Dictionnaire des rimes
Les rimes en : affouille
Que signifie "affouille" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe affouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe affouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe affouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe affouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe affouiller.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "affouille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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hydrophile
?- Qui aime l’eau.
- Qui absorbe facilement l’eau.
- Le coton ou la ouate hydrophile utilisé en médecine, pour l’hygiène ou la toilette.
- (Chimie) Se dit d’une substance, ou d’un groupement moléculaire, ayant une affinité pour l’eau et les solvants polaires.
- On peut en conclure que les perméants hydrophiles utilisés ne donnent pas lieu à une adsorption sensible sur les structures musculaires (auquel cas R aurait une tendance à augmenter dans le domaine des concentrations faibles). — (Archives des sciences physiologiques, 1960, volumes 14 à 15, page 307)
- Sur une surface hydrophile comme le verre ordinaire, l’eau s’étale ; on dit qu’elle mouille la surface. — (Jean-Louis Chaussade, et Maryvonne Pellay. « Physique, chimie et biologie », Jean-Louis Chaussade éd., Les 100 mots de l’eau. Presses Universitaires de France, 2012, pp. 3-22.)
- Le savon est obtenu à partir d’un mélange d’acide gras et d’une base forte (hydroxyde de sodium ou de potassium). Les molécules le composant sont amphiphiles et leur structure peut être comparée à celle d’une épingle. La tête de l’épingle est hydrophile alors que la tige est composée d’une longue chaîne d’acide gras, hydrophobe. — (Julie Kern, Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ?, Futura, 29 mars 2021)
- (Botanique, Écologie) Se dit d’une plante qui croit dans des milieux inondés durant plusieurs mois de l’année (voir aussi : amphibie). Intermédiaire entre hygrophile et amphibie puis aquatique.
- Les végétations hydrophiles et halophiles se retrouvent dans les trois zones pratiquement sans changement. Parmi les plantes hydrophiles, les joncs, les typhas, les phragmites, se retrouvent partout, de même que les halophiles : Cressa cretica, Cyperus divers, Atriplex et des Salsola, Suaeda, Salicornia, Halocnemon et Arthocnemon. — (Jacques Henry Durand, Arrêter le désert, 1988)
- La complexité naturelle culmine près des voies d’eau où la forêt de terra firme s’enrichit des espèces hydrophiles de la forêt de várzea. — (Gilles Maréchal, Le Brésil et les Brésiliens: guide de découverte, 1995, page 14)
- (Botanique) Se dit d’une pollinisation qui a lieu dans l’eau.
- La pollinisation est le plus souvent entomophile [chez les Asterides]. Mais le disque nectarifère ─ manque chez le genre Plantago où la pollinisation est anémophile, et le genre Callitriche chez lequel la pollinisation est hydrophile. — (Michel Botineau, Botanique systématique et appliquée des plantes à fleurs, 2010, page 1059)
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imbécile
?- Qui est peu capable de raisonner, de comprendre et d’agir judicieusement.
- Donner des démentis est à la portée du premier imbécile venu. C'est une forme de l’idémisme, de l'automatisme mental. Mais réfuter une objection ! Voilà qui n'est pas votre fait. — (Belles-lettres: revue mensuelle de lettres françaises, 1923, volume 9, page 205)
- (Vieilli) Dont les facultés physiques et intellectuelles sont faibles par nature ou par suite des infirmités ou de l’âge.
- Il devient imbécile.
- Et l’enfance au berceau, la vieillesse imbécile. — (Tardieu-Saint-Marcel, Charles Martel ou La France délivrée, chant VI, Marié et Cie libraires, Paris, 1806, page 151)
- Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile ? N’est-ce point qu’il retourne ainsi dans son état primitif, et que, tandis que la bête, qui n’a rien acquis et qui n’a rien non plus à perdre, reste toujours avec son instinct, l’homme reperdant par la vieillesse ou d’autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même ? — (Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Ière partie, alinéa 18.)
- (Vieilli) Dont les facultés sont affaiblies à la suite d'un choc émotionnel.
- Le vétérinaire était imbécile d’effroi. Il se mit à marcher dans l’écurie comme un pantin, soulevant la queue d’une vache par réminiscence professionnelle, et regardant son frère avec des yeux sans expression. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 118.)
- (En parlant d’un comportement, d’une action) Idiot, stupide, qui manque d’intelligence.
- Au vrai j’entrevoyais que le conflit politique était le même en tous pays, et qu’il n’était autre qu’une révolte des esclaves contre les maîtres, chose qu’il fallait attendre, après cette tuerie imbécile. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 229, Hartmann, 1937)
- Car nous vivons, il n’en faut point douter, une époque particulièrement imbécile. — (Yves-Marie Laulan, Les Nations suicidaires, 2e édition, 2003)
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nautile
?- Mollusque céphalopode à coquille divisée en plusieurs cellules.
