Dictionnaire des rimes
Les rimes en : annotateur
Que signifie "annotateur" ?
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- Celui qui fait des annotations sur un texte.
- — Ou est l’Ariane ? où est l’Astrée ? s’écriait en gémissant Godeau l’annotateur. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XX, 1826)
- Dans le commentaire du Notre-Père, l’annotateur retranscrit les demandes de la prière dans leur énonciation à la première personne du pluriel. — (Société de l’histoire du protestantisme français (France), Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français : Volume 150, 2004)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "annotateur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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bateleur
- (Désuet) Homme qui fait des tours de passe-passe.
- Homme qui monte sur des tréteaux sur une place publique pour pratiquer un numéro de spectacle.
- La pauvre désolée ne trouvait plus rien qui l’égayât. En vain avait-on mandé des quatre coins du monde les plus fameux baladins, bateleurs, bouffons, turlupins, pîtres, grimaciers, grotesques et farceurs. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
- Il accompagna cette fois ses cris inhumains d’une série de sauts de carpe à désespérer un bateleur. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Par ces temps de pantagruélisme, où le succès, chez nous, est aux bateleurs, où la gloire est aux clowns, où le trapèze de Léotard fait merveille, où Blondin triomphe sur la corde roide, les badauds des deux mondes trouveraient peut-être encore des émotions neuves au spectacle des exercices de force et d’adresse des Cingalais. — (Octave Sachot, L’Île de Ceylan et ses curiosités naturelles, 5e éd. augmentée et ornée de gravures, Victor Sarlit, Paris, 1869, page 23)
- – Je suis comme un bateleur qui a procédé au montage méticuleux des tréteaux sur lesquels il va se produire et qui, maintenant qu'ils sont en place, hésite soudain à y monter. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 155)
- (Sens figuré) Homme qui fait le bouffon en société.
- Il est avéré que le Front national a existé d'abord par Jean-Marie Le Pen, comédien patenté de la scène politique, bateleur maniant le calembour aussi bien que l’imparfait du subjonctif, vieux faluchard devenu charismatique par ses outrances mêmes. — (Michel Winock, Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France, Éditions du Seuil, 2015, chapitre 4)
- (Ornithologie) Rapace du genre Terathopius.
- Le bateleur des savanes.
- (Cartes à jouer) Première arcane du tarot de Marseille.
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décodeur
- Dispositif effectuant un décodage.
- (Spécifiquement) (Audiovisuel) Dispositif destiné à extraire et à reconstituer un ou plusieurs signaux utiles à partir d’un signal codé.
- Cet été, j’ai regardé pour la première fois un film classé X à la télévision, sur Canal +. Mon poste n’a pas de décodeur, les images sur l’écran étaient floues, les paroles remplacées par un bruitage étrange, grésillement, clapotis, une sorte d’autre langage, doux et ininterrompu. — (Annie Ernaux, Passion simple, Gallimard, collection Folio, 1991, page 11)
- (Par extension) (Sens figuré) (Ironique) Mode d’emploi, clés permettant de déchiffrer quelque-chose d’incompréhensible.
- J’ai besoin d’un décodeur pour interpréter le langage des femmes. Tu vois, quand je commande un steakfrites, c'est que je veux manger un steakfrites. Pour une fille, c’est plus complexe. — (Leah Magnin, Le Choix des filles, Denoël, 2013, chapitre 10)
- Quand on écoute le bulletin télévisé, ou quand on écoute un politicien parler, il faut allumer son décodeur mental pour bien voir ce qu’on cherche à nous dire et nous cacher. — (Mathieu Bock-Côté, « La théorie du camion fou ». Vigile Québec, 22 décembre 2016)
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baladeur
- Qui se balade.
- Ce programme de test mémoire inclut des tests par la méthode du bit baladeur.
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causeur
- Qui aime à causer.
