Dictionnaire des rimes
Les rimes en : antigelif
Mots qui riment avec "if"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "antigelif".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : if et ifs .
-
unitif
?- Qui unit, qui est propre à unir.
- Dans la tradition du pseudo Denys, qui est celle de l’Occident, l’amour mystique est unitif et extatique. — (Alain Besançon, Trois tentations dans l’Église, Calmann-Lévy, 1996, chapage 2)
-
immersif
?- Fait par immersion.
- Si j’ai bien compris, cet article s’étonne que les éditeurs soient obligés de consulter des militaires pour rendre leur jeu réaliste (ou immersif, qui serait un terme plus juste), et en conclut que ces jeux serait un moyen d’endoctrinement et de propagande. — (« Jeux vidéo et monde militaire, un couple inséparable ? », Futura-Sciences, 22 septembre 2012)
- La vingtaine d’inscrits a fait ses études dans le système immersif ou en classe bilingue. — (« L’enseignement des langues régionales en question », Figaro.fr, 31 octobre 2011)
- Le musée de la rue Sainte-Catherine profite de l’acquisition récente de l’œuvre Answer Me pour consacrer à l’artiste d’origine albanaise Anri Sala une exposition majeure réunissant une douzaine d’installations, surtout filmiques, dont le trajet proposera aux visiteurs une expérience immersive et sonore. — (« Musées - Figures d’ailleurs », Le Devoir.com, 15 janvier 2011)
-
factitif
?- (Linguistique) Se dit d’un verbe où le sujet fait faire l’action.
- Il faut distinguer forme factitive du verbe et son sens factitif. Ainsi, un verbe comme « construire » peut être employé dans un sens factitif : Pierre construit une maison en banlieue. [Il la construit lui-même, ou il la fait construire, selon le cas].
-
injectif
?- (Mathématiques) Relatif à l'injection.
- Une fonction injective.
-
captatif
?- (Psychologie) Possessif.
- Un état captatif.
-
laxatif
?- (Médecine) Accélérant le transit intestinal, qui ramollit les selles.
- Ces purgatifs étaient des tisanes laxatives faites avec le séné et le cristal minéral, ordonnées par verrées, les décoctions des tamarins ou les infusions des vulnéraires dans lesquelles on dissolvait la manne et le sel prunelle, les diluta cassiae, les sirops de chicorée avec la rhubarbe, auxquels succédaient encore les cordiaux et doux alexitères, par les raisons alléguées ci-dessus, c’est-à-dire pour fortifier et arrêter les superpurgations qui auraient infailliblement causé quelques funestes abattements ; (…) — (Hildesheimer, Françoise. « 7 - Le recul de la fatalité aux XVIIIe et XIXe siècles », Fléaux et Société. De la Grande Peste au choléra (XIVe-XIXe siècle), sous la direction de Hildesheimer Françoise. Hachette Education, 1993, pp. 125-142.)
- On y apprend que le fenouil est laxatif, que les feuilles de lys sont un antidote aux morsures de serpent ou qu’une décoction d’absinthe (une plante dont la racine est déjà recommandée en pessaire par Hippocrate) soulage les migraineux quand elle est appliquée sur la chevelure. — (Perez, Stanis. « II - Le médecin médiéval : érudit, astrologue… ou charlatan (600-1600) », , Histoire des médecins. Artisans et artistes de la santé de l'Antiquité à nos jours, sous la direction de Perez Stanis. Perrin, 2015, pp. 87-154.)
- Après y avoir apporté certaines modifications, il crée en 1923 le “Vermi-Sirop”. Ce remède laxatif et calmant, à base de plantes dont la tanaisie qui fleurit sur la commune, est vendu en France et au-delà. Paul Garnier, qui lui succède de 1945 à 1960, reprend la fabrication du médicament. — (Une pharmacie à la renommée internationale pendant quarante ans, Le Progrès, 18 août 2016)
- Tous les témoins anciens en garantissent l’authenticité, à une exception près : Aristoxène de Tarente, disciple d’Aristote, rapporte en effet dans son livre sur Pythagore que ce dernier « appréciait la fève plus que tous les autres végétaux, disant qu’elle était laxative et émolliente. — (Huffman, Carl. « Pythagorisme », Jacques Brunschwig éd., Le savoir grec. Flammarion, 2021, pp. 1115-1137.)
-
suspensif
?- (Droit) Qui suspend, qui arrête et empêche d’aller en avant, de continuer.
