Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ambroisie
Que signifie "ambroisie" ?
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- (Mythologie) Nourriture d’un goût et d’un parfum délicieux qui était destinée aux divinités de l’Olympe et qui donnait l’immortalité à ceux qui en goûtaient.
- Le nectar et l’ambroisie.
- — N’était-ce point satiété ? dit Blazius, car d’ambroisie même on se dégoûte, et les dieux viennent manger sur terre le pain bis des humains. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863)
- (Sens figuré) Chose exquise.
- On a tort peut-être d’aborder trop tôt Homère, Eschyle, Dante, Shakspeare, Goethe, et de s’éblouir les yeux, dès la jeunesse, de Phidias, de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Raphaël, de Titien, de Rembrandt. Il ne reste plus à lire et à contempler que des œuvres inférieures, secondaires, médiocres ou franchement mauvaises, et cela, lorsque le goût formé est devenu superbe et dédaigneux ; commencer par l’ambroisie et finir par la panade, c’est triste ; mais qu’y faire ? — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 168)
- Tout en faisant oublier adroitement Nicolas, pour dissiper la méfiance dans cette âme naïve, Catherine y distillait superfinement l’ambroisie des compliments. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième)
- Genre de plantes envahissantes de la famille des Astéracées, aux feuilles très découpées, dont plusieurs espèces produisent des pollens très allergisants.
- L’ambroisie à feuilles d’armoise Ambrosia artemisiaefolia ; genre Ambrosia du grec ambrosios, qui donne l’immortalité : allusion à l’odeur aromatique de plusieurs espèces (Coste). — (Joseph Pousset, Agriculture sans herbicides principes et méthodes, 2003)
- C’est le cauchemar des allergiques : l’ambroisie. Cette mauvaise herbe, qui ne ressemble à rien et qu’on appelle aussi « herbe à poux », est une véritable bombe allergène. — (L’herbe à poux, Le Canard Enchaîné, 27 septembre 2017, page 5)
- Chaque année, il y a des sécheresses, et celle de 2020 a été la pire, il n’y avait même pas d'ambroisie, encore moins d'herbe. — (Tamara Alteresco, Un désert pousse en Russie, ici.radio-canada.ca, 4 novembre 2021)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ambroisie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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assis
?- Placé sur son séant.
- Il est assis.
- Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Destiné à faire asseoir.
- Une place assise.
- Solidement établi.
- Une réputation assise.
- « On se croirait chez Barnum.– Gérard ! Vous êtes cruel !… Vous ne respectez pas les situations les plus assises.– Surtout quand elle sont assises sur une chaise percée. » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Héraldique) Se dit d'un quadrupède représenté le postérieur à terre, les pattes arrière repliées, les antérieures éventuellement posées au sol.
- Écartelé : au premier et au quatrième de sinople à l’étoile d’or accompagnée de trois gerbes de blé du même, au deuxième d’azur aux deux colombes affrontées d’argent, membrées de gueules, posées sur un mont d’or et surmontées d’une étoile du même, au troisième de gueules au bièvre assis d’or, la queue d'argent, qui est de Housséville → voir illustration « bièvre assis »
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folâtrerie
?- (Rare) Manière d’agir et de parler en folâtrant.
- Je taquinais par folâtrerie. — (Frédéric Valabrègue, Grant’Autre, 2015)
- Il fit mille folâtreries.
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abattit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de abattre.
- Il abattit son pare-soleil et se regarda dans le miroir de courtoisie. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 5)
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
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connerie
?- (Vulgaire) Fait d’être con, état de celui qui est con.
