Dictionnaire des rimes
Les rimes en : albertville
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "albertville".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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anémophile
?- (Botanique) Dont le pollen est disséminé par le vent.
- […] le peuplier qui confie son pollen au vent est anémophile. — (Nathalie Tordjman, Le Peuplier, Le Nom de l’arbre, Actes Sud, 1996, page 17)
- Peut-être dans celui de Mme de Guermantes pourrais-je voir de vraies fusées de pollen projetées par les fleurs anémophiles. — (Marcel Proust, « Notes et variantes : Sodome et Gomorrhe », in À la recherche du temps perdu, t. III, « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1988, page 1268)
- Essentiellement anémophile, la betterave est, qui plus est, une plante bisannuelle récoltée en fin de première année. — (Fourche, Rémi. « Internationalisation des traitements arsenicaux : des doryphores américains aux abeilles françaises (1868-1922) », Histoire & Sociétés Rurales, vol. 48, no. 2, 2017, pp. 137-176.)
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arsouille
?- Voyou, canaille, mauvais sujet du plus bas étage.
- (Il allume. Lupin est déguisé en apache, longue blouse, chapeau, barbe rousse en éventail. Il prend une glace à main sur la table de toilette et se regarde.) T’en as une bouillotte ! T’as l’air d’une arsouille… Arsouille Lupin. — (Maurice Leblanc, Une aventure d’Arsène Lupin, 1911)
- Francis Claude ambitionnait d'attirer chez lui les intellectuels et la bourgeoisie de la rive gauche, désireux de « s'encanailler ». Aurait-il pu choisir un autre nom que celui de l’homme qui se conduisait comme un milord avec les arsouilles et comme une arsouille avec les milords. — (Richard Khaitzine, Galeries et passages de Paris : À la recherche du temps passé : Guide complet, Grenoble : Le Mercure Dauphinois, 2010)
- La morale des surveillants se bornait à menacer de leurs cannes, tantôt tirant le revolver pour donner plus de force aux locutions d’arsouille dont ils avaient l'habitude de se servir. Voilà la vie du bagne. — (Alexis Louis Trinquet, Dans l’enfer du bagne : Mémoires d'un transporté de la Commune, présenté par Bruno Fuligni, éditions Les Arènes, 2014)
- Que Mitterrand soit un arriviste et un impudent, je ne vous ai pas attendu pour le penser. Mitterrand est une arsouille.— (Alain Peyrefitte, C’était De Gaulle - Tome 2, éditions Fayard - De Fallois, 1997)
- (Argot) Souteneur de tripot.
- […], il n’y a plus moyen de se procurer un billet, la salle étant comble, salle houleuse, où les royalistes sont en nombre, accusés même d’avoir rempli le parterre de ces « souteneurs de tripot connus sous le nom d’arsouilles ! » — (Jacques Hérissay, Le Monde des théâtres pendant la révolution, 1789-1800 : D’après des documents inédits, Perrin et Cie, 1922, page 109)
- Il était peut-être pas si loin, rue des Gravilliers chez le gros Napoléon… un rade où ça flambait lorsque le rideau de fer était baissé… que se retrouvaient là les plus purs arsouilles du secteur. — (Alphonse Boudard, Les Trois Mamans du petit Jésus, éditions Grasset, 2000, chapitre 1)
- Personne abusant ostensiblement de l’alcool et d’aspect repoussant.[1]
- La première gorgée de bière fut sans doute un plaisir, mais maintenant le jeune homme est ivre. « Où qu’il est le cuistot ? beugle l’arsouille à peine entré dans le hall. — (Yann Venner, Aller simple pour Trélouzic, 2006, page 276)
- Fréquent et insupportable à l’urgence, un agité, saoul, méchant et sale, hurle des grossièretés. […]. Les gendarmes refusent de s’en occuper. L’ivresse qui est une infraction sur la voie publique devient une maladie à l’hôpital. Les vigiles sont appelés. L’arsouille a attrapé une infirmière et réclame « un bisou que je te dis ». — (Claude Chopin, L’Hôpital : allô quoi ?, Éditions Edilivre, 2017, page 109)
- (Belgique) Enfant espiègle.
