Dictionnaire des rimes
Les rimes en : antédiluvien
Que signifie "antédiluvien" ?
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- (Vieilli) Qui a existé avant le déluge.
- La source parait venir perpendiculairement d'une grande profondeur; son analyse chimique fait présumer que le réservoir souterrain qui la produit contient des corps animaux antédiluviens, puisqu'il se trouve dans la composition de cette Eau, qui est légèrement alcaline, du phosphate et une matière organique azotée de nature albumineuse et gélatineuse. — (Notice sur l'eau minérale naturelle albumineuse de Villaines-Saint-Aubin, 1851, page 2)
- Le déluge historique, ainsi que l’indique la qualification historique , est un fait de notre temps géologique, et l’époque antédiluvienne des géologues se rapporte à un passé qui est de beaucoup antérieur au déluge de Noé, au déluge de Deucalion et de Pyrra. — (Joseph Bourlot, Histoire de l’homme antédiluvien, âges du mammouth, de l'ours des cavernes et du renne, 1868, page 8)
- Ce monde n’est plus. Rien, répétons-le, n’en reste aujourd’hui. Quand nous en tirons par hasard quelque figure et que nous essayons de le faire revivre par la pensée, il nous semble étrange comme un monde antédiluvien. C’est qu’en effet il a été lui aussi englouti par un déluge. il a disparu sous deux révolutions. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- Granoux l’intéressait comme un animal antédiluvien. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Le monde antédiluvien, qui déjà hantait mon imagination, devint un de mes plus habituels sujets de rêve ; souvent, en y concentrant toute mon attention, j’essayais de me représenter quelque monstrueux paysage d’alors, toujours par les mêmes crépuscules sinistres, avec des lointains pleins de ténèbres ; puis, quand l’image ainsi créée arrivait tout à fait au point comme une vision véritable, il s’en dégageait pour moi une tristesse sans nom, qui en était comme l’âme exhalée, — et aussitôt c’était fini, cela s’évanouissait. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Sens figuré) (Souvent ironique) Très ancien, vieux, démodé.
- Toutes sortes de véhicules antédiluviens, berlingots, pataches, guimbardes, se traînèrent, geignant, grinçant, par les rues. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
- Abraham empoigna son fusil dans son dos, embrassa le demi-cœur à son cou, et se planta en lisière d’une grotte creusée à flanc de coteau. Quelques compagnons, équipés de mousquetons antédiluviens, l’imitèrent. Un feu dérisoire s’abattit sur les assaillants, quelques-uns décrochèrent, mais d’autres, plus nombreux, se lancèrent avec fougue à l’attaque des cavernes. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021, page 143)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "antédiluvien".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
cyprin
?- (Ichtyologie) Genre de poissons d'eau douce ayant pour type la carpe.
- La maison vibrait du cri plaisant qu'il poussait […] quand il nourrissait l'insinuant cyprin du bassin [...]. — (Georges Perec, la Disparition, 1989)
- (Ichtyologie) Carassin.
- Il y avait encore des rougets de roche, à la chair exquise, du rouge enluminé des cyprins. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Les spécimens de petite taille seront avides de plancton et de larves d’insectes tandis que les palettes, pouvant mesurer jusqu’à 30 et même 35 cm, raffoleront de petites perchaudes et autres cyprins ainsi que de crustacés comme des gammares, aussi appelés crevettes d’eau de façon erronée. — (Patrick Campeau, La reine du printemps Le Journal de Montréal, 27 mars 2021)
-
circadien
?- (Biologie) D’un rythme biologique dont la période est d’environ 24 heures.
- Le rythme circadien.
