Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ascenseur
Que signifie "ascenseur" ?
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- (Architecture) Appareil mécanique qui sert à monter ou descendre verticalement sans escalier.
- La cage de l’escalier enrobe un ascenseur, sorte de large chaise à porteurs capitonnée d’un tissu verdâtre, que le temps a décoloré, avec, au fond, une banquette pour les douairières, et qui monte, sans se presser, comme il se doit, entre deux piliers verticaux d’acier bien graissé. — (Daniel Guérin, Un jeune homme excentrique, Julliard, 1965, page 41)
- (Par métonymie) La cabine d’un ascenseur.
- Je pense que dans les quinze secondes où l’on partage un ascenseur avec une jolie femme, il est presque impossible de lui faire la démonstration de son intelligence, de son charme et de son humour. — (Hervé Le Tellier, Anthologie de l’OuLiPo, Gallimard, 2009, page 357)
- Le jazz c'est chiant en fait. Certes les musiciens touchaient leur bille mais les mélodies sont toujours pourraves. Ça ne raconte rien, seulement un enchaînement de notes sans histoire. Les musiques sans saveur ni paroles, c'est bon pour les ascenseurs. — (Paul Mettery, Palmaille: ou la stratégie du retour, BoD - Books on Demand, 2020)
- Quant à suivre à l'hôtel sur un coup de tête un bel inconnu rencontré dans un ascenseur ([…]), il n'y a que les childfree qui peuvent se permettre ces fantaisies érotiques qui pimentent la vie. — (Corinne Maier, Dehors les enfants !, Éditions Albin Michel, 2020, chap. 4)
- Dans le temps, notamment dans les immeubles du Caire, l’ascenseur ne facilite pas uniquement le fait de gravir quelques étages, il ressemble à un wagon de train premièreclasse[sic]. — (Le Progrès Staff, Les secrets des témoins d’antan …, progres.net.eg, 6 septembre 2021)
- (Informatique, Interface graphique) Désigne le petit pavé qui peut être déplacé dans la bande de défilement.
- L’ascenseur permet le défilement du document.
- (Jeux) Jeu se jouant avec 52 cartes où le ou les gagnants sont ceux qui réalisent le nombre de levées annoncées.
- (Rugby) Saut porté.
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ascenseur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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compensateur
?- Qui compense.
- Un ressort compensateur, établi en arrière de l’affût, avait pour effet d’annuler le recul ou du moins de produire une réaction rigoureusement égale, et de replacer automatiquement la pièce, après chaque coup, dans sa position première. — (Jules Verne, Les Cinq Cents Millions de la Bégum, Hetzel, 1879, chapitre VIII)
- Puis, sous l’effet combiné d'une reprise dans l’industrie sidérurgique et de la réduction des importations par l’imposition de droits compensateurs, tant aux États-Unis que dans la Communauté européenne, le marché du ferrosilicium s'est redressé au cours du dernier trimestre de 1994. — (« Silice », dans L’Industrie minérale du Québec, Québec : Ministère de l’énergie et des ressources, Direction des communications, 1994, page 127)
- En cas de cessation de ses relations avec le mandant, l’agent commercial a droit à une indemnité compensatrice en réparation du préjudice subi. — (Article 12, loi n° 91-593 du 25 juin 1991 relative aux rapports entre les agents commerciaux et leurs mandants, J.O.R.F., 27 juin 1991)
- Si l’on veut astatiser l’instrument, on se sert du barreau compensateur (barreau d’Haüy) à la façon habituelle. — (Revue scientifique, 1891, page 4)
-
coéditeur
?- Qui publie un ouvrage en collaboration avec un ou plusieurs autres éditeurs ou éditrices (coédition).
- harfleur
-
cœur
?- (Anatomie) Organe musculaire, creux et pulsatile assurant la circulation sanguine dans le corps humain ou animal.