- Je l’ai connue guère plus grosse qu’une betterave — ajoutait encore Nono — seulement, savez-vous?… pour tout dire elle était ma foi bien un peu embêtante, […] une vraie petite arsouille ! J’avais neuf à dix ans ; je la gardais pendant que sa mère allait au lavoir ou aux ménages. — (Gaston Roupnel, Nono, Paris : chez Plon, 1910, chapitre 2)
- Gustave manifestait une joie bruyante qui faillit lui attirer des ennuis ; son père, furieux de la frayeur qu’il avait eue, le confondit avec sa sœur dans une même apostrophe :« Attendez voir, mes deux arsouilles, je vais vous apprendre à brailler pour du sérieux. À table tout de suite, et essayez seulement de bouger. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 63.)
- Au musée des Arts Anciens du Namurois, la dame du guichet fut instantanément conquise par notre petite fille. « Comme elle est mignonne ! Une vraie arsouille ! » roucoulait-elle. — (Harry Pearson, Un géant au Plat Pays : Séjour chez les Belges, traduit de l’anglais par Sylvain Gilmont et Laure Harmegnies, Avin/Hannut : Éditions Luce Wilquin, 2003)
- (Automobile, Motocyclisme) Démonstration de conduite rapide entre motards ou automobilistes.
- L’arsouille n’est pas une course en quête de première place ou de record de piste, mais un moment poussé et assez chaud de pilotage dans lequel toutes les capacités du pilote et les potentiels de l’engin sont sollicités au maximum. — (Didier Reuter, Motologie, M3 Éditions Numériques, 1991)
- Il avait été soulevé la veille au soir, qu’il aurait été bon d’aller se taper une petite arsouille en mode « Si tu freines, t’es un lâche » au milieu de la région sauvage du parc des Cévennes… — (Sylvain Pierron, Enfourche tes rêves…, Éditions Edilivre, 2015, chapitre 8)
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cheville
?- (Construction) Morceau de bois ou de métal qu’on fait entrer dans un trou pour le boucher, pour faire des assemblages ou pour d’autres usages.
- Quand on veut que la cheville fasse tirage, on perce d’abord la mortaise de part en part, le tenon n’y étant pas ; on met le tenon en place, on marque les trous, on retire le tenon, on perce les trous un peu plus haut qu’ils ne doivent l’être ; […]. — (Alexandre-Edouard Baudrimont, Dictionnaire de l’industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Baillière, 1841, page 593)
- (Métrologie) (Désuet) Unité de mesure du bois de charpente.
- a cheville, encore usitée aujourd’hui au Havre, fait la 144e partie du pied métrique cube ou la 300e de la marque, et vaut 12 pouces cubes métriques = 257 centimètres cubes. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Pièce, souvent en plastique que l’on enfonce dans un mur avant de fixer une vis.
- (Vieilli) Principal mobile, du principal agent d’une affaire.
- (Musique) Petit morceau de bois ou de métal qui, dans les instruments à cordes, servent à tendre ou à détendre les cordes.
- Il manque une cheville à ce violon.
- (Anatomie) Articulation qui relie la jambe et le pied, formant une saillie osseuse.
- Dès le premier jour, les chevilles tuméfiées par la pression du fer se déchirèrent. Une plaie se forma, sanieuse, putride, entourée d'une auréole d’inflammation violente. — (Georges Clemenceau, « À l’Île du Diable », dans L’Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 247)
- Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- Lo…, aidé d’un autre, m’attacha par les poignets et les chevilles avec des lanières de cuir fixées au bois. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Sa silhouette montrait les contours d’une longue robe descendant jusqu’aux chevilles, une écharpe autour du cou et une épaisse tignasse tombant sur les épaules. — (Patrick Sant-Anna, Les Naufragés du destin, Publibook, 2011, page 109)
- (Anatomie, Médecine vétérinaire) Apophyse osseuse qui supporte les cornes chez les animaux.