- J’ai parfois le sentiment que la connerie est d’essence divine. — (Yvan Audouard, Lettre ouverte aux cons, 1974)
- Tous les chemins mènent à la connerie. — (Roland Martin, Le fils interdit, 1993)
- On parle toujours de la connerie. On discute, on gamberge tant et plus à propos de la connerie, et en définitive on n’arrive pas à savoir quoi c’est en quoi ça consiste, la connerie. — (Jean Cassou, Le voisinage des cavernes, 1971)
- La connerie elle est un peu mieux partagée en Wallonie qu’'ailleurs… — (Pol Vandromme, La singularité d'être wallon, 1983)
- La connerie c’est comme ça, c’est incurable ! observa Antoine. — (Alain Paul Aimable, Ganja)
- Difficile, bien sûr, de définir la connerie ! Elle tient certes du mal, de l’aliénation… Certes, je n’oserais dire que la connerie est « universelle ». — (Jacques Ellul, Didier Nordon, L'homme à lui-même, 1992)
- « La psychanalyse ne guérit pas de la connerie », ajoutait Lacan. — (Michel Pouquet, Initiation à la psychopathologie: des gens comme vous et moi’', 1996)
- La connerie, c’est la décontraction de l’intelligence. — (Serge Gainsbourg)
- Il avait un visage méchant. Il me faisait peur, parce qu'il fleurait la connerie à vingt mètres, et parce qu'il avait le visage ardent et fanatique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 12, Réédition Quarto Gallimard, page 511)
- (Populaire) Erreur ; acte stupide.
- Comment doit-on agir avec un enfant qui fait toujours des conneries ? Que lui dire ? — (Lise Bourbeau, Les relations parent-enfant, 1993)
- — Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, je ne veux pas le paumer à cause d’une bévue ancillaire.— Une quoi ?— Une connerie de ta bonniche ! — (Michel Audiard, ’'Le cave se rebiffe, 1962)
- C'est Madame qui me demande de l'aider quand elle explose le plafond de ses cartes de crédit et c'est encore MADAME, avec ses conneries à deux balles, qui me fait rater un rendez-vous important pour mes affaires. — (Kathy Dorl, Déconfitures et pas de pot, Éditions Hélène Jacob, 2015, chap. 2)
- (Populaire) Invraisemblance.
- Donc elle est restée à la campagne, donc elle n'est pas allée chez Jeanne Landre qui l'avait convoquée aujourd'hui pour lui remettre sa conférence afin qu'elle la lût à sa place, donc tout ça c'est de la connerie. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 100, 28 avril 1919, page 80)
- « Boniface, quelle est cette connerie de larme-du-Seigneur dans le naze de mon moutard ? »La prière s’interrompit instantanément. Tout le monde regardait papa. — (Emmanuel Boundzéki Dongala, Les petits garçons naissent aussi des étoiles, page 76, Serpent à plumes, 1998)
- Au nom de l’égalité des sexes, que de conneries ! Une femme se doit de rester une femme, elle ne sera jamais un homme, c’est physiologique — (Brigitte Bardot, Un cri dans le silence)
- Car écrire des conneries, filmer des conneries, c’est tout un art. — (Les images en sophrologie : du corps propre au fantasme)
- Il y en a qui racontent des conneries grosses comme eux. — (Jean-Paul Sartre, La mort dans l'âme)
- Ce que je peux sortie comme conneries, et en plus à Mirko, qui les retient contre moi, comme un bon flic californien. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, ch. IV, p. 63)
- (Populaire) Objet sans importance, petite chose.
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écris
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de écrire.
- J’écris ou plutôt j’écrivote. — (François Mitterrand, Lettres à Anne (1962-1995))
- J’écris des articles dans des blogs à propos des repas que je prépare tandis que j’essaie de mieux prendre soin de moi, et avec chaque nouveau post je me rends compte que je suis en train de me désabîmer après des années de laisser-aller. — (Roxane Gay, Bad Feminist, 2018)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de écrire.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de écrire.
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alourdie
?- Participe passé féminin singulier de alourdir.
- Oiseaux chanteurs et de joli plumage, dont : le bengali et le colibri, le bec d’argent, le cardinal, le merle métallique, la « veuve » en voile de deuil alourdie à la saison des amours par sa longue traîne empennée, le parlementaire, les gendarmes ou tisserins ou républicains qui ont tôt fait de désenfeuiller palmiers etc. pour tisser leurs nids des longs rubans de feuilles arrachés un par un, etc. — (Gabriel Lefebvre, L’Angola Son histoire, son économie, 1947, page 61)
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alcalimétrie
?- Nom donné aux procédés de dosage à l’aide desquels on détermine la proportion du volume d’alcali contenu dans un liquide.