- Après irrigation de l’organisme, le sang revient au cœur par les veines, puis il est envoyé aux poumons. Le compartiment droit du cœur est de taille inférieure à celle du compartiment gauche parce que le travail qu’il fournit pour envoyer le sang dans les poumons est moins important que pour l’envoyer dans tout l’organisme. À chaque battement de cœur, les muscles se détendent, ce qui permet le retour du sang dans le cœur. Puis les muscles se contractent de nouveau pour envoyer le sang dans toutes les parties du corps et le circuit reprend. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 41)
- Le crapaud a la vie très dure. Il survit plusieurs heures à la décapitation, plusieurs jours à l’avulsion du cœur, quarante jours à l’ablation des poumons, plusieurs semaines à l’amputation du museau en arrière des yeux. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- Son grand succès était la célèbre « Chanson du Cœur » qui m’émouvait au plus haut point. Il y est question d’un fils acoquiné avec une gourgandine qui lui demande « le cœur de sa mère pour son chien » ; ayant tué sa mère et rapportant son cœur saignant, le fils tombe ; on entend alors le cœur lui dire : « T’es-tu fait mal, mon enfant ? ». — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 92)
- La respiration demeure calme, le cœur est encore bon, mais le sang lui dégouline du crâne sur le nez, dans les yeux, poisse la chemise. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (En particulier) Organe considéré comme susceptible de mouvements causés par les passions.
- Le cœur en émoi, secouée de pressentiments inquiets, Zaheira se vêtit et gagna le village voisin sur un âne. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Son cœur ne se serrait pas, n’était pas plus ou moins flétri ; non, sa nature fraîche et fleurie se pétrifiait par la lente action d’une douleur intolérable parce qu’elle était sans but. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Rien n'est plus malaisé que l’exploitation méthodique d’un évènement du cœur, rien ne s’amortit plus vite que les ondes d’un coup de foudre. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, page 44)
- Me Demange achève sa plaidoirie, dont la péroraison très sobre, très courte, mais puissante par la chaleur de l’accent et de l’élévation de la pensée, touche visiblement le cœur des juges : […]. — (Maurice Paléologue, Journal de l’Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d’Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, page 260)
- (Par extension) Être aimant et aimé.
- Depuis longtemps il cherchait en vain un cœur capable de l’aimer pour lui-même, et s’affligeait de ne pouvoir le trouver. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Un jour, alors qu'il est parti, pauvre cœur aux yeux soulignés par des cernes mauvâtres, au dos de plus en plus voûté, à la pâleur carcérale, je décide, prise d'un besoin pressant, de me lever. — (Ananda Devi, Manger l'autre, Editions Grasset, 2018)
- (Par métonymie) Partie de la poitrine où les battements du cœur se font sentir.
- Il le pressa, il le serra tendrement contre son cœur. - Mettre la main sur son cœur.
- (Par extension) (Familier) Estomac.
- Mal de cœur. - Il a mal au cœur. - Il a le cœur barbouillé. - Cela lui fait mal au cœur. - Il est sujet à des maux de cœur. - Cela lui fait soulever le cœur.
- (Sens figuré) Organe considéré comme le siège de la sensibilité morale, des sentiments et des passions.
- Bois-Guilbert, répondit la juive, tu ne connais pas le cœur des femmes […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C'est à l'idéologie, […] qui, […] , veut sur ses bases fonder la législation des peuples, au lieu d'approprier les lois à la connaissance du cœur humain et aux leçons de l'histoire, qu'il faut attribuer tous les malheurs qu'a éprouvés notre belle France. — (Procès du général Malet, dans Causes célèbres du XIXe siècle: rédigées par une société d'avocats et de publicistes, Paris : H. Langlois fils & Cie, 1827 & Paris : P. Pourrat frères et Bazouge-Pigoreau, 1834, volume 2, page 70)
- J’ai la passion de la philosophie et de la science qui vont cherchant l’inconnu du cœur de l’homme et le pourquoi des lois de la vie. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- (En particulier) Quant à la tendresse, l’amour et l’affection.
- C’est qu’à son insu, par la force des sympathies cachées qui existent entre tous les êtres dans la grande famille humaine, son cœur avait rencontré le cœur qu’il cherchait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- Julie avait deviné que madame de Sérizy était la femme qui lui avait enlevé le cœur de son mari. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- J’ai pitié du pauvre cœur qui a si peu longtemps ce qu’il a ; j’ai pitié des hommes qui ont un cœur pour ne plus aimer. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (En particulier) Quant aux qualités morales liées à la compassion, vertu, générosité.
