Dictionnaire des rimes
Les rimes en : anticolonialisme
Que signifie "anticolonialisme" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Doctrine qui s’oppose au colonialisme.
- L’anticolonialisme français n’est plus comme celui d’hier, guidé par la raison, mais par la passion, c’est un mythe qui se nourrit d’images. — (Roger Pascal, L’opium du Tiers Monde « Essais sur la colonisation, la décolonisation, et la coopération. », 1979)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "anticolonialisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
-
hyperréalisme
?- (Art) Mouvement artistique d’origine américaine, caractérisé par une représentation figurative ultraréaliste.
- L’hyperréalisme consiste en la reproduction à l’identique d’une photographie en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l'œuvre artistique est une peinture ou une photographie.
- Le terme hyperréalisme est une version française du mot photorealism accrédité aux États-Unis par le marchand Louis K. Meisel et du mot superrealism proposé par le peintre Malcom Morley. — (Jean-Luc Chalumeau, Coca-Cola dans l’art, 2008)
-
mormonisme
?- (Religion) Doctrine religieuse des mormons, religion s'appuyant sur cette doctrine.
- En ce moment, Dean Pitferge m'apprit, non sans déplaisir, que la conférence de Mr Hatch était interdite. Les puritaines du bord n'avaient pas permis à leurs maris de s'initier aux mystères du mormonisme ! — (Jules Verne, Une ville flottante, 1871)
- On le voit, l'elder William Hitch faisait du prosélytisme jusqu'en chemin de fer.Et alors il raconta, en passionnant son récit par les éclats de sa voix et la violence de ses gestes, l'histoire du Mormonisme, depuis les temps bibliques : «Comment, dans Israël, un prophète mormon de la tribu de Joseph publia les annales de la religion nouvelle, et les légua à son fils Morom (…) ». — (Jules Verne, Le tour du monde en quatre-vingt jours , 1872)
-
montanisme
?- (Christianisme) Doctrine de Montanus (IIe siècle) qui prétendait être le consolateur promis par le Christ, condamnait les secondes noces, permettait la répudiation, et commandait un jeûne rigoureux, trois fois de quarante jours.
-
orientalisme
?- Ensemble des études relatives à l’Orient.
- (Art, Littérature) Courant artistique occidental inspiré par la découverte des arts orientaux.
- Vue occidentale préjugée ou impérialiste du monde non occidental.
- Depuis la fin de la guerre froide, comme au temps des colonies, l’orientalisme connaît de beaux jours. La rhétorique du “conflit des civilisations”, dont l’intellectuel américain Samuel Huntington s’est fait le héraut en 1993, inspire aujourd’hui notre ministre de l’intérieur : selon Claude Guéant, “toutes les civilisations ne se valent pas”. — (Eric Fassin, « Pour un féminisme sans orientalisme », Le Monde, 9 mars 2012)
- De la même manière que Edward Saïd a soutenu que l’Orient n’existait qu’à travers l’orientalisme occidental, ils pensent que l’Afrique est la grande hétérotopie de l’Occident, son fantasme pour loger l’alter ego irrémédiablement autre.— (Stephen Smith, La Ruée vers l’Europe, 278 pages, Grasset, 2018, p. 101)
-
monométallisme
?- (Économie politique) Système monétaire d’après lequel un seul métal, l’or ou l’argent, sert d’étalon pour la monnaie, avec cours légal illimité.
- D’ailleurs, peu à peu, le bimétallisme disparaît partout pour faire place au monométallisme de droit ou de fait. — (Huguette Durand, La monnaie et les institutions financières, 1969, page 21)
- Le monométallisme est la doctrine économique d'après laquelle un métal unique doit servir à faire de la monnaie, par opposition au bimétallisme, qui admet plusieurs étalons. — (Anselme Polycarpe Batbie, Traité théorique et pratique de droit public et administratif, 1886, page 449)
-
climatisme
?- (Médecine) Traitement des maladies infectieuses, principalement et historiquement, la tuberculose, par les bienfaits du climat (air pur, ensoleillement).
- Le climatisme et le thermalisme.
- Tout ce qui concerne l’organisation, l’aménagement et l’exploitation des stations climatiques.
