Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amphotère
Que signifie "amphotère" ?
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- (Chimie) Qui agit à la fois comme un acide et comme une base : qui peut fournir un ion H+ et capter cet ion.
- L’eau est un composé amphotère.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amphotère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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cochère
?- Celle qui dirige l’attelage d’une voiture de maître ou d’une voiture publique.
- Rassurez-vous, lecteur, et vous de même, chère lectrice, ce cocher était une cochère. — (Raoul Ponchon, La Muse au cabaret, Librairie Charpentier et Fasquelle, Paris, 1920, page 181)
- C’est, depuis un demi-siècle, en effet, une ascension continue : l’avocate, la doctoresse, la cochère, qui indignèrent nos pères ou nous firent sourire, passent inaperçues aujourd’hui. — (Léon Abensour, Histoire générale du féminisme, Delagrave, 1921, page 5)
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budgétaire
?- Qui a rapport au budget.
- Il a marqué les esprits durant son deuxième passage au pouvoir, beaucoup plus long (2012-2020) avec sa politique économique audacieuse surnommée les « Abenomics », combinant des relances budgétaires massives avec une politique monétaire ultra-accommodante, une stratégie qui perdure encore au Japon, malgré des résultats inégaux faute de réformes structurelles suffisantes. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 5)
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acrotère
?- (Architecture) Ornementation placée aux extrémités supérieures des édifices, principalement sur les frontons.
- Les acrotères et les corniches du palais servent de perchoir à des familles de goélands, de plongeons et de cigognes. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Le toit du porche, à forme aiguë, comme toute vieille charpente, se distinguait par deux girouettes perchées aux deux bouts d’une cime ornée de ces serrureries bizarres que les savants nomment un acrotère. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre deuxième)
- Ces deux fragments pourraient appartenir au même acrotère. — (Juliette de La Genière, Bianca Ferrara, Olivier Picard, Un sanctuaire en Laconie, 2005)
- (Architecture) Portion supérieure de mur ceinturant une toiture-terrasse.
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charretière
?- (Transport) Celle qui conduit une charrette.
- En ville, les femmes exercent quantité de métiers : un recensement fait au début du xive siècle en dénombre 125 ! Broderesses, chasublières, ferronnes, maçonnes, charretières, hongresses, lavandières de tête. — (Jean Rabaut, Histoire des féminismes français, Stock, Paris, 1978, page 18)
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balnéaire
?- Relatif au bain de mer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Littoral.
- Du tourisme balnéaire.
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argentifère
?- Qui contient de l’argent.
- Le plomb sulfuré ou galène argentifère est disséminé avec une certaine abondance, et d'une manière uniforme, dans des gangues de baryte sulfatée et de quartz grenu ou cristallin , qui constituent assez généralement les filons. — (Auguste Bravard, Rapport sur les mines de plomb argentifère d'Esteil, Paris : Imprimerie Boisseau & Cie, 1855, page 6)
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meurtrière
?- (Droit) Celle qui a commis un meurtre.
- Comme cette première enquête ne lui permet pas d’identifier la coupable, le professeur monte à l’aide d’Innes, d’Alice et de Fred, un stratagème destiné à démasquer la meurtrière en l’obligeant à “désassassiner” Innes… — (Jacques Baudou, Jean-Jacques Schléret, Les Métamorphoses de “La Chouette”, 1986, page 1920)
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claire
?- (Art) Les cendres lavées ou les os calcinés dont on se sert pour faire les coupelles dans l’affinage.
- Chaudière à clarifier le sucre.
- Coupelle à raffiner l’or.
- Réservoir d’eau de mer limpide pour les huîtres.
- (Ostréiculture) Bassin peu profond dans lequel on affine les huîtres.
- Des huîtres de claire.
- Variété d’huître.
- Il était près de midi, à en croire le réveil, quand Justin se réveilla tout à fait, alerté par le cri d’un marchand d’huîtres : « Ma portugaise, ma claire. » — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 155)
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mystère
?- Ce qu’une religion a de plus caché, ce qui n’est connu que des initiés.
- Alliette est l’homme le plus heureux de la terre ; il ne parle que tarots, cartes, sortilèges, sciences égyptiennes de Thot, mystères isiaques. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- (En particulier) (Bible, Christianisme) Vérité de foi contenue dans la révélation et qui, sans contredire la raison, la dépasse.
