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Absolument) — Ce nom ne me revient pas.
- Cet air me revient sans cesse, et je le chante sans cesse intérieurement.
- (Mythologie) Faire un retour de l’au-delà.
- Il revient des esprits, des esprits reviennent dans cet endroit.
- Pour moi pauvre bavure,Ça n'aurait pas changé grand-chose, mais ça m'aurait fait faire plaisir,Sûr ça m'aurait pas fait revenir — (Jehan Jonas, maquette de Bavure, album posthume Bavure, 2010)
- (Familier) Persister au goût ou à l’odeur, en parlant de certains aliments qui, lorsqu’on les a mangés, causent des renvois.
- L’ail, l’échalote revient.
- C'est vrai : si vous mettez trop d'oignon à la farce de la poule, eh bien votre poule, vous la digérez pas : elle revient. Vous savez, on disait : "Oh là là, j'ai mangé de la farce toute la nuit". Eh bien, c'est parce que vous avez mis trop d'oignon à la farce, c'est tout. Si vous n'y mettez pas autant d'oignon, votre farce, elle va pas vous revenir.— (Maïté Ordonez, "Poule farcie au jambon de Maïté", La Cuisine des mousquetaires, France 3, 28/04/1992.)
- Recommencer à faire ou à dire les mêmes choses que l’on a faites ou dites précédemment.
- Après un pareil refus, il n’y avait plus à y revenir.
- C’est bon pour cette fois, mais n’y revenez pas.
- En somme, il avait promis à Marie Papin de l’épouser. Car il l’avait dit. Il n’y avait pas à revenir là-dessus. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 118)
- Reprendre le fil de son discours ou de son raisonnement, après une digression ou une interruption.
- Revenons maintenant à notre sujet, c’est-à-dire aux enfants de Paris, et occupons-nous des convalescents. — (d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 145)
- (Sens figuré) Reparler d’une affaire, d’une matière, la traiter de nouveau.
- La décision est prise et actée ; nous n’allons pas revenir sans cesse sur cette affaire.
- Se rétablir se remettre, être rétabli, être remis dans le même état où l’on était auparavant.
- Revenir en son premier état.
- Revenir au bon sens.
- Revenir à la vie, à la santé.
- (Par ellipse) Revenir à soi.
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Se rétablir d’une maladie, recouvrer sa santé.
- Il est bien revenu de sa maladie.
- (Absolument) — Il revient à vue d’œil.
- (Sens figuré) Reprendre ses esprits.
- Je ne reviens pas de ma surprise.
- Revenez de votre étonnement.
- L’amour est parfois une aventure dont certains n’en reviennent pas d’être revenus. — (Pierre Dac, Les Pensées, Éditions Saint-Germain-des Prés, 1972)
- (Parfois) Reprendre le courage que l’on avait perdu.
- Revenir d’une frayeur.
- (Absolument) Reprendre ses esprits à la suite d'un profond étonnement.
- Je n’en reviens pas !
- (Sens figuré) Abandonner l’opinion dont en était, pour en adopter une autre.
- Je reviens à l’avis d’un tel.
- C’est un homme opiniâtre qui ne revient pas, qui ne revient jamais.
- Je reviens à ma première idée.
- Je reviendrai peut-être à mon ancien projet.
- Se désabuser.
- Revenir de ses erreurs, de ses opinions, des impressions qu’on a reçues.
- Je suis bien revenu des doctrines libérales.
- Depuis quelques mois, j’en suis revenu, de Jacques.
- Se corriger, s’amender.
- Revenir de ses débauches, de ses emportements, des égarements de sa jeunesse.
- Changer de sentiments, d’opinion ; se dédire de ce qu’on avait promis.
- Revenir sur ce qu’on avait dit, sur ce qu’on avait promis, sur ses engagements.
- (Par extension) Modifier, en bien ou en mal, son opinion.