- La législation de 1919 convenait spécialement bien aux stations thermales, la qualité des eaux et leurs propriétés médicales étant des éléments suffisamment mesurables pour justifier une procédure minutieuse de reconnaissance et un régime juridique d’exception. La notion de climatisme est déjà plus floue, et il serait difficile de trouver dans les textes une définition précise des avantages climatiques. — (L.-M. Jocard, Le Tourisme et l’action de l’État, 1966, page 52)
-
nihilisme
?- (Philosophie) Doctrine selon laquelle aucune existence n’a de justification ou de sens en soi.
- Dans ces conditions, il n’y avait plus de réponse à la question métaphysique : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Comme le redira André Comte-Sponville, c’est alors la question du sens qui paraît elle-même dépourvue de sens. La doctrine de Schopenhauer fut ainsi, à l’époque contemporaine, la première des philosophies de l’absurde. Il résulta de ce nihilisme ontologique que rien n’a en soi plus de valeur que de sens, pas plus la vie que le reste, puisque rien ne saurait avoir d’autre destination que l’anéantissement dans la suite du devenir. — (Michel Nodé-Langlois, Au service de la sagesse, Editions Artège, 2009, p. 418))
- Autre idée, plus piteuse : le nihilisme serait une réaction de désenchantement face à «l'imperfection du monde et de l'Homme », qui engendre chez le nihiliste une volonté de nier toute valeur aux hommes réels, au profit d'un homme rêvé (et de même pour le monde)... Les nihilistes sont donc des dépressifs. — (Auteur inconnu, Le nihiliste et l’antidémocrate, Éditions Le Manuscrit, 2002, p.26)
- (Philosophie) Doctrine d’après laquelle rien de ce que nous croyons connaître par les sens n’a de réalité substantielle. Par extension, scepticisme radical affirmant l’impossibilité de constituer un savoir scientifique qui puisse être tenu pour vrai.
- Mais le « négationnisme » n’est qu’un miroir grossissant d’un phénomène affectant l’ensemble des sciences historiques et sociales. Ce fictionnalisme postmoderne a séduit nombre d’historiens, qui ont ainsi légitimé un « nihilisme épistémologique » privant le concept de vérité de toute signification. — (Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Editions Mille et une nuits, 2013, p. 97)
- (Philosophie) Doctrine niant l’existence de toute valeur morale objective.
- Il partage donc bien cette impression assez généralisée au sein de la jeunesse européenne des années 1880 et 1890, que l’on manque de principe dirigeant, de valeurs solides, de vérités. Les maitres à penser de la jeunesse portent une lourde responsabilité. Selon Barrès, Renan, plus que quiconque, a contribué à répandre ce « nihilisme moral ». — (Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français, Editions Complexe, 1970, p.39)
- Comportement ignorant tout objectif transcendant, de long terme, ou tout critère éthique. A l’extrême, comportement recherchant la destruction comme un but en soi.
- Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. — (Kofi Annan, discours à l’Assemblée générale de l’ONU, 24 septembre 2001)
- Système de pensée politique qui vise à la destruction de toutes les institutions religieuses, sociales, politiques.
- L’argument qui lui fait juger « faible » le nihilisme russe, c’est le besoin d’obéir à une cause, le fanatisme. — (François Guéry, Archéologie du nihilisme : De Dostoïevski aux djihadistes, Editions Grasset, 2015, p.80)
-
dualisme
?- (Religion) Système qui suppose la coexistence, dans l’univers, dans l’homme ou dans les choses, de deux principes, de deux parties, de deux éléments.
- Le dualisme manichéen expliquait le monde par le concours et l’antagonisme de deux principes divins, le principe du Bien et le principe du Mal.
- (Politique) État politique ou social, dans lequel deux éléments différents coexistent.
- La guerre de 1914 a mis fin au dualisme de l’Autriche-Hongrie.
- (Droit constitutionnel) Régime parlementaire où le gouvernement est responsable politiquement à la fois devant le Parlement et devant le chef de l’État.
- (Par extension) Position qui se situe entre deux éléments opposés.
