Que signifie "amincir" ?

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  • Rendre plus mince.
  • Amincir une pièce de bois.
  • Cette lame s’est amincie en passant au laminoir.
  • Abattre une arête, tailler un surplus, biseauter un rebord, amincir localement représentent autant d’actions propres aux percussions de ce type. — (Jean-Claude Dupont, Jacques Mathieu, Les Métiers du cuir, 1981)
  • Faire paraître plus mince.
  • Un vêtement qui amincit la taille.
  • Le noir amincit.
  • (Pronominal) Devenir plus mince.
  • La Thève bruissait de nouveau parmi les grès et les cailloux, s'amincissant au voisinage de sa source, où elle repose dans les prés, formant un petit lac au milieu des glaïeuls et des iris. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
  • Ses lèvres serrées s’amincissaient déjà sous le doigt de la mort. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
  • Ses souliers particulièrement s’étaient si bien amincis que la semelle fléchissait sous le doigt quand elle la tâtait : il n’était pas difficile de calculer le moment où elle se détacherait de l’empeigne. — (Hector Malot, En famille, 1893)
  • L'exposition en adret provoque la disparition du pergélisol et celui-ci s'y réduit comme une peau de chagrin et s’amincit. — (Jean-Noël Salomon & Marian Pulina, Les karsts des régions climatiques extrêmes, Presses universitaires de Bordeaux, 2005, page 59)
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amincir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • anéantir
    • Réduire au néant, mettre à néant.
    • Cette objection s’anéantit d’elle-même.
    • Il se passa peu de temps avant que la maison entière fût plongée dans ce silence où la campagne s’anéantit chaque soir comme dans un tombeau. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 193)
    • (Par extension) Réduire à rien, détruire absolument.
    • En consacrant la notion de risque technologique majeur, les accidents spectaculaires qui se sont produits au cours de ces dernières années ont définitivement anéanti le mythe d’une technologie sans faille et d’une technocratie ultra-compétente. — (Michel Claessens, Petit éloge de l’incompétence, 2013)
    • Quelques fumigations opportunément et soigneusement faites, et tout vibrion est anéanti. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Mais à lui-même aussi, cette mort serrait le cœur qui, d'un coup, anéantissait un homme en pleine vigueur, dans la fleur de l'âge, sans l'avertir par les prodromes les plus légers, un homme sobre comme il l'était, et cela à quelque temps de la retraite. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Le garçon était assis, le dos à la porte, concentré sur l’écran de son ordinateur, sur lequel on voyait une sorte de guerrier bigorexique anéantissant des squelettes avec une épée disproportionnée. Il ne nous accorda même pas un regard. — (Luis Montero Manglano, L'Oasis éternelle, traduit de l'espagnol par Claude Bleton, éditions Actes Sud, 2018, chapitre 4)
    • (Par hyperbole) Mettre dans un état d’abattement, de faiblesse.
    • Cette longue course m’a anéanti.
    • (À la voix passive) Être dans une stupéfaction profonde.
    • Être anéanti.
    • (Pronominal) (Religion) S’abaisser et s’humilier devant Dieu, par la connaissance qu’on a de son néant.
    • (Pronominal) (Argot) Mourir.
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  • sir
    • (Linguistique) Code ISO 639-3 du siri.
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  • déverdir
    • (Tissage) Perdre la couleur verte, en parlant des étoffes sortant de la cuve au pastel, l’air leur enlevant la teinte verte, pour leur faire prendre un ton bleu.
    • Faire perdre une couleur verte à.
    • (Viticulture) Faire baisser l’acidité par adjonction d’une substance.
    • de tels concentrés ainsi décaramélés, comme d’ailleurs ceux provenant de moûts déverdis, ne peuvent donc être également employés à la chaptalisation. — (Revue de viticulture, 1938, volume 89, page 582)
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  • satire
    • (Primitivement) À Rome, forme de pièce de théâtre en partie chantée.
    • (Littéraire) Ouvrage en vers, fait pour reprendre, pour tourner en ridicule, pour châtier les vices et les sottises des hommes.
    • Certains ouvrages de longue haleine, ordinairement mêlés de prose et de vers, qui sont faits dans la même intention.
    • La troisième est une ère prosaïque et pédantesque; à elle la dernière partie du Roman de la Rose, recueil de science aride, dans lequel il n’y a de remarquable que la satire, la satire toujours puissante contre une époque qui approche de sa fin. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des deux Mondes, 1839, tome 19)
    • Satire d’Horace, de Juvénal, de Boileau.
    • Satire contre l’avarice, contre l’ambition.
    • On a fait contre lui une satire qui le couvre de ridicule.
    • Tout écrit ou discours piquant, mordant contre quelqu’un.
