Dictionnaire des rimes
Les rimes en : annoncée
Que signifie "annoncée" ?
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- Participe passé féminin singulier du verbe annoncer.
- Même lorsqu’elle se rencontre à l’identique chez les prophètes et les apocalypticiens, l’apocalypse n’y revêt donc pas le même sens, puisque l’apocalypse annoncée par les prophètes demeure essentiellement conditionnelle. — (Hicham-Stéphane Afeissa, La fin du monde et de l’humanité, 2014)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "annoncée".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
décider
?- Résoudre après examen une chose douteuse et contestée.
- Décider une affaire, une question, un point de droit.
- Il me semble que cela décide la question.
- Le tribunal a décidé que la donation était nulle.
- Mon sort va bientôt se décider.
- Une chose décidée.
- Dans ces temps de barbarie, tout se décidait par la force.
- On n’a pas encore décidé, en Europe, si cette maladie est contagieuse ou non. — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, IV, 2)
- (Absolument) C’est un homme qui aime à décider, qui décide trop hardiment.
- (Absolument) Décider de tout, sur tout à tort et à travers.
- (Absolument) Décider en faveur de quelqu’un.
- Arrêter ou déterminer ce qu’on doit faire.
- Et à deux lieues, dans les hangars de la douane de Mazagan, les matériaux d’un pont en fer, dont la construction avait été décidée il y a une cinquantaine d'années par Sidi Mohammed, s’oxydent et s’écaillent. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 144)
- La commission de permanence s’émut : elle décida de mander le ministre de la Guerre, le général d’HAUTPOUL qui minimisa l’affaire mais fit porter le chapeau si l'on peut dire au général CHANGARNlER qui de ce fait rompit toute relation avec le président, le 7 octobre 1850. — (Jean-Pierre Collignon, La médaille française et l'histoire de la Guerre de 1870-1871, Musées de Charleville-Mézières, 1995, page 21)
- Amener à une conclusion définitive ; rendre inévitable.
- Le temps où l’infanterie décidait des batailles était révolu. La guerre se transformait en une question de matériel, d’entraînement et de connaissances spéciales très compliquées. Elle avait cessé d’être démocratique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 214 de l’édition de 1921)
- Lorsque la bourgeoisie embryonnaire eut à affronter le Pérou et la Bolivie, en 1879, pour décider de la propriété des mines de nitrate (monopole naturel sur l’une des plus grandes richesses de l’époque), elle se heurta pourtant aux États-Unis. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Absolument) Le chevalier avait quitté brusquement la lice quand la victoire fut décidée, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Ils arrivèrent à la grotte, tout le monde se les gelait sérieusement. Ils décidèrent de faire un feu pour la nuit. — (Eva Kavian, L'Homme que les chiens aimaient, ONLIT Éditions, 2016, page 98)
- Déterminer quelqu’un à faire quelque chose.
- Cette raison m’a décidé à partir.
- C’est lui qui m’a décidé à vous écrire.
- Je suis décidé à tout entreprendre.
- (Absolument) Allons, décidez-vous.
- (Absolument) Il est bien lent à se décider.
- (Absolument) Il s’est décidé trop légèrement.
- (Pronominal) Se prononcer, se déclarer pour quelque chose, pour quelqu’un, lui donner la préférence.
- Nous nous décidâmes pour ce parti.
- La victoire se décida pour eux.
-
aller
?- le latin eo, is, ii (ivi), itum, ire (j’irai) pour les formes en ir- ;
- et le latin vado, vadis, vadere (je vais) pour les formes en v- ;
- une origine incertaine pour les formes en all- et aill-, lesquelles ont fait l'objet de nombreuses hypothèses parmi lesquelles :
-
ennuyer
?- Causer de l’ennui, fatiguer l’esprit par quelque chose d’insignifiant, de monotone, de déplaisant, ou de trop long.
- Nous étions tous possédés d’une inquiétude lente qui nous faisait languir. Personne ne s’ennuyait, mais cette sensation poignante était cent fois pire que l’ennui. Il paraissait d’avance que cette nuit n’aurait pas de fin. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Je craignais que toutes mes lettres ne l’ennuyassent. Je faisais ce que je pouvais pour qu'elles ne fussent pas longues. J'y réussissais rarement; elle me plaignait; elle m'écrivait souvent, cela est vrai; je vivais de ses lettres. — (Mémoires de M. le duc de Lauzun, Paris : chez Barrois l'Aîné, 1822, page 385)
- (Impersonnel) — Il m’ennuie d’être si longtemps séparé de vous. — J’ai cessé de les fréquenter, il m’ennuyait d’entendre toujours déraisonner.
- Causer du désarroi, contrarier quelqu’un.
- Sa défaite l’ennuie beaucoup.
- (Pronominal) Éprouver de l’ennui, se morfondre, ne pas savoir s’occuper.
- Vous vous ennuierez bien ici. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre deuxième)
- (Pronominal) (Par extension) Éprouver de la contrariété à cause d'une absence. Note : l'objet de l'absence est introduit par la préposition de ou, plus rarement, par la préposition après.
- Revenez au plus vite : je m’ennuie de vous.
- (Pronominal) Être ennuyé, avoir du souci.
- — Le petit est malade. Je ne sais pas ce qu’il a… Je m’ennuie. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
-
attendais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de attendre.
- Quand il m’a agriché sur la pelouse à Auteuil alors que j’étais en train d’essayer de lui faire son porte-pèze, je m’attendais pas à ce que j’aurais à travailler pour son compte. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le Jockey masqué, 1913, chapitre XII)
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de attendre.
-
embrasser
?- Serrer, étreindre avec les deux bras.
- Priam se jeta aux pieds d’Achille et lui embrassa les genoux.
- Cet arbre est si gros, que deux personnes ne sauraient l’embrasser.
- J’embrassai en partant le bon colonel et son ami le docteur comme on le fait au théâtre, en nous pressant dans les bras l'un de l'autre et en détournant la tête. — (François Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- (Par analogie) Entourer, contourner.
- Le lierre embrasse cet ormeau.
- Cette rivière se sépare en deux et embrasse une grande étendue de terrain.
- Contenir quelque chose dans toute son étendue.
- L’ancien empire germanique embrassait une grande partie de l’Europe.
- (Sens figuré) Saisir par le regard, par la pensée quelque chose dans toute son étendue.
- Je me fis conduire les yeux fermés, par mon guide, à l’endroit le plus favorable pour embrasser d’un seul coup-d’œil la double chaîne des Alpes. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Quand on sait peu, on éprouve le besoin de tout embrasser ; quand on sait beaucoup, on sent la nécessité de tout résumer. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
- Pour élucider cette idée, je me propose d’embrasser l’Univers dans un seul coup d’œil, de telle sorte que l’esprit puisse en recevoir et en percevoir une impression condensée, comme d’un simple individu. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
- La conviction de l’existence d’un objet éternel, embrassée quand on est jeune, donne à la vie une assiette particulière de solidité. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 193)
- La littérature érotique embrasse plus de réalités psychologiques que la morale bourgeoise ne voulait en connaître, et que le puritanisme n’en tolère. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l’Amour, Albin Michel, 1961, page 41)
- (Manège) Serrer avec les cuisses son cheval pour être plus ferme.
- Embrasser bien son cheval.
- (Sens figuré) S’attacher à quelque chose par choix, par préférence.
- Toute la situation résulte du progrès de la Révolution contre le Christianisme. Eh bien, devons-nous embrasser le dogme de la Révolution ou celui de l'Église ? Pour nous, c'est toute la question — (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873, page 31).
- Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels qui embrassent cet idéal, lesquels, en cet embrassement, peuvent être si peu morts qu’ils se battront avec acharnement pour le défendre. — (Julien Benda, La Trahison des clercs, 1927, édition 1946)
- De très bons dessinateurs embrassent d’autres métiers parce qu’ils estiment que c’est dangereux et que ça ne nourrit pas son homme. — (Emeline Wuilbercq, En Afrique, « la caricature est dangereuse et ne nourrit pas son homme », Le Monde. Mis en ligne le 6 mai 2019)
- (Par extension) Serrer quelqu’un entre ses bras et lui donner un baiser.
