Dictionnaire des rimes
Les rimes en : arbalétrière
Que signifie "arbalétrière" ?
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- Ouverture pour tirer avec l’arbalète.
- Une fenestre ou arbalestriere par où la clarté leur venait d’une tour. — (Charles du Fresne, sieur du Cange, Glossarium mediae et infimae latinitatis arbalista, (XIVe siècle))
- (Marine ancienne) Lieu d’une galère, d’où les soldats combattaient.
- (Rare, surtout trouvé dans la littérature médiévale-fantastique) Femme remplissant le rôle d’arbalétrier. (pour un homme, on dit : arbalétrier)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "arbalétrière".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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angulaire
?- Qui a la forme d’un angle.
- Figure angulaire.
- Ainsi que nous l’avons indiqué (page 130), l’angulaire de l’omoplate, à cause de ses connexions avec le grand dentelé, est quelquefois décrit avec celui-ci. — (Édouard Cuyer, Anatomie artistique des animaux, 1903)
- (Architecture) Qualifie ce qui est à l’angle d’un édifice.
- Pierres angulaires.
- Poteau angulaire.
- Colonne angulaire.
- Pilastre angulaire.
- Pierre angulaire, pierre d’angle qui assure la solidité de l’édifice. C’est dans ce sens que Jésus-Christ est appelé dans l’écriture sainte La Pierre angulaire.
- (Sens figuré) (Par extension) Fondamental.
- Mais rien n’est plus difficile que de modifier le concept angulaire, le principe massif qui soutient tout l’édifice intellectuel. — (Edgar Morin, La Méthode II, Seuil, 2008, page 1836)
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actuaire
?- Professionnel chargé de déterminer le montant des primes d’assurances en estimant l’impact financier d’un risque à l’aide de calculs de probabilités.
- Démontrez-nous dialectiquement avec les armes de vos raisons raisonnantes et de vos raisons raisonnées, avec vos manies d’économes et d’actuaires que les hommes ont grandement tort de vouloir respirer, dormir, avoir chaud l’hiver, aimer les femmes qu'ils aiment, marcher où ils veulent, travailler, créer, être en paix. Prouvez-nous que nous sommes contre le courant de notre nature et de notre histoire et que nous ne nagerons pas contre lui. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932, page 116)
- L'année dernière un de ses anciens camarades de Polytechnique, administrateur-délégué des Assurances Nationales, qu'il a rencontré au bal des Antiques, lui a proposé la direction d'un bureau d’actuaires ; il n'a répondu ni oui ni non, sait-on jamais ? — (André Billy, Quel homme es-tu?, Éditions Ernest Flammarion, 1936, page 223)
- Après mes études d’actuaire, j’ai voulu faire un peu de sociologie. — (Lise Gauvin, L’Écrivain francophone à la croisée des langues, 1997)
- Actuaire de formation, il se fait connaître à la fin des années 60 comme premier président de la Commission Castonguay-Nepveu, qui débouche sur la création du régime d’assurance maladie (RAMQ) et de l’aide sociale. — (Jérôme Gagnon, Décès de Claude Castonguay: le Québec en deuil d’un grand bâtisseur, Le Journal de Québec, 13 décembre 2020)
- (Antiquité) Scribe chargé de recueillir les discours prononcé au Sénat ou dans les assemblées publique.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Histoire, Militaire) Officier qui recevait les approvisionnements et distribuait les rations pour les troupes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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bulbaire
?- Relatif au bulbe, en particulier en rapport avec le bulbe rachidien.
- L’IRM cérébrale met en évidence les anomalies cérébrales qui sont observées au niveau histologique : dysmyélinisation et surtout malformation cérébrale très particulière associant un trouble de la giration et de la cytoarchitectonie (micropachygyrie) dans les régions temporo-frontales et des anomalies des olives bulbaires [1, 7, 14]. — (Michel Arthuis, Brigitte Chabrol, Olivier Dulac, Josette Mancini, Gérard Ponsot, Neurologie pédiatrique, Éditions Lavoisier, Paris, 2010, 3e édition)
- La forme adulte de la paralysie bulbaire progressive est caractérisée initialement par une faiblesse bulbaire qui progresse jusqu’à impliquer des neurones moteurs.
