Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ascète
Que signifie "ascète" ?
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- (Religion) Celui, celle qui se livre, par piété, à des exercices spirituels et physiques, à des mortifications.
- Quiconque mange bien peut défier le ciel. Ce sont les ascètes et les meurt-de-faim aux estomacs débilités qui ont inventé les dieux. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- (Par extension) Celui, celle qui mène une vie austère.
- Vivre en ascète.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ascète".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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gloriette
?- (Construction) Pavillon en pierre situé dans un parc, pouvant être ouvert ou cloisonné.
- Au centre d’un grand parc qui descendait en pente douce vers une plage de sable fin, une construction ancienne, de style local, assez petite, sans étages, s’était développée d’année en année, était devenue le soleil d’une constellation de pavillons de toutes grandeurs et de tous styles, gloriettes, marabouts, bungalows, entourés de vérandas, disséminés à travers le parc et reliés entre eux par des galeries à claire-voie. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 145)
- (Construction) Berceau de treillage en fer ou en bois le long duquel peuvent grimper des plantes.
- Elle revit la cour d’auberge, plantée d’arbres mal venus, ceinte, de gloriettes où, toutes en sueur, les fillettes buvaient des sirops entre les quadrilles. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- Ce jardin est petit, mais des allées sinueuses, des plis de terrain en allongent la promenade. Des saules trempent le bout de leurs branches dans un bassin où nagent des canards. À l’angle de la rue, sur un tertre, s’élève une gloriette légère et une pelouse fraîche s’étend devant la maison. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 189)
- Petit retranchement derrière le four d’une boulangerie.
- C’est la boulangerie du quartier. Marius et quelques autres y conduisent celle qui voulait mourir. Ils descendent par l'échelle de bois jusqu'à la gloriette, et là, devant la gueule béante du four, dans la pièce chaude, déposent l’inanimée .— (L’Action nationale, Volume 18, Québec, 1922, page 243)
- Cage à oiseau en forme de maison.
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chevrette
?- (Zoologie) (Élevage) Petite chèvre, chevreau femelle[1].
- Oui, j’ai vu les chevrettes de la montagne d’Occone ; j’ai entendu les propos des hommes rassasiés de jours ; mais la douceur des chevreaux et la sagesse des vieillards sont moins plaisantes et moins fortes que tes paroles. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon cœur ! Plus de dix fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. — (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, La chèvre de monsieur Seguin)
- (Zoologie) Femelle du chevreuil.
- Il aimait aussi voir passer les chevrettes, derrière les cépées, et bondir les écureuils, la queue en l’air, au bout des pins... — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- (Carcinologie) (Familier) (Vieilli) ou (Régionalisme) (Antilles Françaises, Guyane), (Océanie française, Vendée), (Louisiane), (Canada) Nom vulgaire de la crevette (animal crustacé) ; on désigne également du nom de chevrettes d’autres petits arthropodes, notamment les gamarres (genre Gammarus spp.).
- Rousret. C'est le nom qu'on donne à Calais aux folles ou bouteux qui servent à prendre des chevrettes & des sauterelles. — (« Table des matières » de la Descriptions des arts et métiers faites ou approuvées par messieurs de l'Académie royale des sciences de Paris, nouvelle édition, publiées par J. E. Bertrand, tome 5, Neuchatel : Imprimerie de la Société Typographique, 1776, page 747)
- Pendant ce temps, les jeunes filles promènent leurs filets en forme de poches dans les mares que la mer a laissées en se retirant, et récoltent la chevrette ou font prisonnier quelque homard, quel que crabe tourteau, quelque poisson de rivage attardé loin de sa retraite. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Sur leur passage, les crabes effarés se sauvent, s’embusquent, s’aplatissent, tendent leurs pinces, et les chevrettes transparentes se perdent dans la couleur de l’eau troublée. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 215.)
- Et puis, tous les matins je vous porterai des chevrettes ou des homards, […]. — (Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
- […] j’apprenais à goûter l’exquise saveur des chevrettes d’eau douce enveloppées dans des feuilles d’hibiscus et rôties sur des pierres rougies au feu, un mets digne des dieux. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Vieilli) (Désuet) Petit chenet sans branche, trépied.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Vieilli) (Désuet) Petite machine pour soulever.