- L'alcalimétrie est le dosage des bases par l'emploi de liqueurs titrées acides. — (Louis Quevron, Lucien Oudiné, Cours de métallurgie, 1972)
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prit
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe prendre.
- Je crois, on me l’assure, Que, douce, une pitié Te prit, non sans mesure, Puis désapitoyé, Ton cœur cria : c’est bien lui qu’il faut qu’on torture! — (Paul Verlaine, Féroce)
- L’hiver de 1799 à 1800 fut un des plus rudes dont le souvenir ait été gardé par les Européens ; la mer de Norvège se prit entièrement dans les Fiords, où la violence du ressac l’empêche ordinairement de geler. — (Honoré de Balzac, Séraphîta, 1835, chapitre premier)
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aïoli
?- (Cuisine) Sauce d’accompagnement à base d’ail et d’huile d’olive.
- Au milieu, Claudine est assise. C’est une belle commère de trente-cinq ans. Elle a une belle robe verte, par-dessus laquelle elle a mis un tablier. Et tout en parlant avec sa sœur elle tourne vigoureusement l’aïoli dans un mortier qu’elle serre entre ses genoux. — (Marcel Pagnol, Fanny, I, 2 etabl., 1932, page 63)
- (Cuisine) (Par extension) Mayonnaise à l’ail.
- (Cuisine) Mets provençal composé de morceaux de morue dessalée entourée de légumes, pommes de terre, carottes, haricots verts et choux-fleurs, œuf dur et de quelques escargots ou des bulots, cuits à l’eau bouillante. Le tout accompagné de l’aillée, une sauce à base d’huile d’olive et d’ail pilé.
- Avant de préparer l’aïoli, faites dégorger les bulots une heure.
- Pour préparer le grand aïoli, les légumes peuvent être complétés par des petits artichauts violets, une betterave rouge, des pois chiches (ou des haricots secs), des champignons de Paris et des olives noires.
- À Maussane, au pied des Baux, c’était l’aïoli paré de ses enchantements, le « sucre fin », comme disait Reboul le Nîmois, accompagnant, de sa tonalité verte, la morue, le haricot vert et l’escargot de choix. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 548)
- Sur la pierre du seuil, avec un « battoir » de lavandière, Lili « attendrissait » un stockfish pour l’aïoli de sa mère. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 212)
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failli
?- (Héraldique) Se dit d'un chevron, d'une bande, d'une fasce, d'un pal, d'un meuble quelconque, dont la longueur ou la largeur se trouve interrompue par un vide parfaitement carré ou le séparant en deux.
- Un pal qui part du bord supérieur sans atteindre le bas est dit failli en pointe.
- D'or à la demie roue de sainte Catherine d'azur, les pointes et le moyeu de gueules, faillie à senestre, senestrée d'un dauphin d'azur, barbé, crêté, oreillé lorré et peautré de gueules; au coutre de sable posé en pal et brochant en cœur sur la roue; au comble de sable nuagé de deux pièces et chargé de l'inscription "CHARANTONNAY" en lettres d'or, qui est de Charantonnay → voir illustration « roue faillie »
- D'argent au cep de vigne de tenné à deux branches écotées et posées en chevron renversé, leurs extrémités palissées sur trois fils de sable posés en fasce en chef, le cep sommé entre les branches d'un tonnelet de tenné posé de front, surmonté de l'inscription «Corpeau» de sable, elle-même surmontée de la lettre N du même, brochant sur les fils, ledit cep adextré d'une grappe de raisin d'azur, feuillée et pamprée de sinople et de la lettre O de sable, senestré de l'église du lieu d'or, ouverte, ajourée et essorée de tenné, et de la lettre E de sable, soutenu d'un TGV contourné de sinople chargé d'un bandeau d'argent surchargé de l'inscription «Village de Bourgogne», lui-même soutenu d'une fleur de tournesol feuillée d'or, accostée de deux listels d'azur faillis vers le centre et chargés chacun d'un poisson d'or, les deux poissons affrontés, et à la lettre S de sable en pointe; le tout enfermé dans une filière componée d'azur et d'argent, qui est de Corpeau → voir illustration « listel failli »
- (Anjou) (Péjoratif) Sacré, maudit.