- C'est la pauvreté d'esprit qui purifie le cœur des ordures dont les richesses l’ont souillé. — (Instruction chrétienne sur les huit Béatitudes par demandes et réponses, Paris : chez Witte & chez Henry, 1732, page 286)
- Admirons deux fois l’homme chez qui le cœur et le caractère égalent en perfection le talent. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À la vue de traitements aussi atroces que l’on fait éprouver aux chevaux de course, le cœur de tout homme sensé se révolte. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- […] le respect de la personne humaine, la fidélité sexuelle et le dévouement pour les faibles constituent les éléments de moralité dont sont fiers tous les hommes d’un cœur élevé — c’est même très souvent à cela que l’on réduit la morale. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VII, La Morale des producteurs, 1908, page 340)
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confesseur
?- (Religion) Celui qui, dans l’Église primitive, avait confessé la foi de Jésus-Christ, jusqu’à souffrir des tourments, mais sans mourir.
- La fête d’un confesseur. - Les confesseurs de la foi.
- « Je veux lire le Nouveau Testament dans l’original, fit-il avec l’énergie d’un confesseur de la foi devant un préfet romain. » — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 19)
- Prêtre qui entend en confession.
- […] les pères et mères de famille qui avaient entendu les dernières paroles de Gilles de Retz, jeûnèrent trois jours pour lui mériter la miséricorde divine, qu’on ne doute pas qu’il ait obtenue, son confesseur étant un des plus habiles de l’époque. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Henri IV est le grand-père de Louis XIV, Cotton, le grand-oncle du P. la Chaise : deux royautés, deux dynasties, celle des rois, celle des confesseurs jésuites. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 17)
- Mais une vieille demoiselle change plus facilement de confesseur qu’elle ne change d’opinion. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 23)
- Les jeux érotiques commencent évidemment dès l'enfance, se poursuivent de plus belle entre adolescents ou jeunes adultes (ainsi le maraîchinage en Vendée) et tout cela tracasse beaucoup les confesseurs. En revanche, les participants s'y livrent « sans rougir ». — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, volume 46, n° 46, page 128)
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coiffeur
?- Personne dont le métier est de couper et coiffer les cheveux, et éventuellement la barbe.
- Toilette du bataillon. Le barbier passe pour particulièrement francophile. Tout le monde va se raser chez lui. Chacun emporte son savon, son blaireau, son rasoir, et lui n’a guère qu’à regarder, mais enfin on se rase chez un coiffeur. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Une très grande partie des ressources réunies par nos ménages du XXe siècle passe en oripeaux inutiles, en colifichets, en fioles, en brimborions, en honoraires de coiffeurs, en cosmétiques. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- J’ai encore aujourd’hui du mal à considérer que les fleuristes et les coiffeurs ne sont pas des parasites, qui vivant de l’exploitation d’une nature qui appartient à tous, qui accomplissant avec force simagrées et produits odorants une tâche que j’effectue seule dans ma salle de bains avec une paire de ciseaux bien coupants. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 231)
- (Par métonymie) Salon de coiffure.
- Du 10 au 19 juillet, création du plateau piétons devant le coiffeur Récré A Tif’s. — (site www.lemessager.fr, publié le 19 avril 2017)
- 1 camionnette EDF bleue se stationne devant le coiffeur du début de la rue Colbert. — (site clg-anatole-france-tours.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/spip.php?article473, 10 juillet 2013)
- (Familier) (Sport) Joueur qui est habituellement remplaçant.
- Les coiffeurs avaient des tripes — (site www.tahiti-infos.com)
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ampleur
?- Caractère de ce qui est ample.