- Oui, l’agonisant est plutôt esprit que matière ; voilà pourquoi, à l’heure suprême, les hommes les plus athées sont revenus aux croyances éternelles et aux vérités de révélation. — (Hubert Lauvergne, Les Forçats, J.-B. Baillière, 1841, édition Jérôme Millon, 1991, page 60)
- (Familier) Se réconcilier, s’apaiser.
- Quand on l’a fâché une fois, c’est pour toujours ; il ne revient jamais.
- On n’a besoin que de lui parler raison, il revient aussitôt.
- Résulter à l’avantage ou au désavantage de quelqu’un, être dévolu.
- Le profit qui m’en revient est médiocre.
- Il en reviendra un million à l’état.
- Cette place lui revient de droit.
- Il ne lui revient presque rien de la fortune de sa mère.
- Que vous revient-il, que vous en revient-il de tourmenter de pauvres gens ?
- Quel honneur, quelle gloire, quel avantage peut-il vous revenir de cette entreprise ?
- Il ne vous en reviendra que des ennuis, de la honte.
- Coûter. — Note : et alors il se joint à la préposition à.
- Cette ferme, tout compté, tout calculé, me revient à tant. — Ces deux étoffes reviennent au même prix.
- Avoir du rapport ; être conforme ou semblable ; équivaloir.
- Si certains se targuèrent alors de rendre la chose plus « transparente » donc soi-disant plus saine, cela revenait tout de même à leur permettre de faire du renseignement législatif voire d'influencer nos élus. — (Séverine Tessier, Lutter contre la corruption: A la conquête d'un nouveau pouvoir citoyen, Éditions François Bourin, 2015)
- Cela revient au même — Cela revient à dire que…
- (Rare) (Familier) Plaire.
- Son humeur me revient fort.
- Ditvrai aussi me revient. C’est-à-dire que le gars lui-même ne me revient pas, mais son souvenir n’est pas près de me sortir de la tête. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
- La mère d’Ida, quand elle rentre, manifeste bien un peu de surprise de me trouver au chevet de sa fille, mais comme ma bobine semble lui revenir, ça se tasse. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
- Qu’est-ce que c’est, ce machin ? — C’est une tarte aux myrtilles ! Pourquoi, elle vous revient pas ?— (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, épisode La Tarte aux myrtilles)
- (Cuisine) Passer au feu, dans le beurre, dans la graisse, des mets, pour les préparer en vue de la cuisson.
- Faire revenir de la viande, des légumes.
- Les aliments mal revenus font les repas mal partis. — (Pierre Dac, Essais, maximes et conférences)
- (Impersonnel) Incomber.
- Il revient à chaque bureau de cabinet de se doter d’un outil de suivi lui permettant de s’assurer du respect des délais mentionnés dans la présente fiche et d’alerter en temps utile les intervenants à l’origine de retards. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- C'est à cette dernière qu’était revenu l’honneur de présider la cérémonie du baptême. On me déposa sur ses genoux. — (Neyla Ayssi, Les barbelés ne sont pas toujours le long des murs, Éditions du Panthéon, 2019, chapitre 1)
- (Sports hippiques) Rendre la distance.
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septemvir
?- (Antiquité, Religion) Épulon, titre porté par sept magistrats ou prêtres romains chargé des festivals, des banquets qui étaient offerts après les jeux.
- Les septemvir avaient la présidence aux fêtes épulaires, où, après avoir honoré les dieux par des chants et des sacrifices, l'ont donnait au peuple des jeux suivis d'un festin. — (Christian Kalkbrenner, Histoire de la musique, Éd. Anand Kœnig, Paris 1802)
- (Par analogie) Groupe de sept hommes, liés ensemble, ou exerçant la même fonction.
- Le président des septemvirs aura le front ceint d'un bandeau de fin lin,[...] — (Théophile Mandar, Des Insurrections, Éd. Masson, Paris 1793)
- [en Hongrie] Les tribunaux ordinaires et des districts fonctionnent en première instance, la « table banale» représente la Haute Cour d'Appel et la «table des septemvirs » est la Cour suprême, [...] — (La Nouvelle revue, Volume 24, page 447, 1906)
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crépir
?- (Architecture) Enduire, badigeonner de crépi.
