Dictionnaire des rimes
Les rimes en : annoncer
Que signifie "annoncer" ?
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- Faire connaître.
- Ce jeune gentilhomme, comme l’avait annoncé l’amiral, entrait à Paris par la porte Saint-Marcel vers la fin de la journée du 24 août 1572. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Les portières sont refermées, après la visite du contrôleur. Un dernier coup de sifflet annonce que le train va se mettre en marche… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Je quitte le lieutenant licencié et regagne le couvent, où la sœur converse m’annonce qu’un ami est venu me demander. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Bush l’avait annoncé depuis longtemps : il partirait en guerre quand bien même devrait-il être tout seul. — (Pour un autre monde ; Un autre chemin, motion pour le congrès socialiste de Dijon du 16 au 18 mai 2003)
- « Singulière affaire, assurément », se disait-elle. Elle en fut si bouleversée qu'elle ne devait même pas s’apercevoir que le coq avait déjà annoncé l'aube et que l'Orient peu à peu s'éclairait. — (Belle de Candeur : Roman érotique de la dynastie Ming, traduit du chinois par Christine Barbier-Kontler, Arles : Éditions Philippe Picquier, 1990, 1994, page 27)
- (En particulier) Faire connaitre son arrivée ou sa venue. — Note : Se dit particulièrement lorsqu’on prévient de l’arrivée d’une personne qui demande à entrer.
- Le domestique annonça monsieur un tel. — Il fut très étonné lorsqu’on m’annonça.
- — Veuillez m’annoncer à madame Donis, dit-il.— Madame est dans le petit salon.— Demandez si elle peut me recevoir. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- En arrivant à Normée le berger souffle dans sa corne pour annoncer son retour. Les chiens aboient. — (Mariel J.- Brunhes Delamarre, Le berger dans la France des villages, Éditions du CNRS, 1970, page 164)
- Faire connaître au public par une annonce.
- L’idée de déployer tous les fastes de la République et d’afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), no 772 du 4 février 2012, page 3)
- Le titreur de Paris-Jour, ce matin, ne s'est pas embarrassé de nuances. Il a annoncé sur la largeur de la « une » : « Peyrefitte va interdire les minijupes. » — (Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, éd. Fayard, 2000, vol. 3)
- On les retrouve au kébab du coin, au bout de l'avenue Jean-Jaurès où une pancarte annonce : « Dernier kébab avant le périph », au Café de la musique du parc de la Villette, au café MK2 du quai de Seine. — (Régine Robin, Le mal de Paris, éd. Stock, 2014)
- (Pronominal) — Ainsi le comprenait l’orateur qui flétrissait, il y a trois ans, dans un premier discours, ceux qu'on appelle des vendus, et qui s'annonçait déjà comme l’exécuteur des épurations nécessaires. — (Anatole Claveau, La Vertu, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 44)
- Prédire ; assurer qu’une chose arrivera.
- Les prophètes ont annoncé la venue du Messie. Un ange annonça à la Vierge le mystère de l’Incarnation.
- Faire pressentir ce qui doit arriver.
- Le baromètre annonce le beau temps. La seconde scène de cette comédie en annonce le dénouement.
- Être le signe, la marque de.
- M. de Vaize annonçait une cinquantaine d’années, il était grand et assez bien fait. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Son ris était charmant, son teint de lis et de rose, joint à la vivacité de ses yeux, annonçaient celle de son esprit et donnait une énergie peu commune à ce qu'elle disait. — (Mireille Védrine, Les jardins secrets de Jean-Jacques Rousseau, Chambéry : Éditions Agraf, 1988, chapitre 3, § 3)
- Présager en précédant.
- L'été s’annonçait assez beau, bien qu'il crachinât de temps à autre sur la frange en bordure de mer. — (Patrice Hamel, Une famille de Terre-Neuvas, Éditions Cheminements, 2003, page 299)
- La formule du pain perdu s'inspirerait-elle des deux recettes d’Aliter dulcia données par Apicius ? sous le règne de Tibère ? N'y manquent que les œufs. Il est plus vraisemblable que la recette du pain perdu soit annoncée par celle des tostées dorées de Taillevent. — (Annie Perrier-Robert, Dictionnaire de la gourmandise : Pâtisseries, friandises et autres douceurs, éd. Robert Laffont, 2012)
- Le départ précoce des hirondelles et le rencognement des petits animaux en leurs terriers annonçaient un hiver rude. — (Patrice Ordas, Les griffes de l'hermine, éd. Hermé, 1986, page 92)
- Promettre ; faire espérer.
- Tout semblait annoncer le succès de cette entreprise.
- Cela ne nous annonce rien de bon.
- (Pronominal) se faire promettre, se faire espérer.
- Cette entreprise s’annonçait bien, elle a mal tourné.
- (Pronominal) Se manifester par des signes faisant penser.
- La tempête s'annonce terrible.
- (Pronominal) (Suisse) Se présenter.
- Il faut vous annoncer à la réception.
- (Pronominal) (Suisse) Se porter volontaire
- Il manque un joueur, qui s’annonce ?
- (Pronominal) (Suisse) S’inscrire
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "annoncer".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
- liré
-
associer
?- Prendre quelqu’un pour compagnon, pour collègue dans une dignité, dans un emploi, dans une entreprise, etc.
- Dioclétien associa Maximien à l’Empire.
- Les entrepreneurs de cette manufacture l’ont associé à eux.
- Je commençai par voler deux chevaux ; je m'associai des camarades ; je me mis en état de voler de petites caravanes. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XIV. Le brigand, 1748)
- (Sens figuré) L’y faire participer, unir, joindre.
- Le pain perdu est un en-cas parfait, car il associe différents aliments rassasiants comme les œufs, le lait, mais aussi la cannelle. — (Gaëlle Van Ingelgem, Grignoter malin: 25 trucs et astuces de grand-mère, Lemaitre Publishing, 2015, page 27)
- Associer quelqu’un à son crime, à ses dangers, à son triomphe, etc.
- L’intérêt qui associe deux personnes.
- Associer des idées.
- (Pronominal) (En particulier) Hanter, fréquenter quelqu’un, avoir liaison, avoir commerce avec quelqu’un.
- Il ne faut pas qu’un jeune homme s’associe avec toute espèce de gens.
- (Pronominal) (Économie) Fonder une société commerciale avec d'autres sociétaires.
-
dédier
?- (Religion) Consacrer au culte divin.
- Dédier une église, un autel.
- (Par extension) Mettre sous l’invocation d’un saint.
- Dédier une chapelle à la Vierge.
- (Sens figuré) Mettre un livre, un ouvrage, sous le patronage de quelqu’un par une épître ou par une inscription imprimée à la tête du livre.
- Car c'est bien effectivement Aux Bourgeois qu’est dédié ce livre de haute esthétique, non pas, comme on pourrait le croire, par amour du paradoxe, mais en haine & à l'exclusion du demi-bourgeois et du faux artiste que l'auteur appelle les « accapareurs », les « pharisiens. » — (Charles Asselineau, Charles Baudelaire: sa vie et son œuvre, 1869, page 20)
- Consacrer.
- Dédier ses efforts au relèvement de l'industrie manufacturière française.
-
appeler
?- Désigner quelqu’un par son nom ; pourvoir quelqu’un d’un nom.
- […]; trois mois auparavant, c’est-à-dire à l’époque où sa mère vivait encore, on l’avait appelé le prince de Béarn ; on l’appelait maintenant le roi de Navarre, en attendant qu’on l’appelât Henri IV. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Le sucre de raisin que l'on appelle aussi glucose, se rencontre dans les fruits sucrés qui présentent en même temps une saveur acide, comme les raisins, les groseilles, etc. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 120)
- Le thé le plus exquis est un thé dont les feuilles sont dorées comme celles du tabac turc ; les Chinois l’appellent le thé rouge. Ne s'en procure pas qui veut. — (Léon Caubert, Souvenirs chinois, Paris : Librairie des bibliophiles, 1891, note n° 1 page 130)
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- (Pronominal) Il s’appelle Charles. — C’est ainsi qu’on l’appelle. — Cette fleur s’appelle anémone.