    • Cela n’est rien. Un philosophe sait recevoir comme il faut les choses, et je vais composer contre eux une satire du style de Juvénal, qui les déchirera de la belle façon. — (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, 1670)
    • Ainsi, dans le cadre de la satire des financiers, nous trouvons des allusions nombreuses à l'origine petite-bourgeoise des grands du jour: avoir exercé jadis le métier de cordonnier, de fripier ou d'usurier constitue ipso facto une tare aux yeux de l'opinion. — (Jean V. Alter, Les origines de la satire anti-bourgeoise en France, II : L'esprit antibourgeois sous l'Ancien Régime, Genève : Droz, 1969, 1970, p.31)
    • (Absolument) Le genre satirique.
    • Imitation railleuse ou accusatrice.
    • Sa conduite est la satire de la vôtre, L’honnêteté, la régularité de sa conduite fait remarquer davantage les torts de la vôtre.
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  • cirre
    • (Botanique) Appendice filiforme, simple ou rameux, diversement tortillé ou roulé, au moyen duquel certaines plantes s'attachent aux corps voisins parfois considéré comme un synonyme de vrille.
    • (Zoologie) Appendice fin de certains animaux.
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  • hégire
    • (Religion) Fuite de Mahomet, le prophète de l'islam, de La Mecque pour Médine.
    • (Par extension) Début du calendrier musulman, basé sur cet évènement.
    • L’historien Khondemir prétend qu'Omar en dix ans de règne fit détruire plus de 40.000 temples chrétiens et fonda 1.400 mosquées. C'est lui qui donna l’hégire pour ère aux musulmans ; […]. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, volume 41, page 23, Belin-Mandar, 1837)
    • (Par extension) Calendrier musulman.
    • Fait à Constantinople, avec autorisation de S. H., l’année 1274 de l’Hégire. — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), vol. 2, page 1074)
    • La première année de l’hégire répond à l’année 622 de Jésus-Christ.
    • (Par analogie) (Extrêmement rare) Fuite, exil, en matière de religion ; début d’une nouvelle ère.
    • Cet événement (…) fera non-seulement une époque, mais, selon bien des gens, une vraie ère chronologique dans l’histoire de la religion ; on datera désormais dans cette histoire de l’hégire jésuitique, au moins en Portugal et en France, et les jansénistes espèrent que ce nouveau comput ecclésiastique ne tardera pas à être admis dans les autres pays catholiques. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
    • (…) en septembre 1664 un édit avait révoqué toutes les lettres de noblesse accordées depuis 1634. Les lettres de noblesse de la famille Corneille dataient de 1637, qui est seulement l’année du Cid, hégire inconnue de l’administration. — (Robert Brasillach, Pierre Corneille, Troisième partie, chapitre IV, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1938, page 413)
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  • munir
    • Garnir, pourvoir de ce qui est nécessaire ou utile en vue de tel ou tel objet.
    • Le grand air de l'Océan mordait notre visage avec une violence telle que nous avons dû, à plusieurs reprises, étaler sur les joues et le nez de la vaseline, dont nous nous étions munis. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • Si la topographie l'exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l'obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
    • On munit chaque boussole d'une carte de déviation qui indique jusqu'à quel point l’aiguille dévie de sa position correcte. — (Encyclopédie Grolier 1947-48, La Société Grolier , 1947, vol.2, page 328)
    • (Sens figuré) Se munir de patience, de résolution, de courage. — Se munir d’arguments pour une discussion.
    • (Militaire) Pourvoir de tout ce qui est nécessaire pour sa défense, en parlant d'une place forte.
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  • rembrunir
    • Rendre brun, rendre plus sombre.
    • Des nuages ont rembruni l’horizon.
    • Je suis étonné que les peintres espagnols aient, en général, si fort rembruni leurs tableaux, et se soient jetés presque exclusivement dans l’imitation du Caravage et des maîtres sombres. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Il avait un teint rembruni, profondément sillonné par la petite vérole. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
    • (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Assombrir, attrister.
    • Un air rembruni.
    • Alphonse s’est enfin décidé à nous rejoindre, mais, à sa mine rembrunie, je comprends vite qu’il n'est pas ici de gaieté de cœur et que mon avidité d’affection ne sera pas assouvie de sitôt... — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
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  • rentrouvrir
    • Entrouvrir à nouveau.
    • Cet Être suprême, un peu roide, reste toujours impersonnel, même lorsque le Consulat a déjà rentrouvert les églises. — (Choderlos de Laclos, Louis de Chauvigny, Lettres inédites de Choderlos de Laclos, 1904)
    • Il fermait les yeux puis, les rentrouvrant, distinguait comme dans un rêve, en face de lui, sur le mur, une femme aux cheveux défaits, issue de la mer napolitaine et rapportant au fond des flots, avec une voluptueuse sensation de fraîcheur, un étincelant flacon de lotion philocapillaire. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
    • La lame plantée au fond de moi a rentrouvert les portes de ce récent et douloureux passé. — (Marielle Niccolaï, Au fil des maux, 2008)
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  • ressouvenir
    • Se remémorer.
    • (Menace) Je m’en ressouviendrai quelque jour, je m’en vengerai. Vous vous en ressouviendrez tôt ou tard, vous en serez puni.