- … ; les chasseurs, gens peu causeurs de leur nature, croyant soupçonner sous les paroles embarrassées et les réticences du jeune homme, un secret qu’il désirait garder, …. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Pendant les heures des repas nous fîmes connaissance, et bien vite, il me prit en amitié ; j’étais questionneur enragé, il était causeur ; nous devînmes inséparables. Dans la mine, où généralement on parle peu, on nous appela les bavards. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
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nasilleur
- Celui qui nasille, qui parle du nez.
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simplificateur
- Qui simplifie.
- Richelet, en 1680, publia un Dictionnaire selon d’Ablancourt, […], il fit ou voulut faire des réformes simplificatrices, qui ne sont pas encore adoptées, et qui sont (souvent) celles que réclame aujourd’hui la Commission de simplification. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
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annotateur
- Celui qui fait des annotations sur un texte.
- — Ou est l’Ariane ? où est l’Astrée ? s’écriait en gémissant Godeau l’annotateur. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XX, 1826)
- Dans le commentaire du Notre-Père, l’annotateur retranscrit les demandes de la prière dans leur énonciation à la première personne du pluriel. — (Société de l’histoire du protestantisme français (France), Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français : Volume 150, 2004)
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conjurateur
- Qui possède ou est censé posséder le pouvoir de conjurer.
- Voix conjuratrice. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922, page 63)
- Fétiches conjurateurs. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Fanal bleu, 1949, page 202)
- Elle trouvait à ces coups de baguette un air conjurateur de fort mauvais augure, elle aurait voulu les murs moins hauts, les pièces moins grandes, et n’osait questionner le jeune homme sur les effets de cette sorcellerie. — (Honoré de Balzac, César Birotteau, 1837, page 105)
- J’anticipe de quelques jours sur l’histoire ; j’expose une vérité dont nous tâchons en vain d’arrêter le dégagement ; j’écris le préambule de notre future constitution. Ce serait le fer conjurateur de foudre que cette définition qui nous paraît blasphématoire, la propriété, c’est le vol, si nos préoccupations nous permettaient de l’entendre ; mais que d’intérêts, que de préjugés s’y opposent !… — (Pierre-Joseph Proudhon, Qu’est-ce que la propriété?, premier mémoire, J.-F. Brocard, Éditeur, Paris, 1840)
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composeur
- (Vieilli) Compositeur d’une œuvre considérée comme médiocre.
- Le 4 mars 1517 Gringore reçut en tant que «composeur de farces» un paiement du duc de Lorraine, son futur maître, à Saint-Mihiel. — (Pierre Gringore, Œuvres polémiques rédigées sous le règne de Louis XII, édition critique publiée par Cynthia Jane Brown, Droz, 2003, introduction, note 34, page 22)
- PHILISTION , de Magnésie, poëte mimique , ou composeur de farces , vivoit à Rome peu après Horace. — (Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'Histoire sacrée & profane, édition revue et refondue par Étienne François Drouet & Claude Pierre Goujet, Paris : Les Libraires associés, 1759, vol.8, p.291)
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adulateur
- Celui qui adule.
- Lâche, vil adulateur.
- Les adulateurs ont perdu ce prince.
- C’est un perpétuel adulateur.
- C’est une grande adulatrice.
- Ses sentiments à l’endroit de l’empereur ne sont nullement ceux d’un adulateur. — (Revue universitaire, volume 18, partie 2, 1909)
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mutilateur
- Qui mutile.
- Des ciseaux mutilateurs.
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cafardeur
- Qui a le cafard.
- Ce soir je suis crevée et un peu cafardeuse.
- Qui dénonce hypocritement.
- Je n'ai jamais eu aucune sympathie pour ces gens sournois et cafardeurs.
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bénisseur
- Qui bénit.
- Il n’y avait qu’à le voir au seuil de sa petite maison à devise, appuyé sur sa Charlotte, au milieu des rosiers de la façade, dans une pose prétentieuse comme une lithographie de romance, et tellement épanoui d’égoïsme satisfait qu’il en oubliait sa haine et envoyait de la main un adieu paternel et bénisseur à l’enfant qu’il venait de chasser. — (Alphonse Daudet, Jack, 1876)
- (Péjoratif) Qui porte attention par pure convention ou par politesse.
