Dictionnaire des rimes
Les rimes en : allégorie
Que signifie "allégorie" ?
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- Expression de la pensée se prêtant à une interprétation figurée, indépendamment de son sens littéral et permettant de frapper les esprits.
- Exemple d'allégorie, sur la mort : Je vis cette faucheuse, elle était dans son champ. Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant. — (Victor Hugo)
- J’ai toujours été séduit par les allégories, leçons par l’image en même temps qu’énigmes à résoudre, et souvent attirantes figures féminines fortes de leur propre beauté et de tout ce qu’un symbole, par définition, a de trouble. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, collection Folio, pages 51-52.)
- La Bible ou les livres saints des autres religions sont de grands poèmes contemporains de l’époque orale où, l’écrit n’existant pas, les rythmes et les cadences, les périodes et les allitérations, mais aussi les allégories et les paraboles, les mythes et les apologues facilitaient la mémorisation, donc la récitation, donc la pratique religieuse. — (Michel Onfray – La chanteuse et le philosophe - Le Point no 2252 - 5 novembre 2015)
- (Art) Représentation concrète et imagée par des éléments descriptifs d’une idée abstraite.
- Le bandeau, les ailes et l’enfance de Cupidon sont une allégorie qui représente le caractère et les effets de la passion de l’amour.
- Les mystères des Grecs et des Égyptiens étaient remplis d’allégories.
- Les allégories en peinture sont généralement froides.
- En peinture, lʼusage de lʼallégorie fait partie des procédés maniéristes auxquels lʼartiste peintre nʼa que trop souvent recours, à défaut de lʼinspiration. — (Marie-José Pernin Segissement, Nietzsche et Schopenhauer : encore et toujours la prédestination, 1999)
- (Rhétorique) Métaphore prolongée dans plusieurs descriptions d’une chose abstraite par du concret.
- Saint Augustin le déclare expressément : « une chose notifiée par allégorie est certainement plus expressive, plus agréable, plus imposante que lorsqu’on l’énonce en des termes techniques. » — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "allégorie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
ahuri
?- Qui est pantois, stupéfait, déconcerté.
- La société [de M. Genès] nous était devenue tout à fait intolérable. […] la mesure était comble, nous en étions ahuris, abrutis. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 186)
- (Familier) Qui est ou paraît stupide.
- Il est complètement ahuri.
- Ce roi ahuri représente le potentat africain cupide et sanguinaire, livrant ses sujets aux négriers venus du Nord. — (René Hénane, Aimé Césaire, le chant brisé, 1999)
-
remercie
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de remercier.
- Je remercie aussi les étudiants avec lesquels j’ai été en contact dans de nombreux pays, et qui, par leurs questions, m’ont poussé à réfléchir et à ne pas m’arrêter de re-réfléchir! — (Yona Friedman, L'architecture mobile : vers une cité conçue par ses habitants, Casterman, 1970, page 8)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de remercier.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de remercier.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de remercier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de remercier.
-
accueillit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de accueillir.
-
agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
-
amphigouri
?- (Rhétorique) Figure de rhétorique qui consiste à écrire un discours ou un texte de manière volontairement burlesque, obscure ou inintelligible.
- L’amphigouri semble avoir connu une grande vogue dans les années 1730 à 1740 : un opuscule de 1739 évoque l’« amphigouri, qui plaît tant à nos personnes de bon goût », et l’un des personnages de L’Amphigouri de Panard, créé la même année, déplore que le succès des amphigouris ait fait oublier les lazzis traditionnels du théâtre de la Foire. — (Élisabeth Bourguinat, Persiflage dans la littérature du XVIIIe siècle (1735-1810), modernité d’un néologisme, Presses universitaires de France, 1998, page 26)
- Ils ont laissé couler leur plume sans se prescrire d’autre règle que celle de la versification et de la langue, ne comptant pour rien le bon sens ; c’est ce que les Français ont appelé amphigouri. — (Mathieu Brunet, L’Appel du monstrueux : Pensées et poétiques du désordre en France au XVIIIe siècle, 2008)
- (Par extension) Propos désordonné dont les phrases mal construites et le vocabulaire incertain n’aboutissent à aucun sens satisfaisant. Discours confus, embrouillé et obscur.