    • Nous gagnâmes enfin la rade de Rio-Janéiro, et nous envoyâmes demander au vice-roi la permission d'y entrer: cette précaution est nécessaire à tous les vaisseaux étrangers qui veulent y relâcher. Ces gens-ci se ressouvenir de Duguai-Trouin. — (Lettre d'Évariste Parny à son frère - septembre 1773)
    • – Le malheur c’est que j’ai grandi, depuis… se dit il en se ressouvenant de la brillante époque, non lointaine, où le marquis de Gesvres, son dernier oncle, l’emmenait tout fringant chez ses fournisseurs. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
    • Son galeriste avait l’air de peiner, agitait les bras de manière désordonnée, et fugitivement Jed eut envie de venir à son secours, avant de se ressouvenir de ce qu’il savait depuis toujours, et que Marylin lui avait carrément redit quelques jours plus tôt : il n’était jamais meilleur que dans le silence. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 192-193)
    • Se souvenir.
    • Ressouvenez-vous que celui qui vous parle est le fils de votre meilleur ami.
    • (Intransitif) (Impersonnel) Se remémorer.
    • Vous en ressouvient-il ? À présent il m’en ressouvient.
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  • appauvrir
    • Rendre pauvre.
    • Ses procès l’ont fort appauvri.
    • Des causes multiples ont appauvri ce pays.
    • On en vient presque à se demander si tout cela ne procède pas dʼune stratégie globale destinée à appauvrir la population et, à terme, à la rendre dépendante du régime. — (Jean-Claude Ndunguste, Rwanda: les spectres de Malthus : mythe ou réalité ?, 2011)
    • (Sens figuré) Épuiser.
    • La mauvaise culture a fort appauvri ce terrain.
    • Appauvrir un terrain, un sol, c’est les épuiser ou en diminuer beaucoup la fertilité.
    • Si le sol ne réussit pas longtemps de suite la même culture, ce n’est point tant qu’il s’appauvrisse, mais bien surtout parce que […] chaque plante distille par ses racines un poison pour la plante qui lui ressemble… — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 302)
    • (Sens figuré) Ôter ce qui fait la vigueur.
    • Appauvrir une langue, c’est en retrancher des mots ou des façons de parler et la rendre ainsi moins abondante, moins expressive.
    • Appauvrir le sang, c’est en altérer la qualité, la consistance.
    • (Pronominal) (Sens propre) ou (Sens figuré) Devenir pauvre.
    • Il semble toutefois que le cortège de cette association atlantique aille s’appauvrissant de l’Ouest à l’Est et de façon assez rapide ; […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 48)
    • Les trouées étant des moteurs sylvigénétiques, quand elles n’assurent plus le renouvellement des unités forestières, celles-ci régressent, s’effondrent, s’appauvrissent éco-systémiquement et floristiquement. — (La Caraïbe, données environnementales, Karthala & Géode Caraïbe, 2006, page 63)
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  • admire
    • Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
    • Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1886, volume I, chapitre IV)
    • Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe admirer.
    • Le mécanicien redoute la machine que le voyageur admire, et les officiers étaient un peu les chauffeurs de la locomotive napoléonienne, s’ils n’en furent pas le charbon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
    • Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
    • Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe admirer.
    • Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe admirer.
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  • dégrossir
    • (Art, Taille de pierre) Débarrasser une matière de ce qu’elle a de plus gros pour la préparer à recevoir la forme que l’artiste, que l’ouvrier veut lui donner.
    • Dégrossir un bloc de marbre, une pièce de bois.
    • Ce qui en reste, cet amas prodigieux de pierres à peine dégrossies par le travail, et où l’on chercherait en vain les traces du ciment, ce sont les matériaux bruts de la primitive cité gauloise, tels que les employaient nos premiers pères. — (George Sand, Jeanne, 1844)
    • (Sens figuré) Ébaucher.
    • Dégrossir les figures d’un tableau.
    • Dégrossir un ouvrage, une pièce, un discours.
    • Commencer à débrouiller, à éclaircir.
    • Il faut dégrossir un peu les matières avant de les traiter à fond.
    • Dégrossir la besogne.
    • En face des deux bâtards, Pierre semblait un étranger, il différait d’eux profondément, pour quiconque ne pénétrait pas les racines mêmes de son être. Jamais enfant ne fut à pareil point la moyenne équilibrée des deux créatures qui l’avaient engendré. Il était un juste milieu entre le paysan Rougon et la fille nerveuse Adélaïde. Sa mère avait en lui dégrossi le père. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 56)
    • Initier une personne aux premiers éléments de ce qu’elle doit savoir.
    • Dégrossir un élève, un conscrit.
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  • dessaisir
    • (Droit) Déposséder un tribunal de ce dont il a été saisi.
    • Le tribunal a été dessaisi de cette affaire.
    • (Pronominal) Se déposséder volontairement.
    • Se dessaisir d’un gage.