- Les 4 Servans de l’affût s’y portent alors : ils ôtent la chevrette et la mettent sur le traîneau avec le reste des armemens ; […]. — (Aide-mémoire a l’usage des officiers d'artillerie de France, attachés au service de terre, 4e éd., tome 1, Paris : chez Magimel, 1809, p. 350)
- (Vieilli) (Désuet) Outil de cirier, de paumier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Apothicaire) (Vieilli) Vaisseau à bec, pour les sirops.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Petit sac en peau de chèvre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Entomologie) Nom vulgaire du lucane.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Musique) Instrument proche de la cornemuse, cabrette.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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caillette
?- (Zoologie) Le quatrième compartiment de l’estomac des animaux ruminants qui secrète la présure et dans lequel caille le lait.
- La présure ou chymosine ou encore lab-ferment est une enzyme sécrétée par les glandes gastriques des Mammifères jeunes. Extraite de la caillette de veau, la présure, en présence d’ions calcium coagule la caséine. — (Claude Audigié & François Zonszain, Biochimie structurale, 1991, page 121)
- Sur le podium des célébrités du genre, les fameuses tripes à la mode de Caen. Chacun connaît, au moins de nom, cette spécialité normande, mais savez-vous qu’elle est réalisée à partir de bonnet, de caillette et de panse, de pied de bœuf, de cidre et de calvados ? — (Petit Futé : Produits du terroir 2016/2017)
- Masse de lait caillé qui sert à faire des fromages.
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baguette
?- Petit bâton mince, plus ou moins long et flexible.
- On coupa des baguettes et l’on chercha des perches légères, mais aucune ne se trouva être assez grande pour atteindre la grenouille, qui bâillait toujours, la gueule ouverte, sur sa feuille de nénuphar. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pyrotechnique) Tige de bois que l’on attache au corps d’une fusée volante.
- Enfin, une baguette en bois sec et léger , ayant la forme d’une pyramide à quatre pans, est fixée à la fusée, dont elle sert à diriger le vol. — (J. Upmann, Ernst von Meyer, Traité sur la poudre : les corps explosives et la pyrotechnic, Dunod, 1878, page 801)
- (Musique) Bâton terminé par un bout arrondi servant à la percussion. → voir baguette de tambour
- […] le second avec une espèce de crochet qui fait rendre à la peau tendue un son légèrement différent de celui que produit la percussion de la baguette ordinaire. — (Eugène Burnouf, L’Inde Française, Bertrand, 1835)
- (Musique) Instrument servant au chef d’orchestre pour diriger les musiciens.
- Plusieurs coups de baguette assénés sèchement par le chef d'orchestre sur son pupitre interrompirent le colloque. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Lutherie) Élément composite d’un archet.
- L’archet, tel qu’on le fabrique de nos jours, se compose d’une baguette en bois dur et assez souple à la fois ; c’est le bois de Fernambouc qui est généralement préféré. — (Dictionnaire de l’académie des beaux-arts, Volume 2, Firmin Didot frères, 1868, page 96)
- (Histoire, Militaire) Tige qui servait à bourrer une arme à feu.
- Il est vrai que c’est une arme réellement très commode ; à part le surcroît de dépense des douilles, le fusil Lefaucheux a de grands avantages sur l’arme à baguette ; avec lui on est toujours sur de bien charger son arme […] — (Traité de la fabrication des canons de fusils, 1864, page 3)
- (Par extension) Châtiment exercé en frappant avec un bâton.
- Qui épargne la baguette hait son fils, celui qui l’aime le corrige soigneusement. — (Sydney H. Aufrere, Michel Mazoyer, Clémence et Châtiment, Éditions L’Harmattan, 2009, page 45)
- (Contes de fée) Instrument servant à réaliser des tours de magie ou des enchantements. → voir baguette magique
- Au secours ! Un voleur très très bête a kidnappé Fifolette pour lui voler sa baguette ! — (Mimi Zagarriga, Alice A. Morentorn, La fée Fifolette et le voleur de baguette, Bayard Jeunesse, 2020)
- (Cuisine) Ustensile permettant de prendre la nourriture pour manger, couramment utilisé en Extrême-Orient. Note : souvent utilisé au pluriel.
- Comme chacun le sait, il faut deux baguettes pour manger du riz. — (Jacques Philipp, UNIX : les mécanismes internes : notions de base, Presses de l’École nationale des ponts et chaussées, 1991, page 17)
- (Travail du cuir) Verge servant à étendre les peaux pour le séchage.