- Je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. Durant sa maladie, on m’avait défendu de pénétrer dans sa chambre, et il était parti sans que je l’eusse embrassé. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Mme Pasteur pouvait bientôt écrire : « Grandeau vient d’annoncer au laboratoire que Roux et Chamberland sont décorés et que Pasteur est grand-cordon . On s’est embrassé cordialement au milieu des cochons d’Inde et des lapins. » — (Victor Fraitot, Une page d’histoire du XIXe siècle - Pasteur (l’œuvre, l’homme, le savant), Paris : librairie Vuibert, 1905, page 47)
- (Par extension) Donner un ou des baisers à quelqu’un.
- Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s’emplissent de bruit : rudes bacchanales où l’homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s’y sont pas trompés. — (Hippolyte Taine, Histoire de la littérature anglaise, volume 1, 1856, page 255)
- Puis, lorsqu’ils arrivèrent à la maison des mégers, ils tombèrent justement sur les amoureux, Sophie et son meunier, qui s’embrassaient à pleine bouche, près du puits. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VIII)
- Des messieurs parfumés, que d’affreux gigolos embrassaient sur la bouche, poussaient des gloussements et, tournoyant avec ivresse, s’abandonnaient. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Un mec qui ne s'encombrera pas des convenances et de la séduction à deux balles, qui rentrera, posera le kébab et sans dire un mot, m’embrassera fougueusement en me disant de ne pas m'inquiéter pour toutes les histoires de couple pourries […]. — (Laura Bernard, Football, amour, kébab, Éditions Publibook, 2012, page 49)
- Accepter une idée, adhérer à un concept.
- Mais apparemment, le gouvernement pense serrer la vis encore un peu plus que prévu. Il joue avec l’idée d’un couvre-feu. (…). L’embrassera-t-il vraiment ou la fait-il circuler pour donner un air de modération à ses autres mesures ? — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: résolution ou désespoir?, Le Journal de Québec, 6 janvier 2021)
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permet
?- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de permettre.
- Cette panoplie de données objectives et quantifiées permet de dépasser largement l’approche intuitive, pifométrique et incertaine qui reste la plus souvent celle de la psychologie historique. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 50)
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démasquer
?- Faire reconnaître quelqu’un en ôtant le masque qu’il a sur le visage.
- Elle se démasqua en entrant.
- Pas un des masques ne voulut se démasquer.
- (Sens figuré) Faire connaître quelqu’un pour ce qu’il est ; dévoiler, mettre en évidence la conduite secrète, les intentions cachées de quelqu’un.
- Les faux Américains furent démasqués et capturés. Leur procès s'ouvrit le 22 décembre à Henri-Chapelle, en Belgique. Ils furent condamnés à mort et passés par les armes, […]. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.143)
- Pour ceux, plus cyniques, qui n’ont strictement rien à faire de l’autre, une meilleure identification des conséquences des violences leur ferait davantage craindre d’être repérés et démasqués et de perdre leur statut de personnes « bien sous tout rapport » auquel ils tiennent beaucoup. La connaissance des mécanismes serait un frein intellectuel à leur fonctionnement, un petit caillou susceptible d’enrayer leur système bien huilé, en démontant les rationalisations absurdes imposées jusque-là. — (Muriel Salmona, Le Livre noir des violences sexuelles, chap. 5 « L’agresseur dans tous ses états : Pourquoi commet-on des violences ? », Dunod, 2013 (1re édition), page 273)
- (Par analogie) (Militaire) Découvrir une batterie de canons, de mitrailleuses, jusque-là dissimulée et la mettre en état de tirer.
- Démasquer une batterie.
- (Par analogie) Faire apparaître quelque chose jusque-là dissimulé.
- Admettez qu’en passant là vous tombiez juste sur une ronde qui démasquera brusquement ses lanternes (car ils ont une prime chaque fois qu’ils attrapent quelqu’un), vous en avez pour quarante jours. Et, en ce moment-ci, il s’en passe des choses en quarante jours. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, pages 232-233)
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assumer
?- Prendre pour soi un acte ou une réalité qui vient de soi et qui est difficile à accepter.
- — Et qu’en pense le conseil d’administration ? — Ils voudraient que nous fassions porter le chapeau à l’un de nos sous-traitants et je dois me battre pour que nous assumions cette erreur dont nous sommes les seuls véritables responsables. — (Jennifer Hayward, Une brûlante étreinte, traduction française de Fabrice Canepa, Harlequin, 2016)
- Assumer la responsabilité d’une chose ou l’odieux d’une action.
- Prendre en charge une responsabilité, une tâche, un état qui, normalement, revient à un autre.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Car ses mains miraculeuses avaient le pouvoir d’arracher à la maladie le corps souffreteux d’un enfant, et de l’assumer vers la vie et la lumière.— (Michel Tournier, Le Roi des aulnes)
- Les éditeurs sont responsables de ce qui est publié, et assument les propos de l'auteur, en particulier dans les affaires dites de presse (diffamation, injure, publication d'informations portant atteinte à la vie privée des gens, etc). — (La Quadrature du Net, Intermédiaires techniques : un éléphant, ce n’est pas une souris en plus gros, 10 octobre 2018 → lire en ligne)
- Accepter pleinement de vivre avec une réalité qui nous touche plus ou moins durement mais dont on n'est pas responsable.
- Des prénoms choisis par leurs parents et hérités de célébrités ou de personnages fictifs. Mais pas toujours faciles à assumer à l’âge adulte. — (Nina Gheddar, « Un prénom comme on veut ? », Vosges Matin, 15 mai 2016)
- (Intransitif) Assumer c’est ensuite – si tu ne peux raisonnablement rien changer – faire tien, adopter activement, ce qui au point de départ te vient indépendamment de ta volonté, et même quelquefois contre ta volonté. C’est rendre volontaire ce qui était involontaire. L’événement ne change pas, mais c’est toi qui changes. Ce qui était malgré toi, devant toi, et que tu subissais, tu le vis et tu te l’incorpores. — (Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, p. 88)
- (Anglicisme) Présumer la validité de quelque chose.
- Dans son explication, il assume qu’on connaît déjà toute la théorie.
- (Pronominal) Accepter sa condition.
- Il s’assume totalement.
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webmaster
?- (Anglicisme informatique) (Internet) Créateur ou responsable de site web.
- La preuve avec ces trois webmasters. Pendant trois ans pour l’un, cinq ans pour l’autre et sept ans pour le dernier, ils se démènent pour animer un site Internet du groupe Dépêche dédié au rugby (rugbyrama.fr). — (« La Dépêche » rugby sur l’ongle, Le Canard Enchaîné, 20 septembre 2017, page 5)
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sérénité
?- État du temps, de l’air qui est serein.
- La sérénité de l’air, du temps, du ciel.
- (Sens figuré) Tranquillité, calme, absence de trouble ou d’agitation.
- Brusquement, il poussa une porte, entra, et vit Giselle debout, si calme, une telle sérénité dans ses yeux, où il n'y avait ni crainte, ni défi, ni pas même du dédain, qu'il s'arrêta, pâle comme un mort. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Il siégeait, au fond, sur une banquette, et fumait un cigare. Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare […] — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’archéologie et l’anthropologie locales sont coutumières, on le sait, d’une grande sérénité dans l’affirmation. Ledit Poignant ne s’en est pas tenu là : à une portée de fusil du tombeau de Merlin, l’« archidruide », il a retrouvé le tombeau de « son épouse » Viviane ! — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, p. 95)
- Rien ne trouble la sérénité de ses jours, rien ne trouble le calme dont il jouit.