- Mis à part les nautiles, les céphalopodes actuels sont dépourvus de coquille externe. Les céphalopodes porteurs d’une coquille ont été autrefois beaucoup plus diversifiés, comme en témoignent les nombreux fossiles de céphalopodes comme les ammonites et le bélemnites. — (Peter H. Raven, Georges B. Johnson, Kenneth A. Mason, Jonathan B. Losos et Susan S. Singer, Biologie, De Boeck Supérieur, page 672)
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fertile
?- (Agriculture) Qui produit beaucoup, en parlant principalement d’un sol cultivé.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l’Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, volume 1 (Route de Paris à Genève : Département de l’Yonne), page 1)
- Nous parcourons la vaste plaine fertile des Doukkala, sans pierres et sans arbres, où s’étalent à perte de vue d’immenses champs de blé, d’orge, de maïs, de fèves et de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 153)
- Si les engrais verts donnent de fort bons résultats dans les sols infertiles et épuisés, à plus forte raison sont-ils avantageux dans les sols fertiles et riches. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e édition, 1925, page 184)
- (Par extension) Le Bacchus, qui provient d’un semis de Clinton, est un cépage d’avenir pour la culture en treillages dans les sols profonds. […]. Il est très vigoureux, très fertile, très résistant au phylloxéra, à l’oïdium et au mildew. — (Lyon horticole, volume 13-14, Association horticole lyonnaise, 1891, page 54)
- (Reproduction) Qui peut féconder ou être fécondé
- Les nonnes fertiles lui offrent, aux périodes lunaires, une goutte symbolique de leur dégoulinure. — (Jean Basile, Le piano-trompette: roman, 1983, page 262)
- (Sens figuré) Qualifie une personne, ou son activité, qui produit beaucoup et facilement.
- La période qui s’étend entre le débarquement japonais à l’embouchure du Wang-poo et le bombardement de Nagasaki fut pour la Chine particulièrement fertile en catastrophes. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 11)
- Cet homme est fertile en expédients, en inventions. — Esprit, imagination fertile.
- (Sens figuré) Qualifie un sujet sur lequel il y a beaucoup de choses à dire, ou une matière qui fournit abondamment des idées.
- (Physique des réacteurs nucléaires) Se dit d’un nucléide susceptible d’être transformé, directement ou indirectement, en un nucléide fissile par capture de neutrons.
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asile
?- (Histoire) Privilège d’inviolabilité accordé à certaines personnes et à certains lieux chez les anciens.
- Les athlètes se rendant aux jeux jouissaient chez les grecs du droit d’asile.
- Certains temples servaient d’asile à tous les suppliants.
- (Par extension) Refuge où l’on se met à l’abri des poursuites de la justice, d’une persécution, d’un danger, etc.
- Trouver un asile dans la maison d’un ami.
- Les églises servaient quelquefois d’asile aux criminels.
- Vous souffrez ; vous avez faim et soif ; soyez le bienvenu. Et ne me remerciez pas, ne me dites pas que je vous reçois chez moi. Personne n’est ici chez soi, excepté celui qui a besoin d’un asile. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 3 ; 1862)
- (Sens figuré) Séjour, habitation.
- Cet endroit désolé semblait être l’asile naturel de la misère et du désespoir. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- Asile agréable, délicieux, champêtre.
- Tout, dans cet asile, respire l’innocence et la paix.
- L’asile de la vertu, des plaisirs, de la volupté.
- (En particulier) Maison où une personne qui n’a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune.
- Il ne savait où donner de la tête, il a trouvé un asile chez un de ses amis.
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tamil
?- Variante de tamoul.
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étoupille
?- Petite mèche facilement inflammable, servant à la mise à feu d'explosif.
- Dans le chargement du pot de la fusée, on a soin que le serpenteau soit placé perpendiculairement, l’étoupille en bas.On varie l'effet des serpenteaux, soit en dégorgeant les deux étranglements et établissant une communication entre eux par un brin d’étoupille que l'on lie en dehors du cartouche […]. — (Amand-Denis Vergnaud, Nouveau manuel complet de l'artificier, du poudrier et du salpêtrier, nouvelle édition refondue et considérablement augmentée, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1852, p. 323)
- Suivant le chevalier de Ville, le plus ancien mode d’inflammation des mines en usage étaient la traînée de poudre et l’étoupille ou estoupin. — (H. Wauwermans, Applications nouvelles de la science et de l'industrie à l'art de la guerre, Bruxelles, chez E. Guyot, 1869, p. 112)
- (Artillerie) Autrefois mèche utilisée pour la mise à feu des canons.
- (Artillerie) Actuellement petit tube métallique renfermant du fulminate de mercure et qui sert à propager le feu à la charge de poudre d’une cartouche.
- Le fulminate contenu dans l'étoupille s’enflamme par percussion.
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pampille
?- Frange de passementerie comprenant un macaron d'où tombent des pendeloques.
- Pampille à pendeloques de métal dans la toilette espagnole.
- (Par extension) Petite pendeloque.
- Sur ma lancée, un instinct infaillible me conduisit aussitôt à faire dégouliner la lumière des torchères et des lampes à pampilles sur les trésors du Mobilier national. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, pages 175-176)
- Montse, qui n’est jamais entrée dans un palace pour milliardaires et n’y serait jamais entrée s’il n’y avait eu la guerre [...] reste bouche bée devant le luxe qu’elle y découvre : les lustres à pampilles de luxe, les grands miroirs de luxe ... — (Lydie Salvayre, Pas pleurer, 2014)
- Un beau jour et sans crier gare, l’un des immenses lustres en verre bleu de Venise à pampilles et pendeloques, accroché à la croisée du transept, s’est effondré, répandant sur le sol son lot d’éclats et de débris comme les minutes de sable du temps. — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 83)
- (Presque toujours utilisé au pluriel) Excroissance de peau située parfois sous le menton des chèvres.
