Dictionnaire des rimes
Les rimes en : analphabétisme
Que signifie "analphabétisme" ?
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- Incapacité complète à lire et à écrire, le plus souvent par manque d’apprentissage.
- Si la fameuse liquidation de l’analphabétisme, tant admirée, tarde tant à s’accomplir, c’est aussi que les malheureux instituteurs, travailleurs isolés, n’arrivent souvent pas à toucher leur maigre traitement […]. De sorte que l’on se demande comment les instituteurs vivent encore et si, avant la liquidation de l’analphabétisme, on n’assiste pas à celle du professorat. — (André Gide, Retouches à mon "Retour de l'U.R.S.S.", 1937)
- L’analphabétisme est en constante régression dans le monde, même si, aujourd’hui encore, trop d’enfants n’ont pas accès à l'école. — (Sophie Chautard, Comprendre la géopolitique, 2006)
- Parfois, est réputé alphabète celui qui sait lire et écrire son nom. Ces critères assez simplistes se reflètent encore parfois, de nos jours, soit dans les programmes d’alphabétisation, soit dans la détermination des dimensions du problème de l’analphabétisme. — (Fathi El-Rashidi, Aspects humains du développement, Institut international des Sciences administratives, 1970, page 65)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "analphabétisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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exoréisme
?- Système hydrologique où l’écoulement des eaux atteint la mer ou l’océan.
- En fonction des saisons, cet oued alterne entre l’endoréisme et l’exoréisme.
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mysticisme
?- (Religion) Doctrine qui affirme la possibilité d’une union directe de l’âme avec Dieu, cette union constituant une forme supérieure d’existence et de connaissance.
- […] il avait abordé le côté psychologique du mysticisme allemand au moyen âge, en s'efforçant de résoudre au moyen des ressources de la psychologie physiologique moderne, l'un des problèmes les plus intrigants de cette histoire. — (« Nécrologie de A. Jundt », dans la Revue de l'histoire des religions, dirigée par Jean Réville, 11e année, tome 21, Paris : chez Ernest Leroux, 1890, p. 107)
- Elle était la femelle primitive, la guerrière énamourée, obscène, explosible, avec tout l'apport des cérébralités vicieuses superposées par couches brûlantes depuis des siècles que sévit l'imbécile mysticisme ennemi de l'acte brutal et simple. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- Il y a entre le ritualisme occidental et le mysticisme oriental une différence d'essence, une incompatibilité radicale que vingt siècles d'échanges et de compénétrations n'ont pas entamés. — (Jacques-Henry Bauchy, Histoire de la Forêt d'Orléans, 1985)
- Disposition d’une âme qui tend à cette union, qui s’y détermine par une série d’états, qui a le sentiment d’y être parvenue.
- La puissance de la religion ici consiste en ce qu’elle est une occupation, une mécanique régulière qui tue les heures, comme la puissance du clergé consiste en ce qu’il est un corps de fonctionnaires. — Le mysticisme est pour quelques âmes malades et choisies, une sur trente tout au plus. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Il se manifesta chez lui un revirement complet correspondant à une crise de mysticisme ou de xénophobie. Il se rapprocha subitement des chorfa et des oulama et passa le plus clair de son temps à lire et commenter les saintes écritures en leur compagnie. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 204)
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éthylisme
?- (Médecine) Consommation régulière et excessive de boissons alcoolisées, résultats de cette consommation. → voir alcoolisme
- Du point de vue criminologique, l’éthylisme doit être envisagé d’abord sur le plan de l’éthylisme héréditaire ou chronique, ensuite sur le plan du passage à l’acte à l’occasion d’une crise d’éthylisme aigu. — (René Resten, Caractérologie du criminel, 1959)
- Rasé, en sabots et rêche tenue verdâtre, avec casquette de cuir coiffant sa calvitie, il passa de l’absinthe à l’abstinence, du péquet au piquet, de l’éthylisme à l’ascétisme. — (Patrick Roegiers, « Verlaine, Paul », dans Le Mal du pays : Autobiographie de la Belgique, Éditions du Seuil, 2003)
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nautisme
?- Ensemble des sports nautiques et en particulier la navigation de plaisance.
- On peut y pratiquer le nautisme et le kayak, mais aussi le golf. — (Amelia Island sur Wikipédia)
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neutralisme
?- (Politique) Non-alignement, politique d’évitement des conflits.
- Le neutralisme produit chez le citoyen du tiers monde une attitude d’esprit qui se traduit dans la vie courante par une intrépidité et une fierté hiératique qui ressemblent étrangement au défi. — (Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961. p. 80.)
- La vie politique de Malte est marquée par son neutralisme dans les affaires internationales.
