Dictionnaire des rimes
Les rimes en : affiloir
Que signifie "affiloir" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Instrument qui sert à affiler, comme par exemple, une pierre à aiguiser très fine, un cuir, un fusil, etc..
- Il affûte son fer de hache,lame lisse, aiguise le filà six meules de pierre dure,à la roue de sept affiloirs. — (Elias Lönnrot, Le Kalevala, Chant 2 — Traduction de Gabriel Rebourcet)
- Pince qui, autrefois, servait à tenir la lame tranchante qui était utiliser pour raturer les parchemins. [1]
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "affiloir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
bobard
?- (Très familier) (Familier) Mensonge, fausse nouvelle.
- Attention aux artistes ! nous prévint le patron. J’les paie leur poids d'bobards et j’tiens pas à m’faire agonir. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- D’ailleurs on dit que les Allemands sont antisémites, mais ce n’est peut-être même pas vrai ! On nous fait avaler tant de bobards… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 99)
- Comme autres pigistes, il y avait Jean-Joël, que je trouvais un pipoteur de première, je n'arrivais même pas à comprendre comment les gens pouvaient acheter ses bobards […]. — (Marie de Biet, Marie, un peu de biais, Mon Petit Éditeur, 2013, page 200)
-
balançoire
?- Siège que l’on suspend par des cordes, pour se balancer.
- Une fois remontée l’avenue de Paris, la commune avait installé d’un côté une vaste aire de jeux pour les enfants, regroupant les classiques balançoires, tape-fesses et structures décoratives, ainsi qu’un pumptrack pouvant accueillir divers amateurs, plus ou moins novices. — (Maïa Hoti, Tu es là, moi non plus, 2021)
- Pièce de bois mise en équilibre sur un point d’appui élevé et sur laquelle se balancent deux personnes placées à chacun des bouts.
- Il suffit pour s'en convaincre de faire le tour des jardins individuels où l'on rencontre, à de nombreux exemplaires, les toboggans et balançoires Euro-loisirs, les lanternes Leroy-Merlin et l’herbe de la Pampa en provenance directe du Jardiland. — (François Lapoix, Sauver la ville : écologie du milieu urbain, Éditions Sang de la terre, 1990, chap. 4)
- Comme s'il possédait les lieux, il inspecta la cage à poules, le poteau de la spiroballe, les fillettes qui poussaient des cris aigus sur les balançoires. — (Joe Wilkins, Ces Montagnes à jamais, traduit de l'américain par Laura Derjinski, Éditions Gallmeister, 2021)
- (Familier) (Vieilli) Propos en l’air, conte à dormir debout.
- Écoute-moi bien, car tout ce que je te dis, c'est pas des balançoires … je parle sérieusement. — (Aristide Bruant, Fleur de pavé, deuxième partie, chapitre X ; Éditions Jules Tallandier, Paris, 1953, page 209)
- Duchotel.— Qu’est-ce que tu as été raconter à ma femme ?Moricet.— Moi ?Duchotel.— Oui, avec tes lièvres et tes lapins ? une façon de lui faire croire que mes chasses, c’était de la balançoire. — (Georges Feydeau, Monsieur chasse !, 1892)
- (Théâtre) (Vieilli) Jeu d’acteur emphatique.
- Il se permettait des œillades interrogatives à son public, des poses de satisfaction, et ces ressources de jeu appelées par les acteurs des balançoires, expression pittoresque comme tout ce que crée le peuple artiste. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mouvement de balancier.
- Son goût diffère quelque peu du nôtre, l’esthétique étant une perpétuelle balançoire. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 2632)
- (Sexualité) Position sexuelle où l’homme est allongé, et où la femme le chevauche assise de dos.
-
égard
?- Action de prendre quelque chose en considération, d’y faire attention, d’en tenir compte.
- Il aura quelque égard à ma prière.
- Vous n’avez eu nul égard à mes représentations.
- Il faut avoir égard au mérite des personnes.
- Sans avoir égard, aucun égard aux prières, aux sollicitations.
- Les juges ont prononcé sans avoir égard à la requête, sans aucun égard, sans le moindre égard pour les raisons alléguées.
- — Si je n’avais pas eu égard aux volontés de mon père, j’aurais nettement signifié à M. de Sainte-Austreberthe que je ne voulais pas le voir. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Par extension) Déférence, marque d’estime, de considération. — Note : Dans cette acception on l’emploie souvent au pluriel.
- Ouvre, que je te parle, intima Percebois, avec si peu d’égard qu'on l'eût dit parlant à un vermineux. — (Patrick Breuze, La Malpeur, Presses de la Cité, 2010, chapitre 4)
- Manquer aux égards que l’on doit aux vieillards.