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nasille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de nasiller.
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résille
?- Sorte de filet, de réseau, qui enveloppe les cheveux.
- Une épaisse chevelure châtain, dont les boucles étaient retenues par une légère résille d’argent, ondoyait sur ses épaules. — (Clark Ashton Smith, L’Enchanteresse de Sylaire, traduit par Dominique Mols, dans Fées, sorcières et diablesses, 2002, Librio, page 28)
- En Espagne, les femmes portent la résille.
- Filet, réseau.
- La fine résille de traboules s’étend sous les maisons, compliquée comme un système d’égouts et à peu de chose près aussi sale et puante. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 167)
- Deux cents ans dʼabandon avaient peint ses façades de cette couleur blonde que mûrissait le soleil. On savait, par les grands marronniers noirs qui le masquaient de leur résille, quʼil sʼagissait dʼune maison à secrets. — (Pierre Magnan, Le tombeau dʼHélios. Paris : Gallimard, coll. « Folio policier » n° 198, 2001)
- Au-dessous de lui, s’étendait une vallée comblée par des cheminées et des toits fumants qui couvraient d’une résille bleuâtre ce sommet de ville. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’était l’automne, par où s’accomplissaient cinq mois de sécheresse. Et bien que le matin fût tout jeune encore, la poussière des roues, des pieds, des sabots, des pattes sans nombre, flottait déjà en trames fines, voiles mobiles et légers, tourbillons ténus où le soleil jouait comme il le fait ailleurs, à son réveil, avec la résille des brumes. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) (Poétique) Réseau constitué des plombs d’un vitrail.
- Les vitraux poussiéreux qui grelottent dans leur résille de plomb. — (Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan, 1926)
- (Antiquité) Parures de perles tubulaires funéraires.
- Certaines résilles, apparues entre les VIIe et Ve siècles a.C., renforcent la signification en adjoignant à hauteur de l’abdomen les figures des quatre "Fils d’Horus". — (Jean-Claude Goyon, Les voies d’Osiris en Rê : Collections du musée des beaux-arts et du museum d’histoire naturelle de Lyon, Lyon, EMCC, collection « Des objets qui racontent l’histoire », 2002, page 50)
- (Beaux-arts) Ensemble de l’armature en plomb servant à maintenir ensemble les verres d’un vitrail.
- Lors d’une restauration des vitraux de la cathédrale de Sens en 1942, on a conservé les plombs anciens en «dépiquant» les verres et on s’est aperçu que cette résille toute ténue constituait par elle-même une œuvre d'art de grande valeur. — (Les Dossiers de l’archéologie, Éditions Archéologia, 1978)
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atrabile
?- (Histoire de la médecine) Bile noire et aduste, humeur âcre que l’on supposait secrétée par la rate et à laquelle on attribuait la cause de la mélancolie.
- Ces cellules, le Roi semble les avoir accrues, compliquées, entassées, comme des pièges à prendre l’ennui, des chausses-trappes où faire tomber le marasme, cette atrabile qui envahissait le Prince et le figeait. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, pages 243-244)
- L’atrabile. Quand elle coule de votre cœur, on dirait qu’elle attire le malheur, lequel accourt des quatre horizons. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 149)
- (Par extension) Maladie hypocondriaque.
- albertville
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chenil
?- Lieu où logent les chiens de chasse.
- Les chiens au chenil aboyèrent tous. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Mr. et Mrs. Joliffe, aussitôt sortis de la maison, s’étaient rendus, l’un au chenil, l’autre à l’étable des rennes. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Sens figuré) (Familier) Logement fort sale et fort vilain.
- C’est un vrai chenil
- Établissement où on accueille les chiens.
- — Comment, dit Gazonal en regardant avec dédain le mobilier du salon par la porte que ses complices avaient laissée entr’ouverte, et en supputant ce que valait celui de la salle à manger, comment laisse-t-on une femme comme vous dans un pareil chenil ?… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Établissement où on élève les chiens dans le but de les vendre.
- Le directeur du chenil, un homme sensible, conservait depuis quarante ans les copies des pedigrees et une petite photo d’identité de tous les chiens qu’il avait vendus. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 184)
- (Suisse) (Franche-Comté) (Familier) Tas de poussière obtenu quand on balaye.
- Ramasser le chenil
- Ne marchez pas dans mon chenil
- La pelle, la brosse à chenil
- (Par extension) Désordre.
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esquille
?- Petit fragment acéré de bois, de pierre, etc.
- On fit donc grâce à la malheureuse des esquilles de bois enfoncées sous les ongles, […], d’autres tortures encore. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Les glaces s'étant rapprochées, il fallut user des grands moyens pour nous dégager, intervention d'espars, carambolages, chocs violents ; notre soufflage y laissa quelques esquilles. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (En particulier) (Chirurgie) Petit fragment qui se détache d’un os fracturé ou carié.