- Il a de la place, on a presque tout vendu selon la justice, et quand le curé s’amène, l’air bénisseur, Toniot fiche le camp par la cheminée après avoir verrouillé sa porte. — (Rachilde, Le Tueur de grenouilles, 1900)
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blanchisseur
- Personne qui blanchit du linge, des toiles, de la cire.
- Blanchisseur au mois, à l’année, à la pièce.
- Personne qui blanchit de l’argent.
- Dans le cas des contrats d’assurance-vie le blanchisseur peut dans un premier temps « sur-financer » son contrat en y transférant des fonds, puis par la suite retirer ces sommes moyennant le règlement d’une simple pénalité. — (David G. Hotte, Virginie Heem, La lutte contre le blanchiment des capitaux, 2004, page 131)
- (Maçonnerie) Ouvrier qui passait de la chaux éteinte sur les murs pour les blanchir.
- Très souvent, le recouvreur, artisan qui terminait l'ouvrage des maçons, était également blanchisseur lorsqu'il enduisait les murs de plâtre ou de chaux éteinte. — (Jean-Pierre Jacquemart, Architectures comtoises de la Renaissance, Éd. Presse universitaire de Franche-Conté, 2007)
- Pendant les mois de vacances, il avait la faveur insigne d'aider son père à dépendre, rouler, ranger cartes et tableaux pour permettre au blanchisseur de redonner la couche de chaux annuelle. — (Jean-François Condette, Albert Châtelet, la République par l'école, Éd. P.U.F. 2009)
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confesseur
- (Religion) Celui qui, dans l’Église primitive, avait confessé la foi de Jésus-Christ, jusqu’à souffrir des tourments, mais sans mourir.
- La fête d’un confesseur. - Les confesseurs de la foi.
- « Je veux lire le Nouveau Testament dans l’original, fit-il avec l’énergie d’un confesseur de la foi devant un préfet romain. » — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 19)
- Prêtre qui entend en confession.
- […] les pères et mères de famille qui avaient entendu les dernières paroles de Gilles de Retz, jeûnèrent trois jours pour lui mériter la miséricorde divine, qu’on ne doute pas qu’il ait obtenue, son confesseur étant un des plus habiles de l’époque. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Henri IV est le grand-père de Louis XIV, Cotton, le grand-oncle du P. la Chaise : deux royautés, deux dynasties, celle des rois, celle des confesseurs jésuites. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 17)
- Mais une vieille demoiselle change plus facilement de confesseur qu’elle ne change d’opinion. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 23)
- Les jeux érotiques commencent évidemment dès l'enfance, se poursuivent de plus belle entre adolescents ou jeunes adultes (ainsi le maraîchinage en Vendée) et tout cela tracasse beaucoup les confesseurs. En revanche, les participants s'y livrent « sans rougir ». — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, volume 46, n° 46, page 128)
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naufrageur
- (Marine) Pillard de côtes qui, par des feux, de faux signaux, provoque des naufrages.
- On raconte beaucoup d’histoires à leur sujet, des légendes de naufrageurs… — (Sylvie Germain, Tobie des marais, Gallimard, 1998, page 162)
- On les appelle le peuple des steppes. Des naufrageurs de la pire espèce qui attendent les bateaux de commerce à l’abri des forêts. — (Yves Sente, Grzegorz Rosiński, Le Bateau-Sabre, Le Lombard, 2011, 48 pages, page 12)
- À la même époque, les Médoquins, tout au moins ceux de la côte océane, ont la mauvaise réputation d’être des naufrageurs. — (Alain Viaut, Récits & contes populaires du Bordelais, 1981, page 22)
- (Sens figuré) Celui qui fait échouer un projet, une entreprise.