- Quel est votre nom? — Je m’appelle Marie. — Un joli nom. — C’est le nom de ma mère. — En vérité! — (1854, Gustave Chouquet, Easy Conversations in French, page 9)
- Désigner une personne ou une chose par une qualité bonne ou mauvaise.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d'Arbois, il appartint tout d'abord à la catégorie des élèves que l'on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 12)
- Le mouvement pacifiste, au XXe siècle, a été très largement porté par les femmes, plus sensibles que les hommes à l'absurdité d'une puissance qui s'édifie en semant la mort, et qui appelle « champs d'honneur » les lieux des pires massacres. — (Marie Gratton, Côté cour, côté jardin : Voyage intérieur en 365 jours, Montréal (Canada) : éditions Médiaspaul, 2001, page 492)
- (Pronominal)Ceux qui s’appellent les gens comme il faut, les sages par excellence. Cela s’appelle un véritable ami. Cela s’appelle folie en bon français.
- Désigner par leur nom ceux qui doivent se trouver présents en un endroit.
- On va appeler tous les soldats l’un après l’autre. Ce soldat n’était pas à la caserne quand on l’a appelé.
- Je ne me suis point entendu appeler quand on a lu cette liste. Beaucoup d’appelés et peu d’élus.
- (Justice) Lire tout haut le nom des parties, afin que leurs avocats viennent plaider pour elles.
- Appeler une cause. On vient d’appeler votre cause. La cause sera appelée à son tour de rôle.
- Faire venir en se servant de la voix ; héler.
- Il appela un de ses copains, un jeunot coiffé d'une gapette américaine à viscope pointée vers le ciel. — (Léo Mallet, Les rats de Montsouris, Éditions Robert Laffont, 1955)
- Quand cette image de la mort en turban crasseux, en casaquin sinistre, regarda les grains de millet que la poule noire piquait, et appela son crapaud Astaroth pour qu’il se promenât sur les cartes étalées, Mme Cibot eut froid dans le dos, elle tressaillit. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Par extension) Ne pouvant plus l’appeler de la voix, il l’appelait encore de la main. Appeler des yeux, du geste.
- (Transitif) ou (Pronominal) (réciproque) Contacter quelqu'un par téléphone.
- Les toxicos t’attirent que des emmerdes. Surtout les PD. Ces chbebs qui t’appellent trois fois par jour, ils s’injectent la coke avec des seringues. — (Alexandre Kauffmann, Surdose, Paris : Éditions Goutte d'or, 2018, chap. 8)
- T’as perdu la boule ou quoi ? Tu me l’as refilé hier en me demandant de t’appeler ce soir. La picole te réussit pas, p’tit gars. — (Greg Waden, La disparue du 5701 : Coup de cœur virtuel à Lille, Villeneuve-d'Ascq : Éditions Ravet-Anceau, 2018, chap. 5)
- Pousser son cri pour faire venir à eux ceux de leur espèce, pour les animaux.
- Le mâle appelle sa femelle. La brebis appelle son agneau.
- (Par analogie) Appeler des oiseaux en imitant leur cri.
- Inviter à venir.
- Appeler le médecin, le chirurgien. Cet artiste fut appelé en France, à la cour, par tel prince.
- Appeler un général à l’armée. Tous les chefs furent appelés à ce Conseil.
- Les Maures furent appelés en Espagne par le comte Julien.
- (En particulier) (Droit, Justice) Citer devant le juge.
- Appeler en justice. On l’a fait appeler pour se voir condamner à payer une somme.
- Appeler quelqu’un en témoignage. Être appelé comme témoin.
- Appeler en garantie. Le juge ordonna que les parties seraient appelées.
- Envoyer, défier.
- Appeler au combat, appeler en duel ou simplement Appeler :
- Avertir de se trouver en quelque lieu par un signal.
- Mais avant que Kurt eût pu fournir une explication, les sonneries aiguës du branle-bas appelèrent chacun à son poste, et l’officier s’éloigna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) avertir, exciter, obliger à se trouver en quelque endroit, pour quelque chose que ce puisse être.
- J’irai où l’honneur, où le devoir m’appelle. Mes affaires m’appellent ailleurs.
- La vengeance l’appelle. Ce beau temps nous appelle à la chasse.
- (Rare) Rendre nécessaire.
- Les hormones, une des plus anciennes familles d’herbicides, vont continuer à nous rendre service et elles sont un bon exemple d'un certain type de sélectivité et de systémie ; cette dernière notion appelait le glyphosate. — (Christian Gauvrit, Efficacité et sélectivité des herbicides, INRA, 1996, page 111)
- Ce crime appelle la vengeance des lois. Ces abus appellent une réforme.
- Ce mot ne peut être employé seul, il appelle un complément. Ce grave sujet appelle toute votre attention.
- (Religion) Faire ressentir sa volonté aux hommes, en parlant de Dieu.
- Il ne faut pas résister quand Dieu nous appelle. Dieu appela saint Paul à l’apostolat. Il fut appelé de Dieu à cette mission.
- Désigner une personne, pour une fonction ou une action importante.
- Appeler quelqu’un à un poste. Il fut appelé à siéger dans le Conseil.
- L’important devoir que nous sommes appelés à remplir. Il fut appelé à lui succéder.
- (Par extension) Désigner pour prendre une décision.
- Par dérogation au premier alinéa de l’article 42 de la Constitution, la discussion d’un projet de loi devant l’Assemblée nationale appelée à statuer définitivement porte sur le texte dont cette assemblée a été saisie et non sur le texte de la commission, qui n’en adopte pas […]. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Être conduit par ses qualités, ses talents et les circonstances qui déterminent la vocation, le sort, la condition.
- Le génie de Turenne l’appelait au commandement des armées. Il a su jouer le rôle auquel il a été appelé par les événements.
- (Absolument) (Droit, Justice) Recourir à un tribunal supérieur pour faire réformer le jugement, la sentence d’un tribunal inférieur.
- Il appellera de ce jugement. Il a appelé du tribunal de première instance à la Cour d’appel.
- Appeler comme de juge incompétent. Appeler a minima.
- (Sens figuré) (Familier) Ne pas se soumettre à une décision, ne pas l’adopter.
- J’appelle de votre décision, ou J’en appelle.
- (Sens figuré) Invoquer ; se référer.
- J’en appelle à votre témoignage : J’invoque votre témoignage.
- J’en appelle à votre probité, à votre honneur, à votre sagesse, etc. : Je m’en réfère à votre probité, à votre sagesse, etc.
- Jeunes filles, mes sœurs, et jeunes femmes, j’en appelle à vos souvenirs. Ne sont-ils pas délicieux, les moments de rêve et d’angoisse que l’on vit dans sa chambre pendant qu’au salon, une mère dit à la vôtre :— Madame, j’ai l’honneur de vous demander pour mon fils la main de Mademoiselle votre fille… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 99.)
- (Sens figuré) (Familier) Revenir d’une grande maladie.
- Il en a appelé.
- (Pronominal) Porter le nom de.
- "Il n’y a de vérité que dans les détails" : c’est un froggie, Stendhal qu’il s’appelait, qui a dit ça… — (Bernard Domeyne, Vacances trop mortelles, 2014, page 1002)
- (Foresterie) Annoncer à voix haute les caractéristiques de l’arbre marqué ; faire un appel.
- Les coupes d'éclaircie et de jardinage sont marquées en délivrance: seuls les arbres à abattre portent les empreintes du marteau (blanchis et empreinte au pied, blanchis et empreinte au corps). Ils sont appelés par essence, circonférence (ou diamètre) et hauteur, pour que l'estimation en soit possible. — (Jean-Paul Debleau, Peintres, peintures marques peintes sur les arbres en forêt de Fontainebleau., février 2016 → lire en ligne)
-
procéder
?- Provenir, tirer son origine.
- Ce n'est certes point par amitié pour le maître anglais ; mais l'Hindou est japonophile. La joie procède d'un vague sentiment panasiatique qui naît. Une multitude d'images représentant les récents faits de guerre se vendent dans les bazars. — (Questions diplomatiques et coloniales: revue de politique extérieure, dirigée par Henri Pensa & Raoul Thomasson , vol. 1-19, 1905, page 203)
- La salle où nous étions procédait à la fois de la cuisine, du salon, de la chambre à coucher, de l’atelier et du cellier. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 57)
- Mes intuitions, qui procédaient d’une certaine connaissance de la nature humaine, devaient bientôt se changer en une certitude fondée sur des preuves irréfutables. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Je procède de qui me précède et vivra de moi qui me suit. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 22)
- L’unilatéralisme américain et la mondialisation libérale procèdent d’une même logique. Ils refusent la suprématie du droit et de la délibération collective. — (Pour un autre monde ; Un autre chemin, motion pour le congrès socialiste de Dijon du 16 au 18 mai 2003)
- (Religion) Selon le catholicisme, le Fils est engendré par le Père, et le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.
- (Absolument) Agir, faire, exécuter un travail, conduire une opération.