- Il est sorti une esquille de la plaie.
- Le chef shawnee brandit son tomahawk et l'abat sur le crâne luisant de Bournemouth, qui éclate comme une pastèque trop mûre. Rudy s'est reculé – pas assez vite : il reçoit des giclées de sang, d’esquilles et de cervelle. — (Jean-Marc Ligny, AquaTM, Gallimard, 2018 [2006], page 939.)
- Il parcourut les rives du cours d'eau en aval pendant une bonne partie de la matinée avant de découvrir un petit squelette qui recelait plusieurs esquilles d'os suffisamment solides pour être utilisées comme aiguilles. — (Michael Blake, Danse avec les loups, J'ai lu, 1988)
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bille
?- Tronc d’arbre brut, simplement débarrassé de ses branches pour être envoyé à la scierie.
- Il allait atteindre le milieu du bassin, lorsqu’une masse d’os, lourde comme une bille de chêne vert, lui tomba, du haut d’un arbre, entre les deux épaules, et le fit plonger jusqu’au fond du bassin. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 172)
- […], il rêve d’un châtiment exemplaire : un assommoir pour le bigle, une bille de bois qui lui cherrait de très haut en plein crâne ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Au ras du quai libéré bouillonnait la Marne en décrue, sur laquelle nous venions encore de voir passer un coq bien vivant perché sur une bille de chêne. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 31)
- On importa aussi de l'expertise technique : Matt Hemmingsen, bûcheron du Wisconsin, fut appelé sur l'île de Vancouver pour démanteler l'un des plus gros embâcles de billes de bois de toute l'histoire de la côte Ouest. — (John Vaillant, L'Arbre d'or: Vie et mort d'un géant canadien, Les Éditions Noir sur Blanc, 2014)
- Un camion de transport, un grumier, chargé de billes de sapins et dérobé par l'auteur du larcin, avait été placé sur la place, devant le monument pour masquer ce dernier. — (Pierre Pellegrini, Monumental, Librinova, 2017)
- (Par extension) (Belgique) (Chemin de fer) Traverse de chemin de fer.
- Rejeton qui pousse au pied d'un arbre.
- Bâton dont les mégissiers se servent pour tordre les peaux, et les teinturiers pour tordre les tissus.
- Rouleau à pâtisserie.
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anglophile
?- Qui concerne l’anglophilie.
- Sentiments anglophiles.
- La période de l’entre-deux-guerres est marquée par ce contraste entre un courant anglophile largement répandu mais peu expressif et un courant anglophobe minoritaire, présent dans les milieux extrémistes, mais très actif. — (Agnès Tachin, Amie et rivale: la Grande-Bretagne dans l’imaginaire français à l’époque gaulienne, 2009)
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spongille
?- (Vieilli) Éponge fluviatile.
- Les éponges fluviatiles constituent aujourd'hui le genre appelé spongille par Lamarck, et éphidotie par Lamouroux. Dictionnaire, 1817
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coquille
?- Enveloppe protectrice, dure et calcaire des œufs et de la plupart des mollusques.
- Coquille d’œuf.
- Enveloppe protectrice de l’homme, protégeant la personnalité.
- Ah! pourquoi ne peut-on pas briser cette transparente et dure coquille qui nous enferme chacun seul avec soi? — (Beauvoir, Tous hommes, 1946, page 57)
- Se renfermer, se retirer dans sa coquille.
- On sent, lorsqu’il en laisse échapper quelque chose, avec quelle joie il se renfermait dans sa coquille, comme ces insectes qui se cachent à l’approche de l’homme. — (Musset, Le Temps, 1831, page 143)
- Fossile d’une coquille de mollusque.
- Les fossiles mêmes […] que l’on trouve par couches au dessous de la terre végétale, tels que […] les bancs de coquilles. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814)
- On voit dès lors qu'il n'est point indifférent de représenter une coquille d'une manière ou d'une autre, et qu'il importe au zoologiste ou au paléontologue de donner aux géologues des points de comparaison sur lesquels ceux-ci puissent s'appuyer pour reconnaître l'état des couches à l'instant où les êtres qui y sont enfermés ont été recouvert de nouveaux dépôts. — (« Quelques considérations sur la station normale comparative des coquilles bivalves », par Alcide d’Orbigny, séance du 6 mars 1843 de la Société géologique de France, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, Paris, 1843, page 296)
- La fromentelle est un calcaire jaunâtre, très-dur, coquillier, passant presque à la lumachelle. Les coquilles y sont tellement agrégées qu’il n’est guère possible d’en déterminer même le genre. — (Nicolas-Armand Buvignier, Statistique géologique, minéralogique, minérallurgique et paléontologique du département de la Meuse, Paris : J.-B. Baillière, 1852, page 390)
- Coque de noix, d’amandes, etc.
- Quant aux fruits qui viennent au sommet des grands arbres, ils sont, pour l’ordinaire, revêtus de coques dures et d’enveloppes molles ou élastiques, dont l’épaisseur est proportionnée à leur volume. Ainsi, la noix est revêtue de ses coquilles et de son brou. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, page 95)
- (En référence au poussin sortant de l’œuf) Enfance.