- C’est un manque d’égards que rien ne saurait excuser.
- Je sais que vous aurez pour mon malade tous les égards possibles. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 171)
-
hasard
?- Cause imprévisible, étrangère à toute intention humaine ; cas fortuit, imprévu. Fortune, sort, destin.
- Quelqu’un disait que la Providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la Providence. — (Chamfort, Maximes et pensées, I, (62), éd. 1923)
- Vous verrez […] que nous serons côte à côte au festin. Quel singulier hasard, en vérité ! Depuis deux heures le sort nous marie… — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. V ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 56)
- Un coup de dés jamais n’abolira le hasard — (Mallarmé, Poème, 1897)
- Il n'a point songé à rimer quand le hasard d'une vadrouille au Quartier le conduisit à popiner au café Vachette avec des symbolos soiffards. — (Robert Randau, Le professeur Martin: petit bourgeois d'Alger, Éditions Baconnier frères, 1930, page 69)
- Dans le train de Cherbourg à Paris, le hasard voulut que je trouvasse comme compagnon de wagon un de mes anciens camarades, […].— (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le hasard l’avait conduit chez les faisans, lui permettant d’échapper à la condition subalterne et mouisarde de représentant en cartes postales illustrées […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- L'espèce, par le jeu aveugle du hasard et de la mort, progresse immanquablement en s’adaptant de mieux en mieux aux circonstances. — (Jean Rostand, La Vie et ses problèmes, 1939, page 174)
- [Les mutations génétiques] : Ces altérations sont accidentelles, elles sont dues au hasard. (…) Le hasard seul est la source de toute nouveauté, de toute création dans la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution : cette notion centrale de la biologie moderne n’est plus aujourd'hui une hypothèse, parmi d’autres possibles plus ou moins concevables. Elle est la seule concevable, comme seule compatible avec les faits d’observation et d’expérience. — (Jacques Monod, Le hasard et la nécessité, 1970, pages 147-148)
- De choses répandues au hasard, le plus bel ordre, l’ordre-du-monde. — (Héraclite)
- Le hasard est la rencontre de deux séries causales indépendantes. — (Cournot)
- Concours de circonstances.
- Le hasard ne favorise que les esprits préparés. — (Pasteur)
- La découverte du bleu de Prusse est due au hasard, c’est-à-dire qu’on n'y avait pas été conduit par le raisonnement. — (Ferdinand Hoefer, Histoire de la Chimie, Firmin-Didot, 1869, vol. II, page 466)
- Le hasard, disait souvent M. de, a ceci d’extraordinaire, c’est qu’il est naturel. On ne peut que s’en étonner. » — (Louise de Vilmorin, Madame de, Gallimard, 1951, réédition Folio, page 30)
- Le hasard n’est pas autre chose que le conflit des causes étrangères avec les faits que nous nous proposons, et l’on peut se convaincre en même temps que le hasard est purement subjectif : il n’a qu’une valeur d’apparence et n’existe qu’au point de vue de l’être qui agit d’après des fins. — (Paul Souriau, Théorie de l’invention (1881), Éditions Vigdor, 2001, page 33)
- Venons-en maintenant au rôle du hasard dans la découverte de la pénicilline par Fleming […] Pour Gwyn MacFarlane (son biographe), la séquence des sept hasards qui conduisirent à la découverte de la pénicilline équivaut à tirer dans l’ordre d’un chapeau contenant les noms de tous les concurrents les vainqueurs de sept courses de chevaux consécutives. — (Alexander Kohn, Par hasard ou par erreur ? Chance et malchance dans les grandes découvertes scientifiques, Eshel, 1990, pages 108-109)
- Risque, danger, incertitude.
- Courir le hasard de…
- S’exposer au hasard de…
- Il ne court point de hasard.
- Au hasard d’un refus, il lui parla de cette affaire.
- Les hasards de la guerre.
- (Par analogie) (Golf) Obstacles variés et naturels que doit présenter un terrain.
-
embauchoir
?- (Cordonnerie) Instrument de bois en forme de pied dont on se sert pour élargir les chaussures ou pour empêcher qu’elles ne se déforment.