- Il procédait par l’observation, analysant et classant des faits (instantiæ Naturæ, comme on les désignait assez pédantesquement), et les transformant en lois générales. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- Le même vieillard goutteux allait procéder à la taille des cheveux. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, […]. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour procéder méthodiquement, il commença par se rendre chez le maire et s’enquit de l’état des sources alimentant la commune. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Au retour, ils rencontrèrent un officier et deux hommes qui procédaient à un inventaire sommaire des marchandises utilisables que contenaient les magasins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Se comporter d’une certaine manière envers les autres.
- Antoine et ma belle-sœur jouaient bien leur jeu ; ils se montraient, à mon égard, pitoyables, ils ne procédaient que par des allusions contristées. J'étais presque leur dupe, mais non pas entièrement ! — (Pierre Mille, Christine et lui, Librorium Éditions, 2019, page 123)
- Sa manière de procéder est étrange. — Il a procédé avec moi en homme d’honneur.
- (Suivi de à) (Justice) Agir judiciairement, faire des actes, des poursuites, des instructions dans un procès.
- Procéder en justice, juridiquement, par voies juridiques.
- Procéder à l’inventaire des papiers, des meubles, à un partage, à une adjudication.
- Procéder à l’audition des témoins, à l’instruction, au jugement d’un procès.
- (Suivi de à) Venir à, se mettre à.
- Très vite incriminés, les naturalistes ont procédé à une enquête visant à reconstituer la progression des loups depuis les Abruzzes jusqu'au Mercantour. — (Isabelle Mauz, Gens, cornes et crocs, page 221, Éditions Quae, 2005)
- Il faut procéder à l’examen, à la vérification de ces titres.
- Finissons ceci, et puis nous procéderons au reste.
- (Suivi de par) Employer des moyens pour parvenir à un certain résultat.
- Procéder par intimidation. — Procéder par raisonnement.
- L’art du Moyen âge procède par la multiplicité des formes et des personnages. L’impression est celle d’une scène entière, de tout un monde. Au contraire, l’art grec aristocratique ne prend qu’un ou deux personnages. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Littéraire) S'avancer vers.
- Tes pas, enfants de mon silence,Saintement, lentement placés,Vers le lit de ma vigilanceProcèdent muets et glacés.— (Paul Valéry, Charmes, extrait du poème Les Pas, 1922)
-
brasier
?- Feu de charbons ardents.
- Il déposa le guide auprès d’un brasier à demi éteint dans lequel il jeta quelques brassées de bois sec pour le raviver. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a en elle quelque chose d’ardent, de concentré qui attire : on dirait un brasier de charbon qui n’attend qu’un souffle pour flamber. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Mon père l'avait installé commodément dans notre fauteuil Voltaire, et ma mère avait jeté une charpagnée de souches dans le brasier, qui pétillait gaîment. — (André Theuriet, L’Écureuil, dans La Revue des deux Mondes, vol. 42, 1880, page 344 ; puis dans Les enchantements de la forêt ..., Hachette, 1901, page 111)
- (Par extension) Grand feu ; incendie.
- Obsédées par la crainte des « francs-tireurs », les troupes d'invasion ont déjà, le 24 août, incendié Haybes, […]; demain, elle vont pétroler Rethel, faire de la moitié des maisons de la ville un immense brasier… — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Une exemplarité qui n’a pas empêché d’autres brasiers dévastateurs, comme à Saint-Jean-d’Illac en juillet 2015 ou à Lacanau en juillet 2011. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 6)
- Bassin de métal pour la braise ardente.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Feu d'amour; corps brûlé de fièvre.
- Telle est la chair des femmes, un abîme où s'engloutir sans recours, et celle des vierges un brasier qui consume l'âme. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
responsabilité
?- Obligation de répondre de ses actions ou de celles des autres, d’être garant de quelque chose.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Si quelque malheur arrivait, la responsabilité en retomberait justement sur nous. Nous devons donc rester à notre poste tant que le devoir nous y obligera. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Pourtant je tiens jalousement à l’avertissement lancé par Homère aux Grecs dans L’Iliade et par Tyrtée dans les Élégies : « C’est une faiblesse déraisonnable que de se décharger sur la divinité de la responsabilité d’une morale et d’un ordre public » — Dieu, Allah ou quel qu’il soit. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Le non-paiement des cotisations sociales est constitutif d'infraction pénale dans le chef de l’employeur, ou de ses préposés et mandataires qui ont la responsabilité du paiement des cotisations. — (Jean-François Funck, Droit de la sécurité sociale, Larcier, 2006, page 167)
- Les harkis furent répartis entre un G.M.C., avec Dourdan comme chef de bord, et un half-track, véhicule blindé dont Fabrice aurait la responsabilité. — (Pierre Bouissou, Fabrice et les harkis, Edilivre, 2007, page 12)
-
camoufler
?- Déguiser de façon à rendre méconnaissable.
- Nous vivons depuis mai 1958 sur la plus grande duperie de l’histoire et depuis octobre 1962 sur la plus grande imposture. La cause du mal c’est la volonté tenace, bien que supérieurement camouflée, du Général de Gaulle. Il faut donc dénoncer à la masse, sans subterfuges et sans faux-fuyants, le responsable du mal dont meurent la République et la Liberté. — (Édouard Lebas, Combat, 17 mars 1963)
- (Militaire) Soustraire aux regards de l’ennemi des canons, des bâtiments, du matériel de guerre, etc.
- Dans ce même bosquet, il y a aussi des canons de 75, mais qui n’ont pas l’air méchant ; à demi cachés sous de frais branchages, bien « camouflés », bien peinturlurés, tout zébrés de vert, de brun ou d’ocre, il ressemblent plutôt, comme pelage, à de gros lézards qui sommeilleraient dans les broussailles. — (Loti, Quelques aspects du vertige mondial, 1917)
- 1er octobre 1940 – Le Tout-Paris s’est rencontré chez les marchands de tissu pour s’arracher la satinette noire, car il faudra désormais camoufler totalement ses lumières. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 86)
- Masquer.
- Camoufler une intention.
-
soigner
?- Avoir soin de quelqu’un ou de quelque chose.
- Gasbieha et sa mère passaient le printemps au Caire, l’été à Alexandrie, et suivaient fréquemment le Pacha à Hélouan, où il soignait ses rhumatismes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Gravement blessés, tombés au pouvoir de l'adversaire, ils craignent pour leur vie mais sont soignés par des mains qui se révèlent fraternelles. — (Ennemis fraternels, 1914-1915: Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades : carnets de guerre et de captivité, édité par Eckart Birnstiel et Rémy Cazals, Presses universitaires du Mirail, 2002, quatrième de couverture.)
- Les abords désobstrués et sablés étaient soignés par l’homme chargé d’entretenir les allées du parc. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre dixième)
- (Familier) Apporter de l’intérêt à quelqu’un, dans l’espoir d’une contrepartie.
- Il aura bientôt besoin de lui, alors il le soigne.
- Apporter de l’attention, du soin à quelque chose.
- Il soigne beaucoup son style.
- Ce peintre ne soigne pas assez les accessoires, les détails.
-
soulever
?- Lever à une faible hauteur.
- Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le boiteux empoigna sa valise par terre, la plaça sur une chaise et souleva le couvercle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- J’examine à la dérobée son sein qui se soulève et qui s’abaisse, et sa figure immobile, et le livre vivant qui est uni à elle. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Durant notre veillée mortuaire, ma mère se levait quelquefois, soulevait le suaire et sa longue figure durcissait encore son air revêche. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 29)
- (Sens figuré) Comment soulever le voile qui nous cache l’avenir ?
- Faire lever ; mouvoir.
- Dès le 14 au matin, une effroyable tourmente du sud-ouest vint assaillir ces escadres, et, soulevant une mer monstrueuse, leur fit courir les plus grands périls. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, chapitre 19, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 184)
- Dès qu'il fait beau, la moindre brise soulève une fine poussière basaltique qui noircit tous les objets et pénètre dans les habitations les mieux closes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- (Sens figuré) Exciter à la rébellion, à la révolte. Masaniello, en 1647, souleva le prolétariat napolitain contre l'occupant espagnol.