- Il s'agissait de déclarer si le roi pourrait, oui ou non, s'opposer à l'exécution des décrets des législateurs. On accorda à Louis XVI le veto suspensif pendant quatre ans. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Par ailleurs, il ne peut être fait échec à cet effet suspensif par l’introduction d'un référé provision : dès lors que le recouvrement de la créance a été suspendu suite à l’introduction d'une opposition à exécution, le référé sera nécessairement déclaré irrecevable. — (Stéphane Braconnier et Yann Simmonet, « Opposition à l’exécution des titres de perception », Contrats et Marchés publics, n° 1, janvier 2014)
- Il y a des cas où le simple appel est suspensif ; il y en a où il n’est que dévolutif.
- (Grammaire) Qualifie les points mis à la suite les uns des autres pour marquer la suspension ou l’interruption du sens.
- Points suspensifs :
-
apéritif
?- (Désuet) Qui a la vertu d’ouvrir, et plus particulièrement, qui désengorge, qui ouvre les voies d’élimination.
- Vertu apéritive d’une clef. — (Pascal, P. Eloq. 37)
- Le cardinal Du Belay, dont Rabelais était médecin, étant malade d’une humeur hypocondriaque, il fut avisé par la docte conférence des docteurs, qu’il fallait faire à Monseigneur une décoction apéritive. Rabelais sur cela sort, laisse ces messieurs achever de caqueter pour mieux employer l’argent, et fait mettre au milieu de la cour un trépied sur un grand feu, un chauderon dessus plein d'eau, où il mit le plus de clés qu’il pût trouver, et en pourpoint comme ménager, remuait les clés avec un bâton pour leur faire prendre cuisson. Les docteurs descendus voyant cet appareil, et s’en enquêtant, il leur dit : « Messieurs, j’accomplis votre ordonnance, d’autant qu’il n’y a rien tant apéritif que les clés ; et si vous n’êtes pas contents, j’enverrai à l’arsenal quérir quelques pièces de canon, ce sera pour faire la dernière ouverture. » — (Guillaume Raynal, Anecdotes littéraires, tome premier, François Rabelais, II ; Pierre Gosse Junior, La Haye, 1756, pages 11-12)
- Qui ouvre l’appétit.
- Boisson apéritive.
- (Plus rare) Relatif au rite de dégustation d’une boisson avant le repas.
- Des grappes de consommateurs pleins de quiétude, goûtaient aux tables des terrasses toute l’exquisité de l’heure apéritive. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 10-11)
-
explosif
?- Qui est relatif à l’explosion.
- Étudier les phénomènes explosifs.
- Qui produit l’explosion → voir explosible.
- Substance explosive.
- (Linguistique) Dont le son est une sorte de petite explosion → voir plosive.
- Consonne explosive.
- (Volcanologie) Qui produit des gaz.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Sensationnel.
- La publication de cette tribune intervient au lendemain de la diffusion de larges extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d’un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s’efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages. — (Le Monde, Le « New York Times » publie une tribune anonyme explosive pour la Maison Blanche, Le Monde. Mis en ligne le 5 septembre 2018)
- (Sens figuré) (Par analogie) Qui peut provoquer des réactions agressives.
- L’erreur a été de ne jamais poser le problème en ces termes, parce que le débat était jugé trop explosif et le compromis trop difficile à trouver. — (Le Monde, Ecologie : « La maison brûle » mais la France fait du surplace, Le Monde. Mis en ligne le 30 avril 2019)
-
carminatif
?- (Médecine) Qui favorise l’expulsion des flatuosités contenues dans l’intestin, en parlant des substances médicinales.
- C’est sur ces bases étiologiques, qu’il était nécessaire, indiquer préalablement, que nous pouvons maintenant édifier la médication carminative. — (Sigismond Jaccoud, Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 1867).
-
désignatif
?- Qui désigne, distingue, spécifie.
- Dans un cas, il est désignatif ou référentiel, dans l’autre non. — (Jacques Croizer, De la mesure: Qu’entend-on par fait physique ?, 2007)
-
shérif
?- (Police) Officier municipal en Angleterre, chargé de différentes fonctions de police et de justice.
- Il nomme les shérifs et les magistrats, ou juges de paix des comtés, parce que ce sont des officiers judiciaires. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Les joyeux enfants de la forêt […] délivrent un pauvre prisonnier et assassinent un shérif orgueilleux ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Juge en Écosse, chef du tribunal du comté.
