Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amodie
Que signifie "amodie" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amodier.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amodier.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe amodier.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe amodier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe amodier.
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amodie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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alcoolémie
?- Teneur d’alcool éthylique dans le sang.
- L’alcoolémie atteint son maximum en 30 minutes si l’on est à jeun ou en 60 minutes si l’on a pris un repas. — (André Combres, Claude Mazzoleni, Jean-Claude Loraux, 1000 tests psychotechniques pour le concours d’entrée en IFAP, chez Lamarre, 2007)
- L'accident n'est que matériel, aucun blessé à déplorer. Lorsque les policiers ont contrôlé le taux d’alcoolémie du conducteur, il s'est avéré qu'il avait beaucoup trop bu. — (« Tarn : un sexagénaire mortellement fauché à Albi, le conducteur en fuite », ladepeche.fr, 21 novembre 2021 → lire en ligne)
- Une autre mesure de sécurité routière consiste en un dispositif anti-démarrage (EAD) relié à un éthylotest électronique qui bloque le moteur si le chauffeur qui a soufflé dans l’appareil présente un taux d’alcoolémie supérieur à la limité légale. — (Le Papier de Verre, bulletin de l’URSA (Unité pour la recherche et les soins en alcoologie), Centre hospitalier des Quatre-Villes, Saint-Cloud, n° 51, janvier 2019, page 1)
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aérologie
?- Science qui s’occupe des mouvements et variations barométriques et thermiques de l’atmosphère.
- C’est pourquoi il [Jules Marie Charles Jaumotte] est considéré, à juste titre, comme l’un des fondateurs de l’aérologie synoptique. — (Ciel et terre, volume 87, Société belge d’astronomie, météorologie et de physique du globe, Bruxelles, 1971)
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affadit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de affadir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de affadir.
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blanchit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de blanchir.
- C’est le vieux mythe du bandeau de l’amour qui se blanchit tous les dix ans et que les mœurs rebrodent, mais qui depuis la Grèce est toujours le même. — (Honoré de Balzac, Petites misères de la vie conjugale)
- Troisième personne du singulier du passé simple de blanchir.
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affermit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de affermir.
- Une phrase de Gide est une subtile et savoureuse incertitude qui s’aventure, s’affermit pour se désaffermir aussitôt et souvent se perdre comme en un sable mouvant. — (Ramón Fernández, André Gide, 1931, page 260)
- Troisième personne du singulier du passé simple de affermir.
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alenti
?- Qui est ou qui semble rendu plus lent.
- Il était environ cinq heures du soir. Le soleil éclairait de ses feux alentis une route poudreuse, bordée de peupliers et de prairies, sur laquelle nous nous élançâmes au galop de quatre vigoureux chevaux dont nous voyions les croupes musclées se soulever lourdement à chaque coup de fouet du postillon, — du postillon, image de la vie, qui fait toujours trop claquer son fouet au départ ! — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 19)
- Sa tête dodeline, elle finit par basculer contre l’épaule de Magnus ; sa respiration s’altère, elle se fait à la fois plus sonore et alentie. — (Sylvie Germain, Magnus, Fragment 0, Albin Michel, Paris, 2005, page 266)
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repartit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de repartir.
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adynamie
?- (Médecine) État morbide, caractérisé par l’abattement de la physionomie, la flaccidité des chairs, la difficulté du mouvement ou son impossibilité, l’affaiblissement des sensations, etc.
- Les médications s'efforcent de lutter contre les éléments morbides communs, les éléments constitutifs de la maladie, tels que l'adynamie, la fièvre, la phlogose, la douleur, la dyspnée, l'infection. — (Charles Bouchard, Traité de pathologie générale: Volume 5, 1903)
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aboutit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de aboutir.
- Or, celle-ci est une logique « binaire », c’est-à-dire une logique qui, en segmentalisant à outrance les chaînes de transfert de l’information (tout fonctionne sur la base du « oui-non »), et en imposant une logique de dissociation entre chaînes d’information et chaînes d’action de l’entreprise (du fait de la nécessité de « coder » et « traiter » les informations pour les transmettre de la source à l’utilisateur), aboutit à appauvrir considérablement le contenu « qualitatif » du système informationnel de l’entreprise. — (Henri Lepage, Autogestion et Capitalisme, 1977)
- Troisième personne du singulier du passé simple de aboutir.