- Ah! Le bel embauchoir! — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 52)
- Pour conserver à vos chaussures leur aspect neuf, mettez des embauchoirs à l’intérieur quand vous ne les portez pas. — (Rod Green, Le guide de l’aventurier moderne: Comment maîtriser un alligator, recoudre un bouton… et autres astuces pour échapper à (presque) tous les périls !, 2010)
- ... au sol une exposition de chaussures avec des embauchoirs et des brosses immaculées... — (Véronique Olmi, Les évasions particulières, Le Livre de Poche, 2022, page 58)
-
victoire
?- Avantage qu’on remporte sur les ennemis dans une guerre, dans une bataille.
- On chantait presque tous les mois des Te Deum pour quelque nouvelle victoire, et le canon de l’arsenal tirait ses vingt et un coups, qui vous faisaient trembler le cœur. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Au début de l'année 1918, ils ont mené l'offensive, ils ont déployé toutes leurs forces, et ils méritaient de gagner, ils méritaient la victoire, comme le vieux Pindur et son grand-père Otto Magnor, à la bataille de Sedan. — (Szczepan Twardoch, Drach, traduit du polonais par Lydia Waleryszak, Les Éditions Noir sur Blanc, 2018, chap. 9)
- (Par extension) Personnification du succès dans le combat.
- La victoire s’est déclarée pour lui.
- La victoire le suit partout.
- Les palmes, les trophées de la victoire.
- (Antiquité) Divinité représentée sous la figure d’une femme ayant des ailes et tenant une couronne d’une main, une palme de l’autre.
- […] ; des Victoires aux ailes dorées portant des lances de trois mètres, au bout desquelles s’arrondissaient des cassolettes de parfums ; […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- Derrière la statue du prince il y a une victoire qui lui pose sur la tête une couronne de laurier.
- Avantage qu’on remporte sur un rival, sur un concurrent, etc.
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Vague de victoires pour le club de karaté de Mirambeau le 11 juin dernier. Il a participé au criterium enfants qui s’est déroulé à Sainte-Foy-la-Grance, une compétition annuelle organisée en alternance par trois clubs amis : Mirambeau, Saint-Savin et Sainte-Foy-la-Grande. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 19)
-
cheoir
?- Être entraîné vers la bas, tomber.
- Se aucun est en possession paisible et saisine d'avoir fourches en aucun lieu et, aprés ce, ses fourches cheent par feblesse, veillesse ou par vent...
- S'écrouler, s'éffondrer.
- ... les tieules par l'air voloient Et les cheminees chëoient... (Guillaume de Machaut, Voir)
- S'affaisser, s'effondrer ; défaillir.
- Et je qui fui boutez dedens le brueil Vi qu'a ce mot la dame au dous acueil Cheï com morte... (ibid.)
- S'abîmer, s'absorber, plonger dans.
- ... qu'einsi elle s'en voloit Soudeinnement a recelée, Je cheï en moult grant pensée... (ibid.)
- Diminuer, décroître.
- Jeter.
- Perdre son droit en quelque chose, être débouté de quelque chose.
- ... ne paiera aucuns despens, se il chiet et subcumbe de sa sentence.
- Trébucher.
-
regard
?- Manière de diriger les yeux vers quelque chose afin de voir.
- Si elle jetait des regards autour d'elle, c'était par un mouvement triste, et vous eussiez dit qu'elle réservait le feu de ses yeux pour d'occultes contemplations. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Pendant quelques secondes il roula son cigare entre le pouce et l’index, à hauteur de l’œil droit, suivit du regard le mince filet de fumée qui montait en spirale bleuâtre, […]. — (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
- […], et il s’avança jusque vers le milieu du pont de Goat Island, d’où son regard commandait tout un hémisphère de ciel. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 306 de l’édition de 1921)
- Henri posa son porte-plume sur la table et ses regards errèrent au hasard. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Je me rappelais comme mon regard n'avait cessé d'aller et de venir de la collection anthropométrique des vice-présidents au portrait de la femme de Lincoln. — (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947, p.159)
- Un mur de pierres blanches jointées en losange protégeait cette portion de trottoir des regards et servait de crottoir aux clébards du quartier. — (Xavier-Marie Bonnot, Les Âmes sans nom, éd. Belfond, 2010, chap. 11)
- Expression des yeux, quant aux sentiments, aux états d’âme de la personne qui regarde.