- Va prendre la fourche de ce failli bourgadin qui ne sait rien faire… — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 141)
- – Depuis quatre ans que je m’étais juré de me saouler la gueule ce jour-là, et ne même pas avoir un failli quart de pinard à se mettre dans le col ! — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 18)
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amerri
?- Participe passé masculin singulier de amerrir.
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agui
?- (Marine) Nœud appelé aussi nœud de chaise, aisé à défaire ; il forme une boucle qui ne peut se resserrer et s’utilise par exemple pour lier deux aussières.
- Le procédé est des plus simple : deux bouts de filin, munis d’un nœud d’agui, sont passées sous l'avant et l'arrière de la frêle embarcation. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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brebis
?- (Zoologie) Femelle du bélier.
- […] et on n’entend jamais, en traversant un village, le beuglement d’une vache, le bêlement d’une brebis. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par extension) (Fromage) Fromage fait à partir de lait de brebis.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Religion) Chrétien, en tant qu’il est sous la conduite de son pasteur.
- Voilà, le dix-neuvième siècle finissant, ce qui s'est passé dans la République française. Et de douces brebis du Christ demandent à recommencer. — (Georges Clemenceau, À l'Île du Diable dans L'Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, p.248)
- On ne m’a pas toujours écouté et je le déplore ; je le regrette pour vous, mes frères, pour vous, mes sœurs, et pour moi aussi, car le Seigneur, un jour, me demandera compte des brebis que j’ai laissées s’égarer. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. Plus proche le nuage, plus fort l’effroi, plus prompte aussi doit être la résipiscence. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. À rapprocher de l’agneau, de l’agneau pascal, du bélier et du mouton.
- De sinople à la brebis paissante d’or, qui est de Flassans-sur-Issole → voir illustration « armoiries avec brebis »
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rit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du ritarungo.
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aguerrie
?- Féminin singulier de aguerri.
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amusie
?- (Nosologie) État dans lequel un individu est ou devient incapable, à cause d'une lésion cérébrale, de reconnaître ou de reproduire des sons musicaux.
- Il ne faut pas confondre amusie et chant approximatif. — (Isabelle Peretz, Apprendre la musique: Nouvelles des neurosciences, 2018)
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agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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envie
?- Chagrin ou haine que l’on ressent du bonheur, des succès, des avantages d’autrui.
- Sa nomination lui attire l’envie de bien des gens.
- On fait souvent vanité des passions même les plus criminelles ; mais l’envie est une passion timide et honteuse que l’on n’ose jamais avouer. — (La Rochefoucauld, Maximes -1664)
- L’envie est plus irréconciliable que la haine. — (La Rochefoucauld, Maximes -1664)
- Notre esprit d’envie, de méfiance et de dissensions nous empêchera, longtemps encore je le crains, de nous mettre d’accord ; […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Sentiment de vouloir jouir d’un avantage pareil à celui d’autrui.
- Votre sort, votre bonheur est digne d’envie.
- Ce pauvre, tout ce qu'il a, tout ce qui lui reste, c'est l'envie – et surtout pas le désir. Le désir renvoie à la joie de l'existence [...], il est l'augmentation de la puissance d'exister, alors que l'envie est la négation de ce qui existe maintenant, négation qui relève de la fuite perpétuelle dans un devenir-soi-autre qui n'aboutit jamais. « Il a envie, c'est tout ce qu'il a. » — (Sébastien Mussi, Le nous absent, Liber, Montréal, 2018, page 61)
- Désir, volonté.