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bonnetière
?- (Couture) Celle qui fait ou qui vend des bonnets, des bas et d’autres objets de tricot (pour un homme, on dit : bonnetier).
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonnetière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- (Mobilier) Armoire pour ranger les bonnets, la lingerie.
- Ces bonnetières sont, en réalité, des meubles faits de toutes pièces, avec du vieux bois, autour d’une porte de petite armoire ancienne. — (Charles Stéphen-Chauvet, La Normandie ancestrale: ethnologie, vie, coutumes, meubles, ustensiles, costumes, patois, 1921)
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cuisinière
?- (Cuisine) Celle qui cuisine, qui prépare, qui cuit la nourriture (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Je me désélégantise, je me désuavise, je vais devenir une vraie cuisinière, une fermière, ou tout ce que vous voudrez, et c’est effrayant à quel point je me trouve faite pour cela. — (Émile Montégut, « Histoire d’un Amour chrétien, journal et souvenirs d’une conversion », dans Revue des Deux Mondes, 1866, vol. 62 [texte intégral])
- Enfin, en guise de dessert, la cuisinière avait confectionné une sorte de rabote garnie de trois pommes offertes par la bonne du curé, mademoiselle Alice. — (Françoise Bourdon, La forge au Loup, Presses de la Cité, 2001, chap. 33)
- En sa qualité de gourmande, la Tonsard devint excellente cuisinière, et quoique ses talents ne s’exerçassent que sur les plats en usage dans la campagne, le civet, la sauce du gibier, la matelote, l’omelette, elle passa dans le pays pour savoir admirablement cuisiner un de ces repas qui se mangent sur le bout de la table et dont les épices, prodiguées outre mesure, excitent à boire. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- Celle que l’on prend à gages dans une maison, un restaurant pour y faire la cuisine (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Le 15 avril prochain, la meilleure cuisinière de France, trois étoiles au Guide Michelin, ouvre un nouveau restaurant gastronomique. — (Le Matin Online, avril 2009)
- Vous me placez cuisinière chez Madame, vous me prenez pour dix ans, j’ai mille francs de gages, vous payez les cinq dernières années d’avance (un denier-à-Dieu, quoi !) — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
- (Désuet) Épouse d’un cuisinier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) (Désuet) Ustensile de fer-blanc traversé par une broche, et qui sert à faire rôtir la viande.
- Les riches n’imagineraient pas la simplicité de la batterie de cuisine qui consistait en une cuisinière, un chaudron, un gril, une casserole, deux ou trois marabouts, et une poêle à frire. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Électroménager) Fourneau de cuisine servant à chauffer ou faire cuire les aliments, souvent muni d’éléments chauffants sur sa surface de travail.
- Cuisinières. — On appelle cuisinières les fourneaux complets à gaz. On en fait de types très divers. Celles pour les ménages bourgeois, comportent généralement quatre flammes de réchauds, une rôtissoire, un four et un réservoir d’eau chaude. — (Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, Furne, Jouvet et Cie, 1891, page 548)
- arêtiere
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calorifère
?- Qui crée de la chaleur.
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critère
?- (Didactique) Ce qui sert à distinguer dans une chose le vrai du faux.
- Parfois, est réputé alphabète celui qui sait lire et écrire son nom. Ces critères assez simplistes se reflètent encore parfois, de nos jours, soit dans les programmes d’alphabétisation, soit dans la détermination des dimensions du problème de l’analphabétisme. — (Fathi El-Rashidi, Aspects humains du développement, Institut international des Sciences administratives, 1970, page 65)
- Caractéristique à laquelle on se réfère ou sur laquelle on se base pour choisir, classer, sélectionner quelque chose.