- De nombreux indices physiologiques —température centrale, divers composants du sang, taux d’hormones plasmatiques (mélatonine, cortisol, testostérone, etc.), métabolites urinaires, etc.— varient en fonction du temps selon un rythme circadien. Un traitement informatique des valeurs relevées dans la journée fait apparaître une courbe remarquable avec ses paramètres caractéristiques : période, acrophase, bathyphase, amplitude. Le niveau maximum (acrophase) de ces indicateurs se situe à un moment particulier pour chacun d’eux au cours de la journée. Une analyse spectrale permet également de déceler d’autres rythmes, plus rapides (ultradiens) ou plus lents (infradiens), qui interfèrent avec le rythme circadien. Ils traduisent d’autres aspects de la rythmicité organique comme la fréquence cardiaque, la ventilation pulmonaire ou l’activité musculaire pour les rythmes ultradiens et l’influence du calendrier hebdomadaire ou saisonnier pour les rythmes infradiens. — (Guy Azémar, « Chronobiologie et récupération », in Cahiers de l’INSEP, no. 14–15, 1996, pages 87–98)
- Son horloge biologique fonctionnait très bien ; il avait des cycles circadiens normaux, son corps se rappelait régulièrement à lui par les voies habituelles —le sommeil, la digestion, la soif, etc. — (Bernard Quiriny, Histoires assassines : Les Patients du Dr Hampstadt (II), Rivages, Paris, 2015, p. 135-136)
-
capucin
?- (Religion) Membre de l'ordre des frères mineurs capucins.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 92)
- Les secrétaires redoublaient de silence et d’ardeur, lorsque, la porte s’ouvrant rapidement de chaque côté, on vit paraître debout, entre les deux battants, un capucin qui, s’inclinant les bras croisés sur la poitrine, semblait attendre l’aumône ou l’ordre de se retirer. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Oui, le Père capucin devait être un brave homme. Il était un peu gros, comme ils le sont tous, il avait la figure ronde, le teint coloré, mais on lui voyait deux bons yeux bleus très doux, au regard très droit, deux beaux yeux comme en ont les enfants lorsqu’ils vous embrassent. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 48)
- Ainsi qu'ailleurs, par exemple au Mans et à Saint-Jacques de Paris, Reims construira un lazaret ou « bureau de santé » pour les pestiférés, et ce bureau sera tenu par les Capucins. — (R. P. Ubald d'Alençon (Léon-Louis Berson), « Les frères mineurs capucins de Reims (1593-1903) », dans les Travaux de l'Académie nationale de Reims, tome 137 (1922-1923), Reims : chez Monce, 1924, page 98)
- (Par extension) (Vieilli) Homme qui prêche la morale et la dévotion d'une manière affectée et triviale.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Zoologie) Sajou, singe de la famille des Cébidés, ainsi nommé parce qu’il a une barbe rappelant celle des capucins.
- Mais d’autres fois se mettait à tomber la pluie dont nous avait menacés le capucin que l’opticien avait à sa devanture. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, réédition Folio, n° 1924, 1987, page 148)
- Nom vernaculaire du lièvre, en particulier dans la région des Ardennes.
- Nommé également « capucin », le lièvre d’Europe est tout à fait reconnaissable et bien connu des amateurs de chasse comme des non-chasseurs. — (Le lièvre d’Europe sur www.chassons.com)
- Les quelques compagnies de perdrix, les trois ou quatre capucins qui boultinaient par les éteules étaient tôt fusillés et cuits ; […]. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, troisième partie, chapitre 3, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- (Entomologie) Nom donné à des coléoptères dont la tête est cachée sous le pronotum comme celle d’un moine sous la capuche.
- Certains insectes ne s’attaquent qu’aux grains et aux céréales, comme vu à la page précédente. D’autres, comme les capucins, font aussi un festin de denrées variées, parmi lesquelles le manioc. — (Claire König, Les insectes « généralistes » : capucins, blattes et compagnie, futura-sciences.com, 24 octobre 2016)
- (Élevage) Variété de pigeon d'ornement.
- L'élevage des pigeons est pratiqué depuis l'Antiquité et il existe des douzaines de variétés d'agrément – romagnol, roubaisien, capucin, carneau, frisé, king, culbutant, strasse, etc. - élevées pour leur apparence et l'ornement, parfois avec des effets extravagants, […]. — (Jennifer Ackermann, Le génie des oiseaux, traduit de l'américain par Patrice Salsa, Éditions Marabout, 2019)
-
burin
?- (Art) Outil en forme de ciseau d’acier que l’on pousse à la main et qui sert à graver, à couper les métaux.
- L'ancienne taille en fil, qui champlevait péniblement ses blancs dans le poirier, a cédé la place au travail plus net qui creuse dans le bout de buis des lignes où le burin n'a plus à craindre les éclats des fibres lamelleuses. — (Eugène M. O. Dognée, Les arts industriels à l'Exposition universelle de 1867, Paris : chez la Veuve Jules Renouard, 1869, page 442)
- Ce n’est pas sans mélancolie que j’ai revu récemment les outils d’un de mes grands-pères : des burins par dizaines, des perloirs, des traçoirs, des grattoirs, des rifloirs, des outils à « chairrer », c’est-à-dire à donner le grain de la chair et toutes sortes de marteaux à tête ronde, finement emmanchés. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 141.)