- Le mot shérif signifiera le vice-shérif du comté ou ward d’un comté en Écosse, et le steward délégué d’un stewartry en Écosse, quand l'affaire doit être portée devant un shériff, et comprendra les substituts du shérif délégué et du steward délégué respectivement.— (Charles Franquet de Franqueville, Du régime des travaux publics en Angleterre, Volume 4, Librairie Hachette et cie., 1875, page 170)
- Officier de police municipal du Far-West américain.
- Je me demande si je n’ai pas joué la mauvaise carte en acceptant cet emploi de shérif à Red-City… — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke contre Pat Poker, éditions Dupuis, 1970, page 3)
-
allusif
?- Qui contient une allusion.
- Le ton péremptoire et l’expression allusive me glacèrent. J’eus le pressentiment d’une discussion immédiate et violente. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 142)
- Cette ambiguïté allusive est une réalisation du phénomène de l’intertextualité : elle fonctionne seulement si le récepteur dispose d’un bagage culturel suffisant. — (Pierre Le Goffic, Catherine Fuchs, Points de vue sur l'imparfait, 1986, page 112)
- anticommutatif
-
oisif
?- Qui ne fait rien, qui n’a pas d’occupation, de profession.
- Après le dîner, les dames restèrent assises autour de la table dans un doux far-niente, s'entretenant, à la mode des créoles oisives, de tous les petits événements arrivés dans le pays. — (Claude Ahlvan, « L'habitation Kernandec », dans La Revue Nouvelle, tome 8, 2e année, Paris, 1846, page 308)
- Dès le lendemain de la mise en terre, tous ont laissé éclater leurs rancœurs, se disputant l’immense fortune du patriarche et renforçant l’image d’enfants cupides et oisifs. — (Anna Sylvestre-Treiner, Côte d’Ivoire : les Houphouët, une histoire de famille, jeuneafrique.com, 29 janvier 2018)
- (Par extension) Inemployé.
- Une vie oisive, la vie d’une personne oisive.
- Improductif
- Laisser son argent oisif.
-
abrogatif
?- Qui abroge, qui annule.
- Le référendum abrogatif permet aux citoyens de s’opposer à une loi déjà entrée en vigueur. — (Benoît Delaunay, L’Indispensable du droit constitutionnel, 2004)
-
présentatif
?- (Grammaire) Mot ou locution pour introduire une nouvelle information sans structure thème-rhème. Dans les exemples suivants, les présentatifs sont mis en gras :
- C’est Jacques.
- Voilà la lettre de M. Dupont.
- Il y a mon père qui est malade.
-
passif
?- Qui souffre, qui subit l’action, l’impression.
- Corps passif.
- État passif.
- Faculté, fonction passive.
- (Par extension) Qui n’agit pas.
- Un homme, un personnage passif, purement passif.
- Il faut, dans cette affaire, attendre et se tenir passif.
- Votre rôle est tout passif.
- Attitude passive.
- (Sexualité) Qui, dans le coït, est le partenaire réceptif.
- Ils défièrent tous les mâles de la compagnie à les sodomiser, tout le monde se mit à l'entreprise, moi excepté, et Poinsinet, et personne ne put réussir ; mais après on nous donna en spectacle quatre ou cinq accouplements, où les abbés brillèrent tantôt actifs, et tantôt passifs. — (Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, Tome II, La Pléiade, 2015, page 635.)
- (Grammaire) Se dit des formes verbales qui présentent l’action comme subie par le sujet, au lieu d’être faite par lui.
- Un verbe passif.
- Quand je pense à vous, mademoiselle Marie, je me dis : Amor a Mariâ.— C’est exquis ! Ça signifie : « J’aime Marie. »— Non. « Je suis aimé de Marie. » Le complément des verbes passifs se met à l’ablatif, précédé de « a », si le complément est un nom de personne. A l’ablatif simplement, si le complément est un nom de chose. Je dirais si vous ne m’aimiez plus : Mœrere conficior. Je suis accablé de chagrin. » Vous comprenez ?— Très bien. Vos explications sont si claires... — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 294.)
- Le subjonctif présent passif.
-
convulsif
?- Qui se caractérise par des convulsions, qui s’accompagne de convulsions.