- Il faut crépir cette muraille.
- La chaux crépit bien cette muraille.
- (Art, Travail du cuir) Faire venir le grain au cuir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Art) Faire bouillir le crin dans l’eau pour le friser
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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introduire
?- Faire entrer une chose dans une autre.
- Si donc, dans ces conditions, on veut mécher le tonneau, celui-ci ne contenant plus assez d’oxygène dans l'air qu'il renferme, ne pourra entretenir la combustion du soufre, et la mèche s’éteindra dès qu'elle sera introduite. — (Claude Ladrey, L'art de faire le vin, 1863, page 217)
- Il plia la feuille, l’introduisit dans une enveloppe sur laquelle il gribouilla le nom et l'adresse de son ami. — (Valère Staraselski, Dans la folie d'une colère très juste, L'Harmattan, 1996, page 81)
- En voilà une installation, dit le pompiste après avoir introduit le pistolet dans le réservoir. — (Antoine Choplin, La nuit tombée, Lyon : La Fosse aux ours, 2012)
- L’air qui s’introduit dans les poumons.
- Faire entrer, conduire quelqu’un dans un lieu.
- Un jour pourtant, il revint tout heureux. Il avait trouvé une entremetteuse qui l’introduirait auprès de sa bien-aimée. Il se déguiserait en femme, et pénétrerait ainsi dans le harem. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Il m'introduisit ensuite dans le bureau où siégeait son supérieur, monsieur Omochi, qui était énorme et effrayant, ce qui prouvait qu'il était le vice-président. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, p. 9)
- Profitant de ce que mon père et ma belle-mère occupent l’étage supérieur et de ce que, comme tous les vieux, ils s’écroulent de sommeil à vingt-trois heures, j'ai introduit Mehdi. — (Éric-Emmanuel Schmitt, Le Poison d’amour, éditions Albin Michel, Paris, 2014, page 102)
- (Par extension) Pénétrer.
- Je descends sur le quai, et me voici rôdant autour du fourgon. Ce serait courir trop de risques que de chercher à m’y introduire. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Un sacristain s’introduisit par une petite porte ouverte dans l’autre aile du transept, alluma les cierges du maître-autel. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Il poussa la jument au galop. Elle franchit l'angle de plaine, passa le fossé, et devant la lisière hésita, ne voyant aucune sente où s'introduire. Il la mit dans le chemin creusé d'ornières sous les cornouillers en voûte. — (Robert Marteau, Des chevaux parmi les arbres, Champ Vallon, 1992, p.42)
- (Économie) Importer.
- Des objets d’art ont été introduits en fraude sur le territoire.
- (En particulier) Intégrer dans un lieu, dans une société, faire admettre auprès de quelqu’un.
- Il vous a introduit chez un tel.
- Qui a introduit cet homme dans notre société?
- Il s’est adressé à moi pour l’introduire auprès de vous.
- Cet homme s’introduit partout, s’introduit dans toutes les sociétés.
- (Par analogie) (Écologie) Implanter une espèce dans un biotope, dans une région, où elle n’était pas encore présente.
- L’autécologie des mélèzes est assez mal connue, tout du moins dans les zones où ils ont été et sont introduits comme essence de reboisement. — (Philippe Riou-Nivert, Le mélèze, 2001, page 52)
- Faire paraitre, faire figurer un personnage dans un dialogue, dans une pièce de théâtre, etc.
- Il a introduit dans sa pièce un nouveau personnage.
- Les interlocuteurs que l’on introduit dans un roman.
- (Sens figuré) Établir ; faire adopter ; donner cours.
- L'usage des moulins pour la transformation du blé en farine paraît avoir été introduit en Europe par les Romains après la conquête de l'Asie ; auparavant on se servait probablement de pilons et de mortiers, ou même simplement de pierres. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 107)
- À Marseille, les juifs eurent droit de cité jusqu’au XVIe siècle, et il ne semble pas que la ville ait eu à le regretter, car c’est un des leurs, Crescas Davin, qui introduisit chez elle, en 1371, la fabrication du savon. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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déverdir
?- (Tissage) Perdre la couleur verte, en parlant des étoffes sortant de la cuve au pastel, l’air leur enlevant la teinte verte, pour leur faire prendre un ton bleu.