    • Dans le commerce chacun cherche son intérêt. Le vendeur accepte de se dessaisir d'un objet de valeur, mais à la condition d'en tirer le maximum. Le client est prêt à payer cher, à condition d'obtenir ce qu'il convoite. — (Jean-Marie Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi, Éditions du Cerf, 2002, p. 16)
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  • décatir
    • (Art) Débarrasser du cati, de l’apprêt que le fabricant a donné à une étoffe de laine.
    • Cet apprêt et le brillant qu'on a donné au drap ne seraient pas durables : ce drap se tacherait et se retirerait lorsqu'il viendrait à être mouillé, si on ne le décatissait pas en le faisant passer dans une vapeur humide et sans pression. — (M. Alcan, « Tissus », dans le Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Paris : chez J.-B. Baillière, 1841, p. 654)
    • Sa cravate montrait des signes d’usure et il s’habillait en drap recardé que la première pluie décatissait. — (Roger Ferlet, De la soie dans les veines, Paris & Genève : Éditions Jeheber, 1958, chap 14)
    • (Sens figuré) (Familier) Abîmer ou éprouver par l’âge.
    • Plus petit que son jeune subordonné, il était puissant comme un taureau et sa carcasse ne se décatissait que lentement et à contrecœur. — (Irvine Welsh, Recettes intimes de grands chefs, traduit de l'anglais par Laura Derajinski, Vauvert : Editions Au diable Vauvert, 2007, chap. 2)
    • Mormont mort, le commandement passerait à ce débris de ser Ottyn Wythers, tant souffreteux que décati. — (George R. R. Martin, A Storm of Swords, Traduction de l’anglais par Jean Sola, 2003)
    • « Elle se laisse aller » était la condamnation fatale, le pire crime que l'une d'elles puisse commettre. Pourtant, Sara trouvait que c'étaient les hommes qui, avec le temps, avaient tendance à se décatir. — (Judy Astley, Les Maris des autres, traduit de l'anglais (États-Unis) par Leslie Damant-Jeandel, Éditions Milady, 2013)
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  • finir
    • Achever, terminer, arriver à échéance, cesser, finaliser.
    • Finir une tâche.
    • Finir un discours par une belle péroraison.
    • Finir une affaire, un ouvrage.
    • Finissons ce badinage.
    • J’ai fini par apprendre ce que veut dire finir.
    • (Art) Exécuter avec un soin minutieux.
    • Ce peintre finit patiemment, finit trop.
    • Cet artiste ne sait pas finir.
    • Être la fin ou le terme de quelque chose.
    • La période qui finit son discours est remarquable.
    • Cette campagne finira la guerre.
    • L’instant qui doit finir sa vie, le cours de sa vie.
    • J’ai commencé par où il avait fini.
    • Je ne finirai pas sans un mot d’espoir.
    • Finissez donc, vous êtes bien long.
    • Finissez donc, vous me faites mal.
    • Cet enfant ne finira pas, si on ne le châtie.
    • Faites-le donc finir.
    • Savoir finir à propos.
    • Terminer l’action indiquée par le verbe à l’infinitif.
    • Finir de parler, d’écrire, de jouer, etc.
    • Cesser des choses trop longues, ennuyeuses, désagréables ou intolérables.
    • Nous n’en finirions pas si nous voulions tout rapporter.
    • Cette discussion a trop duré, il est temps d’en finir.
    • En finir avec une question.
    • En finir avec les rebelles, avec une sédition.
    • En finir avec un ennemi, le détruire.
    • Je suis pressé d’en finir avec cet homme.
    • Dès qu’il s’y met, il n’en finit plus.
    • C’est un homme qui n’en finit jamais.
    • (Intransitif) Se terminer ou être terminé.
    • Ce mur finit à tel endroit.
    • C’est là que finit mon champ.
    • Ce mot finit par une voyelle.
    • Cela finit en pointe.
    • Prendre fin, arriver à son terme.
    • Le sermon finissait.
    • Laisse-moi te finir.
    • Son bail finira à Pâques.
    • Tout finit en ce monde.
    • Il est temps que cela finisse.
    • Avoir une certaine fin ou une certaine issue ; arriver à un certain résultat.
    • Elle a tenu les emplois les plus divers, pour finir dans les vestiaires d’une boîte de nuit. — (Mohed Altrad, Éden : l’extrême tu éviteras, L’Harmattan, 1998, page 98)
    • Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750), Communications, 1987, volume 46, no 46, page 119)
    • – Vous finirez chez Renault ! — (David McNeil, 28 boulevard des Capucines, Gallimard, 2012, collection Folio, page 50)
    • (En particulier) Mourir.
    • Ainsi finit ce prince.
    • Suivi de « par » et d’un infinitif il indique que l’action est le terme ou le résultat de ce qui a précédé. → voir finir par
    • […]; tout le monde dit que la France se dépeuple, qu’il naît de moins en moins d’enfants, et que l’Allemagne, dont la population augmente toujours, finira par avoir deux fois autant de soldats que nous. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 321)
    • […], on lui glisse toujours quelques douceurs. Elle les refuse, puis finit par les accepter pour sa vieille mère : un pot de miel, une paire de grives, une hottée de pommes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • (Pronominal) (Familier) Assouvir un désir jusqu’à l’épuisement et l’oubli.