- Il y a bien longtemps que les petits marteaux ne sonnent plus clair sur les burins des orfèvres et des ciseleurs dans le Marais et le Faubourg. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 100.)
- Ce gisement de plein air avait été initialement considéré comme aurignacien (Bodechon, 1982 ; Bel, 1991) sur la base d’une industrie lithique associant burins carénés et produits lamellaires, en particulier des lamelles torses à retouche abrupte directe fortement latéralisée (Le Brun-Ricalens et Brou, 2003). — (Pierre Bodu, François Bon, Nicolas Teyssandier & Clément Paris, L’Aurignacien et les faciès à pièces carénées entre Yonne et Yvelines, dans Le Paléolithique supérieur ancien de l'Europe du Nord-Ouest, actes du colloque de Sens (15-18 avril 2009), Paris : Société Préhistorique française, 2013, page 52)
- Outil de maçon ou de mécanicien, à lame plate, que l'on frappe avec un maillet ou un marteau.
- On attaquerait la roche à la masse afin d'épargner les burins, car il n'y avait pas de forge pour les recharger. Cette façon de procéder ménagerait également la dynamite, car il fallait aussi craindre le pouillant qui asphyxie. — (Michel Michellod, « La promesse de Dago conte de Noël) », dans les Échos de Saint-Maurice, 1958, tome 56, page 310)
- Un burin, c’est un ciseau grossier. — (Iouri Olécha, Pas de jour sans une ligne, 1995)
- L’outillage du mineur (burin, coin, pointerolle, pic, masse) devait être entretenu quotidiennement pour conserver son efficacité. — (Marie-Christine Bailly-Maître, Extraction et traitement d’un minerai d’argent au Moyen Âge (XIIe-XIVe siècle), Archéosciences n°34, 2010.)
- (Par extension) Gravure effectuée en utilisant la technique du burin.
- Livre du XIXe siècle illustré de burins.
- (Chirurgie) Instrument à extrémité biseautée tranchante, pour entailler l’os.
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil de sculpteur du même nom dans les armoiries. À rapprocher de ciseau à bois et ciseau de sculpteur.
- D’argent à la fasce ondée d’azur accompagnée en chef d’un R de gueules à la jambe barrée d’un S et en pointe d’un maillet et d’un burin du même passés en sautoir, qui est de la commune de Riviera du Tessin en Suisse → voir illustration « armoiries avec un burin »
-
contiens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de contenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de contenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de contenir.
-
enfantin
?- Qui a le caractère de l’enfance.
- Depuis quelque temps, une idée singulière venait le hanter et quoique la sachant bien enfantine, bien irréalisable, il s'y abandonnait, y trouvant une jouissance étrange… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Le Pacha ne put retenir son sourire devant ces farces enfantines. Il reprit son expression la plus sévère pour admonester les deux femmes. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
- Acceptons que le courage militaire demeure l'apanage d'une caste enfantine et bruyante, et ne se répande pas, comme l'a fait la Légion d’honneur, son insigne, parmi les professeurs, les contrôleurs, les peintres… — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
- Qui est composé d'enfants.
- Sous le chapiteauJoyeux augusteAmuse de ces drôleriesLa galerie enfantine ! — (Grégory Creston, Au cœur d’un phare solitaire, Le clown, page 44, 2014, Edilivre)
- (En particulier) (Éducation) Qui est destiné aux jeunes enfants.
- Qui est intelligible par les enfants.
- (Par extension) Qui est extrêmement simple.
- Pour les jeunes ou les quadras qui se remettent à la moto après plusieurs années d’abstinence, elle offre une prise en main enfantine. — (Journal 20 minutes, no 1017, 25 août 2006)
-
francien
?- (Linguistique) L’une des langues de la langue d’oïl parlée en Île-de-France et au sud de celle-ci, composant l’ancien français.
- […] ; c'est là un trait dialectal : le francien, comme le normand, dit oi ([…]). — (Gaston Paris, « Hugues de Berzé », dans Romania : recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par Paul Meyer & Gaston Paris, tome 18, Paris : Société des amis de la Romania, 1889, p. 570 (note 1))
- Dans ce contexte, il faut se souvenir que le français considéré actuellement comme la norme en France n’était à cette époque rien d’autre qu’un de ces nombreux dialectes, le francien, parlé dans la région de l’Île-de-France (cf. Jauch 2016: 89). — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, p. 55)
-
craint
?- Participe passé masculin singulier de craindre.