- Faire perdre une couleur verte à.
- (Viticulture) Faire baisser l’acidité par adjonction d’une substance.
- de tels concentrés ainsi décaramélés, comme d’ailleurs ceux provenant de moûts déverdis, ne peuvent donc être également employés à la chaptalisation. — (Revue de viticulture, 1938, volume 89, page 582)
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défraîchir
?- Variante de défraichir.
- Le soleil a défraîchi la couleur de ces objets.
- Cette robe se défraîchira vite.
- Une étoffe toute défraîchie.
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aplanir
?- Rendre plan, uni.
- Le vent étant tombé vers les huit heures du soir, et la mer s’étant aplanie, le vaisseau demeura immobile. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- De gros scrapers décapaient le sol et stockaient les roches, d'autres ratissaient et aplanissaient la surface dégagée pour délimiter nettement le trou circulaire que les ingénieurs avaient décidé de creuser pour atteindre le minerai. — (Jean Darmen, P900, tome 3: Les Pirates, Numeriklivres, 2016, chap. 4)
- (Sens figuré) — Au milieu du siècle dernier, on traitait de songe-creux et de lunatiques ceux qui prétendaient aplanir les hiérarchies traditionnelles et renverser même la personne du Roi. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- (Pronominal) — Ces montagnes, en raison de leur constitution géologique, sont plus que n'importe quelles autres soumises à l'influence de l'érosion. Les Basses-Alpes s'usent, s'écroulent lentement, modifient leurs contours, tendent à s'aplanir. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Sens figuré) Lever les difficultés, les obstacles, les empêchements qui se rencontrent dans une affaire.
- Le souci d'aplanir les voies devant la réforme fiscale m'amena à reprendre dès mon retour au Louvre les conversations avec la haute finance commencées sous mon premier ministère. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Pronominal) — Toutes les difficultés, tous les obstacles s’aplanissent devant lui.
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dormir
?- (Intransitif) Se reposer dans un état inconscient, de sommeil.
- […] tout le monde dort, essaie au moins de dormir […]. — (Guy de Maupassant, Mademoiselle Fifi)
- Nous dormîmes honteusement jusqu'à huit heures, et je ne sais combien de temps nous aurions prolongé cette grasse matinée, si l’hôtesse n'était venue nous apporter le café, […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
- Elle savait que la belle au Bois dormant reçut le Prince dans son lit, qu’on « leur tira le rideau » et qu’« ils dormirent peu », sans que l’auteur les plaigne. — (Pierre Louÿs; Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Ils devaient être épuisés de fatigue, car ils dormaient profondément, l’un près de l’autre, allongés, les bras collés au corps, comme des cadavres. — (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
- […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange. — (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, L’Âge d’Homme, 1984, page 21)
- (Transitif) Vivre un rêve, une sieste… en état de sommeil.
- Saül but de l’eau du ruisseau, s’étendit à l’ombre du grenadier et dormit un rêve comme rafraîchi du vol, tout près de sa face, d’oiseaux frais et soyeux. — (Gustave Kahn, Terre d’Israël, 1933)
- Marie dort une sieste. — (Anne-Marie Brousseau, Emmanuel Nikiema, Phonologie et morphologie du français, 2001)
- Le vieux Pontife dormait sa sieste après-midi, lorsque le général Cervoni vint lui annoncer qu’il n’était plus souverain temporel. — (François Rohrbacher, Franz Hülskamp, Hermann Rump, Histoire universelle de l’église catholique, 1849)
- Est-ce que les heures dormies avant minuit sont plus efficaces? — (site fr.answers.yahoo.com)
- (Intransitif) (Sens figuré) Être immobile ou avoir un mouvement imperceptible.
- Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette toupie dort, elle tourne si vite que le mouvement en est imperceptible.
- (Sens figuré) Gésir dans la mort.
- On peut découvrir autour de l'église, à l'ombre de vieux hêtres et de vieux tilleuls, une tombe presque envahie par l'herbe. Quelques-uns des parents de Pasteur dorment sous la pierre où est gravée l'inscription très simple : « Ici reposent à côté les uns des autres… » — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 6)
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rafraîchir
?- Rendre frais, donner de la fraîcheur.
- […] la brise du soir qui se levait rafraîchissait l’air. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 112)
- Ouvrez les fenêtres pour rafraîchir l’appartement.
- Rafraîchir le visage de quelqu’un avec un peu d’eau.
- (Absolument) Cette boisson rafraîchit bien.
- Réparer, remettre en meilleur état.
- Rafraîchir une toilette, etc.
- Rafraîchir un tableau, lui rendre la vivacité des couleurs en le nettoyant et en le vernissant.
- Rafraîchir une tapisserie, la raccommoder aux endroits où elle est abîmée.
- (En particulier) (Sylviculture, Arboriculture) Éliminer des parties blessées ou abîmées.
- L’habillage racinaire consiste à raccourcir le chevelu racinaire et à rafraîchir la section des racines éventuellement endommagées lors de l’extraction en pépinière. — (Office national des forêts, Réussir les plantations de chênes sessile et pédonculé, 2018)
-
rire
?- Marquer un sentiment de gaieté par un mouvement de la bouche accompagné souvent de bruit et par une expression correspondante des regards et des traits du visage.
- La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. — (Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes)
- Le bambin fuyait la chemise ou le bonnet de nuit avec lequel la marquise le menaçait parfois ; il gardait sa collerette brodée, riait à sa mère quand elle l’appelait, en s’apercevant qu’elle riait elle-même de cette rébellion enfantine […] — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quand elle fut ivre, son ivresse la parcourait entière, suivait ses nerfs et leur donnait un rire qui la secouait et grinçait comme un ressort serré. Le monde était drôle, les porte-allumettes sur les tables, les becs de gaz, les consommateurs et les banquettes la regardaient avec un air qu’elle ne leur connaissait pas et qui la faisait gesticuler en riant à gros bouillons. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 178)
- L’accueil ne variait point, Mme Bavoil le saluait par l’invariable formule : « voilà notre ami », tandis que le prêtre riait des yeux et lui pressait la main. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Elle riait de toute sa voix sonore en luttant des bras et des jambes. Désarmée par son rire, elle se défendait à l’aveuglette. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- « Vous riez donc toujours, Octavie ?– Oh ! disait-elle, je ris pour me faire rire. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 22)
- Et il se mit à singer le papotage d’une Parisienne, et jusqu’à la mimique, avec tant de gaieté que Zaheira ne put s’empêcher de rire. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- UNE PAYSANNE. – Il faut que je sois contente mais pas trop. Si j’ai envie de rire, Je ris pas fort. Le malheur m'entendrait.UNE AUTRE PAYSANNE. – Je ris. J’oserais pas dire pourquoi. C'est si mesquin, ce qui fait rire. On ne sait même pas si on rit bien pour ce qu'on croit. On ne sait pas pourquoi on rit. On rit sans savoir. On rit peut-être parce qu'on ne sait pas. Si on savait : peut-être qu'on pleurerait. Y a bien quelqu'un qui sait. Par exemple, on sait bien pourquoi on pleure. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 273-274)
- (Familier) Se divertir ; se réjouir.
- Les deux couples riaient, bavardaient, cueillaient des fleurs, se cajolaient et se mignotaient, luttaient et se roulaient sur l’herbe, et les jeunes filles fumèrent des cigarettes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 55 de l’édition de 1921)
- Alice, dis-moi que tu ne vas pas épouser ce rabat-joie. Tu ne t’amuseras jamais avec un homme comme lui. Il ne te fera jamais rire. — (Amanda Bayle, Tout ce qui brille, éditions CyPLoG, 2017, chapitre 19)
- Nous serons en joyeuse compagnie, nous rirons bien. Venez avec nous, nous rirons. C’est un bon garçon qui aime à rire.