- Il prend son amphigouri pour une contribution savante.
- Il tourne autour du sujet sans savoir de quoi il parle : c’est un véritable amphigouri d’un bout à l’autre.
- De par l’orteil de Brama, j’ai fait un prodige ; j’ai retenu son amphigouri mot pour mot, bien qu’il soit tellement dénué de sens et de clarté, que si vous m’en donniez une fine et critique exposition, vous me feriez, madame, un présent gracieux. — (Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, 1748)
- – Qui êtes-vous et que voulez-vous?L’autre salua militairement:– Qui je suis ?… N’y a pas de devinette… On va s’obtempérer l’honneur de vous l’inculquer sans embarras, tergiversation, amphigouri ni verbiage…Il prit la position du soldat dans le rang :–Népomucène Briquet, […].Puis, scandant les mots :–Présentement, rentré dans le civil et homme de confiance de mon ami Roger de Saint-Pons, dont j’ai eu l’avantage superlatif, incohérent et incombustible d’être le camarade de lit pendant son volontariat… — (Émile Blondet, La Filleule de Lagardère, II L’Héritière, 1885)
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aluminothermie
?- (Technologie) Procédé utilisant la chaleur dégagée par l’oxydation de l’aluminium pour la réduction d’oxydes (préparation du chrome, du manganèse, etc.) et la soudure des rails.
- Une coquille, qui s’est glissée dans notre article de mars 1928 sur la soudure autogène, peut faire croire à un abandon quasi général de l’aluminothermie au profit de la soudure électrique, pour la jonction des rails de tramway. — (Revue industrielle, volume 58, 1928)
-
amerrit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de amerrir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de amerrir.
-
anesthésiologie
?- (Médecine) Branche de la médecine qui se consacre à l’anesthésie.
- L’anesthésiologie comprend actuellement l’étude concomitante de l’anesthésie proprement dite et celle de la réanimation. — (,Louis Noël Marcenac, G. Leroy, Anesthésiologie vétérinaire, 1967)
-
poésie
?- Art de faire des ouvrages en vers.
- La poésie de la renaissance ne peut pas se contenter de cette simplicité biblique, et, pour célébrer cette nuit de réparation, elle appelle la Joie, personnage allégorique… — (Saint-Marc Girardin, L'Épopée chrétienne, dans la Revue des deux mondes, V.6, 1850, page 156)
- Ce cabinet était la demeure favorite du roi; c’était là qu’il prenait ses leçons d’escrime avec Pompée, et ses leçons de poésie avec Ronsard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat; […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c’est la forme de la langue : la poésie du Divan emploie le vers métrique, la poésie populaire le vers syllabique. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- (Spécialement) Différentes matières que l’on traite en vers et des différents styles qu’on y emploie.
- Poésie sacrée.
- Mais le seul nom qui ait été sauvé de l’oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d’Arras, qui vivait au XIIIe siècle […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Poésie noble, élevée, poésie burlesque.
- Poésie familière.
- Art et manière de faire des vers, de la simple versification.
- Il a choisi un genre de poésie convenable à son sujet.
- Qualités essentielles au genre poétique.
- La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue, est enfermée dans sa typographie n’est pas finie, elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. — (Léo Férré)
- Ouvrage en prose qui tient de l’élévation et du sentiment poétiques.
- Il y a de la poésie dans Pascal, dans Bossuet.
- Les écrits de Platon sont pleins de poésie.
- Liberté, richesse particulière aux pensées, aux expressions, aux tours que l’on emploie dans la poésie.
- La poésie du style
- C’est la poésie du style qui a fait le succès de l’œuvre de Chateaubriand.
- Ce qu’il y a d’élevé, de touchant dans une œuvre, dans le caractère ou la beauté d’une personne, dans les aspects de la nature ou dans une situation.
- Il y a de la poésie dans ses regards, dans sa manière de s’exprimer.
- La poésie d’un paysage.
- La poésie d’un tableau.
- Un peu de poésie est introduite par le biais du soleil couchant. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 100)
- Ensemble des ouvrages en vers composés dans une langue, ou selon leurs caractères communs les plus généraux, ou des traits auxquels se reconnaît la manière d’un poète.