- Ahuri, Jodot hésita, cria, saisit sa poche, la redéposa comme s’il eût craint de ne pouvoir courir assez vite avec ce fardeau… bref, fut mis hors de cause. — (Maurice Leblanc, La Demoiselle aux yeux verts, chapitre 8)
- Troisième personne du singulier du présent de craindre.
- Diégo fume, mon père qui ne fume point, et ne peut supporter l’odeur du tabac, craint de me rendre malheureuse en me donnant un époux oisif les jours de pluie, et qui serait pour lui un voisin très incommode à cause des nombreux cigaritos qu’il fumerait, cigaritos dont le prix augmenterait considérablement notre dépense. — (Sébastien Blaze, Mémoires d’un apothicaire sur la guerre d’Espagne, 1828)
-
arminien
?- (Protestantisme) Relatif à l’arminianisme.
- Une alliance du dogme arminien avec le mysticisme anabaptiste et le sentiment calviniste. — (Henri Brunel, Étude sur l’histoire du christianisme, Marc Aurel frères, 1842, page 285)
- Le contact avec la pensée arminienne, par l’intermédiaire de Jean Le Clerc, fut pour Toland un élément important dans son évolution intellectuelle vers un christianisme raisonnable, qui le conduisit dès 1696 à proposer sa définition d’un christianisme sans mystères. — (Paul Brennan, Entrelacs franco-irlandais, Presses universitaires de Caen, 2013, page 114)
-
châtelain
?- Résident d’un château de plaisance.
- Les vastes salles des vieux châteaux me font peur, et je plains les châtelaines d’avoir été contraintes à faire l’amour dans de grands dortoirs qui avaient un air de cimetière, dans de vastes catafalques qui se faisaient appeler des lits, sur de gros monuments qui prenaient le pseudonyme de fauteuils. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, 2012, collection Folio, pages 62-63.)
- Certaines ironies apparemment inoffensives sur "la belle châtelaine des Cormiers et son gentil page", livraient le sens de sa pensée. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
- La châtelaine s’entend très bien à pratiquer l’hospitalité.
- (Vieilli) Seigneur d’un manoir.
- Le châtelain de Coucy.
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mutin
?- Espiègle, badin, moqueur.
- La vie et la jeunesse étalaient leurs trésors sur ce visage mutin. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- La seconde personne était une jeune fille ou plutôt une enfant de quinze ans, à la mine mutine et éveillée, au nez retroussé et au regard hardi. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Qui est séditieux, révolté, qui participe à une mutinerie.
- Arrivé rue des Cuirassiers les soldats firent entendre raison aux mutins […] — (L'Espérance (Perpignan) du 4 janvier 1882)
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crânien
?- (Anatomie) Relatif au crâne.
- La boîte crânienne.
-
coccygien
?- (Anatomie) Relatif au coccyx.
- Les nerfs coccygiens.
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féminin
?- (Grammaire) Qualifie un des genres de mots. Il est généralement — mais pas toujours — lié aux femmes.
- Le mot femme est un mot de genre féminin.
- 21 octobre 1940 – Dans la conversation je lui parle de je ne sais plus quelle femme intelligente et il m’interrompt d’un air excédé et prétentieux : « Oh ! ce féminin à l’adjectif intelligent ! » Une phrase comme celle-là pour moi c’est sans appel. J’aime mieux une gifle. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 98)
- Un seul sujet, dans les batailles actuelles, les rassemble sans l’ombre d’une hésitation : le point médian. Hommes ou femmes, conservateurs ou progressistes, ils rejettent énergiquement cette nouvelle graphie selon laquelle, dans un groupe comprenant des mots masculins et féminins, les genres sont emboîtés (exemple : des instituteur·trice·s). — (Raphaëlle Rérolle, Ecriture inclusive : malaise à l’Académie française, Le Monde. Mis en ligne le 13 décembre 2017)
- Stérilité –Jadis masculin,« COVID-19 » est féminin !« Malade » ? Épicène ! — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 56)
- Quand un membre du Collège veut renouveler son adhésion, on lui demande s’il est:– Féminin– Masculin– Agenre– Non conforme à un genre– De genre fluide– Non-binaire– Transmasculin– Transféminin– Bispirituel(le)– Bigenre– Cisgenre– De genre multiple– Autre. — (Richard Martineau, Les hommes, les femmes et les autres: rayon genre, on a l'embarras du choix..., Le Journal de Québec, 28 février 2023)
- Qui est propre et particulier aux femmes.