- En revanche, la définition de critères de complexité d’un parcours de soins interdit à une partie des usagers de bénéficier de l’accompagnement d’un case manager (mais pas du suivi de l’équipe de réhabilitation). — (Nicolas Franck, Traité de réhabilitation psychosociale, 2018, page 322)
- Suivant les domaines d'activité ou les catégories de produits de l’entreprise, les critères de segmentation sont très variés. Cela peut être le prix (comme dans l'hôtellerie) ; les circuits de distributions (comme dans les cosmétiques) ; la longueur, la hauteur, la puissance, la finition (comme dans l'automobile) ; le pourcentage en matière grasse, le pourcentage de sucre, le conditionnement et les parfums (comme dans les yaourts) ; etc. ; le rayon d'action et le nombre de passagers (dans l’aviation commerciale ) ; la surface et l'emplacement (comme dans la distribution), etc.— (Jean-Louis Swiners, « La segmentation », HEC Executive Education, 2007)
- Lors de sa conférence de pressse de rentrée, la ministre de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, a reconnu la « nécessité de revoir en profondeur le système de bourses sur critères sociaux ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 3 octobre 2022, page 4)
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commendataire
?- (Histoire) Qui possédait un bénéfice en commende.
- On appelle de ce nom en Jurisprudence un ecclésiastique séculier qui est pourvu par le pape à titre de commende d’un bénéfice régulier, tel qu’une abbaye ou un prieuré, avec le droit de profiter des fruits du bénéfice tant qu’il en sera possesseur. La qualité de commendataire est opposée à celle de titulaire. […] Il y a des abbés et des prieurs commendataires. […] Le concile d’Aix tenu en 1585, veut que les bénéficiers commendataires tiennent un milieu entre la vie des réguliers et celle des ecclésiastiques séculiers, tant dans leur vêtement que dans leur nourriture et leurs meubles : il veut qu’ils portent la tonsure plus grande que les séculiers ; qu’ils fassent attention que l’administration des biens des monastères ne leur a pas été confiée pour vivre dans le luxe, dans la prodigalité, ni pour enrichir leurs familles ; mais pour en faire un pieux usage, comme d’un bien dont ils n’ont pas la propriété, et dont ils doivent rendre compte à Dieu. — (Biblioth. canon. au mot abbé, cité dans Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome 8, page 607-608, 1773, 3e édition)
- Quelques cas dérogatoires et temporaires ont existé d’attribution d’un commendite à une personne qui devait rentrer dans les ordres et retardait son ordination.
- Tous ces bénéficiers d’occasion prenaient ordinairement la prêtrise dans l’année de leur nomination ; c’était plus gênant que les abbayes commendataires de France avant la révolution, dont plusieurs titulaires étaient colonels, comme le chevalier de Boufflers, qui commandait à la fois à des moines et à des dragons. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
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défaire
?- Modifier l’état d’une chose de manière qu’elle ne soit plus ce qu’elle était.
- « Ce que j’ai fait, je le déferai ! » me dit-elle, un jour, dans un accès de fier défi poussé jusqu’à la folie. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 175)
- […] les autres, fort à l’aise sur le fond du lagon avec dix brasses d’eau sur la tête, défaisaient les tours que ma chaîne avait pris autour des blocs de corail. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil, t. 1, De New-York à Tahiti, 1929)
- Les phases de climat froid auraient alterné avec des périodes moins favorables au lessivage et permettant même la remontée vers la surface de certains éléments, défaisant ainsi l'œuvre des podzolisations précédentes. — (Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, vol. 24-25, Éditions E. Privat, 1953)
- Pénélope défaisait, la nuit, l’ouvrage qu’elle avait fait le jour.
- Ce que l’un fait, l’autre le défait.
- Une couture qui se défait.
- (Sens figuré) Défaire un mariage, un marché.
- (Sens figuré) Ils avaient à défaire tout le chemin qu’ils avaient fait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 37)
- C’est le propre de la jeunesse de vouloir, pour reprendre la célèbre formule d’Albert Camus, défaire le monde en pensant le refaire. — (Richard Martineau, Mais les tiennes, où sont-elles?, Le Journal de Québec, 21 février 2021)
- (En particulier) Vider des effets qui s’y trouvent, en parlant de colis ou de paquets.