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c'était son père! — (Saintine, Une maitresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, p. 78)
- « Louis... taisez-vous », dit Philippe le Bel en posant sur son fils un regard glacé. — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 1, Le Roi de fer)
- Cela n’a pas l’air d’être l’avis de Yolande qui lance des regards horrifiés vers les murs de la pièce couverts de rayonnages ultra-remplis. — (Madeleine Chapsal, L’Inventaire, 2014)
- J’aperçois, dans le décor que la pénombre commence à envahir, le modelé de mon front, l’ovale de mon visage et, sous ma paupière clignante, mon regard par lequel j’entre en moi comme dans un tombeau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Et chacun de me plaisanter ; ma jeunesse à son lever, mon parfum de fille fraîche, ma chair toute neuve en son premier éclat éveillaient chez les hommes de sournoises concupiscences, aiguisaient leur regard. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Sa froideur a, pour moi, tant d'attraits, qu’elle me brûle et me glace. J'ai beau savoir qu'au fond de ce regard, tout est calcul et complaisance, où qu'il m'entraîne, je le suivrai. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Considération d'un objet par l'attention, par la pensée.
- Cela mérite d’arrêter notre regard quelques instants.
- Ce peuple attire tous les regards par son héroïsme.
- Cet ouvrage ne peut manquer de fixer les regards de la postérité.
- (Architecture, Maçonnerie) Ouverture maçonnée, souvent dans le sol, pratiquée pour faciliter la visite d’un aqueduc, d’un conduit, d'une canalisation, etc.
- Une seule de ces citernes a été découverte par nous ; […]. On y descend par un escalier, […], et on pouvait puiser l’eau qu’elle contenait par un regard avec margelle que l’on voit le long de ce mur en montant à la porte de l’Aude. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il faut creuser un regard dans le sol de la cave, qui reçoit l'eau et l'évacue grâce à une petite pompe de relevage immergée. — (Yves Baret, Traiter l'humidité, Éditions Eyrolles, 2014, page 59)
- (Géologie) Ouverture que forme une faille.
- Un regard de faille.
-
fayard
?- (Savoie) (Dauphiné) (Forez) (Suisse) Hêtre.
- C'est la raison pour laquelle 30 participants prirent, vers 14 heures, les routes des forêts de Seillon et Certines, avec le secret espoir d'admirer les frondaisons d'automne, un peu tôt cependant pour la magie des bois aux bouleaux et acacias d'or, et des fayards rouges. — (Bulletin de la Société des naturalistes et des archéologues de l'Ain, 1963, volume 77, page 144)
- (Par métonymie) Bois de cet arbre.
- Puis, çà et là, des escabelles à trois pieds, formées par des bâtons fichés dans une simple planche de fayard, une huche à pain, une grosse cuiller en bois pour puiser de l’eau, un seau et des poteries pour le lait, un rouet sur la huche, quelques clayons à fromages, des murs noirs, une porte vermoulue ayant une imposte à claire-voie ; tels étaient la décoration et le mobilier de cette pauvre demeure. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- On peut aussi utiliser le fayard (hêtre), bois plus pesant, ou l’aulne. — (Marius Gibelin, Métiers et Savoir-faire de toujours, 2005)
- (Héraldique) Meuble héraldique représentant un hêtre stylisé dans les armoiries.
- De pourpre à un fayard arraché de sinople, à une salamandre contournée et regardante d'argent languée et allumée de gueules brochant sur le fût de l'arbre, accompagnés en chef, à dextre, d'une croisette de Malte, à senestre, d'une coquille, et, mouvant de la pointe, de trois coupeaux rangés en fasce, le tout d'argent, qui est de la commune de La Fage-Montivernoux de Lozère → voir illustration « armoiries avec un fayard »
-
hallucinatoire
?- Qui a rapport à l’hallucination.
- Troubles hallucinatoires.
- Symptômes hallucinatoires.
- … Couturier alterne, …, compositions originales à la beauté hallucinatoire et emprunts choisis aux œuvres de Bach et de Pergolèse. — (Paola Genone, l’Express mag n°2882, 2006)
- Qui produit des hallucinations.
- Un prêtre de Moselle est atteint d’une forme de psychose hallucinatoire. — (Patrick Sbalchiero, Enquête sur les exorcismes. Une histoire du diable, Perrin, 2018, page 326)
-
bagarre
?- (Vieilli) Rencontre fortuite d'équipages, embarras de voitures[4].
- Nous étions entrés dans la bagarre de quelques centaines de voitures d’enterremens, qui faisaient ensemble file à la porte étroite du cimetière, et, dans l’impossibilité de me retirer, il me fallut subir quelques heures d’attente au milieu de ce noir entourage. — (Heinrich Heine, De la France - Paris, 19 avril 1832)
- (Par extension) Tumulte, mêlée bruyante et désordonnée.