- On peut considérer que la raison, incapable d’établir la possibilité intrinsèque des mystères révélés, telles que la Trinité, l’Incarnation, l’Eucharistie, la création ex nihilo, peut néanmoins établir qu’ils ne sont pas contradictoires […] Les mystères, étant supra-rationnels, ne sauraient être démontrés ; mais, comme ils ne sont pas pour cela anti-rationnels, les arguments qui tendent à établir qu’ils sont absurdes n’ont aucune valeur probante […] — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Il est certain qu’ésotéristes et amateurs de mystère préféreront toujours continuer à considérer la question comme insoluble de façon technique. Car le mystère est une forme indéniable de plaisir, et qui s'autoexcite indéfiniment. — (Eric Guerrier, Pyramides: ou le principe de l'escalier, Editions L'Harmattan, 2012, page 13)
- (Par extension) (Sens figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret, d'inconnaissable dans les phénomènes de la nature ; ce qui est inexplicable par la raison humaine.
- Le mystère des perturbations de l’orbite de Mercure n'a finalement été élucidé qu'avec la théorie de la relativité générale proposée par Albert Einstein au début du XXème siècle. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’Astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, décembre 1992, p. 41)
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. […]. l'hiver, lorsque la neige a cessé de tomber depuis quelques jours, lorsque l'armée des sapins noirs immobiles se détache sur le sol blanc, le voyageur solitaire doit se défendre contre un sentiment de crainte, presque d'angoisse. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- L’aporie est une espèce d’énigme, mais considérée d’un point de vue logique plutôt que magique ou spirituel. C’est un problème qu’on renonce à résoudre, au moins provisoirement, ou un mystère qu’on refuse d’adorer. — (André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Presses universitaires de France, 2001)
- (Sens figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les affaires humaines.
- Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes ; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- C’est comme cela. Moi aussi j’ai mes mystères, tout maire que je suis ; mais venez, je vais vous montrer autre chose. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Ce coin perdu de Jan-Mayen n’est pas à l’abri des cancans, des mystères, des intrigues et même des complications diplomatiques. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les soins, les précautions que l’on prend pour n’être pas entendu, pour n’être pas observé.
- Je donnai même à ce mutisme un air d’imbécillité pour laisser Mauricette expliquer elle-même son mystère. — (Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère/Chapitre 1, 1926)
- Il m’a entretenu, avec beaucoup de mystère, de tous ses chagrins. - Ils sont sortis tous deux en grand mystère.
- (Ironique) Pourquoi faire tant de mystère pour nous dire ce que tout le monde sait ? - Faut-il faire tant de mystère pour si peu de chose ?
- (Religion) Composante du rosaire.
- (Histoire) Nom que l’on donnait, au Moyen Âge, à certaines pièces de théâtre, d’inspiration religieuse, dont le sujet était tiré des Écritures ou de la vie des saints.
- Ce jour-là, il devait y avoir feu de joie à la Grève, plantation de mai à la chapelle de Braque et mystère au Palais de Justice. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Pour la poésie dramatique en langue vulgaire, sa partie religieuse, le mystère et le miracle, se rattachait aux mystères latins antérieurs, qui eux-mêmes étaient une partie du culte, et tenaient à cet ensemble de représentations théâtrales que l’église avait empruntées originairement au paganisme. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- Tour à tour commencent à défiler les pages, les rois, les anges, les saintes, qui paraissent jouer un de nos vieux mystères avec, comme décor, la cathédrale. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 238.)
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éclaire
?- (Botanique) Synonyme de chélidoine.
- Prenez des feuilles de la petite chélidoine ou éclaire non lavées, & une poignée de racines lavées & essuyées. — (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
- (Botanique) Synonyme de renoncule ficaire.
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chènevière
?- Champ où l’on fait pousser du chanvre.