- Défaire une malle, un paquet, une valise.
- (Par extension) Ôter, en parlant de vêtements.
- Il défit son faux col, ouvrit sa vareuse et sa chemise. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 397 de l’édition de 1921)
- (Militaire) Mettre en déroute.
- Défaire l’ennemi. — Son armée fut complètement défaite.
- — Ah ! si l’on me donnait seulement une pertuisane, dit une voix enrouée (c’était le vieux Grandchamp, qui s’était glissé dans la chambre, et dont les yeux étaient rouges de fureur), je déferais bien monseigneur de tous ces hommes noirs ! disait-il. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXV, 1826)
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alaire
?- Relatif aux ailes.
- […] ceci s’explique, car ce genre de vol à voile se pratique d’autant plus facilement que la charge alaire de l’oiseau est plus grande. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la Mer du Groenland, 1928)
- Plus tard, par une méthode déjà plus délicate, j’inscrivais les phases d’élévation et d’abaissement des ailes d’un oiseau qui vole, la trajectoire décrite dans l’espace par la pointe de l’aile, les changements du plan alaire, les oscillations du corps dans leurs rapports avec les mouvements du vol. — (Étienne-Jules Marey, Le Fusil photographique, dans La Nature - Revue des sciences, page 326, 1882)
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questionnaire
?- (Histoire) Bourreau qui donnait la question aux accusés.
- Aucun conspirateur géhenné par le questionnaire à Venise ne fut plus mal dans des brodequins de la torture que Birotteau ne l'était dans ses vêtements. — (Honoré de Balzac, César Birotteau, 1837)
- [Sainte Blandine] fatigua les brigades de bourreaux […], les questionnaires vaincus avouèrent n'avoir plus de supplices pour elle. — (Ernest Renan, Marc-Aurèle, 1881)
- Série de questions méthodiquement posées en vue d’une enquête ; formulaire où elles sont inscrites.
- L’administration pénitentiaire vient de se distinguer en adressant, le 23 mai, un questionnaire des plus délirants à des fonctionnaires d’outre-mer. — (Dominique Simonnot, La pénitentiaire dérape dans l’exotique, Le Canard enchaîné, 7 juin 2017, page 4)
- Le questionnaire doit être rédigé dans une langue grammaticalement correcte et compréhensible pour tous les participants indépendamment de l’âge et du niveau d’enseignement. — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, page 87)
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guerre
?- (Politique) Conflit entre deux nations, qui se vide par la voie des armes ; action d’un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression, à une invasion.
- La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- La guerre n’engendre que la plus détestable violence et la plus morne stupidité. La guerre n’est pas belle, elle est hideuse. Elle est l’excitatrice des vices sans nombre et sans frein. Elle est la mère de tous les crimes. — (Victor Margueritte; Au bord du Gouffre, 1919)
- À vrai dire, la République romaine n’était qu’une oligarchie despotique et pillarde dont les chefs s’enrichissaient en dépouillant le monde par les guerres et les rapines. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Douce soirée où l’on pouvait encore croire — à la rigueur, le calcul des probabilités cédant à une chance inouïe — Qu’il n'y aurait pas de morts pendant la guerre. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
- Le Général De Gaulle aimait à dire que la guerre est une chose morale. II ne voulait bien-sûr nullement « justifier » la guerre en général. — (Didier Saint-Georges, Le libéralisme est une chose morale, 2008, page 7)
- Ce conflit dynastique dégénérerait en guerre européenne. C’est pourquoi Dubois se pose en apôtre de la paix. — (Évelyne Lever, La Diplomatie secrète du mystérieux abbé Dubois, dans Marianne (magazine) n° 765, 17 décembre 2011)
- (Militaire) Art militaire, stratégie, polémologie, tactique.
- L’art de la guerre, le métier de la guerre.
- La guerre de campagne, la guerre de siège. Guerre de mouvements, de tranchées, d’usure.