    • […] se finir au whisky dans les bras d’un clochard ou qui sait du Prince Charmant sur son beau cheval blanc ? — (Françoise Payot, Le loup noir, 2007)
    • (Familier) Jouir, avoir un orgasme jusqu’à atteindre la période réfractaire, éjaculer.
    • Est-ce que tu as fini ?
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  • rougir
    • (Transitif) Rendre rouge ; peindre ou teindre en rouge.
    • On sçait que le colcothar est une substance vitriolique ; ou , pour mieux dire , c'est un véritable vitriol que l’on rougit en le poussant par le feu jusqu'à un certain degré. — (Mémoires de l’Académie des sciences de l’Institut de France, 1753, page 393)
    • Dans l’art de massacrer tu fais vraiment merveille;Sauveur, cache tes mains... le sang rougit tes bras ! — (Charles Bonnet, Entrée triomphale du général Espivent à Marseille, in Le Pilori, Imprimerie coopérative, Genève, 1872)
    • Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L'Enfant, chapitre 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
    • Un nez grec, comme dessiné par Phidias et réuni par un double arc à des lèvres élégamment sinueuses, spiritualisait son visage de forme ovale, et dont le teint, comparable au tissu des camélias blancs, se rougissait aux joues par de jolis tons roses. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
    • (Sens figuré) Leur sang rougissait la terre.
    • (Spécialement) Porter à incandescence.
    • Après avoir repassé couteaux et ciseaux, l’étameur fit rougir les casseroles, les passa dans un acide pour les nettoyer ; puis, les ayant chauffées de nouveau, il les posa dans l’étamure , et les arrosa en tous sens avec le métal en fusion ; […]. — (L'étameur, dans Le Magasin pittoresque, volume 51, 1883, page 368)
    • (Intransitif) Devenir rouge.
    • …je fus amené à goûter tous les mets étranges qui constituaient le repas. Il y avait de la pieuvre crue marinée dans du jus de citron sauvage, de la pieuvre rôtie sur des pierres rougies au feu. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Or, le bruit se répandit bientôt que le juif avait jeté l’hostie dans une cuve d’eau bouillante, à la suite de quoi l’eau aurait rougi sans s’altérer. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • (Intransitif) (Spécialement) (En parlant d’une personne) Avoir la peau du visage qui devient rouge sous l’effet de l'émotion. → voir piquer un soleil
    • — Leuwen, ceci est trop fort ! dit le ministre ; et il rougit jusqu’au blanc des yeux. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
    • On eût dit qu’il rougissait plus par pudeur que par plaisir à l’aspect de la comtesse. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Doña Luz s’aperçut de l’attention avec laquelle ils la regardaient, elle s’arrêta, confuse, et baissa la tête en rougissant encore davantage. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Ce serrement de main et ces paroles cordiales redoublèrent le malaise de M. de Mériolle, qui rougit jusque dans les cheveux. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
    • Je ne suis plus moi-même, je le sais bien ; je n’ai plus d’ingénuité, plus d’ignorance, plus d’illusion. J’ai pourtant conservé la faculté de rougir et certes mon sang se jette encore devant les mots énormes pour protéger ma dignité, mais on ne s’en aperçoit guère à cause de mon teint de gras double, de ma bouche au rictus blasé, de mes yeux meurtris. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
    • Sous l’action d’une pensée indevinable, elle a rougi. J’ai vu l’onde sanguine se propager à son visage ; j’ai vu rayonner son cœur. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • — Pourquoi demandes-tu ça ?— Pour rien… Ce n’est pas la peine de rougir…— Tu n’es pas chic !— Pourquoi donc ?— Parce que tu sais bien qu’il suffit de prononcer le mot rougir pour que je rougisse. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 109)
    • Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
    • (Intransitif) (Sens figuré) Avoir honte ; éprouver de la confusion.
    • Le succès n’avait encore récompensé ce rigide et laborieux courage que par de maigres faveurs ; mais il pouvait du moins avouer ses défaillances, et les difficultés qui l’exerçaient à des luttes si vives n’étaient pas de celles dont on rougit. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 182)
    • Elles n’étaient pas de ces désœuvrées qui proscrivent, comme déshonorant, le saint calus du travail, et n’en rougissaient point. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, volume 1, page 5)
    • Il n’y avait pas la place pour une démarche nouvelle dans cette élection. Sans parti et en se lançant de manière autonome à moins d’un an du scrutin, il n’y a pas de quoi rougir du résultat. — (Cédric Villani, Denis Cosnard, Cédric Villani : « Arrêter la politique ? Pas question, au contraire ! », Le Monde. Mis en ligne le 15 mai 2020)
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  • rondir
    • Prendre une forme ronde.