- Railler ; badiner ; ne pas parler ou ne pas agir sérieusement.
- Soit nous choisissons une transcendance qui nous écrase et ne nous laisse d’autre attitude possible que la prosternation et la soumission, et là, on arrête de rire. Soit on affirme que la liberté humaine est à la hauteur de cette transcendance, on la regarde dans les yeux, et on rit. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l’islam, Télérama no 3393, janvier 2015)
- (Sens figuré) Être agréable, plaire, en parlant des choses.
- La campagne rit sous le soleil. Tout me rit dans ce projet. Cela rit à l’imagination.
- (Transitif) (indirect) (Rire de quelque chose ou de quelqu’un) Ne pas se soucier de quelque chose ; témoigner qu’on n’en tient pas de compte, qu’on ne s’en soucie pas ; s’en moquer.
- […] : légère, étourdie, folle même, elle riait de tout, ne s’intéressait à rien ; confondait la tristesse avec l’humeur, et ne voyait dans une personne affligée qu’une personne ennuyeuse. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- La musique enivre et règle le danseur, tandis que le curieux voit le mouvement seul et rit de ce pantin qui s’agite sans raison, car le curieux, lui, n’entend pas la musique. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Mais il ne faut pas rire de la choléraphobie. Mme de Boigne affirme que quelques personnes, entre autres la comtesse de Montesquiou-Fesenac, sont littéralement mortes de peur, sans aucune maladie. — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s'abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 104)
- (Transitif) (indirect) (Rire à quelqu’un) Être favorable.
- L’occasion lui rit, la fortune lui rit.
- (Pronominal) Se divertir.
- Il a fait cela en se riant.
- (Pronominal) Se moquer de quelqu’un.
- Elle se rit de vous. Il se rit de vos vains projets.
- (Pronominal) Ne pas tenir compte d’une chose, la mépriser.
- Je me ris de ses menaces.
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invertir
?- (Didactique) Renverser symétriquement ; inverser.
- Invertir le sens d’un courant électrique.
- Le passage du temps invertit d’ailleurs nos rapports. J’ai plus de deux fois l’âge qu’elle [sa mère] avait ce 18 juin 1903, et me penche vers elle comme vers une fille que j’essayerais de mon mieux de comprendre sans y réussir tout à fait. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 67)
- (Biochimie) (Vieilli) Hydrolyser de façon à inverser le pouvoir rotatoire, en parlant d'un glucide.
- Les disaccharides sont invertis par les ferments invertissants, les monoses résultants subissent alors la fermentation alcoolique. — (Récents progrès dans la chimie des sucres, dans Le Moniteur scientifique du docteur Quesneville: journal des sciences pures et appliquées, 1911, volumes 74-75, page 224)
-
agrandir
?- Rendre plus grand.
- Peu à peu, il agrandit son établissement, lui adjoignit un hôtel borgne où de savantes passes lui assurèrent de larges profits. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Philéas Beauvisage, garçon sage et plein de respect pour sa mère, eut bientôt conclu l’affaire avec son patron ; et comme il tenait de ses parents la bosse que les phrénologistes appellent l’acquisivité, son ardeur de jeunesse se porta sur ce commerce qui lui parut magnifique et qu’il voulut agrandir par la spéculation. — (Honoré de Balzac, Le Député d’Arcis, roman laissé inachevé par Balzac, 1847)
- Il a agrandi son parc de tant d’hectares.
- Cette ouverture est trop petite, il faut l’agrandir.
- Cette ouverture s’est trop agrandie.
- Ce prince a fort agrandi ses états.
- (Sens figuré) Rendre plus grand en puissance, en biens, en dignité, en fortune, en vertu.
- Ce prince a bien agrandi sa nation.
- La faveur avait seule agrandi cette famille.
- Le malheur avait agrandi son âme.