- Comme beaucoup de « romantiques », Frédéric Oriach va sans doute éprouver, lors de cette expérience en milieu ouvrier, la grande déception de tous ceux qui prétendent soulever le prolétariat contre la société. — (Roland Jacquard, La longue traque d'Action directe, Editions Albin Michel, 1987, chap. 10)
- La campagne, déjà animée, devient passionnelle quand, le 25 octobre, la presse publie la « Lettre Zinoviev » dans laquelle le chef du Komintern demande au PCGB de « soulever le prolétariat » afin de l'engager « dans une guerre de classe contre le capitalisme et l'impérialisme britanniques ». — (François-Charles Mougel, Histoire du Royaume-Uni au XXe siècle, Presses universitaires de France, 1996, chap. 4, §. 2-2)
- Le tract d’Ighil Imoula a soulevé le peuple algérien — (site www.depechedekabylie.com)
- (Sens figuré) (Pronominal) Se rebeller ; se révolter.
- Si les trois villages se soulevaient et qu’on tuât deux ou trois gendarmes, guillotinerait-on tout le monde ? — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre cinquième)
- Lyon, qui tient plus à la propriété qu’à la vie, s’était soulevé, non contre la République, mais contre les spoliateurs et les bourreaux. — (Lamartine, Jacquard)
- (Sens figuré) Exciter des sentiments d’irritation contre quelqu’un.
- Ce succès souleva tous ses rivaux contre lui.
- (Sens figuré) Exciter l’indignation.
- Cette proposition souleva toute l’assemblée. Tout le monde s’est soulevé contre un projet si hardi.
- Ah ! vois-tu, cette lâcheté me soulève, je ne puis la pardonner… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre II)
- Exciter, provoquer.
- Soulever l’indignation, l’enthousiasme. Soulever une discussion. Soulever des difficultés.
- (Argot) Dérober, prendre avec adresse ce qui est à autrui.
- Ce n'est que le quatrième tableau. Celui où il s'aperçoit que le fils du consul veut lui soulever Pepita, la nièce du général mexicain. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 170)
- Au bout de deux plombes on vient vous annoncer que l’organisateur a soulevé la caisse et kidnappé l’ouvreuse. — (David McNeil, 28 boulevard des Capucines, Gallimard, 2012, collection Folio, page 34)
- (Droit) Avancer un argument, s’appuyer dessus.
- Ce moyen peut être soulevé pour la première fois en appel ou en cassation et ne peut être soulevé d’office. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- (Argot) Avoir un rapport sexuel, pour un homme.
- On ne parle pas assez des bandeurs de soirées : c’est les gens qui lâcheraient père, mère, frère et leurs potes parce qu’il y a trois pétasses à leur soirée pour même pas les soulever à la fin. — (@sky_thiisma sur Twitter le 4 avril 2021 à 15 h 15)
-
exprimer
?- Faire sortir le suc, le jus d’une herbe, d’un fruit, etc., en les pressant.
- Et Cap exprima dans nos verres le jus des limons de Sicile. — (Alphonse Allais, The Perfect Drink dans Deux et deux font cinq, Paul Olendorff, 1895, page 39)
- (Par analogie) (Sens figuré)
- Il se vidait peu à peu de sa haine ; il en exprima une dernière goutte. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 211)
- (Sens figuré) Manifester une pensée, un sentiment, une volonté par tel ou tel moyen, en particulier par le langage.
- Après le plaisir d’être apprécié par les gens intelligents, il n’y en a pas de plus grand que celui de n’être pas compris par les brouillons qui ne savent exprimer qu’en charabia ce qui leur tient lieu de pensée […]. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- ...il attendait, près du portant de gauche, le moment de se diriger du pas d’un homme qui rêve dans la direction de Jimmy, son partenaire, dont la mimique exprimait aussitôt une singulière jubilation. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Colossale unité : l'ancienne unité internationale vaut 16,17 nanokatals. Autant exprimer les mensurations d'un top modèle en milles nautiques. Le katal n'est toujours pas entré dans les mœurs des laboratoires d'analyse biologiques. — (Christian Moussard, Biochimie structurale et métabolique, De Boeck Supérieur, 2006, page 46)
- L'autre jour, un ado, dans les clichés de la mode débile des banlieues, parlait à base de « yo » et de « wesh », ne sachant exprimer sa douleur abdominale : le nouveau beauf en quelque sorte ! — (Patrick Pelloux, On ne vit qu'une fois, Le Cherche Midi, 2014)
- (Pronominal) Parler.
- Je puis en dire autant d'El-Haj Ahmed Ben-Chekron qui me sert d’interprète dans mes autres visites et qui, lui, ayant vécu en Espagne, s’exprime correctement en castillan. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- Il s’exprimait avec retenue, presque en confidence, à raison du sujet. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- C’est un garçon fort agréable que Bernard. Soigné, rasé de près, le teint clair, il s’exprime dans une langue choisie et ne fait usage de l’argot qu’en d’exceptionnelles circonstances. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Exprimons-nous poliment. Rétorquons de même, sans nous départir de sang-froid. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Malgré sa corpulence excessive, l’autorité de M. Hector sur ses subordonnés n’est guère contestable. Il la doit surtout à sa placidité étudiée, au ton solennel et ampoulé qu’il affecte en s’exprimant […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) Faire sortir de soi ce que l’on a à l'intérieur (idées, émotions, sentiments), dans le but de le faire vivre et de le communiquer.
- Tout homme a besoin de s’exprimer. À tous les étages de son être. Expression sous toutes ses formes : parler, rire, pleurer, embrasser, agir, etc. — (Michel Quoist, Construire l’homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, page 57)
- (Biologie) Fabriquer l’ARN, dont il contient la séquence, en parlant d’un gène.
- (…) génétiquement modifiées pour ne plus exprimer de paroi. — (Une division bactérienne primitive, La Recherche, n° 475, page 20)
-
placez
?- Deuxième personne du pluriel du présent de l’indicatif de placer.
- Vous me placez cuisinière chez Madame, vous me prenez pour dix ans, j’ai mille francs de gages, vous payez les cinq dernières années d’avance (un denier-à-Dieu, quoi !) — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de placer.
- Placez vos mains autour de l’orange sans la toucher et mettez-vous en résonance avec elle en concentrant votre attention dessus. Définissez votre intention comme étant de « désénergétiser » l’orange, c’est-à-dire en la dépouillant en quelque sorte de sa charge énergétique. — (Leonard Laskow, Guérir par l’amour, 2016)
-
légèreté
?- Qualité de ce qui est léger, peu pesant.
- La légèreté de l’air.
- La légèreté des vapeurs, du papier, de l’aluminium, du liège.
- Agilité.
- Les syndicats peuvent être fort utilement employés à faire de la propagande électorale ; il faut, pour les utiliser avec fruit, une certaine adresse, mais les politiciens ne manquent pas de légèreté de main. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, La grève générale politique, 1908, chapitre V, page 207)
- Marcher, courir avec légèreté.
- La légèreté des oiseaux, d’un cerf, d’un danseur.
- La légèreté de sa marche, de sa danse, de sa course.
- Il a une grande légèreté de main, se dit, au propre, d’un Cavalier, d’un ouvrier, d’un joueur d’instruments.
- Il se dit encore, au figuré, d’un écrivain qui s’exprime avec aisance et délicatesse.
- Il a une grande légèreté de pinceau, se dit d’un Peintre dont la touche est légère.
- Il, elle a beaucoup de légèreté dans la voix, se dit d’un Chanteur, d’une Chanteuse qui fait aisément les modulations, les traits ou les vocalises.
- Agrément, facilité de l’esprit ou du style.
- Par sa floribondité, l'éclat de ses fleurs et sa légèreté, cette plante est très en honneur dans les jardins […]. — (B. Vercier, La Culture des Fleurs, Hachette, 1932, édition 1967, page 128)
- Les colonnes qui supportent les voûtes de la chapelle de la Vierge sont d'une légèreté telle que pour un peu on crierait au miracle. — (Jean Bertot, Août 1893: la France en bicyclette de Paris à Grenoble et Marseille, Ancienne maison Quantin, 1894, page 42)
- Il a de la légèreté dans la manière d’écrire.
- (Sens figuré) Inconstance ; instabilité.
- C’est encore à l’intranspiration des chiens qu'il faut a attribuer la légèreté du sommeil, qui les rend si aptes à nous servir de sentinelles. — (D. Lalouette, Essai sur la rage, cité dans Mercure de France, 1812, volume 51, page 499)
- […] ; elle lui pardonna une légèreté d’esprit, dont, après tout, elle n’avait jamais souffert : quand les défauts des autres ne nous nuisent pas, il est rare qu’ils nous choquent beaucoup. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Elle se dit qu’il fallait montrer aujourd’hui tout son courage, être comme ces femmes de la ville, ces grandes dames qui savent mépriser les hommes peu fidèles et regarder avec hauteur leur légèreté oublieuse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Irréflexion ; imprudence.