- Les mœurs des compagnonnages furent longtemps fort remarquables par leur brutalité ; avant 1840, il y avait constamment des bagarres, souvent sanglantes, entre groupes de rites différents. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.268)
- Ce relaps ayant été aperçu par ses coreligionnaires dans la procession de la Fête-Dieu, fut pris à partie par eux. Il s’ensuivit une violente bagarre. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La misère, quoi qu’on en pense, n’incite pas au crime : elle engendre tout au plus […] d’aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l’ombre du premier flic venu suffit à réprimer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Querelle, rixe, lutte, opération difficile où se trouve impliqué un nombre limité d'antagonistes.
- Se tirer de la bagarre, se démêler d'une situation embarrassante.
- Bagarre générale, rixe violente impliquant la quasi-totalité des personnes présentes.
- Déclencher une bagarre générale.
- Je redoutais une rixe. Une vraie bagarre avec coups de carafe, de chaise et pétarade de revolver. Il ne s’est rien passé. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Or cette fameuse bagarre ne se produisit pas. Une sorte de crapuleux délire empêchait toute discorde. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
-
foulard
?- Étoffe de soie, de soie et coton ou de fibres artificielles, très légère et dont on fait des mouchoirs, des cravates, des fichus, des robes, etc.
- Foulard des Indes. — Un mouchoir de foulard. — Une robe de foulard.
- Denise ne portait que les quelques mètres de foulard, achetés par madame Desforges. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Une heure après, madame Martin, reposée, fraîche, en déshabillé de foulard et de dentelle, descendit sur la terrasse où l’attendait miss Bell. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Je vis entrer dans la salle dune belle jeune femme coiffée d’une chapeau de paille et vêtue d’une robe de foulard écru. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, page 48)
- (Par extension) Pièce d’étoffe servant de mouchoir, de cache-col, d’écharpe ou de fichu.
- Mais je m’agace de la stupide et pernicieuse manie des foulards. Il semble, dans le peuple, qu’un foulard dispense de donner à un enfant une coiffure, des chaussures, un vêtement suffisant ; du moment qu’il a un chiffon au cou, il est bien soigné, il n’attrapera pas de mal ! — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Deux minutes après, un foulard de coton au cou et son béret « Le Vengeur » planté sur la tignasse épaisse, il attendait dans une posture recueillie et digne les ultimes recommandations paternelles. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ce Binèche, avec sa casquette plate, son costume à carreaux, son foulard et ses chaussures jaunes, représentait le type de la gouape dans toute sa splendeur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Lorsque je me suis retournée, j’ai aperçu Mina qui se dirigeait vers moi à la vitesse d’une tornade, le foulard bleu pétrole noué autour de son cou se soulevant comme les ailes d’un oiseau. — (Aurélia Demarlier, Le garçon bleu, Alice Éditions, 2015, chapitre 19)
- Le look rappeur, avec ses panoplies fashion, les étiquettes de marques qui dépassent et le cliquetis des bijoux autour du cou, ça fait marcher flouze et bizness. C'est pour ça qu'on préfère les rebeus habillés en dollars aux rebeues fagotées en foulard. — (Lionel Labosse, Karim & Julien, Éditions Publibook, 2007, page 68)
- (Technique) Machine servant à encoller des étoffes avec de l’apprêt ou d’autres substances.
- Foulard gommeur.
- (Botanique) Acalypha, queue de chat.
- Le foulard est aussi appelé cancan ou queue-de-chat.
-
abrogatoire
?- Qui abroge, qui annule.
- Ce problème est connu sous le nom d’effet abrogatoire de la guerre sur les traités. — (Claude Albert Colliard, Institutions des relations internationales, 1974)
-
dard
?- Ancienne arme de trait garnie par le bout d’une pointe de fer et qu’on lançait avec la main.
- (Par analogie) (Jeux) (Québec) Fléchette, au jeu du même nom.
- (Par analogie) (Zoologie) La partie essentielle de l’aiguillon de certains insectes.
- Le dard d’une abeille.
- (Poétique) Se dit de la langue pointue des serpents, etc.
- Le reptile agitait son triple dard.
- (Par analogie) (Architecture) Ornement en forme de fer de dard qui sépare les oves.
- (Horticulture) Pistil.
- (Botanique) Petit rameau avec un bourgeon pointu.
- Le dard est un très court rameau à bourgeon unique et pointu. Il peut se transformer en bourgeon à fleur (lambourde) s’il bénéficie de suffisamment de sève élaborée. — (Delahaye Thierry, Vin Pascal, Le pommier, Actes Sud, Le nom de l’arbre, 1997, 95 pages, page 53)
- (Ichtyologie) Espèce de carpe, ainsi nommée parce qu’elle s’élance avec beaucoup de vitesse : on l’appelle aussi vaudoise ou vandoise.