- Chez les Allemands de Rome — les nazaréens —, puis chez les raphaéliques britanniques, cette orientation puriste et religieuse allait prendre une ampleur remarquable. — (Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 2007, troisième édition)
- L’adoption de ce châle a rendu leur costume plus décent en voilant, dans son ampleur, le nu et les formes un peu trop fortement dessinées. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Parfois, l’ampleur des travaux est telle que la route doit être provisoirement fermée et interdite à toute circulation. Un itinéraire de déviation est alors provisoirement mis en place. — (Réussissez votre code de la route, Activ Permis/MA éditions, 2008, page 78)
- (Sens figuré) — Lentement, irrésistiblement, avec ampleur, Bert se rendit compte de l’immense tragédie qui ébranlait l’humanité, et au milieu de laquelle s’écoulait sa petite existence ; […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
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arpenteur
?- Qui arpente.
- Une chenille arpenteuse.
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collateur
?- (Histoire, Christianisme) Celui qui conférait un bénéfice ecclésiastique.
- La grâce expectative est un rescrit du pape qui ordonne au collateur de donner le premier bénéfice vacant de sa collation à une personne que ce rescrit désigne.
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butineur
?- (Internet) Programme permettant de consulter les pages web disponibles sur Internet.
- Des butineurs conformes aux normes.
- Il est bien heureusement possible de poursuivre l’installation d’un navigateur alternatif, mais cette fenêtre pop-up est un drôle de moyen de faire de la retape pour le butineur intégré au système. — (MacGeneration, Windows 10 n'aime pas trop que vous vouliez installer un autre navigateur web → lire en ligne)
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aboyeur
?- Qui aboie ou pousse des cris semblables à des aboiements.
- Les conquérants espagnols ont soumis les empires d’Amérique du Sud en partie grâce à de grands chiens aboyeurs et féroces. — (Pierre Schulz, Consolation par le chien : De la caninisation, PUF, 2010)
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censeur
?- (Antiquité) Magistrat romain en charge d’établir le cens, c’est-à-dire le recensement des citoyens, le contrôle de l’état de leur fortune, et la légitimité de leur appartenance à telle ou telle classe (sénatoriale ou équestre).
- Caton le censeur était réputé pour sa rigueur.
- Envieux qui reprend ou qui contrôle les actions d’autrui, sans pour autant être le moins du monde qualifié pour ça. Casse-pied qui trouve à redire à tout.
- J'offre ici aux moralistes une occasion facile de triompher de moi. Mes censeurs s'apprêtent à montrer dans mon malheur les suites d'un égarement, le résultat d'un excès : il m'est d'autant plus difficile de les contredire que je vois mal en quoi consiste l'égarement, et où se situe l'excès. Je m'efforce de ramener mon crime, si c'en est un, à des proportions justes : […]. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien, éditions Plon, 1951)
- Un censeur doux et équitable est rare.
- Un censeur rigoureux, obtus, partial, illettré, incompétent, complaisant, complice.
- Le censeur des opinions ou du travail de quelqu’un.
- Censeur rigoureux d’autrui, indulgent à soi-même.
- Si l’on y songe bien, il n’est pas étonnant que l’ignorant se drape en censeur.
- Ah ! quittez d’un censeur la triste diligence. — (Jean Racine, Britannicus, 1669)
- Personne qu’un gouvernement prépose à l’examen des livres, des journaux, des pièces de théâtre, etc., avant d’en permettre la publication ou la représentation.
- Sous l’ancien régime, avec l’approbation d’un censeur, — qu’il était permis de choisir, — on était sûr de pouvoir sans danger produire ses idées, et la liberté dont on jouissait était extraordinaire quelquefois. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Le censeur refusa son approbation.
- On lui donna un censeur très sévère.
- Censeur des pièces de théâtre.
- Personne chargée de surveiller les études et de maintenir le bon ordre et la discipline dans un lycée en tant qu’adjoint du proviseur.
- Le censeur de l’internat nous était mieux connu. Il n’avait pas de guêtres, et il était petit. De plus, pendant la récréation de midi et demi, c’est lui qui faisait appeler dans son cabinet les zéros de conduite, pour leur administrer une homélie, et tirer les conséquences pénitentiaires de ce fâcheux incident. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 317)
- Des professeurs d’Histoire et leurs élèves de première ont réuni le 4 mars au lycée Mme Strauss, Mme Fuks et Mr Leser, enfants juifs cachés dans le lycée par Melle Simone Caudmont, censeure du lycée Fénelon pendant la Seconde [G]uerre mondiale, qui a reçu le titre de Juste des Nations par le mémorial Yad Vashem en 1997. — (Lycée Fénelon, « Lycée Fénelon » (Archive • Wikiwix • Que faire ?))
