Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amoindrir
Que signifie "amoindrir" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Rendre moindre.
- Quand la gloire d'un peuple contraint ses ennemis de la célébrer, il est naturel qu'ils s'efforcent d'en amoindrir l'éclat ou de s'en couvrir eux-mêmes. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française dans ses rapports avec les littératures étrangères au Moyen Âge, Revue des Deux Mondes, 1833, tome 1)
- L'essentiel pour les jésuites, c'était d'affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.65)
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amoindrir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
-
cotir
?- Abîmer (un fruit) par un choc.
- (Sens figuré) Abimé dans sa chair.
- Des femmes noires et coties, leurs jupes sentent le beurre oublié dans le garde-manger, rien à voir avec les mamies sucrées du livre de lectures, surmontées d’un chignon neigeux et qui moumoutent leurs petits-enfants en leur racontant des histoires de fées, des aïeules ça s’appelle. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 325)
- Frapper, froisser.
- Ils avaient l’air calme et placide de deux citoyens d’outre-Manche qui vont se casser une dent ou se cotir les zigomas. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 45)
- S’ils croient que j’vas aller dans leur clos cotir la tête des crapauds pour dix francs par jour. — (Roger Vercel, En dérive, Albin Michel, 1931, page 90)
- Lécheur se réveilla, courbatu, les fesses coties par le carrelage du couloir. — (Jean-Louis Bory, Mon village à l’heure allemande, Flammarion, 1945, page 74)
-
défleurir
?- Perdre ses fleurs.
- Quand la vigne vint à défleurir.
- Les foins, qui n’étaient pas encore mûrs, mais dont les plantes défleurissaient déjà, versaient dans l’air mille parfums qui se concentraient en une senteur troublante. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Un heracleum penche sa tige gigantesque que termine l’ombelle défleurie. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 302)
- Dépouiller de ses fleurs.
- La gelée et le mauvais vent ont défleuri tous les abricotiers.
- Dépouiller un fruit de son velouté ou de sa pruine.
- Vous touchez ces prunes, vous les défleurissez.
- (Sens figuré)
- Le feu de camp révélait avec rigueur – dans un visage que l’âge, le soleil, la poussière et la fatigue n’avaient pas encore défleuri – les pommettes hautes et aiguës, les larges yeux bruns aux longs cils, la peau très sombre. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
admire
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1886, volume I, chapitre IV)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Le mécanicien redoute la machine que le voyageur admire, et les officiers étaient un peu les chauffeurs de la locomotive napoléonienne, s’ils n’en furent pas le charbon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe admirer.
-
ressouvenir
?- Se remémorer.
- (Menace) Je m’en ressouviendrai quelque jour, je m’en vengerai. Vous vous en ressouviendrez tôt ou tard, vous en serez puni.
- Nous gagnâmes enfin la rade de Rio-Janéiro, et nous envoyâmes demander au vice-roi la permission d'y entrer: cette précaution est nécessaire à tous les vaisseaux étrangers qui veulent y relâcher. Ces gens-ci se ressouvenir de Duguai-Trouin. — (Lettre d'Évariste Parny à son frère - septembre 1773)
- – Le malheur c’est que j’ai grandi, depuis… se dit il en se ressouvenant de la brillante époque, non lointaine, où le marquis de Gesvres, son dernier oncle, l’emmenait tout fringant chez ses fournisseurs. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Son galeriste avait l’air de peiner, agitait les bras de manière désordonnée, et fugitivement Jed eut envie de venir à son secours, avant de se ressouvenir de ce qu’il savait depuis toujours, et que Marylin lui avait carrément redit quelques jours plus tôt : il n’était jamais meilleur que dans le silence. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 192-193)
- Se souvenir.
- Ressouvenez-vous que celui qui vous parle est le fils de votre meilleur ami.
- (Intransitif) (Impersonnel) Se remémorer.
- Vous en ressouvient-il ? À présent il m’en ressouvient.
-
redéfinir
?- Définir une nouvelle fois, en changeant quelque chose.
- La glose est définitoire, ce qui autorise Raoul de Presles à ne pas redéfinir ou regloser le terme dans la deuxième occurrence. — (Olivier Bertrand, Du vocabulaire religieux à la théorie politique en France au XIVe siècle, 2004)
- Bientôt, il lui faudrait affronter la rentrée, commencer une nouvelle année. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Lucile détestait cette période. Chaque année, il fallait réinventer les horaires, redéfinir les itinéraires, tout recommencer. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Au contraire, souvent, les jeunes ont trouvé un intérêt à garder des relations avec cette association, même s'ils les redéfinissent pour assurer plus d'efficacité à leurs initiatives. — (Les clubs des jeunes musulmans du désert, dans L'Afrique des générations: entre tensions et négociations, Karthala, 2012, page 245)
-
contredire
?- Opposer à ce que quelqu’un vient de dire une affirmation absolument contraire.