- Titre honorifique qu’on donnait à quelques souverains et à quelques princes.
- On traitait le doge de Venise, le doge de gênes de Sérénité.
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noyer
?- (Botanique) Grand arbre à feuilles caduques alternes imparipennées, aux petites fleurs femelles verdâtres réunies par deux à quatre et donnant des noix (drupes indéhiscentes) (Juglans L.).
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes : à gauche, ou suit presque constamment le cours de l’Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, volume 1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Je tuai bientôt mon second tourdre (tourdre : grive), mais plus petit que le premier, à la nuit tombée, le distinguant à peine, sur un noyer dans le champ de M. de La Peyrouse, je crois, au-dessus de notre Pelissone (id est : de notre vigne Pelissone). — (Stendhal, Vie de Henri Brulard, tome II, Édition Henry Debraye, Librairie ancienne Honoré et Édouard Champion, Paris, 1913, p.43 → lire en ligne)
- Le défunt était en effet recouvert d’un amas de feuillages et de branches, où l’on identifia des tiges de menthe et de noyer, voire d’angélique, ainsi que des feuilles de noyer. La menthe, à l’arôme puissant, est conseillée dans les traités d'embaumement dès la fin du Moyen Âge. Le noyer est connu pour favoriser la conservation, en raison de son importante teneur en tanins. — (Patrice Georges, L’embaumement médiéval des nantis, Pour la Science, 1er janvier 2006)
- Nous semons du blé sous des noyers; le blé, bien malgré lui, va subir la présence de l’arbre. — (Christian Dupraz, Fabien Liagre, Agroforesterie: des arbres et des cultures, 2008, page 133)
- L’allélopathie peut aussi affecter des arbres, comme on le sait depuis toujours pour le noyer. Le noyer est allélopathique par ses racines, par ses fruits et par ses feuilles. — (Jean-Marie Pelt, Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme ! : Pour en finir avec les pesticides, 2012)
- Certaines espèces jouent sur plusieurs moyens de dispersion, comme le noyer (Juglans regia), qui est disséminé à la fois par gravité, par des oiseaux ou des mammifères (zoochorie). — (Aux origines des plantes, tome 1, Collectif sous la direction de Francis Hallé, Fayard 2008)
- Ainsi le noyer réduit le développement d’un couvert végétal en libérant de la juglone, l’acacia émet des composés volatils pour empêcher les prédateurs de manger ses feuilles. — (Les champignons au service de l'agroécologie, La Recherche, 23 novembre 2020)
- (Par métonymie) Le bois du noyer.
- Sans attendre sa réponse, elle se rendit à la cuisine où il la suivit, jetant un bref regard circulaire à la pièce avant de s’installer à son invitation sur l’une des chaises paillées autour de la table de noyer. — (Danielle Stamenkovic, Les Anges Gardiens des Collines, 2002, page 257)
- Ici c’est la réserve de bois commence Commont. Là, du noyer de première qualité. Tu peux remarquer les veines qui forment les lignes légères comme de la fumée. De la racine de noyer, c’est à dire la racine principale. — (Gilbert Bordes, L’année des coquelicots, chapitre 24, 2013)
- Nous trouvâmes des trésors anciens que l’on retapa, comme des vieux meubles en noyer ou la vaisselle qui avait servi pour l’auberge durant plus d’un demi-siècle. — (Stéphanie Bideau, Fanny, juste un papillon, 2014, page 103)
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satisfait
?- Qui est content.
- « Satisfait est le mot, me dit-il avec une expression à moitié comique. Chaque homme a le vocabulaire de ses ambitions. Oui, je suis à peu près satisfait dans ce moment, et si je m’en tiens à des satisfactions qui n’ont rien de chimérique, ma vie se passera dans un équilibre parfait et sera comblée jusqu’à satiété ». — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 129)
- Je pouvais être satisfait de mon atterrissage. Après quarante -huit jours de mer, mon erreur de longitude était inférieure à deux milles. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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énumérer
?- Énoncer une à une les parties d’un tout.
- Durant ces quelques minutes de préparation, le maquignon a le soin d’énumérer toutes ses qualités : son ardeur, si l’on veut une bête fringante ; sa docilité, si l’on désire un cheval de dame ou de famille. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Je ne m'aventurerai pas à énumérer les pantagruéliques quantités de légumes de toute sorte tirées de cette terre chargée de goémon. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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importer
?- (Commerce) Apporter, introduire dans un pays des productions étrangères.
- C'est eux également qui importèrent le poivre, condiment devenu si rare, qu'on l'utilisa comme monnaie. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Les pays en développement n'en produisant guère, en tous cas pas en suffisance, les produits pharmaceutiques doivent le plus souvent être importés. — (Pascale Brudon, Médicaments pour tous en l'an 2000?: les multinationales pharmaceutiques face au tiers monde : l'exemple du Mexique, Lausanne : Éditions d'En bas, 1983, p.VIII)
- La société Funboard importe des planches à roulettes de Corée et de Taïwan selon les modèles. La dernière commande concerne l’importation de 8 000 planches à roulettes au prix unitaire de 100 USD CIF Le Havre. — (Ghislaine Legrand & Hubert Martini, Gestion des opérations import-export (cours/applications), Dunod, 2008, page 371)
- (Sens figuré) Importer une industrie, importer un mode de fabrication.
- (Sens figuré) Importer des mots étrangers, des usages étrangers.
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inspirer
?- Faire pénétrer artificiellement de l’air dans les poumons.
- Inspirer de l’air dans les poumons d’un noyé, d’un enfant nouveau-né.
- (Physiologie) Faire entrer naturellement de l’air dans ses poumons.
- (Absolument) — L’acte de la respiration consiste à inspirer et à expirer.
- (Par analogie) Faire naître dans le cœur, dans l’esprit, quelque mouvement, quelque dessein, quelque pensée.
- En Occident, on sait combien le règne végétal a inspiré l'art du moyen âge. Dans les cathédrales s'épanouit une flore de pierre aussi riche que la flore persane, aussi merveilleuse par les formes que celle-ci l'est par les couleurs. — (Léon Lagrange, L'Art et l'Industrie, dans Le Correspondant, Paris : Charles Douniol, octobre 1865, volume 66, page 352)
- La musique exprime les sentiments, mais elle serait bien empêchée de les définir, et, sans le commentaire des paroles, absent de la musique instrumentale, l’auditeur reste toujours dans un certain vague quant à la nature et à l'objet du sentiment dont s’est inspiré le musicien. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, page 50)
- Convenons-en, les exemples de bombance qui lui sont ici donnés ne sont pas faits pour lui inspirer des idées de modération. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Enguerrand de Marigny, le ministre des finances qui avait inspiré à Philippe le Bel sa politique d'altération des monnaies, fut pendu au gibet de Montfaucon. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il n'existe plus de communauté humaine, d'unité de civilisation qui s'inspire du mazdéisme de Zarathustra ; et nulle ne s’inspira jamais de la mystique des soufis, et pour cause. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, page 228)
- Nous travaillions toute la semaine, et le week-end, je rentrais à la maison auprès de Billie et de ma famille. Tyler restait à South Beach, où les skateuses en bikini l’inspiraient. — (Joe Perry & David Ritz, Rocks : Ma vie avec et sans Aerosmith, traduit par Adrienne Bernardi, éd. Camion blanc, 2015)
- (Par analogie) (Religion) Recevoir des lumières surnaturelles par une sorte de souffle divin.
- Les païens croyaient qu’Apollon inspirait la pythie.
- Les poètes disent qu’Apollon, que les muses les inspirent.
- Ces événements l’inspirèrent, et nous leur devons le beau poème qu’il a laissé.
- (Par extension) Conseiller, diriger, animer.
- À cette conduite du président on reconnut le conseiller qui l’inspirait.
- (À la voix passive) (Familier) Être avisé, avoir l'idée.
- Je fus bien inspiré quand je fis telle chose.