- Il trouva des papiers d’un caractère absolument privé, et, entre autres, d’ardentes lettres d’amour tracées d’une grande écriture féminine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- Une seule usine, employant une vingtaine d'ouvriers, existe à Vatan et la main-d’œuvre masculine, hormis celle du bâtiment, se voit contrainte d'aller travailler dans les villes voisines. La main-d’œuvre féminine est plus favorisée. — (Marc Michon, Petite histoire de Vatan, impr. Lecante, 1971, page 57)
- Le blouson en jean, devenu un basique de la garde-robe féminine comme masculine, est le blouson le plus porté aujourd'hui. — (Christelle Beneytout, Guide des tissus par projets de couture, Eyrolles, 2015, page 156)
- En contrebas du hameau, une voix féminine a retenti : “Plume !” Obéissant à l’appel de sa propriétaire, la chienne est repartie fissa. Mais nous avions un nom. — (Martin Duru, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 25/03/220 de Philosophie Magazine)
- Qui ressemble aux femmes, ou qui tient des femmes.
- Cet homme a un visage féminin, une voix féminine, des manières féminines.
- (Marketing) Qui est destiné aux femmes.
- J’ai frémi plus d’une fois en lisant dans un magazine féminin la version « métropolitaine » d’une recette créole. On croirait qu’il suffit de mêler lait de coco, tomates et piment pour obtenir un curry ! Il faut aussi du temps, beaucoup de temps. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 321)
-
commun
?- Qui sert, qui peut servir à tout le monde ou seulement à plusieurs personnes.
- Un puits commun.
- Une cour commune.
- Passage, escalier, chemin commun.
- Cela est commun à tout le bourg, commun aux deux maisons.
- Les biens les plus précieux, répondit M. Bergeret, sont communs à tous les hommes et le furent toujours. L'air et la lumière appartiennent en commun à tout ce qui respire et voit la clarté du jour. — (Anatole France, Monsieur Bergeret à Paris, chapitre XVII, 1901)
- Partagé par différents êtres ou par différentes choses.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L'incidence du décès de la victime d'un délit ou d'un quasi-délit sur l'action en indemnité, Librairie de l'Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Le boire et le manger sont communs à l’homme et aux animaux.
- La vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.
- Qualités communes.
- Traits, caractères communs.
- Ami commun.
- Péril commun.
- Des goûts communs les rapprochèrent.
- Cette douleur, cette joie m’est commune avec bien des gens.
- Entreprendre une chose à frais communs.
- La commune mesure de deux quantités.
- J’ai cela de commun avec lui.
- Cette affaire n’a rien de commun avec celle dont il s’agit.
- (En particulier) Mutuel, réciproque.
- D’un commun accord.
- Public, collectif.
- L’intérêt commun
- Le bien commun.
- Général ; ordinaire ; habituel ; moyen ; qui appartient ou peut appartenir à la plupart des hommes ou à un grand nombre d’hommes.
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- À huit heures et demie la directrice fut remplacée par une adjointe, Mme Galant, grosse femme assez commune, qui avait l’air d’une marchande des Halles cossue, plutôt que d’une institutrice. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- […] une décence qu'on ne trouve pas à ce point dans les campagnes où la trivialité est si commune. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- C’est l’opinion commune.
- Une erreur très commune.
- Une destinée commune.
- L’usage en est fort commun.
- Il n’y a rien de si commun, rien n’est plus commun.
- Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes.
- Répandu et abondant ; fréquent ; courant.
- Les melons sont fort communs cette année.
- Les bons muscats sont communs en Languedoc, en Provence.
- Il est commun de croiser des cerfs dans ces forêts.
- (En particulier) (Mathématiques) Propriété valable pour plusieurs nombres ou entités.
- Diviseur commun.
- Le plus grand commun diviseur.
- Dénominateur commun.
- (Géométrie) Ce qui appartient à la fois à deux figures que l’on compare.
- L’angle a, le côté b et c sont communs à tel triangle et à tel autre.
- (Droit de la copropriété) Relatif à une communauté de biens.
- Époux communs en biens.
- Le contrat porte que les époux seront communs en biens.