- […] à l’étuve les peaux y sont suspendues par des baguettes de cornouiller, comme cela se pratique dans le corroyage. — (Charles Laboulaye, Dictionnaire des arts et manufactures, de l’agriculture, des mines etc.: A - F, Volume 1, Comon, 1853)
- (Divination) Bâton grâce auquel on résout un problème. → voir baguette divinatoire
- La Baguette y conduit le Devin ; & fait connoitre que les meurtriers y sont entrez (sic). — (Pierre Le Brun, Histoire Critique Des Pratiques Superstitieuses, Bernard, 1733, page 149)
- (Radiesthésie) (Hydrologie) Bâton fourchu en bois flexible que le sourcier tient dans ses mains pour découvrir une veine d’eau. → voir baguette de coudrier et baguette de sourcier
- Dans la Nouvelle—Angleterre, où les sources sont très abondantes et toujours pures, l’usage de la baguette est moins fréquent. — (Louis Christin Emmanuel Apollinaire, Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche, Libraire Encyclopédique de Roret, 1853, page 47)
- (Mythologie) En rhabdomancie, verge en bois de tamaris servant à deviner les événements.
- Les insulaires de Mélélin se servaient d’une baguette de tamaris, et croyaient qu’Apollon avait donné à cette plante la vertu de deviner. — (Jacques-Paul Migne, Dictionnaire universel de mythologie, 1855, page 1187)
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girouette
?- Forme féminine de girouet (1487), de girer[1] et, pour la finale, des mots comme rouet, pirouet pour le masculin, rouette, pirouette pour le féminin.
- Altération de l’ancien français wirewire (« girouette »), wirewite (« clocher, paroisse ») (1160-74), emprunt à l'ancien normand wirewite expliqué par le vieux norrois veðrviti (« girouette »)[2] , composé de veðr (« beau ou mauvais temps, vent ») et de viti (« signal ») ; sous l’influence de girer pour le radical et pirouette pour la finale.
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andouillette
?- Genre de saucisse à base d’éléments du tube digestif du porc (généralement, gros intestin et estomac) ou du veau.
- […] une tourbe de riboteurs qui venaient se repaître de galimafrées d’andouillettes et de tripes à la mode de Caen. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- – Une andouillette grosse comme mon bras, voilà ce qu’il me faut. Elles sont toujours bouennes-bouennes-bouennes, les andouillettes, chez Gustave ? — (Colette, Le toutounier, 1939)
- À Cambrai, l’andouillette est également de tradition. — (Gilles Pudlowski, Maurice Rougemont, Les trésors gourmands de la France, 2000)
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pompette
?- En léger état d’ébriété.
- Je l’ai vu souvent encore, dans ces repas que les gens décents traitent « d’orgies, » et jamais il ne dépassait, après les plus brûlantes lampées, cette nuance de griserie qu’il appelait, avec une grâce légèrement soldatesque, « être un peu pompette, » en faisant le geste militaire de mettre un pompon à son bonnet. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 27)
- Un sourire permanent de bon roi d’Yvetot légèrement pompette, une main à demi dépliée flottant, comme l’aileron d’un requin, à côté de sa poitrine, et qu’il laissait presser indistinctement par ses vieux amis et par les inconnus qu’on lui présentait, lui permettaient, sans avoir à faire un seul geste ni à interrompre sa tournée débonnaire, fainéante et royale, de satisfaire à l’empressement de tous, en murmurant seulement : « Bonsoir, mon bon », « bonsoir mon cher ami », « charmé monsieur Bloch », « bonsoir Argencourt », et près de moi, qui fus le plus favorisé quand il eut entendu mon nom : « Bonsoir, mon petit voisin, comment va votre père ? Quel brave homme ! » — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome 3, Le Côté de Guermantes, 1920–1921)
- Ils sont pompette, disaient les gens, ils ont bu. — (Michel Deguy, Poésie, 2005)
- Fort bien, embrassons-nous, Folleville ! Il se montre d'ailleurs gai et détendu, peut-être un peu pompette, comme je ne l'avais encore jamais vu. — (Frédéric Mitterrand, La Récréation, Éditions Robert Laffont, 2013, page 41)
- Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de « manger un truc » : c’est une insulte à la nourriture et plus encore à la boisson. « Sinon, je deviens pompette », bredouillent-ils, aggravant leur cas. — (Amélie Nothomb, Pétronille, Éditions Albin Michel, Paris, 2014, p. 8)
- Il avait fallu rire, un peu pompette, avec la famille et les amis, dire plein de bêtises, mettre un chapeau pointu, souffler dans des sans-gêne et même improviser une bataille de boules de cotillon. Bref, toute la panoplie des joyeux lurons du trente et un...[…]. — (Fabienne Kisvel, L'homme en bas de chez elle, Éditions Librinova, 2016, chapitre Résolution)
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marquette
?- Pain de cire vierge.