- Les poissons qu’on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- — Ça, dit Mme Rezeau, il y en a. Il pue la vase, mais ton père m’en raflait des nasses pleines : brochets, anguilles ou dards.— Dard ? répéta Aubin, très intéressé, mais ne parlant pas craonnais.Je traduisis :— Vandoise, si tu préfères. C’est surtout à la sauterelle, posée devant leur nez, en surface, que tu les attrapes bien. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, pages 107-108)
- (Familier) Membre viril, notamment en érection.
- Enfiler son dard.
- Je bande. Je descends de la Fiat. Mon dard, de la grosseur duquel je suis satisfait, embarrasse ma démarche, car mon pantalon gris clair est lui aussi assez près du corps. — (Jean-Patrick Manchette, L'Affaire N’Gustro, 1971, Réédition Quarto Gallimard, Chapitre 2, page 128)
- En forme de dard, en parlant de feuilles ou d’objets.
- C’était un enchevêtrement de dards, un fouillis de baïonnettes aiguës, où le chemin dut être frayé tantôt par la hache, tantôt par le feu. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme la flèche mais sans empennage. Parfois on ne voit que son fer. À rapprocher de épieu, javelot, lance, lance de tournoi et pique.
- Parti au 1 d’or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard péri en barre du même, qui est de Halsou des Pyrénées-Atlantiques → voir illustration « armoiries avec un lion tenant un dard »
-
claquoir
?- Claquette
- Petit tableau utilisé lors des prises de vues, indiquant le numéro d’un plan et muni d’un claquoir qui signale le commencement du tournage. — (Jean Tournier, Les mots anglais du français, 1998)
- Il y a des claquoirs simples ou doubles, que l'on appelle : claquoirs, battoirs, crécelles ou cricri, routelles, tartarelles ou tourterelles, dont la forme la plus connue est celle de Corbie, qui ressemble à un tonnelet de fer. — (Bulletin de la Société d'émulation historique et littéraire d'Abbeville, 1902, page 180)
- Le Saint-Sacrement va passer. Le chanoine, avec son claquoir, ordonne aux fidèles de se mettre à genoux. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 239.)
- (Par extension) (Familier) Bavardage insignifiant et prolixe
- Je t’écris en écoutant le claquoir de la raccommodeuse, Lucienne, qui n’arrête pas de parler, quoiqu’elle ne doive pas craindre la méningite… après tout, on ne sait jamais. — (Régis Messac, Coutances à l'heure allemande [1943], Paris, Éditions ex nihilo, 2018, p. 110.)
-
entonnoir
?- Instrument formé d'un cône renversé, dont la pointe est prolongée par un tube à l'aide duquel on verse un liquide dans un récipient.
- Sur les murs, plusieurs dessins représentaient des petits malades en compagnie du docteur Lebillon, souvent équipé d’un stéthoscope qui ressemblait à un anaconda ou d’un otoscope en forme d’entonnoir géant. — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 11)
- Entonnoir Büchner : équipement de laboratoire utilisé pour la filtration sous vide.
- (Par analogie) Tout ce qui en rappelle la forme.
- Lac, vallée en entonnoir.
- Le cirque de Malaga est d’une grandeur vraiment antique et peut contenir douze ou quinze mille spectateurs dans son vaste entonnoir, dont l’arène forme le fond, et dont l’acrotère s’élève à la hauteur d’une maison de cinq étages. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Entonnoir de mine, d’obus, de volcan.
- Mais c’est justement ce précédent qui m’inspirait une certaine assurance, car je partageais un peu la superstition des vieux guerriers, selon lesquels c’est dans l’entonnoir tout fraîchement ouvert qu’on est le plus en sûreté. — (Ernst Jünger, Orages d’acier, 1961 ; traduit de l’allemand par Henri Plard, 1970, page 362)
- Toutes les recherches sur la résurgence de la Fontaine de Vaucluse n'ont pas vraiment percé le secret de cet entonnoir de 300 mètres.
- Mettre les mains en entonnoir autour de la bouche.
- Entonnoir nuageux : appendice nuageux conique en rotation sous un nuage convectif.
- (Anatomie) Sorte de fossette entre la base du pilier antérieur de la voûte du cerveau et la partie antérieure du point de réunion des nerfs optiques.
-
fermoir
?- Sorte de fermeture, serrure ou ressort s’appliquant à certains objets, tels que livres, colliers, bracelets, médaillons, coffrets, etc.
- Mettre des fermoirs à un in-folio.
- Des fermoirs d’or.