- Un lycéen, qui sort de sa coquille,Tout triomphant,Dans ses bras m’étouffant,De me faire un enfantMe proteste qu’il grille. — (Béranger, Chans., t. 1, Bonne fille ou Mœurs du temps, 1829, page 41)
- Oh ! ce sera une excellente élève, maintenant qu’elle est sortie de sa coquille ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 267)
- (Ornithologie) Ensemble de plumes dressées en forme de coquille chez des pigeons.
- (Par extension) (Art) Objet en forme de coquille ou de conque marine.
- Paire de flambeaux portant une coquille sur le binet, un ornement rocaille sur le fût, et des canaux tournants sur la cloche. — (Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro (catalogue), Paris : Impr. L. Danel, 1889, page 217)
- (Papeterie) Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille.
- David essaya de fabriquer une cuvée de pâte collée pour coquille, et il obtint un papier rêche comme une brosse, et où la colle se mit en grumeleaux. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, troisième partie : Les Souffrances de l’Inventeur)
- (Typographie) Erreur de typographie ; bourdon ; mastic.
- […] ; partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par M. E. Bouchez, Manuels-Roret, 1857, part. 1, page 108)
- Une revue parisienne venait de publier un de ses poèmes avec des fautes d’impression, coquilles aussi larges que des bénitiers, vastes comme la conque d’Aphrodite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Un jour il y eut un affreux scandale. Un typographe facétieux et spirituel — comme il n’en manque pas chez les Parigots — remplaça ce cadeau, un serpent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent, par cet autre : un sergent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent. Le numéro du Gaulois fit prime, à cause de cette incomparable coquille. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- (Escrime) Élément concave d'une épée séparant la lame du manche.
- C’est toujours au nom de la loyauté, de la foi conjugale, du respect des aïeux, de l’intégrité du blason, qu’il tire du fourreau sa grande épée à coquille de fer, souvent contre ceux qu’il aime de toute son âme, et qu’une nécessité impérieuse l’oblige d’immoler. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- —Les coquilles tintent, ding-don ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte 1, scène IVTexte sur Wikisource)
- (Sport) Accessoire servant à protéger des coups l’organe génital masculin.
- (Technique) Portion indivisible du cylindre d’impression des timbres-poste par rotative.
- En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie ou trois en taille-douce. — (Glossaire sur Leportaildutimbre.fr)
- (Cuisine) (Vieilli) Fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.
- (Cuisine) (Bourgogne) Marmite en fonte.
- (Cuisine) (Nord de la France) Nom donné, par analogie de forme, à une brioche recouverte de grains de sucre, censée représenté l'enfant Jésus emmailloté et que l'on mange à Noël.
- (Métallurgie) Moule autour duquel passe de l’eau pour refroidir le métal en fusion après une coulée.
- (Bijouterie) Outil qu’utilisent les lapidaires pour maintenir les pierres pendant la taille.
- (Héraldique) Meuble représentant une coquille Saint-Jacques dans les armoiries. Elle est généralement vue de dessus et le pied tourné vers le chef. À rapprocher de conque, coquille Saint-Jacques, huître et vannet.
- De gueules à une coquille d’argent, qui est d’Artzenheim → voir illustration « armoiries avec une coquille »
- (Christianisme) Ornement en forme de coquillage sur une tombe destiné à recevoir de l’eau bénite ou du lait.
- La coquille creusée parfois dans la pierre tombale sert à recevoir de l’eau bénite le jour des Trépassés, ou du lait qui, mieux l’eau, doit blanchir le défunt. — (Michel de Mauny, Le Pays de Léon : Son histoire, ses monuments, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1993, 2e édition, page 362)
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ratatouille
?- (Vieilli) Ragout.
- Je demandai du poulet à dîner, et l’on me donna à manger cet agréable mélange de pommes de terre, de mouton et de pain qui se nommait, se nomme et sans doute se nommera toujours la Ratatouille. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- On aurait pu lui servir la ratatouille la mieux accommodée, son estomac se barrait, ses dents molles refusaient de mâcher. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Elles bouffent des patates et des fayots, des fayots et des patates… et c’est à peu près tout. Si seulement c’était cuisiné potablement. Ah ouat ! On leur sert des ratatouilles à faire refouler et vomir un cochon ! — (Émile Pouget, La Charité, c’est le meurtre !, dans Le Père peinard, 4 juillet 1897)
- Depuis que son garçon était parti, celui-ci déjeunait dans un bouillon proche du bureau, ou emportait sa ratatouille dans une petite gamelle et mangeait parmi la poussière des cartons […] — (Marcel Martinet, La Maison à l’abri, 1919)
- Pauvre sergent, pauvre huissier, vivant de ratatouilles et ne sachant même pas repriser une chaussette. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 154)
- Chaque fois que Lucile les recevait chez elle, elle les laissait concocter une ratatouille de leur invention, pour la fabrication de laquelle ils étaient autorisés à utiliser n’importe quel produit de sa cuisine, et qu’elle s’était engagée, quoi qu’il arrive, à goûter. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Cuisine) Plat typique niçois, contenant plusieurs légumes cuits et assaisonnés, généralement composé de tomates, courgettes, aubergines, poivrons et oignons.