- (Désuet) Personne chargée de contrôler la partie financière de certains établissements ou de certaines sociétés.
- Les censeurs de la Banque de France.
- Cette société vient d’élire de nouveaux censeurs.
- Critique qui juge des œuvres littéraires.
- Consulter un censeur éclairé avant de publier un recueil de poésie.
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acupuncteur
?- Praticien qui pratique l’acupuncture.
- Ce moyen, en acupuncture, n’est pas seulement utile mais indispensable et permet de déceler ce qu’un acupuncteur chinois, même très versé dans cet art, n’aurait pu faire. — (Émile Henri Niboyet, Essai sur l’Acupuncture Chinoise pratique, 1951)
- Des étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie, ou des étudiants qui deviendront infirmiers ou infirmières auxiliaires et des résidents en médecine pourront contribuer à la campagne. L’arrêté ministériel permettra aussi aux acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires d'administrer le vaccin. — (Audrey Paris, Lancement imminent de « Je contribue » à la campagne de vaccination au Québec, radio-canada.ca, 15 décembre 2020)
- Notre acupuncteure chinoise pourra déterminer quelles sont les sources du déséquilibre qui se manifeste dans le corps.
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bousilleur
?- Celui qui bousille, au propre et au figuré.
- Ce n’est point pour une baderne aux doigts gourds comme Savary, ce n’est pas pour ce novice en diplomatie, qu’il a créé, pendant dix ans, cet instrument magnifiquement accordé, ce n’est pas pour qu’un bousilleur s’en serve maladroitement et se prévale, comme étant son œuvre, de ce que son prédécesseur a construit à force de jours et de nuits d’un pénible travail. — (Stefan Zweig, Joseph Fouché, Grasset, 1969, page 189)
- écoeure
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baigneur
?- Celui qui se baigne.
- Toute la rivière était pleine de baigneurs.
- Cette plage est commode pour les baigneurs.
- (Vieilli) Celui qui tenait des bains publics.
- C'était le mercredi 15 novembre de l'an de grâce 1665. Ce soir-là, il y avait petit souper et grande compagnie, rue Vieille-du-Temple, chez La Vienne, le baigneur à la mode, l'étuviste en renom, le barbier du monde élégant. — (Émile Gaboriau, Les Amours d'une Empoisonneuse, Paris : E. Dentu, 1881, page 1)
- Tandis que sous l'empire des anciennes lois, l'état de perruquier et celui de baigneur étuviste étaient assujettis à une réglementation sévère, l'exercice de la profession de sage-femme était abandonné aux premières venues. — (Jules Mathorez, Les étrangers en France sous l'ancien régime: Les causes de la pénétration des étrangers en France : Les Orientaux et les extra-Européens dans la population française, E. Champion, 1919, page 27)
- L'attelage du Petit Baigneur avait de quoi retenir notre attention. C’était un assez long plateau à quatre roues, avec deux grands supports verticaux terminés par des crochets auxquels était fixée horizontalement une baignoire de zinc. Des seaux de bois se balançaient sous la voiture. Une sorte d’alambic de cuivre trônait derrière le siège du conducteur. Il contenait de l’eau chaude qu'un foyer maintenait à une bonne température.Il existait bien un établissement de bains près de la gare du Parc, mais si l'on ne pouvait ou ne voulait pas s'y rendre, le bain vous était porté à domicile. Le conducteur le préparait et pendant que vous le preniez, il fumait sa pipe en parlant à son cheval. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 23)
- (Désuet) Celui qui fait le service dans un établissement de bains chauds ou froids, aussi bien que dans un établissement de bains de mer.
- Quand vous aurez arrosé vostre ieunesse de bons vins vieux de Leucade, de Cos, de Thasos, & de Lesbos, ie vous donneray des huiles de senteur: et pour vous le faire court, ie feray que du lieu mesmes où vous vous serez laué, le baigneur fera vne boutique de parfums exquis. — (Plaute, Le Poenulus ou Le Carthaginois, édition Guyet et Marolles (Paris : P. L'Amy, 1658), acte III, scène 3.)