- Les théories alternatives n’ont pas à être cohérentes et peuvent même se contredire les unes les autres sur certains points. Elles reposent sur des anomalies, prétendument inexplicables, qui laissent planer un doute sur certains aspects de la version officielle. — (Louis Dubé, « L’Argument déterminant et les théories du complot », dans Le Québec sceptique, n° 67, automne 2008, page 5)
- Le diable soit de la parole de ton grand—père !— Mon grand—père a bien agi, et si je l’avais contredit, j’aurais été une sans-cœur. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, 19e veillée, 1853)
- O.K., elle ne respire pas l'intelligence, et son sex-appeal laisse peut-être à désirer. Mais une brave fille sympatoche comme ça, qui ne vous contredit pas et ne vous coûte pas bonbon en sacs Vuitton, ça ne vous dit pas ? — (Nicolas Carreau, L'amour au temps de Replika, dans Marianne, n° 1351 du 2 au 8 février 2023, p. 79)
- Le complément du verbe, au lieu de désigner la personne en question, peut désigner ce qu’elle affirme.
- Contredire les déclarations, le témoignage de quelqu’un.
- (Vieilli) Contredire à quelqu’un, à quelque chose.
- Les bienfaits de l'industrie, y compris celle des armes à feu, sont devenus un dogme laïque qui aura la vie dure : Jean-Arnould et Pierre-Robert n'y contredisent pas. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 83)
- (Droit) Opposer des pièces à celles de la partie adverse.
- Contredire un moyen.
- Ce moyen ne peut être contredit.
- Prendre communication des pièces et contredire.
- (Par extension) Mettre en état d’opposition. Se dit des choses aussi bien que des personnes.
- Craignez de vous contredire en parlant ainsi.
- Voilà qui contredit ce que vous disiez tout à l’heure.
- Ces deux propositions se contredisent.
-
rajeunir
?- Rendre jeune, rendre la jeunesse.
- Selon la Fable, Médée rajeunit éson.
- (Sens figuré) Rendre l’aspect de la jeunesse.
- Mme Ida était vexée parce que justement elle ravalait sa façade, astiquait sa beauté tous les jours et qu'on lui disait qu'elle avait rajeuni de cinq ans. Et cinq ans, pour une femme, c'est quelque chose. — (Marie-Thérèse Guillaume, Du pain le vendredi, Librairie Fayard, 1981, chapitre 17)
- Ce costume le rajeunit.
- Donner un caractère plus récent.
- À Rochechouard, « Médrano », a rajeuni le cirque Fernando, et dans le souvenir du clown Boum-Boum, a trouvé un heureux déroulement de spectacle. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 239)
- Les sols azonaux sont des sols pédologiquement jeunes que l'on observe en particulier sur les pentes rajeunies par l'érosion. Ils présentent des minéraux argileux sous un aspect frais, voisin de celui de la roche-mère originelle. — (J.-J. Franc de Ferrière et C-E. Riedel, Minéraux argileux et vocation des sols du département de la Vienne, dans Revue forestière française, n°2, février 1967)
- Attribuer à quelqu’un moins d’années qu’il n’en a, le dire ou le supposer plus jeune qu’il n’est.
- Vous me donnez quarante ans, vous me rajeunissez.
- Les dictionnaires biographiques le rajeunissent de cinq ans.
- Redonner de la vigueur.
- Rajeunir un arbre en le taillant.
- Rajeunir un vieux mot en l’employant à propos.
-
recouvrir
?- Couvrir de nouveau.
- Recouvrir un toit, une maison, les fauteuils.
- Faire recouvrir un livre.
- Recouvrir un vase.
- Recouvrir un parapluie.
- Le temps, le ciel se recouvre, Il est obscurci à nouveau par des nuages.
- Couvrir entièrement.
