Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amère
Que signifie "amère" ?
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- Féminin singulier de amer.
- Et il faut savoir aussi que la vérité est rarement douce au palais : elle est presque toujours amère. — (Alexandre Soljenitsyne, Le Déclin du courage : Discours de Harvard, juin 1978, traduit du russe par Geneviève et José Johannet, Les Belles Lettres / Fayard, coll. « Le Goût des idées », Paris, 2023, page 15)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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bonnetière
?- (Couture) Celle qui fait ou qui vend des bonnets, des bas et d’autres objets de tricot (pour un homme, on dit : bonnetier).
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonnetière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- (Mobilier) Armoire pour ranger les bonnets, la lingerie.
- Ces bonnetières sont, en réalité, des meubles faits de toutes pièces, avec du vieux bois, autour d’une porte de petite armoire ancienne. — (Charles Stéphen-Chauvet, La Normandie ancestrale: ethnologie, vie, coutumes, meubles, ustensiles, costumes, patois, 1921)
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tonnerre
?- (Météorologie) Bruit de la foudre.
- Il est possible que les coups de tonnerre se produisent en raison du roulement du vent dans les cavités des nuages, comme c’est le cas dans nos viscères, […]. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme.)
- Bientôt les roulements d’un tonnerre lointain, se prolongeant dans ces bois aussi vieux que le monde, en firent sortir des bruits sublimes. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Le tonnerre éclata avec une force épouvantable, un tourbillon de vent s’engouffra dans la salle en défonçant une fenêtre. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- De tradition ardennaise, la fête de l’Assomption est un jour d'orage. Ce dicton, aujourd'hui, se confirmera: le tonnerre commence de se faire entendre. — (Isabelle Rimbaud, Dans les remous de la bataille (Journal de guerre), vol. 1 : 28 juillet-28 août 1914, Le Mercure de France, 15 juillet 1916)
- (Vieilli) (Par métalepse) La foudre elle-même.
- Remarquez, d’autre part, cette tendance du tonnerre à choir non sur le clocher vieux, mais sur le clocher neuf ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Je fus arraché à mes pensées par un bruit semblable à celui du plus épouvantable ouragan. Il semblait que tous les arbres allaient être déracinés, et que le tonnerre allait tomber sur nous — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- Les éclairs sillonnaient les nuages sombres et je vis à quelque distance tomber le tonnerre. — (Sainte Thérèse de Lisieux, Manuscrits autobiographiques, Éditions de l’Office central de Lisieux, coll. Le Livre de Vie, Lisieux-Paris, 1962, page 50)
- (Sens figuré) (Par hyperbole) Manifestation bruyante, grondement.
- Un tonnerre d’acclamations s’ensuivit, et le prince Jean lui-même, dans son admiration pour l’adresse de Locksley, oublia pour un moment l’aversion que le yeoman lui avait inspirée. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […] — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Armement) Endroit du canon d’un fusil, d’un pistolet où se met la charge et où se produit l’explosion au moment du tir.
- (Par extension) (Injurieux) Personne méprisable.
- -- Ce tonnerre de carabin-là mérite deux fois la mort ! — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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coreligionnaire
?- Celui, celle qui professe la même religion que certains autres.
- J’évitais de compromettre l’archevèque, en ne lui adressant pas directiment la parole; mais je voyais qu’il se sentait heureux d’entendre la rude philippique que je débitais contre les oppresseurs de ses coreligionnaires. — (Jérôme-Adolphe Blanqui, Voyage en Bulgarie 1841, chapitre X, 1845)
- L’antisémitisme fait partout des progrès effrayants. En Russie, mes coréligionnaires sont chassés comme des bêtes sauvages. En France, les emplois civils et militaires se ferment aux Juifs. Ils n’ont plus accès dans les cercles aristocratiques. Mon neveu, le jeune Isaac Coblentz, a dû renoncer à la carrière diplomatique, après avoir passé brillamment l’examen d’admission. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 48)
- Simon Cohen, se conformant en ceci à l’usage du pays qui interdit le port des armes à ses coreligionnaires marocains, est inerme; les chameliers ont des gourdins et de mauvais poignards, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 45)
- Ce relaps ayant été aperçu par ses coreligionnaires dans la procession de la Fête-Dieu, fut pris à partie par eux. Il s’ensuivit une violente bagarre. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Sens figuré) Personne qui soutient les mêmes idées que certains autres.