- Lothar de Maizières. Ce Prussien d’origine huguenote avait succédé à Erich Honecker en 1990 à la tête de la RDA dont il avait été en quelque sorte le naufrageur. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 84)
- Le gouvernement Philippe, naufrageur de l’intérêt général, a capitulé sans combattre devant une vieille exigence de la Commission européenne. — (Bertrand Rouzies, Privatisation des barrages français: un acte de haute trahison sur Mediapart. Mis en ligne le 16 juin 2018)
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aviculteur
- Éleveur d’oiseaux.
- Depuis longtemps, M. Alfred Rousse, de Fontenay-le-Comte (Vendée), s'occupe de l'élevage de nombreuses espèces de Perruches, et cet aviculteur émérite compte de nombreux succès. — (M. C. Raveret-Waitel, Rapport au nom de la Commission des récompenses, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 3e série, tome 9, 1882, année 29, Paris, 1882, p. ci)
- (En particulier) (Élevage) Professionnel spécialisé dans l'élevage des animaux de basse-cour et en particulier des volailles en vue de l'exploitation commerciale.
- Dans ce livre, il a eu pour but de fournir tous les détails dont la connaissance est nécessaire à un aviculteur sur l'installation des poulaillers la plus rationnelle et la plus hygiénique, sur l'alimentation des oiseaux de basse-cour, sur l’incubation soit naturelle, soit artificielle, sur l'élevage des poussins, et sur les divers procédés d'engraissement des volailles et leur préparation pour la vente. — (Henry Sagnier, « Bibliographie agricole », dans le Journal de l'agriculture de la ferme et des maisons de campagnes, 29e année : 1894, tome 2 (juillet à décembre), Paris : au bureau du journal & chez M. G. Masson, 1894, p. 152)
- Vous avez certainement entendu dire par tel grand aviculteur professionnel : « Cette année, j’ai fait 800 000 œufs » ou par tel autre : « Je viens de faire 40 000 poulets » et vous n’avez pas souri. — (Louis Serre, L’aviculture industrielle: élevages de sélection fermes de ponte, élevages en batteries, 1945)
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caboteur
- (Marine) Marin qui fait le cabotage.
- Edmond était devenu aussi habile caboteur qu’il était autrefois hardi marin ; — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), volume 1, page 238)
- (Marine) Navire côtier.
- Effectivement, un beau matin l’Utile, petit caboteur qui fait le service de l’île, appareilla, l’emporta avec toute sa famille, et nous revint avec un autre régisseur. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- C’est là qu’ils s'étaient réunis, entrechoquaient leurs verres pleins d’une rude eau-de-vie ou des petits vins de Bordeaux apportés sur ces côtes par les caboteurs. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 153-154)
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bonheur
- État heureux causé par une complète satisfaction.
- Étymologiquement, le mot bonheur provient de deux mots latins : bonum et augurum. Le premier signifie « bon, positif, favorable » tandis que le deuxième se traduit par « augure, présage ou divination ». Le bonheur se définit par un état de contentement qui peut être permanent, sinon durable, et qui peut croître. — (Christine Michaud et Thomas De Koninck, Le Petit Prince est toujours vivant, Gallimard/Édito, 2020, page 61)
- J’ai passé neuf ans près de toi, neuf ans d’un bonheur qui n’était pas fait pour ce monde ; c’est plus qu’aucun homme n’en a jamais obtenu. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Sentir un amour, un dévouement immense pour celui qu’on aime, et rencontrer dans son cœur, à lui, un sentiment infini où l’âme d’une femme se perd, et toujours ! dites, est-ce un bonheur ? — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il est en nous un sentiment inné, développé d’ailleurs outre mesure par la Société, qui nous lance à la recherche, à la possession du bonheur. La plupart des hommes confondent le bonheur avec ses moyens, et la fortune est, à leurs yeux, le plus grand élément du bonheur. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Aussi s’était-elle, dès le premier moment, laissée aller avec un sentiment de bonheur indéfinissable, à la pente qui l’entraînait vers le Cœur-Loyal, et l’amour s’était installé en maître dans son âme. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Cet homme n’est pas heureux, et cependant j’envie son bonheur. Dites-moi ce qu’il y a à répondre à cela, sinon que le bonheur est en nous, en chacun de nous, et que c’est le désir de ce qu’on n’a pas ! — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Elle ne savait pas, jeune fille de dix-sept ans, depuis longtemps orpheline, que le bonheur n’est jamais pour nous qu’un visiteur furtif ; qu’il luit et s’évanouit comme l’éclair et laisse dans l’âme une saveur de cendre amère, des jonchées de ruines et d’illusions brisées. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Moi j’en ai rien à foutre d'être quelqu'un. Je suis un mec sans ambition. Moi mon bonheur, c'est la pêche et le pastaga. Tu vois, ça va pas chercher bien loin. — (David Thomas, Je n'ai pas fini de regarder le monde, Albin michel, 2012)
- " Le bonheur est un puzzle dont il convient de replacer les éléments chaque matin " (Yves Michallet le bonheur d'être vous)
- Événement heureux.