- (Désuet) Celui qui surveille ou assiste les personnes qui se baignent.
- Il faillit se noyer, mais le baigneur le sauva.
- (Familier) (Uniquement au masculin) Poupée représentant un bébé masculin.
- Les baigneurs, c’était différent. Ils ressemblent trop à des bébés, les tortures devenaient visiblement criminelles. Mais eux aussi détournés de leurs fonction, oser dire à quel simulacre il a servi un après-midi d’été, quel partenaire à taille réduite il a figuré, ce poupard que j’avais appelé Michel. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 342)
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consoeur
?- Orthographe par contrainte typographique de consœur.
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chantepleure
?- Entonnoir qui a un long tuyau percé de trous pour faire couler les liquides dans un tonneau sans les troubler.
- Depuis deux jours on m’entretientPour savoir d’où vient chantepleure ;Du chagrin que j’en ai, je meure,Si je savais d’où ce mot vient,Je l’y renverrais tout à l’heure. — (Le Chevalier de Cailly)
- Fente dans un mur de clôture ou de terrasse pour le passage des eaux, barbacane.
- Murs percés de chantepleures. — (Joris-Karl Huysmans, Là-bas, tome 1, 1891)
- Robinet d’un tonneau à vin, à cidre ou à bière.
- La noire figure géante avisait un coffre d'aspect imposant, et en tirait une urne enflée, au moins en apparence, à contenir la cuvée de trois arpents de vigne, et la soutenait à mi-corps dans cette attitude d'expectative propre au pichet que l'on présente à la chantepleure. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 44)
- Dans l’ombre, il savait où se trouvait le puise-bois. C’était une grosse écuelle creusée dans un billot de bouleau. Il la mit sous la chantepleure et il la remplit. Il but à même. Le goût de blé, et de terre descendit dans son ventre. Dans sa bouche, il eut le goût du vin. C’était son vin. — (Jean Giono, Que ma joie demeure)
- Arrosoir de jardinier, à queue longue et étroite.
- Rigole ouverte dans la berge d’une rivière.
- Tonneau dans lequel on foule, en certains vignobles, le raisin avant de le descendre dans la cuve.
- (Viticulture) Pipette, tastevin.
- Auprès de chaque cuvée, un vigneron se tient, avec, au poing, la « chantepleure », ou « chantefleure », ou « tastevin », c’est-à-dire la pipette de verre que l’on plonge dans le fût par la bonde. Les tasses d’argent ouvragé, jusqu’alors soigneusement enveloppées d’un linge fin, sortent des poches, et se tendent vers les chantepleures. — (Académie de Mâcon. Société des Arts, Sciences, Belles-lettres, Archéologie, Agriculture et Encouragement au Bien de Saône-et-Loire, Annales, 1921)
- La chantepleure […] est un instrument qui sert a puiser du vin dans un tonneau sans troubler ce liquide. Il est forme d’une espèce de cylindre creux qui porte à ses extrémités deux ouvertures. Quand on le plonge dans une liqueur, elle y monte à la même hauteur que dans le réservoir, et demeure suspendue dans ce tube lorsqu’on a soin de fermer l’orifice supérieur en le tirant hors du vase. — (Pierre Jacotot, Cours de physique expérimentale et de chimie)
- Siphon, transvaseur, tuyau.
- On place la chantepleure devant le bondon de la cuve, et l’on se sert, pour chasser le bouchon de liège, d’une broche de bois qui entre dans le trou de la chantepleure ; cette broche de bois se nomme lancette. — (Manuel du Cirier)
- La matière broyée sous des meules à l’eau, est soutirée par des chantepleures et reçue dans des cuves munies de robinets à différentes, hauteurs. — (Encyclopédie du commerçant : fabrication de l’Azur)
- (Poétique) (Rare) (Sens figuré) Tristesse.