- L’ex-président socialiste Ricardo Lagos (2001-2005) et son coreligionnaire Sergio Bitar, ministre des Travaux publics, résument le sentiment dominant au sein de la Concertation en parlant de « triomphe mêlé d’avertissement ». — (latinreporters.com, 27 octobre 2008)
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bière
?- Boisson alcoolique fabriquée à partir des parties glucidiques de végétaux, et d’eau, et soumise à fermentation.
- La bière, fabriquée avec les bourgeons de sapins, faisait, en gelant, éclater les barils. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- On emploie quelquefois d’autres grains ; ainsi la bière de Louvain, en Belgique, doit son goût particulier à l’avoine ; mais l’orge est le plus généralement préférée à cause de son prix peu élevé. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 138)
- L’hydromel était antérieur au cidre, dont on ne fit emploi qu’assez tard en Gaule alors que la bière y était répandue depuis longtemps ; […]. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 54)
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu'il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889.)
- Un peu plus loin, nous abordons pour boire un coup de masanga. Le masanga est une bière dont la base est la canne à sucre. Cette boisson est excellente quand elle est fraîche, mais ne se conserve pas. Au reste, dans les endroits où on la fabrique, on peut, chaque jour, s'en procurer de la nouvelle. — (Alexis-Marie Gochet, La barbarie africaine et les missions catholiques dans l'Afrique équatoriale: contenant particulièrement les actes des martyrs nègres de l'Ouganda, Paris : Procure Générale, 1891, page 175)
- Depuis toujours, la bière a été associée au sexe, ainsi qu’en témoignent les représentations sumériennes, selon Swinnen et Briski.— (Emmanuel Garessus, L’histoire de la bière raconte celle du monde, des conquêtes et des impôts, Le Temps, 18 septembre 2017)
- (En particulier) Boisson fermentée à base de malt, de houblon, de levure et d’eau.
- On est venu nous offrir des bières par le toit ouvrant, alors que les gens qui nous les tendaient ne nous connaissaient pas. — (Philippe Genion, Inventaire des petits plaisirs belges, 2013)
- Le dimanche nous avions chacun un cruchon de bière fraîche ; je connus ce que c’est que la bière fraîche. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 171, Hartmann, 1937)
- La plus ancienne loi sur l’alimentation encore en vigueur concerne la bière. Il s’agit du Reinheitsgebot bavarois de 1516. Ce règlement définit le contenu de la bière à travers ses quatre éléments (eau, levure, houblon, orge).— (Emmanuel Garessus, L’histoire de la bière raconte celle du monde, des conquêtes et des impôts, Le Temps, 18 septembre 2017)
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formulaire
?- Recueil, répertoire de formules, dressé soit par l’autorité publique, soit par un particulier en vue de l’usage pratique.
- Formulaire des notaires.
- Formulaire des actes de procédure.
- Tout ce qui contient quelque formule, quelque formalité à observer, quelque profession de foi.
- Formulaire de dévotion.
- Formulaire de foi.
- Formulaire médical, pharmaceutique, thérapeutique, magistral.
- (En particulier) (Religion) (Absolument) Bref émané de la cour de Rome au sujet du livre de Jansénius.
- Signer, refuser le formulaire.
- (Informatique) Fenêtre d'interface homme machine demandant une saisie de la part de l’utilisateur.
- Pour bénéficier du remboursement de la carte Imagine’R ou Vélib’, rendez-vous sur le site de la Mairie de Paris et tapez remboursement pour accéder à l’article contenant les formulaires. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 2)
- (Administration) Imprimé comportant des rubriques destinées à être renseignées pour effectuer certaines démarches administratives.