- Ce sont les larves des pucerons qui, réunies en familles innombrables, recouvrent quelquefois des branches entières de nos arbres fruitiers, la tige de nos fleurs, de nos légumes. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496-519))
- Les pailles, dont les couches épaisses recouvraient entièrement le sol de la cour, se doraient peu à peu d'un jaune pâle sous la lueur grandissante du crépuscule. — (Jules Case, La Fille à Blanchard, 1886)
- […], sur deux chaises était posé un cercueil de bois blanc, à demi recouvert d’une nappe de toile écrue qu’ornaient seulement le crucifix de cuivre et le rameau de buis bénit. — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Le revêtement en place, souvent recouvert de gravillons, n'est pas conçu pour être normalement circulable, mais seulement ponctuellement emprunté dans le cadre d'interventions de maintenance. — (Terrasse privative : dépasser les difficultés administratives et réglementaires, dans Copropriété & Travaux, n°10, Été 2009, page 41)
- […] deux ouvriers recouvrent les poissons d'une pelletée de sel avant de les précipiter dans une fosse de conservation. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
- (Sens figuré) — Tout au sommet de la dune, une vigie recouvre, très au loin, le pays; rien ne peut lui échapper. — (Louis Frèrejean, Mauritanie, 1903-1911: mémoires de randonnées et de guerre au pays des Beidanes, Karthala, 1995, page 210)
- (Sens figuré) Masquer, cacher avec soin sous des prétextes spécieux, sous des apparences louables, quelque chose de vicieux.
- Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
- Il a eu soin de recouvrir tout cela de beaux prétextes. — Il recouvre ses défauts d’un vernis de politesse et d’agrément.
-
convenir
?- Être convenable, approprié ou adéquat.
- Puis, apercevant, sur le sentier du bas-côté, un caillou dont l’aspect lui convint, il le ramassa et le mit dans sa poche. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 381 de l’édition de 1921)
- De nombreuses expériences m’avaient convaincu que le régime végétarien était celui qui me convenait le mieux et me donnait la plus grande résistance physique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Il est bien évident que les plantes vivent uniquement dans les milieux qui leur conviennent, […] : ainsi l’isotherme de 4°5 moyenne du mois de janvier concorde remarquablement avec la répartition de Rubia peregrina en Europe occidentale. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 67)
- Il redoutait probablement de ne plus lui convenir et de rentrer dans le rang, de reprendre le bissac du trimardeur. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 54)
- Et dans la foulée, si le raccourci cubi ne vous convient pas, n'hésitez pas davantage à faire usage d'un cubiteneur en remplacement du cubitainer. Aucune raison pour que le vin s'aigrisse davantage dans l'un que dans l'autre. — (Bernard Moreau-Lastère, Le français avec juste ce qu'il faut d'anglais, éd. Glyphe & Biotem, 2003, page 100)
- Ce style ne convient point au sujet que vous traitez. — Leurs opinions conviennent en tout.
- (Impersonnel) Être conforme aux usages, aux conventions, aux nécessités ou besoins ; être utile ou à propos.
- M. Bernard, notaire, sortait de chez lui, à pointe d’aube […]. Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. — (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
- C’est ce qu’il convient d’appeler un imbécile. — À cette époque, il aurait convenu à la femme de se taire.
- Il ne me convient pas d’agir ainsi. — On délibéra longtemps sur ce qu’il convenait de faire.
- Vous pouvez alléguer que mon peu de fortune autant que mes goûts m’interdisent de porter des bagatelles qui ne conviennent qu’à des reines ou à des courtisanes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
- (Impersonnel) Être souhaitable.
- Les jeunes femmes ont un sens aigu de ce qu'il convient de faire et de ne pas faire quand on a cessé d'être jeune. « Je ne comprends pas, disent-elles, que passé quarante ans on se teigne en blond ; qu'on s'exhibe en bikini ; qu'on coquette avec les hommes. Moi, quand j'aurai cet âge-là... » — (Simone de Beauvoir, La Force des choses, Éditions Gallimard, 1963, chap.6)
- Il convient que la raison entreprenne sur le sentiment. — (Anatole France)
- C'est dans ce cercle de personnages politiques réservés et non de personnalités politiciennes et paradeuses qu'il convient de rechercher le profil du remplaçant que Paul Biya prépare pour le Cameroun », précise le politologue. — (Michel Roger Emvana, Paul Biya: les secrets du pouvoir, Karthala Éditions, 2005, page 233)
- (Pronominal) Être approprié l’un à l’autre, se plaire mutuellement.
- Ces deux-là ne se conviennent pas.
- Ce jeune homme et cette jeune fille se conviennent très bien.
- Tomber d’accord.
- Enfin nous convînmes des heures régulières de 10h. 30 et 18 h. pour communiquer désormais journellement et nous nous quittâmes, sur des amabilités réciproques […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Depuis une demi-heure, l’idée qu’il ne se trouvait pas seul entre ces murs le troublait sans qu’il voulût en convenir. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 149)
- Et bien, la mairie de Paris se contenta de m'indiquer les coordonnées d'une société de dépigeonnage et me raccrocha au nez sans autre forme de procès. Cavalière, cette attitude, vous en conviendrez. — (Pierre Latil, Le vieux schnock: nouvelle noire, Ska Éditions (Noire sœur), 2015, chapitre 4)
- Faire un accord, une convention.