- Il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chenevières. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Mon grand-père courait donc de ses prés aux nôtres, fauchait, ramenait le foin dans son chariot, défrichait nos chènevières si la terre en était trop dure, nettoyait chaque semaine notre étable. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Bien qu’étant souvent constituée de petites surfaces cultivées, proches des maisons, la chènevière demande une surveillance constante pour conserver le chènevis, les graines du « chanvre mâle » convoitées par les oiseaux, tâche que l’on confie aux enfants dans les campagnes et aux « épouvantails de chènevière » dont le Littré rappelle les mentions dans les œuvres de Villon ou de Montaigne comme autant de traces dans les paysages ruraux des xve et xv[e siècles.— (Llinares Sylviane, « Introduction. Le chanvre et la mer, connaissances pratiques et expériences culturales au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2020/3 (n° 127-3), pages 7-19. DOI : 10.4000/abpo.6067. URL : https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2020-3-page-7.htm)
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sincère
?- Qui est franc, véridique, qui dit ce qu’il pense, ce qu’il sent réellement.
- Comment se fait-il que la vérité fuie devant nous comme si ce n’était pas de la vérité, et qu’on ne puisse pas, malgré sa sincérité, être sincère ? — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Le proviseur adjoint l’écoute poliment et acquiesce à ses suggestions, le valorise et lui donne de l’importance. Je ne sais pas s’il est sincère. — (Rose Ceraudo, En CAE dans un lycée d'une riche banlieue, chez l'auteur, 2012, page 10)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Qui est pensé, senti réellement.
- Une amitié sincère.
- Une réconciliation sincère.
- Un repentir sincère.
- Des promesses sincères.
- Une foi sincère.
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débonnaire
?- Bon ; gentil ; bienveillant.
- C’était un prince débonnaire aimé du peuple.
- Le médecin obligea petit Jacques à lâcher ses fourneaux pour être valet. Il entra en cette qualité chez une vieille dame, autoritaire et hautaine avec tout le monde, seulement débonnaire avec lui, Mme Silencemoï, la veuve du fabricant de soie végétale. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 136-137)
- Tignasse était sourd comme un pot, et par suite merveilleusement débonnaire. Il suffisait de contenter sa vue, et tous les plaisirs de l’oreille – cris, miaulements, mugissements, chansons et coups de sifflet – nous étaient permis. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 307)
- Nous ferons, tout d’abord, observer que Pilate, procurateur de Rome en ces contrées lointaines, représente César, en l’occurrence Tibère, lequel n’est pas précisément un empereur débonnaire et naïf. — (Robert Ambelain, Jésus ou le mortel secret des Templiers, 1970)
- Conciliant ; facile à vivre ; indulgent ; tolérant.
- Le roi débonnaire, se souciant aussi peu de sa dignité que ses compagnons de table, riait, buvait et badinait au milieu de la bande joyeuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche. — (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, p. 172)
- (Péjoratif) Trop conciliant, d’une gentillesse qui confine à la faiblesse.
- C’était un mari débonnaire qui fermait les yeux sur les liaisons de sa femme.
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brassière
?- (Puériculture) (Habillement) Espèce de petite camisole qui sert à maintenir le corps et qui est particulièrement en usage pour les enfants. Petite chemise de bébé, courte, à manches longues, en toile fine ou en laine, qui se ferme dans le dos.
- Sur les planches nues et vastes, il n’y avait plus que les langes délicats, les petites brassières, les petits bonnets, les petits chaussons, les tas de couches, toute cette lingerie fine, cette plume légère d’oiseau encore au nid. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, chapitre XIV, G. Charpentier, 1893)
- Je me dis que […] chez les malheureux Pluvier un enfant va encore venir au monde sans langes, ni brassières, si je ne m’en mêle pas… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 106)
- Avec quelques points de textile, Odette m’avait offert une chemisette à carreaux. Au bout de quelques lavages, elle était devenue une brassière ! — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 366)
- Lanière de cuir, d’étoffe ou corde qui sert à porter sur le dos un sac ou une hotte, et que l’on se passe sous les bras.
- (Marine) Bouée de sauvetage que l’on passe autour du bras, utilisée principalement par les enfants.
- (Vieilli) Chemise de femme, très ajustée.
- (Vieilli sauf au Canada) Soutien-gorge.
- […] une tenue de natation, composée d’une brassière, d’une culotte haute et d’un bonnet de bain en plastique épais qu’elle jugea ridicule. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Provence) Canal, bras de fleuve.