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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paulette
?- Nom d’un droit que le roi faisait lever sur les charges de finance et de magistrature, et qui était la soixantième partie du prix d’un office.
- Tous les magistrats du royaume devaient de neuf ans en neuf ans payer ce droit de paulette, qui assurait la possession de leurs charges à leurs familles. — (Voltaire, Histoire du parlement de Paris, chapitre 55)
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curette
?- (Art, Médecine) Nom de divers outils servant à creuser, à gratter ou à nettoyer.
- Ainsi, lors du curetage des tissus mous, on est sûr d’avoir une curette parfaitement affûtée (ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on utilise, sans la réaffûter extemporanément, une curette qui a déjà travaillé sur les tissus durs). — (Jean Fourel, Roger Falabrègues, Parodontologie pratique, 1975)
- Petit outil autrefois utilisé par les laboureurs pour enlever la terre qui collait au soc de la charrue.
- Enfin il y a une curette. C'est un bâton ferré d'un mètre de long, qu'on place dans une boucle et qui s'appuie sur le denteau. On l’appelle curette parce qu'elle sert à curer le soc et le coutre quand ils sont chargés de terres argileuses et humides. — (J.A. Marc, Essai in Mémoires de la société d'agriculture du département de la Seine, tome 13, Éd. Huzard, Paris 1810)
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devinette
?- Question à deviner par manière de jeu.
- Jouer aux devinettes.
- Proposer une devinette.
- Il y a une espèce de curiosité innée et naturelle de l’être humain à résoudre des devinettes. — (Jean Dieudonné, « Mathématiques vides et mathématiques significatives », in Penser les mathématiques : Séminaire de philosophie et mathématiques de l’École normale supérieure, Point sciences, 1982)
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musette
?- (Musique) Instrument de musique à vent dont le soufflet est actionné par le mouvement du bras, genre de cornemuse champêtre ; cabrette ; piva
- Jouer de la musette, danser au son de la musette.
- Tu vois, Tiennet, que toutes ces affaires-là sont bien innocentes ; mais c’est à présent qu’il faut nous expliquer tous les trois, mes amis ; car voilà Joset qui se met dans la volonté d’employer son premier gage (ayant jusqu’à cette heure tout donné en garde à sa mère) à faire achat d’une musette, et comme il dit qu’il est mince ouvrier, et que son cœur voudrait retirer la Mariton de ses fatigues, il prétendrait se faire cornemuseux de son état, parce que, de vrai, on y gagne gros. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 46)
- (Musique) (Par métonymie) Air fait pour cet instrument, ou dont le caractère lui convient.
- Jouer, chanter, composer, danser une musette.
- (Danse) Danse française des XVIIe et XVIIIe siècles, fréquente dans les suites de danses de Couperin, Rameau, Bach, etc.
- (Musique) Musique d’accompagnement de ces types de danses.
- (Par ellipse) Bal musette.
- Le milieu dans lequel j’ai vécu à Montmartre, avant la guerre, m’a inspiré Jésus-la-Caille. On ne disait déjà plus des « tatas », des « gâcheuses ». Ces jeunes gens s’appelaient entre eux « mon Jésus ! » et bien qu’ils fussent assez discrets, les patrons de musette accrochaient dans leurs bals des pancartes mentionnant en grosses lettres : « Les messieurs sont priés de ne pas danser ensemble. » — (Francis Carco, Jésus-la-Caille : Le vrai visage de Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes, mais il m'a suffit d'un seul baiser pour que mon cœur soit prisonnier… — (Léon Agel, « Mon amant de Saint-Jean », 1942)
- (Musique) Hautbois piccolo.
- (Par analogie) L’un des jeux d’anche de l’orgue et de l’harmonium.
- Sac, généralement porté en bandoulière, dans lequel les soldats, les touristes, les écoliers, etc., enferment des provisions ou des objets divers.