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délégataire
?- (Pratique) Celui, celle qui reçoit la délégation.
- La ville prend en charge les investissements nécessaires au bon traitement de l’eau, le délégataire paie les dépenses de fonctionnement et les salaires de ses salariés. — (Emmanuel Buisson-Fenet, Marion Navarro, Micro-économie en pratique, 2012)
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angulaire
?- Qui a la forme d’un angle.
- Figure angulaire.
- Ainsi que nous l’avons indiqué (page 130), l’angulaire de l’omoplate, à cause de ses connexions avec le grand dentelé, est quelquefois décrit avec celui-ci. — (Édouard Cuyer, Anatomie artistique des animaux, 1903)
- (Architecture) Qualifie ce qui est à l’angle d’un édifice.
- Pierres angulaires.
- Poteau angulaire.
- Colonne angulaire.
- Pilastre angulaire.
- Pierre angulaire, pierre d’angle qui assure la solidité de l’édifice. C’est dans ce sens que Jésus-Christ est appelé dans l’écriture sainte La Pierre angulaire.
- (Sens figuré) (Par extension) Fondamental.
- Mais rien n’est plus difficile que de modifier le concept angulaire, le principe massif qui soutient tout l’édifice intellectuel. — (Edgar Morin, La Méthode II, Seuil, 2008, page 1836)
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cloyère
?- (Vieilli) Sorte de panier dans lequel on transporte les huîtres.
- En général une cloyère contient 25 douzaines d’huîtres.
- Un jour on apporta chez lui dans une bourriche, comme une cloyère d’huîtres, un gros garçon nouveau né, criant le diable et dûment emmitouflé de langes. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Vieilli) (Par extension) Sorte de panier dans lequel on transporte des objets en vrac.
- (Par extension) Le contenu de ce type de panier.
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cavalière
?- (Équitation) (Sport) Celle qui monte à cheval.
- Que Brantome dise tant qu’il lui plaira que la Duchesse de Valentinois eut du courage, qu’elle fut belle jusqu’à l’âge de 70 ans, qu’elle était bonne cavaliere, personne ne s’en formalisera. — (Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, tome 3, Reinier Leers, Amsterdam, 1702, page 2462)
- Dans les contre-allées, passent rapides, le cigare en bouche, des cavaliers et, cravache levée, des cavalières dont les éclats de voix, les rires bruyants, les propos, mêlés de toutes les langues, de toutes les argots de l’Europe, étonnent la feuillue. — (Daniel Stern (Marie d’Agoult), Mes souvenirs, Calmann Lévy, 1880, page 241)
- (Danse) Femme qui accompagne un homme ou qui danse avec lui.
- Je m’attendais à chaque instant à le voir danser à quatre pattes, tellement il baissait la partie supérieure de son corps vers la terre. Je ne pus même m’empêcher d’avoir l’idée saugrenue que sa cavalière n’aurait pas beaucoup de peine à lui passer la jambe par-dessus la tête, comme cela se pratiquait alors dans certains bals publics. — (Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton, La Revue de Paris, 1904-1905, page 105)
- – C’est… c’est mon anniversaire demain et je serais heureux de vous avoir pour cavalière. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 354)
- (Rare) Femme qui sert dans la cavalerie militaire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Équitation) Femme du monde qui monte dans les courses (pour un homme, on dit : gentleman-rider).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (En particulier) (Militaire) (Canada) Désignation de grade d’une membre d’un régiment blindé et du régiment The Queen’s York Rangers détenant le grade de soldate[1][2].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Piste destinée à la circulation à cheval.
- On peut encore revenir à Fontainebleau par la cavalière du Dormoir, mais pour cela il faut suivre l’itinéraire de la grande promenade […]. — (M. Colinet, Indicateur de Fontainebleau : Palais, forêt, environs, 45e édition des guides Denecourt-Colinet, 1921, page 128)
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chair
?- (Anatomie) Toutes les parties molles du corps de l’homme et des animaux, et plus particulièrement la partie rouge des muscles.