- Ils convinrent entre eux de faire telle chose.
- Ils sont convenus de se trouver en tel lieu. (voir note)
- Convenir d’un arbitre, d’un article, du temps, du lieu.
- Convenir du prix de quelque chose.
- Convenir des termes : S’entendre sur le sens de certains mots qui doivent être employés dans une discussion, un raisonnement.
- C’est chose convenue.
- C’est convenu.
- Langage convenu : Langage d’exception, sur les termes duquel on s’est mis d’accord.
-
refroidir
?- Rendre froid.
- Le blé pulvérisé entre les meules, ou la boulange, s’échauffe sous l’action des meules, et il est essentiel de le refroidir le plus rapidement possible. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 111)
- Le vent, la pluie a refroidi l’air.
- (Pronominal) Prendre froid.
- Il s’est refroidi en sortant du théâtre.
- Je me suis refroidi à rester trop longtemps dans le jardin.
- (Sens figuré) Diminuer l’ardeur, l’activité, etc.
- Il avait bien de l’ardeur pour cette affaire, mais ce qui est arrivé l’a beaucoup refroidi.
- La vieillesse refroidit les passions.
- Il faut laisser refroidir sa colère.
- Il commença à se refroidir sur la proposition qu’on lui faisait.
- Le Lambert en question ne laissa pas refroidir la conversation : — Alors, Beauharnais, qu’il me fait, c’est comme ça qu’on s’amuse à cambrioler les villas du Havre ? — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre III, Série noire, Gallimard, 1956, page 24)
- (Argot) Tuer.
- Ainsi « s’faire refroidir », qu’on servait à l’époque, ça s’emploie plus. Maintenant on dit : « ratatiner ». Vous voyez le mec par terre, qui s’rétrécit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- — J’viens d’décarrer, Dussèche. J'ai tiré dix berges pour avoir refroidi ma belledoche. — (Stephen Coulter, La vie passionnée de Guy de Maupassant, Éditions Seghers, 1959, page 259)
- (Intransitif) Devenir froid.
- Il fit oui-oui, de la tête, revint au lit, se pencha : le cadavre refroidissait. — (Michel del Castillo, Le Vent de la nuit, éditions René Julliard, 1972, quatrième livre, dix-neuvième chapitre)
-
bouffir
?- Rendre enflé, en parlant des chairs.
- L’hydropisie lui a bouffi tout le corps.
- Tout en bouffissant ses grosses joues pour souffler le feu, Cadet s’arrêta comme pour prêter l’oreille. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- S’enfler progressivement.
- Le visage lui bouffit tous les jours.
- J’ai vu le visage et le corps des malades s’œdématier, et le tissu cellulaire se bouffir et se gonfler par l’irritation herpétique. — (Dictionaire des sciences médicales, 1814, page 40)
-
blanchir
?- Rendre blanc, couvrir d’une couche blanche.
- Les élégantes composaient les rosés de leur teint à l’aide d’un vermillon habilement nuancé ; le kohl d’Égypte servait à faire ressortir l’éclat des yeux, la pierre ponce calcinée, à blanchir les dents. — (Émile Jonveaux, Curiosités de la toilette - La recherche de la beauté, dans « Musée des familles : lectures du soir » - page 323, 1867)
- Cette terrible histoire des Vaudois, dois-je en parler ou m’en taire ? En parler ? Elle est trop cruelle ; personne ne la racontera sans que la plume n’hésite, et que l’encre, en écrivant, ne blanchisse de larmes. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 23)
- Un oratoire (msalla), simple mur en maçonnerie blanchi à la chaux, avait été construit à la hâte sur une colline voisine, toute blanche de pâquerettes. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 132)
- Action chimique pour qu’une matière reflète un blanc éclatant.
- L’action de blanchir une matière lui permet d’acquérir la couleur blanche telle que nous la reconnaissons communément.
- Le textile et le papier sont chimiquement blanchis pour éviter qu’ils soient jaunâtre.
- Les détergents permettent de blanchir le carrelage.
- Laver, nettoyer les linges blancs.
- Blanchir du linge.
- Donner du linge à blanchir.
- Blanchir quelqu’un, blanchir son linge.
- La nuit venue, Jeanne alla au pré ramasser des pièces de toile neuve qu’elle y faisait blanchir, et qu’elle y laissait souvent la nuit impunément. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Marthe était blanchisseuse et travaillait dans l’atelier où Blanche faisait son apprentissage. Comme elle le disait, on avait voulu que Blanche pût blanchir les autres. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 72)
- (Cuisine) Porter à ébullition une viande ou des légumes dans de l’eau salée, avant de les rafraîchir à l’eau froide et de les cuisiner autrement.