- Un courage qui s’agrandit au milieu des revers.
- Faire paraître plus grand.
- Ce vêtement agrandit la taille.
- Une distribution bien entendue agrandit un jardin.
- Donner un caractère de grandeur à ce qu’on dit, à ce qu’on écrit, à ce qu’on fait.
- Cet écrivain agrandit les sujets qu’il traite.
- Il a su agrandir son héros sans qu’il en coûtât rien à la vérité.
- (Ironique) Exagérer.
- Cet homme est un peu sujet à agrandir le récit.
- Il agrandit volontiers.
- Porter son ambition, ses désirs plus haut, plus loin.
- Agrandir ses prétentions.
- (Pronominal) Particulièrement Augmenter sa terre, son domaine, sa maison.
- Il s’est bien agrandi du côté de la rivière.
- Il était logé trop étroitement, il a trouvé moyen de s’agrandir.
-
pressentir
?- Prévoir confusément quelque chose par un sentiment non raisonné.
- Giselle ! cria le comte d’une voix angoissée, messieurs, excusez-moi, j’ai peur, je pressens quelque malheur. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Quand Olivier Émery était au fond du trou comme aujourd'hui, il n'avait plus aucun espoir et pressentait que tout était joué. Téléphoner à FIP ne servirait plus à rien, aucun réconfort ne lui parviendrait, […]. — (Jean-Marc Souvira, Le Vent t'emportera, Éditions Fleuve Noir, 2011, chapitre 24)
- Les autorités provinciales, à qui rapport fut fait de l’événement, ordonnèrent de laisser les choses comme elles étaient et pressentirent que cet enterrement par les tigres présageait un avenir brillant à la famille. — (Le Courrier du Vietnam, Histoires courtes, site lecourrier.vn, 14 novembre 2020)
- (Par extension) Entrevoir, deviner.
- Bien que, par intervalles, de brèves et pâles soleillées courussent sur les chemins défoncés, sur les prairies semées de flaques miroitantes, on pressentait que l’accalmie serait de peu de durée, et que l’averse recommencerait avant la fin du jour. — (André Theuriet, La Chanoinesse, partie 3, chapitre II, 1893)
- Le baromètre est en baisse, mais le ciel s’éclaircit vers le Sud où je pressens le beau temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- Mais Loïse, sa fille, insiste pour demeurer : elle aime la forêt, paraît-il, […], le père cède. Non qu’il ne pressente pas qu’autre chose travaille cette jeunesse. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Sonder, tâcher de découvrir les dispositions, les sentiments de quelqu’un sur quelque chose.
- Pressentir quelqu’un sur une affaire.
- Avant de lui proposer cet échange, il serait bon de le pressentir.
- Le seul moyen de ne pas s’exposer à un échec est de pressentir les intéressés.
- Il faut le pressentir sur ce mariage.
- Se renseigner sur les intentions de quelqu'un auquel on envisage de confier des responsabilités.
- Le poste qu'on m'avait proposé n'était plus vacant. Mais les affaires montées par la société qui m'avait pressenti étaient en train de prendre une extension énorme. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 97)
-
roidir
?- (Vieilli) Raidir.
- La pierre, trop lourde pour les bras décharnés qui la soutiennent et qu’on sent près de craquer, retombe malgré les efforts du spectre et d’autres petits fantômes qui roidissent simultanément leurs bras d’ombre ; plusieurs sont déjà pris sous la pierre un instant déplacée. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- « Attention ! » cria Norman, en roidissant l’écoute de manière à présenter l’embarcation debout au vent sous l’action de la barre. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- En approchant de la maison de son père, Marthe tâcha de se remettre ; elle essuya son visage et se roidit de toutes ses forces contre son émotion. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Au quartier, à l’hôpital, il rencontra les mêmes faces fermées et dures, semblables à celle de son ordonnance, roidie, sortie de l’humanité. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- Au moyen de palans je « roidis » les étais et j’amarre le beaupré aussi solidement qu’il est possible sur le pont maintenant rasé à l’avant. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle les recevait debout derrière les hommes, aussi grande qu’eux, et plus droite, parce qu’elle se roidissait pour retenir son courage qu’elle sentait la quitter. — (Roger Vercel, En dérive, Albin Michel, 1931, page 42)
-
déglutir
?- Avaler.