- Il était bien mal inspiré de te faire confiance.
- Interrogée, la CNIL vient de nous confirmer qu’elle « n’a pas à ce stade été saisie officiellement » par Bercy. Néanmoins, elle tient à rappeler qu’ « une base légale claire et explicite est en tout état de cause nécessaire ». Un message adressé à Bercy qui sera ainsi bien inspiré de la saisir comme ce fut fait en 2017 à l’occasion de l’extension du « data mining » sur des dizaines de fichiers déjà à disposition des services. — (Marc Rees, Surveillance des réseaux sociaux par le fisc : les réserves de la CNIL, Next INpact, 13 novembre 2018 → lire en ligne)
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remonter
?- Monter une seconde fois, monter de nouveau.
- Remontons à âne et continuons notre promenade. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Ma mort du Pourquoi pas ?, 1936)
- Il avait repassé le Doubs à la minuit, au lac de Chaillon, puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Après s’être retiré du théâtre, cet acteur est remonté sur la scène.
- Retourner où l’on était avant de descendre.
- Nous en avons assez des dentellières et de leurs racontars, et nous remontons vers la ville haute. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
- Lors d’une halte, en remontant dans le truck, Paul montre à Stacy les cookies qu’il a dérobés. — (Philippe Onagre, Runaways : Fugues, BoD-Books on Demand France, 2010, page 35)
- Le baromètre remonte.
- Retourner vers le lieu ou le point d’où elles étaient descendues, en parlant des choses.
- Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s'abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L’hiver dernier, ça a gelé dur, très dur, la terre a gonflé et les pavés sont remontés comme des dents qui se déchaussent. — (Christian Gailly, L’Air, Les Éditions de Minuit, 1991, chap. 12)
- Les fleuves remonteront vers leur source avant que cela arrive. — Cette digue fait remonter l’eau jusqu’à tel endroit.
- Aller vers le haut après avoir descendu.
- Dès la fin novembre, les plantations de peupliers peuvent débuter, […]. À l’exception toutefois des stations où la nappe remonte près de la surface en hiver. Dans ces parcelles, mieux vaut attendre mars, voire avril. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, n° 3361 du 26 novembre 2010)
- Après une longue descente, la route remonte vers le plateau.
- Se diriger dans une direction septentrionale.
- J’ai grimpé avec le pilote à mon poste dans les barres de perroquet ; il gelait et nous remontions vers le Nord, les voiles serrées, contre un vent coupant et froid. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Quand on remonte de Toul vers le Nord-Ouest, le paysage n'est pas sans grandeur. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
- Reprendre la valeur qu’elles avaient perdues.
- Les actions remontent.
- Les fonds publics remontent.
- (Médecine) Aller vers le cœur, en parlant d’une humeur qui semblait s’être portée sur les extrémités.
- La goutte remonte.
- Aller dans la direction contraire au courant, au flux.
- Il vente très fort, des goélands passent, emportés par la tempête, et essaient vainement de remonter le vent. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil ; tome 1, de New-York à Tahiti, 1929)
- Du reste, l’histoire ne remonte jamais son cours et il n'est au pouvoir de personne de vivre l’histoire à reculons. — (Les Communistes expliquent: l'autonomie démocratique et populaire, Parti communiste martiniquais, 1978, page 140)
- (En particulier) Aller vers la source d’un cours d’eau, soit en naviguant, soit en suivant à terre l’une de ses rives.
- Le tarif des droits à percevoir sur les marchandises transportées par le Rhin , sera réglé de manière , que la totalité du droit à payer entre Strasbourg et la frontière du Royaume des Pays-Bas soit , en remontant, de deux francs , et en descendant, d'un franc trente-trois centimes par quintal, […]. — (Annales maritimes et coloniales, 1818, page 374)
- Nous reçûmes l’ordre de côtoyer en le remontant le ruisseau de la Tourbe, qui arrose la plus triste vallée du monde, entre des collines basses, sans arbres et sans buissons. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 52)
- Nous remontâmes alors la Dwina pendant deux jours et jetâmes un pont sur ce fleuve que le deuxième corps entier passa pour atteindre la grande route de Polotsk à Saianétersbourg. — (Campagne de Russie, 1812, d’après le journal illustré d’un témoin oculaire, avec introduction de C-G. Faber Du Faur, Paris : chez Flammarion, 1895, page 23)
- (Sens figuré) Reprendre les choses de plus loin, dans un discours ou dans une narration.
- Mais pour que vous pigiez l’histoire, faut que j’remonte à 1919, au temps qu’Milo-la-Graisse terrorisait le quartier. C’est à Grenelle qu’il habitait. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Sans remonter à l’événement traumatique fondateur que furent les massacres de la Saint-Barthélemy, on rappellera que la minorité réformée fut l'objet, sous Louis XIV, d'un « mémoricide » sans précédent : […]. — (Chantal Bordes-Benayoun, Patrick Cabanel et Colette Zytnicki, Les musées protestants et juifs dans le midi de la France, dans Une histoire à soi: Figurations du passé et localités, sous la direction de Alban Bensa et Daniel Fabre, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
- Considérer une chose dans son origine.
- Hormis quelques scènes isolées, mes premiers souvenirs ne remontent guère au-delà de 1910 et à notre jardin de Sanvic, près du Havre, si grand à mes yeux d'enfant, agrémenté d'une pelouse encadrée de rhododendrons. — (Louis Néel, Un siècle de physique, éditions Odile Jacob, 1991)
- À ce signal, le portier vint, armé d’une lanterne, prendre Godefroid, le conduisit jusque dans la rue, et referma l’énorme porte jaunâtre, pesante comme celle d’une prison, et décorée de serrureries en arabesques, qui remontaient à une époque difficile à déterminer. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Déterminer depuis l’origine.
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Les seules traces de civilisation rencontrées remontaient à dix-huit siècles avec des oppida romaines. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 119)
- De chaumières en tavernes, il écoute les bardes et les vieux rhapsodes qui lui récitent des chants populaires remontant à la nuit des temps. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- — Oh alors, ça remonte à longtemps, dit l’homme. Mais on peut le savoir. J’ai de l’ordre dans mes affaires. » — (Nicolas Saudray, Voyage au pays des frogs, 1990, Balland, page 60)
- Mais oui, ça remonte à longtemps. Elle vendait des beignets de morue. Elle avait fait fortune dans le commerce — le plus grand commerce de Trinité lui appartenait —. Puis elle a disparu. — (Christian Paviot, La demoiselle des mornes, 2002, page 354)
- Se diriger en suivant une piste.
- Compte tenu de la pluie qui était tombée, Misty avait sûrement laissé des dizaines de traces qui nous permettraient de remonter jusqu’à elle si on se grouillait un peu. — (Andrée A. Michaud, Lazy Bird, Québec Amérique, 2009, page 121)
- (Transitif) Monter de nouveau.
- Il ne fait que monter, descendre et remonter l’escalier.
- (Transitif) Parcourir de bas en haut une chose que l’on avait descendue.
- La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Nous contournâmes, sans l’apercevoir, la colonne, puis le taxi remonta le faubourg Saint-Antoine, prit à gauche. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après avoir descendu cette pente rapide, il fallut la remonter.
- (Transitif) Suivre un parcours en sens contraire d’un courant, du cours d’un fleuve.
- Remonter le courant.
- Remonter le cours d’un fleuve, d’une rivière
- (Transitif) (Par extension) Naviguer contre le courant.
- Remonter un fleuve, une rivière.
- (Transitif) (Par extension) Côtoyer un cours d’eau en se dirigeant vers sa source.
- (Transitif) Porter de nouveau en haut ; remettre une chose en un point d’où on l’avait descendue, d’où elle était descendue.