- (Sens figuré) (Versification) Mots inutiles au vers que l’on rajoute pour obtenir le bon nombre de pieds ou la rime.
- Vers les âpres couloirs marchent d’un pas égalCes héros au front pur en quête du Graal,Montagnes ! Regardez passer là vos vainqueursTout (1) animés du feu d’une splendide ardeur…(1) C’est ce que nous autres appelons : une cheville. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 196)
- (Par extension) Industrie, activité du chevillard.
- (Au pluriel) (Chasse) (Vieilli) Andouillers.
- Sorte de clé en bois utilisée dans les anciennes serrures.
- — Si on fermait la porte à la cheville ? — (Hector Malot, En famille, 1893)
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guenille
?- (Familier) Haillon, chose sans valeur, sans importance, méprisable.
- Selon lui, le corps est une guenille dont il est honteux de s’occuper.
- Il n’a pas une guenille au cul qu’il ait gagnée par lui-même. Qu’il y vienne, vous verrez si je sais faire foutre le camp aux maquereaux ! — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 142)
- (Sens figuré)
- « Vous avez fait de mauvais devoirs cette semaine, me dit le professeur, qui n’y retrouve ni du Virgile, ni de l’Horace, si ce sont des vers ; ni des guenilles de Cicéron, si c’est du latin ; ni du Thomas, ni du Marmontel, si c’est du français. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Familier) (Régionalisme) Individu méprisable, vaurien.
- Ce type-là, c’est une guenille !
- (Familier) Appellation faussement insultante adressée à un enfant.
- – Lève-toi de ma route, guenille ! me criait-elle. Je vais t'ébouillanter si tu restes là, bouche ouverte. Tu attends des truffes ? — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- (Au pluriel) Vêtement misérable en lambeaux.
- Un vieillard et son enfant en guenilles tendirent leurs mains sales et calleuses vers nous. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Victorin examina d’un œil défiant ce soi-disant ermite en pèlerinage, et vit un superbe modèle de ces moines napolitains dont les robes sont sœurs des guenilles du lazzarone, dont les sandales sont les haillons de cuir, comme le moine est lui-même un haillon humain. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (Au pluriel) Sorte de longs poils plus ou moins feutrés ou crasseux que portent certaine races de mules et de baudets.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse ; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, volume 2, 1860, page 68)
- Le marchand de mules […] imite, au moyen de la bouse de vache ou du crottin délayé, les crottes ou guenilles qui pendent sur les fesses et le ventre des mules de bonne provenance qui ne sont pas débourrées. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Québec) Torchon, chiffon, débarbouillette.
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éparpille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de éparpiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de éparpiller.
- Cela n’empêche pas qu’elle se retrouve étendue sous ses subreptices caresses et qu’elle se chafriole des baisers qu’il éparpille sur son corps. — (Françoise Martel, Vienne la floraison des pivoines, 2019)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de éparpiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de éparpiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de éparpiller.
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grenouille
?- (Zoologie) Amphibien anoure à taille mince et à peau lisse, sauteur et nageur grâce à ses pattes arrière longues et palmées, qui vit ordinairement dans les marais et les étangs.
- Les grenouilles sont un mets exquis quant aux cuisses, on le dit toutefois, car pour ma part je n’en ai jamais gouté; ce batracien ne m’a jamais tenté en tant que victuailles, […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, éd. 1923)
- […] ; on coupa des baguettes et l’on chercha des perches légères, mais aucune ne se trouva être assez grande pour atteindre la grenouille, qui bâillait toujours, la gueule ouverte, sur sa feuille de nénuphar. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] chaque grenouille célébrait, après une belle journée de chasse aux mouches et aux punaises d'eau, son plaisir d'être une grenouille vêtue du vert le plus tendre, d'avoir des yeux d'or, une bouche bien fendue et la plus belle voix du monde; […] — (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
- J’ai bien ri en lisant le mot « grenouilles » sur le menu. Évidemment tous les restaurants français d’ici servent des grenouilles, sans quoi on les soupçonnerait de ne pas être de véritables restaurants français. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 86)
- Le fils d’Alcide le flotteur a seulement désiré sa liberté, son temps rien qu’à lui pour étudier, […], ou bien de pêcher la grenouille dans les « potales » des marais. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Qui n’aime manger le sperma ranarum, qui passe en saveur le caviar lui-même ?Les sangliers consomment le frai de grenouille comme la plus haute friandise que la terre offre aux solitaires.Le râle d’eau préfère les grenouilles elles-mêmes. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, pages 279-280)
- (Par analogie) (Vieilli) Sorte de tirelire en forme de grenouille.