- (Sens figuré) Mélange hétéroclite.
- Un éditeur […] lui proposa de rafistoler les manuscrits d’un grand faiseur feuilletonnesque […] Henri se mit à la besogne, remania l’infâme et crasseuse foutaise du romancier célèbre, pimenta cette ratatouille sans goût. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 32)
- Une vie se compose d’une sacrée ratatouille d’ingrédients. — (Alexandre Arnoux, Rhône mon fleuve, 1944)
- (Populaire) Raclée.
- Un jour, je serai plus fort que lui −et alors, quelle ratatouille je lui foutrai ! — (Marcel Pagnol, Fanny, 1932)
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gril
?- (Cuisine) Ustensile de cuisine qui est fait de plusieurs lames de fer parallèles, fixées à quelque distance l’une de l’autre, et sur lequel on fait rôtir de la viande ou du poisson. (Par extension) Toute surface pour la cuisson vive des aliments sans corps gras.
- Côtelettes rôties sur le gril.
- Mettre du boudin sur le gril.
- La queue du gril.
- L’Escurial est disposé en forme de gril, en l’honneur de saint Laurent. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- C’étaient, contre le mur, des grils à faire griller des martyrs, des casseroles à fricasser un mouton, un chauffe-assiettes monumental. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- (Sens figuré) (Familier) Torture.
- Être sur le gril, être dans une situation fâcheuse, éprouver une vive impatience, souffrir d’une attente comme d’une brûlure.
- Pendant cette conversation, j’étais sur le gril.
- (Théâtre) Plancher à claire-voie au-dessus de la scène où sont installés les poulies de renvoi des fils des équipes. Le gril est souvent situé sous un faux-gril.
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rouille
?- Matière friable, composée d’hydroxyde de fer, qui se forme sur les métaux ferreux par oxydation au contact de l’eau et de l’air.
- La rouille mange, ronge le fer.
- Le fait de se transformer en rouille, pour un objet en fer ou en acier. Le processus de transformation.
- (Par analogie) Oxyde de cuivre et oxyde de quelques autres métaux.
- La rouille du cuivre se nomme Vert-de-gris.
- La rouille de plomb.
- Les parties d’une glace où le tain est altéré, terni par l’humidité.
- Il y a des taches de rouille à cette glace.
- (Sens figuré) Les causes d’altération, de dégradation, de vétusté.
- La rouille des vieux préjugés.
- Ses ouvrages, quoique empreints de la rouille du temps, méritent d’être étudiés.
- Couleur évoquant celle de la rouille.
- C’était un vieil homme fluet à la barbe de rouille qui errait dans une maison immense mais délabrée. — (Amin Maalouf, Les Jardins de lumière, 1991, Le Livre de Poche, page 49)
- (Sauces) Sauce froide provençale qui accompagne la soupe de poisson ou la bouillabaisse.
- Pour préparer la rouille, pilez de l’ail avec un piment rouge, rajoutez du jaune d’œuf, montez à l’huile d'olive puis ajoutez un peu de soupe de poissons.
- (Phytopathologie) Maladie cryptogamique des végétaux supérieurs, dont il existe de nombreuses variantes.
- La rouille et le charbon ou nielle ne se montrent guère que dans les années pluvieuses et sur les récoltes ensemencées trop tard ; l’ergot du seigle est très-rare. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Auneuil, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais : chez Achille Desjardins, 1831, page 80)
- Les maladies de la vigne sont : la rouille, l’ortiage et la gale. Lorsqu'une vigne est atteinte de la rouille, les feuilles paraissent fatiguées, penchantes et d'un vert froid. — (Maurice Leprince & Raoul Lecoq, Le vignoble orléanais, Éditeur : J. Loddé, 1918, p. 54)
- Les stades urédospores et téliospores de cette rouille se déroulent sur blé, tandis que le stade écidien se rencontre sur Berberis (épine vinette). — (Philippe Lepoivre, Phytopathologie, De Boeck & Larcier, 2003, page 127)
- En conditions climatiques favorables, la rouille peut s'y maintenir indéfiniment sous sa forme II, et la forme écidienne rester très rare. — (Charles-Marie Messiaen, Dominique Blancard, Francis Rouxel & Robert Lafon, Les maladies des plantes maraîchères, INRA, 1991, page 42)
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feuille
?- (Botanique) Partie aérienne détachable d’un végétal qui permet de capter la lumière, de formes variées et de diverses couleurs. → voir feuille morte, feuille d’automne et feuille composée
- La lune était toute nouvelle, et, du Nord, le vent apportait l’odeur des précoces jonchées de feuilles à bout de sève, de souches cariées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le vent s’éleva, qui fit s’envoler et tourbillonner les feuilles jaunes des arbres, et la pluie tomba, fine, oblique, cinglante et froide. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- 13 juin 1940 – Il paraît qu’à l’approche des ouragans, les feuilles se mettent à trembler sur les arbres avant même que le vent ne se soit levé. Nous sommes comme ces feuilles et tout est calme encore ; calme et ridiculement, pathétiquement beau. La beauté est déchirante quand on a peur. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 32)
- (Vieilli) Pétale d’une fleur. → voir feuille de rose et effeuiller
- La Capucine est un genre de plante dont la fleur eſt le plus ſouvent à cinq feuilles dispoſées dans les échancrures du calice comme on le voit dans la figure. — (Joseph Pitton de Tournefort, Elemens de botanique, ou Methode pour connoître les plantes, tome 1, 1694, page 341)
- Chaque feuille de fleurs , ornemens ou bizarreries de [artistes] se vendant, terme moyen, 75 cts. — (Le follet : courrier des salons, journal des modes, 1837, page 40)
- Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l’hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
- (Par extension) Couche mince de matière. → voir feuille d’aluminium, feuille de brik et feuille d’or
- La coextrusion est un procédé ́qui permet de fabriquer une feuille ou une plaque par superposition et/ou juxtaposition de couches pour optimiser les performances de la structure. — (Coextrusion de feuilles et plaques, Ed. Techniques Ingénieur, page 2)
- Surface pouvant recevoir des caractères ou des dessins. → voir feuille de papier, feuille simple, feuille double, feuille de parchemin, feuille de brouillon et feuille d’épreuve
- Il n’arrive pas à toucher un tour de potier, alors, prendre une feuille et écrire une lettre, imagine ! — (Céline Guarneri, Les saisons volées n’ont pas d'été, Editions Ex Aequo, 2017)
- (Papeterie) Élément composant un livre, un magazine ou un journal.