- Si les pièces qu’on y insère n’ont pas toutes le même mérite, au moins est-on sûr de n’y jamais rencontrer de ces fades et plattes rimailles qui, tant de fois on servi de prétexte à calomnier la Poésie. — (Journal de Paris, no 1, 1er janvier 1777, page 1)
- La poésie française.
- La poésie anglaise.
- La poésie de Victor Hugo, de Lamartine.
- La poésie grecque nous charme par son naturel.
- Tableau de la poésie française au XVIe siècle, par Sainte-Beuve.
- Une histoire de la poésie anglaise.
- Ouvrage en vers ; il ne se dit guère que des Ouvrages de peu d’étendue et s’emploie surtout en parlant des modernes.
- Les poésies de Malherbe, de Racan.
- Recueil de poésies satiriques, de poésies morales, de poésies fugitives.
- (Éducation) (Belgique) (Plus rare) Classe de cinquième secondaire, équivalente à la première française, où l’on enseigne la poésie.
-
angiocardiographie
?- (Médecine) Examen du cœur et de ses principaux vaisseaux.
- L’angiocardiographie consiste à mesurer les différences d’absorption d’un faisceau de rayons X par le tissu cardiaque. — (Jean-Paul Belon, Sébastien Faure, François Pillon, Pathologies et thérapeutiques commentées: Enseignements spécifiques intégrés en formation d’application, 2013)
-
tandis
?- (Vieilli) Pendant ce temps.
-
anomie
?- État d’une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des personnes et assurent l’ordre social.
- Nombreux sont ceux qui, dans l’anonymat des cités modernes, éprouvent un sentiment aigu d’aliénation ou d’anomie. — (Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais, tome 2 : De 1945 à nos jours, traduit et complété par Richard Dubreuil, éditions du Seuil, 1997, page 49)
- Le général Wrangel, pourtant monarchiste convaincu et allié de Dénikine, décrit l’anomie qui règne sur l’immense territoire contrôlé par ce dernier quand il en prend la tête en mars 1920 : « Le pays était dirigé par toute une série de petits satrapes, à commencer par les gouverneurs pour finir par n’importe quel gradé de l’armée [...] l’indiscipline des troupes, la débauche et l’arbitraire régnant à l’arrière n’étaient un secret pour personne […] L’armée, mal ravitaillée, se nourrissait exclusivement sur le dos de la population, ainsi grevée d’un fardeau insupportable. » — (Anton Ivanovitch Dénikine, article Wikipédia)
- Les Français ne reconnaissent plus la France. La Liberté est devenue l’anomie, l’Égalité, l’égalitarisme, la Fraternité, la guerre de tous contre tous. — (Éric Zemmour, Le Suicide français, éditions Albin Michel, 2014)
- (Médecine) Incapacité à exprimer une sensation ou une pensée, par oral ou par écrit.
- Pourtant, dès qu’on lui demandait ce qu’il tenait dans la main gauche, il était absolument incapable de répondre correctement ! Ce symptôme d’« anomie tactile gauche » est en réalité l’une des conséquences directes et obligatoires de la déconnexion interhémisphérique dont avait été victime ce patient. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient, Odile Jacob, 2009, page 382)
-
assis
?- Placé sur son séant.
- Il est assis.
- Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Destiné à faire asseoir.
- Une place assise.
- Solidement établi.
- Une réputation assise.
- « On se croirait chez Barnum.– Gérard ! Vous êtes cruel !… Vous ne respectez pas les situations les plus assises.– Surtout quand elle sont assises sur une chaise percée. » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Héraldique) Se dit d'un quadrupède représenté le postérieur à terre, les pattes arrière repliées, les antérieures éventuellement posées au sol.
- Écartelé : au premier et au quatrième de sinople à l’étoile d’or accompagnée de trois gerbes de blé du même, au deuxième d’azur aux deux colombes affrontées d’argent, membrées de gueules, posées sur un mont d’or et surmontées d’une étoile du même, au troisième de gueules au bièvre assis d’or, la queue d'argent, qui est de Housséville → voir illustration « bièvre assis »
- russie
-
rit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du ritarungo.
-
menti
?- Participe passé masculin singulier de mentir.