- Ce dualisme de Freud ne se construit pas sur une opposition entre la matière et le mental, mais entre la réalité objective, dont il ne conteste pas un instant l’existence, et la réalité fictionnelle […] — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 420)
-
autoritarisme
?- Manière d’agir de ceux qui font de l’autorité le principe de leur action, de leur parole.
- Après six mois d’autoritarisme désordonné : procès de presse à tort et à travers, révocations irritantes de fonctionnaires, persécutions de tout ordre, l’entreprise du Seize Mai échouait piteusement. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 63)
- En Allemagne, en France, et même dans l’Angleterre victorienne, la montée de l’autoritarisme familial produit des schizophrènes, des suicidés, des alcooliques. L'éducation devient persécution. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 114)
- Donald Trump a failli lamentablement, mais il a quand même presque été réélu. On peine à imaginer jusqu’où un leader avec tous ses atouts, l’appui inconditionnel d’un grand parti et avec en prime la compétence, aurait pu – ou pourrait un jour – mener les États-Unis dans la voie vers l’autoritarisme. — (Pierre Martin, Les Américains l’ont échappé belle, Le Journal de Montréal, 10 novembre 2020)
-
hétéromorphisme
?- Qualité de ce qui est hétéromorphe.
- Il fournit ainsi une sorte de terrain commun neutre où s’abolit l’hétéromorphisme sémantique des systèmes. — (Mots, numéros 68 à 70, 2002)
-
athéisme
?- Absence de croyance en un ou plusieurs dieux ou divinités, la doctrine de celui qui ne croit en aucun dieu ou aucune divinité.
- Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
- Mais des difficultés surgissent dès qu’on cherche à appliquer cette définition simple aux multiples variantes de l’athéisme. Il existe un athéisme pour ainsi dire spontané. L’homme, en révolte contre les lois divines, refuse Dieu. — (Henri Arvon, L’Athéisme, page 5, 1967, PUF)
- Bon nombre de musulmans entretiennent un rapport très lâche au religieux, mais l'athéisme reste un impensé et un tabou complet. L'islam ne reconnaît toujours pas le droit à l'athéisme, ni le droit de changer de religion. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l'islam, Télérama n°3393, janvier 2015)
-
barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
-
zoomorphisme
?- (Religion) Culte religieux qui donne aux dieux la forme d’animaux.
- Opinion où l’on était que des hommes pouvaient se transformer en animaux ; telle était la croyance aux loups-garous, à la lycanthropie, etc.
- Représentation d'un ou de plusieurs êtres humains sous une forme animale.
- Le fabuliste La Fontaine et le caricaturiste Grandville (1803-1847) ont eu recours au zoomorphisme.
- deltacisme
-
annexionnisme
?- Théorie politique qui préconise l’annexion d’autres territoires.
- L’annexionnisme constitua une sorte de voie intermédiaire, surtout à partir de 1846, qui alliait à la fois anti-colonialisme et volonté du maintien de l’esclavage. — (Elyette Benjamin-Labarthe, Éric Dubesset, Émancipations caribéennes: Histoire, mémoire, enjeux socio-économiques et politiques, 2010)
-
gauchisme
?- Terme employé par une organisation politique pour qualifier la politique ou une organisation située plus à gauche qu’elle sur l’échiquier politique.
- Mai 68 est empreint d’un idéalisme politique qui tend vers le gauchisme et le maoïsme.
- L’Internationale syndicale rouge exclut ainsi pour gauchisme les syndicalistes allemands qui avaient refusé d’adhérer au syndicats réformistes, et par le biais d’un comité syndical anglo-soviétique, elle essaie d’avoir des liens avec le Trade Union Congress.
- Approche ou théorie politique adoptée par les personnes qui privilégient le rôle révolutionnaire des groupes par rapport aux partis politiques et aux syndicats traditionnellement de gauche.
- Courant politique appliquant, de façon implicite ou explicite, les principes de mouvements politiques de l'extrême gauche (tels l'anarchisme, le maoïsme et le trotskisme).
-
anatocisme
?- (Droit) Capitalisation des intérêts d’une somme due.