- La première feuille du livre doit être vide. Sur la deuxième feuille, on place généralement au recto une page de titre. — (Chloé Romengas, Ah bon, ÇA, c’est un livre autoédité ?, BoD, 2019, page 79)
- (Par métonymie) Information contenue sur le support. → voir feuille blanche, feuille de présence, feuille d’impôts, feuille d’audience, feuille d’émargement, feuille de route et feuille de calcul
- (Boucherie) Couteau assez court, à lame très large, utilisé principalement pour la découpe des os et la séparation des articulations.
- À la demande du client, le boucher prélève des segments de ces pièces qu’il coupe sur le billot, à la feuille, en petits cubes de 2 à 3 cm³ […] — (Michael Bruckert, La chair, les hommes et les dieux. La viande en Inde, CNRS, 2018)
- (Cartographie) Synonyme de coupure (unité de fractionnement d’un découpage, ou bien champ d’une carte constituée par une unité normale d’un découpage logique)[1].
- Prix de la feuille. 2 fr. 75 Autriche et Allemagne (Carte d’), au 300.000e, dressée par G. Freytag, en 30 feuilles. — (Manuel d’alpinisme, Laveur, 1904, page 691)
- (Anatomie) (Familier) Oreille. → voir être dur de la feuille et feuille de chou
- Si je ne m’étais pas gouré, je pouvais bien parier que le type n’était pas armé. J’opérai en conséquence, marchant au milieu de l’allée et fouillant l’ombre des quinquets, des feuilles et du blair. Parvenu aux trois quarts de sa longueur, je vis une ombre se déplacer. C’était celle d’un bonhomme qui se carapatait. — (Dashiell Hammet, La moisson rouge, 1929, révisé en 1956, traduit par P. J. Herr et Henri Robillot en 1950, Gallimard, page 133 de l’édition Folio Policier)
- (Chirurgie) Écaille morte qui se détache d’un os, d’un tendon, d’un cartilage.
- Une déformation de cette fine feuille d’os et de cartilage qui sépare les cavités nasales peut compromettre la respiration.— (Septum nasal dévié : aujourd'hui se redresse dans la journée sur clinique-chirurgie-plastique.hatenablog.com. Mis en ligne le 12 juin 2020, consulté le 7 octobre 2020)
- (Ichtyologie) Synonyme de fausse limande (poisson).
- Feuille — (Farid Djabali, Les poissons des côtes algériennes, ISMAL, 1993, page 197)
- (Beaux-arts) Elément décoratif. → voir feuille de chêne, feuille de laurier, feuille d’acanthe et à la feuille d’or
- (Cartes à jouer) Le pique d’un jeu de cartes germanique, ainsi nommé parce que les cartes de cette couleur sont marquées de feuilles stylisées.
- roi de pique sur l’encyclopédie Wikipédia
- (Héraldique) Motif ornant une armoirie.
- Les feuilles, gerbes, épis et fruits qui se rencontrent en blason, doivent être désignés par leur espèce, leur nombre […] — (J. F. Jules Pautet du Parois, ''Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, Roret, 1854, page 120)
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cochenille
?- Insecte homoptère caractérisé par un très fort dimorphisme sexuel, formant une super-famille des Sternorhynches, les Coccoidea, dans la classification classique.