    • Nous suivîmes la côte environ à trois lieues d’éloignement ; elle rondissait insensiblement. — (Bougainville, Voir t. II, page 919)
    • Tailler l’ardoise.
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  • étourdir
    • Frapper soudainement d’une commotion cérébrale qui suspend la fonction des sens.
    • Il lui donna sur la tête un coup de bâton qui l’étourdit.
    • Il tomba tout étourdi du coup.
    • Le grand bruit du canon, des cloches, des tambours étourdit.
    • La trépidation du bateau, de l’automobile étourdit.
    • (Familier) (Par ellipse) Importuner ; fatiguer ; lasser.
    • Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
    • (Par analogie) Rendre presque ivre.
    • Antoine fit une valse avec Charlotte, ce qui l’étourdit passablement car il en avait perdu l'habitude. — (Oscar Casin, Deuil dans la forêt, Cressé : Éditions des Régionalismes, 2014, page 93)
    • Il suffit de deux ou trois verres de vin pour l’étourdir.
    • (Sens figuré) Abasourdir, hébéter.
    • Cette nouvelle, cette défaite, ce coup imprévu les a étourdis.
    • (Sens figuré) Endormir une douleur physique, empêcher qu’elle ne soit aussi sensible.
    • Ce remède ne guérit pas, il ne fait qu’étourdir la douleur
    • (Sens figuré) Faire que l’esprit soit moins occupé d’une souffrance morale, en soit distrait.
    • Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à quelque prix que ce pût être, et j'approuverais la brutalité de ceux qui noient leurs déplaisirs dans le vin, ou les étourdissent avec du pétun. — (René Descartes, « Lettre à Élisabeth Egmond, du 6 octobre 1645 », dans Correspondance avec Élisabeth, Presses électroniques de France, 2013)
    • (Cuisine) Faire subir une légère cuisson à une viande.
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  • affranchir
    • Rendre libre ; déclarer libre.
    • Denis et son fils avaient été serfs des comtes d'Udressier. Claude-Étienne voulut être affranchi. Il le fut à trente ans. Un acte du 20 mars 1763, rédigé par-devant le notaire royal Claude Jarry, en fait foi. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, pagr 6)
    • Décharger ; exempter.
    • On sentait bien que le seul moyen de rendre la vie à cette importante cité, et d’utiliser au profit de l’Europe entière son admirable position, c’était de l’affranchir. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • L'abbé a renouvelé maintes fois ses supplications, pourque le chapitre de Notre Dame, en considération des immenses travaux qu’il se voit forcé d’entreprendre, affranchisse le monastère des dîmes qu'il paie sur les biens que nous venons de mentionner: […]. — (Léopold van Hollebeke, Lisseweghe, son église et son abbaye, Bruges : Edw. Gailliard, 1863, page 51)
    • Sa compagne, […], était une déesse du plein air et du plein vent, aussi affranchie des soucis du confort qu’une bohémienne de grands chemins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 13 de l’édition de 1921)
    • (Droit féodal) Libérer des servitudes, des charges.
    • Affranchir un héritage,
    • (Poste) Payer le timbre postal d’avance pour en libérer le destinataire.
    • Affranchir une lettre, un paquet.
    • Une des deux lettres, qui vous est adressée, est affranchie. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
    • (Sens figuré) Tirer d’une sujétion, d’une dépendance.
    • Affranchir un peuple de la servitude, de la tyrannie.
    • Il est affranchi du despotisme qu’on exerçait sur lui, de la dépendance où il était.
    • Délivrer d'un mal, d'une peine.
    • La mort nous affranchira des misères de ce monde.
    • Votre présence m’affranchit de toute crainte, de toute inquiétude.
    • (Argot) (Rare) Débaucher, pervertir, c’est-à-dire affranchir des règles sociales.
    • Affranchir un sinve pour grinchir : pousser un honnête homme à voler. — (Vidocq, Les Voleurs, t. 1, 1837)
    • (Argot) Connaître une question, ne rien craindre.
    • (Argot) Informer.
    • De plus, Madrigaul m’affranchit que Saltierra est une terreur et un caïd dans le milieu. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre III, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
    • – Vous vous croyez donc en Tunisie?– D'après mes petites estimations, oui.– Vous feriez un piètre navigateur.– Eh quoi! reprends-je, toujours à mi-voix, voudriez-vous me faire croire, Excellence, que nous nous trouvons dans la banlieue de Copenhague?La fin de l'altière musique l'empêche de m’affranchir. — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, chapitre 11)
    • (Argot) (Absolument) Informer des usages du milieu.
    • Je l’ai affranchie avant de me l’envoyer.
    • (Pronominal) Se libérer ; se délivrer, etc.