- Il n’y tint plus, repoussa d’un coup de pied courtepointe et plumasse. Assez hésitaillé ! Il avait menti mais n’avait pas juré sur l'Évangile. — (Jacqueline Mirande, Crime à Hautefage, chapitre 6)
-
abêtie
?- Féminin singulier de abêti.
-
allégorie
?- Expression de la pensée se prêtant à une interprétation figurée, indépendamment de son sens littéral et permettant de frapper les esprits.
- Exemple d'allégorie, sur la mort : Je vis cette faucheuse, elle était dans son champ. Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant. — (Victor Hugo)
- J’ai toujours été séduit par les allégories, leçons par l’image en même temps qu’énigmes à résoudre, et souvent attirantes figures féminines fortes de leur propre beauté et de tout ce qu’un symbole, par définition, a de trouble. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, collection Folio, pages 51-52.)
- La Bible ou les livres saints des autres religions sont de grands poèmes contemporains de l’époque orale où, l’écrit n’existant pas, les rythmes et les cadences, les périodes et les allitérations, mais aussi les allégories et les paraboles, les mythes et les apologues facilitaient la mémorisation, donc la récitation, donc la pratique religieuse. — (Michel Onfray – La chanteuse et le philosophe - Le Point no 2252 - 5 novembre 2015)
- (Art) Représentation concrète et imagée par des éléments descriptifs d’une idée abstraite.
- Le bandeau, les ailes et l’enfance de Cupidon sont une allégorie qui représente le caractère et les effets de la passion de l’amour.
- Les mystères des Grecs et des Égyptiens étaient remplis d’allégories.
- Les allégories en peinture sont généralement froides.
- En peinture, lʼusage de lʼallégorie fait partie des procédés maniéristes auxquels lʼartiste peintre nʼa que trop souvent recours, à défaut de lʼinspiration. — (Marie-José Pernin Segissement, Nietzsche et Schopenhauer : encore et toujours la prédestination, 1999)
- (Rhétorique) Métaphore prolongée dans plusieurs descriptions d’une chose abstraite par du concret.
- Saint Augustin le déclare expressément : « une chose notifiée par allégorie est certainement plus expressive, plus agréable, plus imposante que lorsqu’on l’énonce en des termes techniques. » — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
-
amollit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de amollir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de amollir.
-
naquit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de naître (ou naitre).
-
folie
?- Dérangement de l’esprit, accès de folie.
- C’est une chose admirable que tous les grands hommes ont toujours quelque petit grain de folie mêlé à leur science. — (Molière, Médecin malgré lui, I, 5)
- Qu'est-ce que la folie ? c’est d’avoir des pensées incohérentes et la conduite de même. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique Folie.)
- S’il est réellement en proie à cette crise encore inobservée dans tous ses modes et que nous appelons folie, je suis tenté d’en attribuer la cause à sa passion. Ses études, son genre de vie avaient porté ses forces et ses facultés à un degré de puissance au delà duquel la plus légère surexcitation devait faire céder la nature ; l’amour les aura donc brisées ou élevées à une nouvelle expression que peut-être calomnions-nous en la qualifiant sans la connaître. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- (Médecine) Lésion plus ou moins complète et ordinairement de longue durée des facultés intellectuelles et affectives, sans trouble notable dans les sensations et les mouvements volontaires, et sans désordre grave ou même apparent des fonctions nutritives et génératrices.
- (Par hyperbole) Absence de raison, extravagance, manque de jugement.
- Ces écarts d’imagination ne paraissent pas invraisemblables, quand on est témoin des folies, des extravagances que ces belles Liméniennes font faire aux étrangers. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Chacun veut en sagesse ériger sa folie,Et, se laissant régler à son esprit tortu,De ses propres défauts se fait une vertu. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat. IV)
- Comme le disait Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » — (Emmanuelle Latraverse, Réinventer l’école, encore…, Le Journal de Montréal, 15 novembre 2020)
- Action folle, idée folle.