- Pour la garder dans son lit, à l'instar des producteurs d’Alerte à Malibu et Cie, son mari avait exigé qu'elle redressât son nez, ravalât sa façade, repulpât ses lèvres, retendît son ventre, remontât ses fesses et siliconât ses seins. — (Catherine Gaillard-Sarron, « Le pygmalion », dans Paquet surprise : nouvelles, Éditions Librinova, 2016)
- Ils remontent au total quatre lingots de cuivre et 84 barres de quartzite. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 29 juillet 2022, pages locales, page 1)
- (Transitif) (Par ellipse) (Horlogerie) Tendre de nouveau le ressort d’un mécanisme d’horlogerie.
- Remonter une horloge, une pendule, une montre, une mécanique.
- Le mouvement, excellent sans doute, n’avait pas été remonté depuis deux siècles. - Ce n’était pas pour savoir l’heure que j’avais acheté cette pendule en Touraine. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- Sa montre qu’il tira de sa poche s’était arrêtée à six heures. Il avait oublié de la remonter, la veille. La veille, à onze heures du soir, il avait oublié de remonter cette montre qu’il tenait dans le creux de sa main et qu’il regardait comme s’il ne l’avait jamais vue. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 229)
- (Par extension) Remonter un ressort.
- (Transitif) (Sens figuré) Relever ce qui était abattu dans l’âme d’une personne.
- Remonter le courage, le moral de quelqu’un.
- (Transitif) Réconforter.
- Prenez quelques gouttes de ce cordial, il vous remontera.
- — Fichtre ! dit-il, tu n’es pas dans ton assiette. Veux-tu un petit verre de liqueur pour te remonter ? — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Apprenant que je n’ai pu venir à bout d’une demi-bouteille de champagne, achetée pour me « remonter », il [Count Basie] s’en empare et l’achève d’une seule lampée. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 149)
- (Transitif) (Spécialement) Donner un degré d’alcool plus élevé en y ajoutant de l’alcool.
- Remonter un vin, un cidre, une liqueur.
- (Transitif) Remettre en état ce qui était démonté.
- […], et commence la cueillette du butin. N'ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 359)
- Remonter un moteur, un lit, une armoire.
- (Transitif) (Bijouterie) Donner une nouvelle monture.
- Remonter un diamant.
- (Transitif) Garnir de pièces neuves.
- Remonter des bottes. — Remonter un fusil, un pistolet. — Remonter un violon, une guitare : Les garnir de cordes neuves.
- (Transitif) (Équitation) Doter de nouvelles montures ; acheter de nouveaux chevaux.
- Remonter un régiment de cavalerie. — Remonter un cavalier.
- Remonter une écurie.
- (Transitif) Remettre en état, pour faire valoir.
- À la première chute, je n'ai décroché qu'un cale-pied que j'ai ramassé pour le remonter moi-même peu après ; à la deuxième chute, j'ai largué une sacoche, qu'il allait falloir faire réparer avant de la réinstaller ; à la troisième, j'ai perdu ma pompe à vélo, que je ne pourrais remplacer que moyennant finances. — (Louis Harenger, La planète des pauvres : le tour du monde à vélo des communautés Emmaüs, Éditions 1, 1999)
- Remonter une ferme, une métairie. — Remonter une affaire. — Remonter une fabrique, une imprimerie, remonter sa maison.
- (Transitif) Signaler, transférer, escalader à une autorité compétente.
- Remonter un problème. — Remonter une alerte.
- (Transitif) Remettre à la scène.
- Remonter une pièce de théâtre.
- (Transitif) Regarnir.
- Remonter un magasin de marchandises, une maison de meubles, une bibliothèque de bonnes éditions, etc.
- (Pronominal) Se fournir de nouveau de toutes les choses nécessaires pour une exploitation, pour son ménage, pour son propre entretien, et qui étaient venues à manquer.
- Je me suis remonté en linge.
- (Familier) Élever ; soulever ; hisser.
- Pour piter, ça pitait ce jour-là. A telle enseigne qu’accaparé par les girelles et les sarans que je remontais par paquets, je n'ai pas fait gaffe au mistral qui se levait… — (Jean Bazal, Panique dans le pastis, Marseille : Éditions I.N.A., 1964, chapitre 3)
- — La belote est finie pour aujourd'hui, il faut remonter le calen. Un banc vient de passer sous le pont. — (Sigolène Vinson, Maritima, Éditions de l'Observatoire/Humensis, 2019, partie 1, chapitre 2)
-
sauter
?- S’élancer en l’air, soit pour retomber au même endroit, soit pour franchir un espace.
- Souvent, il prenait l’envie au chef cuisinier du restaurant de prendre sa trial et de sauter les bosses et les fossés pour aller retrouver Gladys. — (Robert Béné, Scandale au salon du livre de Ré la Blanche, 2017)
- Le roi, en rocquant, ne doit sauter que deux cases, c'est à-dire, que la tour avec laquelle il rocque, se mettra sur la case attenant immédiatement au roi, et celui-ci, sautant par dessus, se placera de l'autre côté de la tour. — (Hilaire Le Gai, Almanach des jeux : Académie nouvelle, Paris : Passard, 1853, page 168)
- Sauter d’un bateau dans un autre.
- Sauter à terre.
- Il sauta dans la rivière.
- Sauter sur un cheval.
- Sauter en selle.
- Sauter en croupe.
- Sauter de joie.
- Un cheval qui saute.
- Faire sauter un cheval.
- Un oiseau qui saute de branche en branche.
- Faire sauter un chien par-dessus un bâton.
- Sauter à bas de son lit : Descendre vivement de son lit.
- Sauter à la corde : Sauter par-dessus une corde qu’on fait tourner en l’air.
- (Billard) Faire tomber, en jouant, hors de la table du billard, en passant par-dessus les bandes.
- Faire sauter une bille.
- La bille a sauté.
- (Jeux) Rétablir avec dextérité un jeu de cartes dans l’état où il était avant qu’on l’eût coupé.
- Faire sauter la coupe.
- (Cuisine) Cuire à feu vif en agitant de temps en temps la casserole.
- Les aliments détaillés en menus morceaux sont sautés très rapidement avec très peu de matière grasse dans un récipient hémisphérique placé sur un brûleur très puissant. — (Michel Maincent-Morel, Techno Culinaire — Bac Pro, Éditions BPI , 2011, page 270)
- Exploser, se détruire d'un coup, voler en éclats.
- Tout à coup, comme dans le récit de Violetta, le bruit d'un vitrail qui saute en éclats. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Et ce ne fut pas une lente décadence qui surprit le monde européanisé ; les civilisations antiques pourrirent et s’effritèrent ; la civilisation européanisée sauta d’un coup, pour ainsi dire. En l’espace de cinq ans, elle fut entièrement ébranlée et détruite. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
- Forer des carottes dans le roc, en analyser les teneurs, placer des bâtons de cheddite au fond de la galerie, les faire sauter, faire sauter toute la montagne ... — (Michel Goeldlin, Panne de cerveau, Éditions Alban, 2004, page 220)
- Faire sauter la cervelle à quelqu’un : Lui exploser la tête d’un coup de feu.
- Se faire sauter la cervelle.
- (Sens figuré) (Familier) Faire faillite.
- Cette banque a sauté : Elle a fermé ses guichets.
- (Sens figuré) (Familier) Perdre son emploi ou sa place.
- Ainsi suspecté de servir la soupe aux généraux et aux ministres de droite (bien qu'il ait vertement envoyé aux pelotes Alain Peyrefitte lorsque ce dernier prétendit s’inviter lui-même à « Apostrophes »), Pivot eût dû, en bonne logique, « sauter » lorsque advint, en mai 1981, le pouvoir socialiste. — (Édouard Brasey, L’effet Pivot, Editions Ramsay, 1986, chapitre 3, § 2)
- (Sens figuré) (Familier) Être supprimé.
- Je suis déjà rentré, mon prof de physique étant en formation, mon cours a sauté.
- S’élancer avec vivacité sur quelqu’un, sur quelque chose.
- Sauter au collet, à la gorge de quelqu’un.