- Rien n’empêche tant d’être naturel que l’envie de le paraître. — (La Rochefoucauld, Maximes, 1664)
- Des envies folles lui venaient de rosser Blanchette à coups de trique ; mais cela ne changerait rien à la situation, et, furibond il sacrait comme un païen pour se soulager un peu. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Avoir envie, une extrême envie de dire, de savoir, d’apprendre, etc.
- Je n’ai nulle envie de vous nuire.
- Si l’envie lui en prend. L’envie lui a pris d’aller à Rome.
- L’odieux d’une chose.
- De Mesmes n’avait rien oublié pour jeter sur moi toute l’envie de la collusion avec les ennemis de l’État. — (Cardinal de Retz, II, 251)
- Besoin corporel.
- Néologisme anglo-saxon, l’urgenturie désigne une envie impérieuse et brusque d’uriner difficilement contrôlable et aboutissant le plus souvent à une perte d’urine. — (« L'incontinence urinaire par urgenturie : un besoin impérieux d’uriner », 30/09/14, Cours étudiants en soins infirmiers, sur le site infirmiers.com (www.infirmiers.com))
- Petites portions de peau qui se détachent autour des ongles, et causent une assez vive douleur si on les arrache.
- Les petites peaux autour des ongles sont appelés des « envies ». Il s’agit de petits fragments de peau, adhérents à la peau sous-jacente et souvent douloureux ou sensibles. Ils ne donnent qu’une envie (d’où leur nom) : les arracher. — (www.dermatonet.com, 2017)
- Désir, notamment d’ordre alimentaire, exprimé par la femme enceinte pendant sa grossesse.
- Potard.– Pendant sa grossesse, ma femme a eu des envies ruineuses… elle ne voulait manger que du melon et des fraises…Norine.– Moi, j’avalais des boîtes de sardines.Potard.– J’aurais préféré des sardines, parce que les melons et les fraises… au mois de janvier… ça coûte cher !… mais j’avais peur que le petit n’en fût marqué. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 12)
- Tache de naissance sur la peau qu’on pensait ressembler aux objets dont la mère aurait eu envie pendant sa grossesse.
- Les envies sont comme des nuées : on y voit ce que l’on veut. — (Charles Bonnet, Consid. corps org. Œuvres, t. VI, page 400, dans Pougens)
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admis
?- Qui, ayant subi avec succès jusqu’à la fin toutes les épreuves d’un concours, obtient le diplôme, entre à l’école ou parvient à la fonction qui se recrute ainsi.
- Il n’y a eu que trois élèves admis sur dix.
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agraphie
?- (Médecine) Impossibilité d’écrire, constituant, avec l’aphasie, deux symptômes importants des maladies mentales, des apoplexies et du ramollissement cérébral ou des incapacités motrices.
- Lorsqu'un écrivain « de sf » subit une crise d’agraphie non lésionnelle (parfois appelée flemmingite, mélancolie, coma éthylique, etc.) mais désire néanmoins assurer ses fins de mois — c'est-à-dire obtenir à peu près l'équivalent du S.M.I.C. — plusieurs possibilités s'offrent à lui. — (Pierre Bernard, Les fenêtres internes: anthologie composée et présentée, Union Générale d'éditions, 1978, page 11)
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amerrit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de amerrir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de amerrir.
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abasourdi
?- Extrêmement surpris.
- À cette audace inattendue dans un homme ordinairement si craintif, je les vis l’un et l’autre atterrés, abasourdis, ne répondant pas un mot ; […] — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre IX)
- Par contre, il a fait une déclaration-choc qui m’a laissée « abasourdie », telle Mélanie Joly devant les propos d’Emmanuella Lambropoulos. — (Sophie Durocher, Dans quel Québec vit Adib Alkhalidey?, Le Journal de Montréal, 20 novembre 2020)
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alopécie
?- (Médecine) Chute des cheveux, et quelquefois des sourcils, de la barbe, etc., avec dénudation de la peau.