- (Par extension) Suite d'affrontements armés.
- J’aimais à relire la vie des flibustiers, […] maîtres de ces parages au XVIIe et au XVIIIe siècle, avant que l’entente franco-anglaise mît fin à cette guerre de pillage et de course. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Action de grande ampleur pour une cause ou contre un phénomène.
- Il faut faire aux méchants guerre continuelle.La paix est fort bonne de soi ;J’en conviens : mais de quoi sert-elleAvec des ennemis sans foi ? — (Jean de la Fontaine, Fables, Les Loups et les Brebis)
- Le véritable et profond caractère du Djehad fut, à son origine, d’être une guerre de propagande et d’envahissement. — (M. de Saint-Anthoine, Du Djehad ou de la Guerre sacrée des Musulmans, dans Journal des travaux de la Société française de statistique, vols. 16 à 19, 1846, page 363)
- Les tripots de Nantes étaient célèbres ; la police avait beau multiplier ses enquêtes et la municipalité faire une guerre acharnée à ceux qui favorisaient le jeu, on ne pouvait empêcher ni les ruines, ni les scandales. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, éditions Honoré Champion, 1925, page 116)
- (Par extension) Affrontement sociopolitique, intellectuel ou professionnel dans le but d'obtenir un avantage matériel ou intangible.
- Par exemple il soutenait, et toujours colériquement, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 215)
- Sans l'avoir voulu, je venais de lui déclarer la guerre. La guerre était pour lui une sorte de second métier. — (Amina Danton, La tangente, Gallimard (NRF), 2009, page 180)
- (Sens figuré) Action violente et continue, en parlant des prédateurs sur leurs proies.
- Tantôt avec les lassets, tantôt à l’aide de la bourraque, il faisait une petite récolte de ces belles crevettes roses (quand elles sont cuites) et qu’on appelle le bouquet; muni de l’attirail que j’ai décrit plus haut, il se livrait à une guerre acharnée contre toute la légion des crabes, pouparts, claquarts et craparagdis, sans compter les célèbres pieuvres, dont il avait un talent particulier pour découvrir les trous sous les rochers, et qui, si horribles qu’elles soient, n’en constituent pas moins une boîte très prisée des tendeurs de cordes, et qu’ils achètent fort bien. — (Gaspard de Cherville, Récits de terroir, 1893)
- annoncière
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plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
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appaire
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe appairer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe appairer.
- Et les platines coupent aussi les câbles pour séduire les mélomanes du XXIe siècle. Un constat qui a poussé Sony à lancer la PS-LX310BT, une platine analogique qui s’appaire également en Bluetooth avec l’ensemble des enceintes sans fil. — (journal CNEWS, 14 octobre 2019, page 14)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe appairer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe appairer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe appairer.
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cosignataire
?- (Droit) Celui, celle qui signe une même pièce avec un autre.
- Il s’agit de servir celui qui a été mon chef dans la France Libre, qui d’un vaincu avait fait de moi un vainqueur, cosignataire de la capitulation sans condition de l’Allemagne, le 8 mai 1945 à Berlin. — (François Flohic, De Gaulle intime, 2010)
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foliaires
?- Pluriel de foliaire.
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douaire
?- (Droit, Histoire) Ce que le mari donnait à sa femme en faveur du mariage qu’il contractait et pour qu’elle en jouît en cas de survivance.
- Et sache, d’ailleurs, belle fille de Sion, que, si le roi très chrétien m’offrait sa fille très chrétienne, avec le Languedoc pour douaire, je ne pourrais l’épouser. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- S’estimant moins intelligente et moins raffinée que lui, elle ne voyait d’excuses à ses yeux que dans son argent. Elle lui demandait pardon de n’en avoir pas plus, elle voulait le lui prodiguer. Et de fait, elle mangea avec lui ce qu’elle n’avait pas gaspillé du douaire laissé par un premier mari assez riche, puis une partie de l’héritage de son père. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Demandeuses ou non, elles font face à des situations diverses : spoliation de biens, demande de restitution de douaire ou de biens confisqués, garde et tutelles d’enfants mineurs. — (Valérie Deplaigne, Les femmes nobles dans les conflits de transmission de biens aux lendemains de la bataille d’Azincourt, en pays de droit coutumier français, 2007)
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adversaire
?- Personne qui est opposée à une autre, dans une lutte, une compétition, un procès.