- (Linguistique) Qualifie les mots, les termes ordinaires d’une langue, par opposition à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Linguistique) Qualifie la langue qui est parlée le plus généralement dans un pays, ou parfois sert de langue d'échange (koiné).
- En France, le français est la langue commune.
- Qui est médiocre, qui ne sort pas de l’ordinaire, qui est peu estimable dans son genre.
- Il a fait un discours très commun.
- C’est un orateur fort commun.
- Une invention commune.
- Rien de plus commun.
- De peu de valeur et d’une qualité médiocre.
- Un marchand qui n’a que des marchandises très communes.
- Il n’y a là rien que de commun.
- Vulgaire, bas, par opposition à noble, distingué.
- Son langage est bien commun.
- Cette femme a des manières communes.
- Tu as tous les mauvais instincts. Par-dessus le marché, tu es commune. J’ai honte de toi. Dès ta petite enfance, j’ai compris que tu ne serais jamais une dame. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 40)
- (Grammaire) Épicène, ayant une terminaison identique au masculin et au féminin [2].
- (Linguistique) Dans certaines langues, genre grammatical avec tous ses articles issu d'une fusion du masculin et du féminin, alors que le neutre demeure.
- Le mot lag (« loi ») est du genre commun en suédois.
-
corbin
?- (Désuet) (Ornithologie) Ancien synonyme de corbeau ou de grand corbeau (oiseau).
- (Désuet) (Ornithologie) Petit corbeau.
-
alpin
?- (Géographie) Relatif aux Alpes ; qui croît, qui habite, ou qui se trouve sur ou dans celles-ci.
- (Par extension) Relatif aux hautes montagnes.
- Le mot « alpin » a pris chez les botanistes et les géographes, un sens mondial, il désigne, avec plus ou moins de netteté, ce qui a trait aux hautes montagnes. On parle, par exemple, de l'étage alpin des Montagnes Rocheuses. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, note de bas de page 84)
- Comme ces plantes alpines dont la racine est plongée dans des glaces éternelles… — (François-René de Chateaubriand, Gén. IV, II, 7. - cité par Littré)
- Plantes alpines, prairies alpines, rochers alpins, chalet alpin.
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ambrosien
?- (Liturgie) Relatif à saint Ambroise.
- Chant ambrosien.
- Messe ambrosienne.
- Relatif à la bibliothèque Ambrosienne, à Milan.
- Le palimpseste ambrosien est dans le plus triste état ; il est mutilé, d'une écriture souvent évanide. — (Egger, Journal des savants, janvier 1877)
-
frangin
?- Un dérivé irrégulier de frère, le suffixe est inexpliqué, mais dans toutes les langues, les synonymes familiers de frère ont subi beaucoup de déformations ; « On dit aussi fralin » — (Dictionnaire de la langue verte: argots parisiens comparés, 1867) → voir bratr, brach et brácha en tchèque ;
- Emprunt à l’argot piémontais franzino « id. » (Bl.-W.5), mais l’inverse (emprunt à l'argot français) est aussi possible ;
- De l’argot canut lyonnais, où le mot serait une déformation de frangeur (ouvrier qui fait des franges), le nom de famille Frangin est attesté au XVIIIe siècle.
- Alice Becker-Ho rattache ce mot au romani phral, pal, bral (« frère, camarade »)[2].
-
amérindien
?- Relatif aux Amérindiens.
- L’art amérindien, la culture amérindienne, la cuisine amérindienne, les coutumes amérindiennes, l’histoire amérindienne, les langues amérindiennes.
- En général, on ignore, comme si c’était une quantité négligeable, la richesse de l’histoire des peuples amérindiens d’ici et ses liens – qui remontent jusqu’aux Aztèques par la culture du maïs – avec toutes les cultures autochtones des Amériques. — (Le Devoir, 6–7 mai 2006)
- Ces élections récentes témoignent de la lente avancée des femmes dans les communautés amérindiennes du Québec. — (Le Devoir, 12 octobre 2006)
- Entre-temps, les Iroquois s'arrangeront pour attaquer les nations amérindiennes alliées des Français. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, p. 228.)
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contraint
?- Qui est gêné, forcé.