- La brassière de Fourques, les brassières du Rhône.
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équerre
?- (Technique) (Architecture, Géométrie, Peinture, Maçonnerie, Mathématiques, Menuiserie) Instrument destiné à tracer un angle droit ou la perpendiculaire.
- Cet exercice de géométrie permet d'utiliser l’équerre et le compas.
- L’équerre est un instrument en métal ayant la forme d’un cylindre ou d’un prisme à huit pans. La surface latérale porte quatre fenêtres longitudinales munies dans leur axe de crins de cheval et terminées par une fente. Ces fenêtres sont établies à 90° l’une de l’autre. En regardant par une fente, on peut voir le crin de la fenêtre opposée. Pour obtenir un alignement il suffit de faire placer sur la ligne de visée de la fenêtre des jalons les uns derrière les autres. En regardant dans la fenêtre de côté on peut faire opérer un jalonnement perpendiculaire au précédent. L’équerre se monte sur un piquet qui lui sert de pied. — (Marcel Draux, Émile Benoist, La Géométrie des débutants, Éditions Draux-Benoist, 1936, page 66)
- L’adolescence ne commettant rien sans frénésie, je dérobais à la table de mon père une petite équerre d’acajou qui sentait la boîte à cigares, puis une règle en métal blanc… — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 117)
- Ce qui est à angle droit ou possède la forme d’un angle droit.
- Ces bordures de buis sont taillées à l’équerre.
- Deux palais magnifiques, celui d’Othon-Henri et celui de Frédéric IV, forment équerre au coin droit de la place. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 80)
- (Technique) Pièce en forme d’angle droit, de té, destinée à consolider les assemblages.
- (Gymnastique) Figure statique, consistant à maintenir les membres inférieurs horizontaux par la force des muscles abdominaux, tandis que le tronc est vertical, en appui sur les mains.
- (Héraldique) Meuble représentant une équerre de charpentier dans les armoiries. Elle est parfois utilisée comme bordure partielle de quartier (→ voir escarre).
- Note : Les côtés de l’angle droit peuvent être de même longueur mais généralement les illustrateurs la représente avec un côté plus court que l’autre. Le côté long est positionné en fasce vers le chef et le court en pal vers la pointe. On voit souvent les extrémités des branches de l’équerre biseautées mais il n’y a pas de règle en la matière. Si la position est différente, on blasonnera la direction de l’angle.
- De gueules à l’équerre d’or à dextre l’angle dirigé vers le canton dextre de la pointe, senestrée d’un dauphin couronné d’or, qui est de la commune de Robion du Vaucluse → voir illustration « armoiries avec une équerre »
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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bénéficiaire
?- Relatif à un gain en espèces, qui comporte un tel gain.
- (Droit) Qui bénéficie d’inventaire.
- L’héritier bénéficiaire.
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chemisière
?- Femme qui fabrique ou qui vend des chemises.
- Professions.Ambulantes, 6. — Artistes, 7. — Baleinière, 1. — Balayeuse, 1. — Bijoutières, 9. — Blanchisseuses, 168. — Bonnes d’enfants, 2. — Bonnetières, 7. — Brocanteuse, 1. — Brocheuses, 5. — Brodeuses, 9. — Brossières, 4. — Brunisseuses, 11. — Busquetière, 1. — Caissières, 2. — Carcassières en couronnes, 3. Cartonnières, 12. — Cartouchière et casquetière, 2. — Chapelières, 7. — Charcutière, 1. — Chaussurière, 1. — Chemisières, 5. — Chiffonnières, 3. — Chocolatière, 1. — Colleuses et coloristes, 4. — Confectionneuses, 10. — Compositrice et concierge, 2. — Corsetières, 9. Couturières, 294. — Cravatières, 6. — Cuisinières, 261. — Culottières, 18. — Cultivatrices, 3. — Découpeuses, 2. — Dentellière, 1. — Dévideuse, 1. — Domestiques, 1,146. — Doreuses, 7. — Drousseuse, 1. — Émailleuse, 1. — Employées, 44. — Estampeuse, 1. — Femmes de chambre, 51. — Fleuristes, 43. — Gantière, 1. — Gardes-malades, 7. — Giletières, 6. — Horlogère, 1. — Institutrices, 21. — Infirmières, 28. — Jardinières, 6. — Journalières, 621. — Laboureuse, 1. — Lingères, 75. — Marchandes, 48. — Marinières, 2. — Matelassières, 9. — Mécaniciennes, 30. — Ménagères, 38. — Modistes, 7. — Nourrice et ouvrière en fabrique, 2. — Papetières, 3. — Parfumeuse, 1. — Passementières, 20. — Perleuses, 3. — Pinceautière, 1. — Plumassières, 5. — Polisseuse, 1. — Professeur de piano et raffineuse, 2. — Reperceuses, 4. — Repasseuse et relieuse, 2. — Sage-femme, 1. — Servante de ferme, 1. — Tapissières, 4. — Teinturière, 1. — Tisseuses, 4. — Tourneuses, 2. — Vernisseuse, 1. — Verrière, 1. — Sans profession, 36. — (« Asile George Sand, rue Stendhal, 3 », dans Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 15 mai 1898 [texte intégral])
- (Par extension) Femme qui vend des pièces du vêtement de dessous, telles que caleçons, chaussettes, cravates, etc.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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dédicataire
?- Personne à qui est dédiée une œuvre, ou saint(e) à qui est est dédiée une église.