- (Biologie) Absence d’interaction entre deux espèces, le bénéfice ou le détriment d’une espèce sur l’autre n’est pas mesurable.
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lesbianisme
?- Homosexualité féminine[1].
- Bien que plus diffus, plus discret, moins affiché que l'homosexualité masculine, le lesbianisme est cependant tout aussi courant.
- Dans tous les cas évoqués ci-dessus, tout se passe comme s'il était déjà excessivement osé de parler des anormaux : évoquer l’homosexualité, le lesbianisme, la pédérastie et les pratiques pornographiques, sans les inscrire dans un discours descriptif, semble être déjà subversif en soi. — (Pierre Zoberman (directeur), Queer : écriture de la différence ?, tome 1 : Autres temps, autres lieux, l’Harmattan, 2008)
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nombrilisme
?- Narcissisme, égoïsme, égocentrisme, tendance à tout rapporter à soi.
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gongorisme
?- Écriture précieuse caractérisée par ses recherches de style.
- J’ai décidément peur qu’il n’y ait abus de métaphores et gongorisme d’homme du Midi, chez ce terrible Saint ! — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- Avez-vous une montre malade, un tourne-disques qui s’enrhume, un stylo embouteillé ? Provence saute sur l’objet comme la misère sur le pauvre monde et s’enferme dans son atelier. Ses interventions sont en général heureuses, parfois visibles un peu trop, souvent stupéfiantes d’ingéniosité, mais toujours marquées au coin d’un certain sens de la mécanique qui est à l’autre ce que le gongorisme est au langage vulgaire. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, pages 36-37)
- Il appartient à l’époque où la poésie cherche à se démarquer du gongorisme. — (Eugène Tavares, Littératures lusophones des archipels atlantiques, 2009)
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zoroastrisme
?- (Religion) Religion monothéiste de tolérance fondée par Zoroastre et pratiquée en Perse jusqu’à l’arrivée de l’islam.
- Ainsi parlait Hérodote des Sassanides, soulignant la particularité du zoroastrisme, culte officiel de l’État perse de l'époque : son monothéisme. Bien avant l’avènement du christianisme et sans doute du judaïsme, les zoroastriens plaçaient leur foi en une divinité unique et abstraite, Ahura Mazda (…). — (Célian Macé, Ainsi parlait le zoroastrien, dans Libération (journal), du 3 août 2012, p.IV)
- Mais qui était véritablement Zarathustra ? Prophète du mazdéisme (on dit aussi " zoroastrisme ") religion des anciens Iraniens vouée au culte de Ahura Mazdâ, Zarathustra a vécu vers 1000 ou 1200 avant Jésus-Christ. — (Lionel Dumarcet, Zarathustra, De Vecchi, 2000)
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dimorphisme
?- (Biologie) Existence de deux formes distinctes pour une même espèce animale ou végétale.
- Les abeilles femelles présentent un dimorphisme entre la classe des ouvrières et celle des reines.
- Dimorphisme sexuel, ensemble des caractères qui distinguent le mâle de la femelle dans une même espèce animale.
- (Minéralogie) Possibilité pour une substance de se cristalliser sous deux aspects différents.
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néologisme
?- (Vieilli) (Péjoratif) Abus de la création de mots nouveaux ou de l’emploi de mots anciens dans de nouveaux sens[1].
- Fait d’employer ou d'inventer des mots nouveaux (nom commun, adjectif, etc.) ou des expressions nouvelles.
- Rimbaud, champion du néologisme avec son « abracadabrantesque » repris par Jacques Chirac.
- (Linguistique) Mot nouveau ou récemment forgé pour répondre à un manque ou pour son caractère expressif.
- En linguistique, le caractère neuf d’un néologisme — sa néologicité — peut perdurer plusieurs années.