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allégi
?- Participe passé masculin singulier du verbe allégir.
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amphibologie
?- (Rhétorique) Arrangement des mots d’une phrase qui peut la faire interpréter en deux sens différents et même contraires.
- Il y avait souvent de l’amphibologie dans les oracles.
- Il y a dans cette phrase une amphibologie.
- L’inversion produit souvent des amphibologies.
- En français, des phrases comme Le chat saute sur la table., J’ai nommé mon fils Adolphe, contiennent une part d’amphibologie.
- Quoique la langue française s’énonce communément dans un ordre qui semble prévenir toute amphibologie, cependant nous n’en avons que trop d’exemples. — (Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen: actes du colloque international: Namur, 26, 27 et 28 novembre 1998, 2000)
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allopathie
?- Méthode thérapeutique traditionnelle, considérée par opposition à l’homéopathie et l’énantiopathie.
- L’allopathie soutire les sucs vitaux et épuise les forces du malade, le vidant par le haut et par le bas, le forçant à transpirer ou à saliver, mais surtout, comme le veux la routine régnante, par l’usage aveugle et sans ménagement de saignées profuses, gaspillage de sang irremplaçable ! Tout cela sous le prétexte que le médecin doit imiter et favoriser la nature malade dans les efforts qu’elle fait pour se rétablir. — (Samuel Hahnemann, S. M. (1952). Doctrine homœopathique ou Organon de l’Art de guérir (VI éd.). Vigot Frères, Les trois méthodes thérapeutiques)
- Au Kerala, l’État se soucie activement de la santé de ses administrés depuis des temps très anciens. Aujourd’hui, trois systèmes de médecine cohabitent : l’ayurvéda, l’allophatie et l’homéopathie. — (P. K. B. Nayar, « Le cas du Kerala, Inde », chap. 17 de La lutte contre la mort : l’influence des politiques sociales et des politiques de santé sur l’évolution de la mortalité, travaux et documents n° 108, INED/Presses Universitaires de France, 1985, p. 363)
- Lʼallopathie est plus rapide, plus spectaculaire et comme ce sont les malades qui décident, cela explique leur préférence pour lʼallopathie qui pourtant est plus chère. — (Bernard Hours, Monique Sélim, Une entreprise de développement au Bangladesh : le centre de Savar, 1989)
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aïoli
?- (Cuisine) Sauce d’accompagnement à base d’ail et d’huile d’olive.
- Au milieu, Claudine est assise. C’est une belle commère de trente-cinq ans. Elle a une belle robe verte, par-dessus laquelle elle a mis un tablier. Et tout en parlant avec sa sœur elle tourne vigoureusement l’aïoli dans un mortier qu’elle serre entre ses genoux. — (Marcel Pagnol, Fanny, I, 2 etabl., 1932, page 63)
- (Cuisine) (Par extension) Mayonnaise à l’ail.
- (Cuisine) Mets provençal composé de morceaux de morue dessalée entourée de légumes, pommes de terre, carottes, haricots verts et choux-fleurs, œuf dur et de quelques escargots ou des bulots, cuits à l’eau bouillante. Le tout accompagné de l’aillée, une sauce à base d’huile d’olive et d’ail pilé.
- Avant de préparer l’aïoli, faites dégorger les bulots une heure.
- Pour préparer le grand aïoli, les légumes peuvent être complétés par des petits artichauts violets, une betterave rouge, des pois chiches (ou des haricots secs), des champignons de Paris et des olives noires.
- À Maussane, au pied des Baux, c’était l’aïoli paré de ses enchantements, le « sucre fin », comme disait Reboul le Nîmois, accompagnant, de sa tonalité verte, la morue, le haricot vert et l’escargot de choix. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 548)
- Sur la pierre du seuil, avec un « battoir » de lavandière, Lili « attendrissait » un stockfish pour l’aïoli de sa mère. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 212)
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menti
?- Participe passé masculin singulier de mentir.
- Il n’y tint plus, repoussa d’un coup de pied courtepointe et plumasse. Assez hésitaillé ! Il avait menti mais n’avait pas juré sur l'Évangile. — (Jacqueline Mirande, Crime à Hautefage, chapitre 6)
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parti
?- (Familier) En état d’ivresse.