- Mais je n’ai plus trouvé qu’un horrible mélangeD’os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,Des lambeaux pleins de sang, et des membres affreuxQue des chiens dévorants se disputaient entre eux… — (Jean Racine, Athalie, 1691, acte II, scène 5)
- Les graisses animales sont contenues dans tous les tissus et organes des animaux. […]. Le chyle et le lait en renferment aussi une quantité importante. Les chairs musculaires, par contre, en sont complètement dépourvues. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 2)
- Les cordelettes m'entraient dans la chair, les mains me faisaient mal et la position dans laquelle mes bras étaient maintenus me brisaient les épaules. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Quand il se dresse face à quelque « vieille écorce », chêne, frêne, ou hêtre, […] Arsène André éprouve une virile volupté. Sa chair se durcit, son col se gonfle, le sang lui afflue aux tempes à coups précipités — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Chirurgie) Parties molles qu’on traverse avec l’instrument tranchant.
- (Nosologie) Substance molle qu’on observe dans les solutions de continuité, formée principalement par les bourgeons vasculaires.
- Chairs baveuses, excroissances de chair.
- (Nutrition) La viande des animaux terrestres et des oiseaux, considérée comme aliment.
- Chair de bœuf, de mouton. Chair crue, cuite, dure, tendre, fine, courte, longue, salée, fraîche.
- De cette double proie l’oiseau se donne au cœur joie, ayant de cette façon à souper chair et poisson. — (Jean de la Fontaine, Fabl. IV, 11)
- (Nutrition) Partie blanche ou rougeâtre, mais de nature musculeuse, que l’on mange dans les poissons.
- Le saumon a la chair fine et ferme.
- (Poésie) L’apparence extérieure, la peau, la carnation.
- Et chacun de me plaisanter ; ma jeunesse à son lever, mon parfum de fille fraîche, ma chair toute neuve en son premier éclat éveillaient chez les hommes de sournoises concupiscences, aiguisaient leur regard. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif :Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues ;La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues,S’étalait à sa proue, au soleil excessif. — (Émile Nelligan, Le vaisseau d'or (poème), 1903)
- (Par analogie) Partie succulente de certains fruits, aussi appelée sarcocarpe.
- La chair de la pêche, du melon, de l’abricot.
- Ils ont trouvé que [deux des composants des pommes], en particulier, sont bienfaisants pour les neurones : la quercétine (un flavonoïde, abondant dans la peau du fruit) et l’acide dihydroxybenzoïque (DHBA, plutôt présent dans la chair). — (Guillaume Jacquemont, Mangez des pommes ! Ça fait pousser les neurones…, Pour la Science, 18 mars 2021)
- (Bible) Être vivant, homme ou animal.
- Hors des heures de louange, toute chair est ici en silence devant le Seigneur. — (Fénelon, XVII, 264)
- La multitude l’empêchat-elle d’exterminer toute chair au temps du déluge ? — (Jean-Baptiste Massillon, Car. Petit nombre des élus)
- (Religion) Corps considéré en opposition à la nature spirituelle.
- Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. — (Évangile selon Saint Jean, chapitre premier)
- Fils de cette sainte veuve plus selon l’esprit que selon la chair. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraisons, 9)
- La multitude adore des divinités de chair et de sang. — (Fénelon, XVII, 240)
- Honteux attachements de la chair et du monde. — (Pierre Corneille, Polyeucte, IV, 2)
- De la chair corrompue éteindre en nous les feux. — (Jean Racine, Hymnes)
- Nous allons triompher de la chair et du démon. — (Jean-Baptiste Massillon, Carême, Jeûne)
- Saint Jérôme charge ses épaules d’un lourd fardeau, pour dompter une chair révoltée. — (François René Chateaubriand, Génie, II, III, 8)
- (Christianisme) Chez saint Paul, ensemble des pulsions éloignant de Dieu.