- Nous allongeâmes le pas pour aller saluer madame de Mortsauf, qui laissa tomber tout à coup le livre où lisait Madeleine, et prit sur ses genoux Jacques en proie à une toux convulsive. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Immobile, attentif seulement à me pénétrer de cette indiscrète émotion, j’avais au cœur des battements si convulsifs, si précipités, si distincts, que j’appuyais les deux mains sur ma poitrine pour en étouffer autant que possible les palpitations incommodes. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 81)
- Elle suffoquait dans son mouchoir, et malgré les efforts qu’elle faisait pour se retenir, elle était secouée par des mouvements convulsifs. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Yasmina était alors retombée sur son banc, secouée par des sanglots convulsifs... — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- (Par extension) Qui a le caractère brusque, nerveux et saccadé des convulsions.
- Bert, avec l’obstination convulsive de l’instinct, s’étaya contre les parois, jusqu’à ce que le ballon piquât du nez. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 252 de l’édition de 1921)
- Le convoi approche maintenant d’Aix-en-Provence. La nuit est sombre et un froid mistral ratisse violemment la contrée, par rafales convulsives. Une météo sévère très dissuasive pour un émeutier. — (Thierry Nélias, L'Adieu à l'Empire: Napoléon, de Leipzig à l'île d'Elbe, Librairie Vuibert, 2016)
- (Sens figuré) Agité, violent.
- La beauté sera convulsive ou ne sera pas. — (André Breton, Manifeste du surréalisme, 1924)
-
ergatif
?- (Grammaire) Cas grammatical utilisé pour indiquer le sujet d’un verbe transitif, différent de celui utilisé pour indiquer le sujet d’un verbe intransitif.
- En basque il y a douze cas : l’absolutif (sujet d’un verbe intransitif), l’ergatif (sujet d’un verbe transitif), etc.
- Dans l’expression basque, « gizonak txakurra badu » (l’homme a un chien), « gizonak » est l’ergatif de « gizon » (homme) et sujet de la forme conjuguée « badu » du verbe transitif « ukan » (avoir).
- Dans l’exemple suivant en basque, le sujet du verbe transitif porte le cas ergatif, alors que le sujet du verbe intransitif ainsi que le COD du verbe transitif ont un marqueur absolutif :
-
oblatif
?- (Sciences humaines) Qui s’offre à l’autre, et donne la priorité à la satisfaction des besoins de l’autre.
- Le mariage suppose des époux un comportement oblatif.
- Distinction entre amour possessif et amour oblatif (amor concupiscentiæ – amor benevolentiæ) — (Pape Benoît XVI, Encyclique Deus caritas est)
- Du côté de l’empathie, on trouve ce que les anciens Grecs appellent philia, c’est-à-dire l'amitié tendre, sans possessivité, inconditionnelle, qui est censée unir la mère à son enfant. On trouve aussi ce qu’ils appellent agapè, et que les Romains appellent caritas, que nous avons traduit par charité. Il s’agit d’un sentiment de bienveillance, de prévenance, de courtoisie, d’un amour oblatif et désintéressé, celui qu’un homme est censé ressentir pour son frère. — (Gérard Apfeldorfer, Les relations durables, Odile Jacob, 2004, Paris, page 106 de l’édition Odile Jacob Poche 2006)
- (Par analogie) Qui est lié à l’acte de donner (rituel oblatif) ou qui est destiné à servir une personne ou une cause.
- En même temps, l’acte oblatif se trouve investi d’une fonction utilitaire, en tant qu’instrument rectificateur des excès du mercantilisme. — (Guy Nicolas, le don rituel, face voilée de la modernité)
-
suif
?- Graisse de certains animaux, dont on se sert principalement pour faire des chandelles et des bougies.
- Le suif de mouton mêlé à celui du bœuf, sert à faire des chandelles : on s'en sert pour les pommades & pour les onguents. — (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
- A travers les plantes et la fournaise des bougies, elle verra parfaitement le défilé. Mais, en attendant, toutes ces flammes répandent une odeur désagréable de suif et de fumée. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 235)
- Ils frappèrent à la porte du 7. Le garçon restait tapi au fond du couloir, et la bougie tremblait si fort dans sa main qu’elle aspergeait le plancher de gouttes de suif. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 117)
- Donner du suif à un bâtiment. (Marine) Enduire sa carène d’un mélange de suif, de brai et de soufre fondus ensemble.
- Arbre à suif, (Botanique) Arbre de Chine dont les graines sont recouvertes d’une huile qui sert à faire des chandelles.
- (Argot) (Paris) Argent.
- (Argot) Grabuge.