- Mais ce jour-là, un peu gai, peut-être un peu parti, l’idée me prit de découcher. — (Jules Vallès, Les Réfractaires, G. Charpentier, 1881)
- Comme ils reviennent se balancer de mon côté, j’avale vivement mon whisky et fais semblant de me sentir un peu parti. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 18)
- Et puis un ivrogne, même complètement parti, aurait mieux choisi son point de chute. — (Louis Chevalier, Les Relais de mer, Librairie Arthème Fayard, 1983)
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joli
?- Qui a de la grâce, de l’agrément. — Note : Tend à se dire de ce qui est petit en son espèce.
- J'aurais pu […] accepter les offres engageantes des jeunes et jolies Mangavériennes, avoir là des enfants bronzés qui auraient grandi libres et heureux sous le chaud soleil de la Polynésie. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et puis il y a Tanya. Elle est jolie Tanya. Pas crédible ni talentueuse mais jolie. Et en peau de bête. Tout le temps. Et puis parfois elle est nue. — (Palplathune, Tanya et les animaux de la jungle : Avis sur Sheena, reine de la jungle, sur le site SensCritique (www.senscritique.com), le 18 novembre 2011)
- Sa maison de campagne est très jolie.
- Un joli site.
- Un joli paysage.
- Un joli spectacle.
- (Sens figuré) Qui plaît par la gentillesse.
- Dire de jolies choses.
- Faire de jolis vers, une jolie chanson.
- Un joli geste.
- (Familier) Qui est plaisant.
- Le tour est joli, Le tour est plaisant.
- Il lui a joué un joli tour.
- Le joli de l’affaire est que…, Le plaisant le plus piquant de l’affaire est que…
- (Familier) Qui est avantageux.
- Le voilà maintenant dans une très jolie position.
- Il vient d’obtenir une assez jolie situation.
- (Ironique) (Familier) Se dit d’une personne ou d’une chose déplaisante, ridicule, pénible, etc.
- Vous tenez là de jolis discours.
- C’est joli de se faire attendre, de me parler de la sorte.
- Il vient de faire là quelque chose de joli.
- C’est un joli monsieur.
- Vous voilà tout trempé, vous êtes dans un joli état.
- Cette mauvaise nouvelle l’a mis dans un joli état.
- Mistingue.– De quel droit, monsieur, me retenez-vous prisonnier ?Lenglumé.– Ah ! je trouve ça joli, par exemple ! — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 4)
- D’ailleurs la nuit tombait, et l’on n’a pas encore réussi à établir par où tout ce joli monde s’est sauvé. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
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afféterie
?- Manière précieuse de parler ou d’agir.
- Je pouvais être ravie par la vivacité de son sourire intelligent, la forme de ses yeux de chevreuil, un port de tête exceptionnellement fier, éloigné de l’afféterie. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 13)
- S’exprimant avec afféterie, petites façons précieuses, complimenteur sans arrêt. — (Paul Léautaud, Journal littéraire : Juin 1928-Février 1940, 1986)
- Non qu’il fût laid ou contrefait, mais il se dégageait de ses moindres attitudes une afféterie veule, une petitesse et un manque de conviction qui énervaient dès les premières minutes. — (Amélie Nothomb, Le Sabotage amoureux, Albin Michel, 1993)
- Il se rend compte qu’il a en face de lui un être « vrai », dénué de toute afféterie. — (Monique de Huertas, Louise de La Vallière, éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1998, page 42)
- Plus tard, beaucoup plus tard, c’est une femme, une très belle femme, —la seule que je connaisse à parler encore naturellement, sans affectation ni afféterie, le parigot populaire, idiome inventif, plein d’humour et de trouvailles langagières— qui emploiera devant moi ces expressions désignant la chance : « T’as le cul bordé de médailles ! », ou, encore plus étrange, plus ordurier aussi, « T’as le cul bordé de nouilles ! » — (Jorge Semprún, Le Mort qu’il faut, 2001, page 170)
- Employer le pluriel italien ne se fait plus guère, c’est plutôt de l’afféterie.— (« Tous les scénarii sont sur la table », Le Monde, 2021 → lire en ligne)
- L’afféterie du style.
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suffit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de suffire.