- Dans la légèreté et même la superficialité de ce garçon, il y avait quelque chose qui plaisait à Violaine. Après tout, elle aussi vivait au jour le jour, avec son fardeau sur le cœur. — (Madeleine Chapsal, Une saison de feuilles, Fayard, 1988)
- Faute commise par étourderie, d’un tort peu grave.
- Cette légèreté ne méritait pas une si grande punition.
- Ce ne sont que des légèretés qui tiennent à son âge.
- Liberté excessive, d’un souci insuffisant de la décence dans le langage.
- Il tient des propos d’une trop grande légèreté.
-
avancez
?- Deuxième personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe avancer.
- Vous avancez sur le plan professionnel, sans que vous risquiez le moindre faux pas. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 décembre 2022, page 16)
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif du verbe avancer.
- N’avancez pas davantage ! cria encore Jarry en mettant fin à l’affreux tac-tac de l’engin. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, cinquième partie, chapitre III)
-
présenter
?- Montrer une première fois ; mettre un objet sous les yeux de quelqu'un.
- Mademoiselle, oserai-je vous demander si vous avez donné un pendant à ce charmant paysage que vous présentâtes l'autre jour au maréchal ? — (Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, 1853, acte I, scène 13)
- Nous insistons sur les possibilités multi-plateformes de Python et présentons les bases pour étendre Python et l’intégrer dans d’autres applications en utilisant C ou Java. — (Alex Martelli, Python en concentré, traduit par Éric Jacoboni, Paris : éditions O’Reilly, janvier 2004, page XI)
- En 1973, quand le centre d’activités culturelles et de loisirs de Sully organisait son « florilège musical » en présentant un récital de guitare, un récital d’orgue et un concert de l’Ensemble instrumental Andrée Colson, tu n’étais pas intéressé encore ; […]. — (Colette Bissonnier, Chroniques du festival, Éditions Publibook, 2011, page 21)
- (Vieilli) Présenter la bataille, Témoigner à l’ennemi, par les dispositions que l’on prend ostensiblement, qu’on a l’intention d’engager la bataille.
- Montrer ostensiblement.
- Bientôt le Sultan arrive; les tambours battent, les clairons sonnent aux champs; les fantassins présentent les armes et les cavaliers s'inclinent sur l'encolure de leurs chevaux en criant: […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
- Les pois égouttés doivent présenter la couleur normale caractéristique des pois secs trempés en conserve, compte tenu de toute adjonction de colorants artificiels. — (FAO, Codex alimentarius, volume 5A, 1994, page 204)
- Montrer, pour faire connaissance.
- L’éleveur ne peut vendre aucun des chevaux d’élevage de son taboune avant qu'il ait atteint l'âge de trois ans et demi et qu'il ait été présenté à la commission; […]. — (Revue militaire des armées étrangères, tome 1, éd. R. Chapelot & Cie, 1904, page 129)
- Et tout près de là, à Saint-Hilaire-de-Loulay, au cours d'une garden-party chez la Baronne Taylor, il est présenté à une ravissante jeune fille de 18 ans, Simone Calary de Lamazière. — (Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, éditions de Flore, 1952, page 24)
- Il me conduisit à travers d'innombrables et immenses salles, dans lesquelles il me présenta à des hordes de gens, dont j’oubliais les noms au fur et à mesure qu’il les énonçait. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, pages 8-9)
- (Audiovisuel) Animer.
- Il présente le journal télévisé.
- Faire postuler.
- On a présenté deux candidats pour cette place, pour cette chaire.
- Pour cet emploi, c’est le ministre qui présente et c’est le chef de l’état qui nomme.
- Offrir quelque chose à quelqu’un.
- Cette prédiction les laissa pétrifiés. Le maître d’hôtel lui-même avait un tremblement en présentant le carré d’agneau. — (Roland Dorgelès, A bas l'argent !, Éditions Albin Michel, 1965, p. 97)
- Présenter un fauteuil, une chaise, un siège.
- Aux Indes orientales, la chasteté y étant en singulière recommandation, l'usage pourtant souffrait qu'une femme mariée se peut abandonner à qui lui présentait un éléphant ; et cela avec quelque gloire d'avoir été estimée à si haut prix. — (Montaigne, Essais , III, 5 - Sur des vers de Virgile, 1595)
- Présenter des lettres de créance, Les remettre à la personne prés de laquelle on est accrédité.
- Présenter une lettre de change, La montrer à celui qui doit la payer.
- Présenter une requête, une pétition, etc., à quelqu’un, Solliciter quelqu’un par une requête, une pétition, etc.
- Présenter les armes.
- Présentez-lui le miroir, qu’il se voie.
- Présenter un enfant au baptême, Le porter à l’église où il doit être baptisé.
- (Sens figuré) Faire part de ; exposer.
- Je ne lui cachai pas que le néo-malthusianisme n'avait rien qui m’emballât par la façon même où nous le présentaient ceux qui le prônaient. Elle n'insista pas. — (Jean Grave, Quarante ans de propagande anarchiste, présenté et annoté par M. Delfau, Flammarion, 1973, page 553)
- Je présente le texte qui suit avec une quadruple ambition. Tout d'abord je souhaite que dans une certaine mesure il fasse le point des connaissances potamologiques acquises sur la Loire et ses tributaires. — (Maurice Pardé, « Études potamologiques sur la Loire et ses affluents », dans Norois, 1964, n° 44 bis, page 3)
- Je lui ai présenté la chose aussi clairement qu’il m’a été possible.
- Vous ne nous présentez la question que d’un seul côté.
- (En particulier) Présenter à quelqu’un ses respects, ses hommages, ses civilités, etc., se dit, comme formule de politesse, pour assurer quelqu’un de son respect, etc.
- (Sens figuré) Être capable de fournir ou de procurer.
- Le sucre de raisin que l'on appelle aussi glucose, se rencontre dans les fruits sucrés qui présentent en même temps une saveur acide, comme les raisins, les groseilles, etc. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 120)
- J’obstrue avec du coton et de l’étoupe la brèche que présente le pont. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Ce pays présente un aspect agréable.
- Cette affaire présente de grands avantages.
- Cela présente des difficultés, des inconvénients, Des difficultés, des inconvénients s’opposent, paraissent s’opposer à cela.
- Ce mot, ce passage présente un double sens, il est susceptible de deux interprétations différentes.
- Tourner vers ; diriger vers.
- Présenter son bras, sa jambe à l’opérateur.
- Présenter le flanc à l’ennemi. En termes de marine,
- Présenter le bout à la lame, à la marée, au courant.
- Mettre en avant pour menacer.
- Il lui présenta la pointe de son épée et l’arrêta court.
- Ils présentèrent les baïonnettes à la cavalerie et la repoussèrent.
- Ce taureau présente les cornes d’une manière menaçante.
- (Art) Approcher une pièce de bois, de fer, etc., de l’endroit où elle doit être placée, pour voir si elle s'y ajuste bien, avant de la poser.
- Fenêtre PVC, aluminium ou bois, les opérations à faire sont les suivantes : présenter la fenêtre sur son appui et vérifiez qu'elle est bien de niveau. — (site www.discount-menuiserie.com)
- (Intransitif) (Au sujet d’une personne) Faire une impression (bonne ou mauvaise) par son maintien.
- Je trouve qu’il présentait plutôt bien.
-
composer
?- Former un tout de l’assemblage de plusieurs parties, en parlant des choses physiques et des choses morales.
- Composer un remède avec divers ingrédients. - Toutes les pièces qui composent cette machine. - Composer un mot avec d’autres mots.
- Bientôt, je composai son numéro. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 18)
- (Imprimerie) Assembler les caractères pour en former des mots, des lignes et des pages.
- Composer un mot, une ligne, une page. - La feuille est composée, mais elle n’est pas tirée.
- Faire ou produire un ouvrage d’esprit.
- Car on n’entend que ces mots dans les conversations de Babylone ; on ne voit que des livres où il question du cœur et de l’esprit, composés par des gens qui n’ont ni de l’un ni de l’autre ; mais, de grâce, sire, poursuivez. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, 1748, chapitre XV : Les yeux bleus)
- Composer les plans et les dessins d’un palais, etc.
- (Absolument) Il a besoin d’être seul quand il compose.
- Composer avec soin, avec négligence.
- (Art, Littérature) Arranger, disposer, bien ou mal, un discours, un poème, un tableau, etc.
- Un livre bien composé.
- Ce tableau est mal composé.
- Il n’a pas su composer son livre.