- Il est toujours égal au milieu de tous les malheurs et de tous les bonheurs du monde.
- Il lui est arrivé plusieurs bonheurs en un jour.
- Chance favorable.
- Il a eu le bonheur d’éviter ce danger.
- Il s’en est tiré par le plus grand bonheur du monde.
- Quel bonheur qu’il ne nous ait pas reconnus !
- (Familier) Réussite, prospérité.
- Les immenses succès obtenus par la civilisation matérielle ont fait croire que le bonheur se produirait tout seul, pour tout le monde, dans un avenir tout prochain.— (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Avoir un bonheur insolent.
- Jouer de bonheur.
- Bon hasard, par des circonstances heureuses, dans les choses qu’on entreprend.
- Il a eu du bonheur toute sa vie.
- Avoir un bonheur constant.
- Faut-il que j’aie du bonheur, pour que cette enfant-là m’ait rappelé cette grande coquine de lettre ! — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Résultat variable d’une action (généralement au pluriel).
- Plusieurs peintres de Venise, de Ferrare et de Brescia avaient utilisé avec des bonheurs divers de tels procédés. — (Georges Perec, Un cabinet d’amateur, 1979, Le Livre de Poche, page 96)
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meilleur
- Comparatif de bon. Qui est d’un degré supérieur à bon, qui vaut plus que la personne ou la chose à laquelle on le compare.
- Si nous avions engagé Krotz et son parti à nous servir de guides, ce n'est pas que nous nous fiassions beaucoup à eux ; mais où trouver de meilleurs cochers dans le pays ? — (Thomas Arbousset, Relation d'un voyage d'exploration au nord-est de la colonie du Cap de Bonne-Espérance, Paris : chez Arthus Bertrand, 1842, page 235)
- M. Hauriou a tout à l'heure formulé un rêve et manifesté une nostalgie : ceux d'un meilleur des univers politiques possibles, où les partis politiques vivraient dans un climat d’euphorie et se trouveraient parfaitement justifiés, parfaitement admis par l'opinion publique et parfaitement aimés. — (Intervention de M. Royer, dans L'état des forces politiques à la veille de l'élection présidentielle - La candidature Defferre : analyse rétrospective, Association française de science politique : Entretiens du Samedi, n° 5 de novembre 1965, p. 32)
- Car, si l’effondrement du barrage avait montré à Pierre qu'il était temps de devenir quelqu'un de meilleur, ce n'est que lorsqu'il fut au fond du trou qu'il put commencer à se relever. — (Patrick Seth, Les Revenants, tome 1, Éditions Michel Lafon 2015, chapitre 28)
- – Oh ! dit-elle, par la grâce de Dieu, j’entends encore très bien… et mes yeux, aussi, sont des meilleurs… — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 235)
- Cet homme est bon, mais son frère est meilleur, encore meilleur.
- Le temps est meilleur qu’il n’était hier. — Il n’y a rien de meilleur.
- Cela est un peu meilleur. — Il est en meilleur état. — Je suis ton meilleur.
- Précédé d’un déterminant défini comme l’article défini le, superlatif de bon signifiant qui est au-dessus de tout, dans son genre, pour la bonté, l’utilité.