    • Le pays de Vaud , de tout temps français par ses habitudes, ses mœurs, son caractère, son commerce, ses besoins, son langage, conspirait, à la faveur du voisinage de la révolution, pour s'affranchir de l’oligarchie bernoise. — (« Mémoires de Napoléon, chapitre 2 : Politique du Directoire », dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité, vol. 6, écrit par le général comte de Monthelon, Paris : chez Firmin Didot père et fils & Bossange frères , Berlin : chez G. Beimer, 1825, page 48)
    • Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l’État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s’affranchissent pas des scrupules de l’honnêteté vulgaire. — (Félicien Pascal, L'assassinat de Morès ; un crime d’État, Imprimerie Hardy & Bernard, Paris, 1902, page 35)
    • Lorsque le substrat est une solution aqueuse et le liquide mouillant un alcane, on peut s'affranchir de ce problème en utilisant les propriétés de surface d'un polymère fluoré industriel : le téflon, ou polytétrafluoroéthylène. — (Emmanuel Bertrand, Transitions de mouillage: rôle des interactions entre interfaces, Publibook, 2003, page 54)
    • Quand il drague une fille, ce lourdingue qui s'affranchit des codes de la séduction tombe rapidement dans la vulgarité. « Clair c'est un dalleux, il m'a fait un clin d'œil, lui avec moi, mais même pas en rêve ! » — (Vincent Mongaillard, Petit Livre de la tchatche : Décodeur de l'argot des cités, First Éditions, 2013)
    • Rendre une chose indépendante d'une autre.
    • On ne put pas affranchir les pompes. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
    • (En particulier) (Arboriculture) Rendre un greffon indépendant de son porte-greffe en lui permettant de se développer sur ses propres racines.
    • (Cartes à jouer) Au bridge, rendre maîtresses des cartes qui ne l’étaient pas au début du jeu.
    • Il s’agit, tout en essayant de faire tomber les honneurs supérieurs, d’affranchir les petites cartes qui accompagnent l’honneur possédé. — (Michel Bessis, Jean-Luc Seret, Les jeux d’affranchissement par la coupe, chinonbridge.free.fr)
    • (Anjou) Châtrer un animal. (note : en dehors de l'Anjou l'usage est désuet).
    • Couper, châtrer : Affranchir un taureau, un cheval. — (Prosper Poitevin, Nouveau dictionnaire universel de la langue française, tome 1, Éditions Reinwald, Paris 1868)
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  • empire
    • Groupe d’États qui sont dirigés par un État qui les domine.
    • Faites une France très forte, et nul n'osera jamais convoiter ses colonies. Laissez la France se débiliter davantage et son empire colonial, d'une manière ou d'une autre, s'écroulera. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Pour le Chili du XIXe siècle, qui faisait l'expérience d'un début d'industrialisation, l’ennemi et le partenaire principal était l’Empire britannique. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
    • Autorité absolue.
    • Le Prince les développa avec une énergie et une habileté merveilleuses, résolu, disait-il, à donner à l’Allemagne l’empire du ciel, des mers et de la terre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 129 de l’édition de 1921)
    • La Fable attribuait à Neptune l’empire des mers, à Pluton l’empire des enfers. - Alexandre rêvait de conquérir l’empire du monde.
    • (Sens figuré) Ascendant, influence dominante.
    • Atala ne pouvait pas prendre sur un homme un faible empire : pleine de passions, elle était pleine de puissance ; il fallait ou l’adorer, ou la haïr. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
    • Ce sentiment n’avait eu sur moi jusqu’ici qu’un empire partagé avec d’autres passions rivales ; dorénavant il me remplira tout entière, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • C'est dire que nos banques devraient cesser de vivre sous l’empire d'un monopole aussi absolu qu’injuste et funeste. — (Michel Gustave Partounau du Puynode, De la monnaie, du crédit et de l'impôt, page V, 1853)
    • Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • C'est aussi sous l'empire du même sentiment que la Chambre abordera la question de la séparation des Églises et de l'État, déjà étudiée avec beaucoup de soin par une des Commissions … — (Émile Combes, Discours à Auxerre, 4 septembre 1904)
    • Tout l’empire que Mlle de la Ferté pouvait avoir sur elle-même, elle dut l’employer, pendant que sa mère parlait, pour rester calme. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 44.)
    • Comme approchait le jour de l'inauguration du nouveau président, le désordre, la crainte et la misère étendaient leur empire. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
    • (En particulier) Autorité absolue d’un chef d’État qui porte le titre d’empereur.
    • Aspirer, parvenir à l’empire.
    • (Par extension) État, nations soumis à cette autorité.
    • Depuis la fin de l’Empire romain, ou, mieux, depuis la dislocation de l’Empire de Charlemagne, l’Europe occidentale nous apparaît divisée en nations, […]. — (Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, Conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882)
    • Comparé à la libéralité et au confort de la vie ordinaire de l’époque, l’ordre de l’Empire romain, sous les Antonins, apparaît local et limité. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’édition de 1921)
    • Certains chroniqueurs prétendent même qu'il aurait étendu cette mesure à tous les juifs de son royaume, à l'instigation de l'empereur d'Orient, Héraclius, qui lui aurait fait savoir qu'aux dires de ses astrologues l'empire chrétien était menacé par un peuple circoncis. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L’Empire romain, qui s'étendait des sables d’Arabie jusqu’aux neiges d’Écosse, fut constamment à la recherche de frontières défendables. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 163)
    • Période de temps qu’a régné un empereur.