- « Monsieur, c’était quinze jours, un mois après le suif à Ferdinand.– Ah ! oui, la perte du liquide pleurétique… sacré diable d’animal ! » — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 132)
- En cas de suif imprévu, Tony et Dick pouvaient se permettre, avant que le pet soit donné, une prise de champ d’au moins vingt bornes… — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 223)
- Alors, qui nous contraint à ce carême forcé ? Qui est responsable de tout ce suif ? Bref, qui escamote le beurre ? — (Benoît Hopquin, « Qui escamote le beurre ? A en croire de plus doctes, ce serait à cause du marché » sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 4 novembre 2017, consulté le 6 novembre 2017)
-
qualificatif
?- Ce qui énonce une qualité, bonne ou mauvaise, prêtée à quelqu’un ou à quelque chose.
- Peut-être ce tremblement de terre avait-il plus particulièrement effrayé ces animaux, dont l’organisation est très fine, et même « très nerveuse », si, toutefois, ce qualificatif peut s’appliquer à un simple quadrupède ! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- —Vous êtes un sybarite, dit Mac Nabbs.— J’accepte le qualificatif, major. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, partie 1, chap. 13, 1868)
- — Eh bien ! voilà : Vous allez écrire en haut du billet, le qualificatif d’un monsieur… Une entière liberté vous est laissée… Plus vous aurez d’idées abracadabrantes, plus ce sera amusant… Vous ferez ensuite deux plis au papier pour qu’on ne le lise point et vous le passerez à votre voisine de droite… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 112.)
- En effet, si tous les qualificatifs désignant les élus dans la doctrine jésuite sont également présents dans la doctrine janséniste, tous les qualificatifs par lesquels les jansénistes caractérisent les élus ne se trouvent pas dans la doctrine jésuite. — (Pierre Force, Le problème herméneutique chez Pascal, J. Vrin, 1989, p.188)
-
dubitatif
?- Qui sert à exprimer le doute.
- M. Cavard se réserve en donnant à sa phrase une forme dubitative qui ne trompe pas son auditeur. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Gui, se détournant à peine, entrevit les sourires de Berry et de Bourgogne, la lippe dubitative d'Orléans - qu'on n'avait guère vu car la rumeur courait qu'il fréquentait les bordeaux de la ville -, les lèvres pincées d'Olivier de Clisson. — (Pierre Naudin, Les fureurs de l'été, éditions Aubéron, 1999, page 328)
- Qui éprouve un doute.
- A Acy-Romance (Ardennes), la découverte de trois corps momifiés, inhumés en position dite de Boudha dans des petites fosses profondes de 80 cm laissent les archéologues dubitatifs. — (Bernard Rio, L'arbre philosophal, L’Age d’Homme, 2001, page 267)
- Si je partage, pour une large part, le tableau de notre situation actuelle qui est présentée dans cet essai, je demeure en revanche plus circonspect, voire franchement dubitatif, devant certaines solutions proposées au problèmes de l'injustice. — (Daniel D. Jacques, « Justice et liberté », in Argument, vol. 19, n° 1, automne-hiver 2017, page 138)
- Si j’étais un artiste, je serais, disons, dubitatif. Pourquoi François Legault a refusé de rouvrir les salles de spectacle en novembre, alors que le directeur de la Santé publique disait qu’il n’y avait aucun problème à le faire ? — (Richard Martineau, Le bon flic Arruda et le mauvais flic Legault, Le Journal de Québec, 24 février 2021)
-
esquif
?- Petite barque, canot.
- Un léger, un frêle esquif.
- Nous vivons tous de la même vie, tous inscrits sur la même page, portés par le même esquif, nous le savons. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le sujet qui, pour le maître, s’imposait sans doute après une leçon d’histoire : « Attaque de Paris par les Normands. » Dans la bibliothèque de mon père, trônait dans sa belle reliure rouge le précieux dictionnaire d’histoire et de géographie de Bouillet. Naturellement, je me documentai et une expression me frappa : « montés sur de frêles esquifs non pontés… ». Elle m’enchanta. Je restait bouche bée. Je la glissai dans mon devoir. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 70.)
- Aussi, quand elle me voyait prendre le large avec mon esquif, […] elle élevait la voix pour couvrir la voix du moteur et m’assener son suave mantra : « What’s wrong with you ? » — (Jean-Paul Dubois, La succession, Éditions de l’Olivier, 2016, p. 25-26)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.