- (Par extension) Argent déposé dans cette tirelire, fonds de réserve d’une association.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Sa posture n’est pas très arrêtée, généralement représentée de profil, elle souvent montrée vue de dessus les pattes écartées du corps.
- D’azur au pont d’une arche d’or, maçonné de sable sur une rivière d’argent mouvant de la pointe, surmonté au chef dextre d’une grenouille d’or et à senestre d’un roseau à massette du même, qui est de Simandres → voir illustration « armoiries avec une grenouille »
- (Métallurgie) (Musique) Chacune des parties supérieures d’une cloche, servant à la suspendre[2].
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aphylle
?- (Botanique) Qui n’a pas de feuilles.
- L’orobanche est une plante aphylle.
- Plus celle-ci est lourde et plus elle contient dʼéléments nutritifs nécessaires à lancer la croissance aphylle des tiges vers leurs tuteurs. — (Eric Mollard, Annie Walter, Agricultures singulières, 2008)
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épouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de épouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de épouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de épouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de épouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de épouiller.
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antiamarile
?- Féminin singulier de antiamaril.
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recoquille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe recoquiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe recoquiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe recoquiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe recoquiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe recoquiller.
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édile
?- (Antiquité) Magistrat romain qui avait inspection sur les édifices publics, sur les jeux, etc.
- Édile curule.
- Édile plébéien.
- (Administration) Élu municipal des grandes villes contemporaines.
- L’édile a travaillé avec le maire du 9e arrondissement, dès 2011, pour essayer de labelliser les « vrais » salons. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 5)
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fille
?- Femme depuis sa naissance jusqu’à son mariage.
- Nous autres jeunes filles françaises, nous sommes livrées par nos familles comme des marchandises, à trois mois, quelquefois fin courant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès minuit, le père Canquoëlle pouvait ourdir toutes les trames, recevoir des espions et des ministres, des femmes et des filles, sans que qui que ce soit au monde s’en aperçût. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Spécialement) Jeune fille encore vierge.
- Que cherche Colombe ? Depuis qu’elle n’est plus fille, tient-elle à devenir la femme de tout le monde ? J'ai honte de mon amie. — (Éric-Emmanuel Schmitt, Le Poison d’amour, éditions Albin Michel, Paris, 2014, page 116)
- Enfant de genre féminin considérée par rapport à ses parents.
- […] il vint des Vieux Marais habiter à Manise comme brigadier, avec sa fille, une belle bachelle de dix-sept ans tout au plus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand il a des filles, un père de famille ne doit pas plus laisser introduire un jeune homme chez lui sans le connaître, que laisser traîner des livres ou des journaux sans les avoir lus. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans chaque dechra on trouve une à deux familles maraboutiques. Les mrabtin font remonter leur généalogie au prophète Mohamed par l'intermédiaire de sa fille Fatima et de son gendre Ali. — (Aīssa Ouitis, Les contradictions sociales et leur expression symbolique dans le Sétifois, Société nationale d'édition et de diffusion, 1977, page 94)
- (Par extension) Femme célibataire.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Maman s’imaginait que toute la ville connaissait mon aventure. Personne ne voudrait plus m’épouser. Elle avait cette idée fixe que je resterais fille. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 46)
- (Vieilli) (Par ellipse) Fille d’honneur ; demoiselle d’honneur.
- elle [Louise de Savoie] mena toutes ſes filles — (Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
- (Vieilli) Servante ; employée.