- Le risque de se laisser gouverner par ses pulsions, que Paul appelle « la chair » – qui n'a aucun rapport avec le sexe mais qui a partie liée avec le péché –, existe toujours. — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, page 277)
- (Religion) Concupiscence charnelle.
- Le péché de la chair tentait l’humanité. — (Mathurin Régnier, Satires, I)
- Vous êtes donc bien tendre à la tentation ; Et la chair sur vos sens fait grande impression. — (Molière, Tart. III, 2)
- Mes tempes battent ; toute ma chair va à cette femme presque nue et charmante dans le matin et dans le transparent vêtement qui enferme la douce odeur d’elle… — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Elle ignorait profondément la chair, comme toute jeune fille vraiment pure. — (Jeanne Sandelion, Un Seul homme..., Éditions du Tambourin, Paris, 1931, page 21)
- Et il voyait le pécheur, accablé, resserré par la triste peur, traversant Claquebue et semant parmi les villageois la sainte méfiance de la chair qui est la première marche du paradis. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 95)
- Où avait-il appris à classer tout ce qui touche à la chair – à distinguer les caresses de l’honnête homme de celles du sadique ? — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Petitement préoccupé de son salut, il était hanté par l’obsession de la chair et péchait à tout bout de champ avec de misérables bergères plus cupides que passionnées. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 43)
- Corps senti du point de vue de la personne même.
- Quand on a été atteint dans sa chair, quand des proches ont été touchés, quand on est soignant… évidemment que je comprends ces critiques. — (Nicolas Hulot, Audrey Garric, Rémi Barroux, Alexandre Lemarié et Abel Mestre, Nicolas Hulot : « Le monde d’après sera radicalement différent de celui d’aujourd’hui, et il le sera de gré ou de force », Le Monde. Mis en ligne le 6 mai 2020)
- Une personne n'est pas seulement un corps, mais une chair – le corps vécu de l'intérieur – et une âme – l'esprit vécu de l'intérieur. — (Olivia Gazalé, Je t'aime à la philo, Robert Laffont, Paris, 2012, page 40)
- (Travail du cuir) Côté de la peau opposé à celui où se trouve le poil.
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acquière
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de acquérir.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de acquérir.
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allocataire
?- Celui ou celle qui perçoit une allocation.
- L’allocataire, qui s’estime injustement privée des allocations familiales, nous paraît avoir qualité pour intenter une action en paiement de celles-ci. — (Philippe Gosseries, La doctrine du judiciaire ou l’enseignement de la jurisprudence, 1998)
- (Prestations familiales) Personne qui ouvre droit à une ou plusieurs prestations familiales, en étant ou non l'attributaire.
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complaire
?- S’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.
- Non, me dit-il, si pour vous complaire je souscris à la nécessité d'une Guerre, il seroit fâcheux que vous ne souscrivissiez pas, pour avoir votre Guerre, à la nécessité d'une somme à laquelle vous ne sauriez trouver à redire. — (Mr. de Lambertt, Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1734, vol. 11, p. 648)
- Je veux bien vous complaire en cela. — Ce que j’en fais n’est que pour lui complaire.
- (Pronominal) Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.
- En s’occupant d’Arthur, elle s’était complue à croire qu’un homme, en apparence si doux, si délicat, devait être resté fidèle à son premier amour. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832, page 41)
- Ce pressentiment, je n’essayai pas de le repousser, tant il me satisfaisait. Au contraire, je m’y complus avec une joie intense. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 440.)
- Je me complus à mon obscurité, je souhaitai la prolonger, m’en faire un mérite. J’enviai les détenus célèbres qui ont écrit dans des cachots sur du papier à chandelle. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 155.)