- On conseille également de déglutir, ce qui pour des variations de pression de cet ordre est souvent suffisant.
-
conquérir
?- Acquérir par les armes.
- Si vous l’eussiez voulu, pour vous, j’aurais pu conquérir des royaumes. — (Honoré de Balzac, Les Marana, 1834)
- La ferme Navarin, les buttes de Souain, du mont Muret, de Tahure et du Mesnil, les villages de Tahure, Ripont, Rouvroy, Cernay-en-Dormois, Servon-Melzicourt, organisés en points d'appui et opiniâtrement défendus par l'ennemi, ont été conquis de haute lutte dans la première journée de la bataille. — (L'Économiste français: journal hebdomadaire, publié par Paul Leroy-Beaulieu, tome 46, n° 2, Impr. Centrale des chemins de fer, 1918, page 425)
- Le Roi des Rois est enfin revenu dans sa capitale. Il a conquis le monde jusqu’aux rives de la mer Rouge, jusqu’aux monts arides du Caucase, jusqu’aux terres inviolées où la neige tombe même en été. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
- (Sens figuré) Gagner par la persuasion, l'exemple, le charme etc.
- Tu vois : je te livre les secrets de l'état, Capestang, tu as du premier coup conquis ma confiance. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Or, cette année-là, comme les élections étaient fixées au 1er mai, il y eut dès le 1er avril, une propagande active et des menées sourdes de part et d’autre pour conquérir les douteux. — (Louis Pergaud, Deux Électeurs sérieux, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Au musée des Arts Anciens du Namurois, la dame du guichet fut instantanément conquise par notre petite fille. « Comme elle est mignonne ! Une vraie arsouille ! » roucoulait-elle. — (Harry Pearson, Un géant au Plat Pays: Séjour chez les Belges, traduit de l'anglais par Sylvain Gilmont & Laure Harmegnies, Avin/Hannut : Editions Luce Wilquin, 2003)
- Un sandwich enroulé (wrap en anglais) dans une tortilla de blé, voilà l'idée toute simple née en Californie dans les années 1990. Digne descendant du burrito, le wrap n'a pas tardé à conquérir le monde, tant il se prête à toutes les variations. — (Estérelle Payany, Wraps, éd. Variations gourmandes/Solar éditions, 2012, introduction)
- (Sens figuré) (Rare) Acquérir par l’effort.
- L’air pur et vivifiant de cette île perdue au milieu de l’océan du Nord m’a paru éminemment favorable au déploiement de l’activité humaine ; j’ai été souvent étonné de la vigueur physique que l’on conquiert sous un rude climat et de la somme de travail qu’on y peut accomplir. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 18)
- Mais si, clamai-je triomphalement, j’ai de l’argent !… Nous avons de quoi vivre deux mois, trois mois, en attendant que je conquière une fortune ! — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, IX)
- Il n'est point pressé de conquérir les sommets. Si le temps menace, il n'attend pas l’averse, il redescend à l'auberge où il se met à la chotte. — (La Semaine littéraire, 1908, volume 16, page 254)
- Conquérir sur quelque chose : gagner sur quelque chose par une action comparée à une conquête.
- – Tout ce que j’ai compris, c’est que ses deux petits enfants sont dans cette chambre au second, où bientôt vont atteindre les flammes ; elles ont conquis l’escalier. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- L’arbre qu’on a planté pousse pendant qu'on dort,Et planter, n’est-ce pas conquérir sur la mort ? — (Léonce Mazuyer, Rimes et raison, III: Poésies d’un vieux rural, Planter (second quatrain) ; Victor Palmé - éditeur des bollandistes, Paris, 1887, page 258)
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écatir
?- Donner aux draps un apprêt, un lustre qui en raidit l'aspect.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.