    • L’empire d’Auguste fut une époque de paix pour Rome. - Les guerres du Premier empire, du Second empire.
    • (Absolument) (Histoire de France) Règne de Napoléon Ier ou celui de Napoléon III.
    • La France allait faire ses adieux à Napoléon, à la veille d'une campagne dont les dangers étaient prévus par le moindre citoyen. Il s'agissait, cette fois, pour l'Empire Français, d'être ou de ne pas être. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Pas une goutte de sang n'avait été versée; l'empire s'était écroulé tout seul; personne ne se leva pour le défendre, […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • Je sors d'un département, l'Orne, qui est celui où l'on trouva le plus de réfractaires sous le premier Empire ; et ceux qui connaissent ce pays fourré et isolé comprendront que l'esprit de Chouannerie y est éternel. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 173, Hartmann, 1937)
    • (Biologie) Rang taxinomique supérieur au règne.
    • L’empire des Eucaryotes.
    • L’empire des Procaryotes.
    • (Zoologie) Grande région zoogéographique, à l'échelle d'un continent.
    • Un empire faunique ou faunistique.
    • L’empire afro-tropical ou éthiopien.
    • L’empire antarctique.
    • L’empire australasien ou australien.
    • L’empire indo-malais ou oriental.
    • L’empire néarctique.
    • L’empire néotropical.
    • L’empire paléarctique.
    • L’empire océanien ou polynésien.
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  • barrir
    • En parlant de l’éléphant ou du rhinocéros, pousser le cri particulier à leur espèce.
    • Dans la nuit, on entend barrir les éléphants, rugir les lions, rire les hyènes, crier les singes et discuter les perroquets. — (René Goscinny, Strapontin et le gorille, 1962, réédition Le Lombard, 1998, page 138)
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  • embrunir
    • Rendre brun ou plus brun.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Pronominal) Devenir brun ou plus brun.
    • Puis il reprit sa route, car maintenant, au haut de la montée, dans l’ovale des frondaisons, s’embrunissait la perle humide et dorée du soir. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.2, 1910)
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  • alanguir
    • Rendre languissant.
    • [… ], il était facile de voir que nulle souffrance n'alourdissait comme autrefois ses moindres mouvements, n'alanguissait ni ses regards, ni ses paroles, ni ses gestes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Il sentait tout l'infini, tout l'imprécis de cet horizon entrer en lui, le pénétrer, alanguir son âme et comme l'embrumer, elle aussi, de vague et d'indicible. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
    • Parfois même, elle restait seule ici, s’asseyait à portée de ses traits, et la crainte fictive de la blessure de l’enfant pubère l’alanguissait de longues heures durant. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 21)
    • Un vent chaud soufflait qui alanguissait le corps et l'âme. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • (Pronominal) Devenir languissant.
    • En prenant de l’âge, il s’est beaucoup alangui.
    • Avec le milieu de la nuit, le vent s’était alangui. — (Jean Giono, « Le hussard sur le toit », 1951, réédition Folio Plus, page 140)
    • Près de la fenêtre entrouverte, les joueurs de bridge se laissent alanguir par les derniers parfums des roses de l’automne. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 73)
    • (Sens figuré) Son style s’alanguit.
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  • enfouir
    • Enterrer dans un trou creusé à cet effet et le recouvrir une fois mis en terre.
    • Il s’appliquait à retourner une terre noirâtre dans laquelle son chien, un jeune setter anglais, enfouissait déjà un os avant de recommencer à tournailler autour de son maître. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre I)
    • La cuscute, nommée teigne dans le pays , infecte trop souvent les luzernes et les semis de vesce; on essaie de la détruire, en enfouissant à la fourche toutes les plantes attaquées. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Auneuil, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais : chez Achille Desjardins, 1831, page 80)
    • Le dîner étant fini, la vaisselle en ordre et la porte bien close, elle enfouissait la bûche sous les cendres et s’endormait devant l’âtre, son rosaire à la main. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
    • (En particulier) Mettre en terre afin de cacher.
    • Enfouir un trésor.
    • Cacher.
    • Les ruines […] sont enfouies dans un bocage de figuiers, d'oliviers et de grenadiers, à l’ombre desquels jaillissent de nombreuses sources fraîches et limpides. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 125)
    • Ce manuscrit était enfoui sous une liasse de vieux papiers.
    • (Pronominal) Se blottir pour se cacher.
    • Le site de la Jalle regroupe tous les milieux dont elles ont besoin. Des petites mares forestières dans l’aulnaie pour hiberner : elles s’enfouissent dans la vase tout l’hiver. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 34)
    • (Pronominal) (Sens figuré) Vivre dans un lieu isolé, s’isoler.
    • Il est allé s’enfouir dans une province reculée.
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.