- Le désert solognot se confirme et semble se complaire dans son isolement comme au temps où marécages et autres humidités l'écartaient du reste du monde. petits nous sommes petits nous resterons. — (Gérard Bardon, Intercommunalité en Loir-et-Cher : Le sud en miettes !, dans Le petit Solognot (n°550) & Le petit Blaisois (n°8 bis) du 28 novembre 2012.)
- Et donc ces intermédiaires, qui se sont complu à allumer une guerre artificielle entre les internautes et les créateurs, étaient certainement les plus mal placés pour proposer une telle déclaration des droits… A moins que ce ne soit comme dans la Ferme des Animaux d’Orwell et qu’avec le temps, les mots de cette déclaration universelle soient appelés à changer pour révéler leur véritable sens : dans l’écosystème de la création, "les animaux sont tous égaux", mais "certains animaux sont plus égaux que d’autres". Et comme par hasard, ce sont toujours les porcs qui gagnent à ce jeu, et pas les créateurs ! — (Lionel Maurel, Ivre, le Forum d’Avignon veut écrire une déclaration des droits et pond une déclaration de guerre… sur scinfolex.com, le 26 novembre 2013)
- Cependant, il ne se masqua pas la vérité : il n'était pas prêt à déambuler dans une foule en compagnie de Cathy. Parce que des sans-gêne se complairaient à jouer les étonnés ou à lui poser des questions fines comme le gros sel ! — (Roger Beteille, Les pouvoirs de Jean, Éditions du Rouergue, 2016)
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boulangère
?- (Boulangerie) Artisane dont le métier est de fabriquer ou de vendre le pain.
- Pendant qu’il attendait sa monnaie, un petit garçon de six ou huit ans, pauvrement mais proprement vêtu, entra dans la boutique du boulanger. « Madame, dit-il à la boulangère, maman m’envoie chercher un pain. » — (Pierre-Jules Hetzel, préface à Charles Perrault, Contes, Pierre-Jules Hetzel, 1867 (1re édition 1697))}
- La boulangère a des écusQui ne lui coûtent guère. [bis]Elle en a, je les ai vus ;J’ai vu la boulangère aux écus,J’ai vu la boulangère. — (Pierre Gallet (1698-1757), La boulangère a des écus)
- Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères. — (La Bible, « Livre de Samuel », 1923, traduction Augustin Crampon, paragraphe 8, ligne 13)
- (Christianisme) Sœur converse qui fait le pain d’un couvent de religieuses.
- Or, ce même jour, la bonne Sœur boulangère avouait à la supérieure une omission dont elle gémissait : elle avait oublié de boulanger ! De ce chef, la communauté se trouvait privée de pain. — (Gaëtan Bernoville, Une apôtre de l’enfance délaissée : Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d’Angers, Alsatia, Paris, 1950, page 213)
- (Vieilli) Épouse d’un boulanger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) Plat cuisiné comprenant des pommes de terre et des oignons.
- Boulangère de merlu au safran.
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fougère
?- (Botanique) Plante aux grandes feuilles, dont les très nombreuses espèces constituent la classe des filicinées, la plus importante classe des cryptogames vasculaires.
- Déchues de leur rôle de dominatrices, les Fougères se sont réfugiées à l'ombre des grands Phanérogames; elles vivent sous bois et n'y brillent pas. — (Henry Correvon, Les fougères de pleine terre et les prêles, lycopodes et sélaginelles rustiques, introduction, page III, Octave Droin éditeur, 1896)
- Les travaux des femmes y sont légers : effeuiller la vigne pour laisser passer le soleil, éclaircir les grappes en détachant les grains avariés, couper le fruit sans le défleurer, et, lorsque vient le moment de la vente, préparer la fougère qui doit envelopper et parfumer le raisin? — (Louis-Aimé Martin, Éducation des mères de famille, 1834, page 349)
- Un sac tenait lieu d’oreiller.« Vous savez, la fougère est fraîche, dit Rosalie, on ne mettrait pas quelqu’un qui arrive, coucher sur de la vieille fougère ; ce n’est pas à faire quoiqu’on raconte que dans les hôtels, les vrais, on ne se gêne pas. » — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Les Fougères se disséminent par des spores. Les appareils sporifères forment des amas de formes variables à la surface inférieure des feuilles. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 14)
- Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras comme une balle de fougère, une sachée de linaigrettes floconneuses, et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les fougères m’étaient ennemies parce qu’on m’avait appris dès l’enfance qu’elles contenaient de l’acide prussique. J’abattais les têtes des plus orgueilleuses et parfois je me jetais dans leur foule pressée et respirais l’odeur de leur sève empoisonnée comme si c’était du sang que j’eusse répandu. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 33)
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naguère
?- (Désuet) Récemment ; il y a peu.