- Son Diable amoureux, où la passion est kabbalistiquement analysée, suffit à lui assurer l’estime et la sympathie, non l’admiration des adeptes. — (Stanislas de Guaita, Essais de sciences maudites, tome 1 : Au seuil du mystère, 2015)
- Ainsi il se détache du monde et de la société, il se construit un univers qui se suffit à lui-même et qui, à force de se déconcrétiser et de se dématérialiser, se fige, se pétrifie pour n’être plus qu’une image, qu’une ombre idéalisée, une illusion, une chimère. — (Raymond Lauener, Robert Walser ou La primauté du jeu, 1970, page 201)
- Troisième personne du singulier du passé simple de suffire.
- Joint à la panique qui le tenaillait, cet effort suffit à l’épuiser : ce n’est pas impunément que vingt années durant on se laisse décalcifier par les travaux de bureau. — (André Benzimra, Le livre où rien n’était écrit, nouvelle, 1969)
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agrandie
?- Participe passé féminin singulier de agrandir.
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aplatit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de aplatir.
- Par conséquent, ce qu’on observe au moment de la formation des embryons est le phénomène suivant : un rond s’aplatit pour faire ce qu’on reconnaîtra comme un embryon, et ce qui est tombé dans le trou repart dans l’autre sens ; la partie la plus coincée, située au centre, se « désaplatit » donc… et redevient spontanément ronde – c’est ce qu’on appelle le placenta. — (Vincent Fleury, Les tourbillons de la vie, 2017)
- Troisième personne du singulier du passé simple de aplatir.
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adonis
?- Jeune très beau, bel homme, bel éphèbe.
- Et puis qu’est-ce que deviendrait la repopulation, s’il fallait condamner au célibat tous ceux qui ne sont pas des adonis. — (André Gide, Les Faux monnayeurs, 1925)
- Sans être un adonis, c’était un garçon au-dessus de la trentaine, avec les cheveux et les dents de son âge, avec de bonnes épaules dans un bon veston et assez de figure pour satisfaire son monde. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 266)
- Son corps n'est plus tellement d'un éphèbe. Il a beau ne vivre qu'à l'ombre pour conserver sa peau blanche laiteuse, il commence à n'être plus un Adonis. — (Henri Charrière, Papillon, éditions Robert Laffont, 1969, page 401)
- (Botanique) Synonyme de adonide.
- Bien sûr, il n’attendait pas un miracle de cette longue feuille rugueuse couverte d’un duvet blanchâtre, mais il eut soudain une envie désespérée de chercher, dans cette prairie aux couleurs chatoyantes et aux odeurs capiteuses, les plantes médicinales dont le nom lui revenait à la mémoire : l’aconit, la belladone, l’ergot de seigle, la stramoine, la jusquiame, le colchique, la digitale, l’adonis, le sénevé, le raisin d’ours, la gentiane, le muguet, la saponaire, la prêle, la potentille, la quintefeuille, le tussilage, le millepertuis, le genévrier, la mille-feuille, l’orchidée, l’aunée, le mélilot et la myrtille. — (Branimir Šćepanović, La Bouche pleine de terre, 1975. Traduit du serbo-croate par Jean Descat, 1975. Éditions du Rocher, 2008, pages 77-78)
- Plus dangereux, l’adonis d’été (Adonis aestivalis) est une petite plante annuelle aux feuilles découpées en fines lanières, caractérisée par une belle floraison rouge vif. — (Cécile Lemoine, Les plantes toxiques, 2004)
- (Zoologie) Synonyme de azuré bleu céleste.
- asie
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amolli
?- Rendu mou, malléable.
- Dans les fossés, les cornets roses des liserons et les fleurs bleues des chicorées pendaient flétris sur leurs tiges amollies. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Le serpent avait relâché son étreinte. Ses anneaux amollis se déliaient ; ils coulaient le long de ce corps coagulé d'horreur, et bientôt, presque flasque, la bête s'écroula sur le sol. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
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mutinerie
?- Action de se mutiner.
- Le 3 janvier 36 une mutinerie éclate à Turin dans un régiment alpin désigné pour l'embarquement. — (Victor Margueritte, Avortement de la S.D.N., 1936)
- […] ; le transfert de si nombreux colons les effrayait ; on exprima même des craintes au sujet d'une mutinerie possible parmi ces têtes brûlées. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- (Par extension) Indiscipline.
- Les mutineries de cet écolier sont insupportables.
- La figure de cette dame, assise si inopinément sur le dos d’une Chronique de Nuremberg, exprimait une noblesse mélangée de mutinerie. Elle avait l’air d’une reine, mais d’une reine capricieuse. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 95.)
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agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.