- Si l’on blanchit trop ce chou , il se réduira en bouillie en le cuisant pour la table : et s’il ne l’est pas suffisamment, on ne pourra le cuire assez pour le rendre mangeable; l’expérience seule apprend le point juste ; […]. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Paris: Pourrat Frères, 1834, volume 6, page 361)
- (Cuisine) Battre des jaunes d’œufs et du sucre pour les faire mousser.
- Mélanger le sucre et les jaunes d’œufs, sans les blanchir, et ajouter le lait vanillé.
- (Sens figuré) Mettre hors de cause, disculper.
- Il a été blanchi de tout soupçon dans le procès.
- (Pronominal) Il est parvenu à se blanchir.
- (Sens figuré) Donner une existence légale à de l’argent issu d’une opération frauduleuse.
- La plus grande banque privée de la confédération risque une pénalité représentant la moitié des sommes blanchies, soit 5 milliards d’euros, selon les calculs des juges d’instruction. — (Mathilde Damgé, Comment la France a raté le coche de la fin du secret bancaire suisse, Le Monde. Mis en ligne le 18 octobre 2018)
- Un rapport d’Europol de juillet 2013 avait pointé du doigt les investissements de mafias italiennes dans des parcs éoliens pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes. — (Assemblée nationale, Proposition de résolution n°1166 tendant à la création d’une commission d’enquête sur le coût économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, 13 juillet 2018 → lire en ligne)
- Les restaurants et hôtels de luxe se sont multipliés dans la ville [d’Anvers] pour blanchir une partie de l’argent sale. — (Guillaume Perrier, Les nouveaux narcos, Le Point, n° 2625, 24 novembre 2022, page 56)
- Dégrossir, ôter les inégalités les plus saillantes, donner la première façon.
- Blanchir avec la lime une pièce forcée et dressée.
- Blanchir à la meule une serpe, une houe, etc.
- Blanchir la sole d’un cheval.
- (En particulier) (Menuiserie) Dresser le bois, éliminer au rabot les traces de sciage, les aspérités, etc.
- Blanchir une planche en la rabotant.
- (Plomberie) Déposer sur une pièce de plomb une mince couche d’étain.
- (Imprimerie) Ménager le plus possible de blancs, d’interlignes.
- Blanchir une page.
- (Jardinage) Empêcher la photosynthèse.
- Faire blanchir de la salade, la faire devenir blanche en liant ses feuilles quand elles sont encore vertes et en les couvrant avec de la terre ou du fumier.
- (Par analogie)
- Je m’enfuis de la pension où je me blanchissais comme une salade sous une tuile. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
-
décrépir
?- Dégarnir du crépi.
- Décrépir un mur lézardé.
- Ce mur se décrépit.
-
dessaisir
?- (Droit) Déposséder un tribunal de ce dont il a été saisi.
- Le tribunal a été dessaisi de cette affaire.
- (Pronominal) Se déposséder volontairement.
- Se dessaisir d’un gage.
- Dans le commerce chacun cherche son intérêt. Le vendeur accepte de se dessaisir d'un objet de valeur, mais à la condition d'en tirer le maximum. Le client est prêt à payer cher, à condition d'obtenir ce qu'il convoite. — (Jean-Marie Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi, Éditions du Cerf, 2002, p. 16)
-
désir
?- Action de désirer ; résultat de cette action.
- Rivet, pour trinquer, avait pris un verre, et sa femme servait, faisait la cuisine, apportait les plats, les enlevait, murmurant à l’oreille de chacune : — « En avez-vous à votre désir ? » — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 30)
- J’ai toujours désir de manger… Je n’ai que du vent dans l’intérieur. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 280)
- Cet homme n’est pas heureux, et cependant j’envie son bonheur. Dites-moi ce qu’il y a à répondre à cela, sinon que le bonheur est en nous, en chacun de nous, et que c’est le désir de ce qu’on n’a pas ! — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- En 1808, Napoléon […] voulu[t] nous remettre à notre rang ! […] Au mépris de la géographie et de l’histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l’autocrate dessina ce département mosaïque […] — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La clé de la sagesse épicurienne consiste à comprendre que nous pouvons être heureux si nos désirs, au lieu d’être illimités, se ramènent à la dimension restreinte des besoins de notre corps. — (Roger-Pol Droit, Lucrèce, l’épicurien, en préface à la traduction de Lucrèce, De la nature de José Kany-Turpin, éd.Flammarion, 2008, page XV)
- C'est la rareté, et non l'abondance, qui crée le désir. — (Mustafa Fahmi, La promesse de Juliette, éditions La Peuplade, Saguenay (Québec), 2021, page 134)
- Pulsion charnelle.
- Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûleEt le désir s’accroît quand l’effet se recule — (Pierre Corneille, Polyeucte)
- Bon vin, bons mots, gaillardes chansonnettes;Sont aiguillons aux amoureux désirs,En toute porte entr’ouverte aux plaisirsL’adroit Amour aisément s’insinue. — (Jean de la Fontaine, Le Sassenage -1691- Conte, dans Contes et nouvelles en vers, volume 3, 1762, page 185)
- Et alors, ce rire de gorge qui lui renversait la tête en arrière, découvrait ses dents d’une blancheur laiteuse, donnait à Jacques une sensation de désir et une prescience de voluptés grisantes […] — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Les détracteurs du nudisme - les moralistes ou hygiénistes conservateurs d’État ou d’Église - prétendent que la vue du nu, que la fréquentation entre nudistes des deux sexes exaltent le désir érotique. — (Émile Armand, Le nudisme révolutionnaire, dans L’Encyclopédie anarchiste, 1934)
- Et il savait que la satisfaction de ses désirs d’un moment ne méritait point qu’il s’engageât toute sa vie. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent [avoir] vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Tu sais ce qu’un homme préfère entre une bonne fille de ferme et une pétasse sur talons aiguilles ? Aucune des deux, poursuivit-il sans attendre de réponse. Il a de l’affection pour la première et du désir pour la seconde. — (Jérôme Camut & Nathalie Hug, W3, tome 1 : Le sourire des pendus, Éditions Télémaque, 2015, chapitre 1)
-
havir
?- (Désuet) (Cuisine) Se dit, en parlant de la viande, lorsqu’on la fait rôtir à un grand feu, qui la dessèche et la brûle par-dessus, sans qu’elle soit cuite en dedans.
- (Sens figuré) — Qu'est l'arraisonnement auprès de la chair labourée de l'envie, la chair en absence, frémillante, qui ne cesse de havir ? — (Marie Laberge, Pierre, ou, La consolation: poème dramatique, Boréal, 1992, p. 61)
-
servir
?- S’acquitter de certains offices, de certaines obligations envers une personne ou une collectivité.
- Servir son pays.
- Servir l’État.
- Servir Dieu, rendre à Dieu le culte qui lui est dû et s’acquitter de tous ses devoirs de religion.
- Servir la messe, être auprès du prêtre qui célèbre la messe, pour dire les réponses, présenter l’eau et le vin, etc.
- On nous apprenait à servir la messe du grand et du petit côté, à chanter les antiennes, à faire des génuflexions, à encenser élégamment, ce qui est très difficile. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- (En particulier) S’acquitter de certaines fonctions auprès de quelqu’un comme domestique.
- Servir un maître.
- (Au passif) Il aime à se faire servir.
- Présenter les plats, verser à boire, donner et retirer les assiettes, etc.
- Passez au beurre et laissez cuire dans son jus, et à très-petit feu, la rouelle lardée de gros lard; servez-la ensuite dedans, après l’avoir dégraissée. — (M. Cardelli, Nouveau manuel complet du cuisinier et de la cuisinière, édition Encyclopédie-Roret, 1842)
- Donner à quelqu’un sa part des mets dont se compose un repas.
- Servir quelqu’un.
- Vous êtes bien mal servi.
- Il s’est servi le dernier.
-
désemplir
?- Vider en partie, faire qu’une chose qui était pleine le soit moins.
- Pour prévenir la rupture des vaisseaux, il faut les désemplir, en ayant recours à la saignée et à la diète. — (Jules Noël, Coup d'œil sur l'art dentaire, Nancy, 1862, page 18)
-
courir
?- Se déplacer rapidement, avec impétuosité, par un mouvement alternatif des jambes ou des pattes prenant appui sur le sol, avec une phase de suspension en l’air, sans appui.
- Sur ces entrefaites, la portière se souleva et Henri de Navarre parut. La petite levrette, qui dormait sur le trône, bondit et courut à lui. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le soir, dédaignant les taxis, je rentrais à bord presque toujours en courant pour me maintenir en bonne condition physique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Autour de la chambre, le long de la plinthe, des belettes courent, bondissent, se poursuivent… — (Octave Mirbeau, La tête coupée)
- Marie arriva bien vite, sa cape jetée à la hâte sur ses épaules, sa calipette de travers d’avoir tant couru, […]. — (Daniel Cario, Les Moissonneurs de l'Opale, Presses de la Cité, 2013, chapitre 43)
- (Par extension) Être en mouvement, en parlant des choses.