- Qui fait une folie, il doit la faire entière. — (Mathurin Régnier, Satires, XI)
- Oui, il nous a voulu faire accroire qu’il était dans la maison et que nous étions dehors ; et c’est une folie qu’il n'y a pas moyen de lui ôter de la tête. — (Molière, G. Dand. III, 12)
- Faire une folie et se marier par amourette, c’est épouser Mélite, qui est jeune, belle, sage, économe, qui plaît, qui vous aime, qui a moins de bien qu’Aegine qu’on vous propose. — (Jean de la Bruyère, XIV)
- Gaieté vive dans laquelle on fait ou dit des choses propres à divertir.
- Une aimable folie.
- Céliante : Elle est folle à l’excès.Lisette : On plaît par la folie. — (Boissy, Deh. tromp. I, 1)
- Mon pinceau, trempé dans la lie, Sur tous les murs aurait écrit : Entrez, enfants de la folie ; Plus on est de fous, plus on rit. — (A. Gouffé, Chanson)
- La Folie, personnage fictif qu’on représente sous la figure d’une femme joyeuse avec une marotte et des grelots.
- Le résultat de la suprême cour Fut de condamner la Folie [qui d’un coup avait rendu aveugle l’Amour] à servir de guide à l’Amour. — (Jean de la Fontaine, Fabl. XII, 14)
- J’entends au loin l’archet de la Folie ; Ô mes amis, prolongez d’heureux jours. — (Pierre Jean de Béranger, mon Carnaval.)
- Joyeusetés en paroles ou en actions.
- Elle me dit mille folies sur les plaisirs que vous avez. — (Marquise de Sévigné, 438)
- Vous me donnez envie de vous conter des folies, tant vous entrez bien dans celles que je vous mande. — (Marquise de Sévigné, 5 février 1690)
- Caricature, charge plaisante.
- On a fait une assez plaisante folie de la Hollande : c’est une comtesse âgée d’environ cent ans, elle est bien malade, elle a autour d’elle quatre médecins, ce sont les rois d’Angleterre, d’Espagne, de France et de Suède. — (Marquise de Sévigné, 150)
- Les jeunes gens et les femmes lisent cette folie avec avidité ; les éditions de tous les livres dans ce goût se multiplient. — (Voltaire, Lett. Damilaville, 16 octobre 1767)
- Goût exclusif, passionné, idée en laquelle on se complaît.
- Chacun a sa folie.
- D'où vient la folie que j'ai pour ces sottises-là ? — (Marquise de Sévigné, 67)
- J'ai ma folie, hélas ! aussi bien que mon père. — (Jean Racine, Plaid. I, 5)
- C'était la folie des Égyptiens de se perdre dans une antiquité dont aucun autre peuple n'approchât. — (Charles Rollin, Historique ancien Œuvres, tome I, page 152, dans Lacurne)
- Accointance charnelle.
- Avec quelqu'un as-tu fait la folie ? — (Jean de la Fontaine, Lunettes)
- En chaleur, en parlant des animaux.
- Cette chienne est en folie.
- Péronnelle est en folie tous les mois, et le matou n’abonde pas dans la contrée. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
-
abattit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de abattre.
- Il abattit son pare-soleil et se regarda dans le miroir de courtoisie. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 5)
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
-
failli
?- (Héraldique) Se dit d'un chevron, d'une bande, d'une fasce, d'un pal, d'un meuble quelconque, dont la longueur ou la largeur se trouve interrompue par un vide parfaitement carré ou le séparant en deux.
- Un pal qui part du bord supérieur sans atteindre le bas est dit failli en pointe.
- D'or à la demie roue de sainte Catherine d'azur, les pointes et le moyeu de gueules, faillie à senestre, senestrée d'un dauphin d'azur, barbé, crêté, oreillé lorré et peautré de gueules; au coutre de sable posé en pal et brochant en cœur sur la roue; au comble de sable nuagé de deux pièces et chargé de l'inscription "CHARANTONNAY" en lettres d'or, qui est de Charantonnay → voir illustration « roue faillie »
- D'argent au cep de vigne de tenné à deux branches écotées et posées en chevron renversé, leurs extrémités palissées sur trois fils de sable posés en fasce en chef, le cep sommé entre les branches d'un tonnelet de tenné posé de front, surmonté de l'inscription «Corpeau» de sable, elle-même surmontée de la lettre N du même, brochant sur les fils, ledit cep adextré d'une grappe de raisin d'azur, feuillée et pamprée de sinople et de la lettre O de sable, senestré de l'église du lieu d'or, ouverte, ajourée et essorée de tenné, et de la lettre E de sable, soutenu d'un TGV contourné de sinople chargé d'un bandeau d'argent surchargé de l'inscription «Village de Bourgogne», lui-même soutenu d'une fleur de tournesol feuillée d'or, accostée de deux listels d'azur faillis vers le centre et chargés chacun d'un poisson d'or, les deux poissons affrontés, et à la lettre S de sable en pointe; le tout enfermé dans une filière componée d'azur et d'argent, qui est de Corpeau → voir illustration « listel failli »
- (Anjou) (Péjoratif) Sacré, maudit.