- Il a sauté sur ses armes pour se défendre.
- Il a sauté sur lui pour le frapper.
- Les gens sautaient sur le radicalisme, sur le cléricalisme, le royalisme ou le général Boulanger, comme ils sautaient sur le prétexte d’une borne mitoyenne, pour affirmer que, dans leurs familles, on s’entendait à faire l’amour d’une certaine façon. Les Messelon se montraient enragés pour l’Alsace-Lorraine, la chasse aux tyrans et aux curés, parce que c’était pour eux une manière de faire l’amour — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 204)
- Jean saute dans son short, attrape son sac à dos et dévale les escaliers, accompagné de Brigand, son chien. — (Pascale Chollet/Paskapoo, "Ligne de Crêtes" : nouvelles en Beaufortain et en Savoie, Éditions Lulu (Lulu.com), 2010, 2e édition 2011, page 51)
- Sauter au cou de quelqu’un : L’embrasser avec empressement.
- (Sens figuré) Parvenir d’une place inférieure à une place plus élevée, sans passer par les degrés intermédiaires.
- Cet élève a sauté de la troisième à la première.
- Passer subitement, rapidement d’une chose à une autre qui est différente, qui n’a point de liaison avec elle.
- Sauter d’un sujet à un autre.
- Il saute d’une idée à une autre, sans transition.
- Passer d’un chapitre, d’une phrase, d’un paragraphe à un autre, dans un texte sans s’arrêter à ce qui est entre les deux.
- Vous pouvez sans inconvénient sauter tout de suite au chapitre suivant.
- (Marine) Changer brusquement de direction.
- Mais, ô malheur! le vent saute au sud-ouest et nous enveloppe d'un brouillard épais. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 39)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Transitif) Franchir en s’élançant en l’air.
- Sauter un fossé.
- Sauter la barrière.
- Ce cheval saute bien les obstacles.
- (Transitif) Omettre, passer quelque chose en récitant, en lisant, en transcrivant, etc.
- Une feuille verte portait en tête : CONFIDENTIEL. Sautez les questions embarrassantes, mais soyez aussi complet que possible.Il me répugnait de sauter. En classe, dans les versions latines, je ne conseillais pas à mes élèves de sauter les difficultés, pour revenir, plus tard, les résoudre.« Ne soyez pas des sauteurs : » leur disais-je. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 66)
- Sauter un passage.
- Il a sauté deux feuillets.
- Le copiste a sauté deux lignes.
- Le pianiste a sauté une mesure.
- (Transitif) (Haras) (Rare) Saillir, couvrir une jument.
- Cet étalon a sauté tant de juments.
- (Transitif) (Vulgaire) Posséder sexuellement.
- Je comprends le type qui saute une vieille mocharde, parce qu’il se dit : – Elle va me filer le chèque dont j’ai besoin si je l’enfouraille comme elle veut. — (Honoré Bostel, Le roman d'un turfiste, Éditions La Table ronde, 1975)
- Les rombières elles ont les seins remontés au maximum par des soutifs de marque, les dents pourries un peu cachées ainsi par la gouache à lèvres, espérant encore se faire sauter par des amis intimes, […]. — (Marc-Édouard Nabe, Zigzags, éditions Barrault, 1986, page 76)
- […]. Frank est pas con au point d'épouser un paillasson pareil. — T'es jaloux, gros porc, de n'avoir jamais pu me sauter. — J'aurais eu trop peur d’attraper la chtouille ! — (F.-H. Ribes, Lecomte, la toile et l’araignée, Paris : Éditions Fleuve noir, 1985)
- Mutatis mutandis, Hélène fut à M&mnoux ce que Judith Toumignon était à Clochemerle, sans atteindre la chaudasserie extrême de la Jacqueline de La Terre de Zola, qui se fait sauter du soir au matin par tout ce qui porte une queue. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Éditions Publibook, 2018, p. 157)
- (Transitif) (Argot) Arrêter.
- J’aurais dû le calotter, oui, n’est-ce pas, l’arrêter là-bas, et ce serait fini. […] C’est ainsi, fit le policier. On ne saute pas toujours qui on veut, où l’on veut. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Argot) Avoir faim (expression "la sauter").
- — Rien à boire ni à bouffer. Ils la sautent, comme on ne l’a peut-être jamais sautée. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 37)
- « Et puis quoi, on ne peut pas tout donner pour rien. Est-ce qu’on a même le droit quand, chez vous, on la saute ? » — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 245)
- Au camp, on la sautait, c’est vrai, mais il y avait la démerde. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 25)
- (Transitif) (Argot) Dépasser un véhicule, le doubler à vive allure, en déboitant au dernier moment.
- Quelqu'un a klaxonné derrière nous. [...] - Ta gueule, eh, peau de fesses, a crié Haymann à une Toronado tomate qui nous a sautés en miaulant. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 5, Réédition Quarto Gallimard, page 481)
- (Transitif) (Argot) Passer une ville en la contournant.
- Nous avons sauté Pontoise par la rocade et filé vers Paris. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 15, Réédition Quarto Gallimard, page 527)
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consoler
?- Soulager quelqu’un dans son affliction par des discours, par des soins, ou de quelque autre manière que ce soit.
- Mais, dès qu’il voyait qu’elle pleurait, il la prenait dans ses bras et la couvrait de baisers pour la consoler. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais les hommes n’échappent pas à leur destinée, et la mienne consiste à gagner deux mille francs. Je ne suis point né pour acquérir de la fortune, et je m’en consolais, jadis, en me disant que chacun, sur la terre, est payé selon ses mérites. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- […] le père de Laforgue, qui s’était depuis quelque temps consolé du refus de son fils d’entrer à Polytechnique, lui parlait d’une thèse de doctorat, après l’agrégation […] — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, page 52)
- Donner, apporter de la consolation, en parlant d’une chose.
- Cet espoir me console.
- Peu de chose suffit pour consoler un enfant.
- Ce bien le console de la perte de tous les autres.
- Une affliction que rien ne pouvait consoler.
- Ce qui console de la mort des amis, c’est qu’ils laissent des veuves. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l’au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
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exploser
?- Faire explosion.
- Vers la droite, l’un des aéroplanes piqua follement du nez, se redressa presque perpendiculairement, explosa avec un bruit énorme et s’abîma en flammes dans la mer. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 192 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) Se manifester ou s’exprimer de manière soudaine et violente.
- Chiquant du tabac et recrachant entre ses dents gâtées des jets de salive marron, son père explosa de colère, une colère noire qu’il ne pouvait contenir plus longtemps même en présence de sa belle-fille. — (Catherine Fourgeau, Dobadjo : la première épouse, L’Harmattan, 2000, page 239)
- (Sens figuré) Augmenter, s’accroître de manière fulgurante.
- Dans une interview aux Échos, Isabelle Falque-Pierrotin a dressé un nouveau bilan des plaintes, quatre mois après l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données (RGPD). « Les indicateurs explosent, prévient la présidente de la CNIL. […] » — (Next INpact, RGPD : les plaintes collectives seront traitées en priorité par la Cnil, 25 septembre 2018 → lire en ligne)
- Au Cap d’Agde, la notoriété de l’événement fait exploser les compteurs. — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, collection Raconter la vie, page 67)
- Les contaminations explosent, mais l’essentiel est sauf : de nouvelles règles ont été édictées, semblant sorties tout droit d’un jeu médiéval inventé par le Perceval de Kaamelott.— (Christian Lehmann, Le virage Boris Johnson d’Emmanuel Macron, 29 décembre 2021)
- (Sens figuré) Être réduit en fragments, perdre son unité en se divisant, se fractionnant.
- La réalité est pourtant là, sous nos yeux. Le travail explose, éparpillé par petits bouts façon puzzle. — (Olivier Tesquet, Les nouveaux Temps Modernes, Télérama n° 3513, mai 2017)
- (Sens figuré) Ressentir une immense fatigue
- (Cyclisme) Couper son effort brutalement par manque de force.