- La tente dressée, je m’occupai de panser mes pieds écorchés, avec de la chandelle que je gardais en réserve dans ma musette. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Avec ton fusil, ton sac, ta boîte à masque, tes deux musettes, tu devais être un si petit soldat sur le quai de la gare ! — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Deux musettes croisaient leurs bretelles sur sa poitrine, et il portait sur son épaule le cou d’un sac qui pendait dans son dos. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 80)
- Maurice louvoie, feinte, court, on dirait un footballeur poussant un invisible ballon dans une forêt de joueurs immobiles. Je le suis en serrant ma musette sur mon flanc pour qu'elle ne me batte pas les jambes. — (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973)
- C'est dans la musette ! : c'est gagné, c'est dans la poche !
- Le mec aux musettes, il s’était crevé comme une grenade lui, c’est le cas de le dire, du cou jusqu’au milieu du pantalon. — (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, 2022)
- (Équitation) Sac qu'on attache au cou des chevaux et dans lequel ils mangent l'avoine.
- (Zoologie) Variante de musaraigne musette (mammifère insectivore).
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percept
?- (Psychologie) Perception, information sensorielle que notre esprit traduit en concepts.
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ascète
?- (Religion) Celui, celle qui se livre, par piété, à des exercices spirituels et physiques, à des mortifications.
- Quiconque mange bien peut défier le ciel. Ce sont les ascètes et les meurt-de-faim aux estomacs débilités qui ont inventé les dieux. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- (Par extension) Celui, celle qui mène une vie austère.
- Vivre en ascète.
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rasette
?- (Agriculture) Pièce aratoire, composée d’un petit soc et d’un petit versoir, montés sur un sep, lui-même fixé à l’age de la charrue, et située entre le coutre et le soc, pour enfouir au fond de la raie les débris et la couche de terre de surface du labour.
- (Agriculture) Instrument tracté, constitué de lames, destiné à aplanir la surface d’un sol, en arasant les mottes de terre.
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pissette
?- Récipient de laboratoire, de forme cylindrique, souvent en matière plastique, munie d’un tube plongeant et d’un tube verseur recourbé.
- Cette pissette est prévue pour contenir des solvants divers (éthanol, méthanol, eau déminéralisée, etc).
- Filet de liquide.
- (Familier) Miction.
- Nous ne parlons pas des petites notes quotidiennes semées dans le Figaro ou le Gaulois, où l'on nous apprenait, entre autres que la princesse Marie-Clotilde, le petit salé impérial, faisait sa première pissette sur de la terre de France expédiée tout exprès. — (Victor Méric, in Les Hommes du Jour, 8 juin 1912)
- Puis on va faire un tour pour que les deux chiennes fox puissent faire leur pissette. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 129, p. 6, 4 octobre 1926)
- Certains racontent qu'une bonne pissette après une longue rétention vaut mieux qu'un orgasme à la sauvette. — (Patrice Dard, Ça sent le sapin !, 2010)
- (Baby-foot) Au baby-foot, la pissette consiste à marquer un but avec le joueur qui est le plus proche de la poignée.
- Toutefois, ne vous amusez jamais à faire une pissette dans un bar... C'est un coup jugé très (trop) facile qui pourrait attirer les foudres de vos adversaires. — (site Mister baby foot, Les coups interdits et autorisés au baby foot, 23 avril 2014)
- (Québec) (Familier) Pénis.
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entête
?- Variante orthographique de en-tête. (orthographe traditionnelle)
- À l’intérieur, il y avait plusieurs feuilles à entête de la clinique. — (Sire Cedric, La mort en tête, 2013)
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forjette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe forjeter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe forjeter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe forjeter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe forjeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe forjeter.
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décliquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décliqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décliqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décliqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décliqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décliqueter.
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longuette
?- Féminin singulier de longuet.
- Ses blagues sont un peu longuettes. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 105, 11 juillet 1920, p. 32)
- Il a la taquinerie longuette. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 29)
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barbichette
?- (Barbe) Petite barbiche, barbichon.
- « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichetteLe premier de nous deux qui riraAura une tapetteAu bout de troisUn ! Deux ! Trois ! » (Comptine populaire qui se joue en tenant le menton de l'autre)
- — Sa barbichette lui donne un faux air de Méphisto. Je comprends que ses élèves se moquent de lui. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 329-330.)
- [Pierre Dac] Avec ses collaborateurs, dans l’Os à moelle, il introduisait chaque semaine l’anarchie dans le vocabulaire, la logique dans la folie et tirait sans aucun respect la barbichette de Descartes. — (Claude Gagnière, Le grand bêtisier des mots, Robert Laffont, Paris, 1996 (réimpression 2009), page 14)
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goguette
?- Joyeux festin où la liberté est de règle.