- Il est de fait que le Tartuffe est sans contredit la meilleure comédie de Molière, un de ces chefs-d’œuvre dont on n’avait pas encore eu d’exemple à la scène. — (Albert du Casse, Histoire anecdotique de l’ancien théâtre en France, vol. 2, E. Dentu éditeur, 1864, page 72)
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- Si la pêche du sandre est théoriquement possible toute l’année, les deux meilleures périodes semblent être la fin du printemps, juste après le frai, puis l’automne. — (Pascal Durantel, Pêche, l’encyclopédie, Éditions Artemis, 2003, page 230)
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carotteur
- Celui qui carotte.
- Allons, adieu, carotteur. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
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fomentateur
- Celui qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
- Lorsqu’il [Napoléon dans la retraite de Moscou] campait, sa conversation roulait sur les ministres vendus, disait-il, aux Anglais, lesquels ministres étaient les fomentateurs de cette guerre. — (Chateaubriand, dans le dictionnaire de Dochez)
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collectionneur
- Personne qui collectionne quelque chose ; celui qui fait des collections.
- Les journaux et les magazines qui alimentaient les cerveaux américains (car les livres, sur ce continent impatient, n’intéressaient plus que les collectionneurs) devinrent instantanément un feu d’artifice. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- J’aime la nature telle que les dieux l’on faite, et j’aime tant à la voir que je ne trouve pas le temps de la regarder par les yeux des autres, comme font les collectionneurs de tableaux. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- (Par apposition) — Il publia, en 1706, un recueil, Cent Vues de Venise, aux planches incisées avec une maestria qui lui fait le plus grand honneur et lui assure, aujourd'hui encore, l'admiration des iconophiles collectionneurs. — (Octave Uzanne, Canaletto, Parkstone International, 2015)
- Un cartophile est un collectionneur de cartes postales.
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acheteur
- Celui qui achète.
- Caton disait que le père de famille doit être vendeur plutôt qu’acheteur.
- (Commerce) Client d’une activité commerciale ou industrielle.
- Puis, en grosses lettres, cette phrase : « Plus il y aura d’acheteurs de blé, meuniers ou négociants, plus les agriculteurs vendront le leur facilement et cher. » Il est hors de contestation que, si des éléments de concurrence nouveaux devaient surgir, le cultivateur y trouverait son compte. — (Annales de la Chambre des députés : Débats parlementaires, Paris : Imprimerie du journal officiel, 1921, page 1002)
- La clientèle étant réfractère[sic] à ces prix, supérieurs de 50 % à ceux qui se pratiquaient au début du mois de septembre, les acheteurs restent dans l’expectative et ne passent leurs ordres que par petits paquets et au jour le jour. — (Le Progrès agricole et viticole, 1929, vol.92, page 360)
- La Guerre Civile durait depuis trois mois, elle avait cinq cents abonnés et huit cents acheteurs au numéro, […]. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p.44)
- Le marketing tente d’influencer le comportement de l’acheteur en l’amenant à catégoriser les marques et les établissements de détail d’une certaine manière parce qu’ils en infèrent des effets souhaitables. — (Paul Pellemans, Le marketing qualitatif : perspective psychoscopique, 1998)
- (En particulier) Celui dont c’est la profession d’acheter.
- Il est acheteur pour une chaîne de supermarchés.
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coadjuteur
- (Religion) Celui qui est adjoint à un prélat de l'Église catholique romaine, pour l’aider à remplir ses fonctions, et qui est ordinairement destiné à lui succéder après sa mort.
- Je vais voir, dans quelques moments, monseigneur le coadjuteur, et il vous témoignera bientôt sa satisfaction. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Quant au coadjuteur, M. Pictursson, il faisait actuellement une tournée épiscopale dans le bailliage du nord. — (Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 9, 1867)
- (Religion) Moine ou nonne qui assiste un abbé, une abbesse.
- Le père coadjuteur.
- Le frère coadjuteur.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.