- Tenant dans ses bras Marie, âgée de trois ans, il la présentait avec orgueil aux ambassadeurs étrangers et voulait qu'elle jouât du clavecin en leur présence. C’était merveille de voir courir de si faibles doigts sur les touches avec précision et rapidité. — (Adelaïde Celliez, « Marie Tudor », dans Les Reines d'Angleterre, Paris : chez P.-C. Lehuby, 1852, page 461)
- Et enfin, vous voudriez que Dieu fît courir le soleil, qui est quatre cent et trente-quatre fois plus grand que la terre, rien que pour pommer nos choux ? — (Umberto Eco, L’île du jour d’avant, Grasset & Fasquelle, 1996)
- Faire courir une manœuvre dans ses poulies.
- Disputer une course.
- Ce cheval a couru aux dernières courses.
- Faire courir, envoyer sur le champ de course des chevaux pour disputer ce prix.
- (Transitif) Courir le grand prix de Diane.
- (Transitif) Courir une carrière, être engagé dans une profession, une entreprise, etc., où l’on s’efforce d’obtenir des succès, de l’emporter sur ses rivaux.
- Vous courez une périlleuse carrière.
- Hortensias et Cicéron couraient la même carrière.
- (Sens figuré) (Familier) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Courir encore, signifie qu’on s’est échappé en toute hâte, qu’on ne se laissera plus prendre à une chose.
- Il m’a suffi de le voir, de l’entendre : je cours encore.
- (Vieilli) Aller plus vite que le pas.
- Vous allez trop vite, vous ne marchez pas, vous courez.
- Aller avec empressement.
- L’Empereur ne s’arrêta pas à Phalsbourg ; tandis qu’il courait déjà sur la route de Saverne, le canon tirait ses derniers coups. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Je cours le prévenir.
- Courez, ne perdez pas un instant.
- Courir au plus pressé, s’occuper, avant toute autre chose, de ce qui importe le plus dans le moment.
- (Sens figuré) Aller, poursuivre (souvent dans un sens péjoratif).
- Courir après les honneurs, les places, les richesses, la fausse gloire, etc.
- Courir après des chimères, après des fantômes.
- Courir à sa perte, à sa ruine.
- Courir après l’esprit, mettre de la recherche, de l’affectation, de l’effort à montrer de l’esprit.
- Courir après l’argent, chercher toutes les occasions de gagner de l’argent.
- Courir après son argent, continuer à jouer pour regagner ce qu’on a perdu. Faire des démarches, des poursuites pour recouvrer une somme d’argent qu’on a de la peine à se faire rendre, à se faire payer.
- Fuis la haute science, et cours après la bonne. — (Pierre Corneille, L’imitation de Jésus-Christ traduite en vers français, Livre 1, chapitre 2)
- Courir à sa fin se dit des choses qui sont près de finir, qui n’ont pas longtemps à durer.
- (Sens figuré) Faire trop vite.
- Il faut aller bride en main, on ne fait pas les affaires en courant.
- (En particulier) Lire, réciter, prononcer, écrire ou composer trop vite.
-
blondir
?- (Cuisine) Rissoler légèrement pour colorer à peine.
- Blondir un oignon.
- (Cuisine) Ajouter de la farine à un corps gras chaud, jusqu’à coloration dorée et constitution d’un roux blond.
- Rendre blond.
- Car la mode, c’est aussi les millions de tonnes de crèmes, poudres, laits, lotions, maquillages, démaquillants, prémaquillants, produits à se peindre, à se bronzer, à ôter la peinture, à s’oindre, à s’enduire, à se désenduire, à se pommader, à se friser, à s’onduler, à se défriser, à nourrir les cheveux, les laver, les traiter, les dépelliculer, les blondir, les faire briller, les remplir de reflets, les décolorer, les recolorer, les soigner, les faire respirer, les faire pousser, repousser, ôter les duvets superflus, maigrir, mincir, grandir, développer les seins, gommer les hanches, affiner la taille, avaler l’estomac, fondre les kilos en trop, exalter le buste, renforcer les appas défaillants… — (Jeune Afrique, 1969, n° 435 à 451, page 52)
- (Intransitif) Devenir blond.
- La moisson commence à blondir.
- Les épis commencent à blondir.
-
enhardir
?- Rendre hardi.
- Mais, dès qu’il vit Béatrix orpheline et sans appui, il s’enhardit au point de lui déclarer qu’il l’aimait. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Les mots qu'elle venait de me dire et son air de volonté m’enhardissaient à la prendre. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
- Le neveu du cheikh Gaafar, qui, tout jeune homme avait lorgné avec une admiration jalouse l’épouse de son oncle, s’enhardit jusqu’à demander sa main. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- La demi-faveur dont les nationalistes se sentirent entourés les enhardit. Voulant par tous les moyens prévenir la révision du procès Dreyfus, ils entamèrent une violente campagne contre les magistrats de la Cour de cassation chargés d’examiner le pourvoi. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Poutine a été enhardi par l’indifférence sympathique de Trump dans sa volonté de reprendre pour la Russie le terrain perdu. — (Normand Lester, Poutine, Trump et le parti républicain, Le Journal de Québec, 23 mars 2022)
-
emplir
?- Rendre plein.