- La Fontaine, qui employa tant de mots, n’en inventa guère : il est à remarquer que les bons écrivains sont généralement fort sobres de néologismes. Le fonds commun du langage leur suffit. — (Anatole France, Article sur la langue de La Fontaine, recueilli dans Le Génie latin, 1913)
- Le syntagme figé « énergivoraces » apparaît dans une phrase de type coercitif : « Nous sommes tous des « énergivoraces ». Or ce type de contrainte est neutralisé par l'effet humoristique du néologisme. — (Henri Pierre Jeudy, Publicité et son enjeu social , Presses Univ. de France, 1977, page 129)
- Branduit. Néologisme créé par Jean-Louis Swiners. Exemples de branduits : le Coca-Cola, le Stabilo, etc. — (Jean-Marc Lehu, L'Encyclopédie du marketing, Eyrolles, 2004, page 96)
- Les néologismes sont en effet des constructions momentanées, la plupart du temps non reprises, et qui rapidement disparaissent. Ceux qui, au contraire, ont la faveur des locuteurs s'instituent en langue grâce au processus de lexicalisation. — (Guy Cornillac, De la nécessité de concevoir pour l'esquimau un dictionnaire sans mots, dans les Actes : La "découverte" des langues et des écritures d'Amérique, Paris, 7-11 septembre 1993, A.E.A., 1995, page 204)
- C'est ce qu’illustre bien la confusion régnant autour du terme d'« illectronisme ». « Illectronisme » est un néologisme et mériterait de le rester. Ce sera probablement le cas, puisque les hommes politiques, qui sont les seuls à utiliser ce vocable, emploient toujours la périphrase « ce qu'on appelle l’"illectronisme" ». — (Alain Giffard, Bernard Stiegler & Christian Fauré, Pour en finir avec la mécroissance : Quelques réflexions d'Ars industrialis, éd. Flammarion, 2009)
- Nouveau sens donné à un mot existant ; néosémie.
- Le mot souris désignant un petit boîtier relié à un ordinateur est un néologisme. Comme mulot, d'ailleurs. Mais l'un a pris et l'autre non.
- (Neurologie) Mot qui n’existe pas utilisé par quelqu’un souffrant de certains troubles du langage (aphasie…).
- "Foucra bouldou ! Bistroye ! Bistroye !", ajouta-t-il avec conviction. Depuis quelque temps déjà, l’illustre écrivain avait contracté cette manie d’employer des mots bizarres, parfois désuets ou franchement impropres, quand ce n’étaient pas des néologismes enfantins à la manière du capitaine Haddock. Ses rares amis restants, comme ses éditeurs, lui passaient cette faiblesse, comme on passe à peu près tout à un vieux décadent fatigué. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 168-169)
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américanisme
?- (Anthropologie) Science qui concerne l’Amérique et ses peuples autochtones.
- (Religion) Hérésie étasunienne qui mélange les doctrines chrétiennes avec les notions locales de libertés civiles.
- Admiration outrée pour les idées et les usages d’Amérique.
- L’américanisme, en France, a succédé à l’anglomanie.
- Il entretient un rapport particulier à lʼAmérique et à ses valeurs: il est une figure de lʼaméricanisme latin. — (Pierre Musso, Berlusconi, le nouveau prince, 2003)
- (Linguistique) Idiotisme utilisé par des locuteurs américains de l’anglais.
- (Linguistique) Idiotisme utilisé par des locuteurs américains de l’espagnol.
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légalisme
?- (Philosophie, Religion) Doctrine qui impose le respect excessif, littéral de la loi au détriment de son esprit.
- En définitive, le réformisme et le légalisme des mouvements de citoyens ont donné leur marque à la « révolution pacifique » de l’automne 1989. — (Guillaume Mouralis, Une épuration allemande ; La RDA en procès 1949-2004, 2008)
- Le légalisme est la pratique qui respecte de manière absolue les lois religieuses prises à la lettre et qui soumet rigoureusement la vie religieuse à la régulation par les lois. — (Antoine Vergole, Dette et Désir, 1978)
- Si le légalisme du PCF participe à la baisse de la criminalité communiste pendant la guerre d’Algérie, c’est avant tout parce que ce dernier est accepté, intériorisé et réapproprié par la très grande majorité des membres du PCF qui, en vertu de leurs trajectoires militantes, de leur socialisation à la discipline partisane ou de leur attachement affectif et idéologique à l’institution, acceptent à des degrés divers et selon des modalités variées les contraintes pratiques du légalisme. — (Vanessa Codaccioni, Punir les opposants ; PCF et procès politique 1947-1962, 2013)
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jésuitisme
?- Doctrine, système de religion et de conduite attribués aux jésuites.
- (Péjoratif) Escobarderie, acte qui semble manquer de franchise et de sincérité.
- Le docteur, comme tous les gens qui font profession de jésuitisme, s’exagérait Paris ; il le voyait peuplé d’athées furibonds comme Diderot, ou ironiques comme Voltaire, et de pères jésuites fort puissants faisant bâtir des séminaires plus grands que des casernes. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Faites attention : ici il faudra choisir votre camp, il n’y a pas de place pour le double jeu. Ce qu’il me reprochait, en somme, c’était du jésuitisme. — (Jean de La Guérivière, Les bons pères, 2008)
- Cette conception des rapports avec un adversaire politique, ce jésuitisme détestable, a fait davantage pour détruire le mouvement ouvrier dans son ensemble qu’aucune des tactiques « sacrées » du bolchevisme. — (Emma Goldman, Trotsky proteste beaucoup trop, 1938)
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fonctionnalisme
?- (Art) Doctrine architecturale qui met la priorité à la fonction sur l’apparence.