- En sabots, les manches relevées sur leurs bras blancs, les filles balayaient le devant des boutiques. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
- (Par ellipse) (Familier) Fille de joie ; prostituée.
- La place Pigalle, passé deux heures du matin, est le refuge des noctambules professionnels. Des musiciens, des nègres, des filles, des invertis se donnent rendez-vous dans les bars et voient souvent l’aube se lever sans que la chance leur ait souri. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le long des boutiques éclairées, des ombres se succédaient sans hâte. Il y avait des nègres, quelques Chinois, des blancs. Tous reluquaient les filles. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- Il arrive aussi, mais cet usage tend à disparaitre au début de la IIIe République, que les filles racolent en arpentant à tour de rôle le trottoir situé devant la maison. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Poétique) (Littéraire) (Soutenu) Descendante issue de telle ou telle lignée, ou native de tel ou tel pays.
- La fille des césars.
- Une fille du peuple.
- (Christianisme) Nom que l’on donne aux religieuses de certaines communautés.
- Les filles de saint Vincent de Paul.
- Les filles du Carmel, de la Charité.
- (Sens figuré) (Vieilli) Établissement qui est de la fondation et de la dépendance d’un autre.
- Ces abbayes sont filles de Cîteaux.
- C’est une fille, une des filles de Cluny.
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lipophile
?- (Chimie) Qualifie la portion de certaines molécules ayant une affinité avec les solvants organiques, et évitant d’être en contact avec un solvant polaire, comme l’eau.
- La chaîne carbonée de l’éthanol est lipophile, contrairement à son groupe hydroxyle.
- Les savons sont des molécules dont une partie est hydrophile, l’autre lipophile, soluble dans un corps gras.
- Les molécules de tensioactifs utilisées dans les émulsions d’huile dans l'eau ayant une extrémité hydrophile (attirée par l’eau) et une extrémité lipophile (attirée par l’huile), elles se disposent à la surface des gouttelettes en présentant leur extrémité lipophile vers l’intérieur de la goutte et leur partie hydrophile vers l'extérieur, ce qui empêche les contacts directs entre les gouttes. — (Katharina Landfester, Des mini-émulsions aux microcapsules, Pour la Science, 25 janvier 2014)
- (Par extension) Se dit d’une substance chimique très soluble dans les corps gras.
- Une pommade lipophile pénètre mieux la peau.
- Quand les émulsions sont fortement battues, à proportions d’huile et d’eau fixées, les gouttelettes d’huile sont plus nombreuses et plus petites : les arômes lipophiles ont moins de distance à parcourir pour atteindre la surface des gouttes. — (Hervé This, Le goût de l’aliment, Pour la Science, 1er juin 2000)
- Comme le THC, le cannabidiol est lipophile et s'accumule dans les tissus gras au premier rang desquels le cerveau. — (Céline Deluzarche, Cannabidiol : qu'est-ce que c'est ?, Futura-Sciences)
- La plupart des 1500 molécules chimiques de pesticides et autres substances organiques (qui comportent de nombreux atomes de carbone) actuellement en circulation en Europe et dans le monde sont précisément lipophiles. — (Pyrénées françaises : un cocktail toxique « impressionnant » détecté dans les lacs de montagne, Altitude News, 7 juin 2022)
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bidonville
?- Ensemble d'habitations de fortune habité par des personnes avec peu de moyens, construit en marge de grandes agglomérations.
- L’impact […] s’inscrit dans la géographie des villes, des quartiers et des bidonvilles où les migrants tendent à se regrouper par ethnies, il s’inscrit aussi au niveau régional, accentuant les déséquilibres entre régions dynamiques et en crise. — (Christian Pradeau & Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d’Outre-Mer n° 234/vol. 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- Les images de forêts luxuriantes, de montagnes enneigées et de réserves naturelles masquent celles des natures urbaines, des bidonvilles et des plantations. — (Malcolm Ferdinand, L’Écologie décoloniale, 2019, page 17)
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morfil
?- Certaines petites parties d’acier, presque imperceptibles, qui restent au tranchant d’un couteau, d’un rasoir, etc., lorsqu’on les a passés sur la meule, et qu’il faut achever d’enlever par affilage pour se servir utilement de l’instrument.