- Va prendre la fourche de ce failli bourgadin qui ne sait rien faire… — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 141)
- – Depuis quatre ans que je m’étais juré de me saouler la gueule ce jour-là, et ne même pas avoir un failli quart de pinard à se mettre dans le col ! — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 18)
-
agrochimie
?- (Chimie) Chimie appliquée aux besoins de l’agriculture pour la production d’engrais, de pesticides, d’herbicides, etc.
- À partir de 1775, Lavoisier sert à l’Administration royale des poudres : son travail se traduira par des améliorations dans la production de la poudre et dans le domaine de l’agrochimie, par la création d'une nouvelle méthode de production du salpêtre avec la potasse d’Alsace.
- D’une façon générale, l’agriculture écologique est une alternative et un antidote à l’agrochimie. — (Pierre Rabhi, La Part du colibri. L’Espèce humaine face à son devenir (2006), extrait de Retours à la Terre, 1995, page 41)
- Comme si cela ne suffisait pas, la molécule vedette du champion de l’agrochimie est désormais soupçonnée d’être en prime un perturbateur endocrinien. — (Le mariage des affreux, Le Canard enchaîné, 7 juin 2017, page 5)
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utopie
?- Pays imaginaire où un gouverneur idéal règne sur un peuple heureux.
- (Par métonymie) Plan d’une société ou d’un gouvernement idéal et parfait.
- L’utopie est, au contraire, le produit d’un travail intellectuel ; elle est l’œuvre de théoriciens qui, après avoir observé et discuté les faits, cherchent à établir un modèle auquel on puisse comparer les sociétés existantes pour mesurer le bien et le mal qu’elles renferment […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page 39)
- (Par extension) Idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité.
- On imagine des utopies, on prétend que les peuples ont un but commun. Il serait heureux que cela fût, mais cela n’est pas. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Et en effet deux mois s’étaient à peine écoulés qu’une tentative fut faite pour résoudre en réalité légale l’utopie sublime de César Bonesana. — (Victor Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné)
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion […] que tous ces mots Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l’école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d’indémontrables préjugés […] — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, tome I, page 70)
- (Par extension) Idéal jugé irréalisable.
- Et rien n’est tel que le rêve pour engendrer l’avenir. Utopie aujourd’hui, chair et os demain. — (Victor Hugo, Les Misérables)
- Que la réalité ne corresponde pas au rêve, seuls les naïfs s’en étonneront. D’abord, il y eut autant de rêves que de rêveurs. […] Enfin, et surtout, si les hommes pouvaient réaliser leurs utopies, cela se saurait. — (Élie Barnavi, L’Europe comme utopie, in Marianne, 13 août 2011, page 81)
- Forme de récit ayant pour cadre un monde parfait, idyllique.
- Tout au contraire, l’image d’un mystère intemporel doit cultiver l’uchronie, l’utopie et l’ustratie. Mais comme tout ce qui est humain est en histoire, elles sont forcément inaccessibles et ne se peuvent atteindre que par les voies de la catachronie des personnages et de l’ectopie du paysage, et plus généralement de la panchronie, de la pantopie et de la panstratie52 : au lieu d’une couleur locale aussi homogène qu’il se peut, c’est le mélange de vêtements et de paysages de tous temps, lieux et milieux qui seront ici théologiquement de mise. — (Philippe Bruneau, La Crèche de Noël, in RAMAGE : Revue d’archéologie moderne et d’archéologie générale, volumes 13 à 14, Presses de l’Université de Paris Sorbonne, 1996, pages 125–144)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.