- On nous objectera alors que toute la théorie du fonctionnalisme n’est qu’un mensonge pour épater les naïfs, puisqu’un des chefs de l’école paraît l’avoir employée de cette façon. — (Charalambos Ath Sfaellos, Le fonctionnalisme dans l’architecture contemporaine, 1952)
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atticisme
?- Délicatesse de langage, finesse de goût particulière aux Athéniens.
- (Par extension) Style, maintien qui joint l’élégance à la pureté.
- Sa conversation était tout à-la-fois piquante et instructive, son esprit aimable et enjoué ; il y avait de la finesse dans ses observations et de l’atticisme dans ses critiques ; mais elles glissaient sur les individus sans faire grâce aux ridicules. — (Édouard de La Grange, Lettre sur Robert de Berlin, Lettre sur Robert de Berlin, 1882)
- Écrivain élégant, attrayant de forme par son atticisme parfait, sa gentilhommerie et son joli ton, […]. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- (Grammaire grecque) Forme de langage particulière au dialecte attique.
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catabolisme
?- (Biochimie, Biologie) Ensemble des réactions de dégradations moléculaires de l’organisme considéré.
- Les études ont porté sur plusieurs aspects du métabolisme de ces composés inhabituels: digestion, absorption, accumulation dans les tissus, catabolisme, incorporation dans différentes membranes. — (Germain Brisson, Lipides et nutrition humaine: analyse des données récentes sur les corps gras alimentaires, 1982)
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pancosmisme
?- (Philosophie) Doctrine philosophique d’après laquelle seul le monde existe.
- mithracisme
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népotisme
?- Autorité, faveur dont ont joui, auprès de certains papes, leurs neveux, leurs parents.
- Le cas bien connu du népotisme pourrait sembler infirmer ceci – mais bien au contraire, le fait même que la faveur passe d’oncle à neveu (nepos en latin) signale la marginalisation de la filiation, et le fait que le terme soit toujours utilisé de façon négative, pour parler d’un excès et d’un abus, montre à quel point c’est l’absence de népotisme qui est devenue normale (c’est-à-dire la norme). Bref, l’existence même du népotisme est l’exception qui confirme la règle. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux; « L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat… », 2007)
- (Par extension) Favoritisme envers un parent, un protégé.
- Qu'ils [les ministres] aient placé quelques amis, quelques créatures, des électeurs influents, je le veux bien ; le reste est de la calomnie pure. On a fait, il y a quelques années, du népotisme en grand ; aujourd'hui on ne l'oserait plus. — (Reybaud, J. Paturot, 1842)
- Obstinément derrière ses petites magouilles, ses trafics d’influence et ses putains. Il avait compris qu’au sultanat des truands et du népotisme, un miracle, ça se négocie. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 17)
- Le népotisme se développe, encouragé par Brejnev lui-même, qui pratique le don et le contre-don (...).— (Sabine Dullin, L’ironie du destin. Une histoire des Russes et de leur empire (1853-1991), Éditions Payot, 2021, p.222-223)
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gouvernementalisme
?- (Politique) Attitude de soutien systématique au gouvernement.
- Le gouvernementalisme, remarquez-le bien, n'est point issu d'une doctrine philosophique, il est né d'une théorie de la Providence. — (Proudhon, Confess. révol., 1849)
- Un autre signe de ce temps, c’était l’anarchie mêlée au gouvernementalisme (nom barbare du parti correct). — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
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équinisme
?- (Anatomie) Synonyme de pied équin.
- Les pieds équins sont les plus communs des pieds bots accidentels, et les plus rares des pieds bots congénitaux. Je parle de l’équinisme pur ou dominant, et non de l’équinisme accessoire qui accompagne presque tous les varus de naissance. — (« Du pied bot », article V, 2e année (1856), dans le Leçons cliniques sur les maladies chroniques de l'appareil locomoteur, professées à l'hôpital des Enfants malades pendant les années 1855, 1856 et 1857 par M. le Henri Bouvier, Paris : J.-B. Baillière et fils, 1858, p. 205)
- L’équinisme est dû au déséquilibre entre la force, le tonus du triceps, accessoirement des fléchisseurs des orteils, et la force, le tonus des antagonistes, c’est-à-dire entre les abaisseurs et les releveurs du pied. — (Annales de chirurgie infantile - Volume 18, 1977)
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canadianisme
?- (Linguistique) Terme ou tournure propre aux francophones du Canada.