- On commence par donner un coup de lime pour blanchir les entablures des Ciseaux, & emporter en même temps les inégalités, s'il y en a ; on appareille les lames & l'on abat le morfil qu'il y a sur les tranchants, ce qui s'appelle affiler. — (Jean-Jacques Perret, L'Art du Coutelier, partie 1, chapitre 17 : Manière de monter les Ciseaux ; & les Principes généraux pour l'affilage des Ciseaux, des Couteaux, des Grattoirs, des Canifs & des Rasoirs, dans la collection Descriptions des arts et métiers faites ou approuvées par MM. de l'Académie royale des sciences, Paris : chez Saillant & chez Desaint, 1771, page 124)
- Sept épées de mélancolieSans morfil ô claires douleursSont dans mon cœur et la folieVeut raisonner pour mon malheurComment voulez-vous que j'oublie — (Guillaume Apollinaire, La Chanson du Mal-aimé, dans Alcools, 1913)
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terril
?- Monticule de déchets houillers.
- Les agents de l’autorité administrative compétents en matière de police des carrières en application du présent code peuvent visiter à tout moment les carrières, les haldes et terrils utilisés comme carrières et les déchets de carrières, […] — (Article 107 du Code minier français)
- À l’extrémité élargie du môle se dressait la pyramide d’un énorme tas de charbon ; on y puisait si rarement que des herbes folles, et même de petits arbrisseaux, avaient fini par le coloniser, l’apprivoiser au paysage comme les collines aux formes étranges des terrils de mine abandonnés. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Au loin se dessinent les rondeurs des terrils, ces collines faites des déchets de l’exploitation minière, les schistes inutiles sortis de terre en même temps que le charbon. — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, coll. Raconter la vie, page 32)
- Dès le printemps, Julien, accompagné de son chien Fax, emmène les chèvres gambader sur le 'terril. C'est la transhumance. Les biquettes se nourrissent des broussailles. Elles permettent l'entretien de la végétation de cette réserve naturelle. — (« Chevrettes du terril » dans le Dictionnaire amoureux du Nord, de Jean-Louis Fournier, Éditions Plon, 2018)
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scatophile
?- Qui est attiré par les excréments humains.
- Elle était scatophile; cela fit baisser d'un cran la fascination que je cultivais à son endroit. Je la vis, hilare, pointant son stylo, commentant les photographies de déjections. — (Yann Moix, Reims, Grasset, 2021, page 164)
- Tu trouves pas ça pitoyable d’avoir des enfants ? Tous ces couples romantiques qui ne parlent plus que de popo ? Tu les trouves sexy, les frères Gallagher, en train de torcher leurs gosses ? Faut être scatophile ! En plus il n’y a pas de place pour un siège-bébé dans mon coupé BMW Z8 ! — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 205)
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annihile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe annihiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe annihiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe annihiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe annihiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe annihiler.
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coronille
?- (Botanique) Non usuel donné généralement à des plantes du genre Coronilla de la famille des Fabaceae (Fabacées), aux fleurs papilionacées disposées en couronne, dont plusieurs espèces sont cultivées dans les jardins d’agrément. Vers 1990 plusieurs plantes du genre Coronilla on été rangées dans d'autres genres, mais on gardé leur nom usuel de coronille suivi d’une épithète.
- Les couronnes jaune vif de la coronille répondent aux nuances veinées et embaumées du chèvrefeuille étrusque. — (Michel Bernascolle, Les rapegons de Sainte-Victoire, 2006)
- Le papillon de nuit (hétérocère) suivant se nourrit de coronilles :
- lorsqu’il
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antirouille
?- Qui retarde ou prévient l’apparition de la rouille.
- De la peinture antirouille.
- (Par extension) Qui ne rouille pas.