- Par chaque fenêtre on apercevait des tablées de monde endimanché, et des cris sortaient des maisons en goguette. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- Certains caboulots, ici, ne ferment jamais réellement, et quelle que soit l’heure, vous apercevez toujours […] des noceurs, des gens en goguette. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Plaisanterie, propos joyeux, allant parfois jusqu’à être offensant.
- Que de goguettes,Que d’amourettes !Jamais de dettes,Point de nœuds constants. — (Béranger, Cocagne)
- La noce réveilla un peu les plaisantins. On en fit des goguettes. Puis on en fit moins. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 282)
- Société chantante, sociétés organisant des soirées chantantes.
- La goguette a disparu presque tout à fait, et les jeunes ne se figurent pas ce qu’étaient ces réunions amicales des amateurs de la chanson. — (Paulus, Mémoires)
- Des goguettes nouvelles, nous n’en parlons pas, il y en a par centaines. — (Henri Avenel, Chansons et chansonniers, C. Marpon et E. Flammarion Éditeurs, Paris, 1890, pages 19-20)
- Cabaret où se réunit une société chantante.
- La blouse et la redingote s’asseyaient à la même table et l’on trinquait.Le dimanche, nous allions dans une goguette, la Lyre chansonnière ou les Enfants du Luth : je ne me rappelle plus bien. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Et, vous le savez, ce ne sont point tant les paroles mâles que l’accent viril qui font peur à l’Empire. On me supprimerait tout aussi bien pour un article de vous sur la goguette de Romainville que pour un article d’un autre sur le gouvernement de M. Rouher. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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bette
?- (Botanique) Beta, genre de plantes de la famille des Amaranthacées.
- Les terrains imprégnés de sel disparaissaient sous les ansérines, les arroches, les bettes, celles-ci glauques, celles-là rougeâtres. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Botanique) Beta vulgaris L., la bette ordinaire.
- Une planche de bettes.
- Manger des bettes.
- (Québec) Betterave.
- Bette. Se dit, dans la région de Québec, pour Betterave. — (Louis Mercier, Hélène Cajolet-Laganière, Français du Canada, français de France, Niemeyer, 2004, page 72)
- Tu sais ce merveilleux temps des bettes, des concombres, du blé d’Inde, tu sais l’émotion de constater, de toucher, de mordre, d’avaler une année encore les offrandes affriolantes de la terre. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 115)
- (Québec) (Familier) Tête de quelqu’un, au sens de l’image qu’elle projette, de l’expression qui l’anime.
- Vous auriez dû voir la bette de ma mère lorsqu’elle m’a vu à la télé la première fois alors que je tenais un gros berger allemand au concours de chiens. Je n’avais même pas de chien. — (Michel Beaudry, Vers d’autres rivages, Le Journal de Montréal, 6 mars 2021)
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fauvette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau insectivore et chanteur à bec court, tête souvent bombée et queue étroite, parfois redressée. Au sens strict, les fauvettes sont les 18 espèces du genre Sylvia.
- Soit pour des mésanges, des fauvettes, des becs fins comme les hirondelles : ça détruit la vermine! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Comme pour tous les passereaux insectivores, la migration des fauvettes se déroule de nuit, avec un départ environ une heure après le coucher du soleil et s’arrête peu avant l’aube, vers 5-6 heures du matin. — (LPO, La migration des fauvettes bat son plein ! [1])
- Avec elles, je me fais l'effet d'être dans une ménagerie, sauf que mes fauves sont des vieilles fauvettes ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 37)
- (Ornithologie) (Canada) Nom sous lequel ont été longtemps mais erronément désignées les parulines à cause de la ressemblance de leurs moeurs et de leur apparence générale, en dépit de leur appartenance à une famille complètement différente (i.e. celle des parulidés).
- Comme élément générique, paruline est attesté depuis Ouellet et Gosselin (1983), où il a été introduit pour remplacer fauvette dans la désignation de tous les Embérizidés de la sous-famille néarctique des Parulinés. — (Christiane Hageman. 2000. Histoire des noms techniques des oiseaux du Québec de l'ordre des passériformes évolution des éléments génériques (1861-1993), Mémoire présenté pour l'obtention de la maîtrise en études françaises, Université de Sherbrooke, Bibliothèque Nationale du Canada, page 131)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.