- La cochenille est une espèce de punaise qui a six pattes, & deux ailes d'une délicatesse si grande, qu'elles ne lui servent point à voler. On trouve quelquefois en France de ces insectes précieux sur les plantes d’artichaux [sic]; mais c'est au Mexique qu'ils abondent sur une sorte de figuier, connu en Europe sous le nom de figuier des Indes ou de cocheniller : […]. — (« Productions & Profits champêtre non ordinaires », part. 2, livre 5, chap. 5 de La nouvelle maison rustique, ou Économie générale de tous les biens de campagne, par Louis Liger, 10e édition augmentée, tome 1, Paris : chez Samson, 1775, p. 865)
- D’après MM. Pelletier et Caventou, le carmin est un composé de la matière colorante de la cochenille, d’une matière animale qui y est également renfermée, […]. — (Dictionnaire des arts et manufactures, tome A-F, Paris, L. Mathias, 1845, page 617)
- En Afrique et dans le Pacifique du Sud, la cochenille Aspidiella hardii est un insecte suceur qui infeste les rhizomes encore au champ. — (Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : colorants et tanins, page 81, PROTA, 2005)
- Et sur le dossier très spécifique d'une attaque, par des cochenilles, des tilleuls situés autour de la superbe place de Céroux, menaçant gravement ces arbres séculaires, nous choisirons de recourir à un lâcher de coccinelles, plutôt que de pulvériser des pesticides, comme cela se pratique classiquement. — (Jean-Luc Roland , Un bourgmestre vert à Ottignies-Louvain-la-Neuve, Luc Pire Editions, 2006, page 52)
- Principe colorant rouge qui est tiré de certains de ces insectes.
- Pour la teindre, on prépare un bain frais, dans lequel on met une once de cochenille pour chaque livre de laine : lorsque le bain est un peu plus que tiède, & lorsqu'il commence à bouillir, on y met la laine qu'on remue bien sur ses lissoirs ou bâtons, comme on a dû faire pour le bouillon, & on l'y laisse de la sorte pendant une heure; après quoi on la lève , on l'exprime, & on la porte laver à la rivière. — (« Teinture », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 16 (Te-Venerie), Neufchastel : chez Samuel Faulche & Cie, 1765, p. 20)
- La cochenille, le lake-lake et le kermès, sont trois matières tinctoriales provenant de trois insectes appartenant au même genre, quoique très différents par leurs habitudes et leur origine. Ils fournissent tous les trois des couleurs rouges solides; celle qui est produite par la cochenille est la plus belle, celle qui provient du lake-lake s'en rapproche; mais celle que donne le kermès laisse beaucoup à désirer pour l'éclat et la pureté. — (Jean-Baptiste Dumas, Précis de l'art de la teinture, Paris : chez Béchet jeune, 1846, p.63)
- En Languedoc aussi, on sait produire de belles couleurs de la sorte, mais les fabricants la réservent généralement pour les rouges sombres, préférant la cochenille pour leurs écarlates. — (Minovez, Jean-Michel. « Draps européens et Empire ottoman au XVIIIe siècle. Apports de l’histoire industrielle et des techniques à l’explication globale d’une mutation », Revue historique, vol. 699, no. 3, 2021, pp. 629-665.)
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amyle
?- (Chimie) Radical monovalent de formule -C5H11, d’une série de composés, dont l’oxyde hydraté est l’huile de pomme de terre ou alcool amylique.
- L’amyle est insoluble dans l’eau ; il se dissout en toute proportion dans l’alcool et l’éther. — (Théophile-Jules Pelouze, Edmond Frémy, Traité de chimie génerale, 1856)
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couille
?- (Vulgaire) Testicule.
- Tu nous casses les couilles ! Tu nous casses les pieds, tu nous importunes.
- La tête perdue, ne périt que la personne ; les couilles perdues, périrait toute nature humaine. — (François Rabelais, Le tiers livre)
- Ne prenez pas deux mandarines pour faire des couilles à une banane. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926.)
- - T'es un pédé, a dit César. Tu m'as eu parce que je pensais à autre chose. Attends qu'on se retrouve. Je te reprends quand tu veux, comme tu veux, où tu veux. Je te la ferai bouffer, ta couille unique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, Réédition Quarto Gallimard, 1973, chapitre 6, page 490)
- L’image qui surnage pour moi de ce désastre du temps de Louis-Philippe n’en est pas moins celle d’un garçon de vingt ans fonçant la tête la première à travers une brèche, aveugle et sanglant comme au jour de sa naissance, portant dans ses couilles sa lignée. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 114)
- (Vulgaire) Connerie, mensonge, élucubration, fumisterie.
- Il ne raconte que des couilles.
- Et tout ce qu’il m’a dégoisé, cette histoire d’Henrietta trouvant les lettres dans le bureau de Granworth et les emmenant, c’est de la couille en barre. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 91)
- (Vulgaire) (Sens figuré) Problème.
- Alors là, chef, il y a une grosse couille, plus rien ne marche !
- (Vulgaire) Symbole du courage, de la hardiesse.
- Lui, au moins, il a des couilles, il ne s’est pas dégonflé.
- Descends, si t’as des couilles !
- (Populaire) Bouchon doseur.
- Vas-y, mets-moi une couille de Pastis !
- (Argot) Pote.
- Ça va, ma couille ?
- Hé, Momo, tu promènes tes couilles ?!
- (Argot) Bon gars.
- Vous vous promenez dans la rue comme une bonne couille, quand soudain quelqu'un vient vous menacer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.