- Emplir un coffre, une cuve…
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, […] les vignerons à rouge trogne bénissaient le Seigneur dont le bon soleil gorgeait de vie les pampres vigoureux et emplissait leurs futailles. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Sens figuré) — Elle était désormais indispensable. Elle seule emplissait la maison de sa discrète présence. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- (Sens figuré) — […] et, à cet instant précis, le halètement sourd d'une locomotive et son cri rauque montant dans un jet de vapeur, m'emplirent d'un tel tumulte de sensations heurtées qu'eussé-je vu l'océan surgir et balayer de contraste le hideux mur de l'hôpital Lariboisière, ma stupéfaction n'aurait pas été plus profonde. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Familier) Occuper tout l’espace.
- Il a bien grossi, maintenant il emplit bien son pantalon !
- (Sens figuré) Combler.
- Nous nous souvenons du premier dîner avec l’être aimé (nous pouvions à peine manger, tant le désir de l’autre nous emplissait). Nous nous souvenons du goût de son corps sur notre langue. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 319)
- De savoir que j’allais enfin la revoir emplit mon cœur de joie.
- (Par extension) Répandre dans …
- On n'entend plus que les cris des volailles et des porcs saignés ; les cheminées fument, tout Ramscapelle s'emplit de la joyeuse animation d'un marché oriental. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.354)
- En l’espace d’un instant, son parfum avait empli toute la pièce.
- (Populaire) (Régionalisme) Rendre une femelle pleine, gravide, en parlant d’animaux.
- Il a fait emplir sa jument, sa vache, sa chienne.
- (Intransitif) (Marine) Être sujet à une voie d’eau.
- Le bateau emplit.
- (Pronominal) Devenir plein.
- L’heure passe ; peu à peu les siestes s’achèvent partout ; les ruelles étranges s’animent, s’emplissent, sous le soleil, de parasols bariolés. — (Pierre Loti, Madame Chrysanthème, chap. 53, 1888, Paris : chez Calmann Lévy, 1899, p. 299)
- Le navire s’emplissait tellement d’eau qu’il était près de couler.
-
chancir
?- (Vieilli) Moisir (surtout en parlant de choses comestibles).
- Ces confitures commencent à chancir.
- Un pâté qui commence à se chancir.
-
enlaidir
?- Rendre laid.
- […]; c'est sur cette même place où son union avec Marie-Antoinette d'Autriche fut célébrée par une fête qu’enlaidirent des présages sinistres. — (Christophe Félix L. Ventre de la Touloubre, Éloge historique et funèbre de Louis XVI, roi de France et de Navarre, à Paris, chez Lebègue, chez Crapart, chez Petit & chez Plancher, avril 1814, page 293)
- Alors que Denny se demandait comment Mitch avait pu lui mettre le grappin dessus, elle découvrit qui se tenait sur son perron et ses traits s’enlaidirent aussitôt d'une expression mauvaise. — (James Patterson, Tirs croisés, J.-C. Lattès, 2014, § 60)
- Le soudain tutoiement, la violence des mots, enlaidissent Hugues aussitôt. Ce n'est plus qu'un petit voyou, plein de haine. — (Laure Angélis, Le lys écarlate, Editions Pierre Téqui, 1998, page 130)
- Telle fut la légende de sainte Énimie, fille de Clotaire II et sœur de Dagobert : Sollicitée au mariage, bien qu'ayant fait vœu de chasteté, cette fervente Mérovingienne avait prié Dieu de l’enlaidir pour écarter les prétendants. Dieu l'exauça : une lèpre horrible dévora son corps, rongea son visage. — (Louis Barron, Le Nouveau Voyage de France, Tours : chez Alfred Mame & fils, 1899, p. 164)
-
durcir
?- Rendre dur.
- La grande chaleur durcit la terre.
- (Sens figuré) — La haine lui durcit le cœur.
- Faire paraître plus dur.
- Durant notre veillée mortuaire, ma mère se levait quelquefois, soulevait le suaire et sa longue figure durcissait encore son air revêche. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 29)
- (Intransitif) Devenir dur.
- La terre durcit sous le soleil.
- Le chêne durcit dans l’eau.
- (Pronominal) Devenir dur, plus dur.
- La boue se durcit au soleil.
- La pierre se durcit à l’air.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.