- (Absolument) (Dans les écoles) Faire un devoir donné par le professeur pour le concours des places.
- Les écoliers qui composent pour les places, qui composent pour les prix.
- Composer en mathématiques, en grec, en thème, en version.
- (En particulier) (Musique) Produire un air, un chant, qui sera destiné à être exécuté.
- De ces leçons, de ces efforts, il en était résulté ce phénomène, assez ordinaire chez les natures poussées par la vocation, que, sans le savoir, Modeste composait, comme on peut composer sans connaître l’harmonie, des cantilènes purement mélodiques. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Absolument) — — Tenez, voilà une chanson que j'ai écrite il y a trois ans. Un peu de romance sentimentale, ça ne saurait faire de mal à personne. Je ne compose que quand je suis saoul. — (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- (Par extension) Utiliser un instrument de musique pour créer de la musique.
- Composer sur le piano, au violon, etc.,
- (Vieilli) Préparer, arranger son apparence, selon l’état où l’on veut paraître, selon l’effet que l’on veut produire.
- Composer sa mine, son geste, sa contenance, son visage, ses actions, etc. - Ils n’avaient pas eu le temps de composer leur visage et leur maintien.
- Ils composèrent leur visage sur celui de leur chef.
- Se composer un visage, un maintien.
- Il faut savoir se composer selon le temps, selon les lieux.
- - Ayez soin de vous composer lorsque vous serez devant lui.
- (Sens figuré) (Intransitif) S’accommoder, s’accorder sur quelque différend, en traiter à l’amiable.
- Composer d’une somme qui est due.
- Composer de ses intérêts, de ses droits, de ses prétentions.
- (Sens figuré) S’arranger ; faire avec.
- Paneloux se redressa alors, respira profondément, et reprit sur un ton de plus en plus accentué : […] "Trop longtemps, ce monde a composé avec le mal ; trop longtemps, il s’est reposé sur la miséricorde divine. Il suffisait du repentir, tout était permis". — (Albert Camus, La Peste, Éditions Gallimard, 1947)
- Je les connais, ses maximes favorites : Où l'obligation naît meurt le choix. Ou bien : Ose, oppose, expose, mais ne compose jamais. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- Ce qui me gêne dans la mort, c'est ce gros tas de viande qu'on laisse aux autres. Ils sont obligés de composer avec et nous de décomposer. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- Mais elle est très difficile à prouver. Et le fisc français doit composer avec ce problème. — (Le Monde, « CumEx Files » : « Le droit fiscal est si compliqué que les administrations peinent à l’interpréter », Le Monde. Mis en ligne le 18 octobre 2018)
- (Pronominal) (Souvent) Être composé.
- Un moulin à vent se compose essentiellement d’un arbre porté sur un petit bâtiment en bois, qui est susceptible de tourner autour d’un fort pivot vertical, et qui peut par conséquent être orienté convenablement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 114)
-
accompagner
?- Aller de compagnie avec quelqu’un.
- Après deux jours d’absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le bateau s’enfonce dans l'obscurité. Le projecteur fixé au-dessus du chalut éclaire les eaux vertes et écumantes qu’accompagne le cortège des mouettes. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
- Le temps s’était gâté tout à fait, […]. Les rafales, accompagnées de grêle et de tonnerre, se succédaient, accourant du sud sud-est, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 238 de l’édition de 1921)
- Le développement de cette espèce est de type hétérométabole : l’accroissement de la taille se fait progressivement au cours de quatre mues juvéniles et d’une mue imaginale et s’accompagne de changements dans les proportions du corps. — (Archives de zoologie expérimentale et générale, vol.116, page 175, CNRS, 1975)
- Rinri me tenait la main, ainsi que chaque amoureux du parcours tenait la main de celle qui l’accompagnait. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 65)
- Je ne pense jamais au Siam sans évoquer le déjeuner que fit au Palais Royal le gouverneur de l’Indochine d’alors, M. Violette, accompagné de sa très digne épouse. — (Émile Servan-Schreiber, Alors raconte !, Paris : Presses de la Cité, 1967 - Versilio, 2014, chapitre 24)
- (Sens figuré) Le bonheur, la fortune l’accompagne ; il est heureux. — Les humiliations qui accompagnent la défaite.
- Suivre par honneur.
- La plus grande partie de la noblesse accompagnait le gouverneur de la province.
- Ce prince est toujours accompagné d’une suite nombreuse.
- Il fut accompagné par plusieurs de ses amis.
- Tous ceux qui se trouvèrent là accompagnèrent le Saint Sacrement.
- Conduire en cérémonie.
- C’est lui qui a la charge d’accompagner l’ambassadeur à l’audience.
- Reconduire par honneur une personne dont on a reçu visite.
- Je vous accompagne à deux pas, déclara Jacques, en échangeant pour ses sabots les pantoufles brodées par les soins de son épouse ; […]. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Escorter.
- C’est José, un Marseillais pure laine, plein de chaleur, d’une quarantaine d'années, qui nous a accompagné pendant notre séjour. — (Henri-Paul Labonté, Une histoire d’engagement social, Éditions Publibook, 2011, page 88)
- Il se fait toujours bien accompagner, parce qu’il a des ennemis.
- Assortir ; convenir à.
- Nous avons renoncé, ma femme et moi, au frometon : nous sommes rassasiés de protides. Puis, pour l’accompagner, le vin manque, […]. — (Gaston Cherpillod, La Nuit d'Elne, L’Âge d'Homme, 1985, p.136)
- En réalité, ce vin du Caucase, quelque peu aigrelet, accompagne convenablement la poule bouillie, disons le « pilau », – ce qui permet de lui trouver une saveur spéciale. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/20)
- Accompagner une chose d’une autre, — Joindre, ajouter une chose à une autre.
- Il accompagna son présent d’une lettre fort polie.
- Il accompagna ses remontrances de menaces.
- Tout ce qu’il fait, tout ce qu’il dit, il l’accompagne de beaucoup de grâce, etc.
- (Musique) Exécuter un accompagnement.
- Les spectateurs les accompagnaient en battant rythmiquement des mains et en chantant des airs tahitiens plus mélodieux que la dure langue mangarevienne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cette voix, qui tenait de la basse-taille par son volume, se veloutait comme celle des barytons, et prenait, dans le rire par lequel Philéas accompagnait ses fins de phrases, quelque chose d’argentin. — (Honoré de Balzac, Le Député d’Arcis, roman laissé inachevé par Balzac, 1847)
- Un soir, attendant l'heure du dîner, Claire et Marcelle, cédant je suppose à une prière générale, jouèrent quelques morceaux ensemble, la pianiste accompagnant sa sœur violoniste. — (André Roussin, La Boîte à couleurs, Éditions Albin Michel, 2013, page 2008)
- (Pronominal) — Il y avait un chanteur qui s’accompagnait d’un accordéon, un joueur de guitare et un mandoliniste le secondaient. Les airs que le trio interprétait étaient tantôt gais et entraînants, tantôt plus langoureux […]. — (Richard Dourdea, Une année très particulière, page 258, éditions Le Manuscrit, 2006)
- S'accompagnant de son gimbri, il nous chante, d'une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 33)
- (Pronominal) (Vieilli) Mener quelques gens avec soi pour quelque dessein ; et il se prend souvent en mauvaise part.
- Il s’accompagne toujours de méchants garnements.
- Il s’accompagna de gens de main pour faire ce coup.
-
janvier
?- Premier mois de l’année du calendrier grégorien, qui compte 31 jours.
- Soutenus dans le ciel par les avions de la coalition (qui, à partir de la fin septembre, avaient concentré quasiment tous leurs efforts sur Kobané), ultra-déterminés, ultra-organisés, renforcés par leurs bataillons féminins d’une redoutable efficacité, les YPG reconquirent, mètre après mètre, la moitié de la ville que les djihadistes leur avaient prise, avant de les en chasser complètement le 25 janvier. — (Leïla Mustapha, Marine de Tilly, La femme, la vie, la liberté, 2020)
- Voilà le 1er janvier qui arrive. Vous recevrez beaucoup d’argent à l’occasion des étrennes, et vous serez, alors, en mesure de me régler mon petit arriéré ! — (Alphonse Allais, Un de mes amis qui est concierge, dans Le Bec en l'air, Paul Ollendorff, 1897, page 33)
- Il est bien évident que les plantes vivent uniquement dans les milieux qui leur conviennent […] : ainsi l’isotherme de 4°5 moyenne du mois de janvier concorde remarquablement avec la répartition de Rubia peregrina en Europe occidentale. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 67)
- La fête de la Nativité copte tombe toujours le 29 du mois de kyahk qui correspond maintenant au 7 janvier, mais avant la réforme du calendrier julien par le Pape Grégoire XIII, le 29 kyahk correspondait au 25 décembre. — (Gérard Viaud, La fête de la Nativité, progres.net.eg, 7 janvier 2021)
-
supprimer
?- Abolir ; annuler.