- Pendant longtemps, l’anatocisme a été interdit : on le considérait comme usuraire. — (Clément Thiry, Traité juridique et mathématique des opérations de banque, 1902)
- Leur comptabilité impitoyable ne fait pas grâce d'un centime, et les mystères de l’anatocisme ont bien vite fait doubler la dette du nhaqué, sans qu'il puisse en soupçonner le mécanisme. — (L’Asie française, Comité de l'Asie française, 1913, vol.13-14, page 113)
-
galvanisme
?- (Technique) Courant électrique produit par les piles ordinaires et les piles réversibles.
- (Histoire des sciences) (Physique) Phénomène électrique qui se produit dans les substances animales, spécialement dans les muscles et dans les nerfs, soit par le contact mutuel, soit quand on met ces substances en communication avec des métaux.
- Elle prend du tabac, se tient raide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Histoire des sciences) Agent invisible produisant des phénomènes galvaniques, et que l’on croyait être l’électricité en mouvement.
- Mesurer la force du galvanisme.
-
bimétallisme
?- (Économie) Système monétaire d’après lequel deux métaux, l’or et l’argent, servent de monnaie avec cours légal illimité.
- Debout contre le cheminée, M. Berthier d’Eyzelles, rédacteur du Journal des Débats, député, qui caressait ses favoris blancs et faisait la roue, tandis que Mme de Morlaine lui criait :« Votre article sur le bimétallisme, une perle, un bijou ! La fin surtout, une pure ivresse ! » — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 13)
- Le bimétallisme or-argent est maintenu aux États-Unis pendant tout le XIXe siècle. — (Gérard-Marie Henry, Dollar : la monnaie internationale: Histoire, mécanismes et enjeux, 2004)
- D’ailleurs, peu à peu, le bimétallisme disparaît partout pour faire place au monométallisme de droit ou de fait. — (Huguette Durand, La monnaie et les institutions financières, 1969, page 21)
-
altruisme
?- Disposition à s’occuper d’autrui, à s’y intéresser.
- L'altruisme est souvent présenté comme une valeur morale suprême, aussi bien dans les sociétés religieuses que laïques. Pourtant, il n'aurait guère de place dans un monde entièrement régi par la compétition et l'individualisme. Certains s'insurgent même contre le « diktat de l'altruisme », qu'ils perçoivent comme une exigence de sacrifice, et prônent les vertus de l'égoïsme. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 18)
- On peut être athée et posséder en premier lieu l'altruisme, qui est une qualité génétiquement inscrite dans l'être humain autant que le désir sexuel. — (Bernard Maris, « Domination », Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- L'exemple classique d'altruisme est celui d'une mère qui se sacrifie pour ses petits. — (Cyrille Barrette, La vraie nature de la bête humaine, Éditions Multimonde, 2020, page 57)
- Sentiment d’amour instinctif ou réfléchi pour autrui.
- Produit de la contrainte collective, l’altruisme lui revient sous forme de solidarité sociale. — (Luc Boltanski, L’Amour et la justice comme compétences : trois essais de sociologie de l’action, 1990)
-
immoralisme
?- (Philosophie) Morale différente ou inverse de la morale courante, et particulièrement de la morale chrétienne.
- Nietzsche et l’immoralisme.
- L’immoralisme, le matérialisme scientifique et l'athéisme remplaçant définitivement l'antithéisme des anciens révoltés, ont fait corps, sous l'influence paradoxale de Hegel, avec un mouvement révolutionnaire qui, jusqu'à lui, ne s'était jamais séparé réellement de ses origines morales, évangéliques et idéalistes. — (Camus, Homme révolté, 1951, page 179)
- L’œuvre la plus célèbre de Barbey d’Aureville est son recueil de nouvelles Les Diaboliques, paru en 1874, dans lesquelles l’insolite et la transgression, plongeant le lecteur dans un univers ambigu, ont valu à leur auteur d’être accusé d’immoralisme.
- (Par extension) Remise en cause, mépris de la morale établie.
- L’immoralisme de Gide.
- La vie amoureuse de Brentano exprime toute la complexité de cette âme faite de hardiesse et de crainte, d’immoralisme et de scrupule, de faiblesse et de brusque décision. — (Béguin, Âme romant., 1939, page 271)
- Et toutes les théories de la liberté, de Gide à Sartre, ne sont que des immoralismes conçus par des célibataires irresponsables. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 174)
- Scepticisme quant à l’influence de la morale sur le comportement des individus.