- Il a explosé dans la dernière bosse du parcours.
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soulager
?- Délivrer, débarrasser d’une partie de quelque fardeau.
- Il faut soulager ce mulet, sa charge est trop lourde.
- Diminuer, adoucir le travail, la peine, le mal, la douleur de quelqu’un.
- Enfin, une frotteuse de caractères d’imprimerie, qui était en proie à une colique saturnine des plus violentes, fut soulagée comme par enchantement par l'arrivée inespérée de ses règles. — (Louis Tanquerel des Planches, Traité des maladies de plomb ou saturnines, tome 1, Paris : chez Ferra, 1839, p. 223)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Base d'une sorte de médecine coranique, la graine de nigelle, elle aussi recommandée par un hadith (une parole rapportée) du Prophète et réputée soulager les maux les plus divers, se décline en poudre ou en huile essentielle. — (Bernadette Sauvaget, Halal est grand, dans Libération (journal), des 8 & 9 janvier 2011)
- (Pronominal) (Par euphémisme) Satisfaire un besoin naturel, faire ses besoins.
- Médor s’est soulagé sur la moquette.
- (Pronominal) Se procurer du soulagement.
- Il s’est soulagé par cet aveu.
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chevalier
?- Noble, chevaleresque.
- Avoir une âme chevalière.
- cette race de grâce, cette race de sainteté si particulière, si chevalière, si généreuse, si libérale, si française. — (Charles Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo, 1910)
- Cavalier.
- Au fond, Gringoire, comme M. Despréaux, était « très peu voluptueux ». Il n’était pas de cette espèce chevalière et mousquetaire qui prend les jeunes filles d’assaut. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Librairie Ollendorff, 1904 (1re édition 1832), page 79)
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brasier
?- Feu de charbons ardents.
- Il déposa le guide auprès d’un brasier à demi éteint dans lequel il jeta quelques brassées de bois sec pour le raviver. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a en elle quelque chose d’ardent, de concentré qui attire : on dirait un brasier de charbon qui n’attend qu’un souffle pour flamber. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Mon père l'avait installé commodément dans notre fauteuil Voltaire, et ma mère avait jeté une charpagnée de souches dans le brasier, qui pétillait gaîment. — (André Theuriet, L’Écureuil, dans La Revue des deux Mondes, vol. 42, 1880, page 344 ; puis dans Les enchantements de la forêt ..., Hachette, 1901, page 111)
- (Par extension) Grand feu ; incendie.
- Obsédées par la crainte des « francs-tireurs », les troupes d'invasion ont déjà, le 24 août, incendié Haybes, […]; demain, elle vont pétroler Rethel, faire de la moitié des maisons de la ville un immense brasier… — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Une exemplarité qui n’a pas empêché d’autres brasiers dévastateurs, comme à Saint-Jean-d’Illac en juillet 2015 ou à Lacanau en juillet 2011. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 6)
- Bassin de métal pour la braise ardente.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Feu d'amour; corps brûlé de fièvre.
- Telle est la chair des femmes, un abîme où s'engloutir sans recours, et celle des vierges un brasier qui consume l'âme. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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dulcinée
?- Femme inspirant une passion romanesque sur laquelle on plaisante, par allusion à la dame des pensées de Don Quichotte.
- Il était aux pieds de sa dulcinée.
- Comme on admirait son esprit, on le traitait avec les plus grands ménagements « ainsi qu’un collégien qui se trompe de porte dans un hôtel », me disait une de ses illusoires dulcinées. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 184)
- Après avoir trait les vaches et avoir soupé, il allait s'asseoir sur une poutre qu'il avait roulée près du bâtiment et il attendait sa dulcinée. — (Albert Laberge, Gérard Bessette, Anthologie d'Albert Laberge, 1962)
- Soudainement, monsieur, qui jusque-là n’adressait la parole à bobonne que pour lui demander d’aller lui chercher une bière dans le frigo, se vide un flacon d’Aqua Velva derrière les oreilles, achète des fleurs de dépanneur à sa dulcinée et l’amène manger chez Da Giovanni. — (Richard Martineau, De l’amour à la haine sur journaldemontreal.com. Mis en ligne le 28 octobre 2020, consulté le 5 novembre 2020)
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comparer
?- Examiner les rapports de ressemblance et de différence entre une chose et une autre, entre une personne et une autre.
- En comparant ce tableau avec celui fourni par le cadastre de 1810 que nous donnons ci-dessous, on est frappé des immenses changements survenus dans l’état de la culture du terroir de Laon depuis moins d’un demi-siècle. — (Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Laon et de ses institutions, V.1, 1846, p.11)
- Mais on n'en finira pas, en revanche, de « comparer » : comparer est inexhaustible. On n'en finira pas d'enfiler les recoupements, d'aller chercher plus loin, ailleurs, des rapprochements. — (François Jullien, Entrer dans une pensée ou des possibles de l'esprit, Éditions Gallimard, 2014, chap. 10)
- Nora Blume fixait ses ongles, absorbée. Elle les comparait à ceux parsemés de brillants de Madame Hermani. Elle se demanda si Maria les soignait seule ou si elle était cliente de l'une des nombreuses ongleries de la ville. — (Claudia Quadri, Joue, Nora Blume, traduit de l'italien (Suisse) par Danielle Benzonelli, Éditions Plaisir de Lire, 2018, chap. 6)
- Rapprocher, avec la pensée d’égaler.
- D’obséquieux flatteurs le comparaient au prince Noir,à Alcibiade, à César. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 129 de l’édition de 1921)
- Gardez-vous de comparer Lucain à Virgile.
- Il n’y a point d’église qu’on puisse comparer à Pierre de Rome.
- On est forcé d’être modeste, quand on se compare avec lui.
- Osez-vous bien vous comparer à un si grand homme ?
- Rien ne peut se comparer au bonheur d’une conscience tranquille.
- Marquer les rapports de ressemblance entre des choses ou des personnes qui sont de nature ou d’espèce différente.
- Marx comparait le changement d'ère historique à une succession civile ; les temps nouveaux héritent des acquisitions antérieures. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, Les préjugés contre la violence, 1908)
- Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Anatomie comparée, science qui établit les rapports et les différences qu’on découvre dans la structure des hommes et celle des animaux.
- Philologie comparée, science du langage fondée sur la comparaison des langues.
- Homère compare Diomède, au milieu des Troyens, à un lion au milieu d’une bergerie.
- On compare les conquérants à des torrents impétueux.
- Confronter et examiner si deux choses sont de la même main.
- Comparer des écritures.
- Comparez ma feuille avec la sienne et vous verrez qu’il a triché.
- (Rhétorique) Assimiler deux idées.
- (En particulier) (Mathématiques) Déterminer le classement relatif de plusieurs éléments (typiquement des nombres) dans une relation d’ordre.
- Comparer deux nombres, c'est dire s'ils sont égaux ou si l'un est supérieur ou inférieur à l'autre. . — (Comparer des nombres entiers, maxicours.com → lire en ligne)
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appeler
?- Désigner quelqu’un par son nom ; pourvoir quelqu’un d’un nom.
- […]; trois mois auparavant, c’est-à-dire à l’époque où sa mère vivait encore, on l’avait appelé le prince de Béarn ; on l’appelait maintenant le roi de Navarre, en attendant qu’on l’appelât Henri IV. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Le sucre de raisin que l'on appelle aussi glucose, se rencontre dans les fruits sucrés qui présentent en même temps une saveur acide, comme les raisins, les groseilles, etc. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 120)
- Le thé le plus exquis est un thé dont les feuilles sont dorées comme celles du tabac turc ; les Chinois l’appellent le thé rouge. Ne s'en procure pas qui veut. — (Léon Caubert, Souvenirs chinois, Paris : Librairie des bibliophiles, 1891, note n° 1 page 130)
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- (Pronominal) Il s’appelle Charles. — C’est ainsi qu’on l’appelle. — Cette fleur s’appelle anémone.