- Dans la clairière d’une enfanceOù la chantepleure a pris voixComment oublier son regardQu’on voyait parfois La tristesse embrumer. — (Revue « Poésie présente », no 97, 1995)
- Armoiries avec une chantepleure (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant divers outils dans les armoiries. Anciennement, la chantepleure était représentée comme la bouse (outres servant à puiser et transporter l’eau) dont elle était synonyme. Puis la représentation est passé à celle d'un entonnoir muni d'un tuyau rappelant l’ustensile utilisé dans le vignoble pour remplir les tonneaux sans troubler le vin. Enfin, elle fait référence au robinet situé à la base d'un tonneau et permettant de se servir. Cette dénomination doit être utilisée en connaissance du contexte historique et culturel de création des armoiries.
- D’argent à la barre d’azur remplie du champ, chargée de la devise « chante et pleure » en lettre de sable, accompagnée, en chef de deux léopards d’azur passant l’un sur l’autre et en pointe, d’une chantepleure du même remplie aussi d’argent, qui est de la commune d’Auzouville-sur-Ry de Seine-Maritime cf. illustration « armoiries avec une chantepleure »
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antérieur
?- (Familier) Patte avant d'un animal.
- À peine les deux antérieurs avaient-ils quitté la terre, que le poney, allégé d’autant, accentuait son effort. Déséquilibré, le rouan retombait gauchement sur ses quatre membres, et se laissait traîner quelques pas en titubant. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 48)
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fomentateurs
?- Pluriel de fomentateur.
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effleure
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de effleurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de effleurer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de effleurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de effleurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de effleurer.
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codirecteur
?- Celui qui partage avec une ou plusieurs autres personnes la direction d’une entreprise.
- Le directeur et éventuellement le codirecteur de la publication doit être majeur, avoir la jouissance de ses droits civils et n’être privé de ses droits civiques par aucune condamnation judiciaire. — (Journal officiel de la République française, 1952)
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débardeur
?- (Exploitation forestière) Celui qui fait le métier de débarder le bois ou la pierre, qui transporte les grumes de bois.
- A part quelques coups de tronçonneuse de temps en temps, on n'entends que le cliquetis des chaines des deux juments, et les ordres brefs du débardeur, Marc Denis. Cela fait plus de 15 ans qu'il débarde avec des chevaux de traits [...]. — (Benjamin Billot, Débardage à cheval sur les bords du lac de Vassivière, francebleu.fr, 14 mars 2021)
- (Encore utilisé au Canada dans ce sens, vieilli en France) Travailleur des quais, docker.
- Mais être un rude travailleur ;Aimer à boir', chanter et rire,Voilà, voilà le débardeur ! — (Paul de Kock et Valory, Le débardeur, ou, Le gros-caillou et Alger, vaudeville en deux actes, Barba, 1839, page 4)
- J’ai été me proposer au maître débardeur du quai Saint-Paul, et j’y gagne ma vie. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- (Sens figuré) Qu’ils [les critiques littéraires] admirent tous votre style vigoureux, et vous vous croirez obligé d’écrire dorénavant comme un débardeur. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 79)
- (Désuet) Personnage de carnaval très en vogue au XIXe siècle.
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canoteur
?- Personne qui se promène dans un canot ou une barque.
- Voilà pourquoi une arme à feu recule quand on tire, et un canoteur, lorsqu’il saute à terre, repousse du même coup son bateau. — (Pierre Rousseau, Les satellites artificiels, 1957)
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accommodateur
?- Qui assure l’accommodation.
- (Muscles) Qui permet l’accommodation du cristallin.
- Le muscle accommodateur paralysé par l'atropinisation forçait le malade à donner une impulsion d’accommodation particulièrement forte à l’œil gauche pour voir distinctement les objets éloignés. — (Henri Dor, Edouard Meyer, Revue générale d’ophtalmologie : Volume 28, 1909)
- (Cuisine) Qui apprête ce qui reste des plats (adjectif jouant sur la locution accommoder les restes).
- Ni même le modèle au-dessous, moins distingué, plus torchon, les frotteuses d’évier à se mirer dedans, les accommodatrices de restes, et celles qui sont à la sortie de l’école un quart d’heure avant la sonnerie, tous devoirs ménagers accomplis ; les bien organisées jusqu’à la mort. — (Annie Ernaux, La Femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 325)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.