- Des fermoirs d’argent.
- Le fermoir de ce collier, de ce bracelet est usé, risque de s’ouvrir.
- Sur un fauteuil, devant lui, était posé un vieux coffret recouvert en peau et fermé de fermoirs en cuivre brillant. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Il tenait à la main un petit sac de voyage en toile cirée. Ses mains tremblantes en cherchaient le fermoir, comme s’il eût voulu l’ouvrir. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 134)
- Noémi n’est plus la Doña Sol des familles : correcte et quelconque dans sa robe de taffetas à corsage montant, ses lèvres sèchement closes comme le fermoir d’un sac de dame nous renseignent seules sur son manque de bonté. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 197)
- ronsard
-
jabloir
?- (Tonnellerie) Rabot de tonnelier, pour creuser les jables.
- Un jabloir, ou une jabloire, ou une jablière, est un outil de tonnelier servant à faire le jable, rainure pratiquée dans les douves des tonneaux. — (André Cherpillod, Difficultés et subtilités de la langue française, 2002)
-
bard
?- (Vieilli) Sorte de grande civière propre à transporter des pierres, du fumier et d’autres fardeaux [1&2].
- Des femmes passèrent dans la cour avec un bard d’où dégouttelait du linge. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- (Vieilli) Petit chariot en usage pour les ouvriers en maçonnerie.
-
fouettard
?- Qui fouette ou menace d’un fouet.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
frustratoire
?- (Justice) Qui est fait pour frustrer.
- Acte frustratoire.
- Exception frustratoire.
- Appel frustratoire.
- (Plus courant) Qualifie les actes de nature à tromper les espérances qu’on en conçoit.
- Mesure frustratoire.
- (Droit) Sont frustratoires les frais de procédure jugés inutiles engagés par un avocat ou par un officier ministériel. Ces sommes peuvent être mis à leur charge par la décision de justice qui statue sur les dépens.
-
pouvoir
?- Être capable de ; avoir la faculté de ; être en état de ; être en mesure de.
- Un léger souffle l’avertissait de ces présences. Geisha le comparait à ces vagues vents coulis traversant certaines pièces bien closes sans qu’on puisse découvrir d’où ils viennent. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 53)
- Elles deux ne pouvaient passer pour des aristocrates ; au mieux pouvait-on les prendre pour des hoberelles d’une lointaine province. — (Gérard Hubert-Richou, Le Sceptre et le Venin, Boulogne-Billancourt : MA éditions, 2013, chap.L.)
- Je ne peux plus me concentrer avec tout ce bruit. — Je n’en peux plus, je suis épuisée.
- Il avoit cependant assez de goût pour sentir qu’on auroit pu choisir un meilleur juge, mais il prenoit la vanité satisfaite pour de la confiance. — (Madame de Genlis, Nouveau contes moraux et nouvelles historiques, Imprimerie de Crapelet, 1802, pages 1-47)
- Avoir la possibilité matérielle de faire quelque chose.
- Je peux venir par le train de 8 h 17 ou celui de 9 h 43.
- Nous n’y pouvons rien. (nous n’avons pas la capacité d’influer sur le cours des choses)
- Avoir la permission de faire quelque chose.
- Parmi ces observations il en est que nous ne pourrons publier que lorsque les événements en cours, sans lesquels, d'ailleurs, nous n'eussions certainement pas vu l’embâcle de la Meuse, seront terminés. — (M. F. Kaisin jr, « Réflexions sur les phénomènes de chevauchement, à propos de l'embâcle de la Meuse en 1940 », dans les Annales de la Société scientifique de Bruxelles, vol. 60, 1940, page 8)
- Tu peux fumer si tu le souhaites.
- Exprime une possibilité, un choix, qui s’offre à une personne.
- Les négociants en ânes qui vivaient hors de chez eux à longueur de temps et étaient absents huit à neuf mois dans l'année ne pouvaient éviter d'avoir une maîtresse quelque part. — (Liu Zhenyun , En un mot comme en mille, traduit du chinois par Isabelle Bijon & Wang Jiann-Yuh, Éditions Gallimard, 2013, chap. 2)
- Je peux appeler un médecin si tu ne te sens pas bien.
- Dans cette affaire, nous pouvons tout nier en bloc, ou décider de faire amende honorable.
- (En particulier) (Ironique) Utilisé pour une proposition insultante, dans le but de faire taire, d’envoyer promener.
- Ta facture ! Mais merde avec ta facture ! Tu peux te la rouler et te l’enquiller où je pense, ta facture !