- Le voleur ne met pas en question dans les livres sophistiques la propriété, l’hérédité, les garanties sociales ; il les supprime net. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Les anciens impôts basés sur le Koran sont supprimés et remplacés par des contributions nouvelles qui seront recueillies par des fonctionnaires spéciaux, au lieu de l'être par les caïds. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Le départ des juifs n’avait pas supprimé les embarras financiers de leurs clients et ceux qui avaient besoin de capitaux n'eurent d'autre ressource que de s'adresser aux prêteurs chrétiens (lombards ou cahorsins). — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Retrancher ; enlever ; ôter.
- Ainsi, seules les manifestations perméabilisantes objectivées par le Bleu sont supprimées par l’action immédiate des rutosides. — (Bulletin de la Société royale des sciences de Liège, 1971, page 489)
- Après avoir totalement désossé l'engin, j'avais savamment vidé le pot d'échappement en supprimant les chicanes et adapté un carburateur récupéré sur la vieille mobylette d'un copain. — (Régis de Soulaines, Le Sirop de la Rue, ou La Flûte désenchantée, 5 sens éditions, 2017)
- Tuer.
- On pense naturellement à supprimer l'homme qui gêne comme on pense à écarter une mouche ; à se gratter immédiatement au point cuisant. C'est un réflexe de l'imagination, laquelle est faite pour ces solutions. — (Paul Valéry, Tel Quel, Gallimard, édition 1943, page 222)
- Les Martiens, au moyen d’une drogue procurant des rêves magnifiques, supprimaient les malades, les infirmes et les mal nés, de sorte que, chez eux, la pitié était des plus rudimentaires. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n° 1, janvier 1914)
- Censurer.
- Les articles de journaux trop controversés furent supprimés.
- Détruire ; démolir.
- Le moulin de Montgon ayant été supprimé par suite de la création du canal des Ardennes , outre l'indemnité d’expropriation due au propriétaire , il en était dû une au fermier. — (Germain Roche et Félix Lebon, Recueil général des arrêts du Conseil d'état, tome 5, 1848, page 95)
-
nommer
?- Attribuer, imposer un nom à une personne, une chose ou une collectivité.
- Il fut le premier qui découvrit cette île et il la nomma de son nom.
- Nommer une maladie est la plus sûre façon de la faire apparaître. — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, page 363)
- Christophe Colomb, on le sait, lorsqu'il aborda en Amérique, crut avoir atteint les Indes par une nouvelle route maritime et nomma en conséquence « Indiens » les premiers habitants qu'il rencontra. — (René Thévenin et Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e édition, page 13)
- « Que ces choses ne soient même pas nommées parmi nous », fit une voix ironique.Joseph recula d’un pas et s’assit sur son lit, le cœur battant. De tout ce qu’il venait d’entendre et ne comprenait qu’à moitié, ce verset biblique l’atteignait seul, flamboyait dans sa tête. Il y avait en effet des mots qu’on ne prononçait pas, comme si l’on eût craint d’attirer la colère de Dieu. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 57)
- On peut généralement reconnaître qu'il y a identité collective lorsque les membres d'un groupe humain se nomment, qu'ils s'attribuent un nom qui les désigne comme appartenant à ce groupe. Ce pouvoir de nommer n'est jamais utilisé en vain. C'est bien parce que le besoin est là, parce que le concept existe, qu'il appelle une dénomination. — (Chantal Bouchard, La langue et le nombril, Presses de l'Université de Montréal (PUM), 2020, page 31)
- Qualifier, décerner une épithète.
- Louis XII a été nommé le Père du peuple.
- Nommer quelqu’un son protecteur, son maître, son bienfaiteur, le reconnaître comme son protecteur, son maître, son bienfaiteur.
- Dire le nom d’une personne, d’une chose ; dire comment une personne, une chose s’appelle.
- Si vous voulez, je vous nommerai mon auteur.
- Je vous nommerai plusieurs personnes.
- Il y a des choses qu’on ne saurait nommer par leur nom.
- Désigner, énumérer.
- Dans son intervention, il a nommé les personnes responsables des fautes.
- Nommer ses complices, les déclarer, les faire connaître.
- Désigner, choisir ou instituer pour une fonction ou un poste.
- A son retour d'Espagne, le général Beurnonville épousa Mlle de Durfort. Le 5 février 1805, il fut nommé sénateur, et bientôt titulaire de la sénatorerie de Limoges. — (Biographie nouvelle des contemporains ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité, par MM. A. V. Arnault, A. Jay, E. Jouy, J. Norvins, etc. , volume 2, Paris : à la Librairie historique, 1821, page 468)
- On a nommé des experts, des arbitres.
- Élire.
- Les magistrats de cette république étaient nommés tous les ans par le peuple.
- À Rome, on nomma des décemvirs pour composer les lois, et des questeurs pour faire juger les crimes publics.
- (Pronominal) Appeler, avoir pour nom.
- Je suis né dans un village près de Reims et je me nomme Cupidonnet. Dès mon enfance, j’aimais les jolies filles. — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine, 1798)
- Je me nomme Marie. — (1854, Gustave Chouquet, Easy Conversations in French, page 9)
- Comment se nomme celle place, cette rue ?
- (Pronominal) Déclarer son nom.
- Vous êtes obligé de vous nommer.
-
voiler
?- Couvrir d’un voile.
- L’adoption de ce châle a rendu leur costume plus décent en voilant, dans son ampleur, le nu et les formes un peu trop fortement dessinées. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- […] je regardais les gens entrer dans la cour, les hommes en redingotes sombres, les femmes long voilées de noir. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Elle disposa les fleurs au chevet, fit arrêter le balancier de l’horloge, voiler les glaces et les miroirs, fermer les fenêtres et cacher les portraits. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
- Malika Boussouf, trente ans de journalisme, nous renvoie à une de ses dernières chroniques, cinglante, porteuse d'une grande colère, intitulée "Je voile ma sœur, et toi je te viole". — (Vincent Remy, Opprimer, c'est sacré, Télérama n°3460, mai 2016)
- Se voiler le visage ou absolument se voiler.
- (Par extension) Dérober la vue de quelque chose, en le couvrant comme d’un voile.
- Le brouillard du matin voilait encore les collines environnantes.
- Des nuages voilaient le soleil.
- (Sens figuré) Cacher.
- L’homme argue de son droit avec une suffisance presque impertinente, une humilité feinte qui voile une ironie bien claire […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Technique) Déformer (en forme de voile de navire) une surface plane, courber une barre.
- J’ai voilé ma roue.
- Déblayer les décombres, choisir sur pied les fûts de pesses et de feuillards où il débiterait le solivage, la charpente et les planchers, les abattre, approcher les billes du chantier, attendre qu'elles sèchent, les écorcer, les équarrir, tailler mille et une tuiles de tavaillon, voilées à la hachette sur un billot scarifié. — (Jean-Baptiste Harang, Nos cœurs vaillants, Grasset, Paris, 2010, p. 76)
- (Pronominal) S'estomper, se dissimuler partiellement à la vue, comme caché par un voile.
- L'été avait effacé tous les mois précédents, comme une photo exposée au soleil se voile peu à peu. — (Patrick Modiano, Chevreuse, Gallimard, 2021, page 141)
-
malgré
?- Contre le vouloir de quelqu’un, contre le gré de.
- Cette muraille est à portée d’arbalète des tours 11, 12 et 40 et est commandée par celles-ci. Il était donc fort difficile d’arriver, en descendant la rive droite de l’Aude, jusqu’à la barbacane, malgré la garnison de la cité. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- En dépit d’un objet faisant obstacle ou contrariant l’action.
- Avant-hier il a plu toute la journée, mais le soir, malgré le ciel couvert, tout le monde guettait anxieusement l’apparition de la lune nouvelle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- L’idée d’une sépulture intentionnelle est donc d’emblée refusée, malgré la présence d’une vingtaine de cyprées d’origine méditerranéenne disposées par paire à divers endroits du corps, […]. — (Marc Groenen, Pour une histoire de la préhistoire: le Paléolithique, Éditions Jérôme Millon, 1994, page 227)
- Il disait que malgré les arbres, malgré les villes et les villages, malgré les côtes, les esquifs et le sombre, un homme mourant en mer pouvait voir sa clarté. — (Sorj Chalandon, Une promesse, Éditions Le Livre de Poche, 2008, ISBN 978-2-2531-2114-5, page 114)
- En dépit d’une considération abstraite susceptible d’en modifier l’appréciation.