- Lʼalopécie peut s’accompagner parallèlement dʼasthénie, dʼanémie. — (Société française de dermatologie et de syphiligraphie, Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie : Volume 81, 1974)
- Mais lorsque la chute de cheveux aboutit à une diminution de la densité de capillaire et que le cuir chevelu devient visible, on parle alors d'alopécie. — (Le Monde, 13 mai 2008)
- «Ma barbe est devenue blanche, elle tombe un peu, les cheveux aussi. La moustache est partie, je ne sais pas si elle reviendra, mais ça m'étonnerait», a-t-il dit. «Je suis atteint de ce qu'on appelle l’alopécie», a poursuivi M. Philippe. — (AFP, L'ex-premier ministre français Édouard Philippe commente son changement d'apparence, Le Journal de Québec, 3 février 2023)
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alunit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe alunir.
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe alunir.
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poésie
?- Art de faire des ouvrages en vers.
- La poésie de la renaissance ne peut pas se contenter de cette simplicité biblique, et, pour célébrer cette nuit de réparation, elle appelle la Joie, personnage allégorique… — (Saint-Marc Girardin, L'Épopée chrétienne, dans la Revue des deux mondes, V.6, 1850, page 156)
- Ce cabinet était la demeure favorite du roi; c’était là qu’il prenait ses leçons d’escrime avec Pompée, et ses leçons de poésie avec Ronsard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat; […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c’est la forme de la langue : la poésie du Divan emploie le vers métrique, la poésie populaire le vers syllabique. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- (Spécialement) Différentes matières que l’on traite en vers et des différents styles qu’on y emploie.
- Poésie sacrée.
- Mais le seul nom qui ait été sauvé de l’oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d’Arras, qui vivait au XIIIe siècle […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Poésie noble, élevée, poésie burlesque.
- Poésie familière.
- Art et manière de faire des vers, de la simple versification.
- Il a choisi un genre de poésie convenable à son sujet.
- Qualités essentielles au genre poétique.
- La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue, est enfermée dans sa typographie n’est pas finie, elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. — (Léo Férré)
- Ouvrage en prose qui tient de l’élévation et du sentiment poétiques.
- Il y a de la poésie dans Pascal, dans Bossuet.
- Les écrits de Platon sont pleins de poésie.
- Liberté, richesse particulière aux pensées, aux expressions, aux tours que l’on emploie dans la poésie.
- La poésie du style
- C’est la poésie du style qui a fait le succès de l’œuvre de Chateaubriand.
- Ce qu’il y a d’élevé, de touchant dans une œuvre, dans le caractère ou la beauté d’une personne, dans les aspects de la nature ou dans une situation.
- Il y a de la poésie dans ses regards, dans sa manière de s’exprimer.
- La poésie d’un paysage.
- La poésie d’un tableau.
- Un peu de poésie est introduite par le biais du soleil couchant. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 100)
- Ensemble des ouvrages en vers composés dans une langue, ou selon leurs caractères communs les plus généraux, ou des traits auxquels se reconnaît la manière d’un poète.
- Si les pièces qu’on y insère n’ont pas toutes le même mérite, au moins est-on sûr de n’y jamais rencontrer de ces fades et plattes rimailles qui, tant de fois on servi de prétexte à calomnier la Poésie. — (Journal de Paris, no 1, 1er janvier 1777, page 1)
- La poésie française.
- La poésie anglaise.
- La poésie de Victor Hugo, de Lamartine.
- La poésie grecque nous charme par son naturel.
- Tableau de la poésie française au XVIe siècle, par Sainte-Beuve.
- Une histoire de la poésie anglaise.
- Ouvrage en vers ; il ne se dit guère que des Ouvrages de peu d’étendue et s’emploie surtout en parlant des modernes.
- Les poésies de Malherbe, de Racan.
- Recueil de poésies satiriques, de poésies morales, de poésies fugitives.
- (Éducation) (Belgique) (Plus rare) Classe de cinquième secondaire, équivalente à la première française, où l’on enseigne la poésie.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.