- […] les initiales de vers renvoient alors à un nom, souvent celui du dédicataire. — (Hélène Sabatier, Littérature 1re, 2007, manuel scolaire)
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distraire
?- Détourner de quelque application.
- Quand César se retourna pour dire à sa femme : — Eh bien ! que veux-tu, Constance ? son air, comme celui des hommes distraits par des calculs, fut si exorbitamment niais, que madame Birotteau se mit à rire. — (Honoré de Balzac, Histoire de la Grandeur et de la Décadence de César Birotteau, 1837, chapitre premier)
- La situation dans laquelle se trouvaient le chevalier noir et Cédric était devenue vraiment dangereuse, et elle l’eût été davantage encore si les archers restés dans la barbacane n’eussent tiré constamment sur tous les hommes d’armes qui se montraient sur les remparts, distrayant ainsi leur attention, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Par extension) Éloigner l’esprit de ce qui le fatigue ou l’obsède ; amuser, divertir.
- Il chercha par toutes sortes de moyens à le distraire de sa douleur, à le distraire.
- Distraire un enfant.
- 1886 : Jules Verne est victime d’un attentat mystérieux sur lequel la presse fait vite le silence. Un de ses neveux, atteint de « dérangement cérébral », lui tire, à bout portant, deux coups de revolver qui l’atteignent au pied et feront de lui, pour le reste de ses jours, un infirme. « Me voilà condamné à une boiterie dont je me console en pensant à Mlle de La Vallière, à Talleyrand, à Lord Byron… », écrit-il plaisamment, mais il est plus atteint encore au moral qu’au physique et se mure dans une solitude dont les prévenances de son entourage ne peuvent le distraire. Il renonce à ses voyages et vend son yacht au prince de Monténégro. — (Ghislain de Diesbach, Jules Verne politiquement incorrect ?, Via Romana, Versailles, 2019, ISBN 978-2-37271-135-7, « Chronologie vernienne », page 23)
- (Administration, Justice) Retrancher ; détacher.
- Article unique. — La commune de Clamart est distraite du canton de Sceaux (arrondissement de Sceaux, département de la Seine) et rattachée au canton de Vanves (même arrondissement et même département). — (Loi du 20 février 1897, J.O. du 23 février 1897, France)
- De ces papiers, il en faut distraire ceux qui regardent telle succession.
- Il fit distraire des objets saisis tous ceux qui lui appartenaient.
- Sur cette somme, il faut distraire tant.
- (En particulier) (Foresterie) (France) Faire acte de distraction du régime forestier.
- Pour distraire tout ou partie d'une forêt du régime forestier, une procédure inverse à celle de la soumission doit être suivie : par exemple, une vente de forêt soumise à ce régime par une commune, qui n'aurait pas été précédée d'une procédure de distraction, serait nulle (C.E., 30 avril 1909, Soubielle). — (Banque des territoires, Forêt communale, mai 2015 → lire en ligne)
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pierre
?- Désigne dans l'usage courant une roche solide et plus ou moins dure, qui constitue une masse compacte dans le sol ou qui affleure à la surface.