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Ce principe de la philosophie cartésienne, je pense, donc je suis, est ce que les adversaires du cartésianisme ont attaqué avec le plus de persévérance; et cela se conçoit, car ce principe admis, l’autorité de la conscience et de la raison s’ensuit nécessairement. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Une coalition se forme dans l’ombre et l’on dirige contre moi, un tir de barrage. Me voilà propre avec cette cohorte d’adversaires sur le reins. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 203)
- Silence, voyons, dit le maire. Chacun doit écouter avec courtoisie l’adversaire, même s’il est de mauvaise foi, même s’il manque de civilité ! Exprimons-nous poliment. Rétorquons de même, sans nous départir de sang-froid. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Nietzsche s'est dressé face au siècle. Et l’adversaire qu'il s'est choisi, c'est l’esprit de lourdeur, notre poids naturel, notre faculté naturelle de retombement dans la coutume. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.105)
- Tenez vos engagements. Cela découragera totalement vos adversaires. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 36)
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conférencière
?- Personne qui parle à un auditoire lors d'une conférence.
- La conférence sur « Le contrôle des naissances dans le continent Indien » avait duré plus longtemps qu’il ne s’y attendait à cause, à la fois, de l’enthousiasme de la conférencière et du caractère parfaitement insoluble du problème traité. » — (Tom Sharpe, Cancres Ltd Cie, Paris, Place des éditeurs, 2010)
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costumière
?- Celle qui fait, qui vend ou qui loue des costumes de théâtre, de bal, etc.
- Celle qui s’occupe des costumes au théâtre, au cinéma, à la télévision, etc.
- Ce soir-là, la costumière devait partir travailler au théâtre. — (Mechtild Borrmann, Le violoniste, 2014)
- J’ai toujours dit à Marylin [Fitoussi], notre costumière : « Elle s’est enfermée, parce qu’elle arrive de la plage de Saint-Tropez, pieds nus. » — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 décembre 2022, page 10)
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derrière
?- En arrière ou du côté opposé à la face.
- Je l’ai laissé bien loin derrière.
- Regarder derrière.
- Qu’importe que cela soit devant ou derrière ?
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, vol.2: Léona, Éditions l’Archipel, 2004)
- Regarde derrière cette colline.
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cimeterre
?- (Armement) Sabre, principalement en usage au Moyen-Orient et avec une lame très large et recourbée.
- Quand le hardi Provençal vit ses ennemis hors d’état de le surveiller, il se servit de ses dents pour s’emparer d’un cimeterre, puis, s’aidant de ses genoux pour en fixer la lame, il trancha les cordes qui lui ôtaient l’usage de ses mains et se trouva libre. — (Honoré de Balzac, Une passion dans le désert, 1832)
- « Alors, tu saisiras la femme par les cheveux… d’un seul coup de ton cimeterre tu feras voler sa tête, et, cette tête, tu l’apporteras ici, et tu la remettras à cette fille que voici ! » — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Quand les janissaires brandissaient leurs cimeterres courbes, un gémissement parcourait le désert et les rochers disaient au sable : « Il y a quelqu’un qui manque ici : c’est Sartre. » — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, pages 98-99.)
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. À rapprocher de badelaire, coutelas, couteau, épée, kriss, rapière et sabre.
- Parti : d’azur et de gueules, aux deux chevrons jumelés renversés d’or brochant, accompagnés en chef d’une molette d’éperon d’argent brochant également et en pointe de deux cimeterres aussi d’argent, garnis d’or, appointés en chevron renversé, qui est de Villiers-sur-Loir → voir illustration « armoiries avec 2 cimeterres »
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.