- Quel est votre nom? — Je m’appelle Marie. — Un joli nom. — C’est le nom de ma mère. — En vérité! — (1854, Gustave Chouquet, Easy Conversations in French, page 9)
- Désigner une personne ou une chose par une qualité bonne ou mauvaise.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d'Arbois, il appartint tout d'abord à la catégorie des élèves que l'on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 12)
- Le mouvement pacifiste, au XXe siècle, a été très largement porté par les femmes, plus sensibles que les hommes à l'absurdité d'une puissance qui s'édifie en semant la mort, et qui appelle « champs d'honneur » les lieux des pires massacres. — (Marie Gratton, Côté cour, côté jardin : Voyage intérieur en 365 jours, Montréal (Canada) : éditions Médiaspaul, 2001, page 492)
- (Pronominal)Ceux qui s’appellent les gens comme il faut, les sages par excellence. Cela s’appelle un véritable ami. Cela s’appelle folie en bon français.
- Désigner par leur nom ceux qui doivent se trouver présents en un endroit.
- On va appeler tous les soldats l’un après l’autre. Ce soldat n’était pas à la caserne quand on l’a appelé.
- Je ne me suis point entendu appeler quand on a lu cette liste. Beaucoup d’appelés et peu d’élus.
- (Justice) Lire tout haut le nom des parties, afin que leurs avocats viennent plaider pour elles.
- Appeler une cause. On vient d’appeler votre cause. La cause sera appelée à son tour de rôle.
- Faire venir en se servant de la voix ; héler.
- Il appela un de ses copains, un jeunot coiffé d'une gapette américaine à viscope pointée vers le ciel. — (Léo Mallet, Les rats de Montsouris, Éditions Robert Laffont, 1955)
- Quand cette image de la mort en turban crasseux, en casaquin sinistre, regarda les grains de millet que la poule noire piquait, et appela son crapaud Astaroth pour qu’il se promenât sur les cartes étalées, Mme Cibot eut froid dans le dos, elle tressaillit. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Par extension) Ne pouvant plus l’appeler de la voix, il l’appelait encore de la main. Appeler des yeux, du geste.
- (Transitif) ou (Pronominal) (réciproque) Contacter quelqu'un par téléphone.
- Les toxicos t’attirent que des emmerdes. Surtout les PD. Ces chbebs qui t’appellent trois fois par jour, ils s’injectent la coke avec des seringues. — (Alexandre Kauffmann, Surdose, Paris : Éditions Goutte d'or, 2018, chap. 8)
- T’as perdu la boule ou quoi ? Tu me l’as refilé hier en me demandant de t’appeler ce soir. La picole te réussit pas, p’tit gars. — (Greg Waden, La disparue du 5701 : Coup de cœur virtuel à Lille, Villeneuve-d'Ascq : Éditions Ravet-Anceau, 2018, chap. 5)
- Pousser son cri pour faire venir à eux ceux de leur espèce, pour les animaux.
- Le mâle appelle sa femelle. La brebis appelle son agneau.
- (Par analogie) Appeler des oiseaux en imitant leur cri.
- Inviter à venir.
- Appeler le médecin, le chirurgien. Cet artiste fut appelé en France, à la cour, par tel prince.
- Appeler un général à l’armée. Tous les chefs furent appelés à ce Conseil.
- Les Maures furent appelés en Espagne par le comte Julien.
- (En particulier) (Droit, Justice) Citer devant le juge.
- Appeler en justice. On l’a fait appeler pour se voir condamner à payer une somme.
- Appeler quelqu’un en témoignage. Être appelé comme témoin.
- Appeler en garantie. Le juge ordonna que les parties seraient appelées.
- Envoyer, défier.
- Appeler au combat, appeler en duel ou simplement Appeler :
- Avertir de se trouver en quelque lieu par un signal.
- Mais avant que Kurt eût pu fournir une explication, les sonneries aiguës du branle-bas appelèrent chacun à son poste, et l’officier s’éloigna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) avertir, exciter, obliger à se trouver en quelque endroit, pour quelque chose que ce puisse être.
- J’irai où l’honneur, où le devoir m’appelle. Mes affaires m’appellent ailleurs.
- La vengeance l’appelle. Ce beau temps nous appelle à la chasse.
- (Rare) Rendre nécessaire.
- Les hormones, une des plus anciennes familles d’herbicides, vont continuer à nous rendre service et elles sont un bon exemple d'un certain type de sélectivité et de systémie ; cette dernière notion appelait le glyphosate. — (Christian Gauvrit, Efficacité et sélectivité des herbicides, INRA, 1996, page 111)
- Ce crime appelle la vengeance des lois. Ces abus appellent une réforme.
- Ce mot ne peut être employé seul, il appelle un complément. Ce grave sujet appelle toute votre attention.
- (Religion) Faire ressentir sa volonté aux hommes, en parlant de Dieu.
- Il ne faut pas résister quand Dieu nous appelle. Dieu appela saint Paul à l’apostolat. Il fut appelé de Dieu à cette mission.
- Désigner une personne, pour une fonction ou une action importante.
- Appeler quelqu’un à un poste. Il fut appelé à siéger dans le Conseil.
- L’important devoir que nous sommes appelés à remplir. Il fut appelé à lui succéder.
- (Par extension) Désigner pour prendre une décision.
- Par dérogation au premier alinéa de l’article 42 de la Constitution, la discussion d’un projet de loi devant l’Assemblée nationale appelée à statuer définitivement porte sur le texte dont cette assemblée a été saisie et non sur le texte de la commission, qui n’en adopte pas […]. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Être conduit par ses qualités, ses talents et les circonstances qui déterminent la vocation, le sort, la condition.
- Le génie de Turenne l’appelait au commandement des armées. Il a su jouer le rôle auquel il a été appelé par les événements.
- (Absolument) (Droit, Justice) Recourir à un tribunal supérieur pour faire réformer le jugement, la sentence d’un tribunal inférieur.
- Il appellera de ce jugement. Il a appelé du tribunal de première instance à la Cour d’appel.
- Appeler comme de juge incompétent. Appeler a minima.
- (Sens figuré) (Familier) Ne pas se soumettre à une décision, ne pas l’adopter.
- J’appelle de votre décision, ou J’en appelle.
- (Sens figuré) Invoquer ; se référer.
- J’en appelle à votre témoignage : J’invoque votre témoignage.
- J’en appelle à votre probité, à votre honneur, à votre sagesse, etc. : Je m’en réfère à votre probité, à votre sagesse, etc.
- Jeunes filles, mes sœurs, et jeunes femmes, j’en appelle à vos souvenirs. Ne sont-ils pas délicieux, les moments de rêve et d’angoisse que l’on vit dans sa chambre pendant qu’au salon, une mère dit à la vôtre :— Madame, j’ai l’honneur de vous demander pour mon fils la main de Mademoiselle votre fille… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 99.)
- (Sens figuré) (Familier) Revenir d’une grande maladie.
- Il en a appelé.
- (Pronominal) Porter le nom de.
- "Il n’y a de vérité que dans les détails" : c’est un froggie, Stendhal qu’il s’appelait, qui a dit ça… — (Bernard Domeyne, Vacances trop mortelles, 2014, page 1002)
- (Foresterie) Annoncer à voix haute les caractéristiques de l’arbre marqué ; faire un appel.
- Les coupes d'éclaircie et de jardinage sont marquées en délivrance: seuls les arbres à abattre portent les empreintes du marteau (blanchis et empreinte au pied, blanchis et empreinte au corps). Ils sont appelés par essence, circonférence (ou diamètre) et hauteur, pour que l'estimation en soit possible. — (Jean-Paul Debleau, Peintres, peintures marques peintes sur les arbres en forêt de Fontainebleau., février 2016 → lire en ligne)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.