- A ce spectacle, tous les assistans attendris, émus, électrisés, quoique tous de différens cultes, volèrent dans les bras les uns des autres, et des larmes fraternelles coulèrent où naguère le fanatisme enflammoit tous les esprits et divisoit tous les cœurs. — (« Progrès de la tolérance », dans La Feuille villageoise, n° 32, du jeudi 3 mai 1792, Paris : Imprimerie Desenne, page 133)
- Le long de la route, notre conducteur nous dit avoir naguère rencontré un ours, le matin, dans la vallée d'Ossau. — (Michelet, Journal, 1835, page 191)
- (Désuet) Peu de temps auparavant ; auparavant.
- Pons réchauffé reprit forme humaine : la couleur vitale revint aux yeux, la chaleur extérieure rappela le mouvement dans les organes, Schmucke fit boire à Pons de l’eau de mélisse mêlée à du vin, l’esprit de la vie s’infusa dans ce corps, l’intelligence rayonna de nouveau sur ce front naguère insensible comme une pierre. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d’une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs de Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Il y a longtemps. Note : contrairement à l’étymologie qui implique un temps passé récent, l’usage moderne consacre le sens d’un temps antérieur, lointain, révolu.
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Naguère, la masse populaire, résignée à sa vie primitive, obscure, souvent sordide, n’avait point conscience d’être malheureuse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En rentrant dans le giron de la nation française, Bordeaux, naguère capitale continentale du royaume d'Angleterre, subissait un dommage considérable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Un des slogans des économies autarciques (on disait naguère économies fermées) est : Ne rien perdre. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
- Car les écrits modernes sont beaucoup plus nombreux que naguère, et on les trouve dans beaucoup plus de styles. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 100.)
-
primaire
?- (Péjoratif) Caractéristique d'un dogmatisme simpliste, de préjugés et d'un manque de culture.
- A tout seigneur tout honneur, commençons par citer Sartre. Lui du moins n'est pas soupçonnable d’anticommunisme primaire. — (Étienne Barilier, Albert Camus: philosophie et littérature, page 104, L’Âge d'Homme, 1977)
- Bien que les pays occidentaux, France en tête, rejettent officiellement cet "afropessimisme", qui débouche souvent, en ce qui concerne l’opinion, sur une "afrophobie" et un néo-cartiérisme primaires, le verdict des gouvernements donneurs d'aide, comme celui des organisations internationales, est sévère. — (Charles Hargrove, « Études et Réflexions : Sombre anniversaire pour l’Afrique », dans la Revue des Deux Mondes, décembre 1990, page 135)
- (En particulier) (Politique) Qualifie l'assemblée qui forme le premier degré d’un système d’élection, et où les citoyens sont appelés pour choisir des électeurs.
- (Spécialement) (Éducation) Qualifie l'école où l’on commence l’instruction des enfants et l'instruction que l'on y reçoit.
- Les hommes qui ont reçu une éducation primaire ont, en général, la superstition du livre, et ils attribuent facilement du génie aux gens qui occupent beaucoup l'attention du monde lettré ; […]. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Instruction primaire, enseignement primaire, instituteur primaire.
- (Géologie) Ancien.
- Terrains primaires, les terrains les plus anciens.