- Tirer de la pierre d’une carrière.
- Sculpter la pierre.
- Escalier, pont de pierre.
- L'âge de pierre.
- Bloc de roche employé dans la construction des édifices.
- Or, cette surélévation est construite en pierres avec bossages, les créneaux sont plus espacés, l’appareil beaucoup plus soigné que dans la partie inférieure […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Poser, mettre la première pierre à un bâtiment.
- Un tailleur de pierre ou de pierres.
- Une assise de pierres.
- Pierre faite : entièrement taillée et prête à être mise en place.
- (En particulier) Différentes sortes de pierres qui servent à divers usages :
- Pierre taillée, pierre polie, pierre éclatée : Noms donnés à différentes sortes d’armes ou d’outils primitifs, qui étaient faits en pierre.
- Pierre à bâtir, de taille.
- N’embrasse pas les morts : car ils étouffent les vivants.Aie pour les choses mortes le respect qu’on doit aux pierres à bâtir. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Pierre à feu.
- Où est mon briquet ? […] Zut ! Plus de pierre… Je vais en mettre une… — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 48)
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Une âme, un cœur de pierre : Une personne dure, insensible, que rien ne peut émouvoir.
- Bloc de taille variable ; quartier de roche, caillou.
- On a cru voir dans ce bas-relief une représentation de la mort de Simon de Montfort, tué devant les murs de Toulouse par la pierre d’un engin servi par des femmes, sur la place de Saint-Sernin. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Jeter une pierre dans un puits.
- Trébucher sur une pierre.
- Se battre à coups de pierres.
- (En particulier) Gemme.
- Les peuples préhistoriques ont eu des conventions monétaires, de coquillages, pierres, pépites ou lingots de métaux précieux, de valeur intrinsèque relative constante, pour acheter des objets moins portatifs dont le possesseur était titulaire. C'était des constitutions financières démocratiques de l'âge d'or. — (Géo, Démocratie Européenne, Saint-Nazaire : Imprimerie ouvrière, 1924, non paginé : 3e page)
- Pierres gravées : Pierres fines ou compositions imitant les pierres fines, sur lesquelles on a gravé des figures en creux ou en relief.
- (Par ellipse) Pierre précieuse, en particulier diamant.
- Voilà une belle pierre.
- (Par ellipse) Pierre tombale, dalle recouvrant la tombe d’un mort.
- Personne ne vient prier sur sa pierre.
- On ne mit point d’inscription sur sa pierre.
- (Par métonymie) Bien immobilier.
- Dans un contexte d’incertitudes économiques, la pierre reste une valeur refuge pour les investisseurs. — (Béatrice Madeline, Le risque de bulle immobilière est loin d’être écarté, Le Monde. Mis en ligne le 10 août 2020)
- (Désuet) Calcul, concrétion qui se forme dans les reins, dans la vésicule ou ailleurs dans le corps.
- Trois mois après le malade pissa un calcul d’acide urique qu'on jugea le noyau d'une pierre plus volumineuse qui avait été usée et dissoute. — (Dr Petit, Traitement médical des calculs urinaires par les eaux de Vichy, dans Revue Médicale française & étrangère, juin 1838, en collection dans l’Encyclographie des sciences médicales, Bruxelles, 1838, page 107)
- Dureté ou sorte de gravier qui se trouve dans quelques fruits.
- Ces poires ont beaucoup de pierres.
- (Go) Jeton utilisé au jeu de go.
- Le jeu de go oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier.
- (Curling) Objet sphérique en granite et muni d’une poignée servant à jouer au curling
- Les équipes jouent alternativement et chaque joueur envoie à son tour 2 pierres de 19,6 kg avec style dans un ordre immuable, quelle que soit la situation et les points en place.— (www.curling-lyon.fr, Curling Club Lyon, Tout savoir sur le curling, 2019)
- (Vieilli) Pierre à eau, ancêtre de l’évier en faïence, dans laquelle les ménagères faisaient la vaisselle et tous les lavages relatifs à la préparation de la cuisine.
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guerre
?- (Politique) Conflit entre deux nations, qui se vide par la voie des armes ; action d’un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression, à une invasion.