- L’industrie moderne, après de nombreuses tentatives, est parvenue à obtenir des aciers dits antirouilles, absolument inoxydables. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
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spermophile
?- (Zoologie) Une des espèces de rongeurs terrestres de la famille des sciuridés, qui aiment les graines.
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éolipile
?- (Physique) Appareil permettant de montrer la force motrice de la vapeur d’eau.
- Par ailleurs, à la même époque fut inventé l’éolipile par Héron d’Alexandrie : c’est un cylindre contenant de l’eau chauffée par un foyer ; l’échappement de la vapeur fait tourner le cylindre sur lui-même. — (Jacques Neirynck, La grande illusion de la technique: Manifeste pour un développement durable, 2006)
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dactyle
?- (Versification) Pied qui est formé d’une syllabe longue suivie de deux brèves, comme le doigt qui comporte une phalange longue et deux courtes.
- Le vers hexamètre est composé de dactyles et de spondées.
- Quant aux groupes quadrisyllabes impairs (premier et troisième), des seize pieds quadrisyllabes, à priori, treize peuvent commencer le vers, onze ou douze peuvent commencer le second pâda ; en d’autres termes, 3 seulement sont interdits au commencement du 1er pâda, 4 ou 5 le sont au commencement du second. Quels sont ces trois et ces cinq ? Les trois sont le procéleusmatique, le dactyle et le choriambe ; les mêmes, plus le diïambe, voilà les 4, plus l’épitrite 3e, voilà les 5. — (« Spécimen d’une traduction française complète du Râmâyana », in Bulletin mensuel de l’Académie delphinale, tome 3me, Imprimerie de Prudhomme, Grenoble, 1851)
- LES VARIÉTÉS DE L’HEXAMÈTREPartagé en deux hémistiches ce vers devient le priapéen ; Le buccolique, quand il l’est en deux, et une dipodie, séparées par une pause. Les deux premières dipodies forment le vers alcmanien ; Les deux dernières le phalisque ; La dernière l’adonique ; Le dernier hémistiche forme le phérécratien ; Une fraction d’un spondée et de deux dactyles forme un glyconique ; Et une fraction impaire forme le dactylique tétramètre catalectique. C’est un composé de trois pieds et demi ou une epthémimérie. Le miurus ou téliambe, mentionné dans le même tableau, n’est que le résultat d’un accident prosodique. Mais chacune de ces variétés a sa valeur mimique. — (Émile-Jacques Pérès, Noologie : ou, Philosophie de l’intelligence humaine, troisième volume, A. Durand, Éditeur, Paris, 1865)
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négrille
?- (Désuet) Membre d’une ethnie de petite taille telle que celle des pygmées en Afrique équatoriale.
- En somme, s’il n'y a pas identité crâniologique entre les deux races, qui diffèrent d’ailleurs bien davantage par leurs caractères extérieurs, du moins constate-t-on une ressemblance assez accusée, pour que le terme Négrille proposé par l’un de nous [Ernest Théodore Hamy] pour désigner l’ensemble des petits Nègres africains soit acceptable, en tant que parallèle à celui de Négrito par lequel on désigne aujourd’hui l’ensemble des petits Noirs asiatiques et océaniens. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau et Ernest Hamy, Les crânes des races humaines, J.-B. Baillière et fils, 1882, page 335)
- Ces pauvres négrilles, sans avoir même la consolation de se dire les soldats du Droit et de la Civivlisaiton, ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leur effort. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 287.)
- On me disait souvent avec une ironie condescendante : « C’est drôle, tu es trop grand pour un Pygmée. C’est indécent ! Tu appartiens pourtant à une catégorie de négrille inférieure à celle des Grands Noirs. N’est-ce pas que pour le respect de ta catégorie de primitifs tu te dois de mesurer moins d’un mètre cinquante.— Me raccourcir à un mètre quarante vous suffirait-il ?— Ce serait plus conforme à ton état de négrille, ce n’est pas une insulte. » — (Alioum Fantouré, Siècle de Pygmée Twa, Publibook, 2012, pages 29-30)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.