- Exprime une éventualité, une probabilité, ou une hypothèse. On peut dire aussi : « Il se peut que … » (+ subjonctif).
- Je sais bien que les Français peuvent, en cas de guerre , compter sur leur armée , qui est peut-être la plus brave du monde. Mais est-elle suffisamment organisée ? — (Joseph Grandgagnage, De la Belgique en cas de guerre, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, p. 23)
- Ne comptez pas sur lui, il peut partir du jour au lendemain.
- À cette époque, il peut pleuvoir plusieurs fois par jours.
- Si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous faire très mal.
- Ne t’impatiente pas ! Elle a pu être prise dans les embouteillages.
- (Interrogatif) Fait appel à la bonne volonté de l’interlocuteur.
- - Peux-tu m’ouvrir ce bocal s’il te plait ? - Oui, je veux bien essayer.
- (Proverbial) Définit un souhait, un désir.
- Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ! Si la jeunesse avait de l’expérience et que la vieillesse eût de la force !
- (Transitif) S’emploie au subjonctif présent par une manière de vœu, de souhait.
- Puissé-je ne pas en arriver là !
- Puisse le ciel vous donner de longs jours !
- Puissiez-vous réussir dans vos projets !
- Puissent vos projets réussir !
- Puisse-t-il arriver bientôt !
- (Intransitif) Se dit encore pour marquer la possibilité de quelque événement, de quelque dessein.
- Un accident pourrait arriver.
- Cela se peut faire.
- Cela pourrait bien être.
- Cela se peut.
- Cela ne se peut pas.
- Il pourrait bien en mourir.
- (Impersonnel) Employé soit seul, soit avec le pronom se, dans cette acception.
- Il se peut que votre projet réussisse.
- Il pourra venir un temps meilleur.
- Il pourra, il pourrait arriver que… Il se pourrait que…
-
bagnard
?- (Prison) Personne condamnée au bagne.
- Bagnard, au bagne de VaubanDans l’île de RéJe mange du pain noir et des murs blancsDans l’île de RéA la ville m’attend ma mignonneMais dans vingt ansPour elle je ne serai plus personneMerde à VaubanBagnard, je suis, chaîne et bouletTout ça pour rien,Ils m’ont serré dans l’île de RéC’est pour mon bienOn y voit passer les nuagesQui vont crevantMoi je vois se faner la fleur de l’âge Merde à Vauban. — (Pierre Seghers & Léo Ferré, Merde à Vauban, 1961)
-
battoir
?- (Technique) Instrument qui sert à battre.
- (Spécialement) (Désuet) Sorte de palette enduite de colle et de nerfs et recouverte de parchemin, à manche court pour jouer à la courte paume, à manche long pour jouer à la longue paume.
- Grosse palette de bois qui servait autrefois aux blanchisseuses à battre le linge.
- Elle jeta sur la berge un tas de chemises, retroussa ses manches, prit son battoir ; et les coups forts qu’elle donnait s’entendaient dans les autres jardins à côté. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Elles savonnent à tour de bras, frappent à tour de battoir le linge qui s’égoutte sur la planche. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Agenouillé au bord du bassin, il le secouait et le cognait contre la margelle, comme on voit les laveuses, à grands coups de battoir, aplatir leur linge baveux. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Financés à hauteur de 30 % par l’État, ces « lavoirs communs » plus ou moins rudimentaires permettent ainsi aux « lavandières » de lessiver leur linge avec de l'eau propre et de l'essorer efficacement sur les bords inclinés du bassin en le frappant avec un battoir, puis de le faire sécher sur place si elles ne disposent pas d'assez de place chez elles. — (Julien Arbois, Dans l'intimité de nos Ancêtres, City Éditions, 2014)
- (Par extension) (Sens figuré) Main de grande taille.
- Au bout de deux heures de cet exercice, il ruisselait de sang et de sueur, les mains, ou mieux les battoirs, rouges comme ceux d’un assassin, les pieds trempés de pourpre et toujours guilleret. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Dans l’énorme battoir, le truc mincillot craquait. — (A. L. Dominique, Gaffe au gorille, Gallimard, 1954, page 121)
- De ses énormes battoirs, il me giflait à toute volée. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Gordon Gotch était assis derrière une table en merisier luisant. Il avait posé ses deux battoirs sur la table vide, les doigts croisés sur les grosses phalanges, comme un prêtre joint les mains face aux fidèles. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- (Vieilli) Instrument dont on se servait pour battre la terre de pipe.
- (Agriculture) (Vieilli) Battant de fléau.
- (Vieilli) Jeu où les enfants se frappent mutuellement les mains en cadence.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.