- La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- La guerre n’engendre que la plus détestable violence et la plus morne stupidité. La guerre n’est pas belle, elle est hideuse. Elle est l’excitatrice des vices sans nombre et sans frein. Elle est la mère de tous les crimes. — (Victor Margueritte; Au bord du Gouffre, 1919)
- À vrai dire, la République romaine n’était qu’une oligarchie despotique et pillarde dont les chefs s’enrichissaient en dépouillant le monde par les guerres et les rapines. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Douce soirée où l’on pouvait encore croire — à la rigueur, le calcul des probabilités cédant à une chance inouïe — Qu’il n'y aurait pas de morts pendant la guerre. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
- Le Général De Gaulle aimait à dire que la guerre est une chose morale. II ne voulait bien-sûr nullement « justifier » la guerre en général. — (Didier Saint-Georges, Le libéralisme est une chose morale, 2008, page 7)
- Ce conflit dynastique dégénérerait en guerre européenne. C’est pourquoi Dubois se pose en apôtre de la paix. — (Évelyne Lever, La Diplomatie secrète du mystérieux abbé Dubois, dans Marianne (magazine) n° 765, 17 décembre 2011)
- (Militaire) Art militaire, stratégie, polémologie, tactique.
- L’art de la guerre, le métier de la guerre.
- La guerre de campagne, la guerre de siège. Guerre de mouvements, de tranchées, d’usure.
- (Par extension) Suite d'affrontements armés.
- J’aimais à relire la vie des flibustiers, […] maîtres de ces parages au XVIIe et au XVIIIe siècle, avant que l’entente franco-anglaise mît fin à cette guerre de pillage et de course. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Action de grande ampleur pour une cause ou contre un phénomène.
- Il faut faire aux méchants guerre continuelle.La paix est fort bonne de soi ;J’en conviens : mais de quoi sert-elleAvec des ennemis sans foi ? — (Jean de la Fontaine, Fables, Les Loups et les Brebis)
- Le véritable et profond caractère du Djehad fut, à son origine, d’être une guerre de propagande et d’envahissement. — (M. de Saint-Anthoine, Du Djehad ou de la Guerre sacrée des Musulmans, dans Journal des travaux de la Société française de statistique, vols. 16 à 19, 1846, page 363)
- Les tripots de Nantes étaient célèbres ; la police avait beau multiplier ses enquêtes et la municipalité faire une guerre acharnée à ceux qui favorisaient le jeu, on ne pouvait empêcher ni les ruines, ni les scandales. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, éditions Honoré Champion, 1925, page 116)
- (Par extension) Affrontement sociopolitique, intellectuel ou professionnel dans le but d'obtenir un avantage matériel ou intangible.
- Par exemple il soutenait, et toujours colériquement, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 215)
- Sans l'avoir voulu, je venais de lui déclarer la guerre. La guerre était pour lui une sorte de second métier. — (Amina Danton, La tangente, Gallimard (NRF), 2009, page 180)
- (Sens figuré) Action violente et continue, en parlant des prédateurs sur leurs proies.
- Tantôt avec les lassets, tantôt à l’aide de la bourraque, il faisait une petite récolte de ces belles crevettes roses (quand elles sont cuites) et qu’on appelle le bouquet; muni de l’attirail que j’ai décrit plus haut, il se livrait à une guerre acharnée contre toute la légion des crabes, pouparts, claquarts et craparagdis, sans compter les célèbres pieuvres, dont il avait un talent particulier pour découvrir les trous sous les rochers, et qui, si horribles qu’elles soient, n’en constituent pas moins une boîte très prisée des tendeurs de cordes, et qu’ils achètent fort bien. — (Gaspard de Cherville, Récits de terroir, 1893)
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bandoulière
?- (Désuet) Pièce de l’ancien équipement militaire, formée d’une large bande de cuir, qui passait de l’épaule gauche sous le bras droit : elle servait aux cavaliers pour y suspendre leur mousqueton à l’aide d’un crochet et aux fantassins pour y attacher leur fourniment de poudre et de balles.
- Porter en bandoulière.
- Large baudrier de cuir ou d’étoffe.
- La bandoulière d’un garde-chasse, d’un suisse d’église.