- Le climat arctique n’est pas le même que le climat alpin malgré certaines analogies qui sont indiscutables (enneigement, courte période de végétation, température moyenne basse). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 143)
- Le 15 avril, comme on meurt toujours malgré les déclarations encourageantes du corps médical et de la presse, on triture les chiffres pour trouver des raisons d’espérer. — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s’abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 101)
- L'héritière médiévale, malgré la fidélité aux sources antiques dont elle se réclame, malgré une connaissance minutieuse des agronomies orientale et byzantine contemporaines, s'avère plus expérimentale et libre de superstitions. — (Lucie Bolens, Agronomes andalous du Moyen-Age, Librairie Droz, 1981, p. 219)
-
enterrer
?- Enfouir, mettre dans la terre.
- Ce soubassement est intact, […], les parties inférieures du monument sont restées enterrées pendant des siècles et ont été ainsi préservées des mutilations. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Le déchaumage est donc une façon culturale légère, destinée, en remuant la couche superficielle du sol, à enterrer les mauvaises graines, pour qu'elles germent au plus vite. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, page 86, éditions La Terre nationale)
- Enterrer de l’argent dans une cave.
- (Funéraire) Inhumer, mettre un corps en terre.
- Je suis d’une famille où l’on se fait enterrer les pieds tournés du côté de la France, afin de protester, même après la mort, contre la conquête de notre pays par Louis XIV, et contre l’anéantissement de nos libertés nationales. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- Les farouches Vendéens, excités par la voix de leurs prêtres, par les discours des ministres du Dieu de miséricorde, égorgeaient, brûlaient vifs, enterraient vivants les républicains qui tombaient entre leurs mains. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- On comprend bien des choses si l'on sait que chacun de ces hommes devait être enterré selon les rites de sa bande, avec tout ce qu'il peut y avoir de prières : catholiques, juives, puritaines, presbytériennes, méthodistes, parsies, jaines, musulmanes. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chap. VIII., Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960)
- Claude expirait, privée des secours de la religion, et on refusa de l’enterrer en terre chrétienne. — (Aragon, Les Beaux quartiers, 1936)
- Dans une petite commune telle que Drain, l’épidémie de peste de 1563 fit 153 morts qui furent enterrés ensemble à l'endroit où se dresse la croix commémorative du Moulin-Moreau, sur la route de Saint-Laurent-des-Autels. — (Pierre-Louis Augereau, Les Mauges mystérieuses, Éditions Cheminements, 1994, page 103)
- Tuer en mettant en terre.
- [Elles] portent en elles jusqu'à leur dernier jour la peur d’être enterrées vivantes. — (Joë Bousquet, Traduit du silence, 1935-36)
- (Sens figuré) (Par extension) (Familier) Survivre à quelqu’un.
- C’est un homme plein de vigueur, et qui nous enterrera tous.
- Vous nous enterrerez tous ! — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1921)
- (Sens figuré) Cacher.
- Enterrer son secret.
- Enterrer ses talents.
- L’avare enterre ses trésors au lieu d’en jouir.
- (Sens figuré) Dépenser beaucoup d’argent en remuements de terre.
- Son jardin lui a coûté trop d’argent, il y a enterré une fortune.
- (Sens figuré) (Politique, Administration) S’arranger de manière qu’une proposition, un projet n’aboutissent pas.
- [Titre] L’A45 définitivement enterrée par le gouvernement — (L’A45 définitivement enterrée par le gouvernement sur LyonMag.com, La News. Mis en ligne le 17 octobre 2018)
- Tout juste le gouvernement reconnaissait-il que « les effets de la taxation ne faisaient pas consensus ». Nulle part, il ne disait aux citoyens vouloir enterrer la mesure. — (Gaspard d’Allens, En coulisses, le gouvernement a dézingué des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, Reporterre, 17 décembre 2020 → lire en ligne)
- (Sens figuré) (Familier) Faire les dernières réjouissances de quelque chose qui se termine.
- Enterrer la vie de garçon.
- (Pronominal) (Manège) Porter la tête très basse, en parlant d’un cheval.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Pronominal) (Sens figuré) Quitter le monde pour vivre dans un endroit reculé.
- S’enterrer dans la province, dans son château.
- Mes collègues de France sont moins bêtes que moi, grogna-t-il. On m'y reprendra, à venir m'enterrer parmi ces magots. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 230)
-
canapé
?- (Mobilier) Sorte de siège long à dossier, où plusieurs personnes peuvent être assises ensemble et qui peut servir aussi de lit de repos.
- Je t’assure, Suzanne, ils feront très bien dans ta salle de séjour, ces fauteuils et ce canapé, bon il est un peu cra-cra, mais tu le recouvres d’un drap fleuri et te voilà vraiment chez toi ! — (Christine Cotaz-Bertholet, Lettres à Talitha, 1996)
- Dans le salon, le canapé était recouvert d’un patchwork représentant des animaux. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 165)
- Victor prit son téléphone, shoota quelques objets, son canapé, sa psyché, son tapis de course et, depuis son balcon en saillie, il immortalisa la ville repoussant la lumière qui l’orangeait. — (Bertrand Latour, La deuxième vie de Victor Hurvoas, Le Passage éditions, 2015, chap.5)
- Tout le monde se servit, même Tauno, qui se leva laborieusement du canapé et prit toute une poignée de grignoteries dans le sachet d’Irma. — (Minna Lindgren, Les Petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, traduit du finnois par Martin Carayol, Éditions Calmann-Lévy, 2016, chap. 6)
- (Par analogie) Tranche de pain sur laquelle on dispose certains mets.
- Vêtus de la chemise blanche brodée traditionnelle et portant des gants, des Mexicains discrets circulaient entre les invités avec des plateaux de canapés, foie gras sur toast, caviar sur craquelins, saumon fumé, brochettes de pétoncles miniatures, débarrassant certaines personnes des flûtes vides alors que d'autres serveurs avançaient avec, dans chaque main, des jéroboams de Cordon-Rouge. — (Marie Desjardins, Ambassador Hotel: La mort d’un Kennedy, la naissance d’une rock star, Montréal (Québec) : Éditions du CRAM, 2018, chap. 12)
- (Décorations) (Familier) Demi-nœud.
- Les décorations, lorsqu'elles sont portées sur une tenue civile, une veste par exemple, revêtent des formes réduites à un simple ruban pour les grades de chevaliers, ou de « rosette », ou de « rosette sur canapé » (le « canapé » étant un ruban argenté ou doré mis sous la rosette) lorsque les grades sont supérieurs — (Histoire des décorations et Médailles, [1])
-
souhaiter
?- Former un souhait.
- On peut être marri, ou plutôt s’attrister du bien d'autrui, à cause que nous ne l’avons pas & que nous souhaiterions le posséder aussi bien que lui. — (Vincent Houdry, La Bibliothèque Des Prédicateurs, V.3, § 5, page 598, 3e édition, 1733)
- En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
- Marchand avait coutume de ne jamais donner d’instructions détaillées à ses collaborateurs, se bornant à leur préciser l’orientation qu’il souhaitait les voir adopter. — (Sandford F. Borins, Le français dans les airs: le conflit du bilinguisme dans le contrôler de la circulation aérienne au Canada, page 47, Institut d’administration publique du Canada, 1983)
- Fort heureusement pour moi, il n’eut pas le temps de m'expliquer plus avant tout l'intérêt qu’offrait la manière dont il eût souhaité que je conjuguasse mes verbes. Quelqu'un, en effet, venait d'arriver, interrompant dans l’œuf un développement qui risquait d'être plus passionné que passionnant. — (Jean Stratonovitch, Le roman périodique, éditions Aléas, 1999, page 26)
- Suivi d'un infinitif, ce verbe s'emploie sans préposition ou avec la préposition de (Littré).
- — Tout au plus souhaiterais-je de rentrer dans une partie des dépenses que nécessite l’opération. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 48)
- Elle ne souhaitait pas de la voir tous les jours. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Je souhaitais de le voir avec une passion démesurée et me défendais d’y croire, par cette superstition que j’ai depuis l’enfance que les choses n’arrivant jamais comme nous les attendons, il ne fallait pas les fixer d’avance dans notre esprit telles que nous exigeons qu’elles soient. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 141)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.