- La poudrerie est un canadianisme qui désigne la neige soulevée par le vent avec l'apparence d'une fine poudre.
- (Linguistique) Tournure anglaise propre aux anglophones du Canada.
- (Politique) (Rare) (Désuet) Position politique en faveur de la confédération canadienne, par opposition au souverainisme québécois. → voir fédéralisme
- Toute la carrière politique de M. Lesage prouve l'importance qu'il attache à la place et au rôle des Canadiens français dans la Confédération. Ils ont été historiquement à l'avant-garde du canadianisme. — (Communiqué de Jean Lesage publié en 1961, cité dans Jean-François Lisée, De Gaulle l'indépendantiste, éditions Carte blanche/La boîte à Lisée, 2020, page 55)
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nihilisme
?- (Philosophie) Doctrine selon laquelle aucune existence n’a de justification ou de sens en soi.
- Dans ces conditions, il n’y avait plus de réponse à la question métaphysique : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Comme le redira André Comte-Sponville, c’est alors la question du sens qui paraît elle-même dépourvue de sens. La doctrine de Schopenhauer fut ainsi, à l’époque contemporaine, la première des philosophies de l’absurde. Il résulta de ce nihilisme ontologique que rien n’a en soi plus de valeur que de sens, pas plus la vie que le reste, puisque rien ne saurait avoir d’autre destination que l’anéantissement dans la suite du devenir. — (Michel Nodé-Langlois, Au service de la sagesse, Editions Artège, 2009, p. 418))
- Autre idée, plus piteuse : le nihilisme serait une réaction de désenchantement face à «l'imperfection du monde et de l'Homme », qui engendre chez le nihiliste une volonté de nier toute valeur aux hommes réels, au profit d'un homme rêvé (et de même pour le monde)... Les nihilistes sont donc des dépressifs. — (Auteur inconnu, Le nihiliste et l’antidémocrate, Éditions Le Manuscrit, 2002, p.26)
- (Philosophie) Doctrine d’après laquelle rien de ce que nous croyons connaître par les sens n’a de réalité substantielle. Par extension, scepticisme radical affirmant l’impossibilité de constituer un savoir scientifique qui puisse être tenu pour vrai.
- Mais le « négationnisme » n’est qu’un miroir grossissant d’un phénomène affectant l’ensemble des sciences historiques et sociales. Ce fictionnalisme postmoderne a séduit nombre d’historiens, qui ont ainsi légitimé un « nihilisme épistémologique » privant le concept de vérité de toute signification. — (Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Editions Mille et une nuits, 2013, p. 97)
- (Philosophie) Doctrine niant l’existence de toute valeur morale objective.
- Il partage donc bien cette impression assez généralisée au sein de la jeunesse européenne des années 1880 et 1890, que l’on manque de principe dirigeant, de valeurs solides, de vérités. Les maitres à penser de la jeunesse portent une lourde responsabilité. Selon Barrès, Renan, plus que quiconque, a contribué à répandre ce « nihilisme moral ». — (Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français, Editions Complexe, 1970, p.39)
- Comportement ignorant tout objectif transcendant, de long terme, ou tout critère éthique. A l’extrême, comportement recherchant la destruction comme un but en soi.
- Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. — (Kofi Annan, discours à l’Assemblée générale de l’ONU, 24 septembre 2001)
- Système de pensée politique qui vise à la destruction de toutes les institutions religieuses, sociales, politiques.
- L’argument qui lui fait juger « faible » le nihilisme russe, c’est le besoin d’obéir à une cause, le fanatisme. — (François Guéry, Archéologie du nihilisme : De Dostoïevski aux djihadistes, Editions Grasset, 2015, p.80)
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colonialisme
?- (Histoire, Politique) Idéologie justifiant la colonisation entendue comme l’extension de la souveraineté d’un État ou d’un peuple sur un autre, en général moins développé.
- Enfermé dans un cycle infernal, le colonialisme se révèle, plus que jamais, intrinsèquement, rétif à toute évolution. — (Marc Quaghebeur, Bibiane Tshibola Kalengayi, Aspects de la culture à l’époque coloniale en Afrique centrale, 2008)
- Ensemble de relations administratives, économiques et sociales établies entre une métropole et ses colonies
- Polémique sur "les bienfaits", les méfaits du colonialisme.
- Longtemps perçus comme des sous-langues appartenant à des sous-races, les créoles ont été rejeté du revers de la main comme étant des appauvrissements, voire des perversions de la langue. On sent ici tout le poids du colonialisme. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 66.)
- (Par extension) Tendance dominatrice d’un peuple, d’un État.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.