- Sangle servant à porter sur l’épaule des objets divers.
- Voici le récit complet : En rentrant tard du travail la veille, Quinz a attrapé l’appareil photo Zenit pendu par la bandoulière à un clou derrière la porte d'entrée, l'a ouvert, a marmonné quelque chose et l'a refermé d'un coup sec avant de le raccrocher. — (John Le Carré, L’héritage des espions, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin, Le Seuil, 2018)
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éclair
?- (Météorologie) Lumière vive et soudaine causée par la foudre, qui brille entre les nuages et qui précède le bruit du tonnerre lors d'un orage.
- Et les éclairs, de même, se produisent selon plusieurs modes ; en effet, c’est par le frottement et le choc des nuages que la configuration du feu propre à produire cet effet, lorsqu’elle s’en échappe, produit l’éclair. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme)
- De temps en temps seulement un éclair livide illuminait les appartements sombres d’un reflet bleuâtre qui disparaissait aussitôt. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Le ciel s’illumina d’éclairs et les éclats de la foudre retentirent. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 382 partie, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- — Pourquoi donc l’éclair suit-il toujours une ligne courbe ou brisée ? dit-elle comme si elle voulait se faire expliquer les phénomènes de l’électricité.— Parce que l’électricité suit toujours la ligne qui offre le moins de résistance à sa transmission, répondit Philippe surpris de cette question. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- On y est à l’aise pendant les soirs d’été où l’ombre est pleine de brises et l’on s’assied dans le jardin pour respirer la nuit. Les étoiles occupent la pensée, on voit quelques éclairs qui sont « des efforts de chaleur » et l’on vit paisiblement au milieu des siens en fumant ses premières cigarettes. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, pages 53-54)
- La lumière rasante faisait paraître d’un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Par extension) Tout éclat de lumière étincelante et mobile qui paraît à la surface des objets.
- Les éclairs de l’épée sont des éclats de lumière qui se réverbèrent sur la lame de ces armes blanches.
- (Sens figuré) Éclat fugace.
- Tout à l’heure, […], j’ai vu un corsage de velours noir se pencher à demi au-dessus d’une fenêtre et de grands yeux noirs jeter un éclair. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- Et il descendit de sa chaire, plus rouge et plus excité que jamais, les yeux lançant des éclairs et brandissant vers la nef un poing terrible et vengeur. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Sens figuré) Manifestation brusque et rapide.
- Et ce fut sans plus tarder, parmi la paille, préparée d’avance bien sûr, la culbute amoureuse, l’éclair des cuisses sans pantalon, l’étreinte farouche et brutale. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- J’ai essayé un nombre incalculable de fois. À un moment, j’en eus assez et m’apprêtai à renoncer… lorsqu’un éclair surgit. — (Seymour Papert, traduit par Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 41)
- Sa prospérité ne fut qu’un éclair.
- Pâtisserie en longueur, fait d'une pâte à choux, glacée sur le dessus, et fourrée de crème pâtissière à l'intérieur.
- Ces sortes de gâteaux qu’on m'a dit se nommer éclairs et babas. — (France, Orme, 1897, page 30)
- Le raisonnement « les éclairs au café sont des choses délicieuses, des choses délicieuses sont vendues chez les glaciers, donc les éclairs au café sont vendus chez les glaciers » est en revanche incorrect. — (Gilles Dowek, La logique, Flammarion, collection « Dominos », 1995, page 10)
- Par éviscération abdominale, le légiste (aidé d’une brigade de mitrons) dénombra par ordre d’entrée en scène : 18 tartelettes amandines, 26 pets-de-nonne, 13 paris-brest, 8 polonaises, 3 apfelstrudels, 1 demi saint-honoré, 5 poires Bourdaloue, 6 religieuses, 34 profiteroles, 3 quarts de kugelhopf, 1 brioche à la parisienne, 1 cake à l’ancienne, 3 babas au rhum et 137 éclairs au chocolat et 2 au café. — (Alain Demouzon, Trois fois sept : vingt et un !, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
- (Zoologie) Synonyme de anomie pelure (espèce d’animaux).
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coplanaire
?- (Géométrie) Qui est dans le même plan.
- Vecteurs coplanaires.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.