-
calvinisme
?- (Christianisme) Doctrine de Jean Calvin.
- Cette porte, assez souvent répétée dans les petites églises du moyen âge que le hasard a préservées des ravages du calvinisme, est couronnée par un triglyphe au-dessus duquel s’élève une Vierge sculptée tenant l’Enfant Jésus. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre premier)
- Ils se sentirent au contraire, fort peu d’estime pour les quarante ou cinquante systèmes qui n’étaient bons, comme le jansénisme ou le calvinisme, qu’à troubler l’obéissance et la soumission des esprits. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Ainsi, ceux qui s’étaient séparés de l’Église romaine appartenaient déjà à deux sectes très distinctes : les uns au luthéranisme, les autres au zwinglianisme, précurseur du calvinisme. — (Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, Vol.6, 1858, page 158)
- Le calvinisme du XVIe siècle nous offre un spectacle qui est peut-être encore plus instructif ; mais il faut bien faire attention à ne pas le confondre, comme font beaucoup d’auteurs, avec le protestantisme contemporain ; ces deux doctrines sont placées aux antipodes l’une de l’autre […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 16)
- (Par extension) Église réformée qui suit cette doctrine.
-
misérabilisme
?- Esthétisation de la misère dans une veine naturaliste poussée.
- Tomber dans le misérabilisme.
- Description trop crument réaliste de la misère.
- Dans ce recueil de textes et de lettres consacrés à l’univers carcéral, le misérabilisme est aux abonnés absents. — (Émilien Bernard, L’échappé beau, Le Canard Enchaîné, 19 juillet 2017, page 6)
- Des observateurs ont alors imaginé de pauvres gens réduits à y vivre dans un état de misérabilisme avancé. — (Rémi Nadeau, Quand Legault se défend en jouant avec la vérité, Le Journal de Québec, 1er mai 2021)
- Un reportage multimédia loin de tout misérabilisme, qui sonne vrai, et nous rappelle à quel point ces gens sont comme nous, et luttent pour une existence meilleure.
-
colonialisme
?- (Histoire, Politique) Idéologie justifiant la colonisation entendue comme l’extension de la souveraineté d’un État ou d’un peuple sur un autre, en général moins développé.
- Enfermé dans un cycle infernal, le colonialisme se révèle, plus que jamais, intrinsèquement, rétif à toute évolution. — (Marc Quaghebeur, Bibiane Tshibola Kalengayi, Aspects de la culture à l’époque coloniale en Afrique centrale, 2008)
- Ensemble de relations administratives, économiques et sociales établies entre une métropole et ses colonies
- Polémique sur "les bienfaits", les méfaits du colonialisme.
- Longtemps perçus comme des sous-langues appartenant à des sous-races, les créoles ont été rejeté du revers de la main comme étant des appauvrissements, voire des perversions de la langue. On sent ici tout le poids du colonialisme. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 66.)
- (Par extension) Tendance dominatrice d’un peuple, d’un État.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
expansionnisme
?- Doctrine qui préconise l’expansion d’un pays au-delà de ses frontières.
- L’expansionnisme israélien en Palestine.
- Sur le temps long, la Russie a en réalité une histoire marquée par l’expansionnisme, comme le résumait en 2015 l’historien militaire Claude Franc : « La politique constamment poursuivie par la Russie a consisté d’abord à atteindre les mers depuis Moscou, puis à s’assurer des débouchés vers les mers libres de glace durant toute l’année. Cela s’est traduit par une expansion vers le sud et vers l’est, selon quatre axes : Finlande, mer Noire, Asie centrale et Extrême-Orient. L’histoire russe s’apparente à celle d’une colonisation continue. » — (Le Monde, « Est-il vrai, comme le dit Zemmour, que « dans l’histoire, les Russes n’ont pas souvent attaqué » ? », Le Monde, 1er février 2022 → lire en ligne)
- (Par extension) Tout effort pour répandre une idée, une doctrine, une entreprise ou ses produits, etc.
- L’expansionnisme de Gazprom est un défi, pas une menace. — (Le Monde, 10 janvier 2008)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.