- (Écologie) Qualifie une forêt installée depuis la fin des glaciations et que les humains n'ont pas modifiée.
- Dans le Nord-Ouest amazonien, par exemple, environ un siècle après l'abattis, il devient à peu près impossible à un botaniste professionnel de distinguer la végétation secondaire de la forêt primaire environnante (Sastre 1975). — (Philippe Descola, La nature domestique: symbolisme et praxis dans l'écologie des Achuar, Paris, Maison des sciences de l'Homme & Fondation Singer-Polignac, 1986, page 171)
-
caractère
?- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
-
chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
-
contestataire
?- Qui conteste les valeurs dominantes d'une société avec refus de s'intégrer dans un ordre social.
- Le punk est un mouvement contestataire.
- Comme s'il avait retrouvé son ancien élan de dissident contestataire, il a refusé une déclaration exigée par cette loi, car il la trouvait indigne, contraire aux droits de l'homme et à la Constitution. — (Dominique Wolton, Demains précaires, éditeur L'Âge d'Homme, 2008)
- Quant aux mouvements contestataires de l'Ouest : Beatles, cheveux longs et musique rock, les Chinois n'y voyaient, dit-on, que des caprices d'adolescents et un leurre … — (Jean Émelina, Les Chemins de la Libido, éditions L'Harmattan, 2004)
-
aberre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe aberrer.
-
complémentaire
?- Qui sert à compléter.
- L'histoire, n'en déplaise aux élitistes et aux complotistes, faces complémentaires d'une même incompréhension, est faite par les masses, aisées, pauvres ou médiocres. — (Emmanuel Todd, Les luttes des classes en France au XXIe siècle, Éditions du Seuil, 2020, page 31)
- Couleurs complémentaires, Couleurs qui se font mutuellement valoir.
- Jours complémentaires s’est dit, dans le Calendrier républicain, des Cinq ou six jours que l’on comptait à la fin de l’année pour compléter le nombre de trois cent soixante- cinq ou trois cent soixante-six jours, les mois de ce calendrier n’étant chacun que de trente jours.
- (Géométrie) Dont la somme vaut un angle droit.
- Angles complémentaires.
- (Physique) Dont la réunion forme la couleur blanche.
- Couleurs complémentaires.
-
bruyère
?- (Botanique) Plante ligneuse du genre Erica, dont le feuillage est toujours vert et qui croît dans des terrains incultes et sablonneux.
- Le rucher se composait de 75 ruches avec 10 à 12 k. d'abeilles. La récolte se faisait sur une petite bruyère, dite la grelotteuse (Erica cinerea). Le miel récolté était si clair, que le fond du seau en était visible. — (L'Apiculteur, vol. 63-64, Société centrale d'apiculture, 1919, page 295)
- (Par analogie) (Botanique) Nom donné à plusieurs autres plantes de la famille des Éricacées appartenant aux genres Bruckenthalia, Calluna (les callunes), Daboecia et Pentapera entre autres.
- On commence d'abord par nettoyer le sol en arrachant les ronces, les épines, les bruyères, etc., puis on procède à l'abatage du taillis. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 162)
- Lieu où croissent ces plantes.
- Son casse-pierres sur l’épaule, le carnier de toile, bourré d’un morceau de pain bis, sur le dos, il dévala la bruyère, prit la route. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- La bruyère spongieuse à Erica Tetralix est souvent en continuité avec des petits ilots de l'association à Schœnus établis dans la zone des marnes supra-gypseuses et l'on constate alors , à la marge des deux groupements un mélange de leurs éléments respectifs. — (Pierre Allorge, Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, 24 novembre 1922, p.256)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l'essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
-
bacillaire
?- (Vieilli) Qui a la forme d’un bâtonnet.
- (Biologie) Qui a rapport aux bacilles.
- Contribution à l'étude de la diarrhée blanche bacillaire des poussins. — (Marcel Ferreol, 1935)
- (Médecine) Atteint de la tuberculose, et susceptible de la propager.
-
père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.