- Je ne lui trouvai plus cette vivacité, ces brusques élans, cette rapide expression qui m’avaient tant plu en elle. Ses regards étaient lents, ses gestes contraints, son attitude morne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, 1896, réédition Le Livre de Poche, page 220)
- L’empressement qu’elle mettait à nous être agréable et, comme elle disait, à « faciliter les choses », était si épais que nous restions le plus souvent, Alissa et moi, contraints et quasi muets devant elle. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 37)
- Jamais Clément Talon ne faisait un pas qui ne fût absolument nécessaire ; il marchait lentement, lourdement, avec quelque chose de contraint qui me porte à croire qu’il souffrait de la goutte. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, réédition Le Livre de Poche, page 128)
- Mais, à la longue, elle se vit contrainte de renoncer à ses méthodes iniques, parce que trop d’enquêtes s’étaient tournées à sa confusion […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il a l’air contraint.
- Une posture contrainte.
- Il n’y a rien de contraint dans ses manières.
- Je n’y consentirai que contraint et forcé.
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filonien
?- Qui présente des filons.
- Terrains filoniens, terrains éruptifs réduits à de très petites dimensions, et tirant leur nom de ce qu'ils comprennent toutes les roches ou filons, pierreuses et métallifères.
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déteint
?- Participe passé masculin singulier de déteindre.
- Des piliers ronds supportent la voûte de bois dont la couleur bleue est déteinte. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 118, 2012)
- Troisième personne du singulier du présent de déteindre.
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bénédictin
?- Religieux de l’ordre de Saint-Benoît.
- Les bénédictins dans cette occurrence péchèrent donc par orgueil. Ils se fièrent aux nombreux domestiques du couvent qu’ils croyaient capables de repousser une attaque. […]. Ils se fièrent aussi en Dieu, les pauvres moines, et en leur bonne cause.[…]. Mais les bénédictins avaient mal placé leur confiance. Dieu pour les éprouver sans doute, jugea à propos de les abandonner. — (H. Leymarie, « Excursion à Die », dans la Revue du Lyonnais, Lyon : chez Léon Boitel, 1835, volume 1, page 466)
- Il y existait de toute ancienneté une abbaye […] Elle était primitivement desservie par des bénédictins ; mais vers 1343 Philippe de Valois en fit don aux cordeliers. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Wary de Dommartin la rebâtit ; d’abord bénédictin au monastère de Saint-Epvre à Toul, puis prieur de Varangéville il céda ensuite son prieuré, moyennant redevance, à Jean de Nicolinis […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Sens figuré) Érudit qui se livre au travail sans que rien puisse jamais l’en distraire.
- Néanmoins, il se trouve […] des hommes qui chérissent une vie à l’ombre, un travail tranquille, des Bénédictins égarés dans notre société sans monastère pour eux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- « Ah çà ! me dit-il, où en es-tu ? Depuis six mois, tu veilles, tu te morfonds ; tu mènes une vie de séminariste qui a fait des vœux, de bénédictin qui prend des bains de science pour calmer la chair ; où cela t’a-t-il mené ? » — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 124)
- Depuis son installation définitive à Plassans, il menait une existence de bénédictin, cloîtré dans ses livres, loin des femmes. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
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aquilin
?- Qualifie un nez fin et courbé en bec d’aigle.
- Un nez légèrement aquilin complétait le charme de cette tête noble à la fois et cependant variant à chaque instant, comme les nuances de passion qui agitaient madame d’Hocquincourt. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ce commandant, un homme fort, haut, […], le nez aquilin, les yeux immobiles et rapaces, et le crâne tout petit, nous reçut avec bonhomie et amabilité. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Bien sûr, Barbara, c’est une voix, de plus en plus grave. Mais aussi un nez aquilin, un regard noir, concentré et toujours ailleurs, une main aux mille envolées. — (Robert Olivier, « Envoûtante Barbara », dans La Vie, no 2 762, 6 août 1998)
- (Par extension) Qualifie les traits du visage, d’un profil ou le visage lui-même.
- Sur les quatre heures, un tout jeune homme, de taille petite, mais élégante et svelte, aux cheveux soyeux divisés en huit nattes qui tombent de chaque côté de la tête, au trait aquilin, à peau d’un rouge brun […] — (Paul Soleillet, Gabriel Gravier, Voyage à Ségou, 1878-1879, Challamel aîné, 1887, page 51)
- Quand elles étaient jeunes, Saâdia, à la fine figure aquiline et bronzée, et Habiba, blanche et frêle, charmaient les loisirs des Bou-Saadi et des nomades. — (Isabelle Eberhardt, Pleurs d’amandiers, 1903)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.