Dictionnaire des rimes
Les rimes en : anurie
Que signifie "anurie" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Nosologie) Défaut total de production d’urine.
- Lʼanurie diffère de la rétention dʼurine qui procède dʼun obstacle à lʼexcrétion de l’urine contenue dans la vessie. — (Émile Sergent, Technique clinique médicale et séméiologie élémentaires, 1916)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "anurie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
surpris
?- Qui est sous l’effet de la surprise, de l’étonnement.
- "Chacun a ses faiblesses. Littré en avait pour sa bonne. Un jour qu’il la lutinait, Madame Littré poussa la porte et s’écria : « Ah, monsieur, je suis surprise ! » Et le regretté Littré, se rajustant, lui répondit : « Non, madame, vous êtes étonnée. C’est nous qui sommes surpris. »" — (Alain Duchesne et Thierry Leguay la Nuance)
- (Désuet) Usurpé.
- Il en doit être de même incontestablement de ceux qui ayant été surpris par les ci-devant seigneurs sur le domaine public, sont demeurés par les effets d'une possession aussi vicieuse dans leurs mains, ou ont été transférés sans aucuns droits à leurs vassaux — (Jacques-Pierre Bridet Observations sur le décret du 28 août 1792, qui accorde aux habitans des communes la propriété et le partage des biens dits communaux, page 10, 1793[1])
- Obtenu par surprise.
- Elle fut élevée, malgré la résistance de l’ayuntamiento, par le chapitre, sur un ordre surpris à l’empereur Charles-Quint, qui n’avait pas vu la mosquée. Il dit, l’ayant visitée quelques années plus tard : « Si j’avais su cela, je n’aurais jamais permis que l’on touchât à l’œuvre ancienne : vous avez mis ce qui se voit partout à la place de ce qui ne se voit nulle part. » — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
-
ahuri
?- Qui est pantois, stupéfait, déconcerté.
- La société [de M. Genès] nous était devenue tout à fait intolérable. […] la mesure était comble, nous en étions ahuris, abrutis. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 186)
- (Familier) Qui est ou paraît stupide.
- Il est complètement ahuri.
- Ce roi ahuri représente le potentat africain cupide et sanguinaire, livrant ses sujets aux négriers venus du Nord. — (René Hénane, Aimé Césaire, le chant brisé, 1999)
-
phénix
?- (Mythologie) (Fantastique) Oiseau fabuleux qui, disait-on, était unique en son espèce, vivait plusieurs siècles et renaissait de ses cendres.
- Le phénix devint rapidement une figure familière dans les cercles paracelsistes, tout en suscitant des exégèses assez variées. — (Michael Maier, Sylvain Matton, Jacques Rebotier, Chansons intellectuelles sur la résurrection du Phénix, traduit du latin par M. L. L. M. (Monsieur L’abbé [Jean-Baptiste] Le Mascrier), Debure l’aîné, Paris, 1758, reproduction de J.-C. Bailly Éditeur, 1984)
- Autrement dit, le Phénix salamandrique habite dans le feu et il est l’âme iliastrique dans l’être humain. — (ibid.)
- Pour Paracelse, en effet, Adam et Ève existaient avant la chute dans un état de divine perfection qui est la « vie iliastrique » ; en revanche, après la chute, le corps de l’homme devint sujet à la corruption, et cet état correspond à la « vie cagastrique ». Toutefois au sein même de la vie cagastrique subsiste un résidu de la vie iliastrique. Ainsi y a-t-il dans l’homme à côté de l’âme cagastrique une âme iliastrique, qui correspond au phénix alchimique. — (ibid.)
- Jacques Gohory (1520–1576) insiste, en trahissant son vif intérêt pour la magie et son admiration pour Trithème, sur la signification alchimique du phénix. Après avoir décrit ce dernier d’après Pline et Albert le Grand, ainsi que le basilic, Gohory poursuit : « Je conclurai de tous ces mystères que dans les paraboles le Phénix, le Basilic, la Glaure [sic : hapax ?], la Mandragore, le Caméléon sont une même chose à propos de laquelle Roger Bacon écrit […] — (ibid.)
- Le phénix ce bûcher qui soi-même s’engendreUn instant voile tout de son ardente cendre — (Guillaume Apollinaire, « Zone », dans Alcools, 1913)
- Et je chantais cette romanceEn 1903 sans savoirQue mon amour à la semblanceDu beau Phénix s’il meurt un soirLe matin voit sa renaissance. — (Guillaume Apollinaire, « La Chanson du Mal-aimé », dans Alcools, 1913)
- (Sens figuré) Personne que l’on prétend être unique ou rare dans son espèce, que l’on trouve supérieure à toutes les autres personnes qui suivent la même carrière.
- Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. — (Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », dans Fables)
- On craignit, en recevant ce phénix berruyer, de ne pas dire des choses assez spirituelles, et naturellement on se gourma devant Mme de La Baudraye, qui produisit une espèce de terreur parmi la gent femelle. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- (Botanique) Genre de palmiers de nom scientifique Phœnix[1].
- Je fus introduit par un laquais en petite tenue — habit noir sur pantalon gris fer — dans un hall jonché de peaux de bêtes, entre des floraisons excessives de phénix et de lataniers. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- (Agriculture) Variété de coq domestique du Japon dont les plumes de la queue sont très longues.
- Race de poules décoratives, originaires du Japon, de taille moyenne, à très longues plumes chez le coq.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal fabuleux du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme d'un oiseau aux ailes éployées, la tête tournée vers l’angle chef dextre, le bas du corps disparaissant dans un brasier appelé immortalité en héraldique. On doit toujours blasonner la couleur du brasier.
- D'azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules, qui est de Sermaize-les-Bains de la Marne → voir illustration « armoiries avec un phénix »
-
muscari
?- (Botanique) Muscari, Genre de plantes monocotylédones de la famille des liliacées (classification classique) ou des asparagacées ou des hyacinthacées [2] (classification phylogénétique).
- Avec des bandes multicolores de toutes sortes de bulbes, puisque cette famille nombreuse regroupe jacinthes, lys, muscaris, fritillaires. — (Marie-Christine Morosi, Keukenhof, vitrine de la culture des bulbes aux Pays-Bas, Le Point.fr, 6 mai 2011)
- À chaque escale à Amsterdam, je filais au marché aux fleurs du Singel ou chez un vieil horticulteur de Schoorl pour lui rapporter des oignons de jonquilles, de jacinthes, de muscaris, d'amaryllis. — (Gérard Gréverand, Le Capitaine à l'heure des ponts tranquilles, Éditions Les Escales Domaine français, 2016)
- (Botanique) (Spécialement) Muscari comosum, le muscari à toupet.
- (Botanique) (Spécialement) Muscari neglectum, le muscari à grappe.
-
anurie
?- (Médecine) Défaut total de production d’urine.
- Lʼanurie diffère de la rétention dʼurine qui procède dʼun obstacle à lʼexcrétion de l’urine contenue dans la vessie. — (Émile Sergent, Technique clinique médicale et séméiologie élémentaires, 1916)
-
musicologie
?- (Musique) Science de la musique (histoire, esthétique, théorie).
- M. Brebisson fils continue avec succès la publication des mousses de la Normandie, collection destinée à faciliter l'étude de la musicologie de la France, et qui se composera de 8 fascicules, in-8° ; prix, 3 fr. — (Revue encyclopédique ou Analyse raisonnée des productions les plus remarquables, Paris : au bureau de la Revue & chez Sédillot, Juillet-septembre 1830, vol. 47, page 724, note n° 3)
- Monk avait-il de la « technique » ? Notons au passage que le simple énoncé de la question illustre un fait affligeant mais pourtant incontestable : la musicologie est de toutes les sciences d’analyse artistique de loin la plus réactionnaire et obtuse. Questionne-t-on la « technique » du Douanier rousseau ? De Paul Klee ? — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 136)
- Ce nouvel et multiple apport a pour effet immédiat de modifier la signification même de la musicologie qui devient dès lors une science multiforme à part entière (ou du moins devrait l’être). — (Philippe Bachman, La musicologie en France entre impasse et mutation: état des lieux et enjeux politiques, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1992, chap. 1)
-
affermit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de affermir.
- Une phrase de Gide est une subtile et savoureuse incertitude qui s’aventure, s’affermit pour se désaffermir aussitôt et souvent se perdre comme en un sable mouvant. — (Ramón Fernández, André Gide, 1931, page 260)
- Troisième personne du singulier du passé simple de affermir.
-
ânerie
?- Grande ignorance de ce qu’on devrait savoir.
- […] ; la confiance que les hommes du XVIIIe siècle avaient dans les capacités industrielles de l'État, paraît puérile à toutes les personnes qui ont étudié la production ailleurs que dans les insipides bouquins des sociologues; ceux-ci conservent encore fort soigneusement le culte des âneries du temps passé; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 141)
- On reste bouche bée devant tant d’âneries. Mais ce sont à peu de choses près les mêmes âneries qui ont été proférées par Trump lui-même, il y a encore quelques jours. — (Loïc Tassé, Sauver Trump et sauver sa peau, Le Journal de Québec, 11 janvier 2021)
- Faute commise par l’effet de cette ignorance.
- Bien sûr, il y a toujours des âneries dont l'étourdissante popularité témoigne de l'absence de la moindre contemplation de la valeur du temps, et d'une blessure que porte le genre humain : celle qui résulte d'un sentiment de division, d'isolement, d'ennui. — (Vincent Thibault, Satori à Hollywood, Carrefours Azur, Québec, 2017, page 13)
- Les marins, dont les chalutiers tossaient contre les quais les rares voiliers qui osaient s'aventurer dans le port, explosèrent de rire ; ils s'étaient tous retenus jusqu'à la dernière ânerie du voileux. — (Ambroise Liard & David Azencot, La fille d'Omaha, Éditions Toucan, 2018, chapitre 3)
- (Rare) Étable pour les ânes.
-
amincie
?- Féminin singulier de aminci.
-
abêti
?- Qui est devenu stupide.
- Et elle était là, à genoux encore aujourd’hui, devant son lit de mort, en cheveux grisonnants, avec ses yeux couleur de cendre, dans sa face blême de nonne abêtie par le célibat. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XII)
-
mûrisserie
?- Local où l'on laisse mûrir les fruits.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
angarie
?- (Marine, Politique) Obligation pour un navire, même neutre, de charger pour le gouvernement, en cas de guerre.
- Transportée dans le domaine international, la fiction expliquait l’angarie, mais on limitait l’application au cas de nécessité absolue, spécialement au cas de nécessité militaire. — (Henry Puget, Le droit d’angarie, 1922)
-
honnie
?- Féminin singulier de honni.
-
aboutit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de aboutir.
- Or, celle-ci est une logique « binaire », c’est-à-dire une logique qui, en segmentalisant à outrance les chaînes de transfert de l’information (tout fonctionne sur la base du « oui-non »), et en imposant une logique de dissociation entre chaînes d’information et chaînes d’action de l’entreprise (du fait de la nécessité de « coder » et « traiter » les informations pour les transmettre de la source à l’utilisateur), aboutit à appauvrir considérablement le contenu « qualitatif » du système informationnel de l’entreprise. — (Henri Lepage, Autogestion et Capitalisme, 1977)
- Troisième personne du singulier du passé simple de aboutir.
-
connerie
?- (Vulgaire) Fait d’être con, état de celui qui est con.
- J’ai parfois le sentiment que la connerie est d’essence divine. — (Yvan Audouard, Lettre ouverte aux cons, 1974)
- Tous les chemins mènent à la connerie. — (Roland Martin, Le fils interdit, 1993)
- On parle toujours de la connerie. On discute, on gamberge tant et plus à propos de la connerie, et en définitive on n’arrive pas à savoir quoi c’est en quoi ça consiste, la connerie. — (Jean Cassou, Le voisinage des cavernes, 1971)
- La connerie elle est un peu mieux partagée en Wallonie qu’'ailleurs… — (Pol Vandromme, La singularité d'être wallon, 1983)
- La connerie c’est comme ça, c’est incurable ! observa Antoine. — (Alain Paul Aimable, Ganja)
- Difficile, bien sûr, de définir la connerie ! Elle tient certes du mal, de l’aliénation… Certes, je n’oserais dire que la connerie est « universelle ». — (Jacques Ellul, Didier Nordon, L'homme à lui-même, 1992)
- « La psychanalyse ne guérit pas de la connerie », ajoutait Lacan. — (Michel Pouquet, Initiation à la psychopathologie: des gens comme vous et moi’', 1996)
- La connerie, c’est la décontraction de l’intelligence. — (Serge Gainsbourg)
- Il avait un visage méchant. Il me faisait peur, parce qu'il fleurait la connerie à vingt mètres, et parce qu'il avait le visage ardent et fanatique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 12, Réédition Quarto Gallimard, page 511)
- (Populaire) Erreur ; acte stupide.
- Comment doit-on agir avec un enfant qui fait toujours des conneries ? Que lui dire ? — (Lise Bourbeau, Les relations parent-enfant, 1993)
- — Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, je ne veux pas le paumer à cause d’une bévue ancillaire.— Une quoi ?— Une connerie de ta bonniche ! — (Michel Audiard, ’'Le cave se rebiffe, 1962)
- C'est Madame qui me demande de l'aider quand elle explose le plafond de ses cartes de crédit et c'est encore MADAME, avec ses conneries à deux balles, qui me fait rater un rendez-vous important pour mes affaires. — (Kathy Dorl, Déconfitures et pas de pot, Éditions Hélène Jacob, 2015, chap. 2)
- (Populaire) Invraisemblance.
- Donc elle est restée à la campagne, donc elle n'est pas allée chez Jeanne Landre qui l'avait convoquée aujourd'hui pour lui remettre sa conférence afin qu'elle la lût à sa place, donc tout ça c'est de la connerie. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 100, 28 avril 1919, page 80)
- « Boniface, quelle est cette connerie de larme-du-Seigneur dans le naze de mon moutard ? »La prière s’interrompit instantanément. Tout le monde regardait papa. — (Emmanuel Boundzéki Dongala, Les petits garçons naissent aussi des étoiles, page 76, Serpent à plumes, 1998)
- Au nom de l’égalité des sexes, que de conneries ! Une femme se doit de rester une femme, elle ne sera jamais un homme, c’est physiologique — (Brigitte Bardot, Un cri dans le silence)
- Car écrire des conneries, filmer des conneries, c’est tout un art. — (Les images en sophrologie : du corps propre au fantasme)
- Il y en a qui racontent des conneries grosses comme eux. — (Jean-Paul Sartre, La mort dans l'âme)
- Ce que je peux sortie comme conneries, et en plus à Mirko, qui les retient contre moi, comme un bon flic californien. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, ch. IV, p. 63)
- (Populaire) Objet sans importance, petite chose.
-
saisie
?- Action de saisir.
- Prise de possession par une autorité publique de meubles ou d’immeubles, dont la propriété est revendiquée ou sur lesquels un créancier veut se faire payer.
- Vers 1932, les banquiers commencèrent à redouter l'insolvabilité permanente des fermiers. Prenant peur, ils exigèrent le remboursement ou la saisie des gages. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Le ménage Fagerolle se débattit parmi les exploits d'huissiers, le menaces de saisie. Il grêlait des papiers bleus, verts, jaunes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 32)
- Des descentes de police visent les « cayennes ». Pour éviter leur saisie, les compagnons détruisent eux-mêmes leurs documents régulièrement. — (Samuel Guicheteau, Les ouvriers en France 1700-1835, Armand Colin/collection U, 2014)
- (Fiscal) (Police) Action de s’emparer provisoirement des choses qui sont l’objet d’une contravention, d’une poursuite, ou qui peuvent fournir la preuve d’un crime, d’un délit.
- C’est ainsi que la Fondation assistance aux animaux (FAA) décrit le pavillon de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) dans lequel elle est intervenue, lundi matin, pour une opération de saisie de chiens, menée conjointement avec les services de la Direction départementale de la protection des populations. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 octobre 2022, page 4)
- (Informatique) Numérisation par entrée, généralement au clavier, de documents par une personne.
-
alentit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe alentir.
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe alentir.
-
aconit
?- (Botanique) Plante fort vénéneuse, de la famille des renonculacées ; on l’emploie à petites doses comme remède ; synonyme de aconit napel.
- En vertu de ce principe des homœopathes : similia similibus curantur, l’aconit, la stramoine, la jusquiame, seraient capables de susciter cette névrose chez l’homme ou l’animal bien portant, puisqu’ils prétendent la guérir par ces médicaments. C’est ce qui, croyons-nous, est à démontrer. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Les Aconits, les Asphodèles, les grandes Gentianes qui sont la parure de nos pâturages subalpins sont des plantes refusées par le bétail. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.29)
- Bien sûr, il n’attendait pas un miracle de cette longue feuille rugueuse couverte d’un duvet blanchâtre, mais il eut soudain une envie désespérée de chercher, dans cette prairie aux couleurs chatoyantes et aux odeurs capiteuses, les plantes médicinales dont le nom lui revenait à la mémoire : l’aconit, la belladone, l’ergot de seigle, la stramoine, la jusquiame, le colchique, la digitale, l’adonis, le sénevé, le raisin d’ours, la gentiane, le muguet, la saponaire, la prêle, la potentille, la quintefeuille, le tussilage, le millepertuis, le genévrier, la mille-feuille, l’orchidée, l’aunée, le mélilot et la myrtille. — (Branimir Šćepanović, La Bouche pleine de terre, 1975. Traduit du serbo-croate par Jean Descat, 1975. Éditions du Rocher, 2008, pp. 77-78.)
-
aboulie
?- (Psychiatrie) Trouble mental caractérisé par une perte de la volonté et une grande difficulté à se décider, à agir (perte de l’initiative).
- En fait l’aboulie est toujours plus ou moins générale. — (Charles Joseph Bouchard, Joseph Babinski, Édouard Brissaud, Traité de médecine: Volume 10, 1905)
- Les prières collectives qui rythmaient les jours et les heures (…) installaient les ouailles dans une bienheureuse hébétude, et les psalmodies diffusées entre les neuf prières quotidiennes par des haut-parleurs infatigables, accrochés aux bons endroits du sanatorium, se répercutaient de cloisons en parois, de couloirs en chambrées, entrelaçant à l'infini leurs échos lénitifs pour maintenir l'attention au ras de l'aboulie. […] Dans le regard absent des orants brillait la même douce et vibrante lumière de l'acceptation, elle ne les quittait jamais. — (Boualem Sansal, 2084. La fin du monde, Éditions Gallimard, collection « Folio », 2015, pages 48-49)
- (Philosophie) Incapacité anormale du passage à l’action dans le vouloir.
- « J’ai passé mon temps à avertir et à protester contre nos postures, nos facilités, parce que cette aboulie m’est devenue insupportable » (Manuel Valls) — (AFP 14/06/2009)
- On diagnostiquera à juste titre ce que Besnier-Thomas nomment « une maladie de la volonté ». Mais cette maladie est peut-être davantage qu’une aboulie. La gauche « qui ne sait plus ce qu’elle veut » ne se contente plus de se taire, mais prend l’habitude de faire sien le grand discours de régression d’une droite dont elle envie la bonne santé, d’une droite à l’entrain réactionnaire communicatif. — (Élisabeth Guibert-Sledziewski, Une culture de régression, dans Flash sur la droite, Raison présente n° 88, 4e trimestre 1988, page 115)
-
mythologie
?- Ensemble des histoires fabuleuses des dieux, des demi-dieux et des héros de tel ou tel peuple, civilisation, ou région.
- Les Féroésiens l’ont consacrée à Thor : de tous les dieux de l’ancienne mythologie scandinave, Thor est celui qui a la vie la plus dure. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 31)
- Ils manient avec une élégante aisance les mètres latins les plus compliqués et les vocables les plus choisis de la mythologie. — (J. Huizinga, Érasme, traduction de V. Bruncel, Gallimard, 1955)
- En sixième, quand on a fait la mythologie grecque, je me suis dit que c’était normal que les gouers, ils croyaient que Jésus était le fils de Dieu parce que leurs ancêtres, ils croyaient bien qu’Héraclès était le fils de Zeus. — (Houda Rouane, Pieds-blancs, Éditions Philippe Rey, 2006, page 128)
- Le portail de cette dernière est surmonté de deux sirènes, ces êtres mythiques qui, selon la mythologie inca, servaient de messagers entre le monde d’en bas (urin) et le monde d’en haut (hanan). — (Pérou, Michelin, 2010, page 220)
- (Péjoratif) Ensemble des idées qu'un groupe humain se fait de certaines choses.
- Il y a présentement le risque d'une mythologie du nègre en soi qui n'est qu'une évasion du blanc devant ses propres problèmes. Il existe le danger d'une négrophilie philistine, d'une négrophilie sans obligation ni sanction ; […]. — (Georges Mounin, Émile Dermemghem et Magdeleine Paz, « Premières réponses à l'enquête sur le « Mythe du Nègre » », dans Présence Africaine 1948/1 (n° 2), page 197)
- Ainsi la télévision publique est-elle un thème de débat, une posture obligée, une rhétorique de salon qui mériterait de figurer dans les mythologies des couches cultivées. — (Monique Dagnaud, L’État et les Médias: Fin de partie, Éditions Odile Jacob, 2000)
- Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
- (Par extension) Ouvrage qui traite de cette matière.
- Il a acheté une mythologie.
- Science qui étudie les mythes.
-
ouvrit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de ouvrir.
- Cet inconnu se dépitait si bien au moment où l’on ouvrit précipitamment la lucarne du grenier, qu’il n’y vit pas apparaître trois joyeuses figures rondelettes, blanches, roses, mais aussi communes que le sont les figures du Commerce sculptées sur certains monuments. — (Honoré de Balzac, La Maison du Chat-qui-pelote, 1830)
- À cet instant, la porte de la rue s’ouvrit et un homme encore jeune, visiblement saoul, entra. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
-
zootechnie
?- (Élevage) Discipline scientifique étudiant les conditions et les méthodes d’élevage et de reproduction des animaux domestiques ainsi que l’amélioration de leurs races.
- Ne faisons donc pas de la science de caprice ou de fantaisie, mais établissons les principes de la zootechnie d’après les règles du bon sens et les enseignements de l’expérience. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- — Et vous vous en avez eu des poux ?Turellement, qu’ils répondent.— J’en ai même élevé, dit Jacques. Je voulais en obtenir des très grands, des très gros et des très forts. Avant de faire du cinéma je me suis occupé de zootechnie. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 181)
- À la fin de la deuxième année, je m’attendais à ce qu’Aymeric choisisse comme moi une spécialisation bidon, genre sociologie rurale ou écologie, mais au contraire il s’inscrivit en zootechnie, considérée comme une filière de bosseurs. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 140.)
- (Zoologie) (Par extension) Technique relative à la conception et à l'utilisation des bâtiments et des enclos pour les animaux sauvages dans un zoo[1].
-
agi
?- Participe passé masculin singulier de agir.
- Ils ont tous en commun — et bien que nous ne puissions être les fabricateurs de notre histoire, mais seulement les acteurs — de nous doter d’une certaine façon et dans une certaine mesure de la capacité de « désagir » ce que nous avons « agi », de maîtriser au moins partiellement les processus que nous avons déclenchés. — (Revue d’économie politique, 1978, volume 88, page 418)
-
alogie
?- (Rare) (Désuet) Absurdité, impertinence.
- (Psychologie) Perte de la faculté de parler.
- Pauvreté du discours ou de son contenu reflétant la pauvreté de la pensée[1]
-
déconfit
?- Déçu, dépité.
- Une mine déconfite.
- — T’as tort d’être tout déconfit mon gars. Le prince Jean te souhaite aussi un bon anniversaire. — (Robin des Bois, 1973)
- En attendant, n’hésitez pas : si vous voulez pourrir un réveillon de Noël, passez une copie de « Santa Claus ». Ambiance sinistre, mines déconfites et pleurs des enfants garantis ; insatisfait ou remboursé